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 Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]

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Nataniel K. Andrews
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Nataniel K. Andrews

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MessageSujet: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Viens à moi, douce colombe. [Eugenia] EmptyMer 24 Sep - 23:16


   
Viens à moi, douce colombe.

   
Glisse ta main dans la mienne, je t'entraînerai dans les valses de nos enfers. Je goûterai la saveur de tes péchés, si tu me noies dans les miens.  

Poudlard. Quelle belle connerie. Un rictus déforme mes lèvres alors que mon regard plonge dans les ombres blanches qui coulent de mes lèvres. Où est-elle ? Ce n'est pas la question. Une main au fond de la poche, j'observe quelques hommes transporter ces nombreux cartons vers mon bureau. Où et-elle ? C'est le cœur presque léger que j'avance. Mes pieds foulent le sol centenaire de cette école bousculée et crevée de l'intérieur. Où… suis-je ? Est…ce réellement sage de ma part ? Elle ? Tais-toi. Je la veux.Jamais. Trouve la. J'écrase et délaisse mon mégot, mes yeux sublimant les détails de la bâtisse, ces ouvrages qui ont traversé le temps. Cela fait des années que j'ai quitté Poudlard maintenant. On s'en fou. C'est un goût amer contre la langue que j'avance, découvrant l'étroitesse de mon nouveau bureau. Grand et confortable, mais ridicule face au cabinet spacieux et lumineux dans lequel je vivais jusqu'à présent. Mon œil se pose sur les cartons empilés. C'est vrai, tu as raison.J'ai rencontré mon assistante il y a deux semaines. Absente celle-ci. Cette idiote commence mal. Qu'elle me laisse prendre mes aises… Elle le regrettera bien assez vite. J'ai besoin d'elle. Aucun courage à ouvrir ces tas de dossiers et archives de l'ancien psychologue de Poudlard. Je ne recevrais pas mes patients ici… Simplement les élèves, je suis là pour ça. Que tu es cruel… Mon sourire est mesquin lorsque ma belle Eugenia Bogart est réclamée ici, un beau samedi ensoleillé en début d'après-midi. Assumes ton nouveau rôle ma chère. C'est elle, tu sais… Un songe, une idée, une véritable illusion. Crèves-la, putain. Tu ne peux pas faire ça, bordel.

Je laisse le vent s'engouffrer dans le bureau, m'abandonnant sur le balcon. Bouche sèche. Saleté. Je gronde et tire dans ma poche une nouvelle cigarette. Mon odeur plane déjà dans l'air, mon nouveau royaume, mêlée aux épices suaves de ce tabac exotique.
Mon sourire est narquois lorsque j'entends la porte s'ouvrir. Je reconnaîtrais ton pas entre mille. « Belle Miss Bogart ! » Je me redresse, pivotant vers le bureau, revenant à l'intérieur. Mes yeux si clairs te dissèquent, caressent un instant ton corps, tandis que je passe à côté du vieux bureau. Mon corps s'approche du tien, mon aura cajole la tienne. Ton parfum charme mon adorat. Et de mes lippes purpurines coule de suaves paroles : « Vous avez perdu du poids, ma chère. Que vous est-il arrivé ? J'espère que ce n'est pas l'effet de votre joie contenue de me retrouver….» Une question dont je n'attends au fond aucune réponse. J'ai passé deux mois à travailler avec toi. Je te sublime. Ta présence me rassure presque dans ces retrouvailles avec mon passé. Si agacée et ennuyée, mais pourtant au fond de tes entrailles, ce désir incontrôlable de me revoir encore. Tu aimes lorsque mes paroles erraflent ta fierté, te bousculent dans tes habitudes. Admets-le…

Tu n'étais pas obligée d'accepter cette proposition saugrenue. Je ne sais pas ce qui m'a pris…. J'ai raison. Tes remarques amères, ton agacement quasi constant est balayé par cette curiosité quasi morbide qui t'habite. Ces questions faussement innocentes qui m'arrachent des sourires, mais qui pourtant auraient fait peur aux plus sages et intègres. Laisse moi couler mes mains contre ta nuque. Je modèlerai ta chair et ton visage. Je sculpterai ton corps pour te faire mienne dans un torrent d'horreur. Sois infâme que je souris encore. Soit monstrueuse que je ris encore. Tes rires emmerdeurs qui me font gronder d'un manque atroce, je les veux encore. Donne les moi avant que je n'écorche tes lèvres. Belle, tu seras si belle, collé à tes lippes un sourire volé aux anges. Je suis désolé ma douce colombe. Il a raison. Tu fais trembler une corde bien trop sensible à ta simple présence. Et malgré cela, j'ai grand plaisir à te traiter comme je le fais encore…

Je désigne les cartons. « Je vais avoir besoin de votre merveilleux sens de l'organisation. » Mon adorable apprentie, transformée en véritable larbin…. J'abuse. Je le sais. Mais la direction, moi-même, et puis toi, avons signés ces papiers. Je suis responsable de toi. Et aussi ton supérieur. Délicieux, n'est-ce pas ? Alors je m'éloigne un peu, la cigarette coincée entre les lèvres. Je fouines dans ma sacoche en cuir. « D'ailleurs, j'ai commencé la liste des dossiers sur lesquels vous m'assisterez… Nous risquons de nous amuser. » Mon sourire est narquois, de nouveau. Les maladies mentales, les soucis d'autrui sont… Amusants ? En une phrase, je viens de détruire mes plus beaux discours de cet été. A moins que, tout simplement, ce ne fut que pure ironie qui fut exprimée par mes doucereuses lèvres… Qu'en est-il à tes yeux, ma toute douce ?

   
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Eugenia H. Bogart
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Viens à moi, douce colombe. [Eugenia] EmptyJeu 25 Sep - 11:22


 ◈ Nate & Eugenia ◈
Mes dents se sont plantées dans le fruit de la curiosité
Vous m'avez tendu la pomme






And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Viens à moi, douce colombe. [Eugenia] EmptyDim 5 Oct - 23:32


   
Viens à moi, douce colombe.

   
Glisse ta main dans la mienne, je t'entraînerai dans les valses de nos enfers. Je goûterai la saveur de tes péchés, si tu me noies dans les miens.  

J'ai toujours aimé mon ancien royaume. Immense salon, bureau si fonctionnel, ce foyer de cheminé qui trônait derrière, fin escalier pour atteindre l'immense mezzanine emménagée en bibliothèque personnelle. Le bois et le verre, les tapis et cette odeur légère d'agrume. Mon cabinet était loin du Ministère, loin de Sainte Magouste, si proche et loin de tout, plongé dans un parc fleuri. J'y retournerai une semaine sur deux, comme ici. Mais ici, j'étouffe déjà. A moins est-ce ta présence malsaine. Ici, c'est Pourdlard, ce lieu n'est pas mien, c'est un lieu qui m'impose dès règles que je ne désire. Poudlard, ce sont des élèves peureux, traumatisés par les récents évènements, des enfants choyés, capricieux et qui vivront dans un monde qui court à sa propre perte.
Ici, je n'aime pas. La baie vitrée est dans mon dos. Je ne pourrais plus apprécier les rayons du soleil filtrant avec les courbes de ton corps, ceux qui mordent ta peau, subliment tes formes sensuelles. Douce caresse offrant à ma vue, la silhouette d'une femme noyée dans le soleil. Je ne plus me perdre dans la contemplation de ton corps fin, ou de tes jambes lorsque tu montais te trouver une nouvelle lecture Nous n'aurons plus ces moments lorsque je remplissais mes dossiers et que tu m'assassinais de question sur tes lectures de la veille. Trop de questions. Curiosité mordante, intérêt suspect et ces réponses doucereuses que je te soufflais lorsque tes réflexions me semblaient dignes d'intérêt… Ce qui était plutôt rare. Je suis le meilleur dans ma discipline, le seul dans ma spécialité, bien trop dégradante paraît-il, mais ils sont aveugles. Nous sommes des êtres humains dôtés de magie, avant d'être des sorciers. Tu ne peux rêver mieux comme formateur.  Toujours courtois, toujours poli, véritable enfoiré, putain de manipulateur.

Un sourire narquois se glisse sur mes lèvres à tes quelques paroles. Pauvre victime froissée, égo blessé, petite langue de vipère qui se délie pour une bétise. Je retiens mon rire. Foutaise. Mauvaise comédie, parodie narquoise, te te fou de tout cela. Mais à être inconsciente des règles, tu n'apprendras jamais à jouer avec. Comment pourrai-tu devenir ce que tu désire si tu es incapable de faire ce que l'on attends de toi, de conjuguer tes passions à tes désirs ? Monstre en devenir, véritable tyran, je gronde ton prénom lorsque tu retires ma cigarette d'entre mes lèvres. Un soupire passe mes lèvres, je lâche bien trop las : « Ce n'est pas votre corps qui lâchera le premier. » Tu es faible, petite fleur. Si belle dans ta trompeur. Ton esprit se muraille. Il le sent. Il est trop sensible, trop gourmand. Mon air est presque satisfait. Il te cherche. Il te veut. Il eut savoir. Il veut détruire tes pensées et surtout les défoncer. Méfiante, parano, et tant encore, véritable équation complexe, tanguant entre imaginaires et réels. Tu l'excites, tu le cherches toujours, j'ai cette sale sensation que tes mots n'existent seulement pour m'entailler. Tu veux fouiller dans mes entrailles, pour le trouver, Lui. Arrêtes, contentes-toi du reste, de ce que je suis. Tu ne l'aimeras pas, tu l'aduleras, tu adoreras le détester du plus profond de ton être. Tu te perdra dans le vide de ses pensées au lieu de le fuir. Serre les dents, douce colombe, accepte cette insulte dissimulée, ce véritable affront que je te fais et oublis. Avance. Tais-toi. Reste dissimulée derrière cette muraille de poussière que je pourrais franchir en quelques secondes. Pense-toi puissante et discrète, pense-toi insaisissable et si importante dans ta vie de pourriture, de ramassis de sang-pur qui court après une quête qui n'est qu'égoïsme et ne changera rien au monde. Continue à vivre dans ton monde sans te préoccuper de ce monstre que te désires, Eugenia.

Mon regard te brûle. Adieu tabac. Je sors le dossier en cuir noir et le pose sur la table. Je m'en désintéresse, faut-il croire. Non, j'ai presque mieux à faire : supporter tes jacassements. J'hausse un sourcil, faussement surpris. « Vous m'avez mal compris. » Je sors de ma poche mon paquet de cigarette, en glissant une nouvelle entre mes lèvres. Tu n'es plus là quelques secondes. Flamme fugace et si vorace. La fumée blanche qui vole de mes lèvres plane dans ta direction, comme mes mots : « Vous êtes ici pour cela. Ranger et organiser ce bureau. J'ai mieux à faire, pensez-vous. » L'indignation teintera presque les dernières notes de ma voix.
Je m'approche de toi, si silencieux, presque doux. Je m'arrête à ton niveau, à tes côtés, me penchant à peine pour souffler au creux de ton oreille. « Que je vous y reprenne, Bogart. Vous n'êtes qu'une merde à mes pieds. Vous devriez peut-être vous rappeler pourquoi et comment êtes-vous arrivé ici, hmm ? Ou bien est-il temps de songer à vous chercher un autre tuteur ?  Je vous souhaite bien du courage pour trouver quelqu'un d'assez patient pour supporter votre frustration chronique… » Odieux ? Pas plus que d'habitude. Franc ? Absolument. Je n'ai jamais mâché mes mots et certainement pas avec toi. Tu es magnifique dans ta complexité, merveilleuse dans tes faiblesses. Je les vois briller sous mes yeux comme de véritables joyaux. Je les frôle sans les atteindre, je m'en amuse lentement. Et tu me mordras plus fort, car nous sommes un merveilleux couple masochiste.

Je tire une nouvelle taffe, l'odeur se perdant dans ta crinière. Et puis je me détourne de toi, revenant vers cette fameuse liste. Je demande comme si de rien n'était, presque las, presque pensif. « J'aurais bien aimé… Que vous me donniez la liste… De vos proches amis… Quand bien même vous êtes capable de leur faire croire que c'est le cas. … Hmm non… Ajoutez aussi vos soit disant ennemis… Adversaires, qu'importe le nom que vous leur donnez. Je suis certain que la liste doit être bien plus fournie. » Je fini par m'appuyer contre le rebord de la fenêtre, mon essence magique ouvrant le dossier, mes prunelles parcourant les lignes.


   
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Viens à moi, douce colombe. [Eugenia] EmptyJeu 16 Oct - 11:13


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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Viens à moi, douce colombe. [Eugenia] EmptyMer 29 Oct - 1:12


   
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Glisse ta main dans la mienne, je t'entraînerai dans les valses de nos enfers. Je goûterai la saveur de tes péchés, si tu me noies dans les miens.  

Mouvement de poignet, valse aérienne. Ta baguette incise l'air. Les dossiers volent, virevoltent, se posent et se rangent. Je savoure le silence, cette victoire qui n'en est pas une, mais qui trouve écho dans ton crâne j'en suis sûr. Il suffit d'observer la dureté de ton regard, ton maintien si noble et crispé, cette chose que tu retiens, que tu bouffes, que tu te forces à ravaler…  Et j'assène encore une phrase, des paroles stupides. « Un pantalon pour faire un peu de magie… C'est décevant. » Je te provoque encore et je ne m'en cache pas. Je joue à un jeu puéril, je le sais et cela m'amuse…. De voir à quel point cela peut t'affecter. Te mettre à bout, te toucher, t'effleurer, te manquer de peu. Je te découvre à ma manière, je trace les limites de ton être et de ta conscience. Je m'amuse à aimer ce que je découvre, à désirer ce que tu me craches. Imagine lorsque je ne joue pas, à quel point je peux être perfide et cruel, merveilleusement doué. Laisse-moi planter mes griffes dans tes ténèbres, laisse-moi déchirer ce rideau qui m'empêche de voir plus loin. Je veux savoir….  Et c'est mon métier de savoir. C'est mon métier d'assouvir ce besoin malsain de tout savoir. De tout comprendre, analyser, décortiquer, diagnostiquer. Pour vous aider à vous supporter, vous aimer, les aimer, adorer cette vie, la savourer, l'aimer, la désirer pour continuer encore en phase avec vous-même et ce monde qui en réclame trop. Oui, c'est ça être psychiatre…

La vile petite cachotière… Et cela t'amuses, je m'en doute bien. Je la sens ton aura qui se retire, s'enferme et se barricade. Elle se gèle, elle se solidifie pour créer un rempart entre ton intérieur et le reste. Que cela est perfide de ta part. Me faire sentir que tu caches quelque chose.. C'est ici, sur mon bureau que j'ouvre des crânes, que je les savoure et les dissèques. Pouvais-je m'autoriser à passer tes barrières ? Non. Malheureusement. Mais un sourire narquois se glisse sur mes lèvres. Petite salope… Tu l'agaces, tu l'éveilles, tu lui plait. Cesses donc ton jeu Eugenia, cela va beaucoup trop loin.
Tu t'approches, tu me frôles. Je ne relève pas mon regard, perdu dans un autre monde. Mais je t'écoute et note quelques longues secondes après ces noms que tu m'as cité. Nott, McMillan, Thonrquill, Carrow… Des sang-purs, des familles anciennes qui ont régné longtemps, qui tiennent encore dans leur doigts les lambeaux de leur déchu pouvoir… D'autres noms sont cités, moins, et tes dernières paroles m'arrachent un sourire. « Quel doux compliment. »

Tu te penches, tu passes devant moi encore, tu me frôles, tu te joues de moi et un léger rictus de mépris se glisse sur mon visage alors que mes doigts se serrent vivement contre ton poignet. Je vais vraiment finir par m'énerver et tu ne vas rien compris, Eugenia… Je l'attrape cette cigarette rentre tes doigts, tirant une longue dernière taffe avant de la jeter moi-même. Je relâche délicatement ton poignet sur lequel restera cette trace rougeâtre quelques longues secondes encore. Savoure ta victoire, ce plaisir que je t'offre d'abdiquer alors que je suis dans mon propre bureau.
Aucun mot, aucune insulte, mais pourtant dieu seul sait quelles vacheries je serais capable de te cracher dessus. Je me laisse tomber sur mon fauteuil en cuir, mon regard coulant sur ta nuque dégagée, ton dos, et ton fessier. Je crois que je serais capable de te redessiner toute entière les yeux fermés. Je pourrais même être médaillé d'or. Je dois bien détenir un record à moi tout seul, du temps passé à t'observer, parfois seulement pour te mettre mal à l'aise. Et je ne m'en lasse toujours pas, pour la simple et bonne raison…. Je te veux.  Vraiment ? Grande nouvelle. Cet ange des ténèbres, je vais l'attraper, souiller son plumage et abîmer cette peau trop parfaite. Il ne désire pas comme un homme. Il désire comme un animal, un criminel. Plus qu'un désir, un besoin. Lancinant, écœurant, qui abîme et cisaille.

Tu parles encore, tu m'arraches de ma divine contemplation, moi qui m'imaginait déjà te mettre à nue… Quelle sauvage tu fais à m'éloigner de mes pensées les plus sensuelles… Un sourire narquois et diablement amusé se glisse sur mes lèvres. Il ne t'en faut pas beaucoup pour sortir les griffes, les crocs. Un véritable petit chaton… C'est si drôle ! J'échappe un rire à ta dernière question. Tu m'épates. Oh oui, je ne m'ennuie pas avec toi et si tu venais à disparaître de mon bureau, je deviendrai un fauve en cage qui s'ennuierait éperdument. « Plutôt bien oui, bravo, vous mériterez presque un petit su-sucre ! » Je souris, narquois, et ajoute, bien plus naturel, moins provocateur : « A ceci prêt que Miss MacDowell est mon assistante et que vous, vous êtes mon apprentie. Donc au fond… Si je vous licencie, c'est à vous de trouver un nouveau tuteur pour ne pas pourrir votre année, n'est-ce pas ? … » J'hausse un sourcil, me laissant me pencher un peu en arrière sur mon fauteuil, ajoutant, presque las : « Et ce n'est pas un besoin… C'est une passion. Un loisir comme un autre de passer le temps… Et quant à mon autorité… Ca tombe bien, j'ai aussi le pouvoir. Rageant n'est-ce pas ? » Un véritable gamin qui compte ses pièces. Pleure, Bogart, j'en ai encore toujours plus que toi. Et je m'amuse, vraiment, c'est comme si c'était Noël tous les jours avec toi pour me donner la réplique. Quelques joutes verbales, gymnastique cérébrale, cela fait du bien, j'ai fini par croire que le monde était dénué de gens… Captivants.

Je pose mes pieds sur mon bureau, flanant tout seul, revenant couvrir le bruit de la paperrasse qui t'obéit. « Mais soyons sincère deux petites secondes… Je deviens quoi moi, sans ma belle petite Bogart ? » Sarcasme ou pas, peut-être à demi, je l'ignore moi-même, prends-le comme tu préfères. Mal, certainement. Je penche la tête sur le côté, souriant, te faisant un clin d'œil avant de me redresser, bien plus sérieux. « Alyssandra McMillan et Eleazar Jugson, cela vous parle ? » Mon regard se plante sur toi. Glisse ta main dans la mienne, valse avec moi sur ces quelques notes d'horreur. Je t'apprendrai ce que tu désires mais laisse moi me nourrir de cette noirceur… Laisse-moi voir en toi tout ce que j'ai perdu et donné. Laisse-moi te détruire de ma tendresse singulière, meurtris par l'autre, l'infâme dulcinée.

   
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Viens à moi, douce colombe. [Eugenia] EmptyVen 5 Déc - 23:20


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