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 Par haine je suis prête à faire n'importe quoi

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MessageSujet: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Mar 9 Sep - 22:02

Le trio d'ennemis
Pour vous hair et vous faire souffrir je suis prête à tout




La haine est une notion très suggestive, peu arrive à savoir ce qu'elle représente vraiment, car il faut la ressentir pour réussir à se faire une idée dessus, à la mettre en mots. Haïr quelqu'un ce n'est pas le détester ou avoir de la colère pour lui, c'est tellement plus fort que ça. La haine est classé dans la catégorie des sentiments, donc beaucoup sont de ceux qui pensent qu'haïr c'est éprouvé quelque chose pour lui. La plupart même argue que de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas. Ce n'est pas mon cas. Jamais ne pourrais aimer la personne que je hais le plus au monde, de ma haine à l'amour il n'y a pas un pas, mais un gouffre ou je voudrais qu'il soit ensevelis et qu'il y meure dans d’atroces souffrances. Haïr c'est ça, ne même plus ressentir une seule once de pitié, plus de remords, juste jouir du malheur et des souffrances de l'autre. On ne peut pas éprouver cela sans raison, c'est beaucoup trop puissant, trop fort, ça nous bouffe trop pour venir de rien. Certaine fois certaines personne vous détruise, vous change, font de vous ce que jamais vous n'auriez crus devenir. Deux personnes ont réussis cela sur moi. Et l'une d'elle est encore en vie. Cette personne n'est autre que BrennanLiev-Rokovski.

Je fais partis de ces personnes qui détestent beaucoup de monde, qui ont beaucoup d'ennemis. Mais personne n'a jamais réussis à me faire dégager autant de rage que lui. Il est ma bête noire, mon cauchemar, cette personne que je n'aurais préféré jamais rencontrer, jamais côtoyer, jamais apprécier.. Voilà la vérité, de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas et pas inversement. L'avais-je aimer ? Je n'en étais pas certaine, mais la probabilité que mes sentiments envers lui étaient amoureux étaient très forte. Je me détestais d'avoir un jour aimer. L'amour était une passion à laquelle personne ne devait céder. L'amour était dérisoire, un sentiment créé pour les faibles. On n'aimait pas un homme on profitait de ce qu'il avait à nous donner. Le temps d'un soir, ou de plusieurs. Il m'avait trahis, humilié et jamais je ne pourrais lui pardonner cette partie de ma vie, si rapide fut-elle, où je m'étais sentis si faible et brisée. Je n'étais pas faible, personne ne me rendait comme ça, encore moins lui un garçon au sang souillé. Et pourtant il y était arrivé, mais ça jamais il ne le serait.

Il avait fais une grave erreur, car depuis je vouais mon existence à ce que la sienne soit un pur enfer. Le voir enragé me mettait dans la plus grande des joies. Ses cris, sa colère remplissaient ma vie d'une joie sans nom. Je m'étais promis qu'un jour il ressentirait ce que j'avais moi même un jour ressentis. Il avait créé cette garce, il allait goûter à sa propre création, j'allais lui offrir sur un plateau en argent les fruits de son si dur travail.

Une nouvelle confrontation avec lui, voilà ce dont j'avais eu droit. Quelques secondes m'avaient suffis pour éveiller les prémisses des colères destructrices qui m'envahissaient lorsque son regard croisé le mien, lorsque sa voix se faisait entendre à mon oreille. Sauf qu'aujourd'hui j'étais tout sauf d'humeur à le supporter, j'avais préféré le laisser beugler sur un mur. Le différent du jour, Rubens, j'avais eu le si grand malheur de pousser son grand ami à se ridiculiser devant tout Poudlard quelques semaines auparavant. Es-ce que je m'en voulais ? Pas le moins du monde. Es-ce que j'étais prête à le refaire ? Avec plaisir. Il n'y avait rien d'autre à dire.

Installé dans la grande salle pour le déjeuner j'écrasais mon repas avec agacement imaginant son visage à la place de mes pommes de terre. Il avait encore trouvé le moyen de me rendre folle de rage ce matin. Mon regard vrilla la salle pour que je puisse me calmer, se posant sur une autre tête bien connu dans mon radar des personnes se trouvant sur ma liste noire. Rubens Cassidy. Je soupirais d’exaspération. Ma journée était de pire en pire. Et ce crétin regardait de loin cette lionne brune, affligeant... Brennan non loin de lui. Un spectacle qui me filait nausée et me coupait totalement l’appétit. Le destin se déchaînait donc sur moi.

Avez-vous déjà eu une idée tellement folle que vous ne prenez même pas le temps d'y réfléchir ? Et bien c'est à peu près ce qui m'arriva à ce moment là. Je me levais, prise d'une impulsion soudaine pour me diriger vers Rubens mon ennemi de toujours. Je pris une grande inspiration posant mes mains sur ses épaules, le réveillant de sa contemplation d'abruti.

« Cassidy aide moi et en échange je t'aide à rendre jalouse cette fille que tu regardes depuis un quart d'heure sans bouger ! »

J'exagérais sûrement très légèrement mais bon, je pris sur moi pour prononcer les mots qui suivirent ayant l'impression d'avoir la nausée.

« Embrasse moi ! »

Je lançais un regard bref à Brennan trop occupé à manger pour nous voir, mais regard de tueuse. Il ne faut pas oublier que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Voilà ce qu'est la haine. Ce que je ressens pour lui.

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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Mar 9 Sep - 23:35


 ◈ Sil, Bran & Ruby◈
De la haine à l'amour...

Faut pas déconner, y a que la jalousie qui compte






L
a perfection existe en ce bas monde et elle s'appelle Megara. Il était là, à la dévisager depuis le début du repas, mangeant à l'aveuglette, l'esprit dans le vague. Incapable d'aller lui parler sans sortir une vacherie, coincé entre ses potes qui bavassaient, parfois il répondait mais il se moquait. Comment elle faisait pour s'attacher aussi bien les cheveux ? Ca doit être si dur à faire un chignon... Se redressant il passa une main dans ses boucles qu'il tenta vainement de remettre en ordre avant de sortir de son état léthargique. Il y a une semaine ses camarades se seraient alignés, se seraient pris la main et hop, ils l'auraient jeté du haut de la tour d'astronomie en chantonnant. C'était il y a quelques semaine et si beaucoup le regardait encore avec mépris, au moins il ne lui demandait plus s'il s'était trompé de salle commune. Les gens oublient ? Non, ils vous envoient un mépris silencieux qui fait encore plus mal mais il a l'habitude, cela fait sept ans qu'on le traître de lâche... Il avait fait un choix, s'enfoncer dans cette sale réputation plutôt que subir la rage de Silver plus longtemps. Il avait choisi, il savait ce qui allait se passer et, volontairement, il avait créé cette ambiance lourde, oppressante. Il avait craint qu'elle ne fasse pire mais ça, personne n'a daigné l'entendre. Ne te justifie pas, on écoute pas les lâches. Alors il ne se justifia pas, il se tut, offrant ses réflexions qu'à ses intimes, qu'à ceux qui se sont inquiétés pour lui. Il leur raconta l'affaire, ses inquiétudes, la peur profonde qu'elle ne s'en prenne à eux. Qu'elle s'en prenne à Elle. Son regard repartit sur Megara pour une énième contemplation lointaine, elle n'ont plus n'a pas voulu l'entendre, elle a été déçue, choquée, et cela lui avait suffit. Comment justifier qu'il avait préféré marcher sur honneur plutôt que prendre des risques ? Il n'est pas comme elle, il n'est pas un vrai Gryffondor. Soupir, il se sent un peu perdu, loin d'elle, si loin qu'il ne devrait même plus espérer la récupérer. Si loin, si indigne d'elle. Elle défend la veuve, l'orphelin et le meurtrier, comment il pourrait se présenter devant elle ? Comme si une femme aussi exceptionnelle pouvait avoir envie d'être avec un mec qui n'est pas foutu de tenir tête à une Barbie.

Les miracles existent mais ils ne se manifestent pas toujours comme on l'aurait souhaité. Sursautant sous la pression d'une main, il tourna sa tête pour tomber sur celle vomitive de barbie. Vraiment ? Elle vient le chercher jusqu'ici ? Jusqu'à sa table pour que tous les regardent et ricannent ? Cela ne manqua pas et, d'une main levée, dû calmer ses potes de ne pas l'étrangler, la sale vipère. Ne pas l'emmerder, ne pas la rembarrer, simplement l'écouter. Juste ça, l'écouter sans la vexer pour qu'elle ne fasse plus de dégât.

Non mais elle va pas bien ?! Reculant d'un coup, la faisant lâcher son épaule, il resta scotché par ce qu'elle venait de lui proposer. Non mais c'est quoi cette idée complètement tordu ! Et cache ton envie de vomir, j'ai besoin d'un saut moi aussi ! Bordel de Merlin mais elle a pété un cable ! Choqué, il ne vit pas le coup d'oeil à Brennan puisque lui-même, en miroir amoureux de Barbie, tourna ses yeux sur Megara. La rendre jalouse était efficace, quand il s'était inventé une relation avec Philomena elle avait tout de suite réagit... non mais avec elle ?! Hors de question ! Plutôt mourir ! Plutôt changer de maison et passer à l'ennemi ! Plutôt faire du saut à l'élastique depuis la tour d'astronomie ! … S'il refuse elle va faire quoi ? Le pourrir encore plus qu'elle ne l'avait fait ? D'ailleurs pourquoi elle veut faire ça ? GENRE elle s'inquiète de sa vie sentimentale !... Elle s'en veut de l'avoir humilié devant toute l'école ? Moyen tordu digne d'une Serpentarde aussi exhibitionniste qu'elle ! Il ne sait pas, partagé entre la peur que s'il refuse elle fasse pire que manquer de le balancer depuis un escalier et le sentiment dégueulasse qu'elle lui veut du bien, il ne réagit pas. Il ne bouge plus, ses mots sont plus efficaces qu'un petrificus totalus alors que l'envie de vomir monte, monte, dans sa gorge... Elle n'est quand même pas ce genre de nana complètement tordue qui agresse un mec pour lui dire qu'elle l'aime ?!... OK. Il use de cette technique mais quand même il ne va pas aussi loin ! Elle n'a même utilisé sa technique de vélane vicieuse donc elle veut qu'il soit consentant ! CONSENTANT ! Tant de gentillesse c'est perturbant. Elle a envie de vomir mais elle est gentille. Il comprend que dalle, elle a peut être un complexe masochiste très élevé ? A force de l'avoir insulté et elle d'avoir manqué de le tuer, elle a finit par tomber amoureuse ?!

Elle lui fait peur mais d'un autre côté... oui ça pourrait marcher, ça il en est certain, Meg est d'une nature possessive, même avec ce qu'elle n'aime pas... Pourquoi il n'utiliserait pas Silver également ? Pourquoi il n'agirait pas comme elle ? Belle façon de se justifier alors que sa seule véritable motivation est la crainte qu'elle-craque-sur-lui-et-lui-fasse-payer-un-rateau. Aussi Rubens se redressa, silencieusement, particulièrement concentré alors qu'il dominait Silver Nott de sa haute taille. Doucement il écarta une mèche de ses cheveux dégoulinant d'après shampoing et, délicatement, la remit derrière son oreille trop grande. Sa main gauche vient trouver la courbe de son cou sans sensualité, il sent son odeur entêtante alors qu'il se rapproche de ses lèvres gercées. Ses yeux le mitraillent, les siens se moquent : ce n'était pas ce que tu voulais Barbie ? Il prend son temps, peu désireux d'y aller mais décidé à le faire. Enfin, alors que toute la table les observent, que le suspense est à son comble, que plus personne – pas même les enseignants – ne mangent tant ils attendent accrochés à leurs assiettes face à ce grand moment, Rubens posa ses lèvres sur celles de Silver. Probablement qu'ils n'étaient pas aussi observé mais c'était suffisant pour que ses camarades répandent la nouvelle, que le bruit cours qu'ils s'étaient encore affichés... mais d'une autre façon. Entre les « ils sortent ensemble?! No waaaay » et les « connard de traître, traitresse » pour finir avec des « tu me passe le pain ? », ces deux-là qui se méprisaient au plus haut point s'embrassaient. Quitte à jouer le jeu, quitte a avoir envie de s'arracher la bouche ensuite, Rubens n'allait pas se contenter d'un pieu baiser. Par crainte et pour rendre Meg jalouse il va tout donner. C'était un baiser de cinéma, de ceux qui vous font retenir votre souffle, un baiser intense, sans respiration, à coup de langue et où le désir est tel que l'homme en vient à attraper le visage de celle qu'il aime pour mieux sentir sa peau troublante. C'était un baiser de cinéma. Il l'embrassait parce qu'il le fallait bien, leur lèvres n'arrivaient pas à se trouver, ce n'était pas comme il aimait, c'était trop bancale. Sa langue rappeuse tournait autour de quelque chose qui lui évoquait un morceau de chair, image dégoûtante d'un moignon ou d'un truc encore pire. Il la retient de ses deux mains pour ne pas s'enfuir en courant. Il se rapproche car il commence déjà à se barrer.

Enfin c'est terminé, il est sonné, hébété mais cela ne dure pas. Mission toujours en cours. Il ne dit rien, ses potes les regardent choqués, Hell ne sait même pas quoi dire et lui, tout ce qu'il fait c'est prendre son verre nonchalamment. Il sent un regard, relève ses yeux sur Megara qui le regarde et, avec toute son affection, lui fait un petit geste de la tête emprunt de dédain. Oui j'ai trouvé mieux que toi. Arrêtez de nous dévisager, ouais avec Silver nous sommes passé de la haine à l'amour, faites passer le message, elle est à moi.
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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Mer 10 Sep - 21:43

Par haine, on fait vraiment

n'importe quoi...


Le trio de moules ♥



La rentrée, quelle barbe ! Après avoir passé le plus bel été de sa vie auprès de la belle Nahei, c'est d'un pas des plus mous que Brennan s'était finalement traîné jusqu'au quai de la voie 9 ¾ pour regagner le château de l'Impérieuse Poudlard. Rien ne changeait là-bas. Même après que des élèves aient été agressés, même après qu'un professeur ait été tué, les murs étaient toujours là, avec la même odeur. Toujours les mêmes chorales en crapaud bémol pour accueillir les étudiants, les mêmes têtes qui vont et viennent depuis des années. Seule la taille des uniforme changent un peu d'une année à l'autre, sinon toujours les même profs, les même têtes, le même train-train. McGo avait prit sa retraite. Tu parles ! On l'avait gentiment viré pour ce beau peigne cul bien présenté oui. M'enfin, la vieille n'avait pas démérité sa retraite anticipée, et avec tout ce qui était arrivé, mieux valait sans doute qu'elle prenne enfin son repos. Par delà ce détail, la vie suivait son cous tranquillement. Lui, marchait toujours en glissant ses doigts dans ceux de sa meilleure amie dès que l'occasion s'y prêtais, traînait avec ses amis, ses potes et tentait de convaincre son monde de la plaie que représentaient les sang-pur à grand coup de Gazette du Sorcier porté sur la table. C'est que le portrait de Kyle Lake était désormais son meilleur argument contre cette communauté restreinte qu'il avait en horreur. Certains reconnaissaient un fond de vérité dans ses paroles, d'autres levaient encore les yeux en le toisant d'imbécile. Qu'importe, lui avait ses certitudes. Il était des choses totalement immuables contre lesquels on ne pouvait redire. Par exemple, il était certain que la prof de médicomagie moderne était la prof faisant le plus tourner de tête. Il était également certains que maintenant qu'Álvaro Rivas avait  fini ses études et n'était plus à Poudlard, l'équipe de Poufsouffle allait ramer religieusement pour gagner la coupe de Quidditch cette année. Il était certain enfin, que lui et son fidèle Rubens continueraient à faire la misère à ces foutus sangs-purs tant qu'il en resterait un à chahuter dans cette école ! Oui, ça, ça ne pouvait pas changer. C'était ancré. Complètement ancré.

Cependant, les yeux jusque lors prostrés sur son assiette où restes de rôti de bœuf et pommes de terre délaissées se battaient la vedette, Brann n'aurait pu anticiper ce qui allait arriver. Un bruit, du grabuge. Comme d'habitude du côté des rouge et or qui feraient volontiers regretter les effets d'un bon silencio bien placé pendant les heures de repas. Jusque là rien d'anormal. Que des certitudes. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, cette fois-ci le jeune homme lève les yeux. Ses sourcils se froncent. Silver Nott. Bon sang, qu'est-ce que cette petite dinde est en train de faire là au juste ? Trois secondes, la voici qui se penche à l'oreille de... Rubens. Il sent le coup foireux arriver. Si sa fourchette lui a glissé des mains, le reste de son corps quant à lui est pétrifié par l'attente. De là où il est, il ne voit pas bien la scène : le bonheur de devoir manger avec les gens de sa maison en cause. Il se tortille alors, tend inutilement l'oreille sans rien entendre. Il se lève, se rapproche d'elle. Le sang afflux au visage du Nordiste. Il sait ce qui va arriver mais ne peux pas y croire. Il sait ce qui va arriver, sent comme c'est proche, mais jusqu'à la dernière seconde a l'espoir que ses yeux ne rencontrent pas la scène de l'épouvante. CRAC. Trop tard. Ses mains. Ses mains sur elle, sa bouche sur la sienne. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, sa respiration s'est coupée, se perdant au rythme de celui de son ex happée par la bouche de son meilleur ami. Il va le tuer. Non, la tuer elle. Il va les tuer tous les deux, bon dieu de Merlin mais qu'est-ce qu'ils foutent là au juste !? Ça peut pas être une blague : Rub' n'est pas assez con pour emballer une fille comme Silver devant le nez de Megara sur qui il bave depuis des mois. Elle, est trop hautaine et égocentrique pour s'abaisser à embrasser un impur par jeu, quoi que la perfidie ait toujours eu une place à part dans ses airs. Il s'est levé sans même sans rendre compte. Désormais dans le dos de Rubens, il entend ce dernier ouvrir la bouche, fraîchement séparé de la douceur exquise de cette caresse honteusement exposé à la vue de tous. « Passés de la haine à l'amour (…) Elle est à moi ». Il serre les dents, se retient de ne pas lui éclater le nez de son poing d'oser balancer un monceau de conneries pareilles. Elle est à moi. Non, elle ne l'est pas. Jamais. Pas elle. Pas lui. Si elle a un jour pu appartenir à qui que ce soit ce n'est qu'à lui. A lui qui a jouit de la voir humiliée, de la voir remise à sa place, chose qu'il va faire à nouveau, n'en déplaise au jeune couple.

Sans plus de cérémonie, profitant d'avoir été dans son dos, voilà le Serdaigle qui se glisse lentement derrière eux, chantonnant d'une voix aux intonations joyeuses... « Mais bien sûr, de la haine à l'amour, quelle merveilleuse nouvelle ! » … Puis tire sans douceur sur le col de son ami, l'obligeant ainsi à s'écarter et à lâcher la délicieuse qu'il s'octroyait la seconde passée. D'un regard sombre et d'un ton équivalant, le bleu et bronze se penche alors vers son ami, l'assassinant à mi-voix.

« Non mais sérieusement, qu'est-ce que tu branles Rub' !?  Te laisse pas envoûter ! »

Pas de chichis, pas de douceur : il se glisse entre les deux toisant son meilleur ami de ce regard complètement exaspéré, de ceux que peuvent tendre parfois les profs devant l'abomination des erreurs d'élèves. Puis, son attention se reporte sur elle. Sur cette garce blonde. A-t-elle aimé ça se faire embrasser si passionnément devant tout le monde ? C'est qu'elle a le goût du spectacle et le don de s'accaparer tout ce qui peut se vanter de posséder un service trois pièce dans Poudlard celle-là ! L'encastrer dans un mur, voilà tout ce qui lui vient en tête. Lui enfoncer ses jolis dents blanches dans le bois d'une table pour lui apprendre où est sa place : à ses genoux. A sa merci. S'il l'a aimé ? Pff, quelle blague, bien sûr que non ! Comment aurait-il pu s'abaisser un jour à ça ? Non, il ne l'a pas aimé. Ses lèvres n'étaient qu'à lui, son corps s'est fondu au sien. Ses « Je t'aime » étaient sincères mais pas les siens. Pas lui. Il a joué, torturé. Elle a payé pour tous ceux de son espèce qu'il n'a pas su atteindre le poids d'une haine sans merci. Comment peut-elle avoir l'audace d'embrasser Rubens Cassidy ici et sans aucune pudeur !? Il ne le permet pas. Jamais. Et tant pis s'il doit faire preuve de mauvaise foi et mettre de côté le fait qu'il est bien plus écœuré par l'idée que Rubens l'ait embrassé elle plutôt que le contraire, il ne laissera pas faire.  Ainsi, il lâche finalement son ami pour venir la fusiller du regard sans vraiment se tourner vers elle. Un silence, un instant. Sale conne, je vais te faire regretter d'avoir osé cet affront, rugit sa conscience.

Il la toise, de toute sa hauteur. Se rapproche finalement, lentement. Un sourire en coin, une voix acide, hautaine, moqueuse. Tout ce qu'il est désormais pour elle. Tout ce qu'il a toujours voulu être pour elle, tout en niant avoir un jour était autre. Une caresse, un effleurement d'un revers de la main sur son visage et le couperet tombe.

« Et toi Amour, je suppose que t'as fini par faire le tour de tous les sorciers de souche de l'école pour avoir à te rabattre sur les nés-moldus  je me trompe ? Je te savais pitoyable mais là, t'es vraiment tombée bien bas »

Le sourire qui s'étend, il ôte sa main de son visage comme si ce dernier l'avait brûlé. Comme si ce dernier le répugnait. Il a usé pour lui parler de ce surnom qu'était le sien quand ils étaient encore ensemble, sa façon à lui de lui rappeler, pour peu qu'elle ait pu l'oublier, que fut un temps où leur lien était indéfectible, et qu'aujourd'hui encore, ce dernier a laissé son empreinte.







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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Jeu 11 Sep - 22:29

Le trio d'ennemis

Pour vous hair et vous faire souffrir je suis prête à tout





Par haine j'étais bel et bien prête à faire n'importe quoi. Il suffisait de voir l'idiotie de la chose que je venais de faire. Demander à Cassidy de m'embrasser... Mais qu'es-ce qu'il m'était passé par la tête ? C'était comme demandé à ce que l'on nous fouette pour le plaisir ou se faire transfuser un virus mortel pour s'amuser. Une idée totalement stupide et ridicule. Je suppose que le paquet de nerfs, menaçant d'exploser à tout moment, que je promenais avec moi depuis des semaines avait choisis aujourd'hui pour imploser. Je devais être masochiste, dans le fond ça ne m'étonnerait qu'à moitié. Après tout qui irait à demander à son pire ennemi une chose pareil dans le but de faire rager son autre pire ennemi ? Je devais avoir l'esprit tordu, détraqué, voir fortement atteins à cet instant. Planté comme une idiote, mes mains posées sur l'uniforme rugueux du mouton humain face à moi. J'allais juste me ridiculiser, me prendre une tornade en pleine face et finir humilier par l'une de mes dernière victime en date. Super !

Je pouvais toujours revenir en arrière, lui balancer une réplique acide au visage et faire dignement demi tour comme si de rien était. Mais l'image de ce crétin de Brennan au loin me pousser à rester. Et puis dans l'histoire c'était donnant-donnant, il en tirait autant d'avantage que moi. Nous avions chacun une personne à rendre folle, tout deux des crises de nerfs à engendrer et une petite vengeance personnelle à prendre. En tout cas pour ma part c'était le cas. Et ça n'était pas pour le plaisir que j'étais en train de faire cela, bien au contraire. Lui demander cela et envisageait la possibilité que ses lèvres touchent les miennes relevaient plus du supplice que d'un moment de plaisir.

Je n'attendais plus que la réponse de mon cher crétin de service, pour savoir si oui ou non j'allais vivre ce calvaire. Sans un mot je l'observais se relever, plus grand que moi, je le dévisageais sans aucune douceur alors que sa main sèche remet une mèche derrière mon oreille. Chose dont j'ai horreur, je ne supporte pas que l'on touche à mes cheveux, en tout cas pas lui. Mais je ne dis rien, je sais qu'il a accepté, je le sens dans son comportement, après tout il faudrait être idiot pour ne pas avoir compris. Je sens que les regards sont pointés vers nous, alors que monsieur est décidé à prendre son temps. Par bonheur personne ne peut voir la haine qui coule dans mes yeux sinon personne ne pourrait croire à ce moment, qui est je dois bien l'admettre absolument improbable, que se soit pour nous, pour le reste des élèves et même pour les professeurs. Et par malheur le moment fatidique arriva. Ses lèvres se posèrent sur les miennes et au lieu du petit baiser auquel je m'attendais, monsieur se décida à nous sortir le grand jeux... Je l'aurais bien étranglé sur place pour cela. Ce n'était pas naturel, il n'y avait aucun désir, aucune envie dans ce baiser. Juste du dégoût et de l'obligation, j'avais l'impression de passer ma langue dans une machine à laver. Nous finîmes par nous séparer, alors que comme à ma grande habitude je garde toutes mes émotions en moi, tentant de ne rien laisser paraître, même si mon cerveau hurle de partir de là, de me faire une vingtaine de bain de bouche et de étouffer avec mon oreiller pour oublier cet instant horrible de ma vie. Comment commencer l'année en beauté ? En embrassant Rubens, Cassidy son pire ennemi.

Je n'osais même pas poser un regard sur Hell, qui devait sûrement croire à cet instant que j'étais malade, sous impérium ou soudain devenue totalement folle. Un coups d’œil au visage d'Audric, dont je connais trop bien les expressions suffit à faire fuir mon regard. Je m'insulte intérieurement d'idiote alors son visage totalement crispé s'impose dans mon esprit. J'allais avoir du mal à lui faire comprendre que je n'avais en aucun cas pactisé avec l'ennemi. J'affiche un petit sourire de circonstance lorsque je l'entends parler , même si dans mon fort intérieur je suis épouvanté que les gens puisse penser que lui et moi...moi et lui... Non c'est bien trop dur à dire.

Je m'apprête à observer la réaction de l'aigle à éradiquer, lorsque sa voix grinçante et bien trop joyeuse pour être sincère résonne à mon oreille. Mon corps se tend d'appréhension et de dégoût. Si être collé et avoir embrassé Rubens fait naître en moi un profond dégoût, entendre Brennan, le voir s'est encore pire. Je le fusille du regard alors qu'il ramène le gryffondor à lui. Mais lorsqu'il se retourne vers moi pour me fusiller du regard je sais que j'ai gagné, je l'ai atteins un tant soit peu, je jubile intérieurement. Tu ne te plantes face à moi mais je ne recule pas, je ne bouge pas. Je n'ai plus peur de toi, plus peur de te froisser, de ne pas faire les choses comme tu voudrais qu'elles soient. Je ne t'aime plus voilà tout, si je t'ai vraiment aimé un jour. Le souvenir d'un premier amour qui a détruit le reste de ma vie, qui m'a fait devenir une phobique des sentiments, qui me fait papillonner de fleur en fleur sans jamais réussir à m'attacher. Enfin jusqu'à maintenant, parce que je sais que des sentiments se mettent à réfléchir en moi, dans ce terrain desséché qu'est mon cœur. Mais j'ai peur, je ne peux pas, je suis terrorisé, je nie, je refuse cette évidence. Par ta faute, par tout ce que tu as engendré.

Et ta main sur mon visage qui me brûle, qui m'assèche la peau comme un poison. Mes yeux bleus deviennent glace, mon sourire se fait plus froid, mon attitude est polaire. Tes mots glissent sur moi comme un venin. Tu veux m'atteindre, tu choisis ce que tu vas dire pour me toucher. Tu joues depuis des années avec mes émotions, tu veux me briser un peu plus. Mais c'est finit, tu ne le peux plus, tu as trop joué, et je me suis pourtant toujours relevé, cette fois je ne tomberais pas.

« Oh tu sais je n'ai pas eu besoin d'autant de conquêtes pour comprendre que tu étais un mauvais coups. »

Angélique, voilà ce que mon expression tant à montrer. Je ne suis qu'un parfait petit ange coincé dans la fausse au lion. Je t'attrape la main de Rubens pour le ramener vers moi comme si de rien n'était.

« Et si tu pouvais éviter de m'appeler comme ça devant mon petit ami, ça fait longtemps que tu as perdu ce droit. Mais lui il l'a. N'es-ce pas amour ? »

Par Salazar ça me déchire la langue, je me sens défaillir d'horreur, je vais mourir avant ce soir, je vais me jeter de la tour d'astronomie, je ne vois rien d'autre...

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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Mer 17 Sep - 20:00


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De la haine à l'amour...

Faut pas déconner, y a que la jalousie qui compte






I
l y eu une sorte de grognement guttural quand Bren le tira par le col, tu me fais mal, essaya t-il vainement d'articuler alors que l'un de ses meilleurs amis semblait décidé à l'étrangler devant toute la salle. Bon appétit ! Se massant la nuque plus pour le faire culpabiliser et se donner des airs de victime que part douleur, Rubens fronça les sourcils en l'entendant. Hé, gâche pas ma couverture mec. Il détourna sa tête vers Megara, un petit coup de tête, il recommence, tentative foireuse d'être discret en lui indiquant la jolie brune. Allez comprend que je fais ça pour elle. Il se passa la main sur la nuque, tic nerveux quand il était gêné, la sollicitude de Brennan le touchait. Il s'inquiétait pour lui, pour sa santé mentale et c'était bien légitime. Merci mec mais comment pourrais-je te dire toute la vérité ? Tu sais combien cette fille m'effraie, tu sais combien j'aime l'autre furie à ma table, allez, s'te plait, fais les connections car je ne me suis pas encore incrusté dans le bureau de Davis pour des cours de télépathie. Un bref sourire et voilà le jeune lion qui se met docilement derrière son aîné, protégé par sa carrure de l'autre tarée. Il devrait peut-être se la jouer plus affectueux envers Silver ? La pensée s'impose, motivée par la crainte d'un retour de bâton inévitable s'il ne la respecte pas comme elle le souhaite ; cette pensée détestable qui lui ronge son honneur et empoisonne son uniforme. Brennan prend la parole, Rubens se sent plus à l'aise. Plus fort, plus droit sur ses pieds et à sa place. S'il le faut il larguera Barbie devant toute l'école, il est minable de la craindre alors qu'il est là pour lui. Etrange caractère que celui d'un lâche, en compagnie des braves il se sent pousser des ailes, seul il devient le plus aimable des agneaux.

Son ami est hargneux, agressif et un brin vexant également. Il voit où il veut en venir mais le choisir comme « cible d'un truc inexplicable et tordue » ce n'était pas non plus le summum du mauvais goût hein... Sa tête dépassant sur le côté de Brennan, il regardait le visage haineux et moqueur de son pote qui effleure presque avec délicatesse la laideur de Barbie, puis s'en allait observer l'air angélique et détestable de Barbie. Oh tu sais je n'ai pas eu besoin d'autant de conquêtes pour comprendre que tu étais un mauvais coups. Oh Merlin c'est vrai ! Il se rappelait bien s’être moqué d'elle quand elle sortait avec un Serdaigle pendant sa cinquième année, moment où lui-même venait de se mettre avec Megara... Il ne connaissait pas Brennan alors, tout ce qu'il balançait à Barbie c'était des railleries sur le fait qu'elle était bien minable pour avoir donné une potion de filtre d'amour à ce pauvre gars. C'est vrai... Cette fois, ce fut lui qui eu un regard plein de compassion pour Brennan, un élan de : « on a tous des ex qu'on regrette, je sais ce que c'est mon pote ». Envie de lui tapoter le dos, de s'en aller loin d'elle mais ils semblent si bien partit à ce haïr ! L'ambiance est digne d'un combat de boxe et s'il n'avait pas été au milieu des combattants, il aurait été le premier à lancer les paris depuis sa table. Il aurait misé sur Brenn, il va l'envoyer dans ses retranchements, au fond du trou, la Barbie !

Elle se défend, lui attrape la main et le tire vers elle. Elle lui donne le qualificatif affectueux qui donne envie de vomir, ose lui poser la question alors qu'il ne sait pas du tout quoi répondre. Mis en porte-à-faux entre les deux, il a surtout envie de disparaître. Foutez moi la paix ! Allez vous taper sur la gueule sans moi ! Ah ça, se moquer des Serpentards, encourager Brennan, il savait faire, il était même de ceux qui ont parfois tenu les bras des pauvres Serpents croulant sous les coups des Lions. Mais ça, se retrouver baladé comme une peluche entre les deux, ça ne lui plaisait pas du tout ! Il ne voulait pas contrarier Barbie mais en même temps il ne voulait pas décevoir son ami une nouvelle fois ! Il a l'air mal à l'aise, ses yeux vont un peu vite de l'un à l'autre alors qu'une dernière chose vient le frapper : il a l'air d'un parfait lâche abruti devant Megara... et ce n'était pas du tout prévu au programme.

Faites chier vous deux ! grommela t-il en tirant d'un coup violent son poignet pour se dégager de la poigne de Barbie. Remettant brusquement, d'un coup d'épaule, sa veste qui était à moitié défaite, Rubens alla se positionner à côté de Brennan. Désolé ma douce mais ça va pas le faire nous deux, content que t'ai aimé le changement mais moi le sang-pur c'est pas ma tasse de thé. Finalement t'es un peu trop coincée pour moi, l'éducation j'imagine !

Il vient de se discréditer en trente secondes, les plus malins comprendront que pour une raison mystérieuse il a mythoné deux secondes auparavant et, surtout, il vient de signer son arrêt de mort.

La faute à Brennan, la faute à son tempérament frondeur qui le fait beugler des insultes dans les couloirs et les regretter les minutes qui suivent. Apprend de tes erreurs Rubens, ferme ou alors prend exemple sur tes potes ! Entre la peur d'une Barbie et la crainte de décevoir Brennan, la seconde l'emporte haut la main, surtout ajoutée à l'idée affreuse que Megara le voit comme un pleutre. C'était un tout, ces deux éléments l'avaient poussé à se rebeller, l'un sans l'autre et tout aurait été différent. Surtout si tout ça c'était déroulé dans les coulisses, sans public, il lui aurait probablement tout de même obéis par crainte ; s'ils avaient été seul, il se serait dégagé plus doucement, sans se donner en spectacle et, au moment opportun, les aurait laissé seul. Hélas pour lui, ils sont en plein milieu de la grande salle bondée. T'as intérêt à l'empêcher de me bouffer ! Souffla t-il à son ami entre ses dents, t'as une dette envers moi maintenant, t'as l'obligation d'assurer mes arrières ou je retourne dans ses bras dès qu'on quitte la Grande salle !

Pas un instant le Gryffondor ne s'imagina que Brennan était intervenu à cause de Silver, pas une minute il ne pensait qu'elle avait l'intention de le rendre jaloux. Comment l'aurait-il pu ? Pour lui elle l'avait embobiné le temps de leur histoire, maintenant il la vomissait et elle, elle devait se laver quinze fois par jour pour oublier qu'elle a eu un mec bien – le comble pour une Serpentarde. Ils n'étaient pas possessifs l'un vis à vis de l'autre, ils évoquaient leur liaison pour se piquer mais pas parce qu'il y avait quelque chose de profond, d'important, derrière. Un peu comme quand il avait terminé son panier d'insultes moqueuses vis-à-vis de Meg et qu'il ressortait les souvenirs. A des années lumières de la vérité, Rubens craignait seulement que Silver dévoile ses crocs car il n'avait pas joué le jeu... d'ailleurs, en y repensant, elle lui voulait quoi exactement, la galeuse ? Elle m'a obligé, comme elle t'a obligé à l'époque, souffla t-il à Bren pour éveiller en lui la solidarité entre pote histoire d'être bien certain d'avoir un garde du corps anti Barbie.

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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Mar 23 Sep - 23:03

Par haine, on fait vraiment

n'importe quoi...


Le trio de moules ♥



Elle a osé, il n'y croit pas. Pourtant c'est bien là ce qu'elle vient d'affirmer à voix haute : Rubens serait donc son petit ami. Son nouvel amour. Ok, là il y a clairement un truc qui ne va pas. Un truc malsain. Un truc qui cloche puissance mille et qu'il va devoir corriger au plus vite, car passe encore qu'elle tente d'amoindrir ses performances et de rabaisser sa petite virilité mais les potes, quoi qu'on veuille bien en dire c'est sacré ! Et que Merlin soit béni, il semblerait que malgré sa terrible emprise sur la gente masculine, son poto Rubens ait encore un tant soit peu de lucidité. Ça le rassure, lui retire soudain comme un poids de l'estomac. Voilà boucle d'or en bien mauvaise posture on dirait. Sans une once de peur, Rubens le hardi s'égosille, affiche totalement son amante éphémère en la toisant du fait qu'elle est bien trop coincée pour lui. Brann manque de s'étouffer. Silver ? Coincée ? Il est certain de parler de la même Silver que celle qu'ils ont sous les yeux ? Car aux dernières nouvelles, s'il y en a bien une dans l'école qui n'est pas farouche pour deux sous aux yeux du Bulgare, c'est bien son ex petite amie. Ça le rend dingue d'ailleurs, tous ces chiens pendus à ses lèvres, tous ces yeux qui la dévorent. S'il était moins fier, moins têtu, moins orgueilleux, sans doute admettrait-il son envie de crever les yeux à tous ces mecs qui la regarde, qui la désire, qui se le permette, mais non, mieux vaux cacher sa possessivité maladive derrière sa haine du sang-pur. Ce n'est pas les mecs qui la convoitent qui le rendent fou, c'est le fait qu'on puisse désirer une sang-pur. Voilà ce qu'il conclu pour mieux dormir, et qu'importe que la vérité soit toute autre.

L'aime-t-il encore pour ainsi raisonner ? Quelle idée grotesque ! Bien sûr que non, il ne l'a même jamais aimé. Il en est sûr, il se le répète chaque fois que son regard croise ses deux iris bleu et or un peu ternes. Elles brillaient pourtant autrefois. Chaque fois qu'il se plaisait à glisser sa bouche dans son cou et à lui mordre délicatement le lobe pour mieux la chatouiller de son souffle, chaque fois qu'il la fixait depuis la table des Serdaigle et qu'elle le surprenait à son affaire. Chaque fois qu'il l'agrippait par surprise au détour d'un cour achevé pour lui voler un baiser, chaque fois qu'il lui glissait ces trois mots tellement sacrés qu'il se persuadait ne jamais avoir dit sincèrement. Oui, autrefois alors, ses yeux brillaient, étaient éclatant de lumière. Il lui semble aujourd'hui que le seul éclat qui puisse s'y loger soit celui de la haine et d'une colère sourde. Par ailleurs, ce n'est pas l'humiliation que viens de lui infliger Rubens qui risque d'arranger quoi que ce soit à cela. Par ailleurs, ce dernier lui glisse subtilement de ne pas la laisser le bouffer. Le hardi Gryffondor s'est replié, mais cette demande ravive aussitôt la vigueur du bleu et bronze. « T'inquiète mon pote, elle te touchera plus ! » Je l'en empêcherai lui souffle sa conscience qui ne sait plus bien si ce qu'il désire le plus est l'empêcher elle de toucher à Rubens ou l'inverse. Qu'importe après tout, le résultat sera le même. Elle m'a obligé, comme elle t'a obligé à l'époque.

Ses yeux s'arrondissent comme des billes l'espace d'une seconde puis ses sourcils se froncent. Son expression fermée se dessine en direct droit devant les yeux de sa belle ennemie. Obligé ? Heureusement que Rubens ne peut pas voir la tête qu'il tire, le rouge et or ne comprendrait pas. Non, sans doute ne comprendrait-il pas quel plaisir il avait tiré à passer ces quelques mois à ses côtés, ni combien heureux avait été cet épisode de sa vie. Sans doute comprendrait-il un peu mieux la conclusion terrible et cruelle qu'il avait lui même orchestré afin de briser cette fille sans histoire sous seul prétexte que son sang semblait vouloir la dresser au-dessus des autres, mais de cela, il ne s'était pas vanté. Non, Brennan avait été séduit par une vélane et s'en était héroïquement tiré en la traînant plus bas que terre. Hors de question d'évoquer à qui que ce soit comme il avait aimé ces moments passés avec elle, au point d'en oublier qu'elle était tout ce qui détestait. Non, personne ne saurait. Jamais. Lui-même l'oubliait parfois à tant se voiler la face. Ce qu'il continuait à faire. Ce qu'il ferait sans doute toujours

« Ouai...Une sale race que ces vélanes. Pire encore sont celles se prétendant pure par le sang, à croire que t'as vraiment rien pour toi, Amour » Il n'arrive pas à la défaire de cette appellation. C'est plus fort que lui. Qu'elle ait osé appeler Rubens de la même façon lui donne envie de la frapper, de faire voler d'un revers de main le contenu de la table la plus proche pour l'y plaquer, pour l'y... Ses lèvres se pincent. Putain, elle est encore en train de l'attirer dans son piège. Oui, à tous les coups, la garce a profité d'une seconde de déconcentration de sa part pour faire opérer ses charmes, mais ça ne prendra pas. Il ne reculera pas. Ne fuira pas. Non, ce n'est pas à eux de partir. Se rapprochant de la jeune femme, le voici prêt à la saisir sans rien en faire. Merlin qu'elle le veut pourtant, cette infime, cette toute petite partie de lui qui n'a pas encore été rongée par la mauvaise foi. Mais si minuscule, elle n'a aucune influence sur le reste. Le voici donc qui glisse sa main derrière sa nuque, la saisit, la presse avec fermeté. Son ton est rude, ses sens aux aguets, mais la pression qu'il exerce sur elle parle finalement pour l'étincelle de franchise inaudible en lui. Il ne lui fait pas autant de mal qu'il le voudrait. Son doigt fait mine de glisser contre ses petits cheveux mais s'y perdent plus qu'autre chose. Il ne faiblit pas pourtant. Jamais. Pas devant elle.

« Retourne à ta table et restons-en là ! »




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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Dim 28 Sep - 22:12

Le trio d'ennemis

Pour vous hair et vous faire souffrir je suis prête à tout





J'avais la main, je menais le jeu, j'avais de quoi en écraser un totalement, lui faire ravaler sa rage, attiser sa haine, seulement rien ne s'est passé comme prévu. La raison ? Très simple. Elle réside dans une masse informe surmonté d'une espèce de touffe de cheveux crépu, en moins bon état que la pire de serpillières. Il n'a vraiment rien pour lui, et certainement pas un instinct du danger très développé. Il déclenche un nouveau combat, une nouvelle guerre. Il me ridiculise avec ces paroles soudainement bien plus assuré que tout ce qu'il a pus me cracher au visage durant touts ses années. De toute manière j'avais une réputation de traînée, tout cela parce que j'avais eu quelque copains et que je ne me cachais jamais pour séduire, il en fallait peu dans cette école pour que tout ne s'embrase et les réputations étaient vites faites. La présence de son doublon sur le plan de l'intelligence y étant sûrement pour beaucoup sur sa nouvelle confiance en lui face à moi, son soudain courage grandiloquent. Quel gryffondor faisait-il.. Toujours le premier à se réfugier dans les jupons de ceux qui avaient un peu plus de bravoure. Mais dans tout les cas il restait suicidaire, il signait tout simplement en bonne et due forme, le contrat de sa mort proprement rédigé par moi. Celui relaté très clairement toutes les étapes de tortures par lesquelles il allait passer, toute la douleur qu'il allait pouvoir goutter et tout ça infligé par nul autre que moi. Quelle chance il allait avoir.

Certains se retournent, chuchotent, se retournent vers nous en comprenant la mascarade que nous venons de nous jouer. Comme si un jour je serais intéressé par ce insecte, comme si nos relations pouvaient réellement s'apaiser, comme si la paix pouvait totalement revenir entre nous dans le royaume. Nous avions eu quelques mois de trêves mais maintenant c'était terminé, totalement fini, les crêpages de chignon sanguinolents allaient pouvoir reprendre de plus bel. D'un coup d’œils je les renvois à leurs assiettes. Il souffle, il murmure, il chuchote, et pourtant ses mots glissent vers mon oreille. J'entends ce qu'il lui dit, j'en lâcherais presque un rire amer. Si Cassidy savait que dans l'histoire je ne l'avais jamais forcé à rien. Qu'il était venu par lui même, qu'il avait tout prévu depuis le début. Mais je n'aime pas penser à ça, je n'aime pas quand ces souvenirs devenue douloureusement beau resurgissent dans mon esprit. Nous n'étions pas heureux, enfin moi si, je l'étais vraiment, j'étais bien avec lui. Seulement c'était tout simplement factice, tout aussi vrai que le baiser que j'ai échangé avec le gryffondor il y a quelques minutes. Ça me file la gerbe, ça fait encore mal, mon ego est encore piétiné et gardera à vie les traces de ce que le Serdaigle m'a infligé. Mon premier petit ami, mon premier amour... Ma mâchoire se carre un peu plus en y repensant, mes yeux se voilant d'une haine bien trop vive alors que les images de moi lui murmurant ce que je n'avais plus dis à personne depuis vrillaient mon crâne. Et lui qui répondait mais qui se foutait de moi, lui qui me mentait, lui qui me prenait pour la plus grande des idiotes, lui qui prenait un malin plaisir à me faire l'aimer toujours un peu plus pour que la souffrance ne soit que plus vive. Putain ta gueule conscience.

Je secouais doucement la tête, il ne me ferait plus souffrir, maintenant c'était mon tour il avait eu son heure, il m'avait affaiblis, avait créé un monstre, mon tour était venu de l'abattre. Et il n'arrangeait pas son cas, son venin n’explosant au visage, ces paroles me faisant bouillir comme jamais. Mes doigts se referment en poings, tellement fort que mes jointures deviennent blanches, que mes ongles s'enfoncent dans ma chair. J'ai envie de lui décocher une droite, faire disparaître cet air si suffisant, utiliser une technique de sang de bourbe pour la salir avec mon sang pur qu'il semble tellement jalouser. Parce que oui il ne nous hait que parce qu'il aimerait être à notre place. Ça le crève de savoir qu'il n'est pas assez bien pour rejoindre notre élite.

Mon envie de lui défoncer la mâchoire ne fait que décuplait lorsque ses doigts se glissent dans mes cheveux, presque en caresse. Comme avant. Une bile amer se bloque dans ma gorge, son touché me répugne plus que nul autre. Lui et ce qu'il m'avait fait, lui et son sang sali. Je lâche un petit rire amer en l'entendant, me reculant d'un bon pas pour me défaire de sa main et surtout pour me détaché de sa présence nauséabonde qui fait remonter beaucoup trop de chose à la surface. Et moi je vis dans le présent, non dans le passé. Il n'est que le fantôme d'un amour que je préfère oublier à tout jamais.

Mes yeux vrillent les deux complices du jour, les deux compères si fiers de se dresser à deux face à une jeune femme. Parce qu'ils sont tellement fort, ils se sentent tellement puissants qu'ils ont besoin de se réunir. Le chevalier fou et son écuyer empoté voilà l'image qu'ils renvoient, rien de glorieux. Moi je n'ai besoin de personnes, je peux rester, les affronter sans crainte, juste avec mon venin brûlant dans ma gorge et ne cherchant plus qu'à être cracher à leur visage.

« Pourquoi partir alors que je pourrais être avec vous deux ? »

Je suis calme, bien trop calme. Un sourire doucereux se glissent sur mes lippes alors que je m'avance presque féline, me plantant juste en face d'eux. Mes deux mains se lèvent, glissant sous leur menton, mes yeux brillant de rage.

« Une sale race que ces vélanes... Mais vous savez de quoi on est capable ma race et moi n'es-ce pas ? Vous voudriez y goutter ? Enfin y regoutter pour toi Cassidy ? »

Ma voix est bien trop innocente, je susurre pour que eux seuls puissent entendre. Comme si je parlais de tout et de rien, mon visage aussi angélique que possible alors que je leur propose d'annihiler totalement la liberté de votre esprit pour qu'ils soient à leur place, à mes pieds. Qu'ils ne me tentent pas ses deux idiots, sinon je ne réponds plus de moi. Je me recule d'un coup, un sourire en coin avant de laisser ma main s'abattre avec force sur la joue du serdaigle.

« Remets encore une fois en cause mon sang et j'hésiterais pas, sifflais-je. »

Mes yeux désormais noir je les repose sur le gryffondor, mon doigt dangereusement planté vers lui alors que je frappe son torse avec pour ponctuer mes paroles.

« Et toi, sache que la guerre est clairement relancée. J'espère que t'es prêt à souffrir. »

Je leur fais face, guère impressionné par leur carrure alors que je croise les bras, fière comme jamais. On ne soumet pas une vélane à sa volonté en claquant des doigts.


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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Dim 12 Oct - 22:32


 ◈ Sil, Bran & Ruby◈
De la haine à l'amour...

Faut pas déconner, y a que la jalousie qui compte






I
l est rassuré, Brennan va l'empêcher de se faire décapiter. Aucun honneur dans le sang de ce Lion. Il est rassuré et un sourire narquois vient prendre forme sur son visage. Il ricane même aux réflexions de Bran, il a raison, écoute Barbie et apprend. Rubens a toujours attaqué le sang, la maison, de Silver et jusqu'à récemment il ignorait qu'elle était une Vélane. Maintenant il la qualifiait de traînée, d'exhibitionniste, de fille facile... en pensée. Tous ces jolis noms affectueux n'étaient que de douces insultes murées dans son esprit bien trop effrayé pour les dires à haute voix. Ca fait plaisir d'entendre quelqu'un d'autre l'insulter sur sa nature de Vélane. Brennan la renvoie dans ses cordes, pressant et le cadet apprend de l'aîné. La façon dont Bran reprend le contrôle de la situation, la force implacable qui se dégage de lui et tout ce charisme que lui – pauvre trouillard – ne peut qu'imaginer avoir, il l'observe avec l'espoir de reproduire tout ça. Son ami est impressionnant. Pourtant elle ne faiblit pas. C'est pas normal son sourire... regard un brin apeuré vers Brennan... elle sourit, c'est pas bon moi j'te le dis. Il écoute mais ne veut pas se faire manipuler, elle a dit « y goûter » puis à préciser « y regoûter » pour lui donc ça voudrait dire que Brennan n'a jamais été ensorcelé ? Non elle ment, personne ne veut de ça, surtout pas un mec comme lui. Ne pas égratigné le tableau parfait qu'est son ami, ne pas entendre la vérité. Maison de roublard, elle ment. Ne me touche pas... rictus méprisant, air de dégoût, après ta langue sur mon palais évite de me toucher le menton ça n'est pas plus agréable. Qu'est-ce qu'elle aime ça, le tactile, pauvre traînée qui... ses pensées sont murées, jamais prononcées, chut, ne pas savoir à quel point la haine et la mépris sont grands chez ce petit Lion. Enfin elle le lâche... et gifle Brennan ?!! Regard choqué, puis haineux chez Rubens. Vraiment haineux, d'une noirceur plus profonde que celle qu'il a pu avoir lorsqu'elle s'en est prit à lui. Toi. Ca commence à bien faire la Barbie !

Oh je vais souffrir ?! Mais t'as pas compris que c'est moi qui vais te faire mordre la poussière Silver ! Il s'exclame, il n'a pas la parole douce et ténébreuse comme les deux qui l'accompagnent. Non, Rubens est bien plus brouillon, bien plus spontané dans ses réactions, sa colère n'est pas sifflante elle s'impose, s’explose, sur tous les murs du château. Toute la Grande Salle a droit à sa réaction, joli spectacle du jour. Tu touches pas à mon pote ! Tu ne fais rien d'accord sinon c'est moi qui vais m'en prendre à toi ! On touche pas aux amis, jamais, il ne s'arrête plus. Ce n'est pas rationnel, il ne se contrôle simplement pas. Elle vient de l'obliger à l'embrasser, elle l'a assez humilié et voilà qu'elle ose défendre son sang sale et gifler Brennan ?! L'humilier à son tour devant tout le monde ?! Prend toi en à moi mais pas à lui ! Putain tu me sors par les yeux Barbie. Je suis dans la maison de Perceval et Hell qui t'ont – Merlin sait pourquoi – pris en pitié, à défaut de t'apprécier ! Je connais l'histoire de ta famille ! T'imagine même pas combien je peux t'atteindre Barbie, je peux te bousiller tes amitiés dès ce soir !

Il n'est pas un Gryffondor, il est bien trop lâche pour ça, en plus le Choixpeau il a mit du temps avant de l'envoyer. Ouais, il a hésité. Il n'est pas un Gryffondor il passe son temps à beugler et à fuir, il prend la défense de ses potes mais c'est tout. Ouais comme un Poufsouffle, il est loyal, quoi. A Gryffondor on envoie les courageux, les nobles, enfin tout n'est qu'une question de point de vue et de patience. Rubens Cassidy porte ces qualités, il est simplement trouillard de nature, à l'instar d'ancien Gryffondor il n'est pas naturellement le plus courageux des hommes. Il n'a pas le sens du sacrifice voilà tout. Pourtant il n'est pas simplement loyal, alors qu'il se calme, le souffle court, sa main pointant Silver Nott retombant le long de son corps, il sait qu'il n'est pas juste loyal. Il puise peut-être sa force dans son amitié avec Brennan mais il lui a fallu du courage pour affronter Silver. Il lui en faudra aussi pour la combattre car ce qu'il y a de profondément triste là-dedans, c'est qu'il est sincère. Ses yeux la mitraillait pendant tout le discours, sa main pointée vers elle s'était retenu de l'agripper, ses mots crachaient son mépris. Il ne la supporte plus, il ne la supporte plus ! Il la méprise, il méprise tous ceux qui lui ressemble et elle va payer pour eux tous. Merci Silver de lui donner à chacune de vos rencontres le courage de ses opinions et de sa discrimination.

J'ai pas peur de toi. Mensonge, il a toujours peur, son cœur bat à la chamade et il a bien trop chaud. Il n'est pas stable sur ses jambes et ses poings sont bien trop serrés. Pourtant il ne faillit pas, il la hait tellement, il la méprise si fort.  La guerre était relancée dès que tu l'as giflé, j'étais d'accord pour que tu t'en prenne à moi mais fallait laisser mes potes en dehors de ça. Il t'as demandé de retour à ta place il me semble. La haine lui fait perdre ses traits innocents.

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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Mar 11 Nov - 12:49

Par haine, on fait vraiment

n'importe quoi...


Le trio de moules ♥



Elle les toise mais ne bouge pas. Cela n'annonce rien de bon. S'il a brisé de lui-même le lien qui les unissait autrefois, il n'a encore que trop conscience de ce qu'elle est, de ses réactions, de ses gestes. Si elle avait voulu obéir, les mots grinçants seraient venus s'abattre sur eux dans une folie verbalière de tous les Diables. Puis elle aurait tourné les talons, appliquant un volte-face des plus dignes qui aurait laissé à toute la grande salle le soin d'admirer la beauté légère de sa chevelure blonde et la mouvance de sa démarche gracieuse. Mais non, Silver était là. Droite, calme. Le calme avant la tempête. Pourquoi partir alors qu'elle pourrait rester avec eux deux? Il sent la connerie arriver, cette situation va virer à la catastrophe et pourtant, incapable de trahir son précieux orgueil, il lui répond par le même comportement : un regard de glace, un visage stoïque. Cet air de dire qu'elle ne pourra jamais l'atteindre ni le toucher. S'il savait...

Elle s'approche, faussement doucereuse, les tiens l'un et l'autre. Il a envie de la gifler pour ça, de la pousser, de l'attraper à la gorge, de la saisir par cette chevelure bien trop soyeuse. Si sur eux n'étaient pas braqués tant de regards, si Rubens n'était pas posté si près, quelle joie il se serait fait à lui faire du mal. Physiquement. Sans douceur, sans une once de considération pour ce que sa stature d'homme aurait pu imposer à ce corps si frêle. Oui, s'il n'y avait pas eu ce monde alentour pour le juger et les observer comme on se tient au spectacle des lions en cage dans un zoo, il l'aurait agenouillée, de gré ou de force. L'aurait malmenée à lui en tirer des larmes et peut-être même après ça l'aurait-il... Il n'a le temps d'aller au bout de ce que sa haine lui fait entrevoir qu'une sensation vive et brûlante vient lui piquer la joue. Il entrouvre les lèvres de surprise durant une seconde. Elle l'a fait. La garce ! Elle vient vraiment et tout bonnement de le gifler en public. Il n'entend plus rien, ni de ses menaces à elle, ni des paroles soudain bien plus énergique de son meilleur ami ayant reprit sa vigueur. Par Merlin cette salope a osé. Les veines de ses bras enflent sous la pression de son poing qu'il sert pour ne pas se jeter littéralement sur elle. Sa mâchoire se crispe en un air mauvais que peu lui ont connu, même dans ses pires moments. Elle a osé. Ces mots tournoient dans son esprit étouffé par la haine. Il va la tuer. Non la blesser. Comme elle le blesse, mais en lui rendant tout au centuple. Rubens près de lui s'égosille avec hargne, parle de réduire les amitiés de la belle à néant, et soudain, une petite lumière s'allume dans l'esprit brouillé de noirceur du Serdaigle. Cette gifle, cette humiliation qu'elle vient de lui infliger, est une arme destructrice qu'il saura un jour retourner contre elle. Voyez mes amis, à quelles réactions primaires s'abaissent ces soit-disant sang-purs dès lors qu'on les contredit. La violence, ils ont ça dans le sang et un jour où l'autre, cette violence se retournera contre vous comme elle s'est un jour retournée contre moi. Et Rubens cris qu'il n'a pas peur d'elle. Un petit sourire né à la commissure des lèvres du Bulgare qui toise désormais la joute éclatante du Gryffondor à l'encontre de celle qui anime chacun de ses pas. Savoure ta victoire Silver, oui, savoure ce petit goût plaisant de fierté qui te glisse sur les lèvres ce soir car très bientôt, ta petite réussite du jour sera la glas de tous tes espoirs. Il s'en fait le silencieux serment et pause une main chaleureuse sur l'épaule de son ami furieux.

« Allons Rub', inutile de gâcher ta salive avec cette fille, tu sais comme moi que les serpents ont une ouïe atroce... »

Où est passée sa fureur ? Sa colère qu'on attendait de voir éclater ? Il parle avec calme, presque sympathique dans le ton clair de sa voix, mais le venin lui, y est cependant bien présent. Il sent amèrement dans ce que lui commandes sa conscience pourquoi le choixpeau avait un instant hésité à l'envoyer dans la maison des vert et argent. Avant que d'être un esprit curieux et ouvert, n'était-il pas avant tout un esprit malin et avide de vengeance ? Il échappa au pire pourtant et ne remercierai jamais assez ce vieil artefact pour sa décision salvatrice. Il voit en cela le signe d'une victoire future contre ceux qu'il combat et dont elle fait partie. Elle qu'il empale vive dans son regard.

« Et un sens de la déduction tout à fait déplorable également, car après tout... Qui serait le plus sali de nous si elle venait à user de ses dons pour nous séduire ? C'est là la triste condition d'une vélane que de devoir être elle-même prise pour pouvoir triompher. En somme, c'est le genre de guerre dont nous sortirons forcément vainqueur.» Il l'insulte en se mordant doucement la lèvre, la tenant dans ses yeux. Un geste qui n'était qu'à eux autrefois. Un geste qu'il savait lui tirer avec sincérité et qui le rendait lui-même complètement fou dès lors qu'il la voyait faire. Il joue avec le feu, commence déjà à s'y brûler. Mais brûler dans ses flammes à elle est une bien douce punition après tout. Rubens n'en décèle rien, mais il espère pourtant que son ami comprend les sous-entendus qu'il lui renvoi à travers ses mots. Patience. Réflexion. Ne te précipite pas sur elle comme un chien près à mordre. Toi et moi. Toi ou moi, nous aurons un jour sa perte d'une façon ou d'une autre. Ils ne sont pas seuls. Ils sont acteurs ce soir, et tout leurs camarades attablés forment un public de choix. Elle l'a giflé. Elle a osé. Sa joue le chauffe comme si les doigts de la belle y étaient encore posés, pourtant que penserait-on de lui s'il venait, devant tous, à faire exploser vraiment sa rage ? Pour sûr n'aurait-il pas le temps de passer ses mains autour de sa gorge qu'un professeur interviendrait et le tournerait pour encore plus ridicule qu'il n'aurait pu le redouter. Non, il ne faut pas agir comme on l'attend. Il faut surprendre, il faut convaincre. Tout cela a assez duré, il est temps de faire s'éteindre les lumières. Et que le spectacle commence !

« Je retourne à ma table. Laisse la donc plantée ici si ça lui chante de jouer les godiches au milieu de la Grande Salle. C'est après tout le rôle qui lui sied le mieux. » Il fait pression sur l'épaule de Rubens, le tire légèrement vers lui avant de le lâcher et de s'en retourner comme il l'avait dit vers la table des Serdaigle, le plus naturellement du monde. Sa manière à lui de dire à son ami suis-moi, j'ai un plan et nous perdons notre temps ici. Peu importe au fond si Rubens comprend le message, tôt ou tard il le lui fera savoir. Toute la machine se met déjà en route dans son esprit. Silver Nott payeras pour ses affronts. Elle payeras pour avoir osé souiller les lèvres de Rubens Cassidy. Elle payeras pour la gifle. Pour les mots. Oui, tout ce qu'elle est et a pu leur faire, il le lui fera payer, et si cher qu'elle n'aura plus alors d'autre choix que de mendier à genoux devant eux ou à se laisser mourir.






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MessageSujet: Re: Par haine je suis prête à faire n'importe quoi   Jeu 13 Nov - 21:31

Le trio d'ennemis

Pour vous hair et vous faire souffrir je suis prête à tout





Fière comme un paon, dure comme un roc, un soupçon inconsciente, je me tenais face à eux les bras croisés, le menton légèrement relevé, mes yeux braqués sur leurs visages qui reflétaient assez bien le dégoût qu'ils m'inspiraient. Jamais je ne baisserais les yeux, jamais je ne montrerais un signe de faiblesse. Nos joutes restaient verbales mais elles étaient mon quotidien, un jour l'un, un jour l'autre, parfois les deux. Mais jamais je ne baissais ma garde, jamais je ne les laissais m'atteindre. Mes prunelles inspectèrent la joue rougie de Brennan. Du moins plus maintenant. Indocile, bien trop féline pour une serpentard, j'avais peur de peu de choses, et ces deux individus ne faisaient certainement pas partis de cette courte liste. J'avais conscience que je jouais un jeu dangereux à afficher sans aucune once de crainte mes rivalités de cette manière, ça pourrait finir par se retourner contre moi un jour ou l'autre.

Mais voir leurs réactions face au geste, ô combien horrible, que je venais de commettre était juste... jouissif. Surtout la réaction de Cassidy en fait. Véritable regard noir, haineux, outré. J'avais touché ma cible en plein dans le mil comme souvent. Et au lieu de me pousser à fuir, ça me donner envie de rester, de l'écouter déverser son venin. Ce qu'il ne tarda pas à faire. Un sourire narquois, sans même ciller je l'écoutais pas le moins du monde touché par ces propos. Ça n'était certainement pas l'un de mes pires ennemis qui allait réussir à me faire me remettre en question. Alors ça jamais. Un véritable petit caniche qui aboyer à vous donner la migraine, mais dont les cris n'avaient au final aucune répercussions. Il avait même la coupe de cheveux, c'est que monsieur avait le soucis du détail en plus de cela. J'aimerais bien voir de quoi était capable un crétin qui m'avait un jour menacé avec une pince à épiler, sortir son peigne peut-être, bien que je doute qu'il en possède un. J'hausse un sourcil en entendant la suite, feignant d'étouffer un bâillement totalement inerte face à sa rage que je savais vraie. Il m'irritait, il me dégouttait, il me donnait envie de le cogner. Jamais personne ne m'avait agacé autant, il me donnait cette envie profonde d'en finir avec lui. Ce satané sang de bourbe, aussi infect que le reste de sa maudite sous race. Il n'était que le parfait exemple parmi tant d'autre pour démontrer à quel point ils étaient dégénérés autant qu'ils étaient, un véritable poison pour notre société que je ferais un jour tout pour détruire. Je n'étais tombé que sur un tas d'exemples qui m'avaient ou avaient tenté de me faire du mal, aussi infect dans un cas que dans l'autre. Adam, Cassidy, Brennan que l'on pouvait considérer comme un déchet au sang sale au même titre que les autres.

« C'est tout t'as terminé ? Ou tu comptes m'ennuyer encore longtemps ? »

La réaction de Brennan m'étonna par contre. Je m'attendais à quelque chose de plus...sanguin à vrai dire. Il était calme, bien trop calme. Je le connaissais, ça n'était juste pas du tout son genre. J'étais sortis plus d'un an avec lui, je savais comment il agissait, et pas du tout comme ça. Il allait se venger, me faire payer cette humiliation publique. Mais il l'avait tellement mérité cette gifle, et il méritait tellement plus. Je ne réponds rien à ses piques dissimulé derrière sa voix faussement calme.Le laissant filer, une pointe de dégoût dans le regard alors que je me tourne vers Cassidy, prête à partir.

«Pour ton information Cassidy tu embrasses vraiment très mal et tu as mauvaise haleine. Tu m'as coupé l’appétit. »

Et sans attendre sa réponse, je tourne les talons, quittant la Grande Salle, mettant fin à l'attraction du matin à Poudlard. A croire que j'allais finir par animer un Talk Show dans cette pièce, avec le nombre de fois où je me donnais en spectacle entre ces murs.


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Par haine je suis prête à faire n'importe quoi

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