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 Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth

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MessageSujet: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Ven 24 Jan - 19:29


    « Merci à tous, nous avons terminé pour aujourd’hui. »



Les heures qu’elle se devait de dispenser en ce jour arrivaient à leur terme. Elle avait peu d’élèves mais cela lui convenait. Elle pouvait ainsi leur apprendre bien en profondeur les aléas et spécificités de l’Alchimie. Cette discipline n’était pas le cours le plus facile dans tous ceux dispensés à l’école. Il fallait de bon prérequis en Potions et Sortilèges. Elle alliait les deux. Elisabeth avait expressément demandé que les élèves devant suivre son cours aient au moins obtenu un Excellent dans ces deux cours prérequis.  Et que si ça n’étaient pas le cas que des cours de rattrapage soient pris auprès d’une personne qualifiée. Que ce soit elle ou un autre Professeur.

Un dernier signe de tête et il n’y avait plus qu’elle dans la salle. Elle appréciait ces heures en compagnie de ses élèves. Elle pouvait laisser libre cours à sa passion à travers son enseignement. Enseigner lui permettait aussi de revisiter certaines préparations et de les améliorer le cas échéant. Bref, que du bonheur pour la demoiselle.

Elle se retira dans l’arrière salle où étaient entreposés son petit laboratoire ainsi que son bureau. Elle avait laissé la porte de la classe ouverte mais qui aurait pu venir à cette heure ? D’un coup de baguette, elle éteignit les bougies de cette pièce.  Elle fit venir à elle les différents parchemins qui lui avaient été rendus par ses élèves afin de les corriger. Mais Lis’ se lassa bien vite. Elle avait une envie irrépressible d’alambic et chaudron.

Elisabeth rangea tout ce qui lui était inutile et se rendit à sa table de travail, deux mètres plus loin. Elle n’avait de toute façon plus d’échantillon de distillat de sang de licorne  qu’elle envoyait à son père. Elle ne savait quel usage il en faisait, mais elle s’assurait qu’il ne puisse pas la garder bien longtemps et qu’au bout d’un temps, il implose. Qui  plus est, le sang de Licorne était assez précieux et rare et elle se devait donc de ne pas trop en user.

Elle se mit à la tâche. D’un mouvement de poignet délicat, elle lança la distillation. C’était un processus assez fastidieux et elle devait constamment être attentive afin que le sang ne se mélange pas au solvant qu’elle utilisait. Le produit en résultant étant un poison mortel. D’un côté elle devait contrôler son feu, l’attisant et l’atténuant en rythme, et de l’autre, enchanter continuellement le distillat.

L’enchantement se faisant mieux en absence de lumière, seule la flamme du feu venait éclairer la pièce.
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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Lun 3 Fév - 3:16


   
   
Alchimie dans le noir

 

  Le flux d'élèves dans les couloirs battait son plein, c'était la fin des cours de la journée, et l'on pouvait ressentir l'agitation de certaines petites têtes qui courraient dans les couloirs. De bonne humeur aujourd'hui, il ne crierait pas pour faire règner le silence ou pour calmer les plus turbulents, et s'accontenterait de passer son chemin. Il ne faut pas toujours jouer au professeur rabat-joie non plus. Howard remontait les étages après avoir quitté son cousin Ezra, dans l'intention d'aller se terrer quelques instants loin des espaces bruyant en compagnie de sa solitude, alors que déjà les remous dans les parties communes se dissipaient doucement. Mais furetant comme à son habitude, dans chaque étage pour voir s'il n'y avait pas quelques tensions entre élèves, étant parfois le cas, il vit une leur dans le fond de la salle du professeur Northwem en y passant devant. La classe elle même baignait dans l'obscurité et c'est à l'aide des bougies qu'il attrapa qu'Howard progressait prudemment dans la pénombre. Il avait le don de se faire des films où il y avait toujours un danger. Baguette d'une main, lumière de l'autre, il s'attendait à des représailles, aussi sécurisé soit Poudlard, lui ne se sentait pas le moins du monde protégé.
La porte de la salle était ouverte, et ce pouvait être n'importe qui, mais qui pouvait être là à cette heure-ci mis à part la responsable de ce lieu, en l'occurence, Elisabeth Northwem. Ce qu'il pouvait se méfier de cette femme, elle pouvait être charmante et en aveugler beaucoup par sa beauté, toujours est-il que lui ne pouvait ôter de sa tête qu'elle mijotait quelque chose, et qu'elle était trop étrange pour être toute blanche, il est certain qu'elle n'est pas irréprochable. Il faut dire que les deux professeurs n'ont jamais eu de réelle discution pour qu'il puisse la juger si hâtivement, mais son expérience ainsi que son malheur le poussaient à être plus soupçonneux que quiconque ici, le menant parfois à devenir désagréable malgré son bon vouloir. Pour l'instant, auprès de Lis', il ne s'est encore jamais mit hors de lui, il ne pouvait pas affirmer de toute façon, qu'elle était souillée par le mal.
Tout près de la porte du bureau de la jeune femme, il déposa les bougies et rengea sa baguette. C'était elle, elle faisait , une potion ? Allez savoir ce qu'elle faisait, et c'est justement ce qu'avait l'intention de comprendre avant de sortir dans la pièce où il venait juste de s'inviter. Mains dans les poches de son manteau, il fit quelques pas pour rejoindre la professeur.

« C'est un peu tard pour travailler, non ? »

S'il s'agissait de quelque chose à craindre, il est certain qu'elle ne lui en dira rien, mais rien que ce comportement lui semblait à surveiller. Si elle concoqutait quelque chose dans le noir, il y a de grande chance pour que ce soit quelque chose qu'elle ne veut pas que l'on découvre. Enfermés par la semi-obscurité, la pièce se faisait un peu plus intime qu'en plein jour, et être en présence d'une femme dans ces conditions là mettait toujours Howard mal à l'aise, comme s'il y avait quelque chose de mal que d'être là. Cela faisait déjà quinze ans qu'il avait perdu sa femme, mais pour lui, c'est encore comme si tout ces évènements avaient eu lieu hier, toute sa vie avait emboité le pas de la guerre, et il s'était reconstruit sur les ruines de son âme, qui en fait est toujours en miettes. Cependant, il ne la laisserait pas sans savoir ce qu'elle prépare, que ce soit bon ou mauvais.
 
 
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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Dim 16 Fév - 11:55

Dire qu’Elisabeth aimait ce qu’elle faisait était un euphémisme. C’était une vocation, une ligne de conduite, un désir à la flamme ardente. Depuis toute petite expérimenter avait été un de ses passe-temps favoris. Ses parents l’y avaient poussée et elle les en remerciait. Elle se rappelât le jour où Edgar lui avait enseigné les premiers rudiments de l’Alchimie. Avant ça, elle avait dû être formée aux Potions et Sortilèges mais ce n’était pas suffisant. Il fallait de l’imagination pour repousser les limites du possible magique et la demoiselle n’en manquait pas. Mélanger tel ingrédient avec tel autre jusqu’à ce plus aucune combinaison différente ne soit possible était son quotidien.

Toujours était-il qu’elle devait se recentrer sur ce qu’elle faisait, divaguer c’était bien, mais ce n’était pas le moment. Il y avait un moment pour tout, mais à cet instant il était pour la préparation. Cette dernière se distillait, lentement. Elle commença à perdre sa couleur argent caractéristique de sang de licorne pour devenir plus translucide, comme si elle perdait toute consistance. C’était bon signe, l’enchantement fonctionnait. Et alors qu’elle allait prononcer le dernier vers de l’enchantement, un bruit attira son attention. Il était infime, mais elle l’avait bien entendu. Elle n’était pas sûre si c’était le vent ou si c’était quelqu’un qui venait de pénétrer dans son antre. Elle déposa sa baguette sur un meuble et jeta un regard vers l’entrebâillement de la porte. Une lueur de bougie semblait se déplacer dans la pièce principale, c’était donc quelqu’un. Mais qui ? La Professeur ne faisait rien de mal, mais elle n’aimait pas être dérangée dans son travail et elle espérait que ce n’était pas un élève qui souhaitait lui parler, ou pire que c’était Charlie McCarthy qui venait encore une fois prendre toute sa soirée pour lui parler.

L’identité de la personne fut vite révélée. En voyant qui c’était, un bref instant, Elisabeth fut soulagée. Ce n’était pas cette exaspérante demoiselle. Mais ce soulagement fut de courte durée et laissa place à la méfiance. Son futur interlocuteur n’était autre que son cher collègue Howard Tancrède Travers, professeur de Droit du monde magique. Elle avait directement senti qu’il n’était pas là pour une simple visite de courtoisie. Cet homme avait l’air de lui reprocher tous les maux du monde par un simple regard. La Norvégienne n’était pas souvent décontenancée par un regard, mais celui du Professeur Travers la mettait mal à l’aise pour une raison qui lui était encore inconnue. Elle avait toujours été habituée à des regards envieux, adorateurs, respectueux,… mais pas soupçonneux. Et tout indiquait dans le comportement de l’homme à son égard qu’il la soupçonnait de faire le mal. Il était vrai qu’Elisabeth n’était pas toute blanche, mais elle n’était pas non plus rongée par la noirceur.

    « Il y aurait donc une heure pour travailler et laisser libre court à sa passion ? »


Provocatrice. Elle n’y pouvait rien. C’était une des meilleures défenses qu’elle avait trouvée. Elle aurait très bien pu ignorer la remarque mais, parfois, se taire lui était impossible. Et décidant de pousser le vice jusqu’au bout, elle reprit sa baguette et prononça le dernier vers.

    « Et la lune perdra de son éclat argent. »


A la dernière syllabe, la potion reprit une teinte argent l’espace d’une seconde pour finir par devenir complètement transparente. Un léger brouillard couvrait la surface du liquide. Elisabeth amena un bocal à elle et aspira le brouillard dedans. Pendant sa manœuvre, elle avait fait fi de la présence d’Howard, de manière totalement intentionnelle. Tentant de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas peur de lui, plutôt de lui faire croire. Elle se méfiait de lui et ce sentiment n’était pas près de disparaître tant qu’il aurait les mêmes intentions à son égard.


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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Sam 22 Fév - 6:51



Alchimie dans le noir


La lueur faisait ressortir certains des traits du visage d’Élisabeth, mettant encore plus de gêne dans la personne de Howard qui remarquait une fois de plus la beauté de la professeur d'alchimie, chose qu'à plusieurs reprises il s'était interdit de noter, étant donné l'idée qu'il se faisait d'elle, et son incapacité à ne pas se reprocher ce genre de choses.
Comme imperturbable, la présence du professeur Travers ne semblait pas un seul instant troubler les actions d'Elisabeth. Cette dernière lui précisa qu'elle laissait « libre court à sa passion ». Howard n'avait pas imaginé la chose dans ce sens là, il s'était déjà avancé sur une raison plus sombre que celle d'un grand intérêt pour une telle activité, plutôt porté à penser que les intentions de la jeune femme puissent être obscures, bien qu'en la voyant à cet instant insouciante par rapport à sa venue, il ne savait trop quoi se dire. C'est vrai, depuis que cette idée lui est entrée dans la tête, il ne laisse plus le bénéfice du doute à la professeur et la juge un peu trop rapidement sur des dires non fondés.
Ah, le grand défaut de Howard, ne jamais prendre le temps de comprendre les gens qui l'entourent, tout du moins quand il s'agit de ses collègues, trop occupé entre travail et troubles émotionnels personnels. Pour Elisabeth, la situation était différente, il ne la voyait pas comme n'importe quel professeur, bien que chacun conserve sa place de mystère. Mademoiselle Northwem avait immédiatement attiré son attention, dans l'assemblée professorale, non dans une grande positivité puisque ses premières pensées soupçonneuses s'éveillèrent lorsqu'il entendit un peu parler de son passé. Elle n'est pas une sang pur, mais ça ne signifie pas qu'elle ne puisse pas avoir de mauvaises intentions. Cependant, parfois elle lui semblait sincère dans le sens qu'elle pourrait bien être une femme bien. Toujours des hésitations, Howard se laisse trop porter par sa méfiance, et heureusement que dans certains cas, il se montrer raisonnable pour ne pas laisser son impulsivité prendre le dessus. Comment réagir face à une femme comme elle, qu'il avait du mal à cerner dans ses intentions ? Les mots qu'elle venait de prononcer tendaient vers une étrange provocation à laquelle il ne répondit pas de par sa tonalité vocale.

« S'adonner à sa passion n'a pas d'heures, mais je ne dirais pas la même chose concernant le travail, il faut savoir, lever le pied, je verrais plutôt ceci comme un travail pour ma part. »

Il pouvait bien parler de la sorte concernant le travail, lui se laissait dévorer par son poste de professeur au sein de l'école de magie, autant dire que le travail était sa vie, à chaque moment difficile, il pouvait sortir des copies de parchemin à corriger, ce qui lui autorisait de s'évader quelques instants, le temps de râler intérieurement sur la manière dont les jeunes peuvent comprendre sa matière.
Elisabeth reprit son attention sur sa potion, prononçant des mots qui pour Howard n'avait pas grand sens. La préparation changea de teinte sous les yeux de l'homme toujours impassible, mais pourtant presque impressionné face aux mouvements assurés et précis que faisait Elisabeth. Elle avait l'air si maitre de ses geste, sure d'elle, ce qui pouvait la rendre encore plus suspecte à ses yeux déjà suspicieux.

« Est-ce indiscret si je demande ce qu'est cette préparation ? »

Le ton qu'il employa était celui d'un policier à un suspect, à croire qu'il allait lui faire passer un interrogatoire. Il pouvait être un bon professeur, et quelques années auparavant, bon élève, il n'empêchait pas que le domaine des potions et de l'alchimie ne l'avaient jamais trop attiré, préférant de loin l'action du cours de Défense Contre les Forces du Mal, bien qu'il ait terminé au ministère de la magie dans le département des Abus de la Magie, et maintenant dans un poste qui demande de ne pas être hyperactif, surtout dans sa matière.
Howard restait attentif à ce que faisait Elisabeth, il ne comprenait pas grand chose, mais il ne savait pourquoi, son regard était attiré par le mouvement de ses mains.


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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Dim 23 Fév - 16:40

Ce qu’elle pouvait détester ce sentiment. Ce sentiment où tu avais l’impression de perdre le contrôle alors qu’il n’en était point. Quoique. Elisabeth avait constamment l’habitude de tout contrôler. Elle n’était pas une maniaque du contrôle, mais lorsqu’il s’agissait d’elle, il était hors de question de faire des écarts, surtout en présence de personnes ne lui étant pas proches. Et en l’occurrence, le Professeur de Droit et Lois du monde Magique n’était pas un homme proche d’elle, « relationnellement » parlant, car à cet instant, physiquement, il était proche d’elle.

A sa provocation, Howard ne répondit pas. C’était comme s’il avait délibérément ignoré le ton qu’Elisabeth avait employé. D’un côté, elle en fut soulagée car de ce qu’elle avait entendu de son collègue, il n’était pas toujours tendre avec les gens dont il n’était pas « proche ». Bon, il n’était pas non plus rempli d’animosité à son égard, du moins Elisabeth l’espérait, mais il n’était pas non plus à lui sourire d’un air guilleret, elle en concluait donc que ses sentiments à son égard n’étaient pas des plus… amicaux.

    « Et bien détrompez-vous, monsieur Travers, ce n’est pas un travail. Je me détends après une journée à donner cours. »


Elle avait effectivement passé la journée à donner cours. Car en plus des heures qu’elle avait dispensées au vu de son horaire officiel, elle avait donné quelques cours de rattrapage pour ceux ayant le plus de difficultés. Il était vrai que la matière qu’elle avait vue avant les vacances de Noël n’était pas des plus faciles. Elle avait abordé la création d’enchantements afin de les lier à une préparation. Une base de l’Alchimie mais lorsqu’elle leur avait donné les consignes du devoir qui étaient d’inventer leur propre sort, quelques-uns l’avaient regardée comme si elle sortait d’on ne sait quelle dimension. C’était donc avec plaisir qu’elle avait donné des cours de rattrapage à ces élèves.

Quand Howard lui demanda ce qu’elle préparait, elle fut prise d’un sentiment de méfiance encore plus grand. Elle ne préparait rien de louche, c’était simplement du sang de licorne distillé agrémenté d’ingrédients connus d’elle seule, mais elle se sentait… coupable, comme prise sur le fait. Il n’y avait vraiment aucune raison, si ce n’est le regard et l’air semi-insistant de l’homme. Elle n’allait pas lui dire que c’était une préparation pour son père. Elle était persuadée qu’il avait bien fait ses devoirs et qu’il savait que son père était un mage noir à la retraite, ou presque. Elisabeth savait pertinemment que les soupçons portés sur sa personne par son collègue venaient de son passé. Elle l’avait deviné. C’était toujours comme ça de toute façon, il fallait toujours que ses origines, plutôt celle de ses parents, viennent pourrir sa vie. Elle n’était déjà pas bien douée pour établir des liens avec les gens, et si en plus des préjugés étaient portés à son encontre, ça n’aidait vraiment pas. Qui plus est, Howard était vraiment persuadé qu’elle n’était que l’enfant du mal.

    « C’est… » commença-t-elle.


Mince. Perdue dans ses pensées, elle avait complètement oublié de réfléchir à sa réponse. Si elle continuait sur cette lancée, il était certain que le Professeur ne changerait pas d’opinion à son encontre. Elle ne cherchait pas vraiment à ce que ça change, mais elle n’aimait pas être surveillée. Et c’était le cas en cet instant précis. Il semblait épier le moindre de ses faits et gestes. Heureusement pour lui, elle faisait cette préparation tous les mois, elle savait donc ce qu’elle faisait, c’était presqu’automatique et cela ne risquait pas d’exploser à leurs figures. Mais que pouvait-elle bien dire ? Elle sentait le regard insistant d’Howard sur elle et cela la mettait encore plus mal à l’aise. Il fallait qu’elle se ressaisisse !

    « Du distillat de Sang de licorne amélioré. » finit-elle par dire.


Mentir par omission. C’était le mieux à faire dans cette situation. Elle prit une louche munie d’un bec verseur et touilla dans la préparation comme si c’était une soupe et versa le contenu de la louche dans une petite bouteille de verre teinté et opaque. Tout comme l’enchantement se faisait mieux en absence de lumière, le seul moyen de conserver le liquide était qu’il soit privé de tous rayons lumineux. Elle jeta un coup d’œil à son interlocuteur et vit qu’il la fixait toujours. Ca devenait trop là, un soupir ennuyé lui échappa, ne la laisserait il donc pas tranquille ? Son caractère lunatique s’exprimait dans toute sa splendeur en cet instant. D’un état de malaise, Elisabeth passait à un état ennuyé et blasé.

Elle nettoya tous son attirail d’un mouvement de baguette, et finit par tourner le dos à Howard pour aller vers son étagère et y ranger sa verrerie. Elle préférait le faire à la main, sans magie. Elle ne devrait ainsi plus soutenir le regard du Professeur.

    « Que puis-je faire pour vous en cette soirée, cher Howard ? » lui demanda-t-elle sur un ton qu’elle n’avait encore employé cette soirée, impassible, sans émotion et las. Son ton habituel.
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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Dim 2 Mar - 4:09


 
 
Alchimie dans le noir


 Pour se détendre lui disait-elle. La jolie professeur d'Alchimie avait de drôle de façons de se détendre, quoi que  pas si bizarre que ça puisque Howard utilisait parfois son travail à des fins de distraction comme un alcoolique boit pour ne pas oublier, bien que ça ne fonctionnait pas toujours, mais tout ceci en arrivait au même résultat. Lorsqu'elle se décida à lui dévoiler qu'il s'agissait de « distillat de sang de Licorne amélioré », il ne su trop quoi penser au premier abord alors qu'elle semblait réfléchir, peut-être qu'elle hésitait à lui dire ce qu'elle faisait parce qu'il se montrait trop méfiant, la deuxième solution est qu'elle était en train de mentir comme elle aurait pu le faire à l'un de ses plus jeunes élèves étant donné qu'Alchimie et Potions sont des domaines dont sa connaissance est aussi éloignée dans sa tête que l'est concrètement une partie de sa famille.
Dans d'autres circonstances, Howard aurait su dire en la regardant dans les yeux ou en observant les traits de son visage si elle lui mentait , ou au moins si quelque chose était douteux, mais Elisabeth semblait savoir comment rester impartiale et ne montrer aucune faiblesse face à lui.
Howard retint cependant la première solution pour cette fois, elle n'avait pas de signes révélateurs de nervosité, elle semblait juste un brin tendue devant l'insistance dur regard de son collègue.

Sur cette réflexion, alors qu'Elisabeth venait de terminer son balai de rangement magique, le professeur de droit essaya de ré-adopter une conduite normale, moins transparente vis à vis de sa vigilance, mais aussi normale qu'il puisse l'être en la compagnie de la jeune femme et dans ce manque de lumière. Tout ça le rendait extrêmement nerveux, son sentiment par rapport à elle qui le menait à une enquête mal partie, sa présence, en tant que beauté de la gente féminine, déroutante de par ses gestes contrôlés, voilà bien des raisons qui avaient aidées à rendre si perceptible cette culpabilité un tant soit peu infondée en ce qui concernait Elisabeth. La fiole teinté contenant la préparation était à présent rangée parmi d'autres produits, Howard fit faire à son regard un petit tour d'horizon de la salle, au moins de cette manière, il ne la regardait pas de ses yeux soupçonneux.
Vint alors la question de ce qu'il faisait là. Il aurait du l'anticiper, et pourtant elle l'avait prit de cours. Que dire ? Ses yeux se mirent à chercher aux alentours comme si la réponse pouvait être inscrite quelque part dans la salle, avant de commencer hasardeusement, il s'était piégé lui-même et devait trouver une parade à sa venue.

« Et bien, je... »

En fait, il ne savait que répondre. Il n'allait tout de même pas lui dire qu'il était venu pour vérifier ce qu'elle faisait, ce serait se dévoiler complètement et la rendre encore plus méfiante qu'elle en avait déjà l'air. S'il lui disait que c'était la mince lueur qui l'avait attiré en pensant que quelqu'un d'autre s'était introduit dans ses lieux, il était certain qu'il n'auraitpas l'occasion de discuter bien longtemps pour gagner sa confiance et enfin mettre un adjectif sur elle : soit la détourner de tout soupçon, soit se méfier d'elle à jamais et la surveiller d'encore plus près au cas où il découvrirait quelque chose qui la compromette. Howard s'éclaircit la gorge avant de reprendre :

« Je suis venu pour vous proposer de sortir avec moi pour aller, heu… ou plutôt, je voulais vous inviter à prendre un verre en ma compagnie... »

Idée de dernière minute, sa maladroite phrase sortit de sa bouche plus rapidement qu'il ne le voulut, et sur le coup, il avait pensé que ça pouvait être une bonne initiative, mais en y réfléchissant après coup, il trouva cela ridicule et totalement déplacé.

« En tout bien tout honneur, cela va de soi. Vous êtes libre de décliner. »


Tenter de la charmer après ses regards pratiquement réprobateurs, c'était risqué et plutôt maladroit de sa part, surtout dans la façon par laquelle elle venait de lui poser la question au sujet de sa présence. Enfin, au moins, si elle disait non, il espérait pouvoir adoucir le jugement d'Elisabeth quand à sa visite surprise.
De façon à se détendre, il fit quelques pas dans la salle. C'était surement la première fois depuis longtemps qu'il invitait une femme qu'il ne connaissait pas vraiment, pour boire un verre, et bien qu'il l'ait pris pour cible à cause de sa famille, il espérait pouvoir ainsi la découvrir pour elle même au lieu de continuer de la pré-juger comme il le faisait.


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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   Ven 16 Mai - 17:03

Ranger la verrerie allait devenir l’acte le plus passionnant et accaparant de l’instant. Elle qui d’habitude rangeait son attirail en trois coups de baguette bien contrôlés, prenait tout son temps. Elisabeth veillait à ce que chaque ballon, chaque fiole et chaque burin soient mis à leur place. Mais quelle place ? Elle n’avait jamais été très pragmatique dans le rangement de ses armoires, et là subitement, il fallait que tout soit rangé et classé. Parfait, cela l’occuperait et elle aurait une bonne excuse pour ne plus soutenir le regard d’Howard qui, à première vue, ne faisait que l’analyser sous toutes ses coutures.

Lis’ eut un petit sourire qu’elle prit garde de cacher de son interlocuteur lorsqu’elle l’entendit bégayer. Quel beau renversement de situation *Chacun son tour…* ne put-elle s’empêcher de penser avec sarcasme. L’onomatopée qu’il sortit confirma les pensées d’Elisabeth, sa rancune mal placée jubilait encore une fois. A croire que seules ses petites vengeances pouvaient satisfaire la belle Norvégienne, en plus de ses expériences, cela allait sans dire.

Un bruit de verre vint s’ajouter à l’ambiance tendue qui régnait, une ambiance qu’Elisabeth pensait ainsi. Cet éclat vint totalement briser le masque impassible qu’elle arborait jusqu’alors. Il voulait quoi ? Il l’invitait à sortir ? Howard Travers ? Parlait-on bien de cet homme ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa petite tête alors qu’elle se retournait pour regarder son interlocuteur avec une tête digne d’un merlan frit.

Si la définition de dévisager quelqu’un était le fixer avec insistance, c’était bien ce que le Professeur Northwem faisait à l’instant. Yeux ronds, lèvres béantes comme si un son devait en sortir, tout son charme ressortait de plus belle.

    « Qu-quoi ? » finit-elle par dire d’une voix à peine audible.


Pour être étonnée, Elisabeth l’était. Son collègue n’était pas connu pour sortir, que ce soit galant ou amical, avec des « étrangers », et au vu de leurs anciennes entrevues, rencontres, elle ne pouvait que se considérer comme étrangère par rapport à l’homme qui se tenait face à elle.

Elle finit par reprendre contenance en passant une main nonchalamment dans ses cheveux, comme si ça pouvait aider en quoique ce soit.

    « Eh bien, Howard » commença-t-elle d’une voix plus claire bien qu’encore hésitante malgré elle. « Il n’y a aucune raison pour moi qui pourrait me faire refuser votre invitation… » termina-t-elle en un petit rire nerveux.


Si sa conscience pouvait se matérialiser sur son épaule en cet instant, elle aurait un air totalement dépité… Comment la froide Elisabeth pouvait-elle réagir ainsi et perdre ses moyens devant un homme qui plus est ! Et comme si cela ne suffisait pas, il eut fallu que ce soit un sorcier qui la soupçonnât de quelconques méfaits.

    « N’est-ce pas ? » ajouta-t-elle à l’intention d’Howard.


Elisabeth 0, Conscience 2. Et bien évidemment, la demoiselle n’avait pas encore eut l’idée d’éclairer plus la pièce. Gardons cette ambiance sombre, ça amène du piquant à la situation déjà bien chargée en gêne.

[HRP: Désolée, c'est pas très long, mais tu attends depuis longtemps alors :han: , je me rattraperai ]
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MessageSujet: Re: Alchimie dans le noir. // Howard & Elisabeth   

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