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 « There is a fire inside of this heart... » (bebelounet)

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Tallulah I. Fawley
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Tallulah I. Fawley

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MessageSujet: « There is a fire inside of this heart... » (bebelounet)   « There is a fire inside of this heart...  » (bebelounet) EmptySam 1 Nov - 21:29

ft. abelounet && tallulu
and a riot about to explode into flames
Les échos qui résonnent, s'échouent en toutes directions. Le grondement du gong qui s'insinue dans chaque pore de ma peau pour électrifier mon être. Les volutes d'encens qui flottent délicatement dans l'air ambiant, le cèdre, agrémenté de patchouli. Qui me transporte dans d'autres contrés, dans d'autres mondes. Qui laisse planer une image dans ma rétine, me fait visionner ces silhouettes silencieuses et mystiques, drapées dans les soieries d'un orange vif. Ces longs murmures mélodieux, dictés dans une langue inconnue, de voix qui s'accordaient sans le moindre défaut. Ces marches à grimper, pénitence karmique, afin de laver les péchés de la journée écoulée. Ces récits, soufflés entre les flammes au beau milieu de la nuit, d'une voix sourde et claire, récits sur les entités créatrices du monde. Ganesh, Shiva, Vishnu, Brahma. Et cette odeur qui circulait constamment dans mes narines, imprégnée physiquement dans ma tête à force d'en inspirer les vapeurs. Ramenée dans le peu de valises que j'avais emporté, parmi les autres souvenirs hétéroclites qui trônaient désormais dans ma salle de classe. Attrapeur de rêve amérindien, masques africains, colliers soigneusement élaborés par des tribus autochtones australiennes, des tentures indiennes légères aux milles couleurs de la vie. Me rappelant encore une fois la douce journée qui y est affiliée. Cet événement où l'on se projette des pigments au visage : le vert pour l'harmonie, l'orange pour l'optimisme, le bleu pour la vitalité et le rouge pour la joie et l'amour. S'excusant à la suite en déclarant qu'il ne faut pas être offensé, c'est le Holi. Ces regards qui s'étaient tournés sur mes cheveux d'un roux flamboyant, venant caresser les mèches de feu de leurs doigts enduits de touches chatoyantes. Un soupir délicat, alors que je tente désespérément de combattre l'ennui qui m'habite. Lire les résumés de textes des élèves, avachie sur mon siège professoral. Il n'y a pas réellement de théorie, tout est plus simple à intégrer en pratiquant. Je ne fais que leur exiger un compte-rendu de cette expérience afin de comprendre, d'analyser. La divination est propre à chacun, à son ressenti, à ses expériences de vie.

Je me lève, je craque sinistrement ma nuque avant de dérouiller mes longues jambes. Quelle idée d'avoir mis des bottines à talons alors qu'il n'y a pas âme qui vive pour m'accompagner dans une ballade. Je me sens comme la blonde Raiponce séquestrée dans sa tour, sauf qu'il n'y a aucun prince pour m'en déloger et m'emmener au crépuscule sur un cheval blanc. Il n'y a que les boules de cristal dans lesquelles je me reflète soigneusement, mon visage arrondi par la forme de l'objet. Le tintement des breloques des colliers qui ploient sur les embrassements de l'air. « Mmh. » Tiens, un thé et de quoi sustenter mon imagination. Un mouvement de main et la machine se met en route, l'eau bouillonnant doucement. Je m'avance douce, je me traîne jusqu'à ma bibliothèque, soigneusement dissimulée derrière un meuble large. Passant mes doigts sur les couvertures râpeuses, savourant le grain si particulier sous la pulpe de ma main. Jules Verne. Un écrivain français, créateur d'incroyables escapades à travers les terres et les océans. Charles Baudelaire, son spleen si particulier, ses poèmes intriguants et mélancoliques. Aldous Huxley et le meilleur des mondes. George Orwell et 1964. Sa société surveillée de toutes parts, totalitaire. Big Brother et son oeil qui voit tout, même ce que l'on voudrait dissimuler au regard. Finalement, mon choix se porte sur le célèbre roman d'Oscar Wilde. Le portrait de Dorian Gray. L'homme au tableau qui garde ses années passées à sa place, le laissant jeune et intemporel. Se gavant de l'avidité, du mal qui le ronge à côtoyer bars à opium, prostituées. Allant même jusqu'à tuer la femme qui l'aime sous le futile prétexte d'une représentation théâtrale ratée. Ce garçon si doux et naïf, fasciné et gorgé d'obsession pour son propre reflet dans le canevas.

Il est dix-sept heures. L'heure du thé. Cette tradition inégalée, respectée dans la plupart des familles d'origine anglophone. Ce breuvage délicat, tant estimé, tant recherché à une certaine époque. Diversifié dans des centaines de saveurs différentes. Le livre est sur mes genoux, ouvert aux premières pages, nimbé de la lumière du soleil d'automne. Présent mais pas si chaud qu'en pleine apogée estivale. Deux tasses fumantes posées sur la petite table basse aux pieds en fer forgé. Le tapis aux longs poils duveteux. Cette odeur prenante qui persiste encore. Elle lit, lit quelques minutes, savourant le silence des plus parfaits. Un grincement de marche et elle détourne la tête, en observant une autre soulever la trappe. Aussi blonde que pouvait l'être la lune. « Bonjour toi ! » Tes yeux pétillent de malice. Tu sors de ton confort tendre pour te lever et terminer ta course en face du jeune homme. Tu hésites. Les bras le long du corps. Convenable ? Pas convenable ? Alleu au diable. Il ne lui faut que quelques secondes avant de décider. De plus, ce n'est pas comme si c'était nouveau. Il est trop tard pour retourner en arrière. Je crochète mes membres autour de sa taille, chastement. Accordant mes courbes contre les siennes, le temps d'un instant. Ne voulant pas nous refuser la tendresse que nous méritions amplement. « Comment vas-tu ? » Je me recule, tout sourire, encore. Il est chez lui, dans cette pièce. Il est comme un membre inhérent à cet endroit, qui n'a pas la même saveur sans sa présence. Une ombre qui gît, dans la douceur du thé, dans la chaleur du soleil, dans les objets étranges et variés exposés ici et là. L'attrapeur de rêve qui prend encore plus de sens maintenant. « Pile à l'heure pour le thé, jeune homme. » Elle tend le bras vers les fauteuils, les tasses fumantes. L'ambiance qu'ils apprécient tant. « Alors, est-ce que l'attrapeur de rêve a fait effet ? » Tes yeux pétillent de joie. Tu te sens bien. Tu serais presque ravie d'être Raiponce, à présent.
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Abel T. McMillan
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MessageSujet: Re: « There is a fire inside of this heart... » (bebelounet)   « There is a fire inside of this heart...  » (bebelounet) EmptyMar 23 Déc - 13:28

« Ça a été plus qu’utile, Professeur. »

Abel sourit faiblement. Il présente, d’instinct, sa politesse, au-devant de toutes questions. Il pense au tremblement de terre, à sa chambre détruite. Le vif resté dans sa poche veillait sur lui alors qu’il dormait dans les bras de Caïn. N’en déplaise à son colocataire qui n’a ainsi pas eu à partager son lit avec son compagnon de chambré pour laisser la place à un Serpentard. Alors les soirs où il dormait, il dormait bien. Mais parfois vouloir dormir ne suffit pas.

Il ne répond pas à la première question. Il ne préfère pas. Entre le tremblement de terre et ce jour de novembre, il s’était passé une multitude de chose qui le rendait incertain. Est-ce oui ou non une bonne chose ? Il y a eu des moments heureux, des choses douloureuses. Plus que d’habitude. Mais ça ira. Ça ira.

En inspirant et en s’installant, des milliers d’images lui traversent l’esprit. Caïn est la seule constante de cette vie mouvementé. Malgré les hauts, les bas, les aléas, ça allait mieux, avec Hell. Sa vie amoureuse était devenue un Enfer. Mais il gardait la tête droite. Travailler, encore et encore, quand le soleil ne vient pas. Si l’insomnie me gagne sortir du lit, écrire des rapports, réviser, dessiner. S’occuper l’esprit jusqu’à ce que le sommeil le trouve. Souvent sa renarde venait sur ses genoux pour profiter de sa chaleur fébrile. Il ne dormait pas encore beaucoup, mais il dormait mieux.

Ne pas regarder derrière. Il n’y a personne. Anarchy n’est pas là. Anarchy n’est pas là. Il s’installe, le visage tourné vers la lumière du soleil. Soirée de Novembre. Il hume l’air saturé de souvenir qui ne sont pas les siens. Un ailleurs qu’il n’arrive pas à attraper en relisant, corrigeant et signant des dizaines de rapports. En relisant les lois de toutes les créatures magiques, en les apprenants par cœur. C’est inutile, si on n’a pas l’odeur du voyage dans la pièce, di s’imaginer ces ailleurs. Abel rêve, une seconde, de prendre le temps de voyager, loin de sa propre vie qui lui est étrangère. Alors il se tait.

Ne pas souffrir. Ne pas regretter.

Ni d’avoir dit oui si vite à son père lorsqu’il lui a donné la main d’Arya, ni de n’avoir pas osé, encore, demandé celle qu’il aime vraiment en mariage. Mariage. Le mot et l’image sur Annabeth fait tâche, comme une farce mal agencée et de mauvais goût. Mais ce n’était pas la robe et une maîtresse de maison qu’il voulait. C’est quelqu’un vers qui revenir. Une famille, la sienne. Sa vraie famille, qu’il aurait choisi.

Son propre empire. Un empire simple. Mais vaste. Simple pour lui. Vaste pour elle. Plus beau et plus grand pour elle.

Il chasse tout ça. Il boit son thé, discute trivialité. Forcer le sourire. Tout va bien. Il ira la voir. Il lui dirait adieu, en bonne et due forme. Il l’oubliera, comme il a oublié les autres. Il n’y a qu’Hell qui reste, après tout.

Si tu demandais, Abel, Tallulah te révélerait que non. Que même Hell, tu l’oublieras. Mais Tu n’oublieras pas Annabeth. Tu n’oublieras jamais Annabeth, et l’avenir qu’elle ouvre pour toi.

Un sourire forcé. Tout va bien. Malgré le masque qui craquelle, j’apprends à être fort, plus fort que ça. Dans les prochains mois, mes parents pourront être fiers. Caïn sera libre. Et Hell aussi.


« Et celui-là ? »

Tu tentes de t’enfuir, à travers les souvenir d’une voyante, fuir le présent pour en sortir plus fort. Tu espères que ton sourire l’aveuglera l’espace d’une demi-tasse de thé. Tu espères. Mal.

« Où voudriez-vous aller après ? »

Tu tournes ta cuillère avec ce sourire trop naturel pour ne pas être faux. Ton calme est forcé. Tu hésites, sur tout. Tu te laisses aller à la manière dont on t’a forgé. Tu es meilleure poupée de glace que ne le seront jamais tes cousines et tes sœurs. Meilleure encore qu’Eugenia Bogart.

« Envoyez-moi une carte, je suis certain que j’aurais envie d’y transplanter la prochaine fois que mon père m’enverra un dossier sur les propriétés des McMillan un peu trop compact pour les traiter en une semaine. »

Je suis faux. Ma vie entière a été ainsi. Mais jusqu’à la mort de Caleb, jusqu’au retour de Hell, jusqu’à la nuit où j’ai couché avec Caïn, ça n’avait pas d’importance, c’était facile. J’ai passé tout le long de cette année civile à perdre la tête, le contrôle sur mes pouvoirs. J’ai toujours travaillé dur et je n’ai jamais travaillé aussi mal. Et pourtant, je débite des chapitres de rapports, je vis ma vie d’étudiant comme chacun attend de moi que je la vive. Mais il y a peu de personnes qui se sont demandé comme je m’y prenais. Et visiblement, je m’y prends mal.

Mais je n’y peux rien pas vrai ?


« Je noterai le nom de ce thé. Il est délicieux. »
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