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 « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany

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MessageSujet: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Mar 20 Aoû - 2:38


Serena & Danyell
Toute les histoires ont un début, voici le notre.



Écœurant. Depuis combien de temps maintenant observait il ce couple du coin de l’œil ? Plus du temps qu'il n'aurait fallu c'est certain, et assez pour le faire crier de l’intérieur. Tout se qu'il maudissait se présentait devant lui, des gens qui voulaient faire entendre au monde entier qu'ils étaient heureux à coup de langue fourré dans la bouche et qui n'aurait pas dit non à une banderole électrique clignotante pour attirer un peu plus l'attention autour d'eux. C'est qu'ils n'y allaient pas de main morte et il était persuadé au fond qu'ils pensaient plus à se que pensaient les autres qu'à se que pensait l'autre, comprendre par là que l’intérêt de la chose était de se montrer et pas vraiment de faire plaisir à son compagnon, si ce n'est de nourrir son ego à coup de regard envieux. Merci bien! Il faisait donc partie des élèves assis dans le cours, contraint d'assister au massacre sous les yeux brillants de certaines élèves de première années, déjà impatiente elles aussi d'être à la place de leur ainé sur ce banc accompagné d'un beau mâle qui leur roulera des patins de qualités.

Ce n'était pas un bon jour, à ce non. Le soleil avait beau briller tout la haut, les manches être relevé... Même la bonne humeur ambiante et le plaisir de savoir que les cours étaient bientôt fini n'avait eu raison de la mauvaise humeur de Danyell Bishop qui avait toujours trouvé cette période de l'année particulièrement calamiteuse.

N'avait il rien de mieux à faire que d'observer ce couple particulièrement vorace? Il fallait croire que non. Cette sixième année se clôturait comme elle avait commencé : calmement et sans grand intérêt. Il n'y avait guère que son amourette avec Philomena qui trouvait grâce à ses yeux, et encore on avait connu plus palpitant. Pas vraiment sympa ça, l'espace d'un instant il s'en voulu. Philly était une chouette fille, un amour même, avec qui il avait passé six jolies mois. Voilà, ils avaient été jolies, voir gentils ces mois, pas palpitant mais... Gentils... Et il avait sincèrement été heureux à ses côtés même si l'étincelle n'avait jamais vraiment été là. Au diable Charlie McCarthy qui avait du casser quelque chose quelque part en lui, l'empêchant à jamais de pouvoir profiter dans le future d'une quelconque autre relation, il en était profondément persuadé. Et pourquoi diable était il en train de penser à elle ? Par Merlin se qu'il pouvait être stupide des fois !

Desserrant légèrement sa cravate jaune et remontant les manches de la chemise légère qu'il portait, Danyell se décida enfin à partir. Empoignant son sac qu'il balança derrière son épaule, il jeta un regard remplis de mépris au couple qui de toute manière était bien trop occupé pour faire fi d'un spectateur mécontent du spectacle. La fraicheur du château lui fit le plus grand bien, château de toute évidence boudé par une bonne partie des élèves bien décidé à profiter des beaux jours. Pour sa part il ne savait pas encore se qu'il allait faire mais se terrer dans les dortoirs des Poufsouffle, un bon livre en main, lui paraissait être une idée plutôt séduisante. D'accoutumé il aurait lui aussi préféré se poser dans un coin du parc mais une mauvaise rencontre aurait raison de ses nerfs fragiles et il ne voulait pas risquer d'entrer en conflit avec qui que ce soit.

Le couloir était vide, ses pas raisonnaient étrangement dans l’allée et Danyell soupira, passant une main derrière sa nuque qu'il massa un instant avant de ralentir la cadence. Il n'était plus seul, quelqu'un venait ou s'était arrêté à quelques mètres mais il l'entendait distinctement : Des hauts le cœur discret et presque imperceptible, quelqu'un pleurait silencieusement persuadé peut être que personne ne serait témoin de son chagrin. S'avançant prudemment, il finit par la croiser. La dans un coin, la silhouette éploré de la jolie Serena. Regardant à droite à gauche, embêté et maladroit, le Poufsouffle finit par s'agenouiller en mordant sa lèvre inférieur. Qu'est se qu'on était censé dire à une fille en train de pleurer ? Il ne voulait pas paraitre bateau, ça l’énerverait, alors aussi naturellement que possible il la questionna.

- Qu'est se qui se passe?  

Pas de "Tu vas bien?" inutile, il n'y avait pas la place pour les questions idiotes. Si Serena était aussi blême c'était que quelque chose n'allait pas il était bien décidé à en connaitre la raison.


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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Mar 20 Aoû - 3:55


Danyell & Serena

"Toutes les histoires ont un début, voici la notre "

Par Merlin, je déteste l’arrivée des beaux jours ! Endurer les regards lubriques de ces satyres à peine déniaisés le sourire aux lèvres, supporter la chaleur et les jours qui se rallongent, ne plus avoir une minute à soi parce qu’il faut constamment traîner dehors, et « profiter ». Oui, je déteste l’été, et tout ce qu’il représente. Notamment la fin de l’année. Ce moment où il me faut rendre le masque de Pendragon pour reprendre les couleurs des Bogart, et l’anonymat qui va avec. Car voilà mon comble : alors qu’ici, dans ce château, les gens m’admirent, et se bousculent vers moi, auprès de ma soi-disant famille, le fossé se creuse constamment. On oublie toujours mon nom, ma provenance. La branche de l’arbre trop éloigné de l’arbre lui-même pour que dernier se souvienne qu’il la porte. Et ma haine ne cesse de croître avec leur indifférence, avec leur mépris. Aux dernières vacances, tandis que nous fêtions les fêtes de fin d’année auxquelles j’assistais rarement, je dus même supporter de voir mon père, toujours prisonnier à Azkaban pour un crime endossé, se faire railler publiquement. Où est-il donc désormais le Gallois ? Quoi, vous ne saviez pas ? Il a endossé aux yeux de la justice les crimes de l’héritier Bogart. Des éclats de rire. Ma main sous la table. Ma fourchette que je plante dans ma cuisse pour ne pas exploser de rage.

Je les tuerai tous. Dès lors que j’aurai le pouvoir, je les ferai tous exécuter ! Et ce sera là une occasion supplémentaire de me faire bien voir des autres. Des autres que je réduirais à néant au même titre ! Je bouillonne de rage. Il faut que je sorte, que je parte. Assise au milieu de la salle d’étude, je me redresse vivement sous les regards étonnés de mes « amies ». Ces dernières me demandent en riant ce qu’il me prend. J’affiche un sourire éclatant et un air maladroit avant de leur confier avec un petit clin d’œil complice que j’ai rendez-vous avez un Poufsouffle qui me plait depuis longtemps, mais que c’est un secret. Je me fais aussitôt sifflée. On me souhaite bonne chance, d’autres l’air plus pessimistes ajoutent que je n’ai pas à m’en faire, mais avant même d’avoir pu juger de l’inutilité de leurs paroles, je suis déjà dehors, mon sac sur l’épaule. Un rencard avec un Poufsouffle ? Sérieusement j’aurai pu trouver mieux comme excuse. Je fronce légèrement les sourcils avant de passer délicatement le revers de ma main à l’orée de mon front. Il va falloir que je sois plus créative à l’avenir, que je renforce mon jeu. Après tout, je n’ai pas le droit à l’erreur ! Je me dois d’être parfaite, de poursuivre sur cette lancée qu’est la mienne depuis désormais huit longues années.

Et finalement, à présent que je ne suis plus sujette aux jacassements intempestifs des filles de ma maison, une bouffée d’optimisme me rappelle que qui dit nouvelle année, dit également une année victorieuse de plus en ce qui me concerne. De quoi redonner un peu plus d’éclat à mon sourire.
Soudain, alors que je longe les parvis entourant la cour, mon regard se porte sur la silhouette élancé d’un homme à la chemise négligemment nouée et dont l’expression semble des plus contrariée. Danyell Bishop, dans toute sa splendeur. Je m’arrête dans ma propre marche, et regarde de loin son dos s’éloigner tandis que dans ma tête, je me repasse ce pourquoi ce garçon m’intéresse. L’ex de Charlie McCarthy. L’homme qui la déteste sûrement le plus à Poudlard. Un parfait Némésis à mes yeux, et qui au fond se trouve également être à mon goût. Dans mon esprit tout s’enquille alors avec une rapidité étonnante. Cela fait des semaines que je tente de faire taire les rumeurs entre Audric et moi. Je viens de parler d’un Poufsouffle qui me plait à mon groupe. Danyell Bishop n’a pas de petite amie (du moins selon ce que j’en sais). Il déteste Charlie. Je n’hésite plus une seule seconde et coure dans la direction d’apparence opposée à la sienne comme une dératée. Les murs blancs de l’école défilent à toute vitesse devant mes yeux, et c’est donc grâce à mes seuls réflexes que je parviens à emprunter le passage se trouvant derrière la tapisserie face à la loge du concierge pour rejoindre le fond du couloir où je devine d’ici des bruits de bas. Ne perdant rien de mon allure, je tire de ma besace une petite fiole bleue dont j’avale aussitôt le contenu avant de me laisser choir sur le sol. A la seconde qui suit, je sens ma gorge qui se serre, mes yeux qui s’humecte de petites larmes salées. Je tente de me contenir, histoire de garder un peu de dignité, car après tout la première fois que j’ai pris cette potion, j’étais dans un tel état que l’on aurait pu croire que je venais de perdre toute ma famille ! Je me mordille doucement l’intérieur de la joue, et contrôle enfin parfaitement mes pleurs.


Pendant un temps, je commence à paniquer à l’idée qu’il ne vienne pas. Ou d’être découverte par une autre personne. J’ai couru tellement vite que ma tête me tourne légèrement, mais finalement, malgré ce désagrément, tout s’apaise lorsque mes yeux brouillés de larmes croisent l’expression profondément désolée de l’homme que je désirais voir. Je le vois qui se mordille la lèvre inférieure. Une petite voix au fond de moi ne peut s’empêcher de trouver cela attirant, mais je la chasse presque aussitôt en prenant un air surpris de le voir, alors que sa voix chaude me demande ce qu’il se passe.

Ça se fait vraiment ça, de demander ce qu’il y a d’entrée de jeu à quelqu’un qui pleure et qu’on connait à peine. J’arque un sourcil interloqué, me disant que finalement j’en apprends tous les jours sur les relations humaines. J’ouvre alors enfin la bouche pour lui répondre :


« Je… » Ma voix se bloque dans ma gorge, et me passant avec douceur une main sur le visage je tente de reprendre contenance avant de reprendre, la gorge toujours secouée de sanglots, mais enfin claire. « Je suis désolée que tu m’aies vu comme ça. Ne t’en fais pas, ça va passer. Je… Je vais finir par me calmer, et… »

J’essuie une nouvelle larme avant de fermer les yeux. Merde, il faut vraiment que j’arrive à doser mes émotions, sinon, le pauvre Danyell va en avoir pour un moment. Me forçant à lui sourire tendrement, je le regarde désormais droit dans les yeux et prend une longue inspiration avant de finir enfin ma phrase.

- « De toute façon, je ne devrai pas pleurer pour ça, c’est vraiment idiot à mon âge… » Je rebaisse les yeux, honteuse, en essayant de feindre un léger rire, de ceux qui détendent sans vraiment laisser croire que l'on va mieux. Serena Pendragon a honte de s’apitoyer sur son sort. Mais heureusement, il semblerait que le prince soit arrivé à temps.




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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Mar 20 Aoû - 18:27


Serena & Danyell
Toute les histoires ont un début, voici le notre.



Agenouillé face à une Serena éploré, Danyell entortillait ses doigts nerveusement tandis qu'il luttait pour garder son calme, rester gentil et se montrer attentif... Il enviait sincèrement les patients, ceux qui arrivaient à écouter sans ciller les gens face à eux qui, agité de sanglots, peinant à articuler trois mots qui se résumaient souvent à "ce n'est rien". Mais c'était trop pour Danyell, beaucoup trop, qui après avoir passé une main derrière sa nuque la plaça devant sa bouche, son coude contre son genoux accroupie, se forçant de tourner trois fois sa langue dans sa bouche avant de prendre la parole. Il finit par étirer ses doigts devant lui en reprenant son souffle et répondit en regardant Serena dans les yeux.

- Bon de une si tu chiales c'est pas rien, donc on va arrêter ça tout de suite. On est tous d'accord ici pour se dire que si je t'ai posé la question c'est que ça me dérange pas d'écouter ce que t'as à me dire en retour, ça c'est pour le bateau "non mais je t'assure ça va" que t'allais me sortir. Après deux possibilités tu parles ou tu te tais mais tu essayes de te calmer.

Il était dur. Bon dieu pourquoi ne pouvait il pas s'exprimer correctement comme tout le monde... Son manque de délicatesse lui valait bien des soucis mais il ne savait pas dire les choses autrement. Le fait est que le monde l'ennuyais, les gens l'agaçaient, il n'y avait rien à faire c'était comme ça. Toutes leurs réactions si prévisibles, leurs manières de faire ci comme ça, ça comme ci. Il aurait presque préféré qu'elle l’envoi balader, finalement ? Peut être, il n'en savait rien. Il n'aurait pas insister en tout cas, du moins il imaginait... Il fallait vraiment qu'il se calme.

- ... S'il te plait.


Ajouta t'il comme si cela allait excuser la brutalité de ses propos de tantôt avant de reprendre.

- Et si tu te tais parce que tu veux pas m'en parler, on sort faire un tour dans le parc pour te changer les idées et on oublie.


Ajouta t'il un peu plus calmement, cherchant un nouvel équilibre sur ses jambes avant de passer sa langue sur ses lèvres, tic nerveux qu'il exécutait à chaque fois qu'il cherchait à retrouver son calme et mesurer ses paroles.

Serena était une belle fille. C'était bien fâcheux de se trouver tout à fait démunis devant elle mais c'était un fait, elle était charmante et il l'avait souvent pensée. Il restait un homme dont le cœur s’emballait un peu trop promptement devant les jolies demoiselles ce qui lui avait toujours causé bien du tord d'ailleurs... Le fait est qu'il ne savait absolument pas s'y prendre, il n'avait jamais su et on le lui avait reproché. Un peu rustre, pas assez délicat, la seule à qui il s'était entièrement dévoilé lui avait brisé le cœur et il n'était pas prêt de faire deux fois la même erreur. Si ça n'avait pas marché avec Philly, c'est bien qu'ils étaient plus amis qu'amants, il fallait se mettre à l'évidence que se tenir la main n'était pas suffisant pour dire qu'on était en couple. Bref... Il s'éloignait considérablement du sujet actuel : Serena.

Il y avait quelques chose de surréaliste à la voir pleurer la. D'accoutumé si joyeuse à l'époque il s'était méchamment mis à pensée qu'on avait du lui retirer les glandes lacrymales. Toujours souriante, toujours présente... Il ne savait finalement que peu de chose d'elle ne la côtoyant essentiellement qu'au club potions qu'elle avait créer avec ce préfet d'Audric Saddler, mais petit à petit il s'était laissé amadoué par cette resplendissante jeune fille a qui on ne pouvait refuser grand chose. Il devait bien être un nigaud de première pour tomber dans le piège comme ça, enfin il n'était pas à ça prêt.

Réalisant quelques chose, Danyell fouilla dans son sac pour en tirer un paquet de mouchoir qu'il tendis maladroitement à Serena, partis presque pour lui fourrer dans la main sans demander de reste à la base mais réalisant que ça ne devait pas être bien délicat. C'est qu'il commençait à faire des efforts...


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Dernière édition par Danyell L. Bishop le Jeu 22 Aoû - 15:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Mer 21 Aoû - 2:54


Danyell & Serena

"Toutes les histoires ont un début, voici la notre "

Je pensais le jeune Bishop du genre tendre et attentionné. On m’avait parlé de lui comme d’un type nerveux, mais qui apparemment était une vraie crème avec les filles. Autant dire que sa réaction ne manqua pas de me surprendre. En effet, cette dernière balayait complètement l’idée que je m’étais faite de lui, et bizarrement, alors qu’en général je fuyais les imprévus comme la peste, celui-ci me poussa à me montrer d’autant plus curieuse que je ne l’étais envers mon confident qui n’avait apparemment qu’une hâte : que j’arrête de pleurer ! Pourtant, le jeune homme sembla prendre conscience de son comportement quelque peu brutal, et commença à s’attendrir légèrement en me lançant un s’il te plait qui avait tout d’un « pardon ». Il acheva en m’assurant que même si je ne voulais pas parler, on pourrait toujours faire un tour dans le parc.

J’arquais un sourcil surpris tout en ne cessant de le regarder. La stupeur que sa réaction m’avait provoquée avait eu sur la potion un effet bloquant qui, bien que me gardant les yeux humides, me délivra de cette impression de pouvoir pleurer à m’en sécher les glandes lacrymales. La bouche légèrement entrouverte, je finis par tirer l’un des mouchoirs du paquet qu’il m’avait tendu, en lui soufflant un « merci » des plus chaleureux.

Je tamponnais délicatement mon visage et mes cils du tissu cellulose avant de ranger se dernier en boule au creux de ma main. Volontairement, je laissais passer un ange afin de reprendre parfaitement mes esprits, et de laisser naître un léger sourire sur mon visage. Un sourire légèrement moqueur, mais surtout empli de reconnaissance qui s’accordait parfaitement avec le ton de ma voix.


- « Je ne sais pas si tu es toujours aussi « délicat » quand tu consoles une fille mais… Au moins je dois reconnaître que maintenant que tu es là, je me sens mieux. » Mon sourire s’étira un peu plus, tandis que je venais plonger le bleu de mes yeux dans ses prunelles couleur ébène. Sa gêne était palpable, et j’étais désormais presque certaine à force d’observation que son ton bourru et ses gestes gauche provenaient en vérité d’une certaine maladresse caractéristique. Ça avait quelque chose d’attendrissant. Ça me changeait surtout de tous ces imbécile s’étouffant de confiance et qui gâchait le peu de mémoire qu’ils avaient à apprendre des mots mièvres sans aucune sorte d’intérêts, tous plus ennuyeux les uns que les autres. Je finis par me relever, passant une mèche derrière mon oreille avant d’essuyer une dernière larme venue poindre sur mes joues. M’adossant au mur derrière moi sans jamais couper court à notre contact visuel, je répondais alors à la demande qu’il m’avait formulé.

- « Ce n’est pas que je n’ai pas envie de t’en parler mais… Disons c’est un peu gênant même si finalement après que tu te sois intéressé à moi c’est bien la moindre des choses que je puisse faire…» Je baissais mon regard afin de lui faire sentir ma gêne, ma honte, mon conflit intérieur. A savoir parler ou ne rien dire. Il voulait tout savoir. Et moi je le voulais lui. Je voulais capter son attention, son esprit. Le toucher de telle façon qu’après m’avoir entendu il voudrait en entendre davantage. Mon esprit tournait à cent à l’heure entre la conviction que je mettais dans mes actions et ma réflexion qui tentait de se trouver une bonne raison pour avoir pleuré ainsi. Evidemment, très vite, le nom de Charlie McCarthy vint me sauter au visage, et c’est donc après avoir pris une longue inspiration que j’entrouvris à nouveau la bouche afin de lui exposer le sujet de ma peine.

- « J’aime aider les gens. Je m’en fiche si souvent on me traite de fille naïve et un peu légère à cause de ça, tout ce que je veux c’est pouvoir apporter quelque chose aux autres, et… Il se trouve que j’ai l’impression que ça dérange une fille de mon entourage. On n’est pas amies elle et moi, et… Je déteste dire ce genre de trucs mais je crois même que je ne l’apprécie pas beaucoup, et que c’est réciproque. Je reconnais qu’il m’arrive parfois de la provoquer mais elle, ses mots… On dirait qu’elle les aiguise de façon à ce que ça fasse plus mal encore. » Je fronce légèrement les sourcils, reprend une longue inspiration pour calmer ma gorge toujours quelque peu serrée et continue dans mon rôle de la jeune éplorée vidant son sac. Danyell est suspendu à mes lèvres, il ne bouge pas durant tout le temps que dure ma tirade, à tel point que je me demande une seconde si je ne suis pas en train de l’endormir. Un regard dans sa direction me rassure que non. Je continue alors avec un peu plus d’assurance cette fois-ci.

- « Ce ne sont que des mots, des insultes, des provocations gratuites, mais il n’empêche qu’à la longue elles deviennent fatigantes, et de plus en plus blessantes. Alors, même si c’est assez puéril de pleurer comme ça pour de simples mots, aujourd’hui je crois que cette maudite Serdaigle a enfin fini par atteindre son but ! Elle a vraiment fini par me faire mal. » Alors que j’avais presque craché ma phrase précédente, la dernière est presque murmurée. Je soupire à nouveau en me mordillant la lèvre inférieure, ramenant un bras vers ma hanche, tandis que mon autre main le tien par le coude.

Je le laisse donc ainsi découvrir une Serena un peu plus…amère qu’à l’accoutumée. Une Serena froissée, en proie à des sentiments plus sombre. Peut-être plus « humaine » aussi, car il est certain que la seule facette de moi qu’il doit pouvoir connaître est celle de la rayonnante étudiante semblant si insouciante. Je casse volontairement cette image pour mieux l’inviter à entrer dans ma sphère, pour qu’il puisse enfin voir au-delà du premier masque.








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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Jeu 22 Aoû - 14:47


Serena & Danyell
Toute les histoires ont un début, voici le notre.



Quoi que douteuse, sa méthode paru porter ses fruits. Si Serena avait toujours les yeux humides, elle avait tout de même cesser de hoqueter, un self-control qu'il ne pouvait qu'admirer. Au moment ou elle le remercia, il fut surpris par ce ton chaleureux en inadéquation totale avec son état. Il n'était pas au bout de ses surprises avec ce genre de fille visiblement... Il commençait à se dire qu'il venait de la prendre sur le fait dans un instant de faiblesse rare, elle qui devait d'habitude sûrement contrôler sa vie de A à Z, de ses sourires à ses arquements de sourcils, tout était sûrement calculé et réfléchis au préalable. Assez effrayant, mais la voir pleurer la rendait alors plus humaine et il ne pouvait que flancher en voyant ce regard baigné de larmes. Quelques part c'était rassurant de la savoir capable d'être touché par quelque chose... Jusqu'alors il se demandait bien se qui aurait pu faire flancher Serena Pendragon. Indubitablement cela forçait sa curiosité.

De sa voix chaude et mélodieuse, elle reprit le cours de leur échange, elle ne manqua pas de souligner d'un trait rouge le manque de délicatesse du garçon mais avoua se sentir mieux maintenant qu'il était la. Souriant maladroitement face à cette remarque, il fit une sorte de geste avec ses mains qui revenait à dire à voix haute un "Tant mieux alors". Et maintenant ? Ils étaient plantés la, dans un couloir désert et pour sa part il n'avait aucune idée de comment poursuivre cette échange étrange. Pour ça non plus, il n'était pas très doué, c'était un fait... Bon dieu au final il n'était doué pour pas grand chose en matière de rapport humain.

Se relevant en même temps qu'elle alors qu'il réajusta sa chemise et sa cravate nerveusement, il désigna le visage de la jolie Serpentard du doigt mais celle ci avait déjà sentis une dernière larme roulé le long de sa joue qu'elle fit disparaitre d'un coup de main élégant. Rangeant donc cette main suspendus dans sa poche mine de rien, il racla sa gorge en retrouvant un équilibre, se demandant maintenant ce qui était le mieux à faire. Après tout il lui avait proposé une balade dans le parc pour se changer les idées... Il avait vraiment osé faire ça ? Devait il relancer la proposition ou bien s'en aller en lui souhaitant d'aller mieux ? Enfin, ne se posait il pas trop de questions sincèrement ?

De toute manière Serena le sauva d'embarras en reprenant la parole, il redressa alors un peu le menton en relevant un sourcil, signe qu'il écoutait. Visiblement la raison était gênante et avec un préambule de la sorte la porte de l'imagination était grande ouverte vers des hypothèses plus farfelues que les autres. Il espérait juste que la raison ne soit pas trop idiote... D'une part il avait placé Serena sur un certain piédestal donc il espérait qu'elle avait une bonne raison de se mettre dans tous ses état, de deux parce que si la raison s'avérait être dénué de sens (a ses yeux) il risquait d'être fort maladroit et bien désagréable. Cela entrainant de mise la chute de la belle sur son échelle de tolérance. Il avait donc toute son attention actuellement et il se taisait, en position d'attente, observant la Serpentard. Très théâtrale tout ça, la belle qui baisse les yeux au sol à la recherche de ses mots, les quelques secondes nécessaire pour mettre de l'ordre dans ses pensées et ménagé un suspens intense... Ah il n'y avait pas à dire elle savait s'y prendre, mais Danyell était impatient et il aurait presque voulu claquer ses doigts devant ses yeux pour lui rappeler que le seul spectateur à l'heure actuel c'était lui et qu'il n'était pas dupe.

Heureusement il n'eut pas à faire ce geste qui aurait choqué les plus grands gentleman du pays. Serena lui appris rapidement les raisons de son état et Danyell les trouva louable. Elle s'exprimait avec une sincérité touchante, sans artifices et elle allait droit au but cette fois en lui révélant l'histoire de cette fille en désaccord avec sa manière d'être. Il fut d'autant plus surpris par la rage que semblait contenir sa camarade à la fin de sa tirade, un visage qu'il ne lui connaissait pas encore. Il ne savait pas encore qui était la bourreau en question, quand Danyell entendait "jeune fille de Serdaigle" il n'arrivait à penser qu'à une seule personne et il ne voulait juxtaposé les deux.

- Écoute, je vais être honnête je suis nul pour ce qui est de donner des conseils ou tout le reste enfin tu vois, faudra te contenter de se que je vais te dire la.

L'avertis t'il avant de pincer ses lèvres, regardant un peu ailleurs pour aller chercher ses mots et revenant de suite vers Serena.

- Moi aussi j'ai entendu des trucs plutôt dégeulasse pour ma pomme,  je veux dire des types a qui tu plairas pas ça existe et il faut s'y faire. Donc qu'est se que c'est cette fille par rapport à tout les autres que t'aide la, et qui t'en sont redevable ? J'ai envie de dire pas grand chose mais bon je comprend, je comprend parce que je suis pareil je retiens le négatif de tout jamais le positif...

Marquant une courte pause, il finit par avoir un espèce de rictus nerveux et se rendant compte de l’absurdité de cette analyse avant de reprendre.

- Du coup je me dis que tout ce que je raconte la ça a pas grande importance. Mais bon, des fois ça fait du bien quand même d'entendre des trucs comme ça. Tout ça pour dire que t'es une fille bien Serena, ça serait dommage que t'en doute, ou que cette fille la dont je connais pas le nom t'en fasses douter. C'est qui d'ailleurs?

Il n'avait pas pu s'en empêcher, quitte à arriver avec des gros sabots autant pousser la porte et ne pas juste faire entendre ses pas. Tant pis si elle ne voulait pas lui dire après tout, mais si il pouvait s'en tirer avec un nom ca n'était pas de refus.


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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Sam 24 Aoû - 2:21


Danyell & Serena

"Toutes les histoires ont un début, voici la notre "

Autant le dire honnêtement, j’allais de surprises en surprises avec ce garçon. Pas tellement vis-à-vis de ce qu’il me disait et qui, en soi, était un peu bateau, un peu gauche. A l’image de sa timidité naturelle. Non, ce qui me surprenait le plus chez lui, c’était cette petite étincelle que ses grands yeux compréhensifs et son demi-sourire faisaient naître en moi. C’était… Une émotion particulière, comme si un tout petit bout de moi vivait sincèrement ce moment avec lui. Et cela me troublait. Au cours de mes huit années passées ici, j’avais eu droit à presque tous les discours : les types sûrs d’eux, beaux garçons, et populaires se disant qu’il est d’une claire évidence que je les désire, les mecs comme les autres tentant de mettre en avant le moindre petit quelque chose qu’ils ont en plus, les timides qui suent et tremblent dès qu’ils ouvrent la bouche devant une personne de sexe féminin, bref, j’avais tout vu. Et finalement Danyell Bishop n’avait en apparence rien de plus que tous les autres passés avant lui, alors pourquoi ? Pourquoi lui ? Etait-ce un effet de la potion ? Non. Je l’avais suffisamment utilisée pour savoir que cette dernière n’avait que des effets physiques, comme un oignon que l’on aurait épluché trop près de ses yeux. Un effet secondaire ? A étudier, bien que j’en doute fortement.

Non, c’était aussi mystérieux qu’incroyable. C’était léger. Mais c’était là. Et de cette petite étincelle, je me plus à boire ses paroles, à le dévorer des yeux, à vouloir qu’il ne s’arrête jamais. Mais il le fit en me demandant finalement de qui je voulais bien parler. Je le regardais profondément, pour finalement faire une petite moue dubitative.


« Euh… Tu sais… Je ne suis pas certaine que te le dire soit une bonne chose vu que… enfin si ce que l’on m’a dit à votre sujet est vrai… on peut dire que c’est quelqu’un que tu connais bien. Mais après je me trompe peut-être hein ! »

Je le regarde, tâte le terrain, joue plus vrai que nature le rôle de celle qui sent qu’elle s’est mise dans une mauvaise situation à tel point que de véritables tics nerveux me parcours. Mes lèvres se pincent discrètement, mes doigts s’enroulent autour de la lanière de mon sac et commence à en gratter le cuir.  Il ne peut que sentir mon malaise, ma gêne, quand soudain, toujours aussi crispée, je lui tends le plus ravissant des sourires, et tente de me défiler à l’anglaise derrière ce masque de princesse qui ne laisse de doute à personne.

Ecoute Danyell, je te remercie sincèrement pour… Pour tout en fait, pour t’être occupé de moi, pour tes mots, vraiment je suis sincère, ça me touche énormément, et je promets que je n’oublierai jamais ça. Et si un jour tu… Enfin si tu as besoin de vider un peu ton sac, n’hésites pas »

Comme d’un réflexe, ma main vient se poser son bras. Ce geste a beau être anodin pour beaucoup, ce n’est pas dans mes habitudes de me montrer tactile, de ce fait, je la retire presque aussitôt surprise à nouveau par ma propre réaction, et les joues en feu. C’est trois fois rien au fond, juste… Une petite erreur, un truc sans aucune valeur, mais je ne laisserai pas au doute ne serait-ce que la place d’un petit grain de sable. C’est de petites choses infimes que naissent les plus grandes erreurs, de ce fait, après lui avoir soufflé un léger « j’y vais », je prends mes jambes à mon cou et commence à partir dans la direction opposée d’un pas vif qui signifie à lui seul que je suis clairement en train de fuir. Mais il semblerai que le beau Poufsouffle n’en ait pas terminé avec moi…  



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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Dim 25 Aoû - 1:43


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Est ce qu'il venait vraiment de tenir un discours aussi bateau que rasoir ? Est ce qu'il venait sérieusement de confier que, pauvre de lui, il s'en était pris dans la figure lui aussi ? Il voulait pas qu'on sorte les violons non plus ? Mais quel idiot... Il était le premier à cracher sur ces paroles d'une banalité assommante  et il ne valait finalement pas mieux que les autres. Cela partait d'un bon fond pourtant, il aurait bien aimé réussir à sortir un truc intelligent mais le fait est qu'avec le recule il se rendait compte que ses propos étaient vraiment vain. Le genre qu'on entend à tout les détours de couloirs, ce style de phrases profondément débiles qui tombent tellement sous le sens qu'au fond on ne peut qu’acquiescer bien qu'elles ne nous atteignent pas vraiment tant elles ont l'air préfabriqué. Pourtant il y avait mis du sien, mais peut être ne pouvait on pas consoler quelqu'un sans tomber le cliché au final, a moins d'être sacrément fortiche ou de manier les mots à la perfection. Danyell n'était ni fortiche ni jongleur habile avec les mots.

Le fait est qu'il se rendait compte qu'il n'avait absolument pas envie de passer pour un idiot aux yeux de Serena. Il l'imaginait déjà se dire qu'il avait bon fond le pauvre petit mais qu'il manquait sérieusement d'allure et de conversation. Il aurait bien voulu lui montrer le contraire, mais comment ? Il n'avait pas grand chose à dévoiler ou à prouver pour dire vrai, il pouvait mettre toutes les bonnes volontés du monde qu'il resterait au final le même. Il était assez transparent en fin de compte, pas mystérieux pour un sous, les gens arrivaient bien trop vite à le cerner et ça l'agaçait profondément de se savoir si... Lisible... ? Alors il imaginait bien qu'une fille comme la Serpentard face à lui l'avait déjà catégorisé, il avait beau affirmer qu'il se moquait éperdument de se que pouvait penser les autres sur lui aujourd'hui c'était au fond un grand mensonge, il ne pouvait que se poser la question : Que pensait elle de lui ?

Enfin... Après une moue dubitative des plus charmante, son interlocutrice repris la parole, un brin hésitante et en quelques secondes elle confirma ses doutes... Qui d'autre que Charlie McCarthy ? Qui d'autre ? Elle était bien la seule qui pouvait répondre à cette description du "enfin se qu'on m'a dit est peut être faux" puisque leur relation relevait dans les couloirs de Poudlard plus du mythes que de la réalité aux yeux de certains, tant aujourd'hui les deux concernés cherchaient à cacher les preuves d'une quelconque idylle passé. Il ne voyait personne d'autre, à moins que d'autres rumeurs dont il ignorait l'existence circulait à son compte, Charlie demeurait la la seule à laquelle il arrivait à penser, pour changer... Sa vie se devait elle de tourner définitivement qu'autour d'elle ? C'était fatiguant.

Passant par toutes les étapes de la fille nerveuse, du "je me pince les lèvres" au "je tire sur ma sangle de sac" qu'il connaissait par cœur puisqu'il en était adepte, Danyell resta de marbre un petit instant de plus, le temps pour elle de filer à l'anglaise en l'invitant à devenir son épaule personnel en cas de besoin et en le remerciant d'avoir été la sienne le temps de leur entrevue. S'en allant après avoir posé sa main sur son bras, geste qui surpris le poufsouffle tant il n'avait pas l'habitude de ce genre de contact, peu tactile qu'il était, il suivit la jeune fille des yeux avant de lancer à voix haute.

- C'est Charlie c'est ça ?


Remettant son sac correctement sur son épaule, il s'avança vers la jeune fille qui le devançait maintenant de quelques pas.

- J'aime pas tourner autour du pot, dit moi si c'est elle.


Reprit il d'un ton assez froid qui le surpris lui même. C'est que parler de Charlie le plongeait forcément dans état qu'il voulait éviter et il semblait incapable de prononcer ce prénom sans ressentir une profonde colère. Il la savait capable de rabaisser les autres mais pour cela il lui fallait semble t'il toujours une raison. Il n'avait jamais vu Charlie s'attaquer violemment à quelqu'un par plaisir, elle était dédaigneuse, fière, mais pas adepte de la méchanceté gratuite. Alors si il s'agissait bien d'elle il voulait en savoir plus, c'était inévitable.


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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Dim 25 Aoû - 2:38


Danyell & Serena

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Je n’avais pas fait dix pas que derrière moi, la voix grave et assurée de Danyell m’interpella en me demandant, bien qu’il en fût déjà certainement persuadé, s’il s’agissait de Charlie. Je m’arrêtais net, sentant son corps se mouvoir vers moi tandis qu’étrangement, je sentais sa voix se teinter de colère. Une question m’interpella alors : cette colère venait-elle du fait que Charlie s’en prenne à moi, ou au contraire, du fait qu’indirectement, j’accusais son ex petite amie ? Ce doute était d’une grande importance, et en d’autres occasions, j’aurai certainement mûrement réfléchie ma réaction. Cependant, pour une fois, cette dernière me vint très naturellement. Levant les yeux au ciel, soupirant, je me retournais alors vers lui avant de lui dire d’une voix calme mais plus affirmée :

- « Oui. Puisque tu tiens tant à le savoir, oui, c’est elle. »

Je soupirais à nouveau de façon involontaire, la main toujours férocement accrochée à la lanière de mon sac. Le fait de ne pas savoir à quoi m’en tenir par rapport au changement d’attitude de Danyell devait certainement en être la cause, du moins, c’est ce que j’en déduisais. Me passant une main dans la nuque, évitant quelque peu son regard, j’émis un bref sourire qui n’avait de sourire que le nom tant ce dernier sentait l’amertume à plein nez, puis le laissait s’évanouir en même temps que ma voix se faisait quelque peu agacée. Je poursuivis alors :

- « Bon sang, je suis tellement… idiote, je sais vraiment pas tenir ma langue... »  Redressant mon regard vers lui, l’accusant presque de ce qui allait suivre, je m’allégeais désormais de ce fardeau minime qui me pesais sur le cœur. « Je suppose vu la façon dont tu réagis que maintenant tu vas me dire qu’elle a certainement de bonnes raisons de le faire ? »  

La prise. La prise que je tiens toujours habilement sur mes émotions se relâche, de façon infime, mais assez pour me regonfler légèrement les yeux. Je devine ces derniers toujours aussi rouge, et bien que cela ait été de ma propre initiative, je regrette désormais d’avoir usé de cette foutue potion. Il aurait mieux valu que je m’arrache quelques cils histoire de jouer le vrai, cela ne me poserai pas autant de complications à présent. Droite devant ce garçon qui m’attire autant qu’il ne m’alerte et me pousse à fuir, je me découvre une expression mêlant désolation et fierté. Quelque chose d’inédit pour moi. Quelque chose que j’innove sans vraiment savoir si je le contrôle de moi-même, ou si je le subis simplement. Cet entretien est en train de me déplaire. Je ne me sens plus en sécurité ici, près de lui. Mes jambes tremblent légèrement : j’ai envie de partir. De courir loin de ce regard interrogateur porté sur moi. Je suis pourtant sans faille. Toujours. En n’importe quelle occasion. Et pourtant, la voici cette faille, cette faiblesse. Elle se concentre en un attendrissant regard noir ornant le visage angélique de Danyell Bishop toujours accroché à mes mots. Mais que lui dire de plus ? Qu’ajouter à cette question acide qui empeste la fille blessée ? Peut-être, pour une fois, simplement la vérité.

Mon regard azur toujours vissé dans le sien, je m’avance. Doucement pour commencer, et finit par presser le pas sans même le vouloir pour rejoindre ses côtés. Superbe paradoxe lorsque je sais à quel point quelques secondes plus tôt mon désir de fuir me tiraillait. Ma voix se radoucit, mais mon regard n’a rien perdu de sa force. Il peut bien rester rouge, humide, il parle désormais pour moi. Pour ma colère. Pour mon sentiment d’injustice. Pour tout ce qu’il y a de plus mauvais en moi.


- « Tous le monde dans cette école me regarde comme une petite fille sage et amusante. Comme quelqu’un qu’on ne prend pas au sérieux, et au fond tu es certainement comme les autres, alors évidemment quand la gentille Serena se fait embêter, on s’imagine le pire alors que les choses sont simples. Je n’aime pas cette fille. Et elle ne m’aime pas non plus. Je ne sais pas quand notre petite compétition s’est transformée à ce stade mais maintenant… D’une certaine façon je crois qu’on se déteste elle et moi.

Et même si je te suis reconnaissante de t’être inquiété pour moi, de ne pas avoir continué ta route en faisant semblant de ne pas me voir… Je sais bien que maintenant que tu vois que je ne suis pas aussi parfaite qu’on veut bien le dire, tu vas partir complètement dégoûté, voir raconter ça à tout le monde… »


Je fronce les sourcils, et touche ma joue pour y découvrir une larme que je n’ai même pas sentie venir. Je la chasse rageusement, mais voilà qu’une deuxième s’en va courir sur mon autre joue. Je l’efface d’un revers de main, et ne peux retenir un « bon sang…»  jeté dans un murmure tandis que je réalise que je ne gagnerai pas contre ces satanées perles d’eau salées qui s’en vont de mes yeux sans que je ne puisse plus les contrôler. Par Merlin, mais qu’est-ce qu’il m’arrive aujourd’hui ?  





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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Dim 25 Aoû - 15:59


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C'était elle, évidemment, il fallait que ce soit elle, toujours. Durant quelques secondes une espèce de sourire aussi nerveux que désespéré se dessina sur ses lèvres, comme déjà las de devoir parler une énième fois de Charlie McCarthy, la fille qui lui avait brisé le cœur. Pourquoi fallait il toujours que sa vie tourne autour d'elle ? Est ce qu'il le cherchait inconsciemment ? Est ce qu'une force invisible le poussait à se retrouver dans des circonstances qui l’amènerait à parler d'elle ? Lui qui ne réclamait qu'une seule chose : l'oublier pour de bon. Mais la chose n'était pas aussi simple, et au fond son désir de vouloir l'oublier toute entière c'était un mensonge. Quand il disait qu'elle avait casser quelque chose en lui, qu'elle avait définitivement déréglé ses sentiments, il y croyait dur comme fer. Qu'il le veuille ou non finalement elle allait toujours le suivre, il en avait l'intime conviction bien qu'il aurait voulu avoir tord.

Voilà pourquoi entendre le prénom de Charlie le rendait toujours furieux, il avait l'impression d'être pris au piège et en venait toujours aux mêmes conclusion agaçante. Il se désespérait aussi de ne pas pouvoir la haïr comme il aurait voulu l'entendre, la preuve, il n'avait pas sauté sur l'occasion de pouvoir dire du mal d'elle quand Serena venait de confirmer l'identité de sa bourreau. La première chose à laquelle il avait pensé étant "quels étaient ses motivations?". Sinon la jalousie ? Serena était tellement bien sous tout rapports, bonne élève, impliqué dans la vie de l’école... La Serdaigle pensait elle qu'il n'y avait pas la place pour deux à la barre des fortes têtes ? Était-ce la une raison suffisante pour elle pour rabaisser la jolie Serpentard ? Cette situation l'agaçait profondément, il était nerveux et commençait à témoigner de l'impatience. A cet instant Serena se qualifia d'idiote, lui jetant un regard coupable avant de l'accuser de penser, à tous les coups, qu'il devait y avoir anguilles sous roches.

Merde mais... Quoi ? Il avait l'impression de tout faire de travers et il détestait qu'on l'accuse de quoi que ce soit. Ouvrant la bouche avant de tiquer d'agacement, regardant ailleurs en sentant que son corps frémissait de colère, son cœur commença à s'emballer méchamment tandis qu'il remettait ses cheveux en place d'un coup de main particulièrement nerveux.

- J'ai jamais dit ça putain...

Siffla t'il entre ses dents comme pour lui même, à la manière d'un enfant qu'on accusait d'une faute qu'il n'avait pas commis, ou presque. Son regard était fuyant, ses gestes de plus en plus brusque et il décida de ranger ses mains derrière sa nuque pour éviter de continuer à les agiter inutilement tout en écoutant la jeune fille devant lui. Il aurait voulu intervenir, milles fois même, mais elle tenait le bon bout et continua sa tirade jusqu'à se qu'une larme vienne rouler sur sa joue... Puis une deuxième... Et... Oh non... Desserrant ses mains, ses dernières virent enserrer Serena qu'il ramena à lui dans ses bras, caressant maladroitement ses cheveux sans trop savoir quoi faire.

- Bordel qu'est se que vous avez tous à vouloir penser à ma place, est ce que j'ai l'air de penser un truc pareil ? Est ce que j'ai franchement la touche du type qui va adorer raconter le fait que Serena n'est pas parfaite ? C'est que t'as rien compris sur mon compte, sérieusement !

Le geste était en inadéquation totale avec ses paroles qui la fustigeait. Il la tenait contre lui mais semblait furieux en même temps qu'on lui prête des mots ou des intentions qui n'avait même pas effleuré son esprit. Elle était aussi fatigante qu'attirante au final.

- Des gens que j'aime pas j'ai pas assez de doigts pour les compter, alors tu vas pas te mutiler parce qu'il y en a une que tu peux pas encadrer ! Que tu sois pas parfaite c'est pas un mal, c'est rassurant ! Donc t'es gentille mais arrête de pleurer, ok ? J'aime pas ça.


Conclut il alors qu'il la retenait toujours contre lui, desserrant un peu l'étreinte en tapotant le haut de sa tête. Un geste ridicule qu'il n'assuma pas le moins du monde... Se qu'il pouvait être fatiguant lui aussi, finalement il faisait un bon duo.



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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Lun 26 Aoû - 3:07


Danyell & Serena

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« J’ai jamais dit ça putain ! ». Je fronçais légèrement les sourcils à l’entente de ces mots, les yeux encore inondés de larmes. Avait-il vraiment besoin de s’énerver de la sorte ? Ne pouvait-il pas simplement me dire avec douceur que j’avais tort, et que j’avais porté un jugement hâtif le concernant ? S’il avait fallu que je me montre sous mon vrai jour à cet instant, j’aurai certainement hurlé de plus bel, mais Serena Pendragon ne ferai jamais ça. De ce fait, je me contentais de garder les yeux au sol en tentant tant bien mal de calmer mes sanglots, quand soudain, le geste qu’il eut vers moi m’arracha un léger hoquet de surprise, et m’enflamma le visage plus encore qu’il ne l’était.

Que faisait-il ? Pourquoi… ? Le souffle coupé, je me trouvais désormais en une position qui m’était bien inhabituelle. Le menton et les mains posées contre le torse de Danyell Bishop, je pouvais désormais sentir la chaleur de son bras qui me pressait contre lui tandis que l’autre me caressait tendrement les cheveux. Mes paupières se fermèrent et s’ouvrirent à toute allure, complètement sous le choc de ce revirement de situation. Dans le même temps, je percevais désormais de manière bien distincte le ton enflammé de sa voix me criant qu’il en avait assez de voir les autres prétendre pouvoir penser à sa place, et me demander s’il ressemblait vraiment au genre de types qui se jetaient sur la moindre occasion de cracher sur le compte de quelqu’un. Plus troublée encore, je sentis un mince
« Non » franchir la barrière de mes lèvres, tandis que légèrement honteuse, je laissais mon front retomber contre sa poitrine. Mince, j’étais clairement en train de laisser ce garçon plus jeune que moi me faire la morale, et même pour Serena Pendragon, cela n’avait rien de drôle. Enfin, lorsque d’un ton plus calme il m’ordonna d’arrêter de pleurer, comme si ses mots avaient été en parfaite adéquation avec mes émotions, je sentis les larmes s’arrêter d’elles même tandis qu’il se desserrait légèrement de moi. Je sentis sa main tapoter le haut de ma tête, et me fis alors l’inutile réflexion qu’il était vraiment plus grand que moi malgré les trois années qui nous séparaient.

Je trouvais ce geste un peu niai, un peu stupide, et dans le même temps, je me sens me tendre de ce contact, au point de mettre un certain temps à réaliser que mes mains avaient agrippés le tissu de sa chemise depuis un bout de temps déjà. Je le relâche vivement, bien que toujours ancrée à ses bras. Par Merlin, de quel genre de maléfice a-t-il usé sur moi ? Pour quelle raison me sentais-je si troublée par sa présence, par sa proximité ? Il faut que je m’en aille, que je m’arrache de là au plus vite. J’ai le visage en feu, et tandis que son regard trouve le mien, je me sens si blême que j’ai la sensation que mes jambes vont me lâcher quoi que je décide de faire. Partir. Fuir. Je n’ai plus que ça en tête, tandis qu’au plus profond, une toute autre idée, non… Une toute autre envie voit le jour. Je n’arrive pas à décoller mes yeux des siens, le détaille à n’en plus finir. Et soudain, je ne sais plus ce que je fais. Je ne calcule plus. Ne pense plus. Je n’ai plus le contrôle sur rien. Mes mains qui s’étaient enhardies de l’avoir lâché viennent à présent cueillir son visage avec douceur, se synchronisent à mes pieds qui se dressent sur leur pointe pour me faciliter l’accès à ses lèvres que je joins aux miennes pour un baiser d’une tendresse que je n’ai jamais offerte auparavant. A personne. Cela ne dure que quelques secondes, juste le temps de goûter à ce désir soudain, et de lui murmurer un
« merci » presque gémissant, et la magie s’envole. Me ramène à la réalité.

Je me sens blanchir, et m’écarte alors subitement, les yeux ronds comme des billes. Mais qu’est-ce qui m’a pris au juste ? Pourquoi ai-je fais ça ? Pourquoi en ai-je ressenti le besoin ? Qu’importe les manipulations, je sais que son sang n’est pas pur. Je sais qu’il ne vient pas de Serpentard. Et par-dessus le marché je sais que je suis plus âgée que lui. Tout était là pour que je puisse me lier à lui sans trop de risques, sans devoir m’engager sur un terrain glissant alors par tous les Diables, par quel espèce de magie en suis-je arrivée à faire ce que je viens de faire ? A en avoir envie au point de ne pas avoir su me contenir ? Et finalement, le pire dans tout cela, c’est que je n’arrive même pas à vraiment le regretter. Replaçant rapidement une mèche derrière mon oreille, je mets fin à notre contact visuel, me trouvant désormais face à un Danyell aussi étonné que moi, pour finalement lui dire d’un ton à la fois désolé et très sérieux.


- « Pardon, je n’aurais peut-être pas dû, c’était inconvenant. Mais si tu te poses la question… Sache que je ne le regrette pas. Et aussi, je te remercie pour...Tout en fait. Pour tout ce que tu viens de dire. » Un sourire gêné vient forcer la barrière pourtant toujours impeccable de mon visage, tandis que, désormais un peu plus détendu, je lui confie un trouble qui n’a finalement rien de faux. Pour mon plus grand damne.

- « C’est la première fois que ça m’arrive, que je me sens si bien grâce à quelqu’un. Promis je ne pleurerai plus. »









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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Mar 27 Aoû - 21:06


Serena & Danyell
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Qu'est se qui se passait au juste ? Tout d'un coup Danyell ressentait comme une gêne, une ambiance étrange et quelque peu pesante, une de ces situations dont on avait envie de sortir parce qu'on ne les comprenait pas spécialement mais on sentait que quelque chose se tramait. Elle se tenait devant lui, aussi rouge que le blason des Gryffondor, toute penaude et fragile, et lui, grand dadais, planté devant elle sans savoir que dire ni que faire, penaud à souhait. Leurs regards se rencontrèrent alors, le Poufsouffle eut le réflexe de mirer ailleurs un court instant avant de revenir planté ses yeux dans ceux si clair de la Serpentard. Bon dieu qu'est se qu'elle lui voulait ? Pourquoi elle le regardait comme ça ? On aurait dit qu'elle... Et c'est se qu'elle fit.

Ses mains si fines se posèrent sur son visage tandis que ses lèvres rencontrèrent les siennes tout aussi délicatement, son cœur rata un battement tandis alors qu'il gardait les yeux grand ouvert, ahuris. C'était une surprise, c'était le moins qu'on puisse dire, une surprise et de taille, si bien qu'un court instant il ne pense plus à rien, bien trop perturbé par ce qui était en train de se tramer. C'était agréable, c'était un fait, mais c'était tout aussi incompréhensible et improbable. L'espace d'un instant il cru à une douce plaisanterie mais... Non, ce n'était absolument pas le genre de Serena Pendragon de faire ce genre de blague, n'est ce pas ? Si ses mains avaient été incapable de trouver d'abord un train d'atterrissage, elles se posèrent ou plutôt enfleurèrent la taille de Serena tandis qu'il en venait à apprécier ce baiser incongrus, mais cet parenthèse enchanté ne dura pas et la Serpentard s'écarta au même moment ou ses mains auraient voulu enserrer sa taille. Un réflexe idiot le fit alors les croiser derrière son dos, comme pour se disculpé d'une faute qu'il avait été à deux doigts de commettre alors qu'il fronçait maintenant ses sourcils en fixant la jolie jeune fille, en attente d'une explication.

Bien. Bien, bien, bien... Que penser de la chose ? Serena était elle du genre à embrasser le premier venu sous un élan de gratitude infini ? Se payait elle de sa tête ? Il raya de suite cette hypothèse. Était elle folle amoureuse de lui depuis des lustres et venait elle d'oser enfin l'impossible? Cette hypothèse la aussi il la raya de suite. Enfin il devait bien y avoir une explication ! On embrasse pas les gens comme ça parce qu'ils ont été "gentil", ou sous une impulsion ! A moins que le problème ne vienne de lui, qu'il ne soit franchement coincé, il lui fallait un courage monstrueux pour oser aborder une fille qui lui plaisait, alors en plus l'embrasser ! Comme ça en plus, sur un claquement de doigts ! Et le plus fou la dedans c'est qu'elle le remercia... D'une toute petite voix gémissante qui le fit légèrement frissonner et revenir à la réalité. Tout cela devenait franchement bizarre, bizarre et complétement gênant...

Pour tout dire il ne savait plus ou se mettre. Serena l'avait désarmé. Cette fille, cette parfaite jeune fille avec qui il avait ris au cours des séances de son club deux ou trois fois et avec qui il n'avait franchement pas échangé tellement venait de l'embrasser. Elle, la préfète de Serpentard, lui le... Rien de Poufsouffle. Qu'on appelle quelqu'un et qu'on lui demande qu'elle était la foutu logique de cette équation. Non sincèrement la, Danyell ne voyait pas. Mais alors pas du tout ! Son corps réclamait une explication mais sa voix s'était éteinte. Il la regardait avec les yeux de l'incompréhension finalement égal au sien : Serena semblait elle aussi sincèrement se demander se qu'il lui avait pris.

Inconvenant qu'elle disait ? Pour le coup Danyell se mit à rire légèrement, mais c'était légèrement déplacé n'est ce pas... ? C'est que cette phrase lui paraissait aussi dingue que ce qui venait de se passer, sa bouche s’entrouvrit mais encore une fois : pas de mots. Bah mince alors... Elle le remercia, lui assura de ne rien regretter mais trouva délicat tout de même de préciser que c'était la première fois que ça lui arrivait. Ah, merci de l'information, c'est bien agréable ! Il ne se savait pas être capable de faire naitre des envies si... Soudaine. Comme quoi on en apprenait tous les jours.

- Euh je... Je dois dire quoi au juste en fait là ? De rien ?

Demanda t'il toujours un peu perturbé, ses mains devant lui, paumes ouvertes mimant une sorte de balance de l'incompréhension.

- Bah mince alors. Ok. Ok alors toi dans le genre on comprend rien, on comprend vraiment rien du tout en fait.

Dit il avant de juger cette phrase particulièrement inutile, inadéquate et surtout très stupide. Il la balaya d'un geste de la main avant de reprendre.

- Je m'y attendais pas on va dire...

Jugea t'il bon de l'informer alors qu'il l'observait comme si il y avait quelque chose à comprendre, à lire sur son visage qui lui aurait donné un indice, avant qu'il s'emballe.

- Je veux dire depuis quand on embrasse les gens comme ça sérieusement ?!

Et de regrette de suite. Pourquoi fallait il qu'il s’énerve comme ça, pour rien, enfin... Si on pouvait dire que ce qui venait de se passer était "rien" et sincèrement pour lui ce n'était pas foncièrement le cas.

- Écoutes si ça a pu t'aider, tant mieux hein... On règle nos problèmes chacun d'une façon plus ou moins perturbante. J'imagine que le principal c'est que tu pleures plus.

Conclut il un peu piteusement alors qu'il donnait tout d'un coup l'allure d'être un petit garçon complétement perdu dans une situation qui lui échappait sincèrement. C'est qu'il ne pouvait pas rester indifférent, quand une fille lui témoignait une marque d'affection il avait d'habitude le temps de se protéger un minimum, de jouer au type bourru qui n'en avait rien à faire. Généralement elle abandonnait assez vite, mais la... Foutu action, il allait y penser pendant des jours, imbécile qu'il était ! Il fallait mieux se sortir ça de la tête tout de suite pour éviter les malentendus. Elle ne savait pas se qu'il lui avait pris après tout et sûrement ne recommencerait elle pas. Non elle ne recommencerait pas... Oh merde. Fermant les yeux un instant en soufflant, il les rouvrit en prenant une inspiration et passa sa main dans ses cheveux pour se redonner une certaine constance.

- J'ai pas envie que tu penses que je suis idiot.

Avoua t'il sincèrement, si sincèrement qu'il se serait donner une baffe monumentale. Ça ne se disait pas ce genre de truc sérieusement, qui disait des trucs pareils ? Les faibles, les fleurs bleus, tout ces types (ou plutôt nana) qu'il ne supportait pas. Non mais un peu de décence, d'amour propre que diable, il se désespérait, vraiment. C'était pas supportable d'être aussi contradictoire.



FICHE ET CODES PAR RIVENDELL

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J'voudrais juste hurler mon besoin d'reconnaissance en permanence, mes tentatives désespérées d'me faire passer pour un mec que j'suis pas et que j'serai probablement jamais, mon absence de courage, ma cruauté, mon zèle dangereux, mes réflexes à la con, mes accès de colère et ma culpabilité bidon.©️ by anaëlle.
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MessageSujet: Re: « Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany   Mer 28 Aoû - 0:53


Danyell & Serena

"Toutes les histoires ont un début, voici la notre "

Déjà suffisamment estomaquée par mes propres réactions, voilà que la réponse de Danyell à mon baiser m’interloque encore davantage. Ce qu’il est censé dire ? Qu’est-ce que j’en sais moi ! C’est bien la première fois que je fais le premier pas sans y avoir été cordialement invitée avant. Je me dois de le reconnaître, je ne suis pas habituée aux refus, à la résistance. En général je n’ai d’ailleurs pas spécialement besoin de faire grand-chose pour obtenir ce genre de faveur, elles ne font que me tomber dessus. Et je les accepte. Ou non. Mais là pour la première fois de ma vie, je me retrouve dans la position de celle qui attend, qui espère. Comment ça qui espère ? Mais vraiment qu’est-ce qui ne tourne pas rond aujourd’hui avec moi ?!

Soudain mon visage blêmit, j’entrouvre légèrement la bouche de surprise, mes yeux ronds au possible. Qu’est-ce que je suis censée comprendre de ses paroles ? Que je suis bizarre ? Que ça ne lui a pas plu ? Si le fait qu’il m’avoue ne pas s’y être attendu me rassure une seconde, la remarque suivante ne manque pas de me laisser plus choquée que jamais. Sourcils légèrement froncés, je déglutis difficilement tout en l’écoutant sous-entendre que peut-être je règle mes problèmes de façon générale en sautant sur le premier venu. Je me sens vexée. Pire que ça humiliée. De ce fait, lorsqu’il me confie de cette expression tendre et gauche qui me trouble tant qu’il espère ne pas passer pour un idiot auprès de moi, c’est on ne peut plus amère que je lui réponds derechef.


- « Ne t’en fais pas pour ça, il n’y a qu’une idiote ici, et c’est moi. Je suis désolée, oublie tout ça. T’as qu’à faire comme s’il ne s’était rien passé ! »

Je me sens… Oui, je me sens en colère, me retrouvant un peu plus face à ce sentiment si familier. N’attendant plus rien de sa part, c’est dans un état presque second que je finis par totalement m’écarter de lui et par tracer ma route. J’ai envie de le cogner. De l’insulter. Et dans le même temps, tout ce que je ressens n’est pas motivé par une véritable haine mais plutôt par quelque chose qui se mime à la tristesse. Pourquoi est-ce que ce type me fait ça ? Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? Nom de Dieu que quelqu’un me dise ce qui se passe avec lui, avec lui qui n’est rien. Qui n’a rien de plus qu’un autre ! Il est le parfait symbole de ces « monsieur tout-le-monde » qui se fondent et disparaissent dans la masse. Je suis certaine qu’il n’a que des notes correctes ou passables, qu’il ne se tape que des filles chiantes à mourir, que ses discussions avec ses potes sont vides. Oui, ce mec est vide de sens, vide de tout, alors je n’ai aucune raison de vouloir rester avec lui, même pas pour me chercher une bonne excuse, même pas pour emmerder Charlie. Il n’est même pas issu d’une famille de sang-pur de toute façon ! Ah et puis merde, mais pourquoi est-ce qu’il…

Je m’arrête, net, coupée dans l’élan vif de ma marche par une main se glissant dans la mienne pour me retenir. Cette dernière me serre fortement, et me fait reculer de plusieurs pas en arrière tant la coupure entre mon allure et mon état à présent stoïque a été rude. Dans le même temps j’entends sa voix. Sa voix chaude et grave qui interpelle mon nom avec une pointe d’inquiétude. Lorsque je me retourne, je découvre son visage désolé, et empli de compréhension. Tous mon ressentiment s’envole. Je l’entends me bafouiller des excuses et des mots tels que « tu n’as pas compris ce que je voulais dire » que je n’écoute même pas. J’ai de nouveau le creux des reins en feu. Et plus je le regarde moins je comprends ce qu’il m’arrive. Je n’ai jamais cru au coup de foudre, tout au plus peut-on parler d’un phénomène chimique dont seuls les faibles d’esprits se laissent embaumer. Je ne crois pas avoir été ensorcelée non plus. Je mets donc tout cela sur le dos des deux hypothèses qui me semblent les plus pertinentes : un contre-effet de la potion Lacryma, ou alors, peut-être bien que Danyell Bishop se parfume avec ce genre de lotions en forme de cœur que l’on trouve dans les galeries de Pré-au-Lard pour deux francs, six sous. Autant dire que je ne peux me contrôler, mais comme je sais que cela passera, je ne m’inquiète pas davantage, et glisse mes doigts dans sa main en lui demandant prudemment si sa proposition de nous promener dans le parc tiens toujours. Il accepte et je souris.



A la fin de la journée, Danyell Bishop devient Danyell. A la fin de l’année scolaire, quand je le quitte sur le quai de la gare, Danyell devient Dany. Au fil des quelques lettres que nous échangeons pendant ces longues vacances d’été, lorsqu’enfin je le retrouve après deux mois d’absence, sur le quai de cette même voie 9 ¾, Dany est devenu Dan. Et ce sentiment qu’il me procure, ces sensations étranges qu'il fait naître en moi d’un simple regard n’ont toujours pas disparues.  
 










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« Toutes les histoires ont un début, voici le notre » Serena&Dany

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