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 (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor

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Caïn G. McMillan
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MessageSujet: (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor    (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor  EmptyLun 15 Déc - 0:13

« Tu aimes mon costume ? » Je parle de mon bel ensemble trois pièces, ce costume d'un gris perle dessiné par un styliste moldu. Peut-être trouveras-tu réellement qu'il ressemble à un déguisement. La désapprobation ; vue et revue dans les yeux de mes parents, entre-aperçue ce soir alors que je délaissais la robe de sorcier conventionnelle. Marre de ressembler à ces mages d'outre-tombe, de respecter les convenances pour que le chef de la famille ne daigne m'accorder une de ces filles. Tous ces serpents sournois se faufilent entre mes pieds, me les enserrent comme des menottes. Ils menacent de leurs manigances, de leurs jeux de pouvoir, chaises musicales. Te voilà entourée de soie couleur de sang. Cela te sied à ravir reine des glaces, reine des pieux et des cordes. Je me plais à t'imaginer un instant à jouer à des choses trop adultes pour être explicitées, princesse de douleur. Coule le sang de tes ordres. Eclabousse de ton influence. Tire sur la corde sensible comme tu tires les vers du nez d'Abel. Je te jalouse pour cette proximité trop grande que tu entretiens avec lui, t'envie, te hais pour savoir le persuader que votre vision, ta manière de voir les choses est la bonne. Et puisqu'aujourd'hui, il faut désigner une responsable de mon malheur, ce sera toi Eugenia Bogart. Le jour de tes fiançailles, très peu poli. Ne me fais pas croire que tu t'amuses, tes expressions de poupée ont leurs limites de réalisme. Il n'y a que toi pour porter le fardeau des épousailles de mon frère. Uniquement toi et tes airs résignés pour avoir réussi à le convaincre d'accepter la première proposition venue. Une femme, pas moi. Notre cousine, pas moi. Je le perdrai bien trop tôt. Il se la fera, l’ensemencera et ne voudra plus me voir par peur de se faire prendre alors que nous ne sommes qu'un. Vous m’exécrez. « Pardonne moi si ce n'est pas adéquat, je ne savais pas ce qui seyait le mieux à une telle mascarade. » Sourire narquois. Je réduis la distance, me penche très légèrement pour respirer les effluves de ton odeur. Si forte et pourtant si fragile dans ce corps de femme. Mes yeux d'un bleu trop glacial te détaillent peu à peu, cela en est presque offensant. Ose me gifler, cela me fera enfin une excuse pour te rendre la pareille. Après tout, je ne fais rien de mal, je  ne fais que t'observer, jauger une femme trop désirable pour devoir se remettre à un mariage arrangé. Qu'est-ce que je raconte ? Ton corps est peut-être appréciable mais tes idées, tes pensées, sont à jeter.  Joyeux Halloween.


Branle-bas de combat dans la majorité des demeures de sang pur de Grande Bretagne alors qu'à Poudlard, les élèves participants à la sauterie se regroupaient devant le portail du château avant de transplaner vers le lieu des festivités. Des fiançailles où la mariée ne pourra même pas s'amuser de porter un nouveau nom. C'est d'un mauvais goût. Autour de moi, cela piaillait encore et encore. Je soufflais, Aly et Abel semblaient tout aussi atterrés. Sans plus attendre, j'attrapais leur bras et transplanais. Alyssandra, entourée de cette communauté élitiste qu'elle délaissa pendant trop longtemps. Et Abel... Je ne saurais dire pourquoi il tirait cette gueule. Peut-être imaginait-il ses propres fiançailles. D'ailleurs voilà qu'elle venait, Arya, et alors que les triplés McMillan venaient juste de faire leur entrée dans la somptueuse demeure des Bogart, je fuyais pour échapper au spectacle navrant de la comédie de mon frère. Rapidement, le buffet m'attira bien plus que pour l'alcool qui y coulait que pour les amuses bouches. Et aussi vite que cela commença, ce spectacle m'attrista autant qu'il me filait la gerbe. Un passage aux toilettes pour me rendre compte de la pâleur de mon visage. Maintenant, j'errais le plus longtemps possible dans les couloirs qui bordaient la salle de réception, fuyant quoi ? Je ne le sais pas réellement moi-même.


Ma pique n'avait aucun intérêt si ce n'est mon plaisir personnel. J'ai besoin de me défouler Eugenia. J'ai besoin d'oublier que si ta robe n'étais pas si rouge, m'imaginer à ta place serait chose simple. Bien trop facile. Lentement, notre avenir nous attrape, nous tire en arrière, détruisant tout ce que nous avons espérer construire. La famille décide, on vous interdit de dire non et on élague les branches mortes de notre ancienne vie, enterre les gravats putrides qui dépassent du sol. Les puissants décident de vous enlever votre liberté. Pour des jeux de pouvoir qui ne m'intéressent même pas, pour un peu d'argent passé de main en main. Pureté de la lignée, mes couilles. S'il n'y a que l'ignominie de me savoir marié à une « impur », laissez moi crever seul comme le gros enculé que je suis le mérite. Toute animosité était partie de mon visage, un air mélancolique avait remplacé la colère. Un air résigné qui ne va à personne, je le retrouve chez toi, un peu. Alors je me recule, arrête de jouer à l'homme primaire pour venir m'appuyer contre un guéridon tout prêt.

« Une de moins. » Toi. Une de moins parmi les jeunes sangs purs de mon âge. Le book des gens à marier s'amenuise doucement, je rêve d'être le seul à y rester non coché. L'unique personne dont aucun parent n'aurait voulu. J'adore de plus en plus mon choix de costume. « Au moins une bonne nouvelle ce soir, ce ne sera pas toi que je me devrai amener devant l'autel. » Je riais un peu, ne sachant pas moi-même si je blaguais ou si cela était une véritable insulte. Après tout, tu es digne, tu vaux bien mieux que ces coquettes, beaucoup mieux que beaucoup. Je risquais un regard vers toi, tel un enfant capricieux qui espère ne pas avoir fait trop mal.

Finalement, tu ressembles si fort à Abel... Tu dois être bien trop bien pour moi.

« A moins que ce ne soit pire. » Je soupirais, baissant légèrement la tête, remuant le poids des responsabilités qui ne manquera jamais de me tomber dessus. Même si Abel essaye de me donner un sursis le plus long possible.


Dernière édition par Caïn G. McMillan le Mer 31 Déc - 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor    (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor  EmptyLun 22 Déc - 1:20


 ◈ SONNE LE GLAS ◈
POUR LA GLOIRE
COMME POUR LE PIRE






And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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MessageSujet: Re: (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor    (Eugenia & Phinéas) Day of horror, he will make you dishonor  EmptyDim 28 Déc - 18:38

Débarrassé de la Bogart, débarrassé de ton ambition maladive, de ton service de porcelaine qui se brise sous mes yeux. Les morceaux s'évaporent sur le carrelage, je les pousse discrètement sous le meuble. Je préfère infiniment plus la vipère à la couleuvre, celle qui ne se cache pas d'être cette personne détestable, passionnément détestable. Presque admirable la manière dont ton venin se déverse sur mon corps, salit mes si beaux vêtements, magnifiques crocs se perdant dans ta chevelure de gorgone. Je souris alors que mes yeux regardent toujours le sol. Mascarade. Ce mot se répète incessamment dans mon esprit tandis que tu exploses. Mascarade. Les masques de bon sentiment dégoulinent pour laisser place à ta fureur glacée et pourtant échauffée. Mascarade. Alors que tu avoues vite te marier par arrangement, pour la pérennité de notre sang si souillé par nos manières incestueuses. Tu m'étonnes que nous ayons toutes ces tares. J'écoute, mon sang bouillonne.

Je relève la tête puisque tu m'y obliges, souriant, désobligeant, tête à claque. Je les mérite ces claques mais toi, tu mérites l'échec et le malheur après lequel tu cours. « Une des plus puissantes du pays ? Les sangs-purs n'ont plus vraiment la côte, encore moins ceux ayant combattu dans le mauvais camp. Ne sois pas idiote, ce ne sont pas les Bogart qui te conduiront au sommet. » Mais la suite arrive et je perds mon sourire. Ma superbe s'évapore, trop vite. Il se pourrait que je ne méprise plus mon pinceau alors que ma création sort de la limite du cadre. Te battant pour t'imposer, te rappeler à ta puissance.

Puisque tu n'as ni T-shirt, ni chemise auquel me raccrocher, uniquement ce bustier de soie, c'est en prenant ta hanche que je te rapproche de moi, vite, violence contenue. Te faire sentir à quel point cela brûle à l'intérieur, comment tu es parfaite pour réveiller ma fureur, secouer un lion endormi. Un lion lâche comme Cassidy, un adulte qui s’apitoie. Plus jamais devant toi, Eugenia, dame de fer. Ferme ta gueule. « Qu'est-ce que tu connais à l'amour Eugenia ? Hein ?! Dis-moi ! Toi qui ne cours qu'après un trône vieillot, siège que nos traditions, nos principes, ont détruit à force d'erreurs. Il n'y a que ça, ton ambition. Qui sacrifierait ses désirs dans l'espoir que tu puisses t'échapper de ce carcan ? Personne, Haimon Bogart est parti, t'abandonnant aux bras de son cousin, celui-là même qu'il exècre. Oh qu'il doit t'aimer, t'estimer cet homme pour te laisser entre ses griffes. » Les commérages avaient battu leur plein à Poudlard. Toutes les hypothèses étaient bonnes pour expliquer le soudain renoncement de l'héritier des Bogart. Je m'en contrefoutais, ces histoires, ces jeux de pouvoir, il n'y avait qu'Abel pour s'y intéresser et m'en parler, tentant de me convaincre de son erreur. Il avait trop peur que je fasse la même, trop effrayé de lui même faire la même. S'évaporer dans la nature, laissant Arya. Se marier, la tromper. Avec moi. Je me calme doucement alors que mon emprise se dé-serre. « Ne parle pas de ce que tu ne connais pas alors que tu n'as même pas essayé de comprendre. » Entrevoir l'amour qui m'unit à mon frère, ce pécher de chair qui fait de nous un seul être, enfin. Je bouillonne mais je n'essaye pas. Tu ne connaîtras sûrement jamais de liens si forts auxquels te raccrocher. Alors je souris. Parce que tu es bien plus malheureuse que moi. Tes dernières insultes tombent. Je te relâche. Un doigt pourtant toujours trainant sur le tissu de ta robe alors que ta chaleur me manque déjà. « Qu'est-ce que tu crois ? Qu'Abel pourra s'occuper de tout seul ? Vivre pour les McMillan alors que je vivrai pour moi ? Redescends sur terre, je suis né avant lui. Mon frère est mort. Tu sais quelle est la place des aînés dans ce monde. »

Plus aucun ressentiment ne m'anime contre la jeune fille alors qu'un troisième protagoniste fait son entrée dans la petite pièce. Tu m'as retrouvé, dit-elle. Tout de suite, je m'imagine être face à son amant, de trop. La princesse n'est pas si inatteignable finalement. Je souris alors que je me glisse dans l'ombre mais déjà tu reviens dans mes bras, te cognant rien qu'un instant. La mélancolie semble vouloir s'immiscer de nouveau en moi. Me rappelant à ma réalité : Abel et Alyssandra. Mais je ne suis pas le seul pour eux, pas suffisant, je serre le poing alors que mes phalanges frappent le bois, doucement, sans vous importuner. Quand je te parlais de ce que tu ne seras jamais Caïn, tu l'as en face de toi. « Alors pars avec lui. » Montre moi que tu n'es pas un pantin prévisible. Rends l'espoir à un homme qui ne croit plus en l'humanité.
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