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 "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]

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MessageSujet: "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]   Lun 18 Nov - 22:02




I'm a little drunk and I need you now
Halloween ? Dans le monde des sorciers, cette fête est un évènement au même titre que dans le monde moldu, et pourtant, jamais de mémoire, Poudlard ne s’était mis aux extravagances dont font preuves les moldus pour le fêter. Pourtant, cette année avait fait exception à la règle. Adieu mets fins et enivrants du traditionnel banquet d’Halloween, adieu citrouilles suspendues au plafond de la Grande Salle, aujourd’hui 31 octobre 2013, les élèves ont eu pour instructions de se retrouver, tous déguisés dans le Hall. Et s’ils pensaient se retrouver accoutrés de telle manière afin de fêter dignement la fête des morts, voici les élèves de l’école de magie bien déçus au milieu de cette grande salle vide et obscure. Pressés les uns contre les autres, l’atmosphère est tendue, et après plusieurs minutes dans cet état, c’est par petits groupes que tous se sont volatilisés. Et Serena n’échappa pas à la règle. Happée violemment par le portoloin sur lequel elle se trouvait, la jeune femme avait eu beaucoup de peine à se remettre du voyage, et avait finalement dû s’appuyer à un mur du nouveau lieu gagné afin de reprendre ses esprits. Et très vite tout s’était enchaîné. La salle sur demande. Un jeu, le « Liar Game ». Un jeu qui n’en avait rien d’un et dont le principe était un vote à la minorité à l’issue incertaine. Tout au long de la partie, tous autant qu’ils étaient avait été amenés à se dresser les uns contre les autres, à se tirer dans les pattes. Une ambiance très « sympathique » pour un soir de fête qu’on leur avait pourtant promis.

Tout le temps de la partie, la jeune femme s’était sentie tiraillée entre une douce angoisse la poussant à vouloir fuir et son esprit de compétition qui plus que tout lui dictait de gagner. Ils y arrivèrent au prix de nombreux efforts, et avaient finalement remporté la récompense qu’on leur agitait sous le nez comme quelque chose de merveilleux. Cette dernière, leur avait-on dit, se trouvait derrière l’une des portes de la salle sur demande. En groupe, ils s’y étaient engouffrés, et le portoloin avait alors refait des siennes, les ramenant à leur point de départ. Cependant, bien loin de l’atmosphère lourde et effrayante du début de soirée, lorsque les pieds des élèves frôlèrent à nouveaux les tapis de la grande salle, cette dernière s’était trouvée merveilleusement décorée. Les citrouilles avaient repris leur place au plafond au milieu des chandelles flottantes. Les grandes tables avaient été poussées le long des murs et étaient ornés de victuailles et de boissons de tous les genres. Le milieu de la salle s’était trouvé dégagé pour former une piste de danse, tandis que l’estrade des professeurs avait laissé place à un groupe de musique mettant le feu à la salle. Du plafond tombait de fines paillettes dorées, et en moins de temps qu’il n’en avait fallu pour le dire, de nouveau tous réunis, la fête avait battu son plein. Les professeurs ayant participés à la mise à mal de leurs élèves étaient également de la partie, tout fiers du vilain tour qu’ils avaient joués et rappelant pour quelle raison ils étaient là désormais. L’ambiance avait rarement été aussi bon enfant, aussi enjouée. Entre deux bierraubeurre, les danses s’enchaînaient, tantôt rythmées, tantôt sensuelles.

Minuit sonna quand les premières, deuxièmes, et troisièmes années furent invitées à rejoindre leurs dortoirs tandis que les plus âgés étaient autorisés à veiller pour encore trois bonnes heures qui passèrent à la vitesse du son. Il était rare qu’on permette un tel divertissement aux élèves, de ce fait, on oublia pour ce soir tous les soucis qui avaient secoué le château récemment. La nouvelle marque des ténèbres, l’agression de Charlie McCarthy. Tout cela semblait n’être qu’un mauvais rêve que la bonne humeur ambiante avait chassé au loin, du moins pour l’instant. De mémoire, jamais Serena ne s’était tant amusée que ce soir-là. Que ce soir où la sang-pure habilement dissimulée sous son masque avait eu l’occasion de fêter Halloween comme une moldue. Sous le manteau, les plus âgés, pour la plupart issus du pôle universitaire, se passaient entre eux des fioles de whisky pur feu et d’absinthe auxquelles Serena, en tant que miss popularité, avait gouté la première.  On s’enlisait dans une ivresse légère au rythme de la musique, mais bientôt, la jeune femme se surprit à avoir la tête qui tourne, et à rire un peu plus qu’à l’accoutumée. La demoiselle connaissait ses limites, elle n’avait cependant pas pensé les avoir franchis ce soir-là… Et pourtant. Consciente de se trouver beaucoup trop guillerette, la jeune femme prévint le groupe parmi lequel elle se trouvait qu’elle sortait faire un tour dehors pour se rafraichir les idées. Un bon bol d’air glacial saurai certainement lui remettre les idées en place.

Titubant tant bien que mal en dehors de la Grande Salle, la Serpentard dû à plusieurs reprises repousser les assauts répétés d’un des Serdaigle du groupe semblant avoir jeté son dévolu sur sa personne et qui se disait résigné à rester avec elle. Après tout, la jeune fille éméchée qu’elle était avait forcément besoin d’un preux chevalier pour supporter son ivresse. Peine perdue, après plusieurs demandes d’un semblant sympathiques, Serena explosa en furie, lui hurlant au visage de la laisser tranquille et de lui faire de l’air. Le garçon sembla s’offusquer d’un tel comportement, et ne manqua pas de lui rappeler qu’elle était beaucoup plus cool avant du temps où elle savait encore se montrer abordable quand un garçon lui faisait la cour. Et puis quoi ? Elle devait s’envoyer en l’air avec le premier venu pour rester cool ? Qu’il aille au Diable !

A son ivresse se mêla alors la colère. Oui, Serena était en colère, furieuse qu’un type pareil ait pu la dédaigner à ce point pour un refus d’obtempérer. Un point cependant était réel dans son discours : elle était aujourd’hui bien moins abordable qu’auparavant, et ne savait malheureusement que trop bien pourquoi… Ne dit-on pas d’une fille amoureuse qu’elle est une armure aux autres cœurs que celui qu’elle convoite ? Le dicton n’avait jamais été aussi vrai en ce qui la concernait, mais l’heure n’était pas à l’apitoiement. Elle devait sortir et se requinquer au plus vite. Malheureusement, la fougue de ses sentiments excessifs mêlés aux affres de l’alcool lui courant dans les veines avait accentué considérablement la vitesse de ses pas quand dans le même temps sa perception était amoindrie. Elle n’avait pas frôlé l’herbe du parc depuis une minute que sans même pouvoir parer ce geste, elle entra en collision avec un obstacle survenu sans prévenir sur sa route et qui l’emporta vers le sol.

Criant de surprise, la jeune femme se trouva là, à rouler dans l’herbe emportée par le poids d’une personne pour le moins…imposante et… Molle ? Lorsqu’après un roule boulé magistrale, la brunette postée au-dessus de la femme en embonpoint rouvrit les yeux pour découvrir la malheureuse sur laquelle elle venait de tomber, elle commença par s’excuser maladroitement d’un « Je suis désolée madame, je ne vous ai pas vu, et je… »

Puis, ses yeux s’écarquillèrent comme des soucoupes lorsque son regard croisa les deux iris noires de cette personne qu’elle connaissait si bien. Non… Ce n’était pas possible… Que quelqu’un la ramène à la réalité et lui assure que seul l’alcool était la raison de cette vision…presque d’horreur qu’elle avait sous les yeux. Là, sous elle, le visage déformé par son habituel rictus agacé se trouvait Danyell Bishop. Son Danyell fardé de toutes parts et pourvu de faux cils ridicules, le tout dans un costume fleuri et rembourré comme jamais, sa perruque à quelques centimètres d’eux, perdue dans la foulée. Le coup de la découverte de son costume fut si rude que la Serpentard ne put retenir un « Danyell ?! » aussi surpris que choqué.

Se redressant à califourchon sur le ventre en mousse du garçon excédé, elle était si loin d’imaginer assister à tel spectacle qu’elle en entrouvrit la bouche de stupeur.

- « C’est bien toi Dan ?! »



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Dernière édition par Serena B. Pendragon le Sam 7 Déc - 0:52, édité 1 fois
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Poufsouffle
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MessageSujet: Re: "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]   Ven 29 Nov - 23:19


It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now
Serena & Danyell



La honte brulait ses joues, la colère faisait trembler ses muscles et actuellement Danyell se moquait bien du froid qui mordait son corps pendant qu'il se tenait dans le parc, les bras croisé, mordant nerveusement le bout de ses doigts comme pour s'empêcher de crier ou de laisser couler quelques larmes du pure rage. Depuis combien de temps avait-il décidé de se planter ici ? Il l'ignorait et il s'en foutait éperdument, il resterait autant de temps qu'il le faudrait pour réussir à se calmer et tenter de digérer l'incident Halloween. A peine était-il revenu dans la grande salle qu'il s'était frayé un chemin vers la sortie, délaissant ses compagnons d'infortunes sans leurs dires un seul mot. C'est qu'il ne voulait pas empirer son cas, il n'avait aucune envie d'exploser au beau milieu de la réception, non vraiment pour ce soir il en avait trop fait et le numéro Bishop ne se produirait pas sur scène lors de cette pitoyable fête.

Pitoyable, oui! Imaginer les professeurs manigancer ces pitoyables épreuves lui donnait la gerbe. Merci la morale délicieuse pour souder les troupes, merci merci, tout d'un coup c'est fou comme il y voyait plus clair et qu'il avait envie d'aider son prochain de lui tendre la main et lui dire "soyons amis"! Bullshit! A cet instant précis il avait plutôt des envies de meurtres crados et en aucun cas il ne s'était relevé en se disant qu'il avait soudainement compris quelque chose à la vie. Au fond, tout au fond, c'était pourtant autre chose qui dévorait Danyell. Et cette chose portait le nom de culpabilité.

En sois il n'y pouvait pas grand-chose. Après tout peut être que s’il avait choisis d'aller à gauche comme tous les autres ça n'aurait rien changé puisque Anarchy serait partis à droite. Ou peut-être que non, peut être que le Serpentard aurait changé d'avis et qu'ils s'en seraient tiré un peu mieux. Avec des saloperie de si on refait le monde. Mais le fait est que si il n'était pas sortis de ses gonds pour une raison totalement stupide, ils n'en seraient sûrement pas là, ça il en mettait sa main au feu. Pourquoi fallait-il qu'il fasse toujours tout planter ? Que sa susceptibilité prenne le dessus sur le bon sens ? Il se désespérait et c'était désespérant de ne jamais tirer leçon des erreurs passés. Fatiguant d’avoir constamment cette impression de tourner en rond et de ne jamais avancé malgré les conseils, malgré les attentions, ce sur place répugnant qu’il ne supportait plus lui donnait la nausée. Ce soir plus qu’un autre soir, sa bêtise avait couté la soirée à ses camarades et ça au fond il ne se le pardonnait pas. Ils allaient le détester, et l’idée lui glaça les sangs.

En apparence il s’en moquait bien. Untel ne m’aime pas ? Soit, j’aime pas sa tronche non plus. Ça, c’est ce qu’il voulait laisser percevoir car il était trop fier pour avouer que cela le touchait profondément. L’idée qu’on puisse le maudire ça ne l’enchantait pas, ça le rendait même malade au fond. Mais que faisait-il pour réparer les vases casser ? Définitivement pas grand-chose. Touche le fond mais creuse encore dirait certain. Une petite voix lui susurrait que finalement il n’y arriverait peut être jamais…

Il faisait froid, il portait un costume hautement improbable, il était furieux et avait le cœur lourd. Paye ton combo mon pote. Looser tu es, looser tu restes. Resté avec lui-même n’était pas tant une bonne idée non plus dans la mesure où il allait clairement passer le reste de son temps à se descendre, aussi d’un pas furieux décida t’il enfin de s’en aller. Et là, le drame. Percutant de plein fouet quelqu’un qu’il n’avait absolument pas vu ou entendu venir, une masse tomba radicalement sur lui sans qu’il ne puisse rien y faire. Le choc fut aussi brutal qu’inattendu, incapable d’avoir le moindre reflexe pour empêcher la chute Danyell se retrouvais dos contre le sol, grimaçant, tandis que des cheveux brun chatouillait son visage. Sans aucune délicatesse le garçon tacha de dégager la tignasse qui faisait barrage, aussi quand il entendit que la dites personne venait en plus de l’appeler « Madame » le peu de pourcentage gentlemanesque qui coulait dans ses veines disparurent alors qu’il agrippait sans ménagement les épaules de la maladroite pour la dégager. C’était ses intentions avant de se rendre compte qu’il s’agissait de Serena Pendragon.

Affichant la même expression de surprise total, Danyell ouvrit la bouche et la referma sans qu’aucun son ne s’en échappe. La belle avait un regard assez vague, de ceux qui avait bu un peu trop, ses jolies pommettes étaient coloré et sa bouche entrouverte dangereusement proche. Le charme fut rompu quand elle sembla avoir un doute sur l’identité de la personne sur qui elle était actuellement à califourchon, aussi Danyell se rebuta, les nerfs à vif, ne cherchant même plus à contrôler sa colère.

- Bah oui c’est moi c’est bon tu vois bien ! Pas la peine de jouer la surprise ou je sais pas trop quoi là ça va, c’est juste… Bordel ce que vous pouvez me souler avec ce foutu costume je… ! C’est moi ok ?!

Se redressant sans ménagement, il essaya d’attraper une jambe de la jeune fille pour la faire basculer et pouvoir se défaire de l’emprise mais le corps de Serena semblait lourd d’alcool aussi resta t’il la, une main sous sa jambe découverte, avant de la retirer plus nerveux et rouge que jamais. Pourquoi fallait-il qu’il se fourre toujours dans ce genre de situation merdique ?

- Tu peux bouger ? S’il te plait. Ca va pas là, ça va pas du tout.


Assura-t-il d’une traite, secouant négativement la tête sans oser la regarder dans les yeux.



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Serpentard
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MessageSujet: Re: "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]   Sam 7 Déc - 0:38




I'm a little drunk and I need you now
Quelque peu étourdie par la chute et par la découverte qu’elle venait de faire, la jolie Serpentard enivrée ne put retenir un « hey » offusqué en sentant la poigne rude de Danyell lui attraper les épaules. Par ailleurs, quelque secondes après cet interlude, le jeune homme travesti pour l’occasion sembla se trouver aussi surpris qu’elle de la trouver ici. Si leur proximité avait semblé faire naître quelque chose, cette chose, quoi qu’elle put être était retombée aussitôt que l’excitation du Poufsouffle eu reprit le dessus. Sans ménagement, le garçon s’excéda sous elle, rouspétant à propos de son costume, à propos de cette surprise générale qui l’énervait…  C’était lui, oui, pas besoin de s’extasier plus que de raison sur ce honteux fait ! Et en parlant de honte… Dans une veine tentative de se défaire de l’emprise de la jeune femme postée sur lui, l’électrique Poufsouffle avait au hasard de sa tentative posé sa main sur la peau découverte de la cuisse de sa « cavalière » qui ne tarda pas à réagir, non seulement à son geste, mais également à ses paroles gauches.

- « Tu m’étonnes que ça va pas : t’es en train de me tripoter là ! » Fit-elle mine de s’offusquer malgré le large sourire moqueur qui lui fendait le visage.

S’il n’arrivait déjà pas à la fixer dans les yeux, autant dire que la remarque de la brunette n’allait pas arranger les choses. Cependant, contre toute attente, cette dernière ne semblait pas si offensée que ne voulait bien le laisser sous-entendre son exclamation visant presque à désigner le timide Danyell Bishop comme un pervers de dernier ordre. Tout au contraire, la mine affreusement rouge et froissée de la pile électrique sur laquelle elle se tenait toujours la transportait vers une hilarité toute nouvelle qui après quelques instants eut raison de la vert et argent qui explosa littéralement en un rire franc et cristallin que bien peu de gens lui connaissaient. Bien sûr qu’elle riait au sein de l’école, son statut de « baby doll » ne l’empêchait pas de s’amuser, mais il était clair que la demoiselle avait toujours pratiqué avec force son self-control, ne riant toujours que de façon contrôlée et distinguée. Personne ne pouvait se vanter d’avoir jamais vu Serena Pendragon se lâcher pour de bon… Hormis Danyell Bishop qui ce soir en avait la totale exclusivité. Bien contre lui. Après plus d’une minute sans plus pouvoir se calmer, la jeune femme parvint enfin à reprendre son souffle tandis qu’elle essuyait d’un revers une petite larme ayant poind à ses yeux. Ne restait désormais de son éclat que ce pétillant sourire dont elle avait le secret et dont elle s’orna royalement avant de venir glisser sa main sur la joue de celui qu’elle tenait toujours entre ses jambes pour l’obliger à renouer le contact visuel qu’il lui refusait.

- « Bon sang, c’est incroyable… »Commença-t-elle d’un ton redevenu soudain bien sérieux tandis qu’elle dévisageait le garçon toujours bloqué entre ses jambes. « J’ai peut-être un problème mais même là, alors que t’es déguisé en femme… »

Rapprochant dangereusement son visage du brun, son corps davantage pressé contre la mousse synthétique de celui de Danyell, la Serpentard fit mine de le détailler, comme si l’idée qu’elle semblait forger dans sa tête avait besoin qu’elle y regarde vraiment à deux fois avant de se confirmer. Ce qui ne tarda pas à arriver…

- « Je te trouve toujours aussi craquant… ♥ »

Sa phrase à peine achevée, le visage de la vert et argent obtempéra une descente lente vers celui qu’elle venait de « complimenter » à sa façon. Or, si ce geste eut pu sembler suspect, il ne connut en conclusion que l’épaule rembourrée du Poufsouffle contre lequel elle se trouvait logée désormais totalement étendue, son nez dans son cou et prête à s’endormir tandis que ses petites mains attrapaient comme s’il s’était agi de doudous les seins en mousse de la panoplie ridicule du septième année. A croire que l’air frais ne lui avait décidément fait aucun bien…





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Poufsouffle
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MessageSujet: Re: "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]   Lun 9 Déc - 0:09


It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now
Serena & Danyell



Il avait fermé un instant les yeux, reprenant sa respiration, tremblant et sincèrement mal à l’aise. Si il savait très bien qu’il fallait mieux qu’il se resaisisse au plus vite, la meilleure des solutions restait encore qu’il s’en aille se reprendre plus loin. Il n’avait absolument pas envie de froisser Serena, de lui balancer un truc qu’il regretterait amèrement le lendemain, il n’était pas sur de supporter ce poids la en plus. Et il le savait, présentement un rien aurait suffi à le faire partir dans ses grands éclats habituel ; C’était insupportable d’en avoir particulièrement conscience et de ne pouvoir pour autant retarder la bombe, ou plutôt de savoir pertinemment qu’elle allait exploser d’une seconde à l’autre mais d’être incapable de l’en empêcher. Il ne mentait pas quand il disait qu’il n’en pouvait plus de cet état de constante colère, pour lui comme pour son entourage, et si il affirmait qu’il se foutait des autres c’était bien là un mensonge assez gros.

En attendant, Serena était toujours sur lui, toujours aussi alcoolisé et manifestement avait le cœur d’en rire. D’une voix faussement accusatrice elle lui reprocha de l’avoir tripoté ce à quoi Danyell répondit vaguement avec des sons qui ne voulaient rien dire tandis qu’il secouait négativement la tête, las et à bout de nerf. C’était une blague, putain ! Pourquoi ne pouvait-il pas en rire tout simplement ?! Rebondir sur cette parole un tantinet coquine pour lui assurer que pour le moment il n’avait rien fait mais qu’elle attende de voir par la suite. Oh bordel, d’où lui venait une phrase aussi débile ? Comment est-ce qu’il avait pu ne serait-ce que penser un truc pareil ? Dieu merci cela n’avait pas dépassé ses pensées, il pouvait au moins être fier de ça. Et puis… Elle se mit à rire. Mais un de ces rires incontrôlable, injustifiable, qui emporte tout sur son passage au point ou le Poufsouffle eut une espèce de sourire gêné qui se transforma en rire franc. C’était mieux d’en rire, de cette situation, de tout ce qu’il lui arrivait, tout serait tellement plus simple si il arrivait à prendre la vie de manière plus légère comme le faisait la plus part des gens. Il le enviait sincèrement, ceux qui pleins d’assurance abordait la vie avec la tête légère, non vraiment, ce qu’il aurait donné pour être des leurs… Aussi cette pensée le reconduit à cette situation qu’il ne savait absolument pas gérer et se raclant la gorge alors que Serena, elle, était toujours hilare, il finit par râler.

- Non mais c’est pas drôle en fait.

Fallait-il toujours qu’il casse l’ambiance… Le fait est qu’il la voyait là, rire aux éclats, et qu’il la trouvait belle comme jamais. C’était foutrement niais, tant pis, sincèrement c’était un plaisir de la voir se lâcher et il aurait juré que son cœur était un peu plus léger. Une main maladroite aurait bien voulu essuyer les larmes qui débordaient de ses yeux amusés mais elle fut bien plus rapide si bien qu’il se garda de ranger sa main et de faire mine qu’il n’avait aucunes intentions de faire quoi que ce soit. Et maintenant ? Est-ce qu’il était censé faire quelque chose ? Invité la jeune fille à trouver un autre appuie pour s’abandonner aux rires ? Enfin pas qu’elle ne soit pas légère, non au contraire Serena était fichtrement légère et cette robe mettait, il fallait le dire, en avant une silhouette bien dessiné. Bon dieu mais pourquoi penser à ça, pourquoi, pourquoi… Heureusement elle vint à briser le silence, du moins il aurait voulu que cela lui sauve la mise, mais ce qu’elle vint à lui dire n’arrangea en rien son cas.

Son visage était tout proche maintenant, ses lèvres à quelques centimètres mais avant tout il ne pouvait pas se détacher de ce regard étrangement fiévreux. Ouvrant et refermant la bouche comme un vulgaire poisson, à la recherche de mots perdu au loin, il finit par se faire prendre par l’étrange instant, de profiter et de laisser avoir, penchant lui aussi légèrement son visage… Avant de s’arrêter à mi-chemin, voyant que le point d’arriver de la demoiselle n’était autre que son épaule. Imbécile. Danyell ferma alors les yeux, se traitant de tous les noms et serrant fermement les poings avant que, le cœur battant, il n’ose se lancer.

- Moi aussi pour tout te dire je te trouve craquante. Bordel on est d’accord que dit comme ça c’est vraiment ridicule mais tu vois ou je veux en venir… Par contre toi je vois pas où tu veux en venir, enfin si c’est une blague franchement c’est pas drôle, tu serais pas la première nana à me prendre pour un con mais… Non pas que je pense que toi tu me prennes pour un con, du moins je l’espère, j’avoue ça me ferait du mal sinon.

Qu’est se qu’il était en train de dire là… ? Il fallait qu’il rattrape ça non ? Il était catastrophique ce discours !

- Toute façon t’es un peu bourré, hein, on est d’accord, quand on est dans cet état on sait plus trop ce qu’on dit et ce qu’on fait et puis… Putain… Je vais arrêter je m’énerve là. Je sais pas ce que je dis ! Mais t’avoir la contre moi ça… Oublie, oublie ! Tu vas oublier tout ça toute façon pas vrai, hein ? Je sais même pas si tu m’écoutes, tu t’es pas endormie au moins ? Je voudrais que tu sois en train de dormir sérieusement ça m’éviterait que t’ai entendu toutes ces conneries… !

Finit-il dans un murmure en tentant de tourner un peu la tête pour pouvoir observer la belle aux yeux clos. Il y avait quelque chose d’un peu perturbant à la voir malaxer sa poitrine en mousse, quelque chose de vraiment drôle aussi… Il ne put s’empêcher d’avoir une espèce de rictus en l’entourant maladroitement de ses bras.

- Euh… Il y a peut-être moyen que t’attrape froid non, ça serait un peu dommage quand même.

Continua t’il comme se sentant obliger de combler le silence, de ne plus s’arrêter dans l’espoir qu’une chose moins débile sorte de sa bouche et le sauve de l’affaire. Mais il n’y avait plus rien à faire maintenant, se taire et profiter restait les seules choses à accomplir. Et après tout, si il pouvait se passer une chose de bien dans cette foutue soirée il ne crachait pas dessus.




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MessageSujet: Re: "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]   Lun 30 Déc - 17:22




I'm a little drunk and I need you now
Par Merlin pourquoi avait-il fallu qu’elle se laisse entraîner dans les beuveries de ses camarades de la filière supérieure ? Pensait-elle devoir prouver quelque chose à sa petite cour personnelle qui la trouvait bien moins drôle ces derniers temps ? Ou n’avait-elle réellement pas senti venir le point du non-retour ? Qu’importait la réponse car au fond, le fait était que si elle avait eu un tant soit peu de conscience en plus, la vert et argent aurait su voir le mouvement de tête de Danyell vers elle mais qui déjà appartenait à un passé sur lequel elle ne pourrait revenir. Un comble quand on savait que la jeune femme ne rêvait qu’à pareille occasion depuis des semaines maintenant. Mais non, elle était sonnée, n’avait rien vu. Ni de son mouvement timide vers ses lèvres, ni de ses poings aussi serrés que ses yeux avant qu’il ne lui confie la trouver lui aussi « craquante ».

Bien qu’il ait espéré selon ses propres dires qu’elle soit déjà endormie, la brunette, bien loin de s’être laissée allée aux bras de Morphée écouta patiemment ce flot dégoulinant de paroles maladroites sonnant à son oreille comme un semblant de déclaration qui ne manqua pas de mettre le feu à son visage et à son cœur. Une blague ? Pouvait-il seulement penser que tout ce qu’il faisait naître en elle était à l’origine d’une mauvaise farce ? Non, ce n’était pas ce qu’il pensait. Heureusement d’ailleurs, car cela aurait presque pu la vexer pour de bon, par ailleurs, si ça avait été le cas, cela lui aurait fait vraiment mal. Mal. C’est à ce moment du monologue que la brunette sembla reprendre vraiment conscience derrière ses paupières closes. Doucement. Tout doucement. Comme si cette simple idée pouvait à elle seule la remettre en place pour de bon. Plus attentive que jamais, c’est donc un sourire attendri accroché au bord des lèvres qu’elle l’entendit poursuivre sur sa lancée. Sur ce fil tremblant qui faisait chevroter sa voix et qui révélait oh combien Danyell Bishop pouvait se montrer timide plus encore qu’il n’était colérique. Comment pouvait-on seulement prendre au sérieux les petites crises de ce garçon ? Tout dans la façon qu’il avait de s’exprimer traduisait sa douceur, sa gentillesse. Son armure. Car sa colère constante n’était finalement qu’une facette au même titre qu’elle-même souriait constamment pour s’empêcher de pleurer sur son propre sort. Puis, vint cette phrase : « t’avoir là contre moi ». Car ils étaient là, bel et bien l’un contre l’autre, étendus dans l’herbe humide du parc à la seule vue du ciel désormais noir. Une situation équivoque qui n’avait rien d’anodin. Pas plus que leurs mots. Et quand soudain les bras chaleureux (et quelque peu rembourrés…) du Poufsouffle vinrent l’entourer, c’est d’une voix plus taquine et moqueuse que jamais qu’elle lui murmura lascivement à l’oreille :

- « Désolé de te décevoir mais je ne dors pas » avant de passer elle-même tant bien que mal ses bras autour de la silhouette arrondis et molletonneuse du jeune homme. « Et si cela me permet de rester ainsi, alors je crois que ça vaut le coup d’attraper froid ».

Le silence se fit. Pas vraiment gênant sans être tout à fait ordinaire, comme une pause marquée pour laisser à l’une le temps de trouver ses mots et à l’autre celui d’assimiler tout ce qu’il venait de dire. Se trouver là dans l’étreinte de Danyell avait quelque chose de rassurant, de tendre, comme si pour la première fois depuis son arrivée à Poudlard elle était réellement Serena Pendragon, une simple ado de dix-neuf ans sans autre histoire que sa petite popularité sans grande influence. En comparaison, la dernière fois qu’un garçon l’avait prise dans ses bras, cela avait été si douloureux, tellement teinté de peur. Elle était alors Serena Bogart. Une sang-pure regrettant ses choix sans pouvoirs revenir dessus et qui malgré la présence de son plus important ami à ses côtés n’avait pas su vraiment se détendre dans son étreinte. A contrario, ce moment qu’elle vivait était si simple, si reposant… Mais mieux valait ne pas se faire d’illusions.

Par Merlin, elle aurait tellement souhaité pouvoir agir sans trop se poser de question. Profiter de son ivresse pour lui parler plus sincèrement encore qu’à l’accoutumée, habilement cachée derrière ses effluves pour masquer la timidité qui faisait barrière à sa confession en règle générale. Mais non, le souvenir de l’étreinte rassurante de Guillem ne faisait que lui rappeler amèrement combien de choses Danyell ignorait à son sujet. Et ne devrait jamais apprendre. Elle avait déjà essayé par le passé. Essayé d’aimer sincèrement quelqu’un sans trop lui en dire. Et quel avait été le résultat au final ? Désormais celui qui avait été son premier amour et elle s’ignoraient quand ils n’étaient pas déjà trop occupés à s’entredéchirer sans une once de remord à grands coups de reproches et de paroles cinglantes. Alors à quoi bon ? Et quand bien même aurait-elle voulu lui dire, quelle réaction aurait Danyell en apprenant que la douce Serena Pendragon était en fait une enfant née de la famille la plus méprisée du monde magique ? Quel serait son visage lorsqu’elle lui apprendrait que leur rencontre n’était pas dû au hasard ? Et comment la regarderait-il quand elle lui expliquerait quel lien terrible la reliait à Audric Saddler ? Oui, au bout du compte, devait-elle vraiment se montrer si irréfléchie et accepter de prendre tant de risques pour le seul plaisir de tenter quelque chose avec lui ? Alors que le regard noisette du Poufsouffle se trouvait toujours sur elle, la jeune femme osa enfin tourner son propre visage vers lui.

Ce n’était pas juste mais elle n’était qu’une idiote après tout. Une idiote qui en voulant simplement embêter une fille lui pompant un peu trop l’air était tombée amoureuse. Une idiote qui parfois s’emmêlait un peu trop les pinceaux entre celle qu’elle voulait être et celle qu’elle était vraiment. Une idiote qui n’avait pas réfléchie avant de faire une promesse et s’en mordait les doigts, aujourd’hui plus que jamais. Oui, la pire des idiotes qui tremblante au creux des bras du garçon qui l’animait se pencha vers lui et posa ses lèvres à la frontière entre sa joue et la commissure de ses lèvres, ne lui laissant que ce contact pantelant et un tendre « On se lève ? » avant de se redresser tant bien que mal sur ses jambes, quittant ainsi le doux confort de leur étreinte.

Bien que titubante, c’est de son sourire le plus tendre qu’elle lui tendit la main pour l’inviter à se relever à son tour, sans ajouter un mot de plus. C’en était presque décevant après tout ce qu’il avait pu dire de se terrer dans un tel silence, mais pour l’heure elle ne savait qu’ajouter de plus. L’évidence s’était enfin dévoilée. Elle l’aimait sincèrement, et lui… Et bien, elle avait le sentiment qu’au moins il n’était pas totalement indifférent. Du moins le voyait-elle ainsi. Ses mains dans les siennes, c’est un peu plus légère qu’elle l’aida à se redresser, riant légèrement en le voyant lui-même chanceler sous le poids de son costume d’Halloween. Quand bien même fut-il debout, elle ne lâcha pas sa main, glissant au contraire ses doigts dans les siens en prenant garde de ne pas trop amoindrir la proximité qu’ils avaient formés lorsqu’ils étaient allongés.

- « Tu… Tu veux qu’on reste encore un peu ici ou tu préfères rentrer ? » Finit-il elle par demander timidement. « T’es pas obligé de rester hein, je dis juste ça parce que j’aime bien quand on est tous les deux et que même si ça caille dehors c’est toujours agréable d’être avec quelqu’un qu’on apprécie et… ah bouge pas ! » Tendant sa main vers le jeune homme, elle ôta délicatement la brindille venue se loger dans ses cheveux, avant de reprendre. « Enfin je me disais que ça pourrait être sympa de rester encore un peu parce que mine de rien j’ai l’impression que ces derniers temps on a plus trop l’occasion de se voir et… Oh bon sang, je crois que c’est contagieux ton truc ! » finit-elle par avouer un sourire béant planté sur ses lèvres qu’elle mordillait nerveusement sans même s’en rendre compte.



fiche par holliday, modifiée par +Aloysia+

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MessageSujet: Re: "It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]   Ven 3 Jan - 22:11


It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now
Serena & Danyell



C’est vrai qu’il n’avait jamais été bien doué en matière de rapports humains. Si il avait l’impression de faire des efforts pour se fondre dans la masse, il avait constamment le sentiment de mal s’y prendre et il était tout à fait frustrant de ne pas réussir, comme tant d’autre, à se trouver une place dans ce monde, aussi infime soit elle. Pourtant, malgré sa maladresse qui aurait pu le mettre hors de lui et sa prise de parole tout à fait honteuse, ce soir Danyell se sentait bien. L’espace de quelques instants, il avait envie d’oublier qu’il était la boule de nerfs de Poufsouffle pour se permettre de croire que la place qu’il tenait actuellement il la méritait et elle était la sienne. Il voulait croire que ce n’était pas totalement idiot de se dire que l’attirance qu’il avait pour Serena était un brin réciproque, ni que cela pourrait peut-être conduire à quelque chose. L’épuisement le rendait plus fébrile mais aussi plus apte à se poser et profiter. Juste profiter. Une chose qu’il n’arrivait jamais à faire en temps normal, bien trop occupé par voir le mauvais partout même dans les plus beaux moments.

Serena vint soudainement l’informer qu’elle ne dormait pas et il surprit son cœur à jouer plus fort contre sa poitrine tandis que ses joues s’enflammaient. Dieu merci il faisait nuit. Ce qu’il pouvait se sentir con, un pauvre adolescent complétement pris au dépourvu parce qu’il tenait dans ses bras un jolie brin de fille. Oh pauvre Danyell, décontenancé parce qu’on venait de lui dire de jolies mots ! Et c’est là, à ce moment précis, qu’il se rendit compte combien il était en train de s’attacher à la Serpentard. Il aurait beau clamer son indifférence il n’en était rien, lentement mais surement il commençait à trop attendre de cette relation et c’était une mauvaise chose. Il avait toujours trop espéré des autres et n’en avait récolé que des déceptions. On idéalise, on rêve et puis la réalité nous rattrape toujours pour donner un grand coup dans le dos et des années d’apprentissages sont alors nécessaires pour pouvoir se relever. Vraiment il en avait fait les frais et c’était sûrement idiot à dix-sept ans de se dire qu’il avait trop donné mais il avait été blessé et depuis, savoir qu’il devenait dépendant d’une personne devenait une véritable frayeur. Assez nerveusement mais dans un geste qu’il voulait délicat, il passa sa main dans la longue chevelure brune de la jeune fille, la gorgé serré, maudissant ce cœur trop affolé qui lui donnait l’impression d’être trahis sur toute la ligne depuis un petit moment déjà. Ce qu’il aurait donné à cet instant pour être de ceux qui savent s’y prendre… Au moins il aurait été fixé. Il aurait eu envie de lui répondre mille fois que lui aussi il se sentait bien, qu’il avait envie de se sentir comme ça tous les jours et qu’il lui semblait que les passer à ses côtés était une jolie solution pour cela. Et en même temps il en était incapable puisque impossible pour lui de se projeter dans un avenir avec elle tant l’idée manquait finalement de sens… Serena Pendragon et Danyell Bishop ? Vraiment ? Un peu de bon sens Dany…

Mordillant sa lèvre inferieur depuis quelques secondes avec la mine de celui qui voulait parler mais cherchait désperément ses mots, sa main avait fini son voyage dans les cheveux de la préfète pour revenir autour de sa taille. Il fallait qu’il fasse quelque chose, non ? Non. Non sinon il allait mourir de honte c’était certain. Il ne pouvait rien tenter, il l’imaginait éclater de rire en lui jetant un regard attendris et c’était insupportable. Résigné, il se persuada que de ne rien faire était la meilleure des solutions, ça valait mieux pour lui, c’était certain. Aussi, quelqu’un devait il lui rappelé son accoutrement ? Il ne pouvait rien se permettre dans une tenue aussi ridicule, non vraiment ou est-il partis les minutes précédentes en souhaitant lui avouer quoi que ce soit ?! Quel…

… Idiot. Serena venait de poser ses lèvres si près des siennes qu’il en perdit un instant le court de la réalité. C’était une nouvelle frustration, il aurait voulu la rattraper à temps pour pouvoir prolonger cd baiser qui n’en était pas tout à fait un, mais à la place il secoua la tête pour répondre à l’affirmatif à la demande de la jeune fille qui proposait qu’ils se lèvent. Tout son être lui disait pourtant le contraire mais il se releva, frustré, aidé par la main délicate de la belle Serpentard. Leurs doigts d’ailleurs ne tardèrent pas à se retrouver, scellant leurs deux mains alors que lui ne pouvait décemment par la regarder dans les yeux, fixant plutôt ce geste et se demandant comment il aurait le cœur de le défaire. Mais il le fallait. Vraiment il fallait qu’il parte, rester là avec elle c’était risqué à tout moment de tout gâcher. Elle lui demandait pourtant clairement de lui tenir encore un peu compagnie mais était-ce bien raisonnable ? Quand elle porta sa main à ses cheveux il ne put s’empêcher de sursauter, rencontrant enfin le regard clair et bienveillant de son interlocutrice.

- Ah, merci, ça devait être… Enfin…

Bredouilla t’il en désignant le sol d’une manière si peu audible qu’il doutait qu’elle n’ait compris quoi que ce soit. Reprenant sa respiration en fermant les yeux, il continua un peu plus excédé.

- Ouai, ouai c’est contagieux et vivre ça au quotidien crois-moi c’est chiant. Ecoute je…

Repris t’il avant de marquer une pause, fixant le bout de ses chaussures et serrant un peu plus la main qu’il tenait dans la sienne.

- J’adore passer du temps avec toi, sûrement un peu trop, merde enfin se que je veux dire…

Passant sa main libre sur son visage, un rictus nerveux le pris pendant qu’il lachait finalement son contact avec la jeune fille, reculant d’un pas sans trop le vouloir.

- La il faut que je rentre, genre rester dans ce costume plus longtemps c’est juste pas possible et puis je pense qu’à l’intérieur pas mal de monde doivent te chercher aussi. Je m’estime déjà heureux d’avoir pu te monopoliser autant de temps donc… !


Continua-t-il en reculant à nouveau, tentant d’aborder un sourire alors que tout son esprit lui criait qu’il était le pire des imbéciles. Depuis quand avait-il cette foutu manie de ne pas finir ses phrases ? Il detestait les gens comme ça d’accoutumé ! Prenant quelques secondes pour lui, il finit par retourner près de Serena, l’embrasser sur le joue un peu trop vigoureusement et recula pour de bons avec des gestes tout à fait tendu. Lui adressant un geste de la main tout aussi maladroit, il tacha de s'éloigner à grandes enjambés en serrant les poings si fort que ses ongles rentrèrent dans la chair de sa paume. Dieu que son départ devait en plus être épiquement comique, s'en était triste. Incapable pour le moment d'avoir le recul nécessaire, il était tout à fait impossible de dire si sa décision avait été bonne ou tout à fait lamentable mais il savait que dans les jours à venir, il se repasserait mille fois cette scène...


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J'voudrais juste hurler mon besoin d'reconnaissance en permanence, mes tentatives désespérées d'me faire passer pour un mec que j'suis pas et que j'serai probablement jamais, mon absence de courage, ma cruauté, mon zèle dangereux, mes réflexes à la con, mes accès de colère et ma culpabilité bidon.© by anaëlle.
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"It's a quarter after one, I'm a little drunk and I need you now" [Danyell & Serena]

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