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 Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)

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MessageSujet: Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)   Jeu 2 Jan - 21:03




Some of them want to be used by you
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____________________________________________________________


L'eau était chaude, à la limite entre l'agréable et l'insupportable. Les coudes appuyés sur le bord du bassin qui servait ici de baignoire, je regardais la vapeur s'échapper de l'eau pour venir s'écraser mollement sur le plafond. La vapeur d'eau avait d'ailleurs envahie la pièce, donnant à la scène un côté chimérique et inquiétant. Il m'était impossible de voir à plus de 2 mètres devant moi. Ou d'être vu. Une goutte de sueur roula lentement de mon arc de cupidon jusqu'au menton, avant de finir sa course dans mon cou. La salle de bain des préfets était bien le seul avantage dont je jouissais véritablement de mon statut. Ces pauvres crétins, comme si j'en avais véritablement quelque chose à foutre de leurs maisons, de leurs règles et de leurs valeurs. Je me massais les tempes d'une main, et passais l'autre dans mes cheveux pour les ramener en arrière. Ces moments seul au bout milieu de la nuit dans cette salle de bain étaient devenus indispensables à ma santé psychologique. Moment exquis où je pouvais retirer mon masque. Où je pouvais redevenir Audric, héritier Saddler. Où je pouvais fantasmer ouvertement sur une ère nouvelle dont je provoquerais le renouveau. Je fermais les yeux. Les images d'un Poudlard aux mains des sangs purs défilèrent devant mes paupières closes. Les sang-de-bourbe n'y sont plus admis. Les valeurs enseignés sont celles de nos ancêtres. Chaque année nous fêtons ma victoire sur la médiocrité des sangs impurs en sacrifiant quelques familles de sang de bourbe survivantes. Les mangemorts me respectent et les autres me craignent. Je mordais doucement ma lèvre inférieure, tandis que j'imaginais déjà les cris de douleurs et d'agonies, les supplications à genoux, les larmes. La tête penchée en arrière sur le carrelage froid, un sourire satisfait aux lèvres, je prenais doucement mon pied. Je repensais aux visages effrayés qu'ils avaient alors eu le jour de la fausse Marque dans le ciel. Oh, comme ils avaient eu peur. Comme il avait été bon de les voir s'agiter ainsi, pauvres fourmis insignifiantes ne pouvant qu'être spectatrice de l'inondation de leur fourmilière. Soudain, toutes ces années à mentir, à les regarder me sourire chaque jour, à leur sourire, à leur servir ce qu'ils avaient envie de voir, me semblaient valoir la peine. Qu'importe mon impatience, ma fatigue, si je pouvais parvenir à réaliser ceci. Tous mes sacrifices, mes efforts, seraient enfin récompensés.
Ma nouvelle petite idée absolument exquise concernait une élève de Serdaigle, une née moldue fréquentant depuis longtemps maintenant mon club de potion. Celle-là même que j'avais désigné comme première victime. La nouvelle petite martyre. Bou-hou. Je redressais la tête, et plissais les yeux comme si j'essayais de l'imaginer dans les volutes de vapeur qui passaient devant moi. Comme si elle était sur le point d'en émerger. J'avais pris le temps de l'observer. Sa réputation de briseuse de coeurs n'était plus à faire. Le prochain sur la liste était le mien. Je l'imaginais juste devant moi, l'eau délimitant tout juste la naissance de ses seins. Elle était jolie, ce qui faciliterait la tâche lorsqu'il s'agirait de faire l'amour à une sang-de-bourbe. L'image que je projetais d'elle souleva un bras, celui marqué de l'inscription « Mudblood ». Un sourire carnassier au visage, je me plaisais déjà à m'imaginer la réconfortant quant à cette trace disgracieuse. Oh, Charlie, je te promets de faire semblant de t'aimer aussi fort que je le pourrais. Et un jour, je te promets de te tuer avec tout autant de passion. Mais avant ça, il fallait te séduire. Pour ça, l'aide de ma chère et dévouée Mikaela serait nécessaire. L'image de la jeune sorcière disparut dans la fumée comme elle était apparue, me laissant seul à nouveau.
J'entendis alors distinctement les quatre coups rapide sur la porte. Mikaela. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Elle était toujours à l'heure. Et ce n'était qu'une de ses nombreuses qualités. Si Poudlard comptait de nombreux sangs-purs qui se cachaient, ou affirmaient encore fièrement leur appartenance, Mikaela m'avait déjà prouvé à plusieurs reprises sa dévotion totale à ma cause. Engagée, appliquée, dévouée, elle était sans doute mon alliée la plus proche. Qu'il était bon de la sentir toujours prête à me surprendre par ses propres idées et à appliquer les miennes docilement, surtout ses temps-ci, alors que ma douce Serena s'entêtait à m'éviter cordialement. Parfois, la savoir ainsi à mon service me rendait fou, me poussait à dépasser les limites du raisonnable, à vouloir la savoir totalement et parfaitement soumise à moi et moi seul. Je m'emparais de ma baguette posée au bord du bassin et ouvris la porte d'un mouvement léger du poignet. J'entendis ses pas sans la voir, le regard fixé dans la direction qu'était celle de la porte, m'attendant à la voir surgir de la fumée légère. Ennemis aux yeux de tous, nous ne pouvions que nous voir en de rares occasions afin de mettre au point nos nouvelles stratégies. Ses pas se firent hésitant, et je lâchais alors d'une voix doucereuse.

« Par ici. »

Ses pas à nouveaux, proches à présent, et enfin, je la vis. Encore à demi submergée par la vapeur, ses cheveux roux furent la chose que je distinguais en premier. Toujours dans l'eau, je l'observais s'approcher, lorsqu'elle me vit enfin et s'arrêta. Je lui adressais un sourire satisfait et entreprit les précautions habituelles.

« Bonsoir, Mikaela. Ponctuelle, comme toujours. »

D'un signe de tête, je lui demandais de s'approcher encore un peu, et me retournais pour lui faire face, toujours dans l'eau, je posais mes coudes sur le rebord et lui lançais un regard grave. Ces questions paraissaient évidentes, sans doute me l'aurait-elle signalé d'elle-même en arrivant si c'était le cas, sachant que je lui posais à chacune de nos rencontres ici. Mais je tenais à conserver ce rituel.

« Tu n'as croisé personne en venant ici? Personne dans le quartier des Gryffondor ne t'as vu partir? »



   

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MessageSujet: Re: Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)   Dim 5 Jan - 18:42

Some of them want to be used by you
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The time has come it is quite clear, Our antichrist Is almost here ♪

Assise sur un fauteuil de la salle commune de ma maison, je feins de lire un livre alors que les voix autour de moi s’animent. Les garçons se sont lancés dans un débat sur les joueuses de Quidditch auquel je m’applique à ne pas prendre part… oui parce que s’il y a bien un sujet autour auquel les gens de ma maison m’intègrent, c’est le Quidditch, et ils n’ont pas vraiment le choix étant donné que je suis leur capitaine d’équipe et que je suis extrêmement bien placée pour parler de ce sport, ou d’esprit d’équipe, même s’ils sont persuadés que je suis une solitaire… mais c’est juste que je n’exhibe pas mes amis comme des bijoux précieux, non je préfère les garder cachés, personne n’a besoin de savoir qui je fréquente après tout. Et encore moins ces pitoyables lionceaux.
Discrètement, je regarde l’heure, je vais devoir partir mais ces idiots n’ont pas l’air de vouloir décoller, alors qu’ils pourraient tout aussi bien discuter dans leur chambre. Finalement, je vais devoir intervenir pour les faire fuir, et pour ça, même pas besoin de parler. Je souffle un peu bruyamment en fermant mon livre d’un geste sec dont le bruit résonne malgré le tapage des garçons et, quand je sens un regard sur moi, je tourne la tête et plisse les yeux d’un air froid et furibond. Il ne leur faut pas plus de temps pour battre en retraite sans m’adresser le moindre mot de bonne nuit, pour ce que ça m’importe de toute manière. Je me lève alors, pose le livre sur le fauteuil et quitte la salle commune désormais déserte. Les petits lions vont se coucher de bonne heure, ce sont des élèves obéissants… après huit ans je me demande encore ce que j’ai fait pour entrer dans cette maison, même si cela arrange certaines choses que j’y sois.
D’un pas leste, je quitte ma tour pour rejoindre le lieu de rendez-vous. Ce rendez-vous des plus importants qui m’attend, rendez-vous que je n’aurais manqué pour rien au monde. Les occasions de nous voir sont rares, car le plus souvent nous nous contentons de nous lancer des regards peu amènes en nous croisant dans les couloirs, c’est qu’il y a tant de choses à préserver, tant de choses qui risqueraient de tomber si les gens se rendaient compte que, finalement, nous ne nous détestons pas autant que nous le faisons croire. Mais ça me va, ces rendez-vous secrets me vont, j’aime les secrets.

À marcher ainsi à cette heure, j’ai l’impression que le château est complètement vide, il n’y a pas âme qui vive dans ces couloirs ce soir, même les tableaux ont décidés d’être raisonnables et de se coucher de bonne heure. C’est pour cela que c’est sans lumière que je me faufile le long de mon chemin que je connais par cœur, et puis j’ai grandi dans un pays où il fait presque toujours nuit alors la pénombre n’est pas quelque chose qui me dérange. La lumière ne ferait que signaler ma présence et j’ai besoin de tout sauf ça ce soir. Si mes escapades nocturnes aussi habituelles que fréquentes n’ont généralement pas de but et ne craignent pas d’être découvertes – j’ai assez d’heures de colle à mon actif pour faire fi d’une ou deux de plus –, il y a des soirs comme ça où la discrétion est de mise, si l’on m’empêchait de rejoindre ma destination cela me mettrait dans une situation délicate. Pas que je craigne pour mon intégrité physique, bien qu’il n’aurait aucun scrupule à me faire payer d’avoir raté notre entrevue, quelle que soit mon excuse pour cela, mais j’attends cette entrevue depuis qu’il m’a fait passer le message pour que je le retrouve. J’attends toujours avec impatience que l’on se voie, car même si je ne suis pas du genre à cacher mes convictions, je dois cacher mes véritables alliés ainsi que mes desseins, cela vaut la peine, certes, mais c’est quand même agréable de pouvoir me retrouver avec celui qui, aux yeux de tous, me voue une haine sans pareille.

Une fois devant la salle de bain des préfets, je jette un dernier coup d’œil autour de moi avant de frapper quatre coups secs contre la grande porte qui s’ouvre presque aussitôt. La chaleur me happe et j’entre. Quand Audric s’y prélasse, cet endroit n’a rien à envier aux bains de vapeurs que ma moldue de mère affectionne tant, c’est à peine si je peux voir le sol, si bien que j’avance avec précaution, je n’ai pas très envie de tomber dans le bassin parce que je ne sais pas où je mets les pieds. La voix d’Audric résonne néanmoins et m’indique où il se trouve, je m’approche alors jusqu’à le voir et m’arrête, contemplant le sourire sur ses lèvres bien faites.
Il me questionne, comme il le fait à chaque fois, et je ne retiens pas une légère moue.

« Bien sûr que personne ne m’a vue, réponds-je d’une voix posée. »

Et même si des lionceaux m’avaient vu sortir, ce ne serait pas la première fois, il est rare que je prenne des précautions pour faire le mur. Je voudrais bien voir la tête de celui qui irait rapporter aux professeurs mes petites ballades dans le château, voir sa tête quand je lui ferais regretter de l’avoir fait. S’ils ne sont pas tous forcément très malins, ils le sont au moins assez pour craindre mon courroux légendaire, ce n’est pas comme si personne n’était au courant de ce dont je suis capable.

« Je pourrais finir par me demander si tu as réellement confiance en moi, mon cher Audric. À la longue, cela deviendrait vexant. »

Je sais que sa confiance envers ses alliés est mise à l’épreuve ces temps-ci, aussi c’est plus pour lui assurer de mon éternelle loyauté que par mauvais caractère que je lui fais cette remarque. Si je lui disais clairement que je lui serais à jamais dévouée, il risquerait de se demander si je ne suis pas tombée sur la tête, ce n’est pas parce que nous sommes proches que je me montre plus sentimentale avec lui qu’avec les autres.
Je croise les bras sur ma poitrine, et esquisse un sourire complice.

« Mais dis-moi plutôt, pourquoi m’as-tu fait venir ? Que complotes-tu ? »



Dernière édition par Mikaela H. von Rosen le Mar 17 Juin - 19:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)   Mer 4 Juin - 23:24




Poor thing.

Mikaela. Une crinière de feu qui coulait dans ton dos et effleurait ton visage pâle. Une crinière de lionne pour la loyauté légendaire des Gryffondor. Parfois, je me demandais encore ce que tu faisais dans cette maison... Mais cela m'arrangeait. Que tous mes alliés soient dans ma propre maison serait des plus stupide et presque cliché… N'est-ce pas ? Non, ta présence m'était précieuse.

Mon regard caressa ton visage et tes lèvres qui vinrent former une légère moue. Adorable et fragile créature. Parfois tu me semblais si fragile, et la seule envie qui me prenait le cœur était d'effleurer ta peau et tes lèvres. Mais il faudrait être fou pour être berner par la malice de ton visage.
Un sourire vint étirer mes lippes, alors que je me redressais, m'élevant du bassin. Véritable Prince noir, ce soir, l'eau ruisselait sur ma peau d'albâtre. Chaque éclat de diamant s'évertuait à retracer les courbes de mon corps. Ce fut sans pudeur que je me mêlais à l'épaisse vapeur d'eau pour m'approcher.

« Parfait. »

Avec toi, je laissais tomber la majorité de mes masques. Je pouvais respirer. Avec toi, je me sentais presque libre et puissant. Rien ne pouvait entraver nos chemins. Il suffisait que je te tende la main pour que je sente le contact tiède de tes doigts au creux de ma paume. Ton dévouement me rendait dingue, Mikaela. Si tu savais combien cette sensation pouvait être extatique… Comme un arc électrique qui te prend tout entier. Une sensation violente et cuisante… Mais tellement jouissive.
Chaque fois que mon regard se posait sur toi, je ne pouvais que sentir ce grondement de satisfaction ronronner en moi. Oh Mikaela, ma douce et naïve enfant, que ferais-je sans toi et tes jolis yeux ?

Ta nouvelle phrase étira un peu plus mes lèvres. Un vrai sourire amusé. C'était si rare de me voir sourire aussi franchement. Mais ta présence éveillait tant de chose en moi ! Tu stimulais le moindre de mes fantasmes… Par Merlin, je ne rêve que de ce jour où on hurlerait mon prénom pour fêter mon avènement… Saddler, le libérateur. C'est moi qui créerait un nouveau monde. Que tu sois morte ou vive, je me souviendrai de toi, Mikaela.

J'avais fais un pas, et je me retrouvais déjà à tes côtés. Quelques centimètres raisonnables séparaient nos corps et mes doigts vinrent effleurer ton menton. Légèrement je te faisais relever la tête et ton regard vers moi. Un léger haussement de sourcil et je soufflais avec ce même air amusé au visage :

« Le jour où je ne poserai pas la question, cela nous portera malheur… Le jour où je ne poserai plus la question… C'est que nous aurons accompli le plus gros. »

Un sourire en coin, dégoulinant d'une satisfaction monstrueuse. Pourtant, ce sourire était presque séducteur. Mon pouce avait effleurer ta lèvre inférieure lorsque je parlais.
Je me redressais un peu, te laissant croiser les bras pour émettre ta question. Mais cette attitude ne me plaisait guère. Tu sentais donc en danger, ma douce Mikaela ? Pourtant je ne comptais pas te faire de mal… Pas aujourd'hui, non.

« J'ai besoin de toi. »

Comme toujours. Tu étais ma précieuse alliée. Mes opalescences vinrent s'ancrer dans les tiennes. Ce nouveau silence presque solennel fut bercé par la chaleur de mon bain. Mon regard perçant, presque cuisant étant là, à sonder ton âme et tes envies. Où étais-tu, Mikaela ? Etais-tu bien là, avec moi, ou ailleurs perdue dans une contrée lointaine ? Je t'ai promis un univers, un monde, un royaume. Le mien, peut-être bien le notre. Ma grandeur, je l'aurais avec toi.

Mes doigts vinrent lentement effleurer son bras, remontant jusqu'à ton épaule.

« Je peux ? »

Evidemment que je peux. Mon regard se fit sombre, ma pupille dilatée provoquant la moindre de tes envies. Je vins faire tomber au sol ta robe de sorcier. Elle pourrait tremper dans l'eau, ce n'est pas mon problème. Mes doigts glissèrent le long de ta cravate dévoilée, appuyant lentement contre ton corps, entre tes seins, jusqu'à ton ventre. Je tirais un instant sur le tissu et ce fut d'une douce dextérité que je vins défaire ce nœud autour de ta gorge… Tu n'étais pas ma victime, Mikaela. Encore moins mon jouet. Tu étais à mes yeux une alliée. Je te respectais assez pour m'avoir faire changer d'avis à ton sujet. Mais tu demeureras à jamais qu'une misérable sang mêlée qui m'a fait perdre la tête… Tu as profité d'une faille, tu y as plongé toute entier, Mikaela. Tu as plongé dans ma folie et dans mes envies. J'espère que tu es en parfaite osmose avec mes idéaux, ma douce, parce que tu resteras à jamais captive…

Ton regard me rend dingue. Reste aveuglée. J'aime ça. J'en frémis toujours plus lorsque tu obéis aussi divinement. Oh Mikaela… Un murmure perla de mes lèvres et je soufflais si bas, si intime : « Que serais-je sans toi…. »  Qu'un pauvre serpent perdu dans les pourritures des Impurs dans ce château.

Lentement je vins défaire les boutons de ta chemise. Mes doigts n'effleuraient pas ta peau. C'est certain, j'y veillais. Je laissais simplement l'air s'engouffrer contre ton corps lentement dénudé. Mes yeux restaient plantés dans tes iris.

« Je veux parfaire mon image. J'ai besoin de ta haine… »

Un petit sourire narquois vint étirer mes lèvres. Désirable enfant. Ta chemise disparue dans la vapeur elle aussi.  Triste sort, n'est-ce pas ? Mourir à mes pieds. Quoi désirer de mieux ?

« J'ai besoin que tu me transformes en Prince Charmant, Mikaela. Penses-tu pouvoir agresser Charlie MaCarthy ? »

Oui encore et toujours elle. Une pimbêche parfaite pour nos plans si machiavélique. Qu'elle me brise le cœur, cette traînée. Qu'elle me transforme en martyr aux yeux de tous.

   

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MessageSujet: Re: Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)   Mar 17 Juin - 19:54

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Je ne suis pas du genre pudique, et j’ai appris à ne pas me sentir gênée lorsque, comme maintenant, Audric se promène devant moi dans son plus simple appareil. Il faut dire que j’en ai pris l’habitude puisque cette salle de bain est le lieu privilégié de nos rencontres clandestines depuis un petit moment déjà. Il n’est pas si aisé de trouver des endroits dérobés dans ce château, et il y a tant de gens incapable de ne pas se mêler des affaires des autres que tenter de se voir quelque part où nous ne sommes pas sûrs de ne pas nous faire voir serait un suicide social pur et simple pour Audric. Personne n’est assez bête pour ne pas trouver louche que lui et moi nous voyons en secret. Alors j’ai dû me faire à l’idée de retrouver Audric au moment de son bain. Ça n’a pas été difficile, certes, mais je me garde bien de dévier mon regard de son visage ou, encore, de ses épaules.
Ainsi, quand il s’approche de moi, j’ajuste mon regard sur son cou humide où se perdent ses mèches ruisselantes. Rapidement, il remonte plus haut mon visage. C’est fou ce qu’il peut faire ici. Je prends sur moi, comme toujours, reste la plus impassible possible et l’écoute religieusement se justifier de sa défiance. Je ne peux évidemment pas lui en vouloir mais je ne l’imaginais pas si superstitieux, néanmoins qui serais-je pour oser le blâmer de quoi que ce soit.
Le voir sourire est un cadeau, c’est plutôt rare. Du moins, pas de cette façon, car il distribue des sourires à longueur de journée à ceux qui se croient ses amis, ceux de qui il se sert, mais ce n’est pas sincère. Mais c’est vrai que les sourires qu’il a en ma présence lui donne un air, sinon sadique, au moins calculateur et arrogant.

Alors, enfin, il répond à ma question et je ne peux réprimer un léger sourire. Ce sont des mots que j’aime entendre. Je suis lucide et sais que je suis nécessaire à notre cause, mais entendre Audric me dire qu’il a besoin de moi fait mon bonheur.
Un frisson court sur ma peau quand les doigts d’Audric glissent sur mon bras, à nouveau je reste silencieuse, je n’ai pas d’assentiment à lui donner, il ne l’attend même pas d’ailleurs et je sens ma cape échouer à nos pieds puis sa main s’empare de ma cravate. Toujours rivée sur son visage qui n’affiche sans doute pas moins d’émotion que le mien, je le laisse dénouer le tissu avant de s’attaquer aux boutons de ma chemise d’écolière. Ma respiration a quelques ratés mais je me concentre pour ne rien laisser paraître du trouble qu’il provoque en moi. Il n’est sûrement pas dupe, qui pourrait ne pas être attiré par cet homme, mais je sais bien où est ma place et je me réjouis déjà d’être son alliée, de pouvoir être aussi proche de lui. Je me suis toujours empêchée d’en espérer plus, mais lorsqu’il a ce comportement, je dois l’avouer, mon esprit flanche.

Sa voix résonne de nouveau, je m’efforce de focaliser mon attention sur le sens de ses paroles plutôt que sur ma chemise qui glisse à son tour. Je suis néanmoins assez alerte pour hausser les sourcils quand il m’explique la raison de ce rendez-vous. McCarthy, encore elle… Il n’a pas besoin d’en dire plus pour que je comprenne où il veut en venir. Poudlard va être le théâtre d’une autre de nos prétendues altercations, oh c’est loin de me déranger, j’aime agiter les gens autour de moi en tenant des propos qu’ils jugent déplacés, j’aime qu’ils s’affolent quand je m’en prends à un élève sans qu’ils comprennent pourquoi et, cette fois, c’est Charlie qui va en faire les frais. Je dois dire que, quelque part, je suis assez contente du choix de la victime, cela fait déjà un moment que j’espère réussir à lui mettre la main dessus. C’est que, jusque là, m’attaquer à elle n’aurait pas été très malin, pas que j’aie peur que quiconque fasse le lien entre moi et l’agression dont elle a été victime en début d’année – et de toute manière il est impossible de me lier à ça – mais je suis certaine que cela réussirait à faire ce à quoi je n’arrive pas, à savoir être encore moins aimée par les élèves. Devenir capitaine de l’équipe de Quidditch a méchamment fait baisser mes chances de réussite.

L’hésitation me tiraille. « Hésitation », non, ce n’est pas le mot puisque je n’ai aucune hésitation à avoir, si Audric veut que je le fasse, je vais le faire, mais j’avais déjà l’image de lui en train de tenir son bras pour y graver l’inscription, à présent que va-t-il me venir s’il sort avec elle ? Je ne préfère pas essayer d’imaginer, je sais déjà que je ne pourrai plus la croiser sans avoir envie de la tuer. Heureusement, je vais pouvoir me défouler.
Je laisse un sourire sadique étirer mes lèvres.

« Quelle question, évidemment que je le peux. Je le ferai même avec un plaisir non-contenu. »

J’espère qu’il me laissera au moins le temps de la traumatiser car je jure que, durant tout le reste de sa scolarité, elle redoutera de me croiser au détour d’un couloir. Je ne la laisserai pas oublier avec quelle force je peux m’en prendre à elle, à quel point je lui aurai fait mal.

« Ma haine est à toi, susurrè-je. »

Et je pèse mes mots, plus va et plus il intensifie la haine que j’éprouve pour cette fille qui ne saura jamais quelle place elle a en réalité dans nos machinations, et toujours elle se vantera d’avoir été sauvée et aimée par Audric. Si je ne peux rien contre ce fait, je peux en revanche teinter d’un rouge carmin et indélébile le souvenir qu’elle aura de ce jour où il est venu à son secours.
J’arrive enfin à détacher mes yeux de l’emprise des siens et à les détourner. Faire ce qu’il demande est une chose, mais cette fois j’ai besoin qu’il réponde à une question. Si je ne la lui pose pas, je me laisserai bêtement torturer l’esprit et je refuse purement et simplement que cela se produise.

« Mais, je voudrais te demander juste une chose. Pourquoi cette fille ? A-t-elle, à ce point, attiré ton attention ? » Je m’efforce de lâcher un petit rire moqueur. « Je ne vois pourtant pas ce qu’elle a de particulier… »

Je me mords la lèvre, j’ai peur que la tournure de ma phrase le pousse à imaginer que je puisse être jalouse. Or, ce n’est pas le cas, plutôt crever que d’envier une fille pareille. C’est juste qu’en aucun cas elle ne peut mériter ce qui lui arrive – enfin pour ce qui concerne sa future idylle avec lui –, ceci dit… aucune ne le mérite.

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MessageSujet: Re: Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)   Dim 22 Juin - 19:35




Come on.

Le respect dégouline de ton être. Tes yeux restent haut, si haut à lorgner mon visage et mes épaules. A tes yeux, ne t'étais pas un simple bout de chair. J'étais, sous tes yeux, plus qu'un homme. Une véritable divinité que l'on pourrait offenser à l'observer directement. Les caresses de ton regard me plaisent et me charment. Mais ce qui me plaît plus encore, ce sont les notes savoureuses de ton souffle qui se perd dans ces vagues de chaleur qui dévorent ton corps. La faiblesse de la chair, véritable fléau pour tes hormones déchaînées. Mais je ne fais rien de plus que de laisser les tissus de ton uniforme caresser ta peau.

Sur tes lèvres s'apposent le reflet de tes envies cruelles. Sur tes lèvres, une promesse grandiose d'un délicieux sadisme. Une promesse susurrée, créatrice d'un cortège funèbre. De nos lèvres s'échappent la liaison de nos desseins, des murmures doux et salvateurs qui insufflent à mon être entier une inertie nouvelle… L'impatience d'un jeu de masque et de miroir, d'un jeu dangereux où je pourrais t'admirer telle que tu es. Un jeu, où tes doigts et tes poings se couvriront fort probablement du sang d'une traînée, ignoble insecte grouillant et s'autorisant beaucoup plus qu'il ne le devrait.
Ce jour-là, sera un véritable supplice. Sur mon visage trônera le calme et la colère, alors qu'en réalité gronderont ma fierté et mon désir de t'aider à mettre à terre cette ordure finie.

Sur mes lèvres s'apposent le reflet de mes cruelles envies, de ma satisfaction sans nom. Pendant quelques instants, je n'étais que pendu à tes lippes, mes prunelles plongées dans les tiennes, à frémir sous cette promesse. Ta haine est mienne. L'une de mes armes les plus précieuses, l'une des choses les plus pures de ton être.

Sans sourire, juste ce serment morbide brillant au creux de mes prunelles, mon corps frôla le tien. Me baissant, mes doigts vinrent défaire cette jupe, pièce de tissu de ton uniforme féminin. Tombée à terre, le tissu s'imbiba de l'eau parfumée. Cette peau pâle, laiteuse pouvait parfois faire écho à celle de cette princesse maudite que j'avais tant désirée autrefois en secret. Il n'y avait que cette crinière de feu, les éclats de tes yeux et tes lippes dévastatrices pour me rappeler qui tu étais réellement.

Véritable carnage, une torture qui hante mes nuits.

Regarde dans mes yeux, la vision d'une femme torturée. Une peau parfumée qui finira putride à tes pieds. Pourquoi me poses-tu cette affreuse question, alors que je t'offre l'occasion de la déchirer, de tes propres doigts ? Comme l'impression que la folie s'est infiltrée dans ton esprit comme une gangrène. Que t'arrives-t-il ma douce Mikaëla, j'ai l'impression de t'avoir perdu dans un autre monde…

Mon regard croisa le tien, véritable viol.

Tes orbes dévièrent évitant la puissance de ce début d'agacement. Un soupire silencieux traversa la barrière de mes lèvres. J'haussais un sourcil à tes paroles et je soufflais tout bas :

« Tu es en train de me demander de justifier… Mon choix ? »  

Je levais les yeux au ciel et lentement je redescendais dans le bassin, laissant l'eau engouffrer dans sa chaleur languissante mon corps frémissant. Mes doigts effleurant l'eau, j'ai fini par retourner à ma place… Face à toi, mon regard finit par se reposer sur ta silhouette dévorée par la vapeur.

« C'est une sang-de-bourbe arrogante qui n'a pas sa place ici. Et quand bien même elle a la chance… J'avançais dans l'eau, à tes pieds, te laissant apercevoir la haine et le dégoût dégoulinant de mon visage. L'immense privilège de partager ces pouvoirs avec nous autres… Elle passe son temps à combler son vagin de présence… Je me redressais lentement, mon regard se plantant dans le tien.   C'est une traînée qui souille notre race. »  

L'eau frémit étrangement. Caresse d'un pouvoir qui n'était pas canaliser. L'intensité d'une haine qui dévorait mon être. Pourquoi tiens-tu tant à raviver l'horreur en moi ? Il n'y a donc que cette violence dans mon âme qui t'attires, Mikaëla ?

Ce fut des paroles, sans appel qui vint briser ce silence presque solennel :

« Elle est le parfait exemple de ce que j'éradiquerai de notre monde. Qu'ils restent dans le leur… Tant qu'il existe. »  

J'ai fini par m'arracher de ton regard. Me tournant, le faisant d'eau. Sur cette peau d'albâtre, les traits d'une musculature masculine, il n'y avait qu'une seule imperfection. De fines zébrures qui rayaient le bas d'une de mes épaules à mon omoplate. Silencieux, je vins m'asseoir dans le bain, laissant l'eau dévorer mon corps. Lentement, j'étendis l'une de mes jambes.

Je jetai dans les flots cette haine, ma cruelle amante. Ce fut d'une voix bien plus douce, légèrement teintée d'agacement que je demandai :

« Tu viens ? … Ou faut-il que je t'explique comment retirer le reste ? »  

Léger amusement dans la voix. Une vague de provocation vint déferler contre ton corps. Un sourire déforma mes lèvres, bien plus calme.


© charney

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Some of them want to be used by you (Audric & Mikaela)

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