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 « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)

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MessageSujet: « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)   Lun 30 Déc - 14:48




a song of fire and ice between us
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cause nothing can ever, ever replace you. nothing can make me feel like you do. you know there's no one, i can relate to. and know we won't find a love that's so true. but that is the past now, we didn't last now. i guess that this is meant to be. tell me, was it worth it. we were so perfect. but, baby, i just want you to see, there's nothing like us.
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Vaporeuse et légère, semblant flotter dans la marée d'encre que formait le ciel étoilé autour d'elle. L'impression fugace que tout me ramenait à elle, à cet astre mystique et indéchiffrable, qui régit la nuit tout autant que le Soleil régit le jour. Deux entités qui survivent au temps, à l'espace, qui continuent le règne sans se soucier de tous les êtres qui dépendent d'eux, qui sollicitent leurs pouvoirs. Mon regard n'avait jamais vraiment se détacher de cet ordre supérieur qui décide quand libérer le monstre qui se cache en moi. Quelques frissons roulent le long de ma colonne vertébrale et je pose ma joue contre la surface lisse de la balustrade de pierre. J'entends encore le bruit des enceintes tambouriner dans mon esprit. Les odeurs surpuissante et magiquement modifiées des parfums qui envahissent et assènent des coups à mon odorat sur-développé. Je ne peux pas envoyer la faute aux boissons que j'ai ingurgité pour tenir un peu plus longtemps, puisque leurs effets ne me touchent que très peu. J'inspire, appréciant la caresse légère de la brise nocturne contre ma peau. Ma veste de costume est déposée à mes côtés, sur la rambarde, ma chemise déboutonnée de deux crans. Une chaleur habituelle, routinière, qui m'habite depuis ma morsure. Une température corporelle légèrement plus haute que la moyenne. Pour composer le froid et le silence de la condition maudite que l'on porte, peut-être. Cette soirée était très intéressante, à tout point de vue. Je peux désormais avouer que je me suis agréablement distrait en compagnie de la délicieuse demoiselle Bellastrom. J'apprécie beaucoup son naturel maladroit, gaffeur, ses références littéraires qui me plaisent particulièrement. Sa voracité à se sustenter de toutes les friandises qui se trouvent à sa portée. Une enfant dans un corps de jeune femme, aussi étrange que cela puisse être. Un sourire, au souvenir de cette soirée en sa compagnie. Je ne regrette pas d'avoir demandé à la serdaigle de m'accompagner, elle fut de très bonne compagnie. Je levai un regard vers la tour de sa main, à laquelle je fus quelques minutes auparavant, l'accompagnant galamment comme tout gentleman se doit de le faire auprès d'une dame. Puis j'avais  eu envie d'air frais, avant de rejoindre les quartiers de ma maison. Sous terre, la lueur du lac faisant ondoyer des ombres verdâtres sur les murs. Malgré l'idée que l'on se faisait de notre salle commune, je lui avais toujours trouvé un charme plutôt apaisant. Contrairement à celle de ma très chère amie rouge et or, cette pièce était paisible et reposante. Peu de monde s'y trouve en général, il y fait bon lire, réchauffé les flammes qui forment une danse voluptueuse dans l'âtre. En attendant, je pouvais savourer la vue du parc de l'école, véritable jeu de clair-obscur, additionné à l'éclat presque irréel du lac miroitant sous la lumière lunaire.

Accoudé à la balustrade, le visage tourné vers l'horizon, mon visage encore et toujours attiré par la forêt. Les ombres qui s'y cachent, s'y tapissent, n'attendent qu'un visiteur craintif pour s'y dévoiler. Elle n'est pas interdite par jeu, par provocation. Elle porte clairement son nom et je suis assez expérimenté dans ce domaine pour l'affirmer. On s'y perd, rapidement, on peut ne jamais retrouver son chemin. Il ne suffit pas de s'y connaître, d'avoir le sens de l'orientation. Parce qu'il est bien inutile quand on ne sait pas survivre dans la forêt. Quand on a aucune connaissance de tout ce qui s'y trouve. J'ai parcouru la terre boueuse, fendu les buissons, me suis dissimulé dans des recoins sombres et terrifiants. Pour traquer, chasser, tuer vivement et sans remords. Je ne me souviens que très peu de mes actions, le lendemain de la pleine lune. Je ne peux que constater les sillons rosé et boursouflés sur diverses parties de mon corps, le sang séché sur mes mains et autour de ma bouche. La lueur dorée qui s'efface doucement de mes prunelles, leur redonnant cette couleur bleu-acier que l'on me connaît tant. Un fascination morbide pour ce qui rarement été mon terrain de jeu. On dirait qu'elle m'appelle parfois, me reconnaissant comme l'un de ses habitants. M'attire à elle, indéniablement. Je soupire, détournant le regard sur le ciel, constellé d'étoiles scintillantes. Un écrin noir parsemé de diamants. « Qu'est-ce tu veux, Serena ? » J'aurais pu faire comme si je n'avais pas attendu ces pas légers, comme ceux du loup quand il poursuit sa proie avec attention et minutie. Mais ils me rappellent trop ce que je suis. Je connais cette démarche silencieuse et douce, comme si c'était la mienne. Ce parfum léger, floral, comme un début de printemps qui arrive et que l'on attend impatiemment pour terminer l'hiver glacial et si peu chaleureux. La pleine lune est terminée depuis quelques jours seulement, j'espère simplement que je vais réussir à me maîtriser assez. Il m'arrive d'avoir quelques réactions incontrôlées, après cet événement menstruel. Et il est tellement difficile de rester stoïque devant son premier amour, n'est-ce pas ? Mais je ne me retourne pas. Je sais qu'elle va se déplacer à ma hauteur, parce qu'elle n'aime pas que l'attention soit détournée d'elle. « Tu as quelque chose en tête, n'est-ce pas ? Sinon jamais Serena Pendragon ne serait venue à moi, simplement pour bavasser au clair de lune. »

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MessageSujet: Re: « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)   Jeu 2 Jan - 4:05




A song of ice and fire between us
What did I do to give us the cue ? I'm just confused as I stand here and look at you. From head to feet, all it's from me. You think that you know, but you've made yourself cold. You're out of control, how could you let go.
I give it all up, but i'm taking back my love
 



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Cette soirée aurait pu être si belle… Elle l’avait été de surcroit. Je devais reconnaître que je m’étais amusée, peut-être même plus que je ne l’avais imaginé, cependant, à présent que cette délicieuse soirée était terminée, il me restait une chose en travers de la gorge. Une chose, ou plutôt un souvenir qui me ramenait trois ans en arrière dans la profondeur du regard bleu acier de Maxwell Nott. Mon premier amour. Mon premier pour tout. Et aussi le premier homme à s’être montré capable de me faire sortir de mes gonds à ce point d’un simple coup d’œil, de quelques mots choisis sur le bon ton. J’avais beau avoir fini par le chasser de mon esprit grâce à la présence de Guillem à mes côtés, à présent que je me trouvais seule, je ne cessais de me repasser chacun de ses petits regards moqueur, l’intonation de sa voix me saluant à l’entrée du bal. Agaçant. Enervant. L’héritier Nott était pourtant connu pour être un garçon calme, réservé, et d’une profonde gentillesse. Il fallait croire que le fait d’avoir vécu une histoire d’amour pendant plus d’un an à ses côtés m’ôtait définitivement le privilège d’accéder aux bons côtés de sa personnalité. Par ailleurs, je devais reconnaître ne pas avoir apprécié trouver l’une de mes meilleures amies à son bras. De la jalousie ? Absolument pas. Ce n’était pas le fait qu’Ophélia soit avec Maxwell qui me dérangeait, mais plutôt l’inverse. Pourquoi elle ? Avait-il voulu me faire passer un message par cette invitation ? M’énerver encore plus ? Je ne pouvais croire que la splendide Serdaigle en ait seulement eu l’idée, de ce fait, j’imaginais presque aussitôt que ce complot venait de l’esprit tordu et sadique de cet idiot que tout le monde prenait pour un saint. Ils étaient pourtant si loin du compte, tous autant qu’ils sont.

Maxwell n’a jamais eu rien d’un saint, si ce n’est peut-être l’apparence. Si ce n’est peut-être lorsque nous étions enfants. Si ce n’est peut-être lorsque nous n’étions que des amis. Oui, je me souviens alors d’un garçon d’une tendresse infinie, protecteur, et toujours très doux avec moi. Je me souviens de ces matins où il venait me trouver dans la résidence d’été des Bogart placé non loin de la sienne, et dans laquelle on m’envoyait passer les vacances seules, loin de toute autre présence que celle des domestiques. Des souvenirs peu agréables qu’il ravivait de sa présence et de ses jeux que nous partagions. Je me souviens de lui, lorsque j’étais encore cette gamine sauvage et qui ne voulait parler à personne. De sa petite main tendue vers moi en silence, attendant que je la prenne sans jamais se décourager. Je me souviens de « La chanson du courage », en réalité une chanson d'amour, qu'il me chantait doucement en me prenant dans ses bras chaque fois qu'il se trouvait à mes côtés les soirs d'orage où l'angoisse me prenait au ventre. Je me souviens de ce jour dans le parc de Poudlard où âgés de quinze ans nous jouions comme deux gosses auquel embêterait le plus l’autre. Je me souviens de ses mains sur ma taille, m’attrapant, me chatouillant. De mes bras tentant de m’en défaire mais ne parvenant qu’à nous rapprocher un peu plus. De cette chaleur me grignotant délicieusement les reins et le cœur lorsque sans trop savoir comment ni pourquoi nos lèvres s’étaient trouvées pour la première fois. De sa voix la première fois qu’il me dit « Je t’… »  Rah et merde, pourquoi faut-il que je repense à toutes ces choses quand mon seul but était de le remettre à sa place ?! Oui, ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. De se souvenir de tout ça car après tout, ces souvenirs seraient encore au goût du jour s’il n’y avait pas eu toutes ces paroles cinglantes et cruelles qu’il ne semblait trouver que pour moi. S’il n’y avait pas eu cette façon qu’il avait de m’ignorer sans une once de remord par moment alors que je cherchais à me faire pardonner mes nouvelles ambitions. S’il n’y avait pas eu tous ces cris et toutes ces larmes. Oui, j’avais merdé, et oui le temps que je passais à me faire aimer des autres empiétait sur celui que j’aurai du à me faire aimer de lui, mais que pouvais-je faire ? Aller le trouver et lui dire joyeusement que le type qu’il détestait le plus et moi étions liés par un serment inviolable qui faisait de moi son esclave ? Je vois d’ici sa réaction. Et quelle belle réaction, il aurait certainement comprit avec calme et compréhension pourquoi il avait tant à me reprocher. Quelle bonne blague… De toute façon, j’avais beau en vouloir à Audric d’être en grande partie à l’origine de notre rupture, il allait cependant de soi que Saint-Maxwell n’y était pas étranger non plus.

Je ne me l’ôterai certainement jamais de la tête. Ne me déferais certainement jamais de l’idée que s’il avait su rester ce garçon adorable qu’il avait toujours été, alors cette rancœur ne serait pas là aujourd’hui, et je n’aurai pas à me trouver devant la porte de ma propre salle commune à réfléchir au moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce pour l’humiliation qu’il m’avait infligé durant le bal. Et sous les yeux de Guillem qui plus est. Soufflant un bon coup, toujours parée de ma robe de soirée, je murmurais le mot de passe et me demandait déjà comment j’allais m’y prendre pour venir le tirer du dortoir des garçons sans faire d’émeute quand soudain, une silhouette postée près de la fenêtre vint me glisser qu’il était inutile de réfléchir plus longtemps. Maxwell était là. Le visage tourné vers la balustrade, son éternel air nostalgique peint sur son visage blafard. Comme la lune. Ma respiration est lente. A chaque regard que je pose sur lui j’ai l’impression d’être tirée en arrière dans le temps par la pression qui s’exerce sur mon cœur. Je vois sa veste reposer non loin de lui, me fait la réflexion que son allure est le reflet parfait qu’on imagine en fin de soirée. On se déchausse, et on se laisse aller. J’imagine que ma propre apparence est bien moins brillante qu’elle ne l’était quelques heures auparavant mais qu’importe. Je me remémore une dernière fois son culot, et n’a pas besoin de plus de motivation personnelle car alors que je me pensais silencieuse voilà sa voix qui surgit dans la pièce pour me demander ce que je veux d’un ton nonchalant qui a le don de me crisper sur place.

Comment expliquer que l’entendre prononcer mon nom me fasse à la fois tant horreur et tant de bien ? C’est absolument ridicule. Tout comme sa façon d’inutilement vouloir me provoquer. Je l’entends à nouveau me dire très sûr de lui que j’ai quelque chose en tête, que je ne me donnerai pas la peine de venir à lui dans le seul but de discuter. Je n’ai même pas le temps de penser à quelque chose de réfléchi, je réponds sèchement et du tac au tac :


- « Disons que j’ai appris il y’a longtemps combien une discussion posée est inutile avec toi.  »

Ma façon à moi de lui dire je me souviens. Je me souviens de tes mots et des blessures qu’ils m’ont infligées. De lui dire que je me souviens du peu de fois où dans l’espoir de nous ranimer j’ai tenté de m’expliquer avec lui avec chaque fois cette même remarque de sa part, « ce n’est pas le moment ». Alors j’attendais. Deux, trois, quatre semaines. Et je recommençais pour entendre la même chose encore. « Ce n’est pas le moment ». Presque un mois à se taire pour s’entendre dire ça le jour où l’on trouve le courage de parler à nouveau, n’est-ce pas drôle comme situation ? Voyant qu’il ne semble pas prêt de bouger, je prends le parti de le rejoindre moi-même. Dis-moi. Dis-moi que tu es désolé, que tu regrettes ton comportement. Laisse-moi l’occasion de m’excuser à mon tour pour tout ce que tu as pu me reprocher. Et me voilà déjà face à toi, à te regarder des éclairs dans les yeux, les bras croisés sur ma poitrine, à attendre je ne sais pourquoi qu’un mince miracle se produise. Mais ton visage se lève vers moi, et tout ce que j’avais de calme en moi s’efface. Comme si je ne pouvais plus soutenir ton regard sans que ce dernier ne me rappelle à ma colère, à ma tristesse. A ces jours noirs et douloureux qui se sont petit à petit transformés en perpétuel duel entre nous. Et bien que je veuille, crois-moi, te parler avec calme et sérénité, ma propre voix est pleine de reproches et mordante à souhait, grimpant dans les décibels sans même pouvoir s’en empêcher.

- « ça t’amuse hein ? Après tout ce temps t’en démords pas, ça t’éclate toujours autant de m’humilier à chaque occasion qui se présente ? » Il me fixe, ne répond pas. Ma colère gagne un cran.  « Ce que t’as fait tout à l’heure c’était vraiment… Vraiment !… Puéril et pathétique. Et le pire c’est que même maintenant qu’on se retrouve seuls tous les deux je suis certaine que tu vas m’affirmer de tout ton parfait culot et avec tes grands airs que tu n’as rien à te reprocher. J’ai raison ? »

Je pose la question en étant déjà persuadée de la réponse. J’imagine d’ici qu’alors que je m’énerve lui va garder son calme. Peut-être même m’ignorera-t-il et ira se coucher ? Rien qu’à cette idée je sens mes mains commencer à trembler. Et c’est incroyable de voir que même après tout ce temps il m’est toujours aussi facile de m’adresser à lui de cette façon alors qu’au contraire, je ne saurai même plus comment lui dire quelque chose de gentil sans en rougir. Quelle ironie…






     

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MessageSujet: Re: « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)   Jeu 2 Jan - 13:16




a song of fire and ice between us
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cause nothing can ever, ever replace you. nothing can make me feel like you do. you know there's no one, i can relate to. and know we won't find a love that's so true. but that is the past now, we didn't last now. i guess that this is meant to be. tell me, was it worth it. we were so perfect. but, baby, i just want you to see, there's nothing like us.
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Le temps passe, inéluctablement, mais les souvenirs s'imposent encore et toujours. Ils restent présents, dans la mémoire, dans un but précis. Dont je n'ai jamais réussi à identifier la nature : étaient-ils restés dans le but de me rappeler que ma vie n'avait pas été toujours aussi sombre que je le pensais ? Qu'elle avait été un rayon de soleil dans la nuit noire ? Ou inversement. Étaient-ils restés pour me démontrer que nous avions été deux imbéciles, sans aucune confiance l'un pour l'autre. Parce que c'est ce qui avait creusé le fossé entre nous, à l'époque. Trois ans auparavant. La peur d'être rejeté, à cause de ma condition, qui prend le pas sur tout ce que je peux construire de bien. Qui avait empiété sur les sentiments que j'avais éprouvé pour la jeune fille. Et la peur d'être remplacée, pour elle. Qui m'avait craché au visage que tout ce que je cachais était une relation avec une tierce personne. Merveilleux. L'atmosphère et les fréquentations que nous possédions nous avaient tourné l'esprit, nous rendant méfiants et hostiles l'un à l'autre. Et il avait fallu que tout explose, en mille morceaux. Pourtant, je ne regrette rien du temps insouciant où nous n'étions que deux enfants jouant main dans la main. Quand je venais tirer cette petite fille de la solitude de son grand manoir, pour l'amener à l'extérieur, où le soleil brillait de mille feux. Que je mimais le comportement d'un chevalier en compagnie de sa tendre moitié, époussetant ses robes, enlevant une brindille de ses cheveux bruns. Et puis, ce jour-là, dans l'herbe verte et moelleuse du parc, sous l'œil bienveillant de l'astre régissant les jours, à se chamailler innocemment. Cherchant les points sensibles de l'autre, les côtés, les pieds. Et puis, sans que nous n'ayons eu le temps de penser à quoi que ce soit, nos lèvres s'étaient trouvées. Et c'est comme si sa bouche avait trouvé sa place sur la mienne. Mes mains posées délicatement sur ses joues et j'avais ensuite perdu la notion de temps et d'espace. Le pétillement de sa voix, enjouée, quand elle appréciait la simplicité de toutes choses apparaissant à sa vue. L'éclat malicieux dans son regard et la joie qu'elle tentait de garder au fond d'elle, quand je lui avais tendu son premier présent. Son rire cristallin, qui avait empli mes oreilles tant de fois que j'avais rapidement arrêté de compter. La douceur de son sourire contre ma peau, la langueur dans ses gestes quand j'avais parcouru la sienne, explorant le moindre recoin de chair, cartographiant ce corps qui avait été mien. Je n'avais jamais pu me résoudre à oublier, jamais. Tant de fois, j'avais eu la malsaine envie de supprimer la moindre trace de ces moments de mon esprit, baguette à la tempe. Un simple murmure et j'aurais été allégé de tout ça, si rapidement. Mais c'était oublier la première fois où j'avais été complètement, inexorablement heureux et retourner dans les ténèbres froides et impitoyables. Oublier les premiers mots d'amour, les premières caresses, le maelström d'émotions qui s'était épris de moi pendant plus d'un an. Oublier tout ce qui avait été derrière, en arrière-plan, tout ce lien que nous avions mis si longtemps à construire, à fabriquer, au fil de nos rencontres passées. Je ne pourrais vivre sans ces précieux souvenirs, si chers à mon cœur, qui me rappellent tant que je ne suis qu'un garçon comme les autres. Parce que c'est ce que j'ai toujours souhaité, être aussi normal que possible. Et elle m'avait donné la possibilité, elle m'avait ouvert son coeur comme je lui avais ouvert le mien.

Je suppose que d'après les regards noirs qu'elle avait pu me jeter pendant le bal, elle n'avait certainement pas apprécié mon comportement. Et pour cause, je devais l'admettre, je n'avais pas été réellement correct. Je ne voulais pas qu'elle oublie, parce que je n'oublie pas. L'eau a beau avoir coulé sous les ponts depuis, il n'est pas passé un jour sans que mes yeux bleu-acier ne se soient posés sur sa silhouette délicate, surveillant simplement qu'elle soit en sécurité. Je n'avais jamais pu me résoudre à l'effacer complètement de ma vie, il me fallait m'assurer qu'elle allait bien et que personne ne souhaitait apporter le mal sur elle. Parce qu'en dépit de tout, de la situation tendue dans laquelle nous étions, je tenais à elle. Beaucoup. Pas exactement comme avant, mais j'avais le besoin, inexplicable, de protéger ce petit bout de femme qui ne semblait pas prendre une bonne direction. Et c'était en partie à cause de cela que je n'avais pas réussi à continuer en sa compagnie, malgré les sentiments que je ressentais. Parce que son désir de grandeur n'avait pas été en accord avec mes propres envies et qu'elle avait éclipsé tout le reste. Je passai une main dans mes cheveux avant de soupirer, n'attendant que quelques secondes avant qu'elle ne réponde, sèchement. Une discussion posée, inutile ? Il y en avait eu, effectivement, à cause de moi. À cause de nerfs à fleur de peau pendant les jours qui précèdent et suivent la pleine lune et mes sautes d'humeurs. Dont tout le monde pouvait profiter pendant ces jours là, si je n'étais pas trop amoché pour sortir de ma chambre. Mais nous avions eu de passionnantes discussions sur divers sujets : nous avions refait le monde, quatre fois. Et d'autres discussions plus tendres, plus douces, lovés l'un contre l'autre. À imaginer le futur en sa compagnie, à imaginer différentes scènes, sous son rire, encore. Puis le claquement de ses chaussures sur le sol, qui se rapprochent. Et tu es là, à mes côtés, je ressens ta colère. Cachée sous un calme apparent. Comme toujours. « Ca t’amuse hein ? Après tout ce temps t’en démords pas, ça t’éclate toujours autant de m’humilier à chaque occasion qui se présente ? » Je ne prends même pas la peine de répondre. Tout ça est d'une telle bêtise que je ne veux même pas rajouter quelque chose. Je n'ai jamais tenté de l'humilier. Simplement, je me suis montré pour qu'elle n'oublie pas, c'est tout. « Ce que t’as fait tout à l’heure c’était vraiment… Vraiment !… Puéril et pathétique. Et le pire c’est que même maintenant qu’on se retrouve seuls tous les deux je suis certaine que tu vas m’affirmer de tout ton parfait culot et avec tes grands airs que tu n’as rien à te reprocher. J’ai raison ? » Je fais un quart de tour sur la droite, me retrouvant enfin en face d'elle. Prenant quelques secondes pour contempler la beauté de son visage de jeune femme, éclose. Puis je pose mes mains dans les poches de mon pantalon de smoking. « Tu as tord. » Je balaye son regard du mien, comme avant, sans aucune rancune. Un peu de colère face à ses mots, en effet. « Je ne dis pas que je n'ai rien à me reprocher mais ce serait mentir. Je ne t'ai simplement pas humiliée. Mais Madame va encore chercher tous les arguments possibles et inimaginables pour trouver quelque chose à me cracher au visage, n'est-ce pas ? » Puis j'approche, posant le bout de mes doigts sous son visage avec délicatesse, pour le relever au niveau de mes yeux. « Parce que tu ne m'as jamais fait vraiment confiance hein ? À inventer des choses absurdes ! » Puis je me retourne, inspirant le plus lentement possible. Je ne m'attendais pas à ce qu'on en arrive là, vraiment.
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MessageSujet: Re: « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)   Jeu 2 Jan - 14:38




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Et voilà, encore une fois je ne me suis pas trompée. Maxwell Nott, Serpentard né est d’une mauvaise foi sans pareil. Un ton nonchalant, un visage dénué d’émotions et voilà que je reçois pour toute réponse à mes accusations le fait que j’ai tort. Je lève aussitôt les yeux au ciel, retenant difficilement un soupir exaspéré. Si j’ai tort alors il ne s’est pas franchement démené pour me mettre sur la bonne voie. Et si seulement c’était la première fois… Mais déjà voilà que son regard vient trouver le mien et m’aspire encore une fois hors de la réalité. Je m’y perds à nouveau dans cette farandole de bonheur que fut notre histoire, nos émois et ne m’en échappe qu’au prix d’une herculéenne difficulté, en l’entendant sous-entendre que comme toujours je suis celle qui cherche les ennuis là où il n’y en a pas. Sa façon qu’il a de me répondre me donne d’autant plus envie de le corriger, de le remettre à sa place, mais avant même que je n’ai pu osciller le moindre geste voilà que ses doigts entrent en contact avec mon visage, me forçant à planter mon regard fuyant dans l’océan des siens. Je crois bien que c’est la première fois en trois ans que nous nous retrouvons physiquement si proches, et je me flagelle intérieurement de n’avoir su réprimer un frisson en sentant la chaleur de sa peau sur la mienne. Cela n’a rien de doux et de tendre comme l’étaient ses caresses passées. Tout dans son geste trahis son mépris, son envie, peut-être même son besoin de me faire passer pour une imbécile. Mais je n’en démordrai pas. Le voilà qui assure que je ne lui ai jamais fait confiance, que j’invente des choses absurdes. C’est la goutte de trop. D’un geste agacé et brutal, je frappe sa main du revers de la mienne pour le chasser tandis que mes yeux aussi bleu que les siens se fondent dans le noir de ma colère.

- « Moi j’invente des choses ? Tu n’en finiras donc jamais de me prendre pour une conne ?! » Si je l’ai empêché de me toucher, je ne me prive pourtant pas de m’avancer, réduisant encore d’un pallier la distance entre nous. « Je suis désolée de te contredire Maxwell, mais je ne pense pas avoir inventé ce que j’ai vu au bal. Tu parles de confiance, mais comment suis-je censée te faire confiance quand tu n’as même pas le cran d’assumer ce que tu fais ?! Comment suis-je censée te faire confiance quand tu passes ton temps à me narguer comme ce soir, comme lors du jeu d’Halloween et que tu m’affirmes ensuite que j’invente des choses ? Et si seulement il n’y avait que ça… »

Je lève à nouveau les yeux au ciel, me mord la lèvre au passage, un tic qui me permet de me contenir lorsque je suis sur le point de craquer. Bon sang, mes mains tremblent comme des feuilles. Je me sens à fleur de peau face à lui, et pire que tout, si je ne me retenais pas si vigoureusement, si mes dents ne serraient pas discrètement le coin de ma lèvre avec tant de force, je crois bien que le seul son de sa voix serait capable de me faire pleurer. D’autant plus que son histoire de confiance me rappelle à mes craintes passées, vieux fantômes cauchemardesques dans lesquels je me faisais mille films sur celle qui me remplaçait dans son cœur. Après tout, pour quelle autre raison m’aurait-il fui de la sorte ? Je n’ai jamais rien eu au final que ses paroles agressives m’affirmant que je ne suis qu’une belle idiote paranoïaque mais le fait est qu’il ne m’a pourtant jamais dit de façon clair « il n’y a que toi ». S’il m’a affirmé que j’étais sotte, jamais ses lèvres ne m’ont clairement exprimé qu’il n’y avait personne d’autre à ses yeux. Ne m’ont jamais rassuré sur ses disparitions soudaines, sur son agressivité malsaine certains jours, sur sa froideur continuelle. Avec le recul, plus j’analyse cette situation et plus je comprends qu’au final le souci ne venait pas tant de la confiance que j’avais en lui, mais plutôt de la confiance que j’avais en moi. Ça semble peut-être ridicule qu’une fille comme moi puisse autant douter d’elle-même mais ça a toujours été le cas, et ça l’était d’autant plus lorsque je nous voyais nous détruire peu à peu l’un et l’autre. J’attendais de pouvoir retrouver sa douceur passé, je m’étais toujours heurté à son isolement. Et voilà qu’il me parlait de confiance ? J’en aurai presque rit si ma gorge n’étais pas déjà si serrée.

Cependant, je ne pouvais lui faire de leçon de moral sur le fait que la confiance se méritait. Après tout, j’avais moi-même sur le cœur un secret dont je ne pourrai jamais me défaire sur lui. Non pas par manque de confiance, mais parce que je ne savais que trop bien quelle serait sa réaction si je venais à lui parler d’Audric. Peut-être qu’aujourd’hui il s’en moquerait, mais à l’époque nul doute qu’il serait allé le trouver de toute sa bravoure. Dans un cas comme dans l’autre, je n’avais aucune envie de l’exposer au danger. Ce problème était le miens, inutile d’y mêler des innocents qui payerait cher le prix de ma bêtise. Voir quelqu’un blessé par ma faute était la dernière chose que je voulais voir arriver. Alors tant pis… Si ma voix se calme quelque peu, elle n’en reste pas moins aussi froide et coupante que du verre.


- « Tu t’imagines vraiment que ça me plaît de me disputer avec toi ? Que je n’ai que ça à faire de mes soirées ? Tu fais le fier ce soir, tu dis que tu ne cherchais pas à m’humilier mais alors j’aimerai bien savoir à quoi tu joues dans ce cas ? C’est donc si amusant à tes yeux de me faire souffrir ?! » Je me surprends moi-même dans ma dernière question. Est-ce que je souffre ? Cela fait-il donc si mal malgré tout ce temps passé de le voir jouer contre moi ? Dire que je me pensais forte. Dire que je me pensais au-dessus de tout ça. Et dire que j’endure bien pire avec d’autre sans que cela ne m’affecte… J’ai presque honte de reconnaître que Maxwell plus que toute autre personne est capable de me faire du mal avec bien peu de choses, preuve que mes cicatrices sont encore bien béantes. Mais cela, je ne m’abaisserai jamais à le lui faire savoir.








     

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MessageSujet: Re: « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)   Ven 3 Jan - 14:37




a song of fire and ice between us
feat maxena

cause nothing can ever, ever replace you. nothing can make me feel like you do. you know there's no one, i can relate to. and know we won't find a love that's so true. but that is the past now, we didn't last now. i guess that this is meant to be. tell me, was it worth it. we were so perfect. but, baby, i just want you to see, there's nothing like us.
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Fallait-il vraiment rendre le verdict ? Faire peser la faute sur l'un, plutôt que sur l'autre ? Parce qu'au final, nous avions été les deux acteurs de notre rupture. Nous nous mentions à nous-même en accusant l'autre des méfaits. Mais les secrets, l'orgueil, ne font pas bon ménage avec la sincérité. Et c'est ce qui avait creusé cet immense fossé entre nous. Inévitablement. Parce qu'un couple qui comporte des secrets, qui se ment l'un à l'autre, ce n'est jamais stable. Et nous n'aurions jamais pu continuer ainsi, méfiants, paranoïaques, cherchant la moindre preuve pour créer une affaire d'État, sur quelque chose dont nous n'avions pas vraiment connaissance. Mais le destin en avait décidé autrement, nous envoyant sur la même route, éternellement. Croiser son chemin, observer sa chevelure brune flotter au rythme de ses pas, une mèche venant caresser sa joue dans la marche, le retroussement de ses lèvres à l'entente d'une amie, son rire cristallin que j'avais encore eu la mélancolie d'entendre, au loin. Et tant de souvenirs qui reviennent, à chaque fois que mon regard vient se poser sur son visage aux traits délicats. Un visage désormais loin de celui, encore marqué par l'enfance, que j'avais connu. Nous avions grandi, le temps avait pensé, trois ans plus tard nous en étions là. À nous disputer pour diverses choses qui avaient marqué nos esprit, au final. Je n'aimais pas cette manière qu'elle avait de toujours passer pour la victime, de penser qu'on lui voulait toujours du mal. Je ne disais pas que j'étais aussi pur que l'agneau, mais je voulais simplement démontrer que nous étions deux à avoir faire une connerie, c'est tout. Un claquement de sa main sur la mienne et l'écart se fait entre nous. « Moi j’invente des choses ? Tu n’en finiras donc jamais de me prendre pour une conne ?! » Puis elle revient, s'approchant de nouveau, comblant un peu plus l'espace entre nous. Et merde. Je le sens se mouvoir dans mon ventre, réveillé par les cris, par la colère. Il n'était pas encore endormi, pas complètement. Le fourbe guettait le moindre signe, ne dormant que d'un oeil. Puis un coup. Comme si l'on forçait de l'intérieur, cherchant à sortir. Ce qui n'est pas possible, d'aucune manière, le condamnant à rester à l'intérieur jusqu'à la prochaine lune. Mais c'est toujours aussi douloureux, bordel. Je ferme les yeux, inspirant calmement. Cela peut aisément passer pour un geste afin de me calmer, ce dont j'ai souvent l'habitude avec les cas récalcitrants que j'aide à travailler. Mais ce sont les mots qui suivent, qui font gronder la bête. Humiliation ? Ai-je une fois humilié quelqu'un dans toute mon existence ? Ai-je une fois dégradé l'amour-propre ? Ce n'était que provocation, tout simplement. Puis je la vois, lever les yeux au ciel, se mordre la lèvre. Comme si je ne savais pas ce que cela représentait...Elle était sur le point de craquer, je le sentais. Je voyais presque tout ça ramper sur sa peau comme de minuscules asticots. La peur, la tristesse, la colère. Une vague rugissante. Qui faisait écho à la mienne. Je pince l'arête de mon nez, soufflant lentement. Ne pas donner une raison à la chose de me faire passer pour plus monstre que je ne le suis déjà. Pourquoi est-ce que je n'avais jamais dit la vérité à Serena ? Parce que je n'avais jamais eu confiance en moi à ce niveau là, parce que j'avais toujours plus redouté le rejet qu'autre chose. Une peur qui me terrasse, depuis toujours, l'idée de voir le dégoût et la peur sur les visages. Des paroles déchirantes, vicieuses. Rien qu'à l'idée de penser à mes proches, s'éloignant de moi à cause de cette nature maudite, me donne envie de vomir. « Tais-toi. Réfléchis deux minutes à ce que tu dis. Je ne dis pas n'avoir aucune aucune pensée en prenant la parole, ces deux fois. Mais ce n'était que de la provocation. T'ai-je une seule fois voulu du mal, consciemment ? Jamais, Serena. » Puis je me retourne à nouveau, faisant les cents pas. Il me faut marcher, il me faut faire quelque chose pour détendre la contracture dans mes épaules, celle de mon ventre ne passant que lors que j'aurai clos mes yeux, dans mon lit. Je n'aime pas la tournure que prend cette discussion, vraiment pas. Surtout pas quand j'en vois presque la fin.

« Tu t’imagines vraiment que ça me plaît de me disputer avec toi ? Que je n’ai que ça à faire de mes soirées ? Tu fais le fier ce soir, tu dis que tu ne cherchais pas à m’humilier mais alors j’aimerai bien savoir à quoi tu joues dans ce cas ? C’est donc si amusant à tes yeux de me faire souffrir ?! » Je me retourne, la mâchoire serrée. Les poings faisant de même, à cette réplique. Le coeur qui bat beaucoup trop vite pour un simple humain. « Tu t'entends parler, Serena ? » Je me rapproche d'elle, à nouveau, avant d'aller me poster contre la balustrade. C'est mieux pour tout le monde. « C'est ce que tu penses ? Que j'aime te faire souffrir ? Tu crois que ça a été facile pour moi, Serena ? » Ma voix est beaucoup moins calme. Beaucoup beaucoup moins calme. Je supporte pas ces accusations. Jamais. Jamais je ne pourrais faire de mal à celle-ci. Qu'elle y croie fermement était ce qui me faisait le plus mal, en vérité. « Tu crois que je n'ai pas souffert ? Tu crois que je te cachais des choses par envie, peut-être ? C'est ça qui fait le plus mal, en vérité. Tu me fais passer pour le pire des salopards alors que tu sais très bien, au fond de toi, que ce n'est pas le cas ! »
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MessageSujet: Re: « a song of fire and ice between us » (Maxena ♥)   Dim 5 Jan - 16:37




A song of ice and fire between us

What did I do to give us the cue ? I'm just confused as I stand here and look at you. From head to feet, all it's from me. You think that you know, but you've made yourself cold. You're out of control, how could you let go.
I give it all up, but i'm taking back my love
 



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Je voudrai que les choses soient plus simples. Je voudrais rien qu’un jour être capable de m’assoir sereinement en face de lui pour lui dire avec calme et franchise ce que j’ai sur le cœur. Je lui dirai alors certes ses fautes qui m’ont poussé à provoquer notre fin, mais aussi combien je suis désolée des propres reproches qu’il me fit. Je lui expliquerai certainement pourquoi j’agissais ainsi et pourquoi je lui avais caché. Quel beau fantasme, quelle belle utopie que ce rêve dans lequel tout pourrait être dit simplement et sans souffrance. Mais lui et moi n’étions pas faits de cette matière. Lui et moi étions orgueilleux, fiers. Nous venions de la même maison après tout. Ses secrets ? Je n’en savais rien, tout comme lui ne savait rien des miens. De ce fait je n’avais pas la légitimité de l’obligé à tout me dire bien que cela me démangeait.

« Tais-toi ». Mais est-il bien sérieux là ? Penses-t-il vraiment que je vais me taire parce qu’il m’en intime l’ordre. Maxwell n’a rien d’un machiste, mais à mon sens il n’existe pas sur cette terre plus insoumise que moi à ce genre de réplique qui me donne violemment l’envie de lui coller ma main dans la figure. Il me conseille de réfléchir, m’assurant que ce n’était pas de l’humiliation mais de la provocation. Mes lèvres encore tremblantes s’entrouvrent de mauvaise surprise tandis qu’il m’assure ne m’avoir jamais voulu de mal, consciemment tout du moins. Cette dernière remarque, je ne saurai comprendre pourquoi, m’apaise légèrement quant au fond une petite voix intérieure me somme de ne rien en croire. Et pourtant ses mots me restent en tête et deviennent soudain plus réelles, plus palpables. Maxwell ne m’a jamais voulu de mal.

Pourtant lorsque je lui réponds, ma voix n’a rien de plus tendre…


- « Tu ne fais que jouer sur les mots… Mais très bien, je te crois ! Tu n’as jamais voulu me faire de mal, et je t’en remercie, mais alors dans ce cas qu’est-ce que tu cherches Maxwell ? Si tu ne fais pas tout ça dans le but de me malmener, alors quel est l’intérêt que tu trouves à venir me « provoquer » comme tu le dis si bien ?! »  

Je n’obtiens aucune réponse à ces questions tandis que je le regarde toujours douloureusement faire les cent pas devant moi. Et aussitôt tout me revient en tête.  Tout, de ce dernier jour où nous avions été un couple. Le rictus qui lui traverse le visage, cette façon de marcher comme s’il cherchait à contenir une explosion… Tous ses gestes trahissent le même état de colère délirant que celui qui m’avait poussé à le fuir pour de bon. Son poing, sa mâchoire. J’ai le sentiment à l’heure actuelle que tout ce qu’il est n’est composé que de rage et de retenue. D’une retenue bien mal contrôlée et de mots toujours plus blessants. Si je m’entends parler ? Peut-être pas au fond… Et toi Maxwell, est-ce que toi aussi tu as mal ? Est-ce que toi aussi, si nous n’étions pas là à nous faire tu te laisserais pleurer de douleur pour tout ce que nous sommes en train de nous faire ? Si lui a envie de me malmener, ce que je ressens n’en est pas éloigné. Les bras que j’ai croisés sur ma poitrine se mettent à trembler de rage tant que je les serre pour me retenir de lui sauter au cou. Et qu’y ferais-je d’ailleurs, moi qui ne sais même plus à le regarder si je l’aime ou si je le déteste. Et voilà alors ses propres questions à lui. Qu’il aime me faire souffrir, est-ce vraiment ce que je pense ? Oui, c’est le cas. Du moins ça l’était, car sa question est en train de soulever mes propres interrogations. Et voilà qu’un autre problème se soulève. Qu’une autre blessure se rouvre. Puis-je vraiment penser que lui n’a pas souffert ? Il semblerait que je veuille le faire passer pour, pardonnons-lui l’expression, un salopard tout en sachant qu’au fond de moi j’ai tort. Et ces mots me détendent aussitôt. Oui, désormais ma voix ne crie plus. Je crois que ça y’est-, je suis lasse. Assommée. Et je me rappelle enfin pourquoi je l’avais quitté… Je ne l’avais pas quitté en criant. Je ne l’avais pas quitté en me retenant de lui sauter au visage. Je l’avais quitté, lasse de voir que tout nous ramenait toujours au même point. La déchirure. Décroisant enfin les bras, je me passe une main sur le visage pour tenter de dissimuler mon soupir tant bien que mal avec l’impression de revivre à nouveau l’un des pires moments de mon existence.


- « Je n’ai pas besoin d’aller chercher au fond de moi pour savoir ça Maxwell, crois-moi le seul à te traiter de salopard ici c’est toi, et toi seul. Tu as souffert ? Tant mieux, je suis vraiment comblée d’apprendre que je n’ai pas été la seule dans ce cas seulement… » Je me mordille la lèvre à nouveau. J’ai envie de parler. De lui dire des choses qu’une part de moi refuse à dire quand l’autre le cri à pleine voix. J’inspire doucement et fini par parler sans même pouvoir le regarder dans les yeux, fixant bêtement le sol tandis que par chance mes cils allongés par le mascara dissimule l’humidité naissante de mes yeux…

- « Seulement en toute logique quand on se sépare ça signifie aussi tourner la page. Et c’est déjà tellement dur à faire à la base… Mais toi t’es toujours là. Même quand toute l’école se retrouve transportée au hasard dans trois endroits différents j’en arrive encore à être avec toi. » Je déglutis, mon sanglot ravalé mais la tête me tournant toujours plus. Je voudrais… Je voudrais tellement pouvoir chasser toute cette amertume qui se lit dans mon ton, mais elle est là, bien fixée, n’en démordant pas. Et j’ai beau me montrer désormais calme, j’ai beau tenté d’atteindre cette explication idéale que nous n’avons jamais eu, j’en finis toujours par me montrer plus froide que je ne le voudrais.


- « Tu n’as peut-être pas envie de me faire du mal, mais le fait est que tu n’as même pas besoin de le vouloir pour ça. Il suffit que je te regarde et… Et tout brûle à nouveau, comme si rien n’avait changé depuis trois ans. Alors quand en prime tu t’amuses à venir me chercher comme tu le fais c’est encore plus… Merde mais te rends-tu seulement compte à quel point c’est chiant et douloureux de faire ça ?! C’est pourtant évident que je ne pourrai jamais t’oublier alors… »

Je me coupe net, ferme les yeux sur le coup. Non. Putain non, Serena, dis-moi que tu ne viens pas de dire un truc pareil…




     

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