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 "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]

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MessageSujet: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Ven 30 Aoû - 2:09


Danyell & Serena

"My home is where you are"

L’été, et plus particulièrement les vacances qu’on lui associe, sont pour moi une véritable source d’angoisses ainsi qu’une des périodes durant laquelle s’enchaînent les situations les plus désagréables. Et pour cause : si certain se font une joie de retrouver les leurs, pour ma part je ne retrouve à ce moment-là qu’un manoir bondé d’individus que je méprise tous autant qu’ils sont, et qui pour parler franchement me le rendent bien, ainsi que mon laissé passer annuel pour rendre visite à mon père. Une unique visite par année, un droit qui me sera certainement retiré dès lors que je sortirai de Poudlard, notre belle administration jugeant certainement qu’une fois sorti du cursus scolaire un enfant n’a plus besoin de voir son père. Fidèle à mon habitude, je choisis le premier samedi de juillet pour rejoindre l’air épais et froid de la prison d’Azkaban où les détraqueurs règnent en maîtres, et où les gardiens n’ont rien à leur envier. Cet endroit n’est que glace, cris, et désolations, et encore une fois, imaginer que mon père s’y trouve tout au long de l’année ne fait que renforcer ma haine, et mon ressentiment. Je le découvre, toujours plus maigre, le visage creusé. Il était pourtant si beau, et si rayonnant le Gallois avec ses grands yeux verts, et son sourire éclatant. Qu’est-il désormais ? Un déchet constitué de ses propres restes. Ses yeux se sont éteints. Son sourire également. Comme chaque année lorsqu’il me voit, il me faut lui rappeler pendant de longues minutes qui je suis jusqu’à ce que son cœur s’apaise enfin, et que ses bras ne s’ouvrent à ma volée.  

Mes bras frêles le porte plus qu’il ne me soutient lui. Je le sens trembler comme une feuille. Mon épaule sur laquelle repose son front se trouve bientôt humide et le serrant avec force, l’embrassant sans pouvoir m’arrêter je jure en un murmure que bientôt je le libérerai. Que tout cet enfer n’est plus qu’une question de temps. Les Bogart paieront. Oui, ils paieront le prix de son malheur de leurs vies. Je n’aurai absolument aucun remord, aucune réticence. L’étincelle verte jaillira, à l’image de l’éclat des yeux de mon père qu’ils ont volé. Quant à tous ces maudits nés-moldus également en cause, je leur promets également un sort néfaste. Ma main maudite s’abattra pour venger tous les crimes que mon père n’a pas commis, et pour lesquels le voilà à sacrifier son existence. L’heure que nous passons ensemble, cette mince petite heure pour laquelle je traverse toute l’Angleterre me laisse le cœur déchiré. A peine ai-je franchi la rive, la barque m’ayant menée à la prison s’éloignant, je tombe à genoux, et ne deviens plus que pleurs et hurlements hystériques. Plus que haine et violence. J’aspire à une justice pour ce que l’on nous inflige. Que le prix le plus fort soit payé au nom de celui à qui on a volé son existence, et au nom de quoi ?! Frappant le sol avec force, je m’y écorche la main au passage, et continue ma route, misérable. Comme chaque été. Quand vient le soir, je ne trouve pas le sommeil. Mon estomac a refusé tout repas, le repos me déserte. Quant à ma main toujours couverte de sable gris et de gravillons incrustés dans la chair écorchée, je n’en sens même plus la douleur. J’entends depuis mes appartements éloignés que l’on festoie dans le grand salon. Je me sens étouffée de rancœur, à deux doigts d’imploser, quand soudain, un hibou traverse la fenêtre de ma chambre et y dépose une enveloppe sur laquelle mon adresse est écrite gauchement. Je ne connais pas cette écriture, ni même ce hibou, mais ce dernier semble particulièrement affectueux envers le courrier qu’il vient de délivrer. Je le regarde étonnée, tente de le chasser vainement, et ne reçois en retour que de sympathiques hululement ainsi que des mouvements de bec en direction de la lettre que j’ouvre.

Des phrases courtes, un vocabulaire bateau, presque cliché, mais derrière lequel se cache une intention honnête, palpable, mais surtout chaleureuse. Accoudée sur mon bureau, sans même chercher à me contrôler, je laisser mes larmes couler de nouveau toute seule tout en caressant doucement le hibou dont je connais désormais le nom. Tardis. Je le prononce. Le petit animal semble tout joyeux et parvient même à me tirer un sourire. Dany. La chaleur de Dany m’envahie complètement, et dans l’instant, tous nos moments me reviennent. Je repense à la façon dont j’ai provoqué notre rencontre, et ressent dans l’instant une culpabilité certaine. Je me cache le visage dans mes mains, il faut que j’arrête de regretter ça. Ce n’est rien. C’est…Oui, c’est censé être habituel pour moi, l’ennui c’est que depuis que je connais Danyell Bishop, rien de ce qui était habituel avant ne l’est plus avec lui. De ce fait, je me suis juré que je ne lui mentirai plus. Bien sûr, il me faudra rester secrète, évasive sur beaucoup de choses, mais plus jamais de mensonges. Plus jamais de calculs. Si je ressens des choses si…différentes pour lui, c’est peut-être bien qu’il me faut me laisser portée pour une fois. Je roule précieusement la feuille avec un ruban et la place parmi les secrets de mon bureau quand Tardis commence à s’exciter tout seul. Après un temps incalculable à tenter de déchiffrer l'état du volatile, je réalise alors : Danyell sait que je n’ai pas de hibou. Et il est bien évidemment hors de question de le laisser sans réponse. Je vais donner du fil à retordre à ce pauvre animal, mais tant pis. Ce seul et mince petit événement parvient à me faire gagner le lit, la poitrine en feu et le sourire aux lèvres, tandis que je contemple la petite boule de plumes ayant tenu logis sur mon porte-bijoux lui servant désormais de perchoir.

Pour la première fois de ma vie, les vacances passent ainsi rapidement. Ou disons plutôt qu’elles vont crescendo entre le moment où Tardis s'envole avec ma lettre, et celui durant lequel j'attend son retour. Finalement nos conversations sont assez…amicales. Simples. Je tente à plusieurs reprises d’hausser les choses, de lui faire comprendre la joie qu’il me procure en ayant simplement prit l’initiative de me demander de mes nouvelles, mais sa réaction à mon baiser ne cesse de me hanter. Mince, qui aurait cru qu’un jour Serena Bogart aurait peur de se prendre un râteau ? Je me suis également rapidement attachée au petit Tardis au point que je suis résolue à acheter ma propre chouette à la rentrée. Par ailleurs, cette dernière arrive à grands pas. Alors que la fin du mois d’août pointe enfin le bout de son nez, je réalise que la lettre que je lui envoie sera sans doute la dernière avant que je ne le retrouve. Il est donc tant d’oser. Postée dans ma chambre, le teint blême, je me mordille nerveusement la lèvre, et écris des brouillons par centaines avant de finalement me contenter de peu.


« Merci d’avoir partagé ces lettres avec moi, tu n’imagines pas combien tu as égayé mon été grâce à cela. J’ai vraiment hâte de te retrouver : même si te lire était particulièrement agréable, ta voix me manque. »

Je conclue par les formules politesses habituelles, hésite par cent fois à attacher mon message à la patte de Tardis, et fini par l’expédier d’un geste brusque pour m’empêcher de le retenir. Ce n’est pas tout ça, mais j’ai également une rentrée à préparer moi !


• • •


Vient enfin le jour du grand départ. A bord du Poudlard Express, je retrouve bien vite mon groupe d’amies, principalement des Serpentard, mais aussi deux Poufsouffle, et une Serdaigle. Toutes échanges à propos de leurs vacances : de ce qu'elles ont fait, de ceux qu'elles ont rencontrés. Si je n’ai rien à leur dire, je n’ai cependant aucune envie d’inventer mes bobards habituels et sursaute à chaque visage que je vois passer dans le couloir. Très vite, mon attitude suspecte pousse mes curieuses « amies » à en savoir plus. Je balaye le sujet en leur rappelant juste qu’un garçon me plaît, sans rien en dire de plus. Collée à la vitre à l'autre bout du wagon, Erika Peters, la seule véritable amie que j’aie dans ce compartiment me lance un regard noir plein de désapprobation qui me ramène aussitôt sur terre, au moins le temps que le Poudlard express ne s’arrête. Car malgré mon sérieux retrouvé dans le train grâce à l'expression d'Erika, à peine en suis-je descendu que s'est comme si tout cela venait de s'envoler.

Je peste intérieurement, et n’arrive pas à croire que je n’ai pas réussi à le voir : ni sur le quai, ni dans le train. Dans ma tête, mille scénarios catastrophes s’enchaînent. Peut-être qu’il m’évite à cause de ce que je lui ai dit dans ma dernière lettre. Et s’il n’était pas venu ? Complètement emportée dans la spirale de mes pensées, je ne fais même pas attention à mon groupe d’amies dont je suis complètement séparée. Les unes après les autres, les calèches partent, tant et si bien qu’à force de divaguer entre ces dernières à la recherche de ce visage qui m'obsède, je finis par devoir courir après la dernière calèche partant. Me issant dedans comme une furie, j’atterris alors maladroitement et essoufflée sur les genoux d’un élève. Et tandis que je me masse la tête douloureusement en me redressant tant bien que mal, voilà que la voix chaude et grave que j’avais tant espéré vient me faire sursauter. Je lève les yeux, y découvre son visage quelque peu halé, et me relève aussitôt complètement estomaquée. Après plusieurs secondes à le regarder bêtement, toute surprise, je finis enfin par me réveiller, et me plonge alors dans ses bras :


- « Dan’ ! J’arrive pas à croire que ce soit toi ! Je t’ai cherché dans le train mais… » Je m’arrête dans ma phrase. Merde, il ne va quand même pas me prendre pour une stalkeuse ? « Enfin, j’ai essayé de faire attention, mais je ne t’ai pas vu alors… Je ne pensais pas te retrouver avant d’être arrivée, et je...Enfin, tu... Tu m'as vraiment manqué pendant ces deux mois »

Et c’est peu dire ! Je crois bien que le tout Poudlard ne m’a jamais vu avec un sourire si resplendissant collé sur le visage. Mais en ce qui concerne Danyell Bishop, il est désormais d’une claire évidence pour moi qu’il ne sert à rien d’essayer de me contrôler, ou de me comprendre. Par ailleurs, je ne sais que trop bien ce qu’il y a à comprendre. Quelque chose que je suis encore bien loin de pouvoir accepter, et dont je préfère me cacher le plus longtemps possible.


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Dernière édition par Serena B. Pendragon le Dim 1 Sep - 18:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Dim 1 Sep - 14:48


Serena & Danyell
My home is where you are



Avachis sur un fauteuil, le regard morne, Danyell observait les personnes présentes devant lui. Son père était en grand discussion avec des sorciers de tous âges dont les visages étaient connu de tous dans le monde magique, des écrivains, des théoriciens comme lui, des artistes de tous les horizons... Leurs conversations étaient animés et passionnées, complexes, aussi, et quand bien même il tentait de suivre le cours des échanges la plupart du temps son esprit décrochait. Cela le déprimait profondément, il se sentait idiot, incapable d'avoir une idée sur la question et particulièrement pris au dépourvus quand on lui demandait son avis. Il avait grandis au sein d'une famille d'intellectuels et il n'était pas fichu d'avoir hérité de leurs gênes de génies, de leur verve parfaite ou même de leur patience admirable. Si il le cachait habilement il en était au fond particulièrement affecté, ne se sentant jamais à sa place dans ce grand manoir remplis de vie ou passaient et repassaient les plus grands. Il n'était pas idiot cependant, loin de la, mais il avait toujours la sensation qu'il lui manquait quelque chose pour briller sincèrement. Certains mettrait le tout sur le compte d'un complexe d’infériorité sévère...

Nous étions en juillet, le soleil brillait au dessus de Liverpool mais lui était enfermé chez lui sans la moindre volonté de faire quoi que ce soit. Il jeta un coup d’œil à sa petite sœur assise plus loin sur un autre fauteuil, genoux sagement repliés sur eux même, regard plongé dans un livre qu'elle dévorait avec passion et visiblement loin d'être dérangé par les conversations des adultes autour d'eux. Ah, sa petite Adèle... Il y avait aussi quelque chose de déprimant de la voir grandir si vite. Elle entrerait déjà en troisième année dés la rentrée mais il avait l'impression que c'était encore hier ou il était le seul des enfants Bishop à être scolarisé à Poudlard et ou il revenait lui raconter ses histoires d'élèves pendant les vacances. Bon dieu, il ne savait pas trop bien d’où venait tout ce sentimentalisme détestable, mais visiblement il avait bien besoin d'un bon coup de pied au derrière pour redémarrer la machine et vite. Il détestait ceux qui s’apitoyait sur leurs sorts, et bien que ce ne soit pas vraiment se qu'il soit en train de faire en ce moment non plus, il ne supportait pas son état de loque inactive et un tantinet déprimé et déprimant. Rapidement il se releva sans que les personnes présente ne fasse foncièrement attention à lui, et il quitta le salon pour rejoindre l'étage. Grimpant les marches deux à deux il finit par arriver à sa chambre et referma la porte derrière lui.

Dés qu'il était entré, Tardis, son petit hiboux qui tenait dans le creux de sa main s'agita dans sa cage, lui témoignant ses envies d'envols. Si il ignora tout d'abord cet appel capricieux, il finit par s'asseoir à son bureau et se saisis d'une plume. De suite le petit hiboux se calma, comprenant qu'il allait le charger d'une missive et que l'heure du départ sonnerait bientôt. Enfin, c'est se qu'il pensait... Quelques quarts d'heure plus tard, le volatil se sentait dans l'obligation de croasser quelques petites plaintes, son propriétaire toujours penché sur son parchemin, quelques autres nombreux papiers froisser avec colère autour de lui. Insatisfait. Chaque lettre qu'il voulait adresser à Serena Pendragon lui paraissait dénuer de sens et d’intérêt. Il voulait prendre de ses nouvelles, juste prendre de ses nouvelles, mais l'exercice semblait plus complexe qu'il n'en paraissait et à chaque lecture de ses lettres il était désespéré par la vacuité de se qu'il exprimait. Il lui fallu un certain nombre d'essais avant d'être plus ou moins satisfait et surtout fatigué de tant d'essais infructueux. Il finit par glisser à la patte de son hiboux une lettre des plus simples ou il était juste question d'avoir de ses nouvelles, de savoir comment ses vacances se déroulait et combien les siennes étaient trépignantes sans omettre ce petit ton ironique et cynique qui lui était propre. Quelques minutes plus tard Tardis s’envolait au loin...

Le même schéma se reproduit durant l'intégralité des grandes vacances. Si il n'avait jamais rien de bien intéressant à apprendre à Serena, il avait toujours une petite anecdote à lui conter, prenant plaisir à lui donner des nouvelles et surtout à recevoir les siennes. Quand il la lisait il ne pouvait s'empêcher de l'imaginer. Sa plume était bien plus littéraire que la sienne, beaucoup plus maitrisé et moins "impulsive". Elle semblait calculer tout ses mots, toute ses intentions, alors que lui allait toujours au but et s'exprimait librement. Enfin, cela dépendait bien évidemment des sujets... Toujours est il qu'elle fut la dernière à envoyer une lettre à quelques jours de la rentrée, ou elle lui confiait qu'elle avait été heureuse de correspondre avec lui, avouant cependant que sa voix lui manquait.

Il y avait tout d'un coup quelque chose d'étrange la dedans et il ne le réalisa qu'au moment de recevoir cette dernière lettre. Bêtement il se demandait à quoi ressemblerais leurs retrouvailles, à savoir comment se comporter après avoir échangé tout un été, s'être rapproché par le biais de lettre mais ne s'être jamais vu depuis. Est ce qu'il y aurait une sorte de malaise ou au contraire, se comporteraient ils comme les plus vieux amis du monde ? Il s'en voulut d’appréhender légèrement leur prochaine rencontre, sans trop savoir pourquoi. C'est que cette dernière phrase écrite d'une main féminine lui confessant que sa voix lui manquait avec de quoi perturber un homme.

Il en était déjà là. Un pied au dehors du Poudlard Express, Penelope avec qui il avait passer son voyage sur ses talons. Mais la tempête brune ne tarda pas à lui échapper sans qu'il ne s'en rende compte, la foule les avait séparé et le temps de la chercher la plupart de ses connaissances s'en était déjà allé rejoindre les calèches. Il se retrouvait donc seul, ronchon et abandonné, et c'est la mine renfrogné qu'il se hissa dans l'une des dernières calèches tiré par des forces invisibles. A peine fut il assis qu'on lui tomba dessus au sens radical du terme, la silhouette d'une jeune fille affalé sur ses genoux, essouflé par l'effort et abordant les couleurs de Serpentard... Estomaqué Danyell pris quelques secondes avant d’articuler.

- Serena ?


La concerné releva alors ses yeux vers lui, manifestement aussi surprise que lui. L'avait elle vu et s'était elle précipité vers sa calèche pour le retrouver ? Ou le hasard, le destin, ou autres conneries que ce soit s'étaient ils chargé de les réunir ? Toujours est il que quelques longues secondes s'écoulèrent avant que la jeune fille ne plonge dans ses bras, lui avouant qu'elle l'avait cherché dans le train. Tout celait partait de la plus noble intention mais il allait finalement finir par croire qu'elle était devenu accro à lui. Quelque chose lui murmurait donc de ne pas la décevoir mais tout cela était un tantinet perturbant... Il n'avait nullement pu prévoir qu'elle lui tomberait dessus comme ça, que dire maintenant . Ce fut cependant elle qui continua en lui avouant qu'elle lui avait manqué.

- Ouai, à moi aussi carrément.


Avoua t'il un peu penaud, dans un état toujours un peu étrange et se posant certainement trop de question pour pouvoir apparaitre comme étant naturel.

- Bon ben en tout cas je suis là t'auras quand même fini par me trouver. Ça va du coup le son de ma voix te fait plaisir et tout ça ?


Continua t'il en riant un peu nerveusement, un brin moqueur mais absolument pas méchant, passant sa main derrière sa nuque en l'observant. Il avait presque oublié qu'elle était aussi jolie, ce qui ne facilitait pas la tache.

- Non sérieusement, ça me fait plaisir de te voir aussi.


Jugea t'il astucieux d'appuyer sincèrement, espérant pouvoir dire des choses moins bateau dans les secondes à venir.


FICHE ET CODES PAR RIVENDELL

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J'voudrais juste hurler mon besoin d'reconnaissance en permanence, mes tentatives désespérées d'me faire passer pour un mec que j'suis pas et que j'serai probablement jamais, mon absence de courage, ma cruauté, mon zèle dangereux, mes réflexes à la con, mes accès de colère et ma culpabilité bidon.© by anaëlle.
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MessageSujet: Re: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Mer 4 Sep - 4:44


Danyell & Serena

"My home is where you are"

Je me remettais à peine du choc de l’avoir retrouvé que déjà, je sentais ce drôle de sentiment en moi refaire surface à la vitesse d’un éclair. Comme si la simple présence de Dan’ à mes côtés était en mesure de faire éclater de petites bulles de joie sincère dans mon cœur. Et pourtant, paradoxalement, je méprisais ce sentiment de tout mon être. Les rares fois où j’avais pris le temps d’y penser vraiment, je réalisais qu’une partie de moi haïssait ce garçon pour ce qu’il était capable de produire sur moi. Pour cette faiblesse qui se dégageait de ces moments où je me surprenais à penser à lui, à ses bras. A la saveur chaude de ses lèvres que j’avais pourtant à peine effleurées. Oui, le simple souvenir de notre rencontre, de nos moments dans l’école, de nos promenades dans le parc. Tout cela était si anodin, si futile. Et bon sang cela m’écœurait. C’était mièvre. Ce n’était rien. Et je ne pouvais cependant m’empêcher de focaliser toute mon adoration sur ses souvenirs qui auraient pu être ceux de milliers d’autres, mais pas les miens. Enfin… comme pour la plupart des choses qui m’agaçaient et ne trouvaient pas de solutions, je finissais par chasser tout cela d’un revers de main pour ne plus me concentrer que sur ce que cette relation avait de plaisant.

A mon exaltation de lui faire savoir combien il m’avait manqué, je reçu la réponse à laquelle il ne pouvait déroger, à savoir que je lui avais également manqué. Evidemment, tout comme n’importe quelle personne civilisée, il n’allait quand même pas me répondre que ce n’était pas le cas, et le ton penaud qu’il mit dans sa réponse suffit à faire retomber doucement le dynamisme de mes propres réactions. Et voilà qu’encore une fois, je me heurtais à la barrière de Danyell Bishop. A ce mur dont je ne savais s’il s’agissait de timidité, de gêne, ou simplement d’un besoin de laisser de la distance entre nous. Je devais le reconnaître, c’était bien la première fois que je me trouvais confrontée à une telle situation. Et cette dernière n’avait rien d’agréable. Plus d’une fois avec lui, j’en étais venue à me demander si je lui plaisais ne serait-ce qu’un peu, s’il m’avait déjà regardé comme je le regardais lui. Face à toutes ces incertitudes, l’éclatant sourire que j’affichais s’effaçait alors doucement pour laisser place à une expression bien plus courtoise et calme. Le genre de sourire qui était bien plus sied à Serena Pendragon qu’à la Bogart en moi qui implosait à chaque fois qu’elle se retrouvait près de cet homme.

Et soudain, LA question. Celle à laquelle je ne m’attendais pas, et qui faisait directement mention à la dernière lettre que je lui avais envoyée. A franchement parlé, oui, sa voix me faisait plaisir. Non, même mieux que ça, elle me réconfortait. Même dans ses paroles les plus dures, Danyell avait une voix singulière, grave, et chaude qui sonnait comme une caresse sur l’âme, mais là, comment dire ? Ce n’était certainement ni le lieu, ni le moment pour lui faire pareille confession, d’autant plus que le timbre qu’il empruntait me gênait autant que l’évocation de mes propres mots. C’était… Bizarre. Si je n’avais pas su qu’il s’agissait de lui, j’aurai collé l’étiquette « bellâtre » au propriétaire de telles paroles. Cela sonnait comme un mec fier de lui s’adressant à l’une de ses admiratrices. Je m’en serai volontiers offusquée si cette seule idée ne me renvoyait pas au visage l’aspect pitoyable de ce que je me laissais devenir.  Merde, il avait donc toutes les raisons de me sortir un truc pareil vu à quel point je me montrais expressive quand lui ne cessai de se terrer dans son coin. Je me giflais mentalement. Me rappela à toute la colère que m’évoquait cette faiblesse incompréhensible, et n’appréciais donc que de moitié la sincérité de ses paroles me confiant qu’en effet, cela lui faisait plaisir de me voir.

Je soupirais doucement de manière à ne pas l’alerter. Ça me faisait une belle jambe tiens ! « Ça me fait plaisir de te voir ». Autant en finir au plus vite en me demandant les dernières nouvelles avant de me claquer la bise et de t’enfuir ! Oui j’étais blessée dans ma fierté, et oui, je savais que je n’en avais pourtant aucune raison, et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de trouver cette situation injuste. Pourquoi étais-je la seule à exprimer mes éclats ? Se retenait-il d’étaler les siens ou n’en avait-il tout simplement pas ? Je me torturais, me rendais folle de ne pas savoir. Et ne calculait donc pas mon coup quand d’un ton un peu plus sérieux que voulu je lui répondis :


- « Euh…Oui, le ton de ta voix est parfait. Comme quand on s’est quittés la dernière fois. »

J’aurai aimé me terrer dans un trou et ne plus en sortir. Je l’avais tellement voulu, voilà qu’à présent j’aurai vendu mon âme pour pouvoir m’extirper loin de cette calèche. Loin de lui. Lui tendant un sourire amical, je me rasseyais de manière plus droite, sans plus laisser ma cuisse toucher la sienne, les mains élégamment croisées sur mes genoux tandis que je laissais désormais mon regard contempler les routes nous menant du parc au château. Un silence gêné se plaisait à naître. Un silence que je trouvais aussi inapproprié qu’incompréhensible. Merde, on avait parlé de tout et de rien pendant deux mois, et même avant, pourquoi était-ce si difficile de poursuivre sur cette lancée ?! Une petite voix intérieure me rappela à l’ordre en me traitant de menteuse. Oui, dès lors que je jouais à l’élégante avec lui, je mentais. Dès lors que je me plaisais à l’ignorer quand tout ce que je voulais était me rapprocher de lui, je mentais encore. Et je m’étais juré de ne plus jamais lui mentir, alors soupirant bruyamment cette fois, je laissais un éclat de rire s’échapper :

- « Aah bon sang, j’y crois pas. On se parle sans soucis pendant presque trois mois, et voilà le résultat quand on se retrouve… » Mon large sourire se mêla a une expression plus détendu, et surtout plus complice qui, par bonheur, me laissait entrevoir de façon palpable que mon homonyme se relaxait à son tour. « Je me pensais douée en matière de relation mais je crois que j’ai dû rouiller pendant ces vacances. »

Lançant un faux regard insistant à Dan’, je levais alors mon index pour que ce dernier se presse sur sa joue tandis qu’avec une moue dubitative je lui répondais plus taquine que jamais. « A moins que ce ne soit le ton bourru d’un certain Dan’ Bishop qui ne soit à l’origine de ce malaise ! ». Devant la tête tombant des nues de l’homme à mes côtés, j’éclatais en un nouveau rire franc, lui confessant au passage que je rigolais, et que l’embêter de la sorte m’avait peut-être manqué plus qu’il ne m’avait manqué lui-même. Et hop ! Mensonge ! Mais disons que celui-ci ne serait que partie remise, je me le permettais.

- « Ah au fait ! » Plongeant dans mon sac, j’en sortis un emballage cartonné. « Tiens ! C’est un petit cadeau pour Tardis, pour le remercier de tout le fil à retordre que je lui ai donné cet été, j’espère qu’il aimera ! » Resplendissant dans ma bonne humeur retrouvée, je glissais dans la main de Danyell la petite boite contenant des friandises pour hibou, me laissant au passage le luxe de sentir la main de Dan’ sur la mienne. Un contact tout aussi anodin que les autres. Un contact simple, idiot, futile. Mais un contact qui me rendait heureuse. Et c’était bien là le seul.      




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MessageSujet: Re: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Ven 6 Sep - 10:14


Serena & Danyell
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Oh. Il se passait quoi là? Ce ton la il ne le lui connaissait pas, on l'aurait dit blessé, limite désabusé et quand elle lui répondit que le ton de sa voix était parfait il n'arriva absolument pas à comprendre si c'était une affirmation à prendre au premier degré ou tout à fait ironique. Il n'était pas doué pour décrypter les gens, lui, mais il était assez observateur pour avoir vu le sourire lumineux de Serena disparaitre peu à peu. Merde... Peut être qu'elle s'imaginait autre chose pour leurs retrouvailles ? Peut être s'était elle fait des films incalculables sur ces dernières et que ça ne se passait foncièrement pas comme prévu ? Il ne voulait pas la décevoir mais de toute manière c'était toujours mieux en rêve. La réalité était toujours différente et toujours frustrante, quand on avait compris ça... Eh bien quand on avait compris ça on devenait peut être un tantinet rabat joie comme lui. Mais bon c'était un fait, si elle avait imaginer qu'il aurait un élan d'affection pour elle ou des mots tendre dans son tiroir elle ne pouvait qu'être affreusement désappointé. Il n'avait pas changé au cours de ces deux mois, égal à lui même, alors ce n'était pas maintenant en un claquement de doigt qu'il allait réussir à faire le moindre effort...

Serena se rangea alors, lui offrant un sourire commercial avant de croiser ses jambes. A l'occasion il nota qu'ils avaient été très proche l'un de l'autre l'espace de quelques secondes mais trop obnubilé par son entrée fracassante il n'avait pas eu la décence d'y faire attention. Bon. Si cela continuait sur cette voie tout cela allait être franchement gênant. Elle regardait ailleurs, alors il fit de même. Le coude reposé sur le bord de la calèche, le poing replié sous son menton, il cherchait quoi dire. Bon dieu il n'aimait pas ces silences gênant ! Surtout celui ci qui semblait remplis d'un tas de sous entendu qu'il n'arrivait pas à décrypter. Qu'aurait il du faire, sérieusement ? Lui payer la bise en lui assurant gaiment qu'il avait espérer toutes les vacances de la retrouver ? Pas son genre ! Et puis en matière de phrase débiles il n'y avait pas mieux. Quoi que ce qu'il avait sortie plus tôt était franchement moyen aussi...

Un éclat de rire le fit sortir de ses pensées et il tourna la tête vers la Serpentard qui avait soudainement une mine plus détendu. Toute ces vacances a se parler et maintenant pas fichu d'entamer la conversation, non franchement c'est vrai qu'il y avait de quoi rire. Elle continua alors, confessant qu'elle avait peut être "rouillé" pendant les vacances. Qu'elle ne s'inquiète pas trop le problème venait sûrement en grande partie de lui... Si elle se disait douée en matière de relation humaine lui ne l'était absolument pas et on le lui reprochait souvent.

Il n'aurait par exemple jamais eu le geste, simple, qu'elle venait d'avoir. Un doigt pointé sur sa joue agrémenté d'une petite moue, l'accusant d'avoir un ton bourru. Ouai mais bon, il fallait s'y faire il était comme ça ! C'était à prendre ou à laisser, et la plupart des gens laissaient, effectivement. En tout cas Serena sembla grandement s'amuser de sa réaction : grand éclat de rire avant de lui assurer que le taquiner lui avait manqué. Se décidant à au moins faire un effort, il afficha une sorte de sourire crispé alors que la Serpentard fondait vers sa poche, en y extirpant une petite boite de friandise à hibou.

- Non mais fallait pas.


Assura t'il un peu mal à l'aise. Il n'avait pas de cadeau lui, c'était délicat comme situation! Bon en occurrence le cadeau en question était pour son hiboux, non pour lui mais...

- Mais c'est sympa merci, je suis sur qu'il appréciera.

Assura t'il en désignant la dites boite, cherchant à rattraper sa peut être maladresse de tantôt.

Marquant une pause, il finit par soupirer, passant une main nerveuse qu'il frotta énergiquement dans ses cheveux, il se pince les lèvres avant d'annoncer de ce ton mécontent qu'on lui connaissait si bien.

- Bordel je suis désolé, j'ai tellement pas de conversation ! Il y a des gens qui sont doué pour ça moi je sais pas quoi dire la ça me met mal à l'aise pour toi.

Passant une main sous son menton et regrettant cette explosion soudaine il reprit en l'imitant.

- Tu m'étonne que "le ton bourru d'un certain Dan Bishop soit à l'origine de ce malaise". Si le dit Dan Bishop est même pas foutu d'alligner deux phrases sans s’énerver.

C'est alors qu'après quelques secondes de silence, un leger rire lui échappa. Bon dieu il était en fait ridiculement... Risible. Cette situation l'était aussi et ce rire nerveux lui avait totalement échappé. Se raclant la gorge et se forçant et reprendre une posture sérieux, il continua finalement.

- Ouai donc voilà... Je suis toujours le même pas de problème la dessus. Et je pense pas que ça va s'arranger vu l'année à venir.


Avec les examens à venir, ses objectifs à accomplir, Danyell sentait venir effectivement les crises de nerfs lors des prochains mois à venir. Mine de rien il était quand même satisfait d'avoir lancé cette phrase qui leur permettait d'ouvrir la conversation sur un autre sujet... Bateau, oui, mais il avait renvoyé la balle. Non sans s’énerver au préalable, certes.


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Serpentard
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MessageSujet: Re: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Sam 7 Sep - 1:38


Danyell & Serena

"My home is where you are"

Décidément, j’avais beau penser qu’il serait plus détendu suite à nos longues conversations épistolaires de cet été, il n’en était rien du tout. C’était pourtant bel et bien lui qui avait entamé ce procédé, mais il fallait croire qu’une fois l’un en face de l’autre, la donne changeait complètement. Toujours aussi gauche, et quelque peu gêné, je le vis accepter les friandises pour Tardis comme un garçon aurait reçu le cadeau de Saint-Valentin de sa copine tout en ayant oublié de lui en acheter un. Ce n’était pourtant pas grand-chose, était-ce vraiment si bizarre ?…

Soudain, voilà que Dan’ se laisse prendre par l’une de ses désormais célèbres crises de nerfs. Je le vois qui se passe une main dans les cheveux à une allure frénétique, tout en jurant, et en tonitruant qu’il n’a pas de conversation, et que cela le met mal à l’aise vis-à-vis de moi. Pourtant, à mesure que s’enchaîne ses mots, mon sourire n’en finit plus de vivre sur mes lèvres. Waouh, je n’aurai jamais cru que quelqu’un avec « si peu de conversation » comme il se juge l’être puisse se montrer si franc. Et au fond… Voilà. Rebelote ! Je me gifle intérieurement de trouver ce mec super craquant dans sa manière d’être, dans ses excès de colère. Ça n’a pourtant rien de drôle d’être énervé, mais sa façon de l’être est quelque peu touchante. Je ne sais pas si ce que je pense est vrai ou totalement erroné, mais j’ai comme la nette impression qu’au fond cette manie qu’il a de s’emporter pour un rien est surtout une belle couverture à sa maladresse et à sa timidité. Je voudrai le rassurer, lui faire comprendre qu’il n’a aucune raison de s’excuser pour ça. Je voudrai qu’il se montre plus détendu, qu’il me parle comme je le fais avec lui sans me soucier du « qu’en dira-t-on ». Je me plais à penser que lui contrairement à d’autres ne me rattaches à cette étiquette de gentille miss perfection que je développe depuis des années au sein de l’école. Après tout, il me l’avait dit lui-même : me voir pleurer, me savoir en colère, ça faisait de moi quelqu’un de plus « humain », alors non, je ne pouvais imaginer que sa gêne puisse venir de mon statut à l’école. Au moins juste avec lui, je voulais être la fille la plus banale du monde. Et je le voulais sans doute tellement que l’espace d’un instant, cela me fit oublier mon propre personnage tandis que je me vouais à vouloir le réconforter sur sa situation d’un ton jovial et détendu :


« Tu sais, je te taquinais en disant ça : c’est vrai que ça peut paraître chiant de ne pas savoir quoi se dire, mais au fond tant que tu restes toi-même c’est l’essentiel. Et puis, il vaut parfois mieux ne rien dire que de parler de trucs complètement cons et inutiles qui nous ennuierai autant l’un que l’autre.» Je marquais une courte pause puis repris d’un air décidé et aussi franc que le sien. « Moi j’aime vraiment bien celui que tu es »

Je voulais tellement le rassurer, le détendre, j’avais été tellement spontanée sur ce coup qu’au bout du compte je n’avais même pas calculé mon langage, et m’arrêtais presque de respirer, une grosse goutte de sueur sur la tempe, lorsque je réalisais les termes dont j’avais usé pour lui parler. Merde, Serena Pendragon parle pourtant toujours avec distinction, qu’est-ce qui me prenait tout à coup d’oublier un détail aussi important ? Je me mordillais la lèvre, espérant qu’il n’en ait rien remarqué, et tentait alors de passer du coq à l’âne d’une manière peu discrète :

« Ah oui, c’est vrai que tu vas passer tes ASPICS cette année. Si tu as besoin de conseils ou de quelques cours de soutient, je pourrais t’aider si tu le souhaites. » J’ai beau avoir retrouvé ma jolie peau de fille parfaite, je me sens idiote d’avoir parlé d’un ton si naturel pour en revenir à cette manière courtoise de m’exprimer. L’un jure encore plus avec l’autre vu ce que je viens de faire. Mais je n’ai pas de retourneur de temps sur moi, alors dans tous les cas, il ne me reste plus qu’à espérer que Danyell n’y voit rien de louche.





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MessageSujet: Re: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Lun 9 Sep - 19:31


Serena & Danyell
My home is where you are



Attendez… Que venait-il de se passer l’espace d’un instant ? Danyell fronça légèrement les sourcils en détaillant le visage de Serena comme si un court moment il n’avait plus vraiment s’agit d’elle. C’est qu’il n’avait pas l’habitude de l’entendre jurer, de sortir des phrases qui ne donnait pas l’impression de sortir de la bouche d’un académicien, même ses mots à l’écrit étaient impeccables et littéraires. Alors évidemment cela titilla ses oreilles comme si quelque chose tout d’un coup ne tournait plus rond. Rien de grave en soit, juste un peu surpris de découvrir un visage de la jolie Serpentard qu’il ne connaissait pas encore. Cela dit ce n’était pour lui déplaire en fin de compte… Et même cela lui plaisait bien. De cette façon il avait l’impression que Serena tombait le masque et quelque chose lui disait qu’elle ne le faisait pas avec tout le monde. Une sorte de privilège, donc, de voir la préfète sous un autre angle. C’était rassurant aussi, comme cette fois où il était tombé sur elle en pleure. Cela prouvait bien qu’elle était humaine et qu’elle avait des failles, qu’elle était autre que cette élève parfaite qui ne prenait la parole que pour dire de jolies choses. Qu’on ne se trompe pas , c’était un aspect de sa personnalité qu’il appréciait, mais cette nouvelle Serena était assez amusante tant elle contrastait avec celle qu’il avait l’habitude de côtoyer. En fait il pouvait presque imaginer les deux avoir un dialogue et il aurait presque imaginé la Serena polie un peu gêné devant la vulgarité de son double. Bon il exagérait, ce n’était quand même pas comme si elle s’était mise à cracher par terre en charriant comme une poissonnière, mais cela avait suffi pour attirer son attention et qu’un sourire amusé ne se dessine sur ses lèvres, le déridant enfin.

Cette remarque qu’elle lui fit, sur le fait qu’elle aimait se qu’il était… Cela ne pouvait que confirmer ses doutes de tantôt, non ? Il voulait bien jouer l’imbécile un moment mais quand même, il lui semblait qu’il était clairement sous-entendu qu’il lui plaisait. L’idée lui paraissait pourtant improbable et elle avait beau lui avoir exposé ses raisons il ne voyait clairement pas ce qu’une fille comme elle pouvait lui trouver à lui. Bien sûr c’était flatteur ! Mais quelque chose dans l’équation clochait, lui faisant dire qu’il avait malgré tout imaginé tout ça. Passant nerveusement une main dans sa tignasse hirsute, il détourna un instant le regard en sentant le rouge lui monter aux joues. Mais bordel, pourquoi réagissait il comme un puceaux de 15ans ? C’était fatiguant à la fin. Lui, le type qui l’ouvre pour un rien, qui s’énerve de tout, déstabilisé par une pauvre petite phrase prononcé par un joli brin de fille ? Ridicule. Et puis qu’est-ce qu’on devait répondre à ce genre de compliment ? Car après tout s’en était un, non ? Il était si maladroit qu’il était capable de l’envoyer bouler juste parce qu’il ne savait absolument pas comment réagir, par chance il se contrôla, se contentant d’avaler difficilement sa salive... De travers. Toussant violemment alors que Serena lui sauvait la mise en lui proposant son aide pour les ASPICS de cette année. Danyell fit un vague geste de la main en continuant à moitié à s’étouffer avant de se ressaisir.

Il avait remarqué qu’elle était redevenue la sage Serena, celle qui contrôlait le ton de sa voix et qui avait un pouvoir sur sa prise de parole, celle qui réfléchissait avant de parler chose dont il était particulièrement incapable.

- Carrément, je veux bien. Je me suis fixé des objectifs et franchement ça me soulerais de pas les atteindre. Bah d’ailleurs c’est pour ça que j’avais rejoint le club, ça m’est resté en travers de la gorge de m’en être tiré qu’avec un effort exceptionnel en potion. Je sais bien c’est déjà bien et tout mais je visais le Optimal, j’en suis pas capable partout mais clairement dans cette matière normalement j’aurais dû décrocher la mention.

Tiens… Voilà qu’il commençait à parler de lui? Et plutôt calmement d'ailleurs. Ses yeux étaient encore brillant tant la quinte de toux avait été puissante et il donna deux petit coup à sa poitrine avant de souffler et continuer.

- J’imagine que toi ça roule à ce niveau-là, du genre j’ai un peu tout en claquant des doigts au niveau des notes. Enfin non j’imagine que tu bosses fort, j’ai l’impression qu’à chaque fois que j’allais à la bibliothèque je te voyais d’ailleurs.

Il se rendit compte alors de ce que sous entendais cette phrase : il l’avait déjà repéré. Est-ce que ça ne faisait pas un peu trop psychopathe voir gros stalker, ce qu’il n’était absolument pas au passage. C’était juste un fait, on ne passait pas à côté d’une jolie petite brune comme ça et cela faisait quelques années, bien avant qu’il ne commence à fréquenter le club de potions, que Danyell s’était fait la réflexion que cette fille était toujours là, en train de studieusement étudier. Avant de connaitre son nom il lui avait même donné le surnom « la fille de la bibliothèque ». Enfin, lui n’y allait pas souvent ce n’était peut-être donc qu’un hasard qui avait fait qu’à chaque fois qu’il s’y rende elle était là. Bref pourquoi avait-il parlé de ça déjà… ?

- Enfin tout ça pour dire que ouai… Les cours particuliers ça me branche bien, et puis c’est quand même mieux de bosser avec quelqu’un qu’on apprécie bien.

Tenta-t-il avant de détourner de nouveau le regard. Dans l’épisode approche minable, je demande le fils Bishop…



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MessageSujet: Re: "My home is where you are" [PV Danyell & Serena]   Lun 16 Sep - 0:22


Danyell & Serena

"My home is where you are"

Alors que je me maudissais de ma propre gaffe, le sourire qui naquit sur le visage de Dan’ parvint à me détendre, et à me faire sourire maladroitement à mon tour. A sa réaction je ne pus m’empêcher de me sentir quelque peu fébrile, comme si l’idée de pouvoir être acceptée de lui malgré ce genre d’aspect me rassurait. Parce que oui d’accord, nous ne vivions pas en un siècle qui aurait rendu répugnant mon langage, mais j’avais réellement craint que d’entendre la douce et parfaite Serena Pendragon jurer le pousserait à me fuir. Je m’imaginais qu’il me trouverait bizarre, presque suspecte, et qu’au lieu de le faire sourire, cela le laisserait froid, et quelque peu déçu.
Soudain, avant même qu’il ne m’ait répondu, je le vis s’étouffer de lui-même sans vraiment comprendre comment il s’y était pris. C’était vraiment possible de tousser si brutalement sans aucun signe prévalant ? Approchant ma main, je m’apprêtais à lui tapoter le dos quand je le vis se redresser. Gardant alors mon geste pour moi avant de reprendre une position droite face à lui, je l’écoutais avec une attention dont je reconnaissais ne faire que rarement preuve tandis que lui m’expliquait ses traquas concernant la matière des potions. Tiens donc, Danyell Bishop était donc du genre ambitieux. Je ne lui aurais pas soupçonné ce trait de caractère, et c’était plutôt fait pour me plaire. Comme c’était le cas de tout ce qui faisait ce qu’il était jusqu’à présent, aussi étrange que cela puisse paraître.

Quand il aborda le sujet de mes propres notes, je manquais de m’offusquer en l’entendant dire que j’obtenais certainement pareils résultat en claquant simplement des doigts. Oh non, bien que cela me désolais, si j’étais si studieuse, et assez rusée en générale, c’était uniquement grâce à ma volonté de travail. Je n’étais pas une mordue d’étude comme la plupart des Serdaigle, et je devais reconnaître avoir eu besoin de beaucoup plancher avant d’obtenir ce niveau, mais enfin, il se rattrapa tout de même. Finalement il était plus perspicace et moins maladroit qu’aux premières heures où je l’avais connu. Cependant, là n’était plus la question. Alors qu’il me confessait m’avoir souvent vu lors de ses visites à la bibliothèque, je me mis à piquer un fard, prise de court par cette révélation des plus anodines. Bon sang, c’était insupportable cette sensation. J’étais pourtant bien loin d’être farouche et intimidable avec mes anciens flirts, et même de manière générale, alors pourquoi tout partait en vrille avec lui ? C’était quoi ses réactions de gamine pré-pubère ? Ou je finissais par me calquer à sa timidité naturelle, ou bien il me fallait admettre que je perdais complètement mes moyens, mais en tous les cas, ce n’était franchement pas tolérable, il fallait que je me reprenne ! Mais comment faire lorsque je l’entendais me dire ouvertement, et malgré le déguisement de ses paroles, qu’il m’appréciait. Que j’étais « quelqu’un qu’il apprécie bien ».

Je me giflais mentalement. Quand je pense que l’année dernière, l’un des garçons de l’équipe de Serdaigle s’était jeté à mes genoux en me faisant de grandes déclarations, et que cela ne m’avait même pas tiré un frisson… Voir ma réaction face à Danyell à côté de ce fait me fit involontairement peur. Parce que j’étais en train de me laisser porter vers quelque chose que je ne contrôlais pas, qui m’étais défendu. Parce que par Merlin, il n’en était pas moins qu’un sang-mêlé, et qu’il m’était tout simplement impensable d’oublier les idéaux avec lesquels j’avais été élevée par… disons, par égard pour ce garçon. Oui voilà, de l’égard, rien de plus. Moi aussi je l’appréciais, nous nous entendions bien, et je devais reconnaître avoir un véritable coup de foudre pour son petit Tardis qu’il disait associable mais qui se montrait si gourmand d’attention quand il venait me porter les correspondances de son maître. Rien il n’y avait rien de plus. Il n’y aurait jamais rien de plus. Le problème, c’était que plus je m’enhardissais contre moi-même afin de me faire rentrer cette idée dans la tête, et plus j’avais l’envie d’aller vers lui, de l’approcher, de le toucher. La lutte avait beau être insupportable et déchirante, le résultat était toujours le même. Un détour par ce sourire maladroit, par ce regard pénétrant, ou vers ses longues mains, et voilà que toute ma bonne volonté était soufflée. Ce fut donc sans surprise que je m’entendis lui glisser d’une voix toute attentionnée surmontée d’un sourire éclatant :


- « Super, j’ai hâte qu’on commence alors ! »

A peine avais-je achevée ma phrase que notre calèche stoppa sa course, net. Nous nous échangeâmes quelques dernières banalités tandis que je ne pouvais m’empêcher de penser que pour une fois, le trajet du parc à l’école avait été d’une bien trop courte durée. Rassemblant mes affaires, tandis que Dan’ avait déjà sauté hors du véhicule, j’eus la très agréable surprise de le voir me tenir la porte en gentleman. Je m’y faufilais donc sans plus de manies, tentant de paraître la plus détendue possible. Tellement naturelle qu’en me défaisant de ma grâce de Pendragon, je trébuchais à peine mes pieds sur le sol, et ne fut retenu des dures lois de la gravité que par l’étonnant réflexe de mon camarade de voyage qui avait su habilement me rattraper à la volée. Sa main autour de ma taille, mes mains contre son torse, je me rappelais alors le souffle court au souvenir de son étreinte salvatrice le jour de notre rencontre, lorsqu’en un réflexe inattendu, mon beau Poufsouffle avait tenté de sécher mes pleurs en me prenant dans ses bras. Evidemment, il n’y avait là rien de semblable, et nous ne restions dans cette position de proximité qu’une mince poignée de secondes, mais de le sentir si près me faisait définitivement tourner la tête. À tel point que j’en éclatais de rire, emportée par l’hilarité de ma maladresse, bientôt suivi par son propre éclat.

- « Désolé, c’est le problème des gens de petites tailles : on est plus loin du sol que les autres. C’est pas la première fois que ça m’arrive » lui confiais-je à travers mon sourire. Sourire qui disparut lorsqu’au loin je reconnu la voix froide d’Erika m’interpellant. Jetant un bref regard en arrière pour évaluer sa position, je me retournais finalement vers Dan’, assez déçue de ne pas pouvoir rester avec lui jusqu’à l’arrivée de la grande salle. Après tout, je savais Erika à l’affut du moindre comportement suspect de ma part, et bien sérieuse en ce qui concernait nos projets. S’il y avait bien une personne incapable de se laisser dérouter c’était bien elle, et en tant que sa plus proche amie, je savais qu’elle ne me laisserait jamais le loisir de n’en faire qu’à ma tête. Le prévenant donc que je devais y aller, je glissais ma main dans sa nuque, et caressait d’un geste bref sa joue de mon pouce avant de finalement lui tourner le dos, ne lui laissant qu’un doux « à plus tard » en guise d’au revoir.



Près d’une demi-heure plus tard, je me retrouvais comme chaque année assise à cette interminable table entourée des mêmes visages. Et bien que les histoires de vacances des uns et la cérémonie du choixpeau des autres aient pu paraître trépidantes à la préfète que j’étais, au fond, la seule pensée qui anima ma soirée fut que je maudissais la répartition de la pièce qui fit que la table des Poufsouffle était la plus éloignée des Serpentard.





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"My home is where you are" [PV Danyell & Serena]

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