Gryffondor
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 the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.

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MessageSujet: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Lun 30 Sep - 21:12


Tell me the truth... Did you ever love me ?



    Une lettre de ma mère m’est parvenue ce matin. Ca m’avait l’air assez important vu ce qu’elle m’a mit et je n’ai pas pu m’empêcher de m’inquiéter. En général, quand elle écrit ainsi c’est un message qu’elle cherche à me faire parvenir car elle sait très bien que quiconque peut lire nos lettres. Je pince mes lèvres entre  elles puis je relève les yeux vers mon chat avant de lui caresser la tête. Je lui donne ensuite une friandise puis je m’installe sur le lit, glissant mes doigts dans mes cheveux. En général, il s’agit des affaires de mon père, ou même de lui quand elle m’écrit ainsi. Je déglutis difficilement et ferme mes yeux. Il faut que je rentre, ça m’a l’air vraiment important c’est pourquoi j’ai eu autorisation de rentrer simplement pour ce week end.

    Me voilà rapidement en face de chez moi. J’observe la demeure et prend une profonde inspiration. Pourvu qu’il ne soit pas mort, pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé de mal, pourvu que mon père se porte bien. J’ai beau montrer que je le déteste, j’ai beau dire que je le hais …je l’aime, plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je frappe ensuite à la porte et l’elfe de maison m’ouvrit. Je rentre ensuite et lui donne ma valise ainsi que ma veste puis je regarde autour de moi et me tourne vers l’elfe de maison.

    « Ramène moi un verre de whisky pur feu. »

    Dis-je de manière sèche et froide avant que le petit être répugnant s’éloigne puis je souris, reprenant mon air hautain. Une fois ici, je me sens …étrange. A chaque fois que je reviens chez moi, je me sens comme un étranger, je repense à tout ce qui s’est passé sous ce toit. Je lâche un long soupire et regarde autour de moi. Il n’y a l’air d’avoir personne. Je m’avance dans la salle à manger, il n’y a personne.

    « Maman ? »

    Pas de maman Selwyn à l’horizon, elle doit être partie, je dois être seul. Je me dirige ensuite vers le salon et j’y trouve quelqu’un, de dos. J’observe la personne, se trouvant face à la fenêtre. Une silhouette familière, une silhouette que je croyais ne plus jamais revoir. Un homme imposant avec une certaine carrure, grand, qui dégage des choses plutôt négatives. Un être froid, hautain et qui ne peut correspondre qu’aux critères physiques de la famille Selwyn. Je sens mon cœur louper des bonds, je sens ma gorge se serrer. Non, c’est tout bonnement impossible. Je reste sans voix. Je pose ma main sur mon cœur et sent les larmes me monter aux yeux. Est-ce lui ? Est-ce vraiment mon père ? Est-ce vraiment l’homme qui sans qui, je ne serais pas ici ? Je l’observe, déglutissant difficilement. J’ai envie de le serrer dans mes bras, j’ai envie de lui dire qu’il m’a manqué, j’ai envie de lui montrer que j’ai changé, à quel point je l’aime. J’ai envie de me jeter sur lui et de le serrer contre moi comme je ne l’ai jamais fait….mais je n’y fis rien. Je reste de marbre, l’observant.

    « Papa … ? »

    Osais-je demander faiblement, d’une voix brisée, la gorge serrée. L’elfe de maison m’apporte le verre du liquide ambré. Je prends le verre et m’approche ensuite du canapé, déposant le verre sur la table puis je relève les yeux vers mon géniteur. Je retiens mes larmes comme je peux, mes larmes de joies, mes larmes de tristesses que j’ai retenues pendant toutes ses années. Je me sens beaucoup mieux, j’ai l’impression de perdre un gros poids qui pesait sur mes épaules. Quand il se retourne, je ne peux m’empêcher de le scruter. Je sens a quel point il a pu souffrir, je sens à quel point il a changé, à quel point il est déchiré. Je ne peux plus me retenir. Je m’approche rapidement de lui et glisse mes bras autour de ses épaules, le serrant contre moi. Je n’ose rien dire, rien faire de plus, connaissant mon père. Je retiens mes larmes, comme je l’ai toujours fait depuis des années. Je me détache de lui et tapote son épaule ensuite, affichant un petit sourire. La dernière fois que je l’ai vu, je n’avais que sept ans.

    « J’ai cru que tu ne reviendrais jamais … » Dis-je dans un murmure, me reculant et affichant un mince sourire. Cela me fait énormément de bien, de le revoir.
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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Mar 1 Oct - 11:19




A daddy to hold me...

Père et fils


Lydia avait envoyé une lettre à Anarchy et Elenwë, pour les informer que leur père était sorti de prison. Ou du moins, qu'il y avait quelque chose d'important. Ismael n'avait toujours pas de nouvelles de ses enfants et s'inquiétait de leur réaction quand ils sauraient que leur père était libéré. La nouvelle avait été à la Une de la Gazette, ils devaient sans doute être au courant. A moins qu'il soit encore trop tôt et que la nouvelle ne soit pas encore parvenue à leurs oreilles. Depuis son retour chez lui, l'ex détenu n'avait pas beaucoup dormi, trouvant difficilement le sommeil, même allongé près de son épouse dévouée.

Se rendant dans le salon, Ismael parcourut la pièce des yeux. Rien n'avait changé, ou presque. Lydia avait fait en sorte que son mari se sente chez lui, comme avant. Comme si rien ne s'était passé. Comme si ces quatorze années n'avaient jamais existées... mais quand son regard se posa sur les photos accrochées aux murs, ou posées sur les meubles, Ismael ne pouvait pas nier que tout avait changé. Il reconnaissait Lydia et leurs amis, les membres de leur famille, ceux-là n'avaient pas changé. Mais il restait deux visages totalement inconnus pour l'ancien mangemort. Une jeune fille aux longs cheveux blonds, ressemblant étonnamment à sa défunte mère, et un jeune homme, grand à l'allure sévère, ressemblant beaucoup à Ismael. Il savait qu'il s'agissait de ses enfants, mais il ne les reconnaissait pas. Il lui faudrait du temps pour apprendre à les connaître, à les apprivoiser.

S'approchant du buffet, il prit entre ses mains un cadre avec une photo d'Elenwë. Elle tournoyait et souriait à l'objectif magique que tenait probablement Lydia, ou une des amies de la jeune fille. Elle devait avoir quinze ou seize ans et elle était magnifique. Le cadre toujours en main, Ismael fit quelques pas pour s'approcher de la fenêtre donnant sur la rue. Il écarta le rideau d'une main et vit passer un jeune homme. Il le suivit du regard jusqu'à la porte d'entrée où il le perdit de vue et tourna la tête pour regarder la rue. Les gens changeaient de trottoir pour éviter de passer trop près de la maison des Selwyn et Ismael eut un rictus amusé.

Il entendit la porte d'entrée se refermer et des pas s'approcher. Baissant la tête, il observa la jeune fille qui ne cessait de tournoyer sur la photo, et se tourna vers Anarchy quand il l'appela. Il n'accorda pas un regard à l'elfe de maison qui apporta le verre qu'Anarchy avait demandé et observa le jeune homme avancer vers lui. Il était devenu grand, musclé, et beau. Il avait son regard. Il avait son sourire. Il avait son air sérieux et grave aussi. Lydia lui avait un peu raconté ce que son fils était devenu, ce qu'elle savait en tout cas, et Ismael était fier de voir l'homme qu'Anarchy était devenu. Il le vit approcher et eut juste le temps de poser le cadre photo quand Anarchy le prit dans ses bras. Ismael sentit une boule dans sa gorge, son estomac se serrer. Il serra ses bras autour de son fils, en silence, exerçant une pression suffisante, qui voulait dire beaucoup plus que tous les mots qu'il pourrait dire. Anarchy se recula et lui avoua qu'il ne croyait plus le revoir. Ismael ne dit rien pendant un moment, fixant les yeux de son fils, un léger sourire en coin.

-J'ai été sage, alors ils ont décidé de me laisser sortir. Dit Ismael de sa voix grave, tentant un trait d'humour. Après plusieurs secondes à continuer de regarder son fils qu'il regrettait de ne pas avoir vu grandir, Ismael claqua des doigts et l'elfe de maison réapparut aussitôt. Serre-moi la même chose. Et tâche de ne rien casser cette fois. Menaça l'homme d'une voix grave. Son regard tomba sur le cadre photo d'Elenwë qu'il remit à sa place, puis il alla s'asseoir sur le canapé.

-Ta mère est sortit faire une course, elle ne devrait pas tarder.

Il se mit à l'aise en s'adossant au dossier moelleux du canapé, passant un bras sur le dessus du dossier, scrutant toujours son fils et continua.

-Alors, raconte-moi. Qu'est-ce que tu es devenu ? Par pitié, dis-moi que tu mets régulièrement une raclée aux Gryffondor et que tu leur fait mordre la poussière pendant les matchs.

Par là, Ismael avouait à son fils qu'il suivait ses études et sa carrière de près, et qu'il n'avait pas droit à l'erreur. Le moindre faux pas, lui vaudrait une correction, comme au bon vieux temps.

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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Mar 1 Oct - 16:31

    Je ne m’attendais pas à une telle nouvelle. Il est vrai que la Gazette l’a sûrement annoncée, mais ce matin je n’ai pas eu le temps de feuilleter le journal sorcier. Dès que j’ai reçu la lettre, je me suis empressé de préparer mes affaires et de prévenir rapidement que je rentrais chez moi, car c’était important. Je ne m’attendais absolument pas à retrouver mon père là, face à moi entrain de jeter un coup d’œil par la fenêtre. Je me sens assez étrange face au fait de me dire que mon père se trouve dans la même pièce que moi, que celui que je détestais, celui pour lequel je me suis battu durant toutes ses années, celui que j’ai ‘remplacé’ en faisant tout pour veiller sur ma mère, pour qu’elle ne manque de rien …me dire qu’il est là et qu’il ne se trouve plus loin de nous me fait drôle. Une étreinte, de sa part, me fait le plus grand bien. Je me détache de lui et affiche un petit sourire, ne pouvant cependant pas de me pincer les lèvres. Il a toujours autant d’humour, ça me rassure. J’espère simplement qu’il ne me fera plus souffrir, comme il l’a fait. J’observe l’elfe de maison partir assez rapidement, rampant presque au sol tant il a peur puis je glisse mon regard sur le cadre qu’il remet en place. Je ne peux m’empêcher de serrer les dents ainsi que les poings. Comment peut-il en être fier après ce qu’elle est devenue ?! A moins qu’il ne soit au courant de rien et je comprends maman, qui n’a rien voulu dire à propos de cette erreur de la nature. Je hoche la tête lorsqu’il m’indique où se trouve ma mère puis je le suis des yeux et reste debout contrairement à lui qui s’installe. Je prends mon verre et je bois quelques gorgées avant de soupirer d’aise, face à l’effet que me procure le liquide ambré, me brûlant l’œsophage de manière assez agréable. Face à ses dires, j’en conclue qu’il ne sait absolument pas pour Elenwë, et rien que de lui apprendre la nouvelle me fait déjà jubiler d’avance. Par contre je suis assez surpris qu’il sache ce que je suis devenu et ce que je fais, ma mère doit être fière de moi pour lui avoir dit tout ce que j’ai fais jusqu’à présent. J’affiche un sourire amusé, en coin, glissant l’une de mes mains dans la poche de mon jean de couleur sombre.

    « Pas qu’aux Gryffondor papa, aux deux autres maisons aussi. Je fais parti des meilleurs joueurs et des pires élèves de Serpentard, tu n’as pas à t’inquiéter pour notre noble maison. Par pires élèves, j’entends les plus sanguinaires. On me compare souvent à toi, on essaye souvent de me faire emprunter un autre chemin que le tien …malheureusement, ils n’y arriveront pas. »

    Je suis déterminé. Maintenant que mon père est libre, on pourrait dire que je n’ai plus de raison de me venger mais alors que si. Ces gens là ont torturés mon père, ils lui ont fait du mal, ils me l’ont enlevé et ça, c’est impardonnable. De plus, j’ai une certaine haine envers les sang-purs et ces gens qui les défendent et qui ont une certaine haine envers les mangemorts. Les mangemorts sont les êtres les plus nobles, ils méritent le respect et les autres devraient d’ailleurs s’écraser devant eux. Je lâche un long soupire et m’installe sur un des canapés en cuir, celui-ci se trouvant face à celui où se trouve mon père. Je me pince les lèvres et finit ensuite mon verre de whisky pur feu puis je dépose le verre sur la table basse face à moi et relève les yeux vers mon père, n’affichant aucune expression.

    « Mais tu ne devrais pas insulter les Gryffondor… ta charmante petite blondinette a été envoyée là-bas. Elle s’en sort pas mal, et contrairement à ce que tu pourrais penser, elle est bien loin d’avoir envie de rejoindre les forces du mal. Je suis même convaincu qu’elle essaye de renier ses origines tant elle a honte de notre famille. C’est triste …pauvre fille … » Dis-je en lâchant un long soupire, presque rêveur, en parlant d’Elenwë comme si c’était un sujet banal, comme si c’était une étrangère à mes yeux. Je ne la considérerais jamais comme ma petite sœur, comme une Selwyn. Ce n’est qu’une souillon, un enfant qui ne méritait pas de venir au monde. Je relève ensuite le regard vers mon père, prenant mon air hautain, un air presque froid. « Comment peux-tu être aussi fier d’elle ? Comment peux-tu compter autant sur elle alors que tout ce qu’elle fait d’agir comme une décervelée de Gryffondor ? » Je me lève ensuite, sentant la colère monter en moi. Pendant tant d’années j’ai contenu tout cela au fond de moi, je n’ai pas eu cette discussion avec mon père. « Il y a un grand fossé entre elle et moi. Elle vit dans son monde remplit de licornes et salit l’image de notre famille. Avec elle, nous perdons toute crédibilité. Une Selwyn, à Gryffondor et qui en plus sympathise avec n’importe qui…n’importe quoi. » Dis-je quasiment hors de moi. J’ai toujours tout fait pour qu’il soit fier de moi, pour être à sa hauteur, lui montrer que je suis un Selwyn, un vrai et que si jamais il viendrait à mourir, je saurais prendre la relève sans soucis. Il a plutôt intérêt à s’inquiéter pour sa fifille d’amour qui est tout simplement entrain de tout saccager …absolument tout.
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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Jeu 10 Oct - 8:15




A daddy to hold me...

Père et fils


Ses doigts tapotaient nerveusement le molleton du canapé, alors qu'il écoutait son fils lui parler. Et voilà, ça le reprenait. Chaque fois qu'Anarchy ouvrait la bouche, c'était pour se comporter en fils à papa arrogant, imbu de lui-même, fier et jaloux maladif envers sa soeur, Si bien qu'Ismael n'avait qu'une envie : lui coller son poing dans la figure. Il serra les poings, une ou deux fois, puis respira, tâchant de se détendre. Il était encore tôt et Lydia détesterait trouver du sang sur le tapis du salon. Et puis, quelle image donnerait-il s'il frappait son fils à peine rentré chez lui, alors qu'il ne l'avait pas vu depuis quatorze ans ?

Alors comme ça Elenwë était à Gryffondor. Quelque part, il n'était pas étonné. La mère de la gamine était une Gryffondor et il s'était toujours demandé ce qu'elle lui avait trouvé, à l'époque. Certes Ismael avait toujours été bel homme, et charmeur avec ça, mais elle était tombée amoureuse de lui, suffisamment pour lui donner rendez-vous un jour, lui faire l'amour et lui donner un enfant. Il avait eu un moment de faiblesse, et avait voulu assumer ce moment en adoptant la gamine et en l'élevant comme une Selwyn, espérant que ses origines maternelles seraient annihilées. Apparemment ce n'était pas le cas.

Ismael se leva d'un bond au moment où l'elfe de maison revenait, le verre de son maître sur un plateau. Mais il fut tellement surpris et probablement effrayée par le retour d'Ismael à la maison, qu'il en tremblait et laissa tomber le plateau avec le verre, qui se brisa en arrivant au sol et laissa son contenu se déverser sur le carrelage et le tapis.

-Espèce d'incapable ! S'exclama Ismael en retournant une gifle à l'elfe qui alla valser à l'autre bout de la pièce dans un petit gémissement terrifié. Ramasse-moi ça et en vitesse. Et fait disparaître les tâches avant que ma femme ne rentre. Rapporte-moi un double. A moins que tu ne veuilles que je te fasses subir le même traitement qu'avant...

Sa voix rageuse ne désemplissait pas, la colère sûrement attisée par les révélations d'Anarchy.

-Et toi, la ferme. Dit-il en s'adressant à son fils. Tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu parles sans savoir, en te pavanant comme un coq dans une basse-cour. Aaah tu dois en avoir des admiratrices, peut-être même des admirateurs, qui sait. Des petits serpentards ignares et effrayés, qui te font des ronds de jambe par devant, juste parce qu'ils savent à quoi correspond ton nom, et qui te maudissent par derrière, quand tu n'es pas là.

Il ignora l'elfe de maison qui s'affairait à nettoyer la tache et qui disparu pour aller lui chercher un autre verre. Cette fois, il revint en marchant plutôt qu'en transplanant, afin d'éviter le même désagrément. Ismael tendit la main sans un regard pour la pauvre créature tremblante, qui déposa le verre dans la main de son maître et disparu en silence. Ismael but son verre d'une traite et le reposa sur la table à côté de celui d'Anarchy. Il s'approcha de lui et posa une main sur son épaule.

-Vouloir être comme moi, pour quoi faire, terminer à Azkaban ? Ce n'est pas la meilleure idée que tu ai eu, mon garçon. Et dénigrer ta soeur en ma présence non plus...

Il l'empoigna à la gorge et serra de sa poigne puissante, sans lâcher le regard de son fils. Il voulait savoir quel genre d'homme il était réellement devenu. Il voulait le constater par lui-même, et pas à travers les yeux de Lydia. Il voulait aussi tester sa force, sans la magie, et sa force de caractère. Savoir s'il était réellement prêt. Que sa baguette lui manquait en cet instant...

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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Jeu 10 Oct - 16:33


Tell me the truth... Did you ever love me ?



    Je n’ai pas changé non, en effet, mon opinion concernant ma petite sœur est même plus pire que les années passées. Je la déteste et j’aimerais bien qu’elle souffre, j’aimerais bien lui coller le plus de raclées de sa vie. J’aimerais lui montrer à quel point j’ai souffert du fait que notre père la préférait à moi. Je sursaute lorsque mon père s’emporte auprès de l’elfe de maison. J’observe la créature frêle, tremblante sous la peur. Je souris en coin, pensant que de toute évidence, c’est bien fait pour sa tête. Je relève les yeux vers mon père qui m’a l’air furieux. Tiens, daddy, la vérité te fait mal ? Ca t’énerve ? Qu’elle soit ainsi ? Cesse donc de te voiler la face et regarde aujourd’hui, qui a réussi sa vie, qui a suivit le bon chemin. Je relève ensuite les yeux vers lui lorsqu’il m’ordonna de la fermer. Mon regard s’assombrit et l’observe, prenant mon air hautain, faisant comme si cela ne m’atteignait pas alors qu’en fait, si. Je ne peux m’empêcher d’avoir un petit rictus puis je hausse les épaules.

    « Tu crois vraiment que cela se passe comme ça ?

    Je me retiens de faire d’autres commentaires pour ne pas l’énerver un peu plus et me retrouver dans tous les états, la mâchoire probablement déboîter et avec de nouvelles blessures. J’observe les faits et gestes de mon géniteur, restant face à lui, gardant mon air froid, restant sur mes gardes avant tout. Je le connais tellement, il n’a pas changé si ce n’est pour ne pas dire qu’il s’est empiré. J’ai tout de même peur, peur de subir à nouveau ce qu’il m’a fait subir durant des années, peur de revivre le même cauchemard. Je l’observe s’approcher de moi, ayant cependant un mouvement de recul, sursautant légèrement lorsqu’il déposa sa main sur mon épaule. Je serre les dents et l’observe ensuite, lui lançant un regard d’incompréhension avant de finalement me retrouver dépourvu d’air. J’écarquille les yeux, ne m’y attendant pas du tout et je serre mes mains autour de son poignet et l’observe avant d’esquisser un sourire en coin. Je lui donne ensuite un coup bien placé et le repousse violemment jusqu’à la table basse qui se brisa en deux sous le poids de mon père. Je m’avance vers lui et sort ma baguette, la pointant vers lui.

    « Mon cher père …tu croyais vraiment que j’allais me laisser faire ? Cette époque est révolue. Je t’ai dis que j’ai bien changé, si tu savais tout ce que je fais pour que tu sois fier de moi, tu déshériterais ta misérable fille. Je ne me gênerais pas pour la blâmer en ta présence. »

    Dis-je froidement, le dévisageant avant de sourire en coin puis je soupire ensuite et m’éloigne de lui ensuite, gardant tout de même ma baguette en main, préférant rester méfiant avant tout. Il n’a pas de baguette, certes, mais qui me dit qu’il n’a pas une arme ? De toute façon, ses deux mains sont des armes destructrices et qui sait, peut-être me tueront un jour ? Ce que je n’espère évidemment pas. Je lâche un long soupire et m’assois sur le canapé, inclinant ma tête sur le côté, l’observant avant de murmurer un Incarcerem. Des cordes jaillirent de ma baguette et attachent alors le mangemort face à moi. Je m’installe un peu mieux dans le canapé et lâche un long soupire, regardant le plafond.

    « Moi qui pensait que tu étais heureux de me retrouver … je pense que j’ai pris mes rêves pour des réalités. » Dis-je tristement puis j’observe ma baguette et joue avec elle avant de l’observer et de passer le bout de mes doigts dessus puis je relève les yeux vers mon père et lâche un long soupire. « Maintenant que je te tiens prisonnier …je pense que l’on peut parler sans que je n’ai peur que tu me brises la nuque. Tu veux bien ? Dis-je la gorge serrée. Je baisse ensuite mes yeux lâchant un long soupire puis je renifle un peu, retenant mes larmes tant bien que mal.

    « Je …Dis-moi la vérité. Est-ce que tu m’as déjà aimé, ne serait-ce qu’une fois ? Est-ce que tu as déjà été fier de moi ? Répond-moi, sincèrement … »

    Je me lève ensuite et attrape un bout de verre restant avant de m’approcher de lui et de m’accroupir à ses côtés, caressant sa joue du dos de mes doigts puis je lacère lentement cette joue couverte des poils de sa barbe de quelques jours.

    « Moi, papa, je t’ai toujours aimé. J’ai toujours pensé à toi, mon seul souhait était que tu sortes et si personne n’avait payé ta caution, je serais venu te libérer car c’était mon but, mon plus grand souhait étant que tu reviennes à nos côtés. Tu as toujours été mon modèle. » J’entaille ensuite légèrement son cou et lèche le peu de sang se trouvant sur le bout de verre. Un sang empoisonné par les ténèbres, par le venin du serpent en lui. Le même goût que le mien. Je m’installe à ses côtés et ramène légèrement mes jambes à moi, un peu pensif.
    .
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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Sam 19 Oct - 19:00




A daddy to hold me...

Père et fils


Comme il s'y attendait, la réaction d'Anarchy ne se fit pas attendre... pas comme il l'escomptait cependant. Il se prit un coup de genou entre les jambes, ce qui lui coupa le souffle pendant quelques secondes, et déséquilibré, tomba en arrière et s'écroula sur la table du salon qui se brise. Lydia serait furieuse. Une bonne raison pour une bonne partie au lit ce soir...

Ismael bascule un peu sur le côté et voit son fils le menacer de sa baguette en croyant argumenter en sa faveur. Il tousse un peu, l'air revenant petit à petit dans ses poumons, la douleur à son entrejambe s'estompant à mesure que les minutes s'égrènent. Il ne dit rien. Pas encore. C'est inutile, il n'y a rien à dire. Alors il observe Anarchy qui s'éloigne et va s'asseoir sur le canapé. Il est vrai qu'il n'est plus ce gamin craintif et désobéissant qu'il était enfant. Il est devenu fort. Il est devenu courageux... enfin si l'on veut. Pour Ismael, le courage revêt bien des formes. Mais la lâcheté aussi. Alors qu'il essaye de se relever, il sent quelque chose s'enrouler autour de lui. Anarchy lui a jeté un incarcerem et des cordes le tiennent prisonnier. Le garçon se justifie en disant qu'ainsi ils pourront parler sans qu'il n'ai à craindre que son père lui fasse du mal. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Alors c'est ça. Finalement, tout est toujours pareil. Anarchy craint toujours son père et ne sait pas comment l'affronter. Le courage n'est pas encore là... et n'y sera peut-être jamais. Peut-être est-ce de sa faute. Il n'a sûrement pas su gérer les choses avec son fils et les choses sont irréparables désormais.

La voix du jeune homme trahi son ressenti, son amertume, sa colère. L'ancien mangemort perd son sourire en entendant les paroles de son fils. S'il n'était pas qui il est, cela aurait pu le toucher. Du moins, se voir. La scène aurait pu être émouvante. Dans une autre famille, oui, elle l'aurait été. Mais pas chez les Selwyn ! Ismael ne sait pas quoi répondre aux questions de son fils. Il n'a jamais su dire à qui que ce soit ce qu'il ressentait pour lui ou elle, pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui ? De toute façon, Anarchy ne lui laisse pas le temps de répondre. Il s'approche de nouveau pour attraper un bout de verre et entailler Ismael à la joue, après avoir passé ses doigts d'une façon presque touchante. Ismael ne plisse même pas les yeux quand il ressent le picotement et le sang chaud couler dans sa barbe. Il est habitué à la douleur... il la recherche même. D'un regard franc il regarde son fils se délecter de son sang...

Il part soudain d'un éclat de rire, d'un rire sincère, profond, comme s'il l'avait retenu depuis des années. Il se tortille dans ses liens pendant un moment, jusqu'à ce que le calme revienne dans la pièce. Anarchy est assis un peu plus loin, les jambes repliées contre lui. Ismael retrouve son calme. Une larme coule du coin de ses yeux à cause d'avoir trop rit. Il soupire finalement en lançant un regard à son fils.

-Anarchy, Anarchy... mon fils. Oui tu aimerais tellement être comme moi. Tu y es presque. Presque seulement. Mais tu as encore du chemin à faire, mon garçon. Crois-tu vraiment me faire souffrir en me frappant ? En me ligotant et en me saignant ?

A la force de ses muscles, il parvient à se redresser pour s'asseoir face à son fils, le dos contre les reliquats de la table basse. Il appui l'arrière de sa tête contre le bois, sans quitter Anarchy des yeux. Un sourire se dessine de nouveau. Pas un sourire moqueur. Pas un sourire narquois. Juste un sourire.

-Tu n'as même pas idée de qui je suis. Tu ne me connais pas. Comment peux-tu t'imaginer devenir la moitié du mangemort que j'étais ? Torturer des animaux, des elfes de maison, tes camarades... tout cela n'est qu'un jeu. Faire souffrir des hommes et des femmes parce qu'il y a un objectif derrière, pour leur soutirer des informations, les faire avouer, pour le compte de quelqu'un, c'est autre chose. La souffrance, la douleur, est un art dont tu ignores tout, mon fils.

La porte d'entrée s'ouvrit alors qu'il voulait répondre aux questions du jeune homme, mais la voix de Lydia résonna dans la maison et Ismael fronça les sourcils. Il leva la tête vers elle alors que la femme entra dans le salon, trouvant la scène qui se déroulait sous ses yeux.

-Mais... qu'est-ce que...
-C'est rien, chérie. Tout va bien.
-Mais tu saignes ?!? Bon sang Anarchy ! Qu'est-ce que tu as fait ?
-Ça va, je te dis ! Va ranger les courses. On a seulement une petite discussion entre hommes...
-Mais Ismael...
-Ferme-la ! Laisse-nous, tu m'entends ? Va voir ailleurs si on y est !


Sans un mot, Lydia lança un regard à son fils et sortit de la pièce, laissant les hommes entre eux. Ismael savait qu'il devrait une explication à sa femme... une explication musclée, mais qu'à cela ne tienne... elle aimait cela et il s'en délectait d'avance.

-Détache-moi maintenant... Je ne vais pas te tuer ! Je n'en ai jamais eu l'intention. Fier... oui je suis fier de toi, si c'est cela que tu veux entendre. Tu es devenu un homme. Pas celui que j'espérais. Mais un homme tout de même. Tu n'as pas peur de te salir les mains. Tu te fous de ce qu'on peut penser de toi... du moment que c'est en mal. Alors, pourquoi pas. Ce n'est pas comme ça que je fonctionne. Ce n'est pas comme ça que je voulais que tu fonctionnes. Mais je me rends compte que tu es différent, tout en étant un Selwyn malgré tout. Mais n'attends pas de moi que je te dise ce que tu veux entendre. D'abord parce que j'en suis incapable. Demande à ta mère. Ensuite, parce que tu n'as pas besoin de ça. Tu es mon fils, et tu n'as pas de doute à avoir à ce sujet.

Quant à ta soeur... laisse-moi m'occuper de ça. Ne t'en mêle pas.
 

Il lui fit signe de la tête en désignant les liens. Sans un mot, mais c'était évident, il lui commandait d'ôter le sort. Il n'y avait pas de méchanceté dans son regard, juste une lassitude.

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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Sam 19 Oct - 20:56

    Avoir le dessus, pour la première fois avec mon père, croyez moi que ça me fait drôle. Je me demande bien combien de temps ça va durer mais venant de lui cela ne m’étonnerait pas qu’il reprenne le dessus rapidement. J’ai besoin de savoir ce qu’il pense de moi, je veux tout simplement m’assurer qu’il ne me fera pas de mal. Je veux simplement m’assurer qu’il m’écoutera et que cela ne ressortira pas d’une oreille et que ça ressorte de l’autre. Le voir dans cet état m’arrache un frisson de plaisir. Oui, ça me fait plaisir, oui, j’aime beaucoup le voir se faire maltraiter. Une vengeance, oui, j’ai soif de vengeance et j’aimerais qu’il souffre. Il se met soudain à rire, je l’observe avec une petite mine d’incompréhension, ne comprenant pas. Pourquoi est-ce qu’il rit ? Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? Rien. Je serre les dents à ses paroles et face à son questionnement, étant évidemment conscient que je ne pourrais pas lui faire de mal ainsi, je veux simplement m’assurer qu’il m’écoute, c’est tout. Il se redressa et m’observa, je ne baisse pas le regard, je soutiens ce regard que j’ai longtemps fuis, enfant. Je serre les dents, ma baguette entre mes doigts mais j’allais répliquer sauf que ma mère débarqua. Je relève les yeux vers elle et ne dit rien, préférant mon père le faire à ma place puis je la suis des yeux et regarde ensuite le sol, bouillonnant. J’ai envie de lui faire mal, j’ai envie de le torturer, de le frapper, de faire couler son sang, de me venger. Je suis en colère, la haine monte petit à petit en moi. Un jour, je le tuerais. Un jour, je prendrais sa place car c’est comme ça, un jour j’arriverais à dominer, il sera beaucoup trop vieux pour me tenir tête. Je relève à nouveau la tête vers lui à ses paroles avant de me lever, de manière impulsive, les larmes aux yeux. Des larmes de colère, mon corps est secoué de tremblement tant je suis énervé. Je pointe ma baguette vers la porte et lance un sort, cette dernière se fermant dans un grand claquement.

    « J’ai tout fait pour être celui que tu désirais que je sois ! J’ai toujours tout fait pour être comme tu voulais, pour être à la hauteur, pour que tu sois réellement fier de moi. Bien sur que si, je suis comme toi. Tu sais ce qui te manque ? Tu sais pourquoi tu es comme ça ? Parce que tu n’as jamais reçu l’amour que tu attendais de tes géniteurs. Moi non plus, je ne l’ai jamais reçu, et encore moins de l’être que j’aime le plus, que j’admire plus que tout au monde. Tu n’as pas d’amis ? Moi non plus, ce n’est qu’une perte de temps. La souffrance ? La douleur ? Bien sûr que si, je sais ce que ça fait et honnêtement, j’ai tellement souffert que je ne ressens plus la douleur qu’un être normal devrait ressentir. Toi non plus, tu n’as pas idée de qui je suis …toi non plus, tu ne sais pas qui je suis. Tu verras, papa, tu t’en mordras les doigts de m’avoir tant sous-estimé. » Je déglutis difficilement et me met dos à lui, observant par la fenêtre. « J’ai toujours eu des doutes, tu as toujours préféré Elenwë à moi de toute manière. Elle, elle recevait tout ce qu’elle voulait. Tu la serrais dans tes bras, tu lui montrais que tu l’aimes, elle le savait. » Je lâche un petit rire nerveux avant de me tourner ensuite vers lui et m’approche de lui lentement, en silence et le dévisage. « Tu as raison, je ne suis pas comme toi. Je suis bien pire. » J’affiche un petit sourire en coin puis passe mes doigts sur ma baguette, l’observant avant de planter mon regard à lui, la folie se lisant dans mon regard. Je n’ai plus le contrôle de moi-même, je suis totalement soumis à ma haine, à ma colère. « J’ai trouvé comment surmonter sa peur. Lui faire face, et lui tenir tête. Elle finit ensuite par s’estomper et, quand la peur n’est plus là, plus rien ne peut m’arrêter. » Je m’accroupie ensuite à sa hauteur et lui fait un petit sourire puis fait disparaitre ses liens et pointe ma baguette à sa gorge, la lui faisant basculer légèrement puis j’incline ma tête, lâchant un petit rire amusé. « Me faire du mal, c’est me pousser à devenir encore plus mauvais. Je vous le ferais tous regretter, tout ce que vous m’avez fait … je ne suis qu’une bombe qui explosera un jour, sans que personne ne s’y attende. »

    Je retire ma baguette et lui crache ensuite en pleine figure avant de me redresser rapidement et de lancer un reparo sur la table, cette dernière se réparant assez vite puis ainsi que sur les verres et la bouteille de whisky pur feu, duquel je me ressers un verre. Je m’installe à nouveau sur le canapé et relève les yeux vers lui ensuite, le regard noir, mais sans expression pour autant.

    « C’est dommage papa, on aurait pu accomplir de grandes choses toi et moi … tu me voyais comme un rival ? Bien, à partir de maintenant, considère moi comme tel. » Je ne me contrôle plus du tout, je ne contrôle plus mes paroles, mes actes, ni rien du tout. Je laisse la colère, la haine, la tristesse parler à ma place, agir à ma place. Je lâche un long soupire ensuite. J’aurais aimé que cela se passe autrement, j’aurais aimé qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me le dise, que je sois celui qu’il voulait que je sois. J’ai tout fait pour l’être, j’ai travaillé pendant des années pour l’être. Plus ça va, et plus je me rends compte que je change, plus ça va et plus je suis perdu. Je suis déjà quelqu’un de très mauvais mais plus ça va et plus je me renferme, moins je trouve mes faiblesses. Plus ça va et … et moins j’ai envie de m’entourer. La seule personne qui me soutient réellement, la seule personne qui croit en moi … c’est ce professeur. Un professeur que je considère comme un père que je n’ai pas eu. Je joue avec ma baguette, pensif et lâche un long soupire. J’étais si heureux, si heureux de le revoir mais voir qu’il est toujours aussi insupportable me déçoit. J’aimerais être heureux, j’aimerais être soutenu mais au lieu de sa il me sous-estime. Je suis blessé, détruit, je souffre et j’ai horriblement mal. J’aimerais m’arracher le cœur pour ne plus ressentir cette douleur insupportable. Je finis mon verre de whisky pur feu et me lève ensuite puis l’observe avec un air de dégoût. Entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas.
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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Mar 12 Nov - 13:34




A daddy to hold me...

Père et fils


En écoutant les paroles de son fils, Ismael se disait qu’il avait raté quelque chose, quelque part, mais où ? Où avait-il fait une erreur ? D’accord il l’avait souvent cogné dans son enfance, peut-être un peu trop.  Peut-être même que ça avait déconnecté quelques neurones, allez savoir ! Mais lui-même avait été battu plus que de raison, et bien plus violemment qu’Anarchy quand il était enfant, et pourtant il n’avait pas mal tourné, son père serait fier de lui s’il était encore en vie. Il avait accomplit de grandes choses pour le compte du Seigneur des Ténèbres. Il avait obtenu des informations qu’on n’aurait pas obtenu autrement que par la torture (sauf avec du veritaserum, mais c’est moins drôle, avouez !). Mais lui, Anarchy, qu’accomplirait-il de son vivant ? Quelle grandes choses ferait-il, et pour qui ? Le monde avait changé, et il devrait faire avec… ou pas du tout.

C’est vrai, Ismael ne connaissait pas son fils. Il ne savait pas réellement l’homme qu’il était devenu, ce dont il était capable vraiment. Mais il ne demandait qu’à le voir ! C’est vrai aussi qu’il avait été plus tendre envers sa fille, qu’il lui faisait des cadeaux, et lui offrait ses bras pour la consoler, choses qu’il n’avait jamais faites pour Anarchy. Mais il ne pensait pas qu’il le réclamerait. Il ne se doutait pas que c’était ce dont il avait besoin. Comment pouvait-il s’en douter, alors que c’était une chose qu’il ignorait ? Pour lui, un garçon n’avait pas à recevoir ce genre de geste, un homme en devenir devait s’endurcir contre les coups, un point c’est tout. Personne ne lui avait prouvé le contraire, comment pouvait-il le deviner ?

Les menaces d’Anarchy ne pouvaient pas l’atteindre, trop habitué à ce genre de choses, hermétique à la peur, et encore plus à la douleur. Le jeune homme semblait oublier que son père venait de passer quatorze années dans une prison entourée de détraqueurs, où seul le désespoir et la peur règnent…

Une fois libre, il bougea ses bras et ses jambes, engourdis par la position, tout en observant son fils qui lui crache à la figure sans qu’il ne s’y attende. Ismael ferme les yeux en soupirant, mais ne dit rien, ne réagit pas. Il se lève tranquillement et contourne le canapé en direction de la cuisine où se trouve son épouse. D’un revers de manche, il essuie sa joue, puis il s’adresse à son fils.

-Tu peux me haïr tant que tu veux, m’en vouloir pour ce que je t’ai fait subir, pour vous avoir abandonné tous les trois. Tu peux te considérer comme mon rival si tu crois que ça peut te soulager. Mais n’insulte pas ta mère qui toutes ces années a été là pour toi, et t’a toujours apporté l’amour que je suis incapable de te donner. Je ne te laisserais pas la déshonorer ainsi et saches que tu me trouveras toujours en travers de ton chemin, si tu tentes quelque chose contre nous.

Il n ‘arrivait pas à lui dire ce qu’il voulait entendre, c’était tout simplement impossible, et pourtant c’était bien là, quelque part, au fond de lui. Anarchy devrait encore être patient. Son père l’aimait, c’était indéniable, mais pour lui c’était une telle évidence que cela se passait de mots. Lydia devrait intervenir si elle voulait que les deux hommes ne s’entretuent pas un jour ou l’autre, parce que l’enfant était devenu homme, et semblait prêt à en découdre, même si ce n’était pas vraiment ce qu’il voulait.

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MessageSujet: Re: the selwyn | A daddy to hold me, that's what I needed.    Ven 22 Nov - 13:13

    Je sais qu’il s’en fiche pas mal de ce que je lui dis, je sais qu’il me sous-estime, je sais qu’il n’a pas confiance en moi, je sais qu’il n’est pas fier de moi, je sais qu’il est déçu et qu’il l’a toujours été mais je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus quoi faire pour lui montrer qu’il a tord de me sous-estimer. Je le déteste tellement, j’ai tellement mal, je souffre tellement. Je ne suis qu’une bombe à retardement, un jour je finirais par exploser, un jour je ferais du mal à ceux que j’aime, un jour je deviendrais incontrolable et un jour tout le monde regrettera de m’avoir sous-estimé, traiter comme un moins que rien. Je serais le plus fort, le meilleur et tout le monde tremblera rien que quand ils entendront mon prénom …et mon nom. Je le suis des yeux ensuite, une fois qu’il est libéré de mes liens. Je ne vois pas pourquoi il protège maman ainsi, pourquoi il me dit cela. J’affiche un petit sourire, assez mauvais, levant la tête assez fier, montrant que j’ai une confiance en moi absolu et quoique l’on pourrait tenter contre moi, je ne baisserais pas les bras.

    « Si cela peut te rassurer, je ne tenterais jamais rien contre maman. C’est la seule que j’aime de tout mon cœur et la seule en qui j’ai confiance. C’est la seule à qui je ne ferais jamais de mal, la seule qui me comprend et finalement, la seule qui me respecte. Je te ferais regretter tout le mal que tu nous a fait. Ceux qui me foutent des bâtons dans les roues, je leur ferais amèrement regretter de m’empêcher de faire ce don j’ai envie. Met toi en travers de mon chemin, si tu le souhaites, mais je n’hésiterais pas à t’éliminer, à te faire du mal comme les autres l’ont fait. »

    J’élimine, je dégage tout ceux qui oseraient me piétiner, m’empêcher de faire ce que je souhaite, ce que je veux accomplir. Je n’ai plus peur de lui, j’ai pris une certaine assurance que je n’osais pas prendre avant. Lui tenir tête avant m’était impossible. Je n’étais qu’un enfant, qu’un enfant qui ne maitrisait aucun sort, qui ne savait pas se défendre mais maintenant c’est différent. Tout ce qu’il arrive à faire, c’est de me retourner contre lui, c’est de faire naitre une haine sans limites à son égard. Un jour, s’il doit mourir, ce sera de ma propre main. La haine vous fait faire des choses horrible, vous fait dire des choses que jamais un jour vous n’auriez penser dire et pourtant, pourtant je crache ma haine, mes nerfs, ma colère, ma tristesse en pleine figure de mon géniteur. Et c’est sans aucun regret. J’ai tellement souffert, je souffre encore énormément mais cette souffrance, cette douleur ne m’a rendu que plus fort. Elle m’a transformé en un autre homme, plus fort et plus confiant. Je le dévisage ensuite.

    « J’ai tellement honte, d’être ton fils. »

    Sur ces paroles, je tourne les talons et file dans le salon pour réparer tout ce qui a pu se briser lors de notre mini ‘bataille’ puis je soupire et m’installe sur le canapé, déposant mes pieds sur la table basse, un bras le long de la tête du canapé. Heureux de le revoir ? Pas tellement … je pensais qu’il aurait pris conscience, qu’il aurait eu un déclic dans sa tête mais Azkaban l’a rendu encore plus teigneux et idiot. Qu’importe, il sait désormais combien je le hais, il sait désormais ce que sont mes intentions et ce que je compte faire et devenir. Je me lève ensuite puis je file dans ma chambre pour faire mes affaires, ne comptant pas rester une minute de plus ici, cette maison que je déteste et que je ne considère pas comme la mienne. Poudlard est ma seule maison.
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