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  « drowing in those eyes, understanding the reality » MAXENA ♥

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Maxwell T. Nott
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MessageSujet: « drowing in those eyes, understanding the reality » MAXENA ♥    « drowing in those eyes, understanding the reality » MAXENA ♥ EmptySam 1 Nov - 13:55

ft. les plus beaux maggle, serena & maxwell ♥
all the memories faded away.
we must find them. together
L'exquise, la doucereuse quiétude de la grande salle. Nettoyée de toute trace de festivités, de tous cris d'angoisse et de mouvements de foule. Plongée dans un contraste de clair-obscur, d'après les rayons luminescents qui viennent s'échouer contre les dalles de pierre brute et archaïque. Un grand moment que celui par lequel nous venons de passer, une déclaration de guerre. Ces petits êtres vicieux que sont les gnomes, qui détruisent tout sur leur passage pour imposer leurs droits. Gravant les sous-sols d'un cratère immense, béant, réduisant notre salle commune en charpie. Je ne peux empêcher une grimace de venir échouer sur mes lèvres pâles, à cette réflexion. Tous les objets de valeur, les accumulations au fur et à mesure des années, les collections réalisées avec le plus grand soin, le matériel scolaire. J'expire lentement. Mes propres affaires sont en sécurité, sous les décombres. Rangées dans une malle que j'ai eu l'intelligence de protéger de quelques sortilèges. Prévention contre la dégradation, le vol, le chantage. Prévention du sombre secret qui gît à l'intérieur de mon propre corps. Je passe machinalement la main sur le stigmate en forme de croissance lune, apposé sur ma chair blafarde il y a de ça de longues années. L'ouïe portée sur les environs, à l'écoute du calme relatif des lieux. Des respirations profondes, agitées, sifflantes, presque inexistantes tant elles étaient silencieuses. Les élèves de Salazar étaient imposés à passer la nuit dans le lieu-dit des repas, dans le lieu des célébrations officielles. Avant de rejoindre tour à tour, leurs maisons d'adoption jusqu'à ce que les rénovations soient terminées. Et dans un mélange d'introspection et d'attente, le choixpeau avait décidé de faire de moi un garçon recueilli par le vaillant Gryffondor. Il serait, notamment, plus simple pour moi d'accéder à la personne de Rubens pour approfondir nos recherches sur la solution de mémoire, vu que notre précédent lieu de rencontre vient d'être réduit en poussière par ces misérables créatures. Qui ne possèdent pas une once de respect et de savoir-vivre pour avoir osé passer leur colère contre l'édifice millénaire.

Des matelas, oreillers et couvertures transfigurées par l'enseignante de métamorphose afin de pouvoir nous les disposer convenablement sur le sol glacial de la bâtisse d'âge moyenâgeux. Elles n'allaient pas être d'une grande utilisé me concernant, sachant que je culmine habituellement à une température de quarante degrés Celsius. Pourtant, plus tôt dans la soirée, il y avait une personne à laquelle mon coeur et mon esprit avaient réagi vivement, en fin de compte. Celle qui s'était toujours retrouvée marqué à jamais dans ma chair, dans mon âme. La douce lumière de mon existence. La douceur candeur de notre innocence d'adolescents amourachés l'un de l'autre. Une respiration douce, entrecoupée de légers glapissements dus au profond sommeil. Pourtant, je me fige. À bien me focaliser dessus, nulle trace n'est audible de la très chère demoiselle. Un froncement de sourcil et je me relève sur un coude. Le regard porté sur tous les recoins de l'immense pièce commune. Les bougies qui flottent élégamment au plafond, illuminant la plaine céleste piquetée d'étoiles étincelantes. Et je la vois. Nimbée dans la lumière lunaire, comme une aura blanchâtre et vaporeuse qui tourne autour de son petit corps de femme. Ses longues ondulations brunes qui retombent par vagues sur ses épaules, entre ses omoplates. Comme une apparition énigmatique, presque irréelle. Serena. Et un poids qui tombe comme une brique, appuyant sur mon estomac. Elle a oublié. Tout oublié. Un sort pour ôter les souvenirs de la tête de la victime. Et c'est mortellement blessant de penser que je suis le seul de nous deux à savoir, à visionner ces  moments de pure félicité. De tendresse inconditionnelle. Ces rires partagés, ces promenades en forêt, ces pique-niques au bord du ruisseau de la propriété Bogart. Ces roulades folles dans l'herbe verte, ces petites boutades affectueuses entre nous. Ces instants partagés en silence, à contempler les étoiles, sa tête reposant délicatement contre la mienne. Son petit minois encore pétri de sommeil, lors de nos matins ensembles. Un nouveau soupir et je me lève. Il faut qu'elle sache. Elle ne peut pas ignore. Je ne le veux pas. Je ne veux pas être le seul gardien de ses souvenirs. Elle doit retrouver ce qu'elle est, qui elle est. Avec ses qualités, ses défauts, mais retrouver l'entièreté d'elle-même.

J'approche, à pas de loup. Quelle ironie, hein ? Mon jean est froissé, mon pull d'un bleu léger semble délavé par le temps. C'est le désordre dans mes cheveux parsemés de mèches dorés, de doux reflets caramel. Ses iris aussi bleus que le sont les miens sont dirigés par l'extérieur, vers la nuit, vers l'ombre distincte du parc et après, de la forêt interdite. J'avance, encore. Les mains dans les poches, enjambées mesurées. Discrètes. Presque inaudibles. Plongeant dans la lumière nocturne, dans l'incandescence de la nuit. « Bonsoir Serena. » Un gémissement de stupeur et elle se retourne. Confronté à mon visage qu'elle ne reconnaît plus. Qu'elle observe sans comprendre la raison de mes yeux posés tendrement, tristement sur elle. « Tu dois te demander ce que je fais là, nh ? Mais compte tenu du fait que je fais partie intégrante de tes souvenirs, je pensais que tu aurais voulu en connaître la teneur. » Je me tourne face à la grande baie vitrée, les yeux tournés vers mon lieu d'errance, lors des nuits où la lune se trouve pleine. Ces bois étranges et sombres une fois la nuit levée. « Pourquoi ? » Je change de sujet. Mais j'en ai marre de rester dans l'ignorance. Je veux être un soutient pour ce bout de femme que la vie n'a pas épargné. Pourquoi ? « Qu'est-ce qui s'est passé ? » Je veux savoir où me tourner pour comprendre. Pour apprendre. Pour essayer de trouver la solution.
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