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 Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)

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MessageSujet: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Sam 27 Déc - 17:52



Les mensonges, c'est la vie
~ Fiançailles des Bogart ~




On ne pouvait pas franchement dire qu’Othello dénotait dans le paysage, vêtu de costard comme tout le monde. Et pourtant, il se sentait aussi intru que si un panneau clignotant s’était installé au dessus de son front. Petit, Othello avait subi une pléthore de fêtes comme celle-ci. Mondaines, formatées, terriblement ennuyeuses. Mais à l’époque il était enfant, on le laisser faire des bêtises avec les autres de son âge, et puis c’était son frère qui héritait de toutes les corvées de bienséance. Depuis son entrée à Poudlard, il évitait ce genre de fête comme la peste. Et là, planté comme un baton à regarder les têtes qu’il n’aimait pas passer, il se demandait VRAIMENT ce qu’il faisait là. Heureusement, l’un des serveurs était plutôt sympathique et il avait pu échanger quelques mots avec lui pour s’occuper un peu. Plus important, il avait pu échanger quelques coupes avec lui, ce qui faisait un peu passer le temps faute de le rendre plus intéréssant.

La seule occupation de la soirée, en attendant une information croustillante à se mettre sous la dent -et qui, clairement, se faisait attendre-, était d’observer les têtes familières et de compter celles avec qui il avait déjà conclu des pactes de silence. Ils n’étaient pas majoritaires, mais chacune sonnait comme une petite victoire pour le Serdaigle, et lui passait un peu de baume au coeur. Vous jouez peut-être les orgueilleux dans vos costumes de dentelle, mais vous avez tremblé devant mes lettres.

Trop occupé à essayer de repérer ceux qu’il avait fait chanter, et qui n’étaient malheureusement pas aussi nombreux qu’il l’aurait voulu -c’est bien, ça faisait encore pleeeein de cibles à exploiter-, Thellou ne remarqua pas la silhouette féminine qui se glissa derrière lui et lui attrapa les épaules. Surpris, il sursauta et lui renversa une partie de son verre sur sa robe.

”Oups, excuse moi !”

Se tournant un peu brutalement, Othello se défit de cette étreinte pour se retrouver nez à nez avec une fille qu’il avait déjà vue, mais qu’il ne connaissait … pas. Il ne pensa pas un instant à dégainer sa baguette pour annuler le champagne qui s’était renversé sur le bas de la robe de la demoiselle, trop occupé à se demander ce qu’elle lui voulait. Son pote?

”Toi ? Euuuuh… depuis quand on est familiers comme ça?”

Othello lui attrapa la main qui avait tenté de se glisser sur son épaule, et la garda un moment dans la sienne, à dévisager la demoiselle. Elle ne lui était pas inconnue, et pour cause : c’était l’ex-petite amie de Rubens. Comme tout ce qui concernait la vie de ce Gryffondor l’intéressait, il n’était pas passé à côté de cette fille-là. Et elle… n’était pas totalement passée à côté de lui non plus. Ou plutôt si, elle était passée à côté, mais visiblement elle s’était lancé comme défi personnel de le découvrir. Il la regarda en ouvrant grand les yeux. Elle ne l’avait quand même pas débusqué, si? Jusqu’à présent, il avait vu à plusieurs reprises Meg avec des courriers de Rubens, qu’il avait personnellement envoyés, en train de chercher leur expéditeur. Il l’avait aussi vue rôder autour d’Ixis, le hibou qui portait tous ses messages. Pas bête de guetter la bestiole, sachant qu’Othello lui donnaitrégulièrement des lettres et qu’il montait souvent aux perchoirs pour récupérer les réponses confiées à Ixis. Mais pour l’instant, il avait toujours repéré Meg, et s’était débrouillé pour qu’elle ne le voit pas. Du moins c’est ce qu’il pensait. S’était-il trompé? Et si oui, pourquoi une entrée en matière si singulière? Sur le principe, Othello pensait lui-même qu’il se sentait bien seul au milieu de ces faux-culs en dentelle, maissi n’importe quel visage familier aurait pu être un soulagement, celui de cette fouille-tout qui l’avait peut-être débusqué n’en était pas vraiment un.

Et plus encore que la surprise d’une inconnue pas très inconnue qui lui sautait dessus en l’attrapant comme un vieux pote, ce qui surprit le Serdaigle fut la justification qu’elle lui donna par la suite. Il ressemblait… pas à lui? Othello leva un sourcil et se retint de rire très fort. Soit elle était aussi alcoolisée que lui, soit ses réparties étaient aussi puissantes que celles de certains elfes qui se battent à coup de feutre sur la tronche  et qui débatent sur l’amour qui fait mal. Heureusement, elle n’avait pas encore sorti de “ga” -en même temps elle n’était pas sur le point de mourir-.

“Je ressemblais.. pas à moi? C’est intéressant ça dis donc. Et je ressemblais à qui? ”

Là, comme ça, en regardant la salle, il ne voyait pas bien qui pouvait se traîner la même dégaine que lui. Othello aurait aussi bien pu la laisser partir après une excuse bidon comme celle-ci, mais maintenant qu’il l’avait sous la main il ne comptait pas s’en débarasser aussi vite. D’abord parce que c’était une bonne occasion de connaître la brunette qui tentait de l’espionner, ensuite parce que si elle ne l’avait pas débusqué, il n’avait aucune raison de la craindre et si elle l’avait débusqué autant qu’il le sache tout de suite pour réussir à la contenir, et enfin parce qu’il s’ennuyait et que maintenant qu’il avait ENFIN trouvé quelqu’un, même si c’était elle, il n’allait pas la laisser partir. En plus de ça, elle avait l’air suffisamment alcoolisée pour ne pas la laisser aller embêter quelqu’un d’autre.

Le serveur repassa, et Othello en profita pour lui filer sa coupe vide et en saisir deux nouvelles : une pour Meg et une pour lui-même. La robe de cette fille n’allait quand même pas être la seule à avoir le droit de picoler dans l’histoire.

”A la tienne?”

Othello lui sourit, avant de trinquer avec elle. Il en profita pour boire une nouvelle gorgée, avant de se concentrer sur sa compagne d’infortune et de retomber sur ses pattes. Il dévisagea la demoiselle une nouvelle fois et une évidence lui sauta aux yeux. Si lui faisait tache au milieu de ce beau monde, elle le faisait d’autant plus. Othello l’avait vue un bon nombre de fois avec Rubens, ces derniers temps elle se promenait partout avec un autre Gryffondor, mais il ne l’avait jamais vue avec aucun des Bogart. Ou alors il avait mal vu, ce qui était loin d’être impossible vu qu’il ne l’espionnait pas. Malgré tout, elle semblait dénoter.

”Alors dis-moi, qu’est ce qu’une fille comme toi fait par ici?”

Il ne voulait pas spécialement la mettre mal à l’aise, lui-même n’étant pas dans son élément, mais s’il y avait un petit trafic à débusquer ici, autant qu’il soit au courant.

”Pourquoi tu m’as sauté dessus comme ça? A quoi tu joues?”

Il avait fini par chuchoter, non pas qu’ils s’échangent de grands secrets, mais il y avait trop d’oreilles qui traînaient dans le coin pour qu’il se sente à l’aise. Etait-elle là pour l’espionner? Voyait-elle clair dans son jeu? Le Serdaigle espéra qu’avec un peu d’alcool dans le sang, elle finirait par lâcher le morceau.

”Il y a quelque chose que je devrais savoir?”




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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Lun 29 Déc - 20:47



L'esprit du gay est marqué sur sa face aussi



    ~   Bah, à quelqu’un d’autre

Répondis-je, levant un sourcil, comme si c’était la chose la plus évidente au monde. A mon meilleur pote, précisément, c’est-à-dire… ben à lui. Bon sang c’que c’était compliqué d’incarner quelqu’un qu’on n’était pas ! Quelle idée pourrie j’avais eu… Cela étant dit, Othello eut tout de même l’amabilité de me coller un autre verre dans les mains. Aaaah brave Thel, mon meilleur poto même quand il ne savait pas que c’était moi, à s’assurer que je n’avais jamais les mains vides d’alcool. Je faillis lui donner une claque amicale dans le dos mais me retins : NON, pas deux fois la même erreur. Tu ne le connais pas, officiellement, tu te souviens ?

On trinqua ensemble et je pensai un moment être tombé aux oubliettes, ce qui m’arrangeait bien. Je m’attendais presque à ce qu’il aille déambuler ailleurs, loin du sac à vin qui lui avait sauté dessus… mais non. Ce n’était visiblement pas dans ses plans. Il se mettait même à poser des questions, eeeeet merde.

    ~   Wow ! Quoi une fille comme moi ? J’suis pas assez bien pour tous les p’tits péteux du coin ?

Grognai-je immédiatement, lui jetant un regard de travers. Déguisé en fille ou pas, la fierté mal placée était toujours de la partie avec moi. Bon. En même temps, en temps normal, si j’avais vu mon hôte à ce genre de rassemblement, je me serais aussi étonné de sa présence. Mais là c’était moi-même, donc… Voilà quoi.
Et la première question avait du l’inspirer, puisqu’il se mit à en poser d’autres. Un peu trop. Un instant je crus qu’il m’avait débusqué, à me fixer de la sorte et à baisser la voix. Pendant un instant, le voyant lumineux « Now you can panic » s’alluma, avant que je n’arrive à reprendre contenance : non non non, il ne pouvait pas savoir. Il fallait que je rentre dans son jeu, l’air de rien.

    ~   Oui…

Répondis-je sobrement, sur le fait qu’il devrait savoir quelque chose.  J’esquissai un sourire plaisantin dans sa direction.

    ~   … Déjà que tu exhales l’alcool

Mais bon, le champagne, ça ne sentait pas trop mauvais… Surtout quand on avait envie d’en boire plus en fait. Et puis après réflexion, pas sûr que ce soit lui qui sente le champagne… ce n’était pas censé marquer l’haleine, sauf si on en buvait des litres, ce qui, a priori, n’était pas encore le cas d’Othello.

    ~   A moins que ce ne soit moi puisque… Ah oui, tu m’as renversé ton verre dessus. Balourd vas.

Oups, je reprenais un peu trop vite mes habitudes Haimoniennes… Quoique, je ne savais pas comment se comportait cette fille là d’habitude. A bien y réfléchir… j’aurais PEUT ETRE dû faire quelques recherches sur elle avant de l’incarner. C’était le souci avec les idées qui germaient à la dernière minute : la préparation tombait un peu à l’eau, et on passait directement à la phase Execution, sans avoir le temps de soigner les préparatifs.

Ceci étant dit, si je voulais lui signaler qu’il y avait un Bogart sous ces boucles brunes, c’était le moment où jamais. Othello était pour ainsi dire mon meilleur ami depuis quelques années déjà, je n’aurais aucune difficulté à me faire reconnaître de lui de manière discrète, sans que personne d’autre ne le remarque. Ce serait un jeu d’enfant. Un délire commun, une expression, un souvenir, j’avais l’embarras du choix. En un sens, ça me rassurerait d’avoir un allié et un complice. Il ne me vendrait pas, je le savais, j’avais entière confiance en lui.

Mais… quelque chose me retenait de me dévoiler. Ce quelque chose s’appelait « doute ». Un doute que je me trimballais depuis quelques temps déjà au sujet d’Othello. C’était parti d’une petite blague à son sujet… Je ne savais plus exactement ce qu’il avait mérité pour que je le traite de gay en plaisantant –un pantalon patte d’eph pailleté ? Un t-shirt moulant rose ? Une coupe de cheveux ? Des chaussures à talon ? Une épilation ? Un choix musical ? Non honnêtement je ne me souviens plus… Qu’importe, j’avais balancé cela sur le ton de la rigolade –mais comme je joue très bien le pince sans rire, je l’avais peut être dit d’un air parfaitement solennel- et il avait fait une tête… C’était presqu’un coming out à elle toute seule, cette expression. Un mélange de peur brute et de gêne. Ca n’avait pas duré très longtemps, juste le temps qu’il réalise que je ne disais pas cela sérieusement, mais ça avait suffi à me ficher un sacré doute. Est-ce que mon meilleur pote serait gay ?

Depuis je l’avais un peu observé de temps à autre, mais à part cette réaction beaucoup trop excessive, il n’émettait pas trop de signaux –ou alors je ne les voyais pas, ce qui n’était pas totalement impossible. L’ennui, c’était qu’avec tout ce que j’avais en tête ces temps-ci, je ne pouvais pas passer mon temps à l’espionner, et je loupais donc toute une partie de sa vie qu’il pouvait garder secrète à loisir. L’image du serveur me faisant du gringue me revint en tête… Et si… Et si je testais son potentiel homo ? Ou plutôt… son potentiel hétéro en l’occurrence.
Le seul souci c’était que… Je ne savais pas comment une fille draguait. Pas sûr que d’appliquer ma technique habituelle fonctionne vraiment… D’ailleurs c’était QUOI ma technique habituelle ? Pas la moindre idée à vrai dire. Alors comment m’y prendre ? Je pouvais bien lui sauter au cou et l’embrasser –ce n’était pas sans précédent à Poudlard de ce qu’on avait pu me raconter- mais la probabilité qu’il ne me repousse était TRES élevée et ne prouverait rien du tout : personnellement, si n’importe quelle nana me sautait aux lèvres, j’avais beau être hétéro, je pense qu’elle aurait le droit à un aller sans retour contre le mur le plus proche.

Non il me fallait un plan plus fin, plus subtile. L’ennui, c’était que subtilité et alcool n’allaient pas franchement ensemble. Alors tant pis, autant se jeter à l’eau. Ou à l’alcool. Je finis d’ailleurs d’une traite le verre entre mes mains, j’avais besoin de courage pour draguer mon meilleur pote. Je dus d’ailleurs me retenir de grimacer en pensant à ce que j’allais faire.

    ~   Et je t’ai sauté dessus parce que… je ne savais pas comment t’aborder

J’espérais avoir l’air crédible dans le rôle de la demoiselle maladroite ne sachant pas comme approcher le garçon de ses rêves. C’était un peu compliqué dans la mesure où j’avais une furieuse envie de rire. L’alcool n’aidait clairement pas au sérieux, mais ce n’était pas un drâme, il allait sûrement s’imaginer que j’étais saoule –et il aurait bien raison.

    ~   Alors euhm… t’es venu tout seul ici ? Ou accompagné ?

Un tel manque de subtilité me donnait envie de de glousser –preuve que les gênes de la gamine que j’incarnais devaient s’agiter, Haimon Bogart ne GLOUSSE PAS. La bonne nouvelle, c’était qu’il y avait tellement de personnes pitoyables en séduction que j’étais même crédible dans ce rôle de gamine maladroite et amoureuse. J’espérais presque sincèrement que cette brunette ne connaissait personne ici ET qu’elle n’était pas en couple avec quelqu’un. A ce genre d’évènements, les rumeurs fructifiaient encore plus vite qu’ailleurs….

Et hop, une nouvelle coupe de champagne pour moi, dérobée à un serveur passant un peu trop vite à côté de nous. C’était de première nécessité.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Mar 30 Déc - 12:03



Les mensonges, c'est la vie
~ Fiançailles des Bogart ~




Othello manqua de rire lorsque la pseudo-inconnue lui demanda d’un air offusqué si elle n’était pas assez bien pour les péteux du coin. Parce qu’il avait l’air d’un péteux du coin ? Vraiment ? Ça ne se voyait pas comme un intrus au milieu d’une famille consanguine, qu’il n’avait rien à faire ici ? D’un côté, tant mieux. Le Serdaigle profitait du monde présent pour se faire oublier. Il n’avait rien à faire ici, et aucun des Bogart présents ne l’auraient invité. Ah, la joie de l’open-fiançailles. D’un autre côté, c’était presque vexant, qu’on le compare à tous ceux qui ne lui inspiraient que dégout et haine. Je ne suis pas l’un des leurs, ce sont des traîtres. Et moi, je suis le traître des traîtres. Quelqu’un de bien, quoi.

« Je crois au contraire que t’es trop bien ! »

Lui lança-t-il en guise de réponse, avec un clin d’œil. Aux yeux des Bogart, sans aucun doute, elle n’était pas assez bien. Quoi que si elle était là, c’était probablement qu’elle avait invitée. Tout le monde ne se pointait pas à l’improviste ici pour espionner Eren quand même. Alors quelles étaient les raisons de sa présence ?

Bizarrement, la réponse de Meg ne parvint pas tout à fait à le satisfaire. Elle était là, elle lui avait sauté dessus… parce qu’il sentait l’alcool ? Il la regarda de travers. T’as vraiment rien trouvé de mieux comme excuse ? Non, ça n’était même pas une excuse. Ça ne ressemblait même pas à un prétexte. D’ailleurs, ça ne ressemblait à rien du tout.

Et la suite n’arrangea rien. Elle prétendit lui avoir sauté dessus parce qu’elle ne savait pas… comment l’aborder ? Thellou recula le visage et leva un sourcil en la regardant. Quoi ? QUOI ? Elle était sérieuse là ? Il plissa les yeux pour mieux la dévisager, tentant de percevoir ce qu’elle cachait derrière son air… moyennement inspiré. Un petit sourire peut-être, qui n’exprimait pas grand-chose. Etait-ce la manière qu’elle avait trouvée de l’espionner ? L’aborder en faisant semblant de le draguer ? Oui mais aux dernières nouvelles, elle n’était pas censée l’avoir débusqué. Elle n’était même pas proche de l’avoir débusqué. Ou alors elle cachait très bien son jeu. Et bizarrement, ses prétextes à deux ronds n’allaient pas dans le sens de cet argument.

« Euh.. M'aborder? Comment ça ? »

Pour la peine, après avoir dévisagé Meg jusqu’à la désintégrer –enfin il aurait pu le faire s’il avait eu des rayons laser à la place des yeux-, il plongea son nez dans sa coupe de champagne et imita sa nouvelle compagne de soirée en finissant son verre d’une traite. Un regard aux alentours l’informa que le serveur n’était pas à côté. Dommage, il aurait bien repris une coupe, là, tout de suite, même si la demoiselle venait de lui dire qu’il sentait l’alcool.

Lorsqu’elle lui demanda s’il était venu seul, Othello ne put se retenir d’exploser de rire. Heureusement, il avait déjà fini sa coupe de champagne, sans quoi il aurait une fois de plus taché la robe de la Gryffondor.

« Vraiment ? C’est ça ton approche ? »

Il repartit en éclat de rire. C’était pas gentil. C’était même carrément méchant. La pauvre faisait peut-être de son mieux pour essayer de l’approcher, et il se foutait ouvertement de sa gueule. Oui mais c’était drôle. En faisant un gros effort et en contractant ses abdos, Othello finit par arrêter de rire. Le pire, c’est qu’il ne se moquait pas de Megara. Il se moquait de lui-même plus que de la supposée question de cette fille. Ca faisait un temps interminable qu’il était seul, planté là à observer les gens et à s’ennuyer, tant et si bien que lorsque cette fille lui avait sauté dessus, il avait décidé de ne pas la laisser partir. Et elle lui demandait s’il était seul ? Comme si tout le monde n’avait pas remarqué qu’il était désespérément seul comme un con à cette réception et qu’il n’avait rien trouvé de mieux pour faire passer le temps que de picoler.

« Non, j’suis pas seul, ma copine est là mais avec une cape d’invisibilité. D’ailleurs tu lui marches dessus ! A moins qu’elle soit partie aux toilettes.. »

Et c’était reparti pour un tour à se marrer tout seul. Ce que l’alcool pouvait le rendre con. Le serveur finit par repasser et il lui déposa sa coupe pour en prendre une nouvelle, calmant au passage son fou rire. Il souffla un grand coup avant de reprendre un peu son sérieux.

« Désolé, je… j’ai un peu trop bu. »

Au cas où ça ne se voyait pas comme le nez au milieu de la figure… Othello grimaça en montrant sa coupe de champagne. Au passage, il fit tinter sa coupe avec celle de la Gryffondor, avant d’en reprendre une gorgée. Ces fiançailles au demeurant ennuyantes avaient au moins cet avantage : champagne à volonté. Et on avait beau dire, parler des lendemains de cuites désagréables et de tous les inconvénients de l’alcool, c’était quand même autre chose que la potion d’ivresse. Même la potion d’ivresse de Jake. Même s’il aurait mille fois troqué cet instant contre un petit moment de beuverie aux côtés de Jake. Ce que les toilettes des garçons lui paraissaient agréables, à côté du manoir-repère à sangs-purs. Ce qu’il aurait donné pour se faire aborder par LUI et pas par l’ex-copine de Rubens et son attitude incompréhensible.

« Ouais, je suis venu seul, comme tu peux le voir ? Et toi ? Qu’est ce qui t’amène ici ? »

Il lui sourit, un peu désolé de lui avoir éclaté de rire à la tronche. Décidément, il ne savait pas VRAIMENT pas comment ne pas être un con avec les filles. Pas étonnant que ses sentiments aient fini par déclarer forfait.  Si cette fille avait vraiment fait tout ça parce qu’elle ne savait pas comment l’aborder, il la plaignait un peu. Et si elle n’avait pas fait ça pour cette raison… pourquoi l’avait-elle fait ? Que cherchait-elle ? Elle voulait jouer avec lui ? Très bien. Il jouerait avec elle. Et si elle ne jouait pas ... Tant pis, il jouerait avec ses sentiments. Il n’était plus à une ennemie près.

« Désolé pour ta robe… euh.. »

Othello sortit sa baguette magique, bien rangée dans une poche de son costard. Pratiques, ces vestes pour sorciers avec la poche pour baguette intégrée. Il tenta de penser un sort qui aspirerait le champagne ou nettoierait la robe. Et… il avait définitivement trop bu pour réfléchir intelligemment. La sagesse des Serdaigle ? Oui, mais quand ils sont sobres. La sagesse légendaire ne peut plus rien pour eux une fois qu’ils ont décidé de jouer avec l’alcool. Il finit par tenter un « reparo », qui parut plus ou moins régler le problème.

« Je m’en serais voulu de te la salir, elle te va à ravir. »

Il tenta son plus beau sourire, posant sa main sur l’épaule de Meg. Othello ferma les yeux un court instant, cherchant l’inspiration divine qui ne voulait pas venir. Si seulement on avait troqué ces horriblissimement chiants cours d’histoire de la magie pour des cours de drague.. Il n’en serait sans doute pas là, à ne pas savoir quoi dire pour avoir l’air crédible.

« Au fait, je ne crois pas qu’on ait été officiellement présentés. Je t’ai déjà vue à Gryffondor, il me semble… Moi c’est Othello. Serdaigle. Enchanté ! »

Il ôta à nouveau sa main de l’épaule de Meg, tout en gardant son sourire, et lui tendit la main. C’était nul. Il n’avait aucune crédibilité en drague. Heureusement, elle avait l’air d’avoir autant bu que lui, ce qui devait permettre de mieux faire passer la pilule.

« Merci d’être venue. Ça me fait plaisir d’être en bonne compagnie pour la soirée. »

Othello tenta le clin d’œil complice, eut envie de s’auto-flageller, et pria très fort pour que, au choix, la brunette oublie ses tentatives de drague foireuse dès le lendemain OU n’en parle à personne.



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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Mar 30 Déc - 20:37



L'esprit du gay est marqué sur sa face aussi


Mais c’est qu’il se fichait de moi c’t’andouille ! Je voulais bien croire que l’alcool devait lui filer un sacré coup de pouce pour le fou rire, mais il semblait tout de même en train de se moquer de moi, ou de ma question. J’esquissai cependant un sourire, son excès de joie était malgré tout plutôt communicatif.

    ~   Oui bah pour ta gouverne, ici, c’est super grand. Elle aurait bien pu se perdre en cherchant les toilettes, ta fameuse copine…

Minute… Je n’étais pas censé savoir cela moi, si ? Eh merde. Il allait falloir que j’arrête de lui tendre des perches aussi grandes pour qu’il me grille, il allait finir par piger que quelque chose clochait chez moi –d’ailleurs il n’y en avait pas qu’une, de cloche, dans l’affaire. Léger froncement de sourcil qui s’effaça en un rien de temps alors que j’essayais de me rattraper en justifiant cette connaissance précise :

    ~   Ouais… je suis passé par là… La malédiction du champagne

Non mais non. Juste… NON. On ne drague pas quelqu’un en lui parlant de sa vessie Haimon ! Bon alors d’accord, je n’avais pas à proprement parler prononcé le mot vessie, mais à ce stade là, c’était un peu comme si je me baladais avec un panneau géant « ça commence par vé, ça finit par scie, et la mienne ne supporte pas l’alcool à bulle ». Parfait : classe, délicat, sensuel… J’avais tout compris. Ce fut d’ailleurs à mon tour de me payer un fou rire en m’imaginant avec le dit panneau. Parfait, maintenant il nous restait à espérer qu’il y avait au moins UN animal sur terre dont la parade nuptiale consistait à se gausser, sinon c’était mal barré cette histoire.

Une petite baffe mentale pour me remettre sur le droit chemin –celui consistant à draguer son meilleur pote pour savoir s’il est gay.. je vous laisser imaginer la droiture de la route en question-  et voilà qu’il repartait avec ses questions. Bon, j’aurais pu m’y attendre, généralement la drague passait par l’étape « apprendre à connaître l’autre », ce qui souvent nécessitait des questions. Ce que je fichais ici ? « Je viens pourrir la vie de mon ex », voilà ce que j’avais envie de lui dire, ce qui à la fois été très vrai –pas sûr qu’Eugenia apprécie ma future intervention- et à la fois était une bonne excuse pour le rôle que j’interprétais ce soir. Le souci… c’était que je n’étais pas certain que lui balancer cela à la gueule allait m’aider à le faire tomber dans mes bras. Alors, certes, je ne voulais pas VRAIMENT qu’il se jette dans mes bras –beurk, et puis quoi encore ?- mais si je pouvais éviter de lui faire peur, c’était bien aussi. Sinon, je n’aurais rien prouvé du tout.

En attendant, je n’avais pas de bonne raison pour être ici.

    ~   J’ai vu de la lumière, alors je suis rentré

Balançai-je, sans trop réfléchir. Plus débile comme réponse, tu meurs, mais ça me laissait au moins le temps de réfléchir à une vraie bonne excuse. Du genre… Non, rien ne me venait.

    ~   Je suis venu semer le chaos. Tout mariage a besoin de son trouble-fête, non ?

Voilà, balancer la stricte vérité, mais sur le ton de la rigolade, c’était un bon compromis. J’étais fier de moi sur ce coup, mais pas le temps de fanfaronner intérieurement , voilà qu’Othello passait à l’attaque… Enfin c’était ce qui me semblait d’un œil d’homme ivre. Minute… alors il serait VRAIMENT hétéro ? Bon, d’accord, il avait eu des copines mais… Déjà pas depuis un sacré bout de temps, et la dernière en date aurait pu faire virer de nombre un sacré paquet de mecs selon moi. N’empêche qu’il ne semblait pas foncièrement contre l’idée de flirter avec la brunette que j’étais… Mais ça ne voulait rien dire, ça, si ? Bordel… Ne me dites pas qu’il allait falloir que je l’EMBRASSE pour avoir le fin mot de cette histoire ? Cette simple perspective me retournait l’estomac. Il allait falloir au moins 20 coupes de champagne en plus pour que j’en arrive là ! Et puis… si après il découvrait qui se cachait derrière cette petite brune, comment diable allais-je pouvoir me justifier ? « J’ai trop bu » ne justifiait pas TOUT non plus. A trop vouloir le faire sortir de son placard, il allait finir par croire que c’était moi l’homo de l’histoire.

Je sursautai en sentant l’humidité de ma robe s’évaporer, réalisant qu’il venait de jeter un sort pour rattraper sa maladresse. Je m’efforçai d’avoir l’air flatté en réaction à son compliment, mais c’était un peu compliqué en tant qu’homme de se réjouir de savoir qu’une robe nous allait « à ravir ». D’ailleurs, tu m’ravis quedalle mon pote, hors de question que quique ce soit essaye de m’ôter cette robe ! J’en profitais pour tirer un peu sur l’espèce de corset qui n’arrêtait pas de se faire la malle et de me faire un décolleté plongeant. Il ne fallait pas que je donne trop d’idée à la gente masculine non plus.

    ~   Merci

Finis-je par murmurer, espérant cacher ma gêne derrière un air honoré.

    ~   Mais ce ne sont pas les jolies filles qui manquent ici

Soulignai-je, et pour le coup, je ne mentais pas. Eugenia était tout simplement sublime. Silver était superbe, comme à son habitude. Hell, charmante, à sa façon. J’espérais juste sonner aussi jalouse que n’importe quelle fille ici présente devrait l’être de ces êtres magnifiques.

    ~   Ou les beaux mecs, d’ailleurs

Ajoutai-je, guettant sa réaction. Hein Othello, que penses-tu donc des mecs ici présents ? Je lui offris un grand sourire, dissimulant mon observation obstinée derrière un air innocemment intéressé. J’étais censé le lorgner lui, après tout.
Une main surgit devant moi alors qu’il se présentait officiellement à moi. Je pris un air ravi, alors que je savais pertinemment qui il était, attrapant sa main avec la délicatesse que l’on pouvait attendre d’une demoiselle. J’ouvris la bouche, avant d’avoir… un blanc. Bordel de Dieu ! Comment elle s’appelait cette nénette ? Fais marcher ton cerveau Haimon ! Bony te l’a dit ! M…uriel ? Me…gan ? Affolement parmi les neurones, course poursuite au prénom ! Et pendant ce temps, je lui secouais doucement la main, un sourire que j’espérais charmant flottant sur mes lèvres. Et puis, la petite ampoule s’alluma, la révélation me frappa.

    ~   Meg

Je m’étais presque mis à crier de soulagement. Le prénom en entier ? Aucune idée. Mais Bony avait évoqué une « Meg », alors ça ferait l’affaire. Je me forçai à reprendre une intonation plus normale lorsque je repris la parole.

    ~   Effectivement à Gryffondor

Confirmai-je. Ca, ce n’était pas trop difficile pour moi : depuis l’effondrement de notre salle commune, j’errais dans la salle commune des Gryffondors, et j’étais certain de l’y avoir déjà vu. Une certitude parmi les doutes, Allelujah mes frères ! Sauf qu’il ne fallait surtout pas qu’Othello se mette en tête d’en savoir d’avantage sur la fameuse Meg… Parce que je n’avais rien. Rien du tout. Nada. Nothing. Niet. Nichts. Niente. Et mes capacités linguistiques s’arrêtaient à peu près là. Il fallait que je trouve un sujet très Othello-centré pour ne pas avoir à raconter trop de bobards sur mon hôte. Et pour cela, quoi de mieux qu’une phrase bidon de chez bidon, tout droit sortie du téléfeuilleton moldu romantique ?

    ~   Alors… comment se fait-il qu’un mec comme toi n’ais pas de copine ?

Par Merlin… j’étais fière de ma phrase. A la fois parfaitement aguicheuse pour qui voulait bien y croire –j’espérais bien que mon haussement de sourcil suggestif avait fait son effet… et que mon hôte s’était épilée les sourcils avant que je n’emprunte sa physionomie pour me pointer ici-, une excellente manière de détourner l’attention sur lui, ET potentiellement la question clef pour savoir si mon meilleur pote était gay ou non… Naturellement, il n’allait pas lancer à la première cruche venue « Ouais c’est logique vu que j’aime les mecs », mais selon sa réponse, et sa conviction à formuler la dite réponse, j’allais pouvoir en tirer quelques conclusions… Du moins, je l’espérais. Parce que non de non, je ne pouvais pas galocher mon pote. A moins que la champagne ait des effets secondaires inquiétants. D’ailleurs… Où était passé ce crétin de pingouin avec son plateau à glouglou ?

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Mar 6 Jan - 13:51



Les mensonges, c'est la vie
~ Fiançailles des Bogart ~




Après le fou rire d’Othello dû à sa solitude et la copine imaginaire planquée sous une cape d’invisibilité aux toilettes, le fou rire de la demoiselle pour… pour le champagne ? Le Serdaigle la regarda, amusé, sans vraiment comprendre la raison de son hilarité. Il faut dire que si elle voyait très clairement la pancarte clignotante qui lui éclairait la crinière et qui clamait que l’alcool lui donnait envie de pisser, lui ne voyait rien d’autre qu’une demoiselle qui avait visiblement trop bu… tout comme lui. Il mit ça sur le compte de la fameuse malédiction du champagne et attendit qu’elle sorte de son fou rire pour en savoir un peu plus à son sujet. A commencer par les raisons de sa présence. Et ce fut à son tour de se foutre de sa gueule.

« De la lumière hein.. »

Othello lui répondit en souriant, conscient qu’elle lui racontait n’importe quoi pour faire diversion. Il y avait donc une véritable raison. Ou alors c’était VRAIMENT une cloche et elle avait VRAIMENT vu de la lumière. A ce stade, rien n’était inenvisageable. Mais elle finit par expliciter les vraies raisons de sa présence ici, avant qu’Othello ne reparte à l’attaque. Enfin les vraies raisons… Le Serdaigle eut un petit mouvement de recul et regarda Meg de travers.

« Semer le chaos ? Rien que ça ? »

Et à nouveau la même question : qu’est-ce qu’une brunette sang-mêlé venait semer comme chaos ? Et pour quelle raison ? A moins que ça ne soit qu’un prétexte vaseux pour continuer à discuter avec lui et le démasquer ? Non, tu ne découvriras pas que je suis le responsable des lettres de menace de Rubens ma cocotte, pas comme ça en tout cas. A moins qu’elle ne prépare un sort inattendu qui dévoile la vérité sur tout le monde… Ce qui foutrait réellement un chaos dans cette réception de sangs-purs qui faisaient la course aux mensonges. Et ça serait plutôt drôle. Une vraie mine aux trésors pour un petit corbeau.

Othello finit par faire disparaître la tache de champagne qu’il avait faite sur la robe de Meg, et en profita pour la complimenter. Il soupira en entendant sa réponse. Cette manie agaçante qu’avaient les filles de toujours avoir besoin de se comparer et de se sous-estimer.

« C’est vrai, il y a plein de jolies filles ! »

Lança-t-il, avant de froncer les sourcils. Oups, la bourde. On ne dit pas à une fille qu’on tente de draguer qu’il y a plein d’autres jolies filles, c’est un coup à entamer une guerre nucléaire.

« Mais tu les dépasses toutes ! »

Finit-il par ajouter dans la précipitation pour se rattraper, un sourire aux lèvres. C’était pathétique. Il était pathétique. Intérieurement, il se foutait de sa propre gueule. En plus de ça il n’en croyait pas un mot. Meg était très mignonne, mais elle n’était absolument pas son genre. Et pour cause, son genre c’était… un blondinet un chouïa plus costaud. Et puis Meg était toute petite, elle avait l’air toute fragile, toute sensible, il préférait les femmes plus.. pas… bon, de toute manière, il avait commencé à se faire une raison, pour l’instant aucune femme ne l’attirait plus, pas même Eugenia même si elle avait terriblement la classe.

Le Serdaigle leva un sourcil lorsque Meg continua sur sa lancée en parlant des beaux mecs. Finalement, il n’avait pas à complexer : elle n’était pas plus douée que lui en approche. A moins que ça ne soit un compliment caché ? Mais bien caché alors. Fronçant les sourcils, Othello jeta un coup d’œil aux alentours, tentant de repérer les soit disant beaux mecs dont elle parlait. Audric ? Phinéas ? Objectivement, ils étaient loin d’être moches. Eren aussi, si on ne comptait pas son aura répugnante. En réalité, il n’avait jamais fait attention à aucun d’eux. Il faut dire qu’il n’avait jamais fait attention à aucun mec par le passé et maintenant il n’en avait qu’un en tête.

« Ouais, c’est pas faux ! »

Conclut-il après observation, prenant un air faussement vexé. C’était quoi cette fille qui venait essayer de le draguer –enfin du moins ça y ressemblait- en lui parlant des autres mecs ? Une revanche sur sa propre remarque sur les jolies filles ? Oui mais c’était Meg qui lui avait tendu la perche. Quelque chose n’allait pas du tout. Il fallait recentrer la conversation sur elle. Sur eux. Sur des présentations. Sur son prénom.

Le blanc de la demoiselle ne passa pas totalement inaperçu aux yeux d’Othello. Il ne lui plaisait pas son nom ou quoi ? Ou était-ce qu’elle ne draguait que des Gryffondors ? Il est vrai que d’après ses dernières observations, elle était d’abord sortie avec Rubens et ensuite avec un autre lion. Etait-ce une raison pour snober les aigles ? Ou alors elle voulait se faire un Serpentard pur souche, manque de bol, décéption, elle était tombée sur l’un des seuls sang-mêlé de l’assemblée et se retrouvait en plein dilemme ? On arrête là ?

Mais elle finit par se présenter à son tour, semblant retrouver au passage sa contenance. Quelle qu’ait été la raison de son trouble, elle semblait s’être momentanément fait une raison. Tant pis, ça sera un Serdaigle, tant pis ça ne sera pas un sang-pur, tant pis… Tant pis. Et tant pis pour Othello qui l’espace d’un instant avait cru que le petit jeu de drague s’était fini.

« Enchanté Meg ! »

Othello s’empara de la main qu’elle lui tendait et la porta à ses lèvres, ressortant du placard les vieilles manières –faute d’en sortir lui-même- d’usage dans ce genre de cérémonies. Non, la drague n’était pas finie, elle venait de reprendre de plus belle. La raison de son célibat ? Othello la regarda d’un air surpris, avant d’étouffer un petit rire. Il se retint de lui rappeler qu’il avait une copine, la femme invisible, actuellement sur le trône des Bogart, non, pas celui-là, l’autre trône. A la place, il reprit une gorgée de champagne, qui se changea en cul-sec pour la fin du verre. Mince il allait lui en falloir un autre.

« Euh… C’est compliqué ! »

Il passa sa main sur sa nuque, soulevant au passage ses cheveux qui lui tenaient trop chaud. Comment dire… Malgré son état d’ébriété, Othello était encore conscient que balancer « j’ai trompé mon ex-copine parce que je ne l’aimais pas et je voulais voir si je pouvais en aimer UNE autre » n’était pas la meilleure manière de présenter les choses. D’ailleurs, même sans en expliciter les raisons, la tromperie ne semblait pas la meilleure approche.

« Elle m’a un peu jeté. Du coup j’en ai plus ! »

Et voilà. Finalement ce n’était pas si compliqué, comme en attestait son air triomphant. Bon, après réflexion, un air peiné aurait été plus approprié. Manque de bol, il n’était pas triste du tout, et pour cause c’était à cause de lui que leur relation avait pris fin même si techniquement c’était effectivement elle qui avait fini par le jeter. Il fronça les sourcils. Fallait-il tenter de rattraper le coup tant bien que mal ? Fallait-il faire semblant d’être triste ? Trop compliqué. A la place, il fit signe au serveur qui passait dans le coin pour qu’il rapplique, et chopa une nouvelle coupe pour lui et une autre pour la demoiselle qui avait la descente sacrément rapide. Bah, peut-être qu’elle mettrait ça sur le compte de l’alcool joyeux. Et puis d’abord, comment elle le savait, qu’il n’avait pas de copine ?

« Ça se voit tant que ça que je suis célibataire ? »

Bon, d’accord, il était en train de la draguer, enfin d’essayer tant bien que mal, ce qui était un indice de taille. Et il était venu seul aux fiançailles. Mais quand même, c’était presque vexant.

« Et comment se fait-il que tu n’aies pas de copain ? »

Il fronça les sourcils. Mais d’ailleurs… elle n’était pas censée en avoir un, de copain ? Le bouclé qui avait remplacé Rubens, elle n’était plus avec ? Il aurait loupé ça ? C’était pour ça qu’elle était venue là se coller une cuite et draguer le premier venu ?

« Une dispute ? »

Il se rapprocha d’elle jusqu’à la prendre par la taille, rapprochant son visage de celui de Meg sans oser le frôler ne serait-ce que des doigts. Jouait-elle vraiment ? Avait-elle un plan derrière la tête ? Ou était-elle désespérée au point de se jeter dans les bras du premier inconnu venu ?


«  As-tu quelque chose à oublier ce soir ? »

Il n’était pas certain de parvenir à jouer encore longtemps. Pas certain de réussir à faire oublier quoi que ce soit à la brunette, mis à part la tache de champagne qu’il avait balancé sur sa robe… et son prénom.


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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Jeu 8 Jan - 18:41



L'esprit du gay est marqué sur sa face aussi


J’avais envie de protester et de lui faire remarquer que la seule qui les dépassait potentiellement toutes, c’était Eugenia, avant de me rappeler qu’en tant que fille, j’étais censée être jalouse des autres filles, et flattée qu’il me mette au dessus du lot. Bon sang… plus j’y pensais et plus je me disais que j’aurais du me faire passer pour un mec. Être une fille c’était trop… pas moi. L’ennui, c’était que je n’étais pas certain qu’essayer de faire passer Eren pour un gay aurait fonctionné… J’aurais mieux fait de coller à mon plan initial consistant à me terrer dans un coin de la pièce, à ne parler à personne et à descendre des verres d’alcool –bon, pour la 3eme partie du plan j’étais plutôt pas mal.

Techniquement, il était encore temps de rebrousser chemin… Mais ma curiosité était maintenant trop titillée, et je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin –même si « si bon » était discutable. En attendant, il allait bien falloir que je réponde quelque chose à son compliment. Le souci, c’était que sous les traits d’une petite brune ou pas, j’avais du mal à inhiber ma verve naturelle… encore plus alors que l’alcool m’ôtait toutes mes barrières.

    ~ Olé, doucement Casanova ! Bientôt tu vas me sortir un baratin sur un voleur qui a piqué les étoiles pour me les foutre dans les yeux là…

Répliquai-je dans un petit rire. Pas très délicat comme commentaire mais… Merde quoi. A notre siècle, je ne doutais pas une seconde que les filles puissent être grande gueule aussi. D’ailleurs j’étais sûre que si j’avais sorti quelque chose de cette veine là à Ely, elle m’aurait pareillement envoyé sur les roses… La seule différence, c’était qu’Elyne avait fait un sport national de m’envoyer bouler alors que là, j’étais censé être intéressé. Tant pis. Avec un peu de chance il mettrait ça sur le compte de l’alcool. L’alcool avait bon dos, que ce soit avec ou sans nous, alors autant charger la mule, il n’était plus à ça près probablement.

Et comme si je n’avais pas assez joué les insensibles, voilà que je lui faisais remarquer qu’il y avait aussi quelques mecs mignons dans le coin. Loin d’avoir l’air gêné ou… d’accord, Othello avait surtout l’air vexé…. Les indices sur son homosexualité se consumaient les uns après les autres, et j’allais finir par admettre que sa réaction de l’autre jour ne signifiait en vérité rien, et qu’il était tout ce qu’il y avait de plus hétérosexuel. Cela m'éviterait au moins de passer par la case « baiser » -qui était d’ailleurs totalement hors de question. J'étais curieux, oui, mais pas prêt à tout juste pour clarifier un doute.

La question d’Othello ne me laissa guère le temps de prendre une décision, je me retrouvai à devoir me présenter et à lui tendre la main sur laquelle il déposa un baise main. Sentir les lèvres de son meilleur pote sur ma peau, ça n'avait rien de franchement très agréable, mais je me forçai à ne pas retirer précipitamment ma main et à éviter de grimacer. J'étais plutôt fier de constater que ma tentative de détournement de conversation fonctionnait, un sourire victorieux se dessina d'ailleurs sur mes lèvres. Le temps que passait Othello à réfléchir sur son célibat, c'était du temps à ne pas me cuisiner sur mon identité. Cela dit sa réponse n'aidait pas beaucoup mon enquête. "C'est compliqué"... Un peu mon n'veu que c'est compliqué si t'es homo et que personne ne le sait ! Je gardai cependant mon commentaire pour moi-même, essayant d'avoir l'air le plus compatissant possible pour l’encourager à développer un peu.

Finalement, la complication en question était plutôt simple. Je voyais parfaitement à qui il faisait référence, et s’il était vrai que je n’avais jamais véritablement compris ce qui les avait poussés à rompre, je n’aurais pas qualifié son célibat de « compliqué ». Il était sorti avec une pimbêche, c’était fini, point barre. Cela dit, ça faisait un bout de temps que c’était fini entre eux, et je ne l’avais pas entendu manifester de l’intérêt pour une quelconque autre demoiselle depuis… et ça c’était louche ! Esquissant un petit sourire, je ne pus retenir mon commentaire :

    ~ Ca a l’air de te déchirer le cœur

Ironisai-je.
De là à ce qu’il nous fasse la danse de la victoire, il n’y avait qu’un pas. En vérité, étant donné la dernière copine en question, je n’étais pas franchement étonné qu’il soit soulagé. Mais ça, bien sûr, je n’étais pas censé le savoir… Quoique ? Il devait bien y avoir des gens à Poudlard qui s’intéressaient aux feux de l’amour des autres. Et puis qu’importe au fond puisqu’il s’agissait de son EX copine, elle n’avait pas grande importance pour mes fausses tentatives de drague. J’accueillis la nouvelle coupe de champagne avec ravissement, songeant qu’il devait maintenant y avoir plus d’alcool dans mon sang que dans toutes les bouteilles encore pleines réunies. L’avantage, c’était que plus j’étais ivre, plus mes hésitations étaient légitimes. Et lorsqu'il me posa une autre question, ce fut presqu’avec naturel que je lui balançai mon bobard à la figure :

    ~ Généralement parlant, quand on s’intéresse à quelqu’un, on l’observe. Si tu avais une copine, je m'en serais aperçu quand même ... A moins qu’elle ne passe sa vie sous sa cape d’invisibilité

Répondis-je dans un clin d’œil.
Cette pauvre brunette venait de gagner la mention « stalker » sur sa fiche d’identité, juste en dessous de « alcoolique » et « mal élevée ». J’espérais presque sincèrement pour elle qu’elle ne connaissait pas grand monde ici. Je ne fis pas le malin longtemps cependant, car fatalement, la question me fut retournée. J’aurais pu et même dû m’y attendre… L’ennui, c’était que je n’avais PAS la moindre idée de la réponse.
Pourquoi tu n'as pas fait tes devoirs, Haim ? A trop prévoir des plans foireux à la dernière minute, je me retrouvais à zapper la phase des préparations. J’aurais, bien évidemment, dû me renseigner sur la vie de cette petite brune.
Ceci étant dit, il allait bien falloir improviser une réponse. De toute façon, ce n’était pas comme si Othello pouvait vérifier mes dires… pas tout de suite en tout cas. Et après... Il serait de toute façon trop tard.

    ~ J'en avais un

Oui, ça c'était bien comme réponse. Avec ça je ne risquais pas TROP de me tromper... Elle ne pouvait pas avoir été célibataire toute sa vie après tout... Si ? Le problème, c’était plutôt la suite. Il y avait peu de chance pour que Thel se contente d’une réponse aussi naze. Alors certes, je n’avais pas de compte à lui rendre –surtout en tant que « Meg »- mais si je voulais me le mettre dans la poche pour lui extorquer des informations, il valait mieux se montrer coopératif.

    ~ Et ça s’est mal fini

Enchaînai-je, ce qui faisait office de réponse à son hypothèse sur la dispute. Je ne m’avançais pas trop en disant cela, puisque 95% des relations devaient mal finir… j'accompagnai le tout d'un d'air plus convaincant que le sien question tristesse -même s'il mettait difficile de m'attrister d'une rupture inexistante- et le tour était joué ... En tout cas je l'espérais.

    ~ Du coup j’attends de trouver… le bon

Ouais, parfait. Ça sonnait parfaitement féminin ce genre de niaiseries ! C’était accompagné d’une œillade dans sa direction, comme pour suggérer qu’il était potentiellement le bon…. A ceci près qu’il était potentiellement gay, même si rien ne le prouvait à ce stade. Ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, ce fut à ce que mon commentaire encourage Othello à passer à l’action. Lorsqu’il glissa ses mains autour de ma taille, je dus me retenir de toutes mes forces de ne pas lui coller mon poing dans la figure. Que mes potes me touchent, ça ne me posait pas de problème. Qu’ils me rapprochent d’eux de la sorte avec CE regard là, par contre, ce n’était pas envisageable. Et pourtant j’étais là, beaucoup trop proche de mon meilleur ami, à prier en silence pour qu’il n’ait pas l’idée de conclure cette posture spectaculaire par un baiser. J’avais un mal fou à me concentrer, il me fallut pourtant lui répondre.

    ~ Il faut une excuse maintenant pour picoler gratuitement aux fiançailles des autres ?

Répondis-je avec ce que j’espérais être mon plus beau sourire. Profitant de cette excuse en or, je me reculai un peu, réinstaurant une distance digne de ce nom entre nous, au prétexte de vouloir finir mon verre de champagne. Bon sang à ce rythme là, j’allais rentrer en rampant. D’ailleurs en un sens j’étais bien content qu’il me tienne par la taille parce qu’avec ce que j’avais dans le nez et ces putains de talons hauts je n'étais plus très certain de tenir debout tout seul bien longtemps. Dans le doute j'accrochais mes mains à ses bras, nous mettant dans une posture pas franchement anodine.

    ~ Mais si tu veux participer à l'effort collectif d'oubli, je suis ouvert..teuh aux propositions

Ajoutai-je dans un sourire suggestif, espérant qu'il n'ait pas remarqué que la langue avait fourché sur la féminisation de "ouvert". J'étais saoul, pas besoin d'autres explications. Par contre, il allait falloir incessamment sous peu que je mette fin à ce jeu si je ne voulais être traumatisé à vie d'Othello. Ce serait une façon particulièrement stupide de perdre un ami.


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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Sam 17 Jan - 23:40



Les mensonges, c'est la vie
~ Fiançailles des Bogart ~




Le comportement de la dénomée Meg était incompréhensible. Un coup elle jouait les aguicheuses, le coup d’après elle se foutait de lui, le traitant de casanova en carton. Certes, Othello s’y prenait très mal avec comme seule consolation que ce n’était qu’un jeu. Mais ça n’était pas une raison pour se foutre de sa gueule, si ? Othello ne comprenait rien aux attentes de cette demoiselle et l’alcool n’aidait pas. Pourtant, c’était bien dans sa coupe de champagne qu’il se réfugiait à chaque fois qu’il devait faire un pas en avant.

Non mais c’était quoi cette fille ? Une pseudo féministe qui voulait tout faire par elle-même et affirmer à chaque instant son sale caractère ? Il avait dû avoir bien du courage, Rubens, pour la supporter. A moins qu’elle ne sache pas ce qu’elle voulait ni où elle allait, comme lui. Et l’alcool ne devait pas aider pour elle non plus. Pourtant, loin d’être moralisateur, Othello lui avait déjà par deux fois tendu des coupes pleines. Elle avait peut-être assez bu, mais il n’avait pas envie de boire seul et il avait besoin de picoler. Et puis après tout, cette petite brune était plutôt amusante. Du moins elle l’était jusqu’à ce qu’elle lui balance l’air de rien qu’elle l’observait. Aussitôt, Othello reprit contact avec la réalité, la dévisageant en fronçant les sourcils. Alors c’était ça, elle l’observait ? Et après quelques verres de picole, hop, elle l’avouait ? Ça voulait dire qu’elle l’avait débusqué ? Non, impossible, elle partait dans de bien trop mauvaises pistes. Mais elle avouait l’observer… Elle l’observait… comment ça elle l’observait ?

« Tu t’en serais aperçu ? Je vois pas pourquoi… C’est pas marqué sur mon front quand même si j’ai une copine ou non ! A moins que tu m’espionnes ? »

Offusqué, Othello se recula, sentit qu’il titubait et rétablit son équilibre non sans difficultés. Note pour plus tard : ne pas se reculer brusquement quand on a trop bu. Et ne pas s’offusquer non plus, ça peut mal finir. Il avait tant que ça la dégaine d’un mec célibataire ? D’accord, il était mal rasé, mais ça pouvait être un style. Et il s’était bien habillé. Et le fait qu’il ait poireauté pendant de looongs moments à cette réception sans personne au bras ne prouvait rien. A moins que justement ça ne prouve quelque chose. Soyons honnêtes, s’il avait eu une copine, il l’aurait ramenée là pour ne pas poireauter tout seul, justement. Quoi que réflexion faite, et en pensant justement à son ex, il ne l’aurait peut-être pas emmenée. De toute manière, pour espionner une cérémonie de fiançailles, il était encore bien mieux seul. Ou affublé d’une inconnue imbibée d’alcool de la tête au bas de la robe.

Ce qui était bien, c’est que la demoiselle en question semblait aussi opérationnelle que lui-même sur l’aveu de ses raisons de rupture. « Ça s’est ma fini » ça valait bien un « j’en avais une mais j’en ai plus ». Ils étaient au moins assortis sur un point, celui de la mauvaise foi de la relation amoureuse. A moins que l’excuse de la brune soit sincère, auquel cas il faudrait encore accuser l’alcool qui décidément ce soir-là avait bon dos.

« Ah ouais.. ton cœur aussi a l’air déchiré ! »

Othello accompagna ses paroles d’un clin d’œil avant de saisir Meg par la taille. Le regard insistant de la Gryffondor au moment où elle avait parlé de « trouver le bon » n’avait pas totalement échappé à Othello. Et comme le reste, il avait rangé ça dans la petite case « ridicule ». Non mais franchement, comment pouvait-elle parler de trouver le bon avec tant d’alcool dans le sang et en sautant sur un inconnu –qu’elle connaissait potentiellement mieux qu’Othello ne le soupçonnait si elle l’avait réellement espionné-. Il avait vraiment une tête à être le « bon », alors qu’il était totalement pathétique, qu’il lui avait balancé du champagne sur sa robe, qu’il s’était foutu ouvertement de sa gueule et qu’il était totalement imbibé d’alcool ? Et qu’en plus de ça il la draguait aussi bien qu’un canard galeux ? Et pourquoi pas l’élu de son cœur non plus ? Son âme sœur ? Un coup de foudre ? Etait-elle si pathétiquement désespérée ?

« Ouais, on cherche tous le prince charmant ! »

Lança-t-il, le sourire aux lèvres, sans cacher son air moqueur. Tous, tous.. bon, lui en l’occurrence, il devait plutôt chercher la princesse. Quoi que lui… enfin disons que les hommes normaux. Mais il ne nota qu’après qu’il s’était inclus dans le paquet de gens qui cherchent l’homme idéal. De toute manière, Meg ne le remarquerait pas non plus, elle avait trop bu.

« Et c’est déjà une bonne raison pour venir picoler aux fiançailles des autres ! »

Même si Othello mourrait d’envie de connaître la véritable raison de la présence de la lionne à cette soirée, il semblait bien qu’il allait faire chou blanc ce soir. En même temps, lui non plus ne souhaitait pas divulguer sa raison. Etait-ce une raison suffisante pour ne pas chercher celle de la demoiselle ? Objectivement, oui. Du point de vue d’Othello, non. Mais il ferait avec pour l’instant, puisqu’il était occupé à tenter de draguer la brune et qu’il la tenait dans ses bras. Il n’avait pas manqué de noter que celle-ci avait eu un mouvement de recul, mais qu’elle était restée malgré tout dans ses bras. L’art d’envoyer des signaux contradictoires… Et comme si ça ne suffisait pas, elle venait de lui balancer qu’elle était ouverte aux propositions. L’hésitation de sa voix disait presque le contraire, mais à leur stade d’ébriété, c’était les mots qui comptaient.

Le problème, c’est que des propositions, Othello n’en avait pas tant que ça. Il ne savait pas bien ce qu’il était en train de faire avec Meg, et l’alcool l’empêchait de vraiment réfléchir à la situation. Ce n’était peut-être pas un mal, puisque sobre il ne se serait jamais attardé avec la Gryffondor. Ou alors c’était justement mal pour cette raison.

« Ah vraiment ? »

Othello s’était rapproché à nouveau de la brune, la regardant dans les yeux pour tenter d’y déceler n’importe quoi qui le mettrait sur une piste. Ce qui, avec une fille bourrée, n’était pas l’indicateur du siècle. Othello ne savait toujours pas ce qu’elle voulait. En revanche, il savait encore à peu près ce que lui voulait, à savoir déceler dans ce flot de mensonges quelle était la réelle raison de la présence de Meg à ses côtés. Elle avait parlé de l’espionner, elle avait parlé de séduction, et elle ne semblait pas très bien savoir ce qu’elle attendait. Dans leur état, Othello ne voyait plus qu’une solution valable pour savoir ce qu’il en était. Alors sans prévenir, il posa sa main sur la nuque de Meg et s’approcha d’elle jusqu’à coller ses lèvres sur celles de la brune… Et se prit aussitôt une gifle monumentale. Aie.  La découverte des baisers douloureux. Froncement de sourcil. Normalement, les baisers, ça fait un effet, mais pas celui-là.

« Aieuuuuh ! Mais c’est quoi qui tourne pas rond chez toi ? »

Othello s’était éloigné de la demoiselle et se tenait à présent la joue en la dévisageant. Au moins, il avait sa réponse : elle ne voulait pas aller jusqu’à là. Il avait gagné les enchères…. Et une bonne claque au passage.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Dim 18 Jan - 17:55



L'esprit du gay est marqué sur sa face aussi


Lorsqu’il se pencha vers moi, il y eut un vide, comme un arrêt sur image, dans mon cerveau. Plus rien ne répondait, et je me figeai de tout mon long, laissant mes neurones se court-circuitaient dans leur coin. 5 secondes, c’est le répit qu’il eut. Le temps que la machine redémarre, le temps que ma matière grise réalise que oui, c’était toujours plaisant, un baiser, mais…. OMFG, c’était mon meilleur pote là !  J’aurais pu simplement le repousser, ç’aurait même été la solution la plus adaptée, mais les hormones de la brunette avaient du prendre le dessus l’espace d’un instant, car c’est par une claque magistrale que je forçai Othello à stopper net le baiser. Il allait falloir que je relise attentivement la description de la potion de polymorphie, il n’avait jamais été question d’hériter des hormones de la personne que l’on incarne, normalement…. Cela dit, ça expliquait sans doute aussi pourquoi un instant j’avais pensé que c’était AGREABLE.

Un frisson de dégout me secoua l’échine, mais Thelou n’eut de toute façon pas franchement l’occasion de le noter, trop occupé à réaliser qu’il venait de se prendre une belle baffe. Quelques paires yeux s’étaient, inévitablement, tournées vers nous. Lui, de son côté, semblait plus contrarié par moi-même que par ceux qui nous entouraient. Je grimaçai un peu alors qu’il demandait ce qui ne tournait pas rond chez moi. Excellente question, dans la mesure où j’avais profité d’être une nana un soir pour draguer mon meilleur pote et vérifier s’il était hétéro ou non… Mais quoiqu’il en soit, je ne pouvais pas franchement lui en dire plus ici et maintenant.

J’attrapais son bras et, pivotant sur mes talons non sans difficulté –merci les chaussures à talon- je fis demi tour, l’entraînant à ma suite pour nous éloigner d’ici.
Il n'allait sûrement pas vouloir me suivre alors que je venais de le baffer, mais je ne pouvais pas lui faire les grandes révélations au milieu de la foule, encore moins d'une foule dont l'attention était   clairement focalisée sur nous. Ne lui laissant pas trop le choix je reserrai mes doigts avec poigne sur son bras et tirai de toutes mes forces de gonzesse -ça marchait mieux que prévu d'ailleurs, soit j'avais conservé mes forces malgré la polymorphie, soit cette lionne était  plus costaud qu'elle ne le laissait voir- pour nous extraire de la foule et trouver un endroit tranquille.

Là, ne lui laissant ni le temps de s'enfuir, ni le temps de me houspiller, je pris une voix basse, me rapprochant de lui, déclenchant un mouvement de recul on ne peut plus compréhensible chez lui.

    ~  Ok Thel, c'est Haim !

Voilà, bombe lancée. Je guettai sa réaction, immobile et attentif. Comme je m'y attendais un peu, la révélation eut un effet assez paralysant sur mon pauvre pote. Le cerveau devait encore être branché sur le canal "qu'est ce que c'est que cette allumeuse maboule ?" Et donc pas très disponible pour réceptionner l'information. J'enchaînai donc sans trop traîner.

    ~  J'ai pris une potion de polymorphie pour ne pas me faire repérer ...

Plutôt loupé pour le repérage d'ailleurs, mais au moins personne ne savait que c'était moi... Ceux qu’ils savaient, c’était qu’une brunette de petite taille bien bourrée et bruyante s’était donnée en spectacle, une histoire bien plus acceptable que la véritable version pour moi. Pour Othello, naturellement, c’était une autre histoire… Je culpabilisais un peu de lui avoir infliger l’humiliation publique, mais l’option « galocher son meilleur pote » n’avait jamais été envisageable.

    ~  Désolé pour tout ça, vraiment. J'me faisais chier comme un rat mort, je me suis dit que ce serait drôle de plaisanter un peu, je pensais pas que t'essaierais de m'embrasser... Enfin d'embrasser cette fille...

Ça devenait un peu compliqué de parler de soi à la troisième personne. Je n'aimais pas lui mentir, mais je ne pouvais pas admettre que j'avais un peu tout fait pour en arriver là, pour la bonne et simple raison que je ne pouvais pas confesser mes motifs : mec, je pensais que t'étais gay, alors j'ai voulu te tester... Qu'il le soit ou non-gay- il n'allait probablement pas apprécier la démarche. Tout ça pour finalement en arriver à la conclusion que Thel n'était probablement pas gay... Puisqu'il venait d'essayer d'embrasser une fille.

    ~   Et désolé pour la baffe aussi. Réflexe….

Pas certain qu’il apprécie qu’un réflexe lui ait tapé dessus mais c’était la vérité. Et s’il n’était pas plus gay que moi, il allait probablement comprendre ma réaction, non ? Après tout, lui non plus n’avait pas signé pour embrasser un mec, en un sens il devait être soulagé que je lui ai évité l’expérience… J’espérais juste qu’il ne m’en voudrait pas trop pour mon humour de merde. C’était le risque, avec l’alcool !
Bien décidé à détendre un peu la situation je relâchai son poignet, reprenant une distance correcte vis-à-vis de lui.

    ~  Et sinon… t'embrasses les filles comme ça toi ?

Le taquinai-je, retrouvant peu à peu les aises avec lui maintenant qu'il savait qui j'étais. Cette petite mésaventure m'avait fait considérablement rapidement dessaoulé, ce qui en soit était dommage, même si être capable de marcher était un avantage considérable pour mon "escape plan" –s’enfuir en titubant et en se prenant les murs, non seulement la classe en prenait en coup, mais en plus il y avait toujours le risque de se faire prendre.

    ~   Faut arrêter de picoler autant, ça t'réussit pas !

Ajoutai-je, espiègle. L’hôpital qui se foutait de la charité, pour sûr, venant du type qui sous les effets de l’alcool avait dragué son pote –en tout cas, c’était la version que je comptais lui faire avaler.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Jeu 22 Jan - 21:48



Les mensonges, c'est la vie
~ Fiançailles des Bogart ~




Tout compte fait, si quelqu’un menait la dance ici c’était cette fille. Non seulement elle lui avait fichu une honte monumentale en lui collant une baffe en plein baiser, mais en plus elle s’était empressée de le traîner à travers toute la foule.. Et il l’avait suivie, trop sonné pour réagir et trop alcoolisé pour s’y opposer. De toute manière, il ne marchait déjà pas droit en se laissant tirer par le bras, résister l’aurait à coup sûr fait tomber au sol, et niveau honte Othello avait déjà donné. Et puis il n’avait pas écarté une ultime possibilité : la jeune femme était en réalité consentante, mais pas en public, et elle le traînait plus loin pour reprendre ce qu’ils avaient arrêté en toute discrétion. Une option plutôt plaisante aux yeux d’Othello, non pas parce qu’il avait envie d’aller plus loin avec Meg, loin de là, mais pour le plaisir de pouvoir à son tour la repousser. C’est du moins ce qu’il s’était dit pendant le chemin. Mais une fois arrêtés, lorsqu’il vit la jeune femme se pencher vers lui, Othello eut un mouvement de recul. Me touche pas toi…. Et il en eut un de plus belle lorsque les mots parvinrent aux trois neurones encore actifs. C’est Haim. Hein ? Quoi ? Comment ça c’est « Haim » ?

Il la regarda en grimaçant, levant le sourcil sans percuter. Il fallait croire qu’elle était encore plus bourrée qu’elle n’en avait l’air.

« QU… quoi ? »

Othello se retint de gueuler, se calant après un petit ajustement vocal sur la voix chuchotée de la jeune femme… Enfin… de la personne en face de lui. Il profita de ce répit pour arracher son poignet que la brune tenait toujours. Une potion de polyquelquechose… Othello sourit en hochant de la tête, un air mi-niais, mi-bourré sur le visage… Aaaah, c’était donc çaaaa. Minute. Quoi ? Une potion de polymorphisme ? Nooooon. C’était vraiment Haim alors ? Le temps qu’il percute, son visage changea du tout au tout. Envolé le sourire et l’air niais.

« Haim ? C’est vraiment toi ? Mais t’es complètement con ! »

L’hésitation entre la colère et le fou rire fut de courte durée, et c’est ce dernier qui l’emporta. Ce type était un génie. Venir au mariage incognito en empruntant les traits d’une inconnue qui ne foutrait jamais les pieds à ce mariage. Un génie. Les potions de polymorphisme étaient trop sous-utilisées. Lui-même n’en faisait presque jamais usage, alors que c’était franchement utile pour espionner. D’ailleurs… pourquoi Haim l’avait envoyé espionner ici si c’était pour venir en personne ? Enfin lui… le corbeau disons.

« Alors quand tu te fais chier, toi, t’essayes de draguer ton pote ? »

Par réflexe, Othello s’essuya la bouche du revers de sa main, tira sa langue et l’essuya, l’air dégoûté. Beurk, il avait tenté de rouler une pelle à son meilleur pote. Mais pourquoi cet imbécile –oui, on est passés de génie à imbécile- ne l’avait pas arrêté avant? Non, décidément, il ne restait plus rien du génie. Et il était où, ce serveur avec toutes ses coupes de champagne, quand on avait besoin de lui ? Ah oui, avec le reste de la foule. Il faudrait se contenter de sa salive pour s’essuyer la bouche. S’il en faisait trois tonnes ? Oui.

« T’essayes de me draguer depuis avant, déguisé en aguicheuse, et tu pensais pas que je t’embrasserais ? »

Othello leva un sourcil, le regardant pour tenter de déceler sa logique. Merde, il avait besoin d’alcool. Cette histoire l’avait fait dessaouler un peu trop vite. Son esprit n’était pas des plus clairs mais il avait besoin de boire. La pilule était quand même grosse à avaler.  C’était une drôle de façon de faire passer le temps quand on se fait chier. Haim aurait aussi pu aller juste le voir et lui dire que c’était lui.

Quant à la baffe, finalement même si sa joue l’élançait un peu, ça n’était pas le plus grave. Enfin si, il avait été humilié publiquement, et plusieurs personnes avaient remarqué par la même occasion qu’ils s’étaient rapprochés. Mais c’était des gens qu’Othello ne connaissait pas, ou qui ne lui importaient pas. En fait, son seul souci résidait dans le fait que si Rubens apprenait qu’il avait tenté d’embrasser sa copine, leur petite amitié naissance risquait d’en prendre un coup. Mais il n’y avait aucune raison qu’il soit au courant. Le plus grave, c’est qu’il était vraiment passé pour un con auprès de son pote, à tomber dans les bras de la première venue et à la draguer comme un pied . Et visiblement, Haim tenait à le lui faire remarquer.

« Comment ça « j’embrasse comme ça » ? T’oserais pas insinuer que j’embrasse mal quand même ! »

Le Serdaigle prit un air faussement vexé, avant de laisser revenir le sourire. En réalité, Othello savait très bien ce qu’il sous entendait, mais puisque Haim avait joué au con pendant une partie de la soirée, et s’était bien foutu de lui, il n’allait quand même pas lui répondre sérieusement. Et puis ses raisons étaient trop peu avouables et trop longues à expliquer,  autant détourner la conversation.

« Ouais, toi aussi faut que t’arrêtes la picole ! Draguer ses potes, c’est… c’est quand même super malsain ! »

Ayant retrouvé sa bonne humeur, Othello finit cette phrase dans un grand sourire, en se disant que Haim devait vraiment le prendre pour un con et un très mauvais dragueur. Heureusement qu’il avait bien bu lui aussi, ce qui atténuerait peut-être les souvenirs. Finalement, il le prit par l’épaule, avant de lui chuchoter avec un grand sourire

« Alors, ça fait quoi d’être embrassé par son meilleur pote ? T’as kiffé ? »

Parce que dans l’histoire, ce con l’avait quand même laissé faire presque jusqu’au bout, alors qu’il aurait dû le voir venir à des kilomètres et le remballer depuis longtemps. Quelque chose ne tournait pas rond chez Haim ? Ou alors cette tentative de drague cachait autre chose ?

« Mais dis-moi, c’était quoi cette idée ? T’as quelque chose à me révéler ? »

Peut-être après tout qu’il n’était pas le seul à avoir le cul entre deux chaises. Peut-être que c’était une épidémie collective (parce qu’une épidémie individuelle c’est plus complexe) de virage de bord. Peut-être qu’ils avaient mis quelque chose dans l’eau ou dans leurs plats. Un genre de potion à grande échelle pour leur coller à tous des doutes sur leur sexualité. Un grand complot quoi. Pour quoi faire ? Bonne question. Il trouverait la réponse quand il serait sobre. Ou alors peut-être qu’il se faisait des films, et qu’Haimon n’était pas sujet aux mêmes doutes que lui. Dans tous les cas, il ne les verrait plus de la même manière, Haim, et cette brune dont il avait emprunté l’apparence.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   Mar 27 Jan - 19:38



L'esprit du gay est marqué sur sa face aussi


Finalement l'hilarité prit le dessus sur la colère et ça m'allait trèèèès bien. Je soupçonnais l'alcool d'y être pour quelque chose mais hey, ça faisait partie des règles du jeu ! Peut être qu'à tête reposée -et avec la sobriété, surtout- Othello décrèterait que je méritais un coup de boule, et mon moi du futur maudirait probablement mon moi de cette soirée... Mais quelque chose me disait que mon moi de cette soirée aurait déjà à faire face à un bon nombre de conséquences... Juste pas sous cette forme. En fait il y avait même de fortes chances pour que ce soit la brunette qui se prenne tout dans la gueule. J'aurais pu -et même probablement du- compatir mais l'alcool avait noyé les dernières traces de mon altruisme, alors je me contentai de me joindre à l'hilarité générale -pas si générale vu que nous n'étions que 2. Au diable les conséquences ! Surtout celles pour les autres d'ailleurs. Je n'étais pas Serpentard pour rien : ambitieux -si, pourrir les fiançailles de son ex c'est une forme d'ambition- au risque de piétiner quelques clampins au passage.

Une fois la crise de rire passée, Othello essaya d'en savoir un peu plus sur mes activités extra-scolaires pour le moins... Originales. A sa place, j'aurais eu une réaction assez similaire.

    ~ Figure toi qu'il n'y a pas tellement de choses à faire dans ces soirées de coincés du cul... Et je voulais tester tes talents, j'en ai marre de te voir célibataire, c'était l'occasion de t'entraîner un peu

Le taquinai-je, notant au passage que l'alcool me rendait vulgaire. "Coincé du cul", ce n'était définitivement pas ma meilleure réplique.
Je grimaçai un peu en l'entendant soulever mon côté aguicheuse... Je ne savais même pas que je POUVAIS etre aguicheuse... Aguicheur... Bref, vous avez compris l'idée.

    ~ Je ne pensais pas que tu profiterais d'une jeune fille ivre et innocente... Pervers !

Un peu de moquerie pour noyer le poisson, il n'y avait rien de tel. Il allait falloir qu'il lâche l'affaire, Parce que s'il continuait à creuser le sujet, avec l'aide de l'alcool, je risquais de devenir un peu trop bavard et de lui balancer le fin fond de ma pensée... Peut être qu'il serait honnête avec moi, si je lui demandais directement ? "Hey Thel... T'es gay ?". Bonjour la subtilité ... Mais si l'alcool déliait MA langue, pourquoi pas la sienne ? Ouais mais la sienne, il avait essayé de la coller dans la bouche d'une fille... Pas très homo comme attitude. Sauf s'il était bi. Qui l'eut cru -lustucru- que c'était si difficile de déceler l'orientation sexuelle de son pote !

J'eus un petit rire en le voyant se pseudo-offusquer de ma critique.

    ~ Je n'oserais pas ! Tu embrasses divinement bien. Enfin j'imagine, je n'ai pas franchement eu le temps d'apprécier, la baffe est partie trop vite

J'espérais d'ailleurs ne pas avoir fait trop mal à Othello, c'était tellement parti sous le coup de l'impulsion que je n'avais pas mesuré mon geste. Il n'avait pas l'air trop traumatisé. En fait il avait même l'air plus préoccupé par ce qui se passait dans ma tête plutôt que par ce qui se passait sur sa joue.

    ~ Quelque chose derrière la tête ?

Répétai-je, l'air sincèrement innocent, presque naïf, alors que je laissais l'alcool altérer largement mon jugement... Finalement la sobriété avait VRAIMENT été de courte durée. Et puis ça finit par faire tilt... Parce que j'étais saoul, bieeeeen saoul, mais pas débile pour autant.

    ~ Hein ?! Mais non ! Pas du tout ! Ça va pas la tête ? Je suis tout ce qu'il y a de plus hétéro ! Arrête t'es conneries mec !

Dire que je m'offusquais n'était pas le mot adéquat ... J'étais juste très très véhément dans la défense de mon honneur d'hétéro, voilà tout. Il était hors de question que j'admette que pendant une mili-seconde je m'étais dit que c'était agréable de l'embrasser. Je n'étais pas 100% sûr qu'il me croirait si je commençais à lui expliquer que c'était une réaction chimique aux hormones féminines sécrétées par mon corps qui se prenait pour le corps de Boucles Brunes. La bonne nouvelle, c'était que visiblement, Thel lui plaisait bien à cette fille là. Ça débouchait peut être sur quelque chose ? Pas que je cherche à le caser à tout prix... Mais ça ne lui ferait pas de mal une petite histoire amoureuse après son espèce de harpie blonde.

Quoiqu'il en soit, je réalisai que je n'avais toujours pas donné d'explication à Othello concernant mon accoutrement, m'étant contenté de nier ses sous-entendus.

    ~ Il fallait impérativement que je sois une fille pour la... Suite de mon plan

Enfin, pour mon plan tout court, en fait, parce que me mettre une grosse mine et draguer mon meilleur pote ne faisaient pas exactement partie du projet initial. Oui parce que... On n'aurait pas dit comme ça, mais derrière le saoulard se cachait un evil mastermind. Bon, là, il était bieeeeen caché. Limite enterré. Le genre de type qui ne joue pas à cache-cache à moitié et qui se creuse un trou pour se planquer.

    ~ Ouvre grands tes yeux Thel, la fin de la soirée risque d'être ... Distrayante

Je ne voulais pas agir tout de suite, j'avais besoin que TOUS les invités soient là, alors je préférais attendre encore un peu, histoire de maximiser les résultats. Et puis une fois la « bombe » lancée, il allait falloir déguerpir vitesse grand V, alors autant se gaver de champagne et de bouffe AVANT de passer à l’attaque. En attendant, autant s’amuser, et pour cela, heureusement qu’il y avait Othello.

    ~ Mais parlons d'un sujet plus... Intéressant. Elle te plairait cette fille ?

Et par "cette fille", je voulais dire moi. Enfin moi ce soir. Bref cette brune dont j'avais emprunté les traits. Pas sûr que Thel ait envie de sortir avec elle si je faisais croire à la moitié de l'école qu'elle était le plan cul d'Eren Bogart... Mais enfin. J'étais d'humeur généreuse, d'humeur à essayer de trouver un peu de bonne compagnie à mon poteau.

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MessageSujet: Re: Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)   

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Trahison, disgrâce, l'esprit du mâle est marqué sur sa face 8D (Megamon)

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