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 Show me how to be whole again |Audric

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Eugenia H. Bogart
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MessageSujet: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptyJeu 4 Sep - 11:08


 ◈ Audric & Eugenia ◈
Je peux haïr, je peux aimer, je peux survivre à la mort
Mais je ne peux exister sans raison d'être






And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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Audric A. Saddler
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MessageSujet: Re: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptyLun 8 Sep - 23:22




Show me how to be whole again.


« Qu'est-ce que c'est, Père ? » Le regard brillant, le regard curieux, l'enfant relève toute son attention vers son Père,  son héros, son modèle. Plus tard, il veut porter les mêmes costumes. Plus tard, il veut savoir lancer les mêmes sorts que lui, et surtout être aussi important et puissant. Ca, il le sait, car il voit comment les gens répondent à Père et le regardent lorsqu'ils sont là. Mais surtout, il veut être comme Père, car il est grand et fort et que Mère finit toujours par retrouver le sourire dans ses bras. Alors que ça, l'enfant sait créer ses sourires, mais jamais sécher ses larmes. Quand Mère pleure, il n'y a que Père qui arrive à faire disparaître ces éclats de diamants. Père il est fort et surtout il aime Maman. Père sourit toujours lorsqu'elle rit, ou qu'elle m'embrasse. Père sourit lorsque mes devoirs sont corrects et que Mère rentre tôt. Mais Père ne sourit pas du tout lorsqu'un homme en particulier viens ici et qu'il parle trop souvent à Mère, il ne sourit pas non plus lorsque je m'agace et perds patience, il ne sourit jamais lorsque Mère parle plus fort que lui. « C'est une crypte, Audric. C'est le sépulcre de la famille Saddler. »  L'enfant hausse un sourcil, surpris, septique, cette même mimique qu'il a hérité de son paternel qui sourit en voyant le visage de son l'enfant.  «  Ta famille repose ici. Lorsque nous mourrons, après la cérémonie, c'est ici que nous reposerons. »   L'enfant semble paniquer, et il continue d'avancer avec son Père. C'est immense ici, il se demande si tous les tiroirs sont remplis, combien de membres de sa défunte famille repose ici. L'enfant n'a plus l'air d'un enfant tout à coup, mais d'un adulte qui essai de comprendre et de rester fier. «  Tu es le dernier, Audric, de notre famille. Tu es le seul homme, mis à part moi, qui porte notre illustre nom. Tu sais ce que ca veut dire ? … »   Le regard émeraude du Père croise celui azur de son fils qui hoche la tête. « Que je suis l'héritier. »   Le Père sourit, presque tristement. Il ajoute :  «  Exactement. Un jour, tu seras Roi de ce Royaume. Tout t'appartiendra. Absolument tout. La fortune de notre famille, nos maisons au travers du Monde. Celle de tes vieilles tantes, ici, et même la maison que tu aimes à Londres. Il faudra que tu en prenne soin… Et que tu veilles à faire perdurer notre nom, Audric… C'est important. Beaucoup de gens seront encore derrière toi, car tu es un Saddler, mon fils. Il faut que tu t'en montres digne. »  L'enfant écoute, mais l'enfant a peur. L'enfant a compris qu'un jour, il serait seul, bien trop seul. Sans Père, sans Mère, ni personne. Il fronce les sourcils, il arrête d'avancer, il ne veut plus avancer dans ce cortège mortuaire, traverser les mots. Il parle, l'enfant, il s'exprime bien trop bien pour son âge, et possède dans ses yeux, une lueur d'intelligence précoce, de lucidité effrayante. «  Vous allez mourir, avec Mère ? Je ne veux pas. »  Le Père s'approche et glisse ses doigts dans les mèches sombres de son fils, comme lui. Il sait que cela arrivera bien plus tôt qu'il ne l'espère, qu'il ne verra pas son fils grandir. Le Monde est en train de changer, on ne les laissera pas tranquille dans leur ilôt de bonheur égoïste. «  Je vous ferrez revenir à la vie. C'est possible, je le sais, je l'ai lu dans les livres d--- … »   «  Tais-toi. Tu ne feras jamais une chose pareille, Audric. On ne fait pas revenir les morts à la vie, c'est impossible. Jamais, Audric, tu m'entends ? Ce n'est pas à quoi tu es destiné. Ta mère et moi, nous continuerons à être avec toi, dans ton cœur, dans tes pensées, à tes côtés sans que tu ne nous vois. Et ne l'oublie jamais, Audric. Nous t'aimons et nous serons toujours là, tu comprends ? Si tu nous fais revenir des affres de la mort, nous serons pas tes parents, nous ne serons que des cadavres vides et terrifiants. Tu ne veux pas que Maman te fasses peur, n'est-ce pas ? »   L'enfant se tait, l'enfant fait un signe négatif de la tête. Il reste muet, toujours, mais il finit par se détourner et avancer, fier comme un paon. L'enfant pleure, mais silencieusement, de colère et de rage, de peine et de panique, il ne veut pas être seul, il n'est qu'un enfant il veut ses parents avec lui, il ne veut pas grandir seul. Aleksander finit par soulever ton fils, le prendre dans tes bras et embrasser sa tempe, le laissant se nicher dans son cou, alors qu'il remonte à la surface, rejoindre sa femme, la Mère de son fils. Son fils pleure par sa faute, mais il ne lui en veut pas, ce n'est qu'un enfant.

Une semaine après, l'enfant était orphelin.




L'été a été long et bien trop court. L'espace de quelques semaines, j'ai vu ma vie défiler sous mes yeux. Un meurtre, mes amis chez moi, mes allées et venues au Ministère. Du travail, encore du travail, des dossiers, toujours plus de dossiers, des repas, des diners, un directeur qui se veut mentor et protecteur, une épouse qui se veut tendre et attentionnée. Non. Ma vie est étrange. Je suis loin de tout, loin du bordel qu'est devenu ma vie, loin de ces femmes qui heurtent bien trop puissamment mon cœur. L'instant d'un été, j'oublie tout, absolument tout. Etrangement, cela me fait un bien fou. Je ne suis plus le préfet de Poudlard, je ne suis plus le bon Serpentard, encore moins l'Ange Noir d'une Vélane, encore moins l'étrange bourreau d'une future Reine. Non, mon cœur je l'ai oublié, je l'ai posé ailleurs, il n'y a plus que mon ambition et ma curiosité qui brillent, s'entremêlent et éclatent. Je suis dans mon élément, mes sourires ne sont fades, ce sont les joyaux de notre couronne. J'étais bien là où j'étais et doué qui plus est. On me remarque, mon nom est soufflé, je m'heurte aux préjugés, balayés par de la sincérité, par le don d'un directeur, je ne suis qu'un oisillon qui prendra son envol grâce à l'aide de cet homme qui se voit en moi. Je ne comprends rien, tout s'effrite, de la gentillesse, de la bonté sans intérêt, tendue sur un plateau sans rien demander en retour si ce n'est de ne pas faire honte à des recommandations. Ces lettres, je les ai à la fin de mon stage, des promesses d'embauche aussi, je ne comprends plus rien, je suis simpement fier de moi. Je suis bon, je suis doué, tout simplement. J'ai voué ma vie à l'apprentissage, à cette chose que je médite depuis des années, pour devenir ce que je dois devenir. Loin de mon cœur, je suis parfait. Loin de mes émotions, j'ai enfin la sensation d'avancer. Ce ne sont que des chaînes, souillées et rouillées. Elles grattent ma chair, dévorent mon corps, elles veulent me briser, m'empêcher d'avancer. Pourtant je l'ai vu, j'ai réussi et je n'ai qu'une envie, hurler ma joie, ricaner mon triomphe, une satisfaction morbide et si individuelle.

Mais il suffit que j'entende son prénom pour me crisper. Que je vois ses mèches chocolats pour sentir une rage étrange me submerger. Elle ne m'appartiendra pas, cette Bogart, jamais, jamais elle ne sera à moi. Elle veut sa liberté, je veux lui donner, mais je la désire à mes côtés. C'est bien trop compliqué. Il suffit que j'y songe et mes souvenirs me jouent des tours, me tracassent et je trépasse dans les tréfonds de la luxure.  Ma réussite était loin derrière, elle n'a aucune saveur, elle n'est que de la cendre car elle n'est pas là pour partager cette victoire avec moi.

Mais il suffit que mon chemin croise celui de cette blonde doucereuse et je ne comprends plus ce qui se passe. Loin de moi mes plans, loin de moi les songes du Quatuor et de mes travaux à terminer pour le ministère. Des mots, un verre, de la maladresse à l'état pur. C'était plus qu'étrange, plus que malaisé, je file sans me retourner, honteux et affligé. Je ne sais pas ce qui se passe. La dernière fois que j'ai ressentis une chose pareille, je suis devenu mauvais, je suis devenu un véritable monstre et j'ai détruis cette étoile que je désirais. Silver n'est pas Serena, et je ne veux pas que Silver devienne comme Serena, par ma faute. A trop la désirer à mes côtés, je l'ai détruite, à trop la vouloir dans mes bras, j'ai éclaté ses côtes, elle se noie dans son propre sang par ma faute. C'est mon œuvre d'horreur, mon crime le plus parfait, celui que je me traine avec regret. Je me sens pitoyable, déchiré pour des femmes, blessé par des femmes. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, et bientôt je comprends presque les réflexions assassines de ma tendre et affectueuse cousine. Eugenia et son amour étrange pour Haimon, moi et Serena, moi et… Non ce n'est pas possible, je ne peux pas devenir ça. Les femmes ne sont guère mon but, je ne l'ai pas fais exprès, tu sais. Je m'en fiche, réellement. Seulement, Serena c'est plus fort que moi, je l'ai voulu à mes côtés, je l'ai enchainé sans quémander son avis. Silver s'est imposée d'elle-même, elle a juste tout bousculé, tout fracassé, elle s'en fiche, elle s'en fou que je sois inerte, que je ne veuille pas ressentir encore. Elle est là quand même dans mon esprit, elle plane, véritable rapace de la moindre de mes faiblesses. J'aurais dû apprendre à t'écouter, Eugenia. Tu avais raison. A trop me désirer insensible,  à trop m'éloigner de tout ça, tout me revient, mille fois plus violent encore. En me préservant de ces choses inutiles, elles viennent me trouver elles-mêmes.

Il y a eût cette fête étrange, le souvenir de mes lèvres contre les tiennes, ma langue contre la sienne, la douceur de ton souffle, la saveur de ce cruel baiser. Mascarade, ce n'était qu'une mascarade, mais j'ai ressentis quelque chose d'étrange ce soir là.
Puis il y a eut cette brune et cette blonde bien trop proches, bien trop étranges, cette envie de tout fracasser, cette envie d'hurler. Je ne comprends rien, Eugenia, tu sais. Je serais capable de venir te sauver, te recueillir et braver tes démons pour toi, mais je ne me comprends plus. Je serais capable de te retrouver tout en me perdant moi-même, car c'est bel et bien ce qu'il est en train de m'arriver. Sais-tu que je suis en couple avec ton amie ? Non, tu l'ignores, c'est bien trop récent. En couple. Pas dans l'ombre, tu sais, un vrai couple, celui que je n'ai pas envie de masquer. Celui que j'aurais aimé avoir avec Serena. Pourquoi est-ce que je pense encore à elle, alors que je suis censé être heureux, tu sais ? J'ai fais un caprice, j'ai hurlé, j'ai fais mon enfant, et j'ai obtenu ce que je désirais. Comme toujours. Est-ce un mal ? J'obtiens un caprice, alors que j'ignore ce que je désire réellement, si l'on met de côté mes plans, mon futur tout tracé. J'ai l'impression d'avoir envie de m'oublier, j'ai l'impression d'avoir envie de profiter de ma vie un instant, d'arrêter de fixer mon objectif, de ne vivre que pour ça. Nous avons un objectif commun, mais ce but n'est qu'un parmi tant d'autres pour vous. Pour toi, pour Eren, pour Annabeth. Ce n'est qu'un jeu de plus qui s'empile, une partie d'échec ni plus ni moins. Sauf que les pions sont des vies, les cases des lieux, les mouvements des gestes, un échec la mort. Et je sais que tu frôles la tienne, je le sais, je l'ai compris ce soir là, lors de la rentrée quand tu t'es crispée à peine, lorsque tes doigts se sont serrés un peu trop autour de ton jus de citrouille, lorsque tu souriais et que tu n'écoutais pas, lorsque tu souriais et que ton regard ne cherchait qu'un seul être dans la Grande Salle. Tu as disparu après cette fête sordide, tu as disparu. Et je ne sais ce que n'est pas à cause d'elle, mais de ta réalité qui s'effondre. La vie n'est que désillusion, tu sais.

Alors j'ai marché dans les couloirs, sûrement sans but précis, si ce n'est pour pavaner mon insigne. Et mon regard a croisé le tien. Mon regard balai les alentours, avant de m'engouffrer dans cette porte qui apparait de nouveau. Tu es bien trop pâle, bien trop vide, tes prunelles déchirées par des maux silencieux. Lorsque la porte se referme, lorsque la salle disparait, lorsque nous sommes seuls dans un domaine qui est régit par tes pensées, je ne réfléchis pas. Mon bras se glisse autour de toi, ma main t'attire à moi. Je t'enlace presque fermement, te laissant aller contre moi, je te soutiens. Je ne te jugerai pas, ma belle, ce n'est pas le moment pour. J'oublierai cette valse de faiblesse, ce que nous dirons resteras entre nous, mais tu ne dois pas avoir honte de craquer. Je ne sais pas où il est, tu ne sauras jamais où il sera tant que sa queue de rat ne sera pas retrouvée. Je te serre plus fort contre moi, mes lèvres tièdes se posant contre ta tempe et je souffle :  «  Je suis là. »  Non, je ne peux pas te dire que ca va aller, je sais que ce n'est pas le cas. Je ne peux pas te dire que cela s'arrangera, je l'ignore. Je ne veux pas te mentir, j'en suis incapable, je sais que tu es comme moi, je sais que ce n'est pas nécessaire, que cela te ferra plus de mal que de bien. Je n'aime pas te voir ainsi. Peut-être suis-je en train de me promettre de le retrouver pour toi, mais je sais que tu veux le faire par toi-même. Mais il brise cette Princesse que j'ai toujours admiré, toujours désiré, cette femme si forte et joueuse, dont les sourires m'ont toujours arraché une satisfaction morbide. Tu es belle lorsque tu gagnes, tu es parfaite lorsque tu domines. Tu es belle lorsque tu vacilles, et si laide lorsque tu te perds, parfaite dans ta détresse, si humaine dans ton désespoir. Tu te blottis dans les bras d'un monstre, Eugenia, et le monstre te serre contre son cœur.


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Eugenia H. Bogart
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MessageSujet: Re: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptyMar 16 Sep - 10:52


 ◈ Audric & Eugenia ◈
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Mais je ne peux exister sans raison d'être






And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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Audric A. Saddler
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MessageSujet: Re: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptySam 27 Sep - 22:33




Show me how to be whole again.

Le blanc c'est l'absence de couleur. Le blanc, c'est l'absence d'erreur. Le blanc c'est la lumière, celle qui vous brûle les rétines. Le blanc, c'est la peau laiteuse des enfants, celle de la craie, et du lait qui coule à flots. C'est la pureté même, celle qui ne demande qu'à être dégueulassée par les autres. C'est cette lumière que je vais finir par couler sur toi et la noirceur de ton esprit. Laisser envahir cette écume, laisse-la caresser ta peau et brûler ta chair, laisse-la t'envahir et te prendre comme un véritable amant. Elle te lavera de ces choses, je t'aiderai à tout détruire pour mieux recommencer. Appose ce blanc sur ces murs et ce carrelage, efface et déchire cet environnement bien trop fade pour toi. Recommence, arrache-tout, il te faut quelque chose de pétillant et de vivant, de beau et de fascinant, quelque chose qui te ressemble et te respecte.
Mon regard se perd sur les détails, ce tas de bois qui tient sans force, l'étroitesse de ce monde et me confine, me donne envie d'ouvrir portes et fenêtre, de m'abreuver d'air et de liberté. Je n'aime pas cet espace bien trop confiné, cela me rappelle toutes ces fois enfermés dans l'orphelinat, toutes ces insultes et ces accusations pour des choses que je n'ai jamais commis.
Mes prunelles se voilent, une mer d'encre coulant dans les abysses de cet océan figé par la glace. Je ne dis rien et pourtant je sens ton corps se resserrer contre le mien. Je sens tes formes contre moi et cette chaleur qui transperce et brave les tissus de nos vêtements. Je bouge à peine, te laissant t'accrocher à moi comme une pauvre femme, pauvre loque, folle en dérive, mon Eugenia au bord du précipice. Un léger grondement passe la barrière de mes lèvres et mes bras se resserrent autour de toi, captive de mes bras, de cette emprise qui deviendra ta forteresse si tu le souhaites. Je tourne la tête légèrement vers toi, en sentant ton front s'apposer sur mon torse. Silencieux, c'est ton odeur qui m'embaume, si douce, si fruité et légère mais pourtant elle coule et me caresse, me prend tout entier. Instinctif, car tout ceci n'est pas dans mes cordes, je dépose un baiser dans tes cheveux. Un instant, je repense à cette valse que nous avons partagés. Froissement de tissu, enchaînement de pas, ta pupille défiant la mienne, nos sourires s'accordant sur les mêmes notes. Deux inconnus, deux corps qui œuvrent pour le même but, deux consciences et cette tension étrange. Peu de mot, pour beaucoup de chose, je suis charmé, en perpétuel besoin de cette assurance qui coule de toi, de cette force qui brûle en toi.

Tu parles. Tes mots étouffés qui viennent à moi. Je pense à Haimon immédiatement, cet abrutis bien trop courageux et insouciant, qui a tout laissé tomber. Une ambition qui le dévore, mais qui pourtant je ne peux comprendre. Devenir grand, porter un nom qui sera sien et non pas leur. Cet ancien fiancé qui, qu'importe ce que tu pourras me dire, fait trembler ton cœur. Je te connais, et lui aussi, je vous vois ensemble et puis l'un loin de l'autre. Tu ne saurais inventer aucun mensonge, tu ne sauras couler aucun masque sur ton visage pour me faire croire le contraire. Je sens ma gorge se nouer un instant. S'attacher. Quelle cruelle vérité. Ne réveilles pas le monstre, Eugenia je t'en prie… Je repense à cette Princesse de mes Maux, cette femme qui m'écorche bien trop, celle dont mon désir a fracassé… Amnésique. Oublié. Je ne suis rien, si ce n'est un étranger. Sais-tu dans quelle colère froide me suis-je plongé vivant lorsque ton ancien fiancé a osé apposer la vérité à mes pieds ? Sais-tu à quel point je t'en veux de ne m'avoir rien dit, de ne pas m'avoir prévenu ?
Mais ce n'est pas de lui que tu parles, quel idiot que je suis. Je t'écoute et mon regard est toujours posé sur ce visage qui ne veut pas être vu. Tu te serres un peu plus encore, et te tiens toujours par les hanches, l'une de mes mains se glissant dans tes cheveux
Mais tu te redresses et calme tes tremblements. Lentement mon étreinte s'envole, au rythme de tes paroles. Je ne t'interromps pas. C'est dur de parler, encore plus lorsque c'est de ce que l'on ressent. Poupée pudique, poupée de porcelaine bien trop sublimée par les artifices de tes sourires. Pourtant aujourd'hui t'as tout arraché, tu t'offres vêtue de tes émotions les plus belles, de tes expressions les plus exquises. Je me délecte de cette position de voyeur sur ta vie et tes faiblesses.

J'inspire lorsque tu changes de sujet. Je t'observe comme une œuvre d'art et je ne commente pas. Serena l'héritière… Longtemps, longtemps j'ai désiré le pouvoir de ta famille, la votre. Longtemps j'ai désiré que Serena devienne mon épouse et je le désire encore. La famille Saddler a toujours été lié aux Bogarts. Mais je n'ai pas sincèrement confiance en elle, je sais qu'elle œuvre pour autre chose, sa liberté et son propre pouvoir. Elle me plantera avec me soufflant qu'elle m'aime dès que la première occasion se présentera pour me passer devant. Ou bien, elle me tendra la main et me donnera d'elle, simplement parce qu'elle aura réussi à avoir un coup d'avance, le coup fatidique qui fait qu'elle me passe devant. Jamais.
Et tu vomis tes paroles, tes colères et tes ressentis. J'avale ma salive et je reste impassible, aucun sourire, aucune ombre de pitié ou de tristesse sur le visage. Je t'observe simplement, spectateur de ta dérive. Je ne t'arrête pas, je ne te coupe pas, je respecte ta folie, je m'en amuserai presque, un autre fois peut-être. Véritable tourbillon qui perds son souffle. Tu dégueules, tu m'en salirais presque mon uniforme immaculé. Je suis sage et patient, en attente que tu te lasses du masque de celle qui est blessée, touchée, celle qui va tout laisser tomber, tout claquer.

Un sourire narquois se glisse sur mes lèvres lorsque je t'entends, détournant le regard. La revoilà, celle que j'aime, celle qui m'en donnerais des frissons lorsque ses lèvres s'étirent, lorsque sa langue bouge pour siffler ces quelques doucereuses paroles. Il ne t'a pas fallut longtemps pour me revenir. Mais pourtant le portait ne me plaît pas. J'hausse un sourcil, l'air légèrement agacé et finit par m'approcher, réduisant l'espace entre toi et moi. Délicat, je pose mes doigts contre tes joues, tes pommettes, essuyant les traces de tes larmes lentement. Presque doux, presque tendre, mais pourtant je ne suis qu'un artiste qui efface des détails. Tout se doit d'être parfait. Même toi qui vacille sous le poids de cette perfection. J'efface lentement, bien trop, délicat, mon regard perdu ailleurs. Ma voix s'élève lente et si douce, cruellement suave et presque tentatrice : « Eren est trop extrémiste. Tu sais très bien qu'il aura besoin de toi pour ne pas fracasser l'image de ta famille Eugenia... Et de tous ces efforts que tu as fais… Il n'a fait qu'attendre. … » Lent. Peut-être un peu trop calculateur. Mon regard quitte tes jours et plonge dans tes prunelles bien trop brillantes. Mon pouce effleure ta lèvre inférieure et je reprends la parole, toujours aussi bas, presque secret, trop intime : « Quant à Haimon… Il loge chez moi. Et à ta place… Je ne le sous-estimerai pas. Haimon ne veut pas être un pantin, l'objet d'un nom. Il veut le sien et sa place… » Il n'abandonne pas son trône. Il abandonne une famille trop oppressante. Je sais qu'il ne s'arrêtera pas là. Haimon est un Bogart. Il n'est pas écervelé.

Mes mains tombent mais mes yeux restent accrochés aux tiens. J'ajoute, je t'achève : « Tu n'auras ni le contrôle sur Serena, ni sur Haimon si ils prennent ta place ou celle d'Eren. Tu n'auras plus aucun contrôle sur la famille, alors oui, tu ne seras plus rien… » Je plisse légèrement les yeux, presque vicieux, presque acide. Mais j'ajoute encore, doux et tentateur : « Tu es faite pour ça, Eugenia. Tu rayonnes ainsi…. Et Serena n'est qu'une Princesse égoïste… Ambitieuse… Mais amnésique. » Sens combien mon amertume brûle ma voix. Je fini par me détourner un peu, mon regard balayant la pièce et je souffle : « Quant à Rosenwald… Cela sera fait. » Sans aucun Imperium. Tes relations ici t'aident, les miennes sont bien plus éloignées et surtout…. Diverses et variées. Je me perds un instant dans la contemplation de la matérialisation de ton esprit et de tes humeurs. Ma langue claque contre mon palais, perdu dans un autre monde. Mais tout bas, je souffle. Ce n'est plus un secret, c'est presque une honte de formuler ca… De le penser… Et de le faire. « Assures tes bases… Conserves-les… Et puis vis un peu pour toi. Laisse-toi sourire parfois réellement. » Gerbes sur mes paroles, ce discours ne me ressemble pas. Moi qui ait grandis avec ces promesses sur mes épaules, les fantômes de mes parents et la saveur du sang de mon père dans la bouche. Le pression de ce nom contre mon crâne, toutes ces choses que j'ai avalé, collé contre mon visage pour être ce politiquement correct, pour être véritable fantasme, putain de poupée d'humilité et de sagesse. Cet homme que je suis devenu à part entière, noyé dans mes mascarades, voguant sur le fleuve de l'égoïsme, un instant volé auprès d'une de tes amis. Je crois que je deviens fou, nous voudrais-tu pas avoir la décence, adorable monstre, d'éclater mon crâne afin de me reprendre le droit chemin ?


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MessageSujet: Re: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptyJeu 2 Oct - 0:49


 ◈ Audric & Eugenia ◈
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MessageSujet: Re: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptySam 1 Nov - 12:44




Show me how to be whole again.

Poupée de chiffon, c'est ce que je suis à présent entre tes doigts. Crois ce que tu veux, penses n'importe quoi, tu n'as besoin que d'un auditoire sur lequel cracher pour étaler à quel point tu perds contrôle sur ta vie. Ma mâchoire se resserre lorsque tu me tires un peu plus. Patience. Calme. Le monstre cruel et narcissique est de sorti, il veut reprendre sa place, il écrase, il s'exprime. Tu étales la peinture de ton être. Sensible et si monstrueuse. En détresse sur le flot de ton égoïsme, de ton égo froissé, de cette vie qui t'échappe. Tout t'échappes. Tu n'as peut-être pas choisi les bonnes cartes. La bonne vie. Le bon nom. Le bon corps. Femme dans une famille de sang pur. Future fiancée d'héritier. Toutes ses paroles que je garde dans ma gorge, qui grondent et que je bouffe, j'avale. Mon confronter avec toi, maintenant, ne sert absolument à rien. Et je n'ai sincèrement pas la tête de me disputer avec toi, te prouver que tu as à tord, que tu es aveuglée par ta propre conscience, ta propre personne. Qui suis-je, pour oser faire cela, si ce n'est un ami qui a assez force pour serrer les dents et continuer à t'écouter cracher sur tout… ?

Silence. Que Salazar ait pitié de moi, penses-tu que je suis inhumain, que je ne vais pas craquer moi aussi ? Que dois-je faire, si le moi ! Dois-je rester insensible à tes insultes, à ce manque de respect perpétuel dont seuls les Bogart sont capables ? Je fronce les sourcils. Mériter le pouvoir, parce que tu lui a tout donné.. Devrais-je la même chose, si un jour j'échoue, si j'effleure mon but sans l'atteindre ? Est-ce que c'est ce que je dirais, si un jour je me retrouve face au tribunal ? J'ai tout fais pour, j'ai donné ma vie pour, je mérite le pouvoir ? Tu es folle, tout simplement, tu perds la tête, tu es en dérive, c'est ton égo qui parle, c'est la fierté, c'est ton nom, tes nerfs, tes trippes, tout, mais pas la raison.

Et tu continues sur ta lancée, sarcastiques et mauvaises à toi. Tu parles de Quidditch, et je soupire, détournant la tête. Tu n'es qu'une petite conne prétentieuse, c'est la seule chose que tu me renvois là. Et je n'aime pas cette image si dégueulassée que tu m'envois de toi. J'hausse un sourcil et relève mon regard vers toi. Tu approches, je te sens arriver, repasser à l'offensive, et je reste muet lorsque tu attaches. Ridicule. Hypocrisie. Serena. Haimon. Penser. Je te fixe et je ne dis rien. Je n'ai pas besoin de te le dire que tu as dépassé les limites. Tu es cruelle et méchante, tu me renvois à la gueule tout ce qui t'échappes, ce qui t'écœures et t'énerves, moi avec. J'ai envie de glisser mes doigts contre ta mâchoire, autour de ta gorge, de te balancer au sol comme une merde. J'ai envie de te frapper comme on frappe un homme, et pourtant j'inspire lentement, je respire encore. Je fais couler en moi cet air frais, ce courant de maîtrise. Des années de maîtrises. Moi qui pensait qu'il y avait plus que ça. Tes buts, les tiens. Ce sont les tiens, pas les miens. Tu es seule, et je le suis. Eternellement. La solitude elle est partout, jusqu'au fin fond de ton crâne. N'est-ce pas si cruel ?

Le silence s'impose. Mon regard baisse un instant sur tes lèvres, ton menton, ton maintien, avant de me détourner, ma mâchoire se carrant quelques secondes. Savoures-le ce silence, réfléchis à tout ce que tu viens de dire, petite poupée bafouée. Je fini par souffler tout bas : « Qu'est-ce que tu veux que je te dise… ? Oui, tu es devenue la fille exemplaire pour l'avoir le pouvoir… Mais qu'au fond, tu restes une femme, simple épouse d'un héritier, qui va et vient ? Oui Haimon a eût le courage, l'inconscience, la connerie, appelle cela comme tu voudras, pour tout plaquer… C'est son choix. Qu'il le regrette ou pas, qu'il s'en morde les doigts ou pas, c'est son problème. Que tu es incapable de faire la même chose que lui, que tu sois incapable de concevoir son choix ou qu'il t'emmerde profondément cela ne changera rien. Malheureusement. Penses-tu qu'il ne sait pas tout ça ? Il a grandit avec vous, il connait les règles aussi bien que toi. »  Silence. Temps. Regard qui se repose dans tes prunelles. « Non, ce que tu désires véritablement et ce que tu es censée désirer ne concordent pas. Tu t'es façonnée à l'image d'un monde cruel… Et tu le sais, Eugenia. Tu es aussi hypocrite que moi, tu te joues des gens, tu les veux ces relations, tu le veux le pouvoir, et merde c'est con, t'es tombée amoureuse de la mauvaise personne ! Ton désir le plus profond se fait la malle ? ET ALORS ?! »  Je fronce les sourcils, te repoussant un peu. « Tu crois que c'est le moment de faire la gamine capricieuse, de baisser les bras ? Par Salazar, toute ta vie on t'a imposé tes choix, et maintenant que tu es face à TA VIE, face à un choix que TU dois prendre et tu vacilles ?! »  Mes doigts glissent contre les tiens, se glissent autour de ton poignet. Reste avec moi, Eugenia. « C'est à toi de choisir ce que tu veux. C'est qui, qui me répétait sans cesse que lorsque l'on veut, on peut. Que lorsqu'il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problème ? »  Réveilles-toi Eugenia. Je ne suis pas ton ennemi.


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Eugenia H. Bogart
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MessageSujet: Re: Show me how to be whole again |Audric   Show me how to be whole again |Audric EmptyVen 5 Déc - 23:36


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Je peux haïr, je peux aimer, je peux survivre à la mort
Mais je ne peux exister sans raison d'être






And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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