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 Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]

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MessageSujet: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Mar 23 Juil - 22:15


Don't you want me, baby ?



Les imprévus. Vous avez beau calculer chacun de vos coups, chacune de vos paroles, votre plan a beau être parfait dans son fond et dans sa forme, vous ne vivrez jamais sans vous retrouvez au moins une fois dans votre vie face à l'un d'eux, sans qu'un imprévu ne vienne déjouer vos ambitions. Sans qu'un incident ne surgisse pour contrecarrer vos projets. Les imprévus, je pourrai vous en parler pendant des heures car d'une façon ou d'une autre, ils ont toujours régit ma vie, mit leur nez en travers de mes desseins. Le premier que j'ai connu, et pas des moindres, fut la guerre qui éclata en 1997. Adolescent en mal de vivre, j'avais pour seul projet de finir mes études et d'entamer une carrière à la sortie de Poudlard. Mais il y eu un imprévu, et c'est ainsi que j'en vins à me trouver à l'âge de quinze ans devant un tribunal jugeant mon sang, et celui de ma famille. Plus tard un autre imprévu me fit perdre ma mère, puis un autre fit de moi celui que l'on appelle désormais « l'enfant de la guerre ». Un énième imprévu me fit obtenir le poste de « chef de la résistance » et les honneurs allant de pair, tandis qu'un autre fit de moi, ancien élève perturbateur et peu sérieux, un professeur d'Occlumancie à Poudlard. Oui, toute ma chienne de vie n'avait été faite que de ça : que de ces petits accros au milieu du parcours qui au final finissent par faire prendre à votre existence un tour que vous ne lui auriez même pas soupçonné. Cependant, de toute cette série m'ayant porté, un seul imprévu me restait en travers de la gorge, m'agrippant le cœur avec hargne comme pour le faire imploser sous la pression. Oui, je n'avais pas prévu que Kyle Melchior Lake me surprenne en la charmante compagnie de l'un de mes informateurs dans les ruelles sombres de Pré-au-Lard, de ce fait, j'avais aussitôt prévu de le punir à la juste mesure de son insolence. Mais enfin, ce que je n'avais, mais alors pas du tout prévu, c'était l'effet qui en découlerai. De cette punition peu scolaire appliquée avec un désir que je ne me connaissais pas, je n'avais pas prévu « l'après », le retour de la médaille. Qu'est-ce qui avait bien pu m'asservir à ce point ? Ses propres plaintes de plaisir ? Cette sensation de totale liberté lorsque je découvris que plus je frappais fort et plus il aimait ça ? Cette petite larme au coin de son œil lorsque je lui « volait » ce qu'il n'avait jamais pensé offrir ? Certainement un ensemble de toutes ses petites choses qui m'avaient émerveillées chez lui, des choses que je n'avais jamais trouvé chez personne auparavant, ou alors de façon incomplète. Et il avait aimé. Je le savais : je l'avais vu, senti, goûté. Il avait aimé ça autant que moi, si ce n'est plus. Je me serai presque découvert sentimental, à deux doigts de le prendre dans mes bras une fois l'acte passé. Mais je n'en avais rien fait. Je m'étais rhabillé, il en avait fait de même, et la seule chose que j'avais su lui dire avant qu'il ne claque la porte c'était un conseil, presque une menace, lui disant qu'il valait désormais mieux pour lui qu'il fasse attention à où il mettait les pieds car désormais je l'aurai à l'œil. Et c'était le cas de le dire. Inconsciemment, je me surpris à le chercher du regard à la table des Serdaigles, à attendre le jeudi, jour où je donnais cours à ceux de son année pour tenter de distinguer dans la foule de cet auditorium les traits calleux du gamin dont je m'étais fait un amant. L'idée avait quelque chose de malsain. Pas dans le fait qu'il était un élève et moi un professeur, au contraire, cette idée ne rendait l'enjeu que plus excitant, mais il me fallait bien admettre qu'à l'aube de mes trente ans, fricoter de la sorte avec un gamin âgé d'une décennie de moins était un peu... bizarre. Après tout, d'un simple calcul, je pouvais aisément réaliser qu'à l'heure où je partais au combat, lui traînait encore au bac à sable, et la vision de cet insolent me criant de le prendre plus fort se calquant à celle d'un gosse de cinq/six ans me faisait plus débander qu'autre chose J'essayais donc de me concentrer sur l'essentiel, à savoir lui. Le Kyle du présent, un môme peinant à entrer dans l'âge adulte et dont j'allais faire mon plaisir. Oui, je m'étais fait le serment de réitérer notre délicieuse expérience, parce que je l'avais dans la peau, parce que le simple souvenir de son corps enhardissait le mien, et par-dessus, parce que je savais qu'il détestait ça. Oui je n'étais pas encore assez naïf pour croire que le plus « anti-moldu » de tous les élèves de cet école se soit assagit et réconcilié avec le bon sens grâce à une baise. Je n'avais jamais caché la provenance de mon sang : j'étais un sang-mêlé dans la famille duquel se trouvait tant de moldus que de sorciers. J'étais fier de ce « métissage », et cela me rendait d'autant plus fier quand je réalisais combien cela dégoûtait Kyle Lake. J'allai le faire crier de nouveau sous l'assaut du sang « impur » que j'étais, l'obliger à s'imprégner de moi jusqu'à ce que sa propre haine ne le détruise. L'actuelle paix qui régnait sur le monde m'affligeait de rester inactif, de ce fait, je ressentais un trop plein d'énergie cumulé à un net besoin d'action que j'irai désormais chercher auprès de lui. Je voulais le faire souffrir, l'écorcher vif pour mieux apprécier ses plaintes et pour goûter de ma langue le fruit divin que seraient ses larmes. Oui, Kyle Lake s'était condamné auprès du mec le plus sadique qui soit, et j'allais très bientôt lui faire comprendre combien son propre imprévu lui coûterait cher à l'avenir.
De ce fait, ce soir-là, tandis qu'attablé parmi les autres professeurs je surplombais la grande salle, mon regard s'attardait sur son unique mission : le retrouver. Distinguer dans cette foule de robes noires celle de ma diabolique tentation. Mon repas me parut court et fade : je goûtais à peine aux délices qui venaient se loger en excès dans mon assiette, bien trop occupé à analyser chaque visage dont je discernais le dessin. Et quand enfin j'atteignis mon but, je pris autant de précaution que j'en avais prise pour le chercher afin que ma cible ne repère pas mes yeux posés sur lui. Les minutes nous séparant de la fin du repas me parurent interminable, et à mon grand damne, je compris trop vite que bien tranquille parmi son petit groupe de suivants, Kyle Lake ne comptait pas quitter la grande salle de sitôt. Me mordant la lèvre inférieure, je quittais donc la table des professeurs en la compagnie de tous mes autres collègues, cette fois doté d'une humeur massacrante. Pourquoi trainait-il ? Quel plaisir pouvait-il prendre en bavardages aussi futiles que ses interlocuteurs ? Je pestais intérieurement. Encore un imprévu qui retardait ce pour quoi je jubilais depuis désormais une heure, m’obligeant ainsi à regagner mes appartements plus vite que je ne l’aurait cru. M’affalant dans mon lit, je fermais les yeux pour tenter de calmer la rage qui grondait au creux de moi, et, petit à petit, sans même m’en rendre compte, cet instant de détente m’emporta vers les limbes du sommeil.

Je rouvris les yeux, sursautant d’un rêve qui était bien loin d’en être un. Contemplant ma montre, je découvrais avec agacement que cela faisait désormais presque quatre heures que je m’étais trouvé là, et malheureusement, en vue de l’état d’épouvante duquel je revenais, il était hors de question pour moi de songer à me rendormir. Me contentant de me défaire de mes vêtements de prof, je troquais la cape noire pour une chemise blanche du plus simple effet, en entrouvrais le haut et me laissais tomber à mon bureau tout prêt à enfin remplir ma fonction de professeur, laquelle consistait à au moins corriger les co… Minute, où était ma serviette ? Je cherchais, retournant la pièce de fond en comble, mais rien à faire, elle était introuvable. Et pour cause, je n’avais même pas le souvenir de l’avoir récupérée avant de monter. Par Merlin et tous les sages, que quelqu’un me donne la force de survivre à cette foutue journée !

Dans un état exécrable, je claquais derrière moi la porte de ma chambre et déambula quatre à quatre les escaliers du château pour regagner la grande salle. Les couloirs me paraissaient d’une longueur interminable, et ne faisaient qu’amplifier ma perte de patience quand soudain, comme si le ciel venait répondre à mes prières, au détour d’un énième couloir du premier étage, mon corps percuta celui d’un autre homme. Ce dernier en tomba à la renverse, mais je n’en avais que faire. D’une voix des plus irritée, j’entamais ma remontrance quand soudain, je sentis toute ma mauvaise humeur s’envoler en découvrant le visage du garçon se tenant désormais sur ses fesses à même le sol. Kyle Lake. Je mis une seconde à comprendre ma chance. Passé ce court laps de temps, j’oubliais les mauvais rêves, la mauvaise humeur, la frustration. J’étais déjà complètement en alerte et tout prêt à mettre à exécution les desseins qui m’avaient torturé ces derniers jours.

Croisant les bras sur ma poitrine, je le regardais de toute ma hauteur, lui tendant au passage ce même sourire qui avait fini par le faire céder lors de notre premier entretien avant de lui adresser la parole, non plus comme un prof à un élève, mais enfin, comme un homme à un autre homme.


« Tiens donc… Je serai curieux de connaître les raisons d’une balade si tardive monsieur Lake »

Lui tendant ma main pour l’aider à se relever, je ne devinais que trop bien avec quelle force ce petit salopard la rejetterait. Mais je venais de retrouver ma patience légendaire d’un seul regard dans le sien, et au vue du silence régnant alentour, j’avais la certitude que nous avions toute la nuit devant nous.    


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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Mer 24 Juil - 10:52


Don't you want me baby?


I think I've had enough of this, I think life's too short for this, blow me one last kiss.
"Le mot de l'année : Paix." Assis à la grande table des Serdaigle pour le petit déjeuner, je refermais vivement la Gazette des sorciers que je feuilletais. Le mot de l'année : Ennuie. Je m'ennuyais. Il n'y avait rien de plus ennuyant qu'une période de paix. Je rêvais d'une guerre violente et sans limites, où les sang-de-bourbe et autres déchets de notre monde seraient punis pour leur irrespect, pour leur crimes de guerre que tout le monde semble avoir oublié. Je fermais les yeux et visualisais le visage mutilé de mon père. Ca y'est, j'étais de mauvais poil pour le reste de la journée, il allait devenir nécessaire que je passe mes nerfs sur quelque chose - ou quelqu'un - avant d'imploser.
Mais la journée avait décidemment décidée de finir comme elle avait commencée. Aucun moment de répis ne me fut accordé. Les cours s'enchainaient, sans qu'aucune occasion de lynchage ou d'absence accompagnée aux toilettes ne fut envisageable. Alors je fantasmais sur ce que cette putain de journée ne me laissait pas l'occasion de faire. Mordillant le bout de ma plume en cours, je parcourais les classes du regard. M'attardant sur ce Poufsouffle de mon âge, sang-de-bourbe, que j'aurais bien coincé contre un mur d'un couloir un peu sombre, histoire de lui rappeler ce dont sont capable les sang-pur en colère. Ou sur les fesses du professeur Primrose, que je n'avais même pas le courage d'emmerder aujourd'hui, plutôt bien foutu pour son âge, je suis sur qu'il rêve de se taper 2-3 élèves dans son bureau malgré ses allures de grand gentleman. Mon imagination était devenue ma meilleure amie dans ce monde où je ne pouvais faire confiance à personne, et où mes actes devaient être à présent maîtrisés et discrets. Je ne pouvais plus me permettre de tabasser un élève dans les couloirs en comptant sur les surveillants pour fermer les yeux, mes pulsions ne pouvaient plus être instantannément satisfaites.
Repas du soir, dans la grande salle, je ruminais seul. J'avais passé une journée de merde, une de plus. Je remettais tout sur le dos de la frustration, de mon incapacité à me laisser aller à mes pulsions lorsque la vérité était bien plus évidente, bien plus claire : je n'étais pas heureux. Mais je reffusais d'accepter cette vision des choses. Je lançais un regard rapide vers la table des professeurs, comme à mon habitude. Juste pour voir s'il était toujours là. S'il n'était pas parti du jour au lendemain, abandonné son rôle de professeur. S'il était touours là à hanter Poudlard et ma vie de sa présence. Alan M. Davis. Il était bien là, il semblait perdu dans ses pensées, et ne pas écouter un seul mot sortant de la bouche de Mc Gonagall à ses côtés. Je m'attardais sur ses sourcils froncés, ses lèvres entrouvertes, ses mains fines et puissantes à la fois. Je détournais le regard, et serrais les poings sur mes couverts. Je pouvais sentir le métal froid de l'argenterie se planter dans ma peau mais n'y prêtais pas attention. Alan Davis. Il me dégoutait plus que n'importe qui. Sa présence me répugnait, je le détestais de tout mon être pour ce qu'il m'avait fait. Je n'avais jamais été autant révulsé par la simple présence d'une personne, rien que l'idée de le savoir assis là me rendait fou. Etait-ce vraiment de la répulsion, ou plutôt de l'attirance? Je me reffusais de me poser la question. Un nouveau coup d'oeil rapide, je crus surprendre son regard sur moi. je détournais alors vivement les yeux, embarassé, les joues brûlantes, plus énervé que jamais. Je le déteste je le déteste je le déteste. Je finissais mon repas la mâchoire crispée, n'écoutant plus que d'une oreille les babillages de mes camarades. Je m'attardais avec eux dans la grande salle après le repas, prétendant m'intéresser au récit de leur vie ennuyeuse et sans intérêt. Mais leur utilité m'était nécessaire, je subissais alors chaque jour leur hypocrisie et la mienne.
De retour dans ma chambre, je me laissais tomber dans mon lit, épuisé, irrité, frustré, je fermais les yeux. Le visage d'Alan me sauta aux yeux, je le voyais me jeter ce regard de prédateur, je le voyais nu, les muscles saillants de ses bras, de son torse, je voyais cette salle de classe, et nos corps entremêlés, je pouvais presque encore le sentir aller et venir en moi. Je rouvrais soudain les yeux. Putain, j'avais envie de fantasmer, mais pas sur lui. Tout mais pas lui. Je remarquais la grosseur dans mon jean avec agacement, j'étais tellement frustré que même ce sang-de-bourbe dégueuasse me faisait bander. Je sentis alors enfin, que ma tête reposée certes sur mon oreiller, mais également sur autre chose. Je me relevais, et lisais la note qu'on avait laissé à mon intention sur mon oreiller. Un sourire de carnassier se dessina alors sur mes lèvres. Une de mes petites conquêtes de chez Poufsouffle voulait que je la rejoigne dans son dortoir ce soir, à minuit. Parfait, absolument parfait. Avec la journée que je venais de paser, elle n'allait pas fermer l'oeil de la nuit.
Une fois l'heure du rendez-vous arrivée, j'enfilais un débardeur gris clair qui laissait deviner ma musculature, et un jean moulant foncé, qui m'aurait presque donné envie de tripoter mes propres fesses. Je me glissais discrètement hors de la salle commune, et entreprit mon escapade nocturne vers le dortoir des Poufsouffle. Une fois arrivé au rez-de-chaussée, je me détendais un peu, j'étais presque arrivé, et ce, sans encombre, je m'imaginais déjà en train de la prendre dans la salle de bain, et je n'en pouvais plus d'attendre. J'accélérais alors le pas, me retournant vivement, pour voir si personne ne me suivait dans l'obscurité des couloirs. Choc brutal et soudain, de mon corps contre quelque chose de dur et en mouvement, qui me fit tomber en arrière et attérir à même le sol. Agacé je relevais la tête vers mon obstacle, pestant en silence pour ne pas me faire remarquer. Je me décomposais instantannément. Quelque chose était en fait quelqu'un. Et quelqu'un était en fait Alan Davis. Putain de bordel de cul de Merlin. L'univers s'était voué à me faire passer la pire journée de toute mon existence. Non, je ne le laisserai pas foutre en l'air mes plans pour cette nuit. Je le regardais me toiser avec satisfaction, et me tendre une main, comme pour m'aider à me relever. Sérieusement? Je me relevais par mes propres moyens, ne le quittant pas des yeux. Si un regard pouvait tuer quelqu'un, je pense que le mien l'aurait déjà pulvérisé. Tout en finissant de me relever je donnais un coup de tête désignant sa main tendu vers moi.

- Vous pouvez vous la foutre là où vous rêvez de voir ma bite, Monsieur Davis.

De nouveau debout, j'affichais un sourire satisfait, essuyais mes mains sur mon jean, et passais une main dans mes cheveux. Ce que je faisais là ne le regardais pas, je ne l'avais jamais respecté en tant que figure d'autorité, ça n'allait pas commencer aujourd'hui. Je n'avais aucun compte à rendre à ce trou du cul. Je m'avançais alors, le contournais en prenant soin de ne pas le frôler, je voulais qu'il me foute la paix. D'un pas décidé, je commençais à m'éloigner, décidant d'ignorer sa question indirecte concernant la raison de ma présence dans les couloirs à cette heure tardive de la nuit. Avec un peu de chance, il avait, lui aussi, mieux à faire cette nuit, et me laisserait en paix, au moins cette fois. Tout en continuant de m'éloigner, je fermais les yeux, priant intérieurement pour que le prochain bruit parvenant à mes oreilles soit celui de ses pas s'éloignant dans le couloir.
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Mer 24 Juil - 17:06


Don't you want me, baby ?



Et bien, d'entrée de jeux, le jeune Lake ne perdait pas une seconde. Vulgaire au possible, le gamin me cracha avec délicatesse de me mettre sa main là où... Je ne pus m'empêcher d'émettre un rire moqueur. Qu'essayait-il d'insinuer au juste ? Que je pourrai un jour me trouver dans la position du dominé ? Quelle belle blague ! Homme ou femme, j'étais toujours le seul maître de la situation, et ceux que cela dérangeait n'avait qu'à aller se faire voir. Ce n'était pas là un caprice de ma part, ni même un quelconque refoulement de mon orientation sexuelle. Non, j'aimais ça tout simplement, alors que dans la même mesure, je détestais le sentiment d'être passif, de me laisser faire. J'étais un homme d'action, et cela n'était pas près de changer. De ce fait alors que Kyle commençait déjà à me quitter, je ne pus m'empêcher de lui répondre le fond de ma pensée d'une voix moqueuse.

« Le seul endroit où je « rêve » de voir ta queue c'est dans ma main, il aurait donc été tout naturel que tu l'acceptes, mais après tout là n'est pas l'important... »

Alors que le son de ma voix avait fait cesser les pas de ma cinglante tentation, je profitais de ce soudain stoïcisme pour venir le rejoindre en quelques longues enjambés, plantant alors mon regard dans le feu des siens. Bon sang ce que j'aimais ce regard. Je le sentais comme une caresse, ou plutôt comme une gifle, comme un poing, comme le « Avada Kedavra » qu'il aurait pu me lancer si ses prunelles sombres à souhait avaient été dotées de pouvoirs. Oui, oui j'adorais ça, le sentir en colère, et tout près à m'exploser au visage. Je le sentais tendu, énervé, piqué au vif par ma présence et que Merlin me pardonne, je ne voyais désormais plus d'autre solutions que de venir m'amuser de cette superbe matière qu'il me glissait involontairement entre les deux. Le toisant désormais de toute ma hauteur, mains dans les poches, et un sourire carnassier posé sur le visage, je poursuivis sur le même ton faussement tranquille :

« Blague à part, en tant que professeur je ne peux tolérer que l'un de mes élèves se promène en pleine nuit dans l'école, et de toi à moi... »

Ôtant une de mes mains de la poche de mon pantalon, je vins la loger dans la nuque de mon Némésis, plantant mes ongles dans cette chair tendre sans pour autant réduire l'espace qui se trouvait entre nous. Je le sentis se tendre sous le contact de ma main, et me sentais comblé de retrouver dans ce frisson le souvenir de ceux que je lui avais moi-même procuré quelques jours auparavant. Merlin, ce que ce gosse pouvait m'exciter. Sans rien faire, sans rien dire. Juste en restant là à me subir, Kyle Lake était capable d'enhardir mon impatiente masculinité qui déjà se languissait de lui depuis trop longtemps. Usant d'une voix murmurée, lascive, provocante, je me plus alors à lui rappeler à notre plus beau souvenir commun.

« Je pense qu'une nouvelle heure de retenue te ferait le plus grand bien Lake...»

Pouvait-il seulement deviner le sourire sadique qui ornait désormais mon visage ? J'étais en proie à une tension presque palpable. De sentir mes ongles sur sa peau, je ne pouvais que rêver aller plus loin. Les planter dans sa chair jusqu'à en verser le sang, jusqu'à l'entendre geindre. Et tout cela en sachant bien qu'un tel comportement était presque impossible à lui tirer. Oui, tout le défi qu'était Kyle Lake à mes yeux ne rendait le sujet de mon fantasme que plus savoureux encore. Il était... Tout bonnement insupportable, et répugnant de par ses idéaux. Répugnant dans sa façon d'être, et irritable en tout points. J'avais tout à lui apprendre, et je savais bien qu'il me faudrait m'armer d'autant de patience que de fermeté pour enfin le soumettre. Et qui sait, pourquoi pas le broyer définitivement en l'abandonnant une fois bien dressé. Les chiens que l'on délaissent se laisse mourir par manque de leur maître, et c'est là tout ce que j'idéalisais pour lui. Une douleur sans limite, physique, mais aussi morale. J'avais en moi ce besoin viscéral de le blesser de la pire façon qui soit, et de me jouer des sentiments qui en découlerait.

Et malheureusement pour lui et ses manières de gosse mal-luné, plus il me résistait, et plus cela m'excitait. Me détachant enfin de lui, remettant ma main à sa place originelle, je le toisais constamment de cette même expression satisfaite qui savait le mettre hors de lui et n'attendait plus qu'un sourcillement de sa part pour de nouveau le punir à ma façon.





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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Jeu 25 Juil - 1:28

Kyle Melchior Lake a écrit:

Don't you want me baby?


Fuck you very much.
« Le seul endroit où je « rêve » de voir ta queue c'est dans ma main, il aurait donc été tout naturel que tu l'acceptes, mais après tout là n'est pas l'important... »

Ses paroles stoppèrent ma fuite. J'hallucinais complétement à entendre ce que le professeur venait de me dire. N'avait-il aucune limite à la relation avec ses élèves? Sans trop savoir pourquoi, je prenais ça pour un manque de respect le plus total. Peut-être était-ce également ce que je venais de faire en lui parlant de la sorte, mais l'idée ne me traversa même pas l'esprit, mon respect pour les gens de son espèce étant inexistant. Les joues en feu, je ne savais plus dire si c'était de rage ou d'excitation. Ses paroles avaient déclenché un flot sans fin dans mon imagination débordante. Je pouvais voir nos corps, collés l'un à l'autre dans une étreinte charnelle, je pouvais sentir sa dite main sur mon entrejambe. Je chassais ces idées de mon esprit, persuadé d'être victime d'un sortilège d'occlumancie du professeur. Je fis volte-face, furieux, pour me rendre compte qu'il s'était approché de moi. Je voulais lui hurler dessus. De me foutre la paix, d'oublier ce qu'il s'était passé dans cette salle de classe. De m'oublier moi, pour toujours. D'aller pourrir la vie d'autres personnes qui ont vraiment du temps à perdre. Mais je restais là, immobile, les poings fermés, incapable de produire le moindre son. De plus, mon emportement n'aurait été pour lui qu'un signe de faiblesse. Je n'écoutais que vaguement ses menaces, lorsque je le vis approcher sa main de mon visage. Ce geste soudain et imprévu me pris de court, j'aurais voulu reculer, l'éviter, mais le contact était déjà établi, trop tard pour la défensive. Je sentis chaque millimètre carré d'épiderme s'électriser à son contact. Ses ongles se plantèrent dans mon cou, assez fort pour me faire mal, mais pas suffisamment pour me faire grimacer de douleur. Il savait exactement comment utiliser la douleur avec moi, et je détestais ça. Un frisson descendit le long de mon cou où il avait posé sa main, jusque dans mes bras, et engloba mon corps tout entier, et mon entrejambe se gonfla malgré moi. Je sentis chacun de mes muscles se crisper. Une partie de moi était en feu, réclamant plus de contact, plus de sensations, réclamant ses ongles plus profondément dans ma peau, réclamant du sang, réclamant son corps tout entier. L'autre partie réprimait complétement ce sentiment, et ne ressentait que de dégout. J'aurais voulu détacher sa main de mon cou, le gifler, lui arracher ce putain de sourire une bonne fois pour toute.

« Je pense qu'une nouvelle heure de retenue te ferait le plus grand bien Lake...»

Il ne pouvais pas être sérieux. Il faisait à présent clairement et ouvertement référence à notre petite séance dans sa salle de classe, et était apparemment partant pour remettre les couverts. Une mine écœurée se dessina sur mon visage. Pour qui se prenait-il? Parce qu'il avait réussi à me dominer une fois dans sa vie, peut-être pensait-il pouvoir maintenant me convoquer et me voir la tête entre ses jambes. Il pouvait aller se faire foutre par un putain de Moldu. Je sentais enfin sa main libérer mon cou de son emprise, et j'eus l'impression de recommencer à respirer librement.

« Ne me touchez plus jamais. »

Mon visage déformé par le dégout, je frottais mon cou endolori d'une main, comme pour faire oublier à mon épiderme qu'il avait apprécié ce contact.

« Je n'ai plus de temps à perdre avec quelqu'un comme vous. C'est quoi votre problème? Vous admettez que les sangs-purs vous sont supérieurs au moins pour une chose? C'était la meilleure baise de la misérable vie de Alan Davis? Je comprends qu'on ait du mal à s'en remettre, mais mettez vous ça dans le crâne : »

Je m'avançais alors d'un pas vers lui, saisissant son col et tirant dessus pour l'amener à ma hauteur, impossible pour lui de me toiser à présent. En cet instant précis, je débordais de colère, il m'aurait presque passé l'envie de passer par le dortoir des Poufsouffle après ça. Ou pas. Je sentis mon sexe compressé dans mon jean se contracter lorsque ma joue frôla la sienne, son souffle désormais proche de mon oreille avait quelque chose de terriblement érotique. J'ajoutai alors :

« Je ne touche pas aux sang-de-bourbe dégueulasses de votre espèce. »

Sur ce, je relâchais son col tout en le poussant légèrement en arrière, le dévisageais avec mépris de haut en bas puis me retournais vivement et m'éloignais d'un pas rapide. Putain, j'étais brûlant, et si je restais une seconde de plus en sa présence j'allais imploser, j'allais en venir aux mains, et j'allais lui exploser sa gueule d'ange sur le mur. Ce pauvre type n'avait rien d'autre à faire que de harceler des gamins de mon âge, c'était méprisable. Il avait intérêt à se casser et à rentrer dans son dortoir, et à le faire maintenant.
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Jeu 25 Juil - 22:59


Don't you want me, baby ?



Mais sérieusement, pour qui ce prenait ce petit salopard ? J'avais beau être émerveillé par la chance insolente que j'avais de le croiser ce soir, seul à seul, il n'en restait pas moins aussi insupportable que la première fois. Que toutes les fois où j'avais eu l'occasion d'entendre le venin s'écouler de sa sale petite gueule. J'en vins à m'interroger de nouveau sur les raisons qui me poussaient à agir auprès de lui : pourquoi mon obsession se dirigeait-elle vers un déchet pareil ? Puisque mes poings me démangeaient tant en sa présence, pourquoi fallait-il que je cherche plus loin ? Je pourrai me contenter de le frapper de toutes mes forces en prétextant que cette petite raclure mettait la paix en danger, ce qui, mine de rien, n'était pas entièrement faux. J'étais un habitué de ce genre de bévues , et fort de mon rang au sein de la résistance, je m'en étais toujours tiré à bon compte. Mais non, j'avais besoin de plus. La douleur physique d'un simple coup ne me suffisait pas. Pas avec lui. Lui infliger la douleur jusqu'au plus profond de son corps n'était pas pour moi un simple caprice, mais désormais un réel besoin qui, faute d'être assouvi me ferait perdre le sens commun.

De ce fait, lorsque je l'entendis me dire qu'il ne toucherait jamais plus un sang-de-Bourbe dégueulasse dans mon genre, cela me fit crisser intérieurement, me démangeant impartialement la main. Bon sang ce que ce gosse avait la tête dure... J'étais à bout de nerfs, mais incapable de m'abaisser à le montrer face à quelque chose de si pitoyable. Non, en aucun cas je ne devais lui montrer combien l'entendre parler de la sorte m'énervait : parce que c'était insultant, parce que c'était de ce genre de paroles qu'était venu la guerre ayant volé tant de vie, dont celle de ma mère. Parce que je m'étais battu, m'infligeant d'atroces souvenirs pour que plus jamais un sorcier ne profère de telles absurdités et que le simple fait de les prononcer devant moi était une provocation du plus mauvais goût. Très bien, puisqu'il voulait le jouer comme ça, j'allais très clairement lui prouver que moi aussi je pouvais taper là où ça faisait mal, quitte à passe pour le pire fils de pute qui soit, je n'étais pas près de laisser Kyle Lake avoir le dernier mot sur moi !
Me contentant de le suivre au même rythme, une expression de pure provocation sur le visage, je jouais la carte du mec se foutant ouvertement de sa gueule et lui fit remarquer alors un détail qu'il aurait été préférable de taire si je voulais vraiment arriver à mes fins :


« Pourtant, d'après ce que j'ai cru voir, tu es loin de détester lorsqu'ils te touchent, ces sangs-de-Bourbe dégueulasses comme tu le dis si bien... »

Étant plus grand que lui, je me vantais de pouvoir le rattraper plus facilement que je ne l'aurai cru, et continuais désormais à marcher à ses côtés, me plaisant à lui tendre cet air moqueur. Oui, je voulais lui faire sentir combien je pouvais me foutre de lui intérieurement, combien je le trouvais lamentable, et surtout, combien je voulais lui infliger pire. Soudain, un détail vint attirer mon attention: ses poings. Fermement serrés, ses poings tremblaient : de rage ? de colère ? Il avait envie de me frapper, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir. Et au fond, inconsciemment, je n'attendais que ça : qu'il daigne lever la main pour me donner une bonne raison de le passer à tabac à mon tour. Mais bien peu désireux de le frapper, nous préférant une activité bien plus délectable, j'anticipais derechef une action qu'il n'avait peut être pas eu l'intention d'appliquer en le plaquant soudainement au mur. Une main l'attrapant au visage, un pouce sur sa joue, le reste de mes doigts sur l'autre, je l'obligeais à me regarder fixement tandis que ma seconde main valide vint se saisir de son poing toujours solidement fermé et plus tremblant encore. Le narguant de cette position de dominant que je lui imposais, je plantais allègrement mon regard dans le sien tout en pressant mon corps contre le sien. Je souris alors de façon plus prononcé tout en poursuivant d'un ton rabaissant :

«...A l'avenir, tu devrais éviter les pantalons moulants si tu cherches à jouer au plus con avec moi Lake. Et au passage... en ce qui concerne "la meilleure baise de ma vie" tu es encore loin d'être au niveau » Achevant cette phrase je lui susurrais ces mots comme une déclaration de guerre. J'attendais que par cette phrase, par cette seule phrase, la fierté entachée de ma magnifique victime ne reprenne le dessus et le pousse à me prouver qu'en effet, il pouvait bien être "la meilleure baise" de ma vie. Oui, je ne doutais pas une seule seconde de ses capacités, mais j'avais plus que tout envie de le voir se mettre à l'oeuvre pour me prouver l'étendue de ces dernières. Ma main enroulée autour de son poignet se fit alors plus ferme, plus dure, tandis qu'au contraire, je relâchais doucement la pression exercée sur son visage : savant mélange que je maniais sur lui avec une précision qui m'étonnait moi-même, en quelque sorte comme une patience qui, faute d'être mise à rude épreuve, pourrait bientôt imploser au point que je ne puisse plus me retenir de posséder cet insolent lové sous moi.





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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Mer 31 Juil - 20:47


Don't you want me baby?


Fuck you very much
J'entendis ses pas se rapprocher, et pestais intérieurement. Bordel, il était surement parti pour me foutre en l'air ma soirée, et ne pas me lâcher tant qu'il n'aurait pas été suffisamment distrait. Un vrai gosse qui découvrait un nouveau jouet. Ses pas s'accordèrent aux miens afin de me suivre à la même allure. Bon, qu'il me suive si ça pouvait lui faire plaisir, je n'en avais plus rien à foutre, je voulais juste passer cette soirée comme elle était censée se dérouler : c'est à dire en compagnie d'une personne saine d'esprit, facilement manipulable et enclin à me laisser la posséder régulièrement dans la pénombre de son dortoir. C'était tout ce que je demandais. Qu'après cette journée de merde, on me laissait au moins ça. Mais non, Alan Davis en avait décidé autrement.

« Pourtant, d'après ce que j'ai cru voir, tu es loin de détester lorsqu'ils te touchent, ces sangs-de-Bourbe dégueulasses comme tu le dis si bien... »

Mais qu'est ce qu'il croyait cet arrogant sur pattes? Que je bandais pour lui? Je serrais d'avantage les poings, qui me démangeaient de plus en plus. N'auraient-ils pas été magnifiques, collés à sa joue, décorant ses pommettes et ses arcades sourcilières de rouge profond? Il marchait à présent à côté de moi, et je faisais des efforts pour fixer un point droit devant moi et ne pas regarder sa tête afficher ce sourire hautain, par Merlin, si je l'avais regardé ne serait-ce qu'une seconde, je ne répondais plus de mes actes. Soudain, sans trop comprendre comment, je me retrouvais plaqué au mur froid, la pierre fraîche me lacérant le dos, je ne pu retenir une légère plainte de douleur et de surprise. D'une main, il maintenait mon visage face au sien, de l'autre mon poing, tandis qu'il maintenait mon corps plaqué contre le mur en se collant à moi. Ce type était un grand malade, plus aucun doute là dessus. D'une façon assez étrange, plus j'en apprenais sur Alan, plus je le trouvais fou, sans limites, et plus je brulais intérieurement.

«...A l'avenir, tu devrais éviter les pantalons moulants si tu cherches à jouer au plus con avec moi Lake. Et au passage... en ce qui concerne "la meilleure baise de ma vie" tu es encore loin d'être au niveau »

Je dus me retenir de rire. Non mais qu'est ce qu'il s'imaginait maintenant? Que j'allais le supplier de me prendre là ici maintenant pour lui prouver le contraire? Je ne pus m'empêcher de sentir ma fierté en prendre un coup, mais ça, surtout, je ne lui ferais pas le plaisir de le savoir. Je reprenais mon sérieux, coupé par cette bonne partie de rigolade avec ce cher Davis. Quel crétin. Je me dégageais du mur comme je pouvais pour me rapprocher de lui, et de ma main libre, je passais dans son cou et l'attirais vers moi, le forçant à lâcher son emprise sur ma mâchoire et à se retenir au mur pour ne pas s'effondrer sur moi. Son visage maintenant proche du mien, je baladais mes lèvres proches de sa joue jusqu'à son oreille, ne faisant que frôler sa peau pour l'attiser, puis m'attardais dans son cou, où mes dents déposèrent une légère morsure. Amusé, je pouvais sentir le désarroi du professeur. Je remontais alors vers son oreille et murmurait, prenant ma voix d'élève que l'on dispute:

« Mr Davis... »

Ma main dégringola de son cou à sa taille, s'engouffra sous son t-shirt, l'attirait toujours plus vers moi, puis redescendit vers son jean. Pendant ce temps, ma bouche mordillait tendrement son lobe d'oreille. Pendant 1 seconde, il me sembla oublier le pourquoi du comment j'avais entrepris de jouer à ce petit jeu. Pendant 1 seconde, mon esprit s'était vidé, il n'y avait plus eu que lui, que moi, que nos corps se réclamant, que sa peau brûlante sur la mienne, qui en demandait plus, bien plus. Je rouvrais les yeux, et poursuivais :

« Laissez moi vous prouver le contraire, s'il vous plait.... Pitié pitié pitié! »

C'en était trop, je ne pouvais plus jouer, et j'explosais finalement de rire, la tête calée en arrière contre le mur. Je reprenais tant bien que mal mon souffle, et surpris le regard assassin que me lançait Davis. Je le regardais alors, amusé, plutôt fier de moi. Ce tordu avait du y croire, j'en étais sur. Il avait du jubiler, fier de lui, se dire que putain, en fait, ça n'avait pas été si dur que ça de me convaincre. Il devait déjà bander comme un âne, et s'imaginait déjà pouvoir m'emmener dans sa chambre ce soir pour faire sa petite affaire. Un regard rapide vers son entrejambe me confirma mes hypothèses.

« Quoi, vous y avez pas cru quand même? »

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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Mer 7 Aoû - 10:58


Don't you want me, baby ?



Taré. Oui décidément ce gosse était taré, peut-être schizophrène, pour ne pas dire complètement bipolaire. Pourtant en ce qui me concernait, la barre était déjà bien haute mais Kyle Lake battait tous les records à mesure que passait le temps. Je n'avais jamais vu ça ! Jamais vu un homme s'offrir à moi de la sorte pour me maudire ainsi dès le lendemain. Non sérieusement c'était quoi son problème ? Pourquoi se braquait-il comme ça après ce qu'on avaient vécu ? Bon, il fallait bien le reconnaître, je lui avait sacrément forcé la main pour ne pas dire que j'avais littéralement abusé de lui. Au début. Mais quand même ! J'enrageais de l'intérieur de le voir si réfractaire jusqu'à ce que contre toute attente, le gosse ne change totalement de chanson en venant se coller à moi, passant ses mains autour de mon cou. Ses lèvres sur mon visage. Mais par Merlin que quelqu'un m'explique ce qui se passait dans la tête de Kyle Lake une bonne fois pour toute car honnêtement ce mec était pour moi un mystère complet. Un coup oui, un coup non. Selon ses humeurs ? Merde, il était peut-être encore pire que les nanas...

Enfin, bien que le traitement soit quand même agréable, un sentiment inédit me serrait la gorge : j'étais mal à l'aise. Oui, vraiment mal à l'aise. D'une part parce que tout ça allait totalement à l'encontre de ce qu'il était en train de me dire il y' a deux minutes, ce qui ne manqua pas de me faire douter de la véracité de ces gestes appliqués, et d'autres part parce qu'au final il était alors maître de la situation. Moi sa victime. Un rôle que je ne supportais absolument pas et qui me gâchait pleinement mon plaisir. Sa voix implorante prononçant mon nom parvint tout de même à m'arracher une sensation de délice, mais un délice qui fut de bien courte durée car alors que ses lèvres entretenaient une lutte sensuelle avec mon cou, sa main effrontée vint se perdre sous ma chemise, me tirant un peu plus contre lui, se glissant dangereusement vers ma ceinture. J'en grognais légèrement de désapprobation. Bon sang, pourquoi fallait-il qu'au moment de se donner ce gamin devienne aussi intrépide ? Aussi con. Je n'aimais pas ça, et le fait qu'il se donne sans que je puisse y trouver mon compte ne fit alors qu'accentuer ma frustration.

Ce n'était pas bon. Pour parler franchement je devais même me rendre à l'évidence : je m'étais royalement fais chier durant tout le temps qu'avait duré son traitement. Le voir se frotter à moi comme ces gamines affolées de s'offrir une nuit avec un "héros" me blasait complètement, et dans l'instant, tous mes fantasmes ayant entouré sa personne depuis des jours s'étaient effondrés bien que par chance, ce ne fut pas le cas en ce qui concernait la réaction alerte de mon corps. Je me demandais soudain si notre première fois avait été bien réelle, si une telle chose avait existé. Une passion qui franchissait toutes les limites, sa voix me suppliant de lui faire mal, mes dents se serrant sur ses lèvres jusqu'au sang et ses cris mêlant douleur et plaisir, ça, ça m'excitait. Ça c'était ce qui me rendait fou chez Kyle Lake. Mais alors ce petit tour provoquant à deux balles... Je me tâtais à savoir si je devais le planter là et retenter ma chance plus tard, lorsqu'il serait dans un meilleur état d'esprit, ou si je devais tenter de brusquer les choses avec assez de poigne pour retrouver mon Némésis lorsque soudain, ce dernier éclata de rire, me faisant arquer un sourcil de surprise. Je le regardais comme j'aurais regarder un aliéné échappé de Sainte-Mangouste jusqu'à qu'une explication à ce comportement ne tombe. Il me demanda, plus provoquant que jamais, si j'y avais vraiment cru. Ok, c'était donc ça. Allez, c'était bon. Il commençait vraiment à me saouler. D'un ton totalement détaché, et l'air le plus indifférent du monde, c'est en le regardant droit dans les yeux que je lui répondis d'un simple


« Si »

Je me détachais alors de lui. J'étais... déçu. Oui, vraiment. Déçu. Dégoûté. J'avais désormais la sensation d'avoir complètement perdu mon temps avec un gamin qui finalement n'en valait peut être aucunement la peine. Je n'avais pas rêvé notre étreinte, cependant, je me rendais à l'évidence : je ne revivrai jamais un truc pareil. Pas avec lui en tout cas, ça ne faisait pas un pli. Haussant les épaules,  lui tournant le dos mains dans les poches je commençais à repartir devant le regard médusé que me lançait désormais Lake. J'aurai du partir sans même chercher à comprendre, mais le souvenir de sa première fois que je lui avais arraché me força à un peu plus de respect. D'une voix toujours aussi ennuyée, je me permis alors de lui dire ce que j'avais sur le cœur :

« Désolé de t'avoir fait perdre ton temps. Le prend pas mal mais...  j'ai menti. La dernière fois, c'était vraiment la meilleure baise de ma vie, mais vu le jeu de minette que tu viens de me sortir, j'ai aucune envie de recommencer. Pas si c'est pour avoir droit à...ça »

J'appuyais sur le « ça » d'un air dédaigneux. Oui, s'il n'avait que ça dans les tripes, que ça à offrir, il pouvait bien se taper qui bon lui chante dans Poudlard mais pour ma part, je ne tremperais pas là-dedans. J'étais un dominant dans l'âme. Moi ce qui m'excitait c'était de donner, pas de recevoir. Et surtout pas de recevoir les prémices des préliminaires les plus bateaux du monde. Reprenant ma route, je lui sifflais un amer « Finalement t'es pas si intéressant que ça... » qui traduisait toute ma déception avant de m'éloigner dans le couloir. Pas sûr qu'après ça il tente de me retenir, mais au fond, désormais, c'était le cadet de mes soucis.






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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Jeu 8 Aoû - 22:05


Don't you want me baby?


Fuck you very much
Alors que je me calmais, je vis Davis se détacher de moi calmement, une mine blasé sur la visage. Quoi encore? Il avait perdu son sens de l'humour en même temps que sa dignité? J'arriverai peut-être enfin à me tirer pour de bon. Je soufflais de soulagement lorsqu'il libéra entièrement mon corps et commença à malaxer mon poignet et mes joues, un sourire triomphant sur la visage. Bon ben voilà, c'était pas si difficile finalement. Il s'était lassé de son petit jouet, et maintenant il allait errer dans sa chambre et probablement se toucher la nouille en pensant à des trucs tordus. Mais voilà, quelque chose me semblait anormale. C'était trop facile justement. Quelque chose n'allait pas, je le sentais. Ça me brulait à la gorge, et mes poings me démangeaient toujours autant, je n'étais pas calmé, je n'étais pas détendu, c'était peut-être même encore pire que toute à l'heure. Je le regardais s'éloigner, sans comprendre ce qui venait de se passer. Lorsqu'il m'expliqua enfin :

« Désolé de t'avoir fait perdre ton temps. Le prend pas mal mais...  j'ai menti. La dernière fois, c'était vraiment la meilleure baise de ma vie, mais vu le jeu de minette que tu viens de me sortir, j'ai aucune envie de recommencer. Pas si c'est pour avoir droit à...ça »

Sans trop savoir pourquoi, une émotion ressortait clairement suite à ce discours : la colère. Non, pas la colère, la rage. La haine. A quoi il jouait exactement? Putain, ce type se rendait-il seulement compte de l'humiliation que j'avais vécu ce jour-là? Pire, se doutait-il seulement de l'humiliation quotidienne que je m'infligeais pour me surprendre à penser à lui? Ce trou du cul n'avait pas le droit de me parler comme ça. Jeu de minette mon cul. Son ton méprisant me donnait des envies meurtrières. Je pouvais sentir doucement l'adrénaline monter dans mes veines, et souhaitant garder le contrôle de la situation, je donnais un violent coup de poing dans le mur à ma gauche, hurlant au passage :

« MAIS FERMEZ LA ET DEGAGEZ ! »

Je me retournais vers lui, voyant qu'il s'était tourné vers moi, pour simplement me signaler qu'au final, je n'étais pas aussi intéressant que ça. Ok, pourquoi, je ne sais pas, mais cette simple remarque me fit sortir de mes gonds. Il me sembla que d'un bond, j'étais sur lui. Je le saisissais par le cou, et le plaquais au mur, mon visage à peine à quelques centimètres du sien :

« Vous êtes vraiment qu'un fils de pute. Je vous déteste. Je vous déteste et je vous interdis de parler encore de moi comme ça. Vous ne savez rien de moi. Rien du tout. Espèce de tarré. »

Je le relâchais violemment en le balançant contre le mur, incapable de me calmer, mes nerfs étaient à vif, putain, rien que de voir son visage me rendait fou. Ce putain de visage parfait. Je le chopais par le col de son t-shirt pour le relever à ma hauteur et de toutes mes forces, je venais planter mon poing sur ses pommettes saillantes. J'entendis un os craquer, ou plutôt deux : celui de sa pommette, et une de mes phalanges au passage. Le violence du geste avait projeté le professeur contre le mur, sa joue avait été raclée contre le mur durant sa chute. Le tout n'était pas beau à voir. Ca me faisait du bien. Je sentais l'adrénaline partout à la fois. Mes pupilles étaient dilatées, et j'avais envie de violence, j'avais envie de sang. Il fallait s'arrêter là. Sinon, sinon je n'aurais plus aucun contrôle. Cet homme me rendait fou. Littéralement. Je serrais les poings, reprenant doucement le dessus sur mes pulsions. Je le toisais, lui, en train de se relever doucement, prenant appui sur le mur. Je lui tournais le dos et m'éloignait, le laissant là, gisant. Putain, ça faisait du bien.
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Jeu 8 Aoû - 22:56


Don't you want me, baby ?



Dire que je ne comprenais pas les réactions de ce gosse aurait été un euphémisme face à ce que j’avais désormais en face de moi. Non mais sérieusement, il était enfin libre, je lui foutais enfin la paix alors qu’est-ce qu’il avait à brailler comme ça ce petit con ? Il me hurla de la fermer et de dégager. Levant les yeux au ciel, je me disais que rien ne pouvait me faire plus plaisir car ma déception était toujours bel et bien logée au fond de moi. Cependant, le mystère Kyle prit un tout autre degré. Un degré qu’il allait payer le prix fort à l’avenir car plutôt que de se tirer de son côté en bon petit garçon, plutôt que de profiter du fait que je lui offrais enfin ce qu’il voulait, à savoir lui foutre la paix, Kyle revint vers moi et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, voilà que cette demi-portion, de toute sa hargne en vint à m’insulter, puis à me frapper au visage. Putain, mais quel fils de… Le terme qu’il avait choisi pour moi me brûlait les lèvres en ce qui le concernait. J’avais la tête qui bourdonnait, complétement sonné par la surprise de son coup. Et tandis que le mioche braillait sa haine, dans mon esprit embrumé, la violence que retenait « l’enfant de la Guerre » se laissait couler lentement de sa poche pour venir noircir mon regard. Je le laissais finir. Finir de vider son sac à défaut de m’avoir laissé lui vider les couilles. Il lui faudrait au moins ça pour tenter de se relever, parce qu’après ce que j’allais lui mettre, ce petit salopard n’était pas prêt de se relever !

En une seule seconde, j’évaluais les risques que j’encourais en tant que professeur et en tant qu’adulte, puis, soudain, un sourire malsain se dessina sur mon visage. Je n’en avais rien à foutre. J’étais arrogant, et irrespectueux chaque jour que Merlin faisait. On me le pardonnait. On me le pardonnait au nom de tout ce que j’avais perdu, au nom de tous mes combats passés, au nom de mon rôle au sein de l’institution qui les avait tous sauvé il y’a dix ans. Oui. Je pourrai trouver n’importe quel prétexte bidon plus tard, j’étais certain qu’on me pardonnerait d’avoir foutu sur la gueule d’un fils de Mangemorts, de la même façon qu’on me pardonnait lorsque je butais ces derniers. C’était simple comme bonjour : au courageux et bienveillant Alan Davis on pardonnait tout pourvu qu’il inclue le mot « Mangemort » dans son explication.

Le regard plus sombre que jamais, un sourire sadique planté sur le visage, je le regardais alors par le bas et lui demandait de ma voix la plus sournoise :
« C’est bon, t’as fini ? »
Kyle me dévisageait, avec colère mais, et, j’en étais pleinement satisfait, avec une mince étincelle que j’associais à de la crainte. Mais je n’eus pas le temps de le contempler plus longtemps, car tandis que je murmurais un mince « dans ce cas… », Je me ruais sur lui et lui rendais son coup à la différence que j’y mis toute ma force. Si j’avais salement heurté le mur après son geste, je vis avec délice mon homologue en tomber sur le sol en se tenant la mâchoire. Une mâchoire que j’avais sentie délicieusement bouger sous l’impact de mon poing rougi. Il ne gémissait pas cependant, et je n’avais moi-même pas eu ma dose. C’est fou ce que les mômes peuvent se montrer prétentieux, naïfs, et impulsifs. Avait-il seulement évalué les risques qu’il encourait avant de venir me toucher ? Pensait-il que sous le simple fait de le désirer je pourrai me retenir d’être dangereux ? Et après, s’était-il vraiment imaginé pouvoir tenir tête aux longues années d’entraînements et de combats qui m’avaient sculpté ? Non. Ou alors, c’est qu’il était vraiment plus con que la moyenne. Cependant, je devais lui reconnaître un sacré crochet pour son âge car alors que droit sur mes jambes mon pied vint s’appuyer sur son torse pour l’obliger à rester à terre, ma tête me tournait encore. A moins qu’il ne s’agissait d’une toute autre sensation car c’était bien là ce qui résultait de son insolence : j’avais de nouveau envie de lui. Il venait de raviver la mince étincelle s’éteignant pour la transformer en brasier comme l’on jette de l’alcool à brûler sur les braises d’un feu pour le faire repartir. J’avais de nouveau soif de lui. Soif de son sang, soif de ses cris. Certains qu’après lui avoir savamment pressé les côtes sous mon pied Kyle ne se relèverait pas, je le retirai avant de venir m’installer à califourchon au-dessus de lui. Ce n’était vraiment pas le moment, pourtant, cette position ne faisait que me rappeler au souvenir de la dernière fois. Oui, cette fois également les choses avaient commencées ainsi…

L’attrapant à mon tour par le col, c’est avec une lenteur toute calculée et tandis qu’il reprenait son souffle difficilement que je m’amusais à retirer ma cravate avant de la passer autour de sa superbe gorge et d’en serrer le nœud tout en parlant de la même voix menaçante.


« Alors comme ça tu me détestes et je suis taré ? Mais dis-moi Kyle, quand on sait que quelqu’un est taré comme tu le dis, tu ne penses pas qu’on devrait éviter de s’en prendre à lui ? Qu’on devrait éviter de le frapper ? Ça peut t’emmener de sérieux ennuis, et crois-moi, en ce qui te concerne les ennuis ne font que commencer ! »

Mêlant le geste à la parole, c’est la main toujours maintenue autour de la cravate lui serrant le cou que de ma main valide j’entamais avec lenteur de défaire les boutons de sa chemise sous le regard affolé de ma victime. Putain ce regard… ça m’avait tellement manqué ! Ça me rendait complètement fou ! La vue de sa peau ne m’intéressait même pas finalement, seul comptait son regard dans lequel je lisais enfin tout ce que je voulais voir. Me penchant alors sur lui, totalement immobilisé par mon poids et par ma main, je vins alors attraper son lobe entre mes dents et entamait de le mordiller doucement, ajoutant à ce doux traitement le contact de ma langue avide, jusqu’à ce que n’y tenant plus moi-même, je lui murmure alors :

« Cette fois je vais vraiment te donner une bonne raison de me détester Kyle… ». La seconde qui suivit, je l’entendis hurler. Mes ongles plantés dans son torse. Mes dents plantése dans son cou, le serrant comme un étau dont il serait impossible de se défaire.





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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Ven 9 Aoû - 1:25


Don't you want me baby?


At the same time I wanna hug you, I wanna wrap my hands around your neck.
Je ne vis pas le coup venir, ce qui tripla sa violence à la réception. Je fus sonné pendant un court instant, incapable de soutenir mon corps, mes jambes me lâchèrent, et je vins m'écraser sur le sol tel une pierre. La douleur était à peu près également répartie dans tous mon corps : mon dos qui s'était claqué au sol me lançait terriblement, mes bras recouverts d'éraflures diverses quand j'avais raclé le mur dans ma chute. Le plus intense restait ma mâchoire, que je devinais partiellement cassée, qui me lançait comme si mon coeur s'y trouvait lui-même. Alors que je reprenais difficilement mes esprits, je sentis une pression sur ma cage thoracique. Mes yeux cherchèrent, et je devinais vaguement la forme de la jambe de Davis, dont le pied m'écrasait les côtes. Je suffoquais à présent sous la pression toute calculée. Putain, à quoi il jouait, il voulait me tuer? Qu'il y aille de bon coeur avec un bon Avada Kedavra dans ce cas. Encore légèrement sonné, le cerveau embrumé par le manque d'oxygène, je ne voyais que des formes flous se mouvoir, et sentis le poids du corps de mon professeur se presser contre le mien. Il était apparemment assis à califourchon sur moi à présent. L'esprit un peu plus vif, je déglutis avec difficulté et sentis le goût métallique du sang dans ma gorge. Et cela, contre toute attente d'une personne « normale » me donna envie de me relever d'un bond et de continuer l'assaut. Mais Davis ne m'en laissa pas l'occasion. Sa cravate se trouvait à présent autour de ma gorge. Je savais ce qu'il allait faire, mais ne put retenir un hoquet de surprise lorsqu'il serra le tissus un peu plus fort.

Non, non je n'avais pas réfléchis aux conséquences en le frappant, je n'étais pas vraiment du genre à réfléchir à deux fois lorsqu'il s'agissait d'impulsions aussi fortes. Et bordel, je me foutais complètement des conséquences, le frapper m'avait fait tellement de bien. C'est alors qu'il entreprit de déboutonner lentement ma chemise. Un vent de panique, mélangé à tant d'autres émotions me submergea. Bordel mais à quoi il jouait une fois de plus? Je ne voulais pas. Je ne voulais pas qu'il me touche de cette façon. Car j'adorais ça, et me l'avouer était inconcevable. Il fallait fuir. Je paniquais. Je ne voulais pas revivre ça. La honte, l'humiliation. Je ne savais pas si j'arriverais à me regarder en face après une seconde fois. Non, il fallait qu'il me lâche, maintenant. Cet enfoiré était en train d'abuser de moi pour la deuxième fois, et on le laissait enseigner à Poudlard. Son poids me maintenait au sol malgré tous mes efforts pour me défaire de son étreinte. Tout ça me rappelait trop la scène dans cette salle de classe, et m'angoissais, autant que m'excitait. Sa bouche vint trouver le lobe de mon oreille. Je me mordais les lèvres pour ne pas crier, si fort, que quelques gouttes de sang perlèrent sur celles-ci. Ce fut si rapide, si inattendu, que cette fois ci, je ne pus retenir un cri. De douleur, mais de plaisir aussi. Ses lèvres chaudes contre mon cou. Ses ongles dans ma chaire. Ses dents enserrant mon cou. Ce doux mélange de sensations comme je les aimais me rendait fou. Je le voulais, avec tant d'ardeur. Je le voulais maintenant, mon corps en avait assez d'attendre. Mon esprit un peu plus désinhibé ne contrôlait plus si bien mon corps. Je laissais échapper, à la fin de mon cri, un léger gémissement de plaisir. Il savait si bien s'y prendre, ça ne le rendait que plus énervant. J'étais incapable de bouger, et pendant un instant, j'envisageais d'abdiquer toute tentative de fuite. Ses ongles se dégagèrent de mon torse, son visage s'écarta de mon cou et sans réfléchir, j'entrepris de l'embrasser sauvagement. Les lèvres encore recouvertes de sang parfumèrent notre baiser de ce goût si particulier. Je lui mordais les lèvres du bout des dents, jouais avec ma langue avec précision et passion à la fois. Il me sembla qu'aucun des baisers que nous avions échangé la dernière fois n'avait de valeur face à celui-ci. Je m'imaginais soudain, vu de l'extérieur. Allongé sur le sol froid du couloir, complètement soumis à ce type. Ce type que je méprise. Pourquoi déjà? Ah oui, il est un sang-de-bourbe, qui a abusé de moi. Vraiment? Mais oui vraiment, putain! Qu'est ce que je foutais là avec ce dégénéré? Sans prévenir, je vins coincer sa langue entre mes dents, et mordit de toutes mes forces. Le liquide chaud et rouge envahit ma bouche aussitôt et Alan se retira de ma bouche, laissant échapper un grognement de rage et de douleur. Plantant mon regard dans le sien, haineux, je lui crachais au visage son sang qui s'était déversé dans ma bouche.

« Gardez votre sang dégueulasse et impur pour vous. »
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Ven 9 Aoû - 11:32


Don't you want me, baby ?



Je l'avais cherché, et je l'avais trouvé. A présent que je nous ramenais à nos propres démons, c'est avec une certaine pointe de soulagement mêlé à ce désir nouvellement retrouvé que je recevais le baiser de Kyle. Et que dire de ce baiser ? Si je m'étais profondément emmerdé pendant sa petite scène de chauffe, ce baiser en était le parfait antonyme. Plus sauvage, plus passionné encore que tout ceux que nous avions déjà échangés, teinté du goût métallique du sang que j'avais certainement fait sortir moi-même. Je retrouvais enfin le Kyle Lake qui me rendait fou, qui me volait mes nuits, et s'incrustait dans chacune de mes pensées. Et j'aimais ça. Bon Dieu ce que j'aimais ça l'avoir ainsi sous moi, l'entendre gémir de cette façon. Cela me faisait oublier tout le reste : qu'il était l'élève et moi le prof. Qu'il était le gamin et moi l'adulte. Lui le fils de mangemort, et moi le chef de la résistance. Le fait que nous étions là, étendus au milieu des couloirs d'une école où, malgré l'heure de la nuit, n'importe qui pourrait surgir. J'étais inconscient. Pleine inconscient, mais je me foutais désormais de tout, de tout ce qui n'était pas Kyle Lake. De tout ce qui n'était pas sa bouche, ses cris, ses regards noirs. Du moins, jusqu'à ce que dernier ne s'arrête, et qu'une seconde plus tard, une douleur lancinante ne vienne me saisir la langue. En une seconde, j'identifiais son geste : ce petit fils de pute était en train de me mordre la langue, et autant dire qu'il n'y allait pas de main morte. Une seconde, j'en vins à me souvenir de ces invalides qui se mordait la langue de toutes leurs forces pour se donner la mort, et un frisson glacial me parcouru l'échine à l'idée que ce genre de traitement puisse signer ma fin. J'étais tout prêt à le remettre à sa place quand enfin il me lâcha. Jetant mon visage en arrière, loin du sien, je le dévisageais alors avec un sentiment de haine incontrôlable. Le fait qu'il me recrache mon sang au visage en insultant ce dernier ne me faisait ni chaud, ni froid. C'était fini pour lui.

Ne lui laissant même pas le temps de réfléchir à une nouvelle insulte, n'en cherchant même pas une à lui faire entendre, c'est incapable de contrôler mon geste et la force que j'y mis que mon poing vint s'écraser à nouveau sur sa gueule d'ange. Le temps s'arrête. Je suis complètement essoufflé, j'ai mal et la gueule couverte de sang. Si quelqu'un me croisait là dans le couloir, je me ferai crucifié en un quart de tour, mais mon sort ne m'intéresse pas. Ne m'intéresse plus. Kyle ne bouge plus. Ses yeux se sont fermés presque en même temps que mon poing choquait sa joue. Je sais qu'il ne fait pas semblant, son visage est totalement fermé. Et dans la seconde qui suit, une violente boule vient se serrer dans ma gorge, j'ai les mains qui tremblent. Pas à cause du coup, mais je le sais, à cause de lui. Complètement stoïque, toujours assis sur lui, je me sens à deux doigts de le rejoindre dans les limbes de l'inconscience tant la peur me tenaille le ventre. Plus blême que jamais, la lèvre tremblante, j'approche deux doigts de sa nuque pour venir sentir son pouls. Dès lors que de petits battements saccadés viennent cogner contre mes doigts je respire à nouveau, et me décide enfin à bouger. Je l'interpelle alors, une fois, deux fois, allant crescendo dans le son de ma voix. Pas de réponse. Bon sang je vais quand même pas le laisser là au beau milieu du couloir non plus ! Passant ma main dans mes cheveux pour les ramener en arrière, je soupire tandis que mes bras passent autour de son corps, l'un sous ses épaules, l'autre sous ses jambes. Je ne peux m'empêcher de contempler son visage tuméfié qui malgré les traces de mes poings est toujours aussi envoûtant.

De le voir ainsi inconscient par ma faute, j'en ai presque honte, et pourtant dans le même temps une pointe de fierté vient m'envahir. Je voudrai pouvoir mettre des mots plus clairs sur ce que je ressens, mais j'ai la nette impression qu'aucun adjectif ne pourrait le désigne avec exactitude, alors plutôt que de perdre plus de temps, je me met en route pour ma chambre, le corps immobile de celui qui fut mon amant logé au creux de mes bras. Par chance, nous ne croisons personne en route, ce qui me permet de me glisser dans ma chambre sans éveiller le moindre soupçon. Ma putain de serviette est toujours dans la Grande Salle, et elle va y rester un moment, car tandis que j'allonge Kyle sur mon lit, ma seule préoccupation désormais c'est d'agir au contraire de tout ce que je t'ai toujours voulu lui infliger. Revenant de la salle de bain avec une bassine d'eau, une serviette humide, et une trousse de soins, je m’attelle à éponger le sang qui ruisselle à son front, sur sa joue, et m'apprête à en faire de même pour ses lèvres lorsque l'envie irrésistible de faire disparaître ce précieux liquide à ma manière me prend. C'est donc du bout de mes lèvres encore souillée que j'efface les traces de notre lutte sur son visage avant de masser ce dernier doucement à l'aide d'un onguent tout droit sortie de l'infirmerie et dont Gaia a fini par me faire le cadeau histoire de m'éviter un passage journalier chez elle. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça a l'air de marcher, mais jouer les infirmières c'est vraiment pas fait pour moi...

Rangeant à la hâte tout ce bric à brac, je retire enfin ma cravate de la nuque opaline de Kyle avant de la jeter dans un coin de la chambre, bientôt suivi de sa chemise. Son torse est marqué par le passage des ongles que je ne peux m'empêcher de caresser. Bon sang, si seulement il était conscient, je me ferai un tel plaisir... ! Mais il ne l'est pas, et baiser un légume c'est pas vraiment mon délire. De plus, étrangement, malgré la bouffée de haine ayant serré son étau autour de moi lorsque je me trouvais près de lui, désormais je me sens quelque peu...Attendri ? Ouai enfin, j'ai bien plus envie de le remettre sur pieds que de l'achever quoi. Tirant sur la chaise de bureau, je finis par me laisser tomber dedans, tandis qu'après avoir ouvert totalement ma propre chemise je m'en allume une et ferme les yeux. Mais dans quelle galère je me suis foutue sérieusement ?





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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Mar 13 Aoû - 16:25


Don't you want me baby?


At the same time I wanna hug you, I wanna wrap my hands around your neck.
Au regard que me lança Davis, la bouche ensanglantée, je sus exactement ce qu'il allait faire. Il allait me frapper. Non, pas juste me frapper. Il allait m'exploser la gueule. Et je l'avais cherché. Et je ne lui donnerai pas la satisfaction de me débattre pour fuir. Alors je plantais mon regard plein de défi dans le sien. Je cru sentir son poing s'écraser sur ma joue avec une violence hors du commun. Et puis plus rien. Le noir s'abattit sur moi, impitoyable et brusque, tout comme l'avait été le coup de mon professeur.

Je sentis d'abord comme une douleur lancinante au niveau de la mâchoire. Je tentais d'ouvrir un œil mais la lumière dans la pièce me donna la nausée. Je restais alors les yeux fermés un moment. J'essayais de réfléchir mais ma tête était comme vide. Je devais avoir fait de sacré cauchemars cette nuit, car je me sentais épuisé comme après un marathon. Je recollais les bribes que mon esprit m'envoyait comme des flashs. Des cauchemars qui impliquaient Mr Davis, du contenu classé X et du sang. Pour changer. Pour une raison inconnue, je me sentais terriblement faible, et ma mâchoire continuait de me faire mal J'ouvrais enfin les yeux, clignant plusieurs fois des paupières comme pour diminuer la luminosité de la pièce. Je fixais le plafond, un coup d'oeil vers la fenêtre. Je n'étais pas dans ma chambre. La panique monta doucement en moi. Elle partait de mes côtes, où mon cœur eut un raté dans son rythme avant d'y battre comme un tambour lorsque je me rendis compte que je n'avais aucun souvenir de la soirée que je venais de passer. Je savais que j'avais du aller rejoindre une midinette dans le dortoir des Poufsouffle. Après ça, tout était flou. Dans quel merdier m'étais-je encore embarqué ? Je fermais à nouveau les yeux et essayait de faire le point sur la situation. Je m'étais préparé pour aller rejoindre cette fille. Je m'étais faufilé dans les couloirs. Et puis j'avais croisé,,, Davis ? La panique se changea en colère. Oh le petit fils de pute, évidemment, il n'y avait que lui pour me foutre dans des situations pareilles. Je tournais la tête sur le côté et retint un hoquet de surprise. Il était là, juste à côté du lit sur lequel j'étais allongé, assoupi sur une chaise. Que.. Non mais j'étais où là ? Ne me dites pas que... Je me relevais en position assise et regardais autour de moi. Bordel de … J'étais dans sa chambre ? Mais qu'est ce que je foutais là ? Pour le coup, je commençais vraiment à paniquer. Je ne voyais qu'une chose que j'aurais pu potentiellement faire dans cette chambre, et l'idée renforça la nausée que je subissais déjà depuis mon réveil. C'était impossible. Je n'avais pas pu coucher à nouveau avec ce type. Je passais une main sur mon visage comme pour m'aider à reprendre mes esprits. Allez putain, rappelle toi ! J'avais beau me concentrer aussi fort que je le voulais, impossible de me souvenir en détail de la soirée de la veille. Le fameux rêve dont je me souvenais en partie.. Et si c'était ça ? Mais encore, je ne me souvenais que de quelques scènes, et je compris rapidement pourquoi ma mâchoire me faisait mal. On en était sans doute venu aux mains ? Cette amnésie partielle me rendait nerveux. Quel stratagème cet espèce de tordu avait pu mettre en place pour m'attirer dans son lit ? Il n'avait quand même pas ? Ce cinglés ne m'aurait quand même pas drogué ? Je jetais un nouveau coup d'oeil dans sa direction. Il dormait toujours. Si j'étais sur d'une chose, c'était que je n'avais absolument pas envie d’être là lorsqu'il se réveillerait. Je me glissais doucement au bord du lit, en faisant le moins de bruit possible. Je posais un pied au sol, puis deux. Je me levais enfin, et le lit n'émit pas un seul grincement, pour mon plus grand soulagement. Une fois debout, ma vision se troubla, et mes jambes tremblèrent, je du me retenir au lit pour ne pas tomber. Merde merde MERDE. J'étais bien plus affaibli que je ne le pensais, et sortir de là allait être plus compliqué que prévu.
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Dim 18 Aoû - 23:26


Don't you want me, baby ?



La nuit a été courte, éprouvante, et même ce sommeil que l’on dit si réparateur ne m’a pas permis de chasser la migraine qui me tient le crâne en tenaille depuis hier soir. Je suis épuisé, et pour être franc, je ne sais pas ce qui me retient d’aller me foutre dans mon pieu et de ne pas en sortir de la journée. Minute ? Ça y’est, je sais ce qui m’en empêche. Mon lit est pour ainsi dire déjà occupé, et clairement, il vaut mieux tant pour l’occupant que pour moi-même que je ne l’y rejoigne pas. C’est donc en soupirant de plus bel qu’à peine tiré des bras de Morphée, je me redresse difficilement. Mon dos craque douloureusement tandis que je me penche vers la silhouette toujours endormie de Kyle. Je ne peux pas m’empêcher de le trouver beau quand il est là, ainsi à ma portée, sans son foutu air dédaigneux peint sur la gueule. Oui, ce gamin qui me rend fou est beau dans son sommeil, calme, les derniers restant de son innocence désormais bien en évidence, et cela éveille en moi non plus l’excitation de vouloir le posséder mais un sentiment protecteur bien étrange que je n’ai jamais connu jusque lors.

Oui, je voudrais passer ma main sur son visage, le caresser, border son sommeil avec tendresse, puis, après une seconde de cette mièvre pensée, émet un rictus écœuré. Bon sang, je ne sais pas ce qui me prend mais ce genre de pensées à l’eau-de-rose me retourne l’estomac, et je ne sais même pas par quel pseudo miracle j’ai pu nourrir pareille idée.  Enfin… Je finis par me recaler à nouveau dans le fond de ma chaise qui me paraît désormais encore moins confortable que lorsque je m’y suis endormie hier soir, et ferme les yeux en tentant de rattraper vainement quelques heures de repos en plus. Cela fait à peine une dizaine de minutes que je me suis remis à ma place et voilà qu’un bruit sourd me fait sursauter. Je me redresse aussitôt, et découvre à mes pieds la silhouette bien mal en point de mon amant dont l’expression pourrait être quelqu’un venant de faire une chute phénoménale. Je ne me fais pas d’illusions : s’il se trouve là par terre, accroché comme un gland à la tête de lit, ce n’est pas parce qu’il en est tombé, mais parce que ce petit salopard pensait se tirer en douce. J’essaye de chasser ce détail de mes pensées pour me concentrer uniquement sur le fait de le remettre sur pieds. Soupirant, je ne peux empêcher mon ton d’être passablement énervé tandis que mes bras viennent à la rencontre de son corps pour l’aider à se rassoir convenablement sur le bord du lit.


- « Après ce qui s’est passé hier soir, tu ferais mieux d’éviter les gestes brusques»


Je le lâche, m’assois prêt de lui au bord du lit. Mes coudes appuyés sur mes genoux, les mains ramenés sous le menton, je fixe alors le sol d’un air songeur. Je suis mal à l’aise, je ne sais même pas quoi lui dire. Pour être honnête je me demande encore par quel miracle Kyle ne s’est pas mis à hurler « au secours ! » à son réveil. Je suppose qu’à l’époque, et à sa place, c’est ce que j’aurai fait en me retrouvant le matin dans le lit du mec qui m’a cogné à m’en faire perdre connaissance. Ma honte me revient peu à peu au visage, et ma culpabilité est aussi palpable que les marques qu’il a encore sur le visage. Evidemment, ces dernières sont assez superficielles si je devais les comparer à ce qu’il aurait eu sans les soins de Gaia, mais ils sont tout de même bien là pour me rappeler que j’ai cogné de toutes mes forces le mec que je désirais pourtant il y a encore quarante-huit heures. Soufflant, je finis par me relever sans lui jeter un regard, et tout en lui tournant le dos, entreprend de me défaire de ma chemise. Je fais sauter les boutons un à un, puis laisse glisser le vêtement le long de mes bras avant de jeter ce dernier en boule à travers la pièce. Toujours dans l’ignorance la plus totale, j’ouvre la porte de ma salle de bain, et laisse venir l’eau chaude avant de m’asperger copieusement le visage comme je le fais tous les matins. J’arrive pas à me la jouer cool avec lui, ce serait d’ailleurs limite mal placé. De ce fait, je n’ai rien trouvé de mieux à faire que d’agir comme je le fais quotidiennement.  Je reviens dans la chambre, ouvre mon placard, en sort mes vêtements du jour, les poses sur la chaise qui m’a reçu pour la nuit, puis, découvrant le regard interrogateur de Kyle sur moi, je tente de le regarder et de lui répondre avec le plus d’indifférence possible tandis que j’enfile ma chemise propre sans l’attacher :


- « Mais tu peux te barrer si tu veux. Evite juste de t’évanouir au milieu des couloirs, ça m’arrangerait » Et merde, dans le genre remarque pas aimable, y’a rien de tel ! Et en même temps, à quoi bon tenter de me montrer sympathique maintenant ? Il y’ a encore quelques heures, j’ai bien failli le tuer, alors les bonnes manières et les mots doux ne sont évidemment pas à l’ordre du jour. Je le regrette un peu pourtant. C’est toujours plus facile de congédier un amant qu’un mec qu’on a tabassé jusqu’à l’inconscience…  




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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Lun 19 Aoû - 2:42


Don't you want me baby?


At the same time I wanna hug you, I wanna wrap my hands around your neck.
Du coin de l'oeil, il me sembla voir la silhouette de Davis se mouvoir. Évidemment, ma chute n'avait pas du passer inaperçue et l'avait réveillé. Génial. Absolument génial. J'étais là, accroché à la tête de lit comme à une bouée, désespéré, mes jambes refusant de soutenir mon corps. On aurait pu difficilement imaginer situation plus humiliante. Je roulais des yeux en le voyant s'approcher. Qu'est ce qu'il comptait faire, me décrocher de mon attache afin de me voir m'écrouler pour de bon? Je sentis ses bras s'enrouler autour de moi, et mon corps se soulever sous sa traction. J'étais étonné. Non, plus qu'étonné, je ne comprenais pas ce geste simple qu'il venait de faire. Il venait de m'aider à me relever,e t m'avait assis sur le lit avant de s'asseoir à côté de moi. Merde, il culpabilisait ou quoi? Je n'avais jamais vraiment vu le professeur avoir un simple geste comme celui-ci envers moi, et je ne savais pas trop comment le prendre, ni comment réagir. Par réflex, j'ouvrais la bouche afin de le remercier. Puis la refermait aussitôt. J'étais complétement paumé.

« Après ce qui s’est passé hier soir, tu ferais mieux d’éviter les gestes brusques»

Ce qu'il s'est passé hier soir. C'était bien le problème, je ne m'en souvenais que partiellement. Et tout dans son comportement, et dans les circonstances me poussait à croire que nous avions couché ensemble. Encore. Cette idée me fit frissonner et je me recroquevillais un peu sur moi-même sur le bord du lit. Quel con. Si j'avais bel et bien couché à nouveau avec lui j'aurais au moins voulu m'en souvenir. Je le fixais, assis à côté de moi, qui semblait aussi peu à l'aise que moi. Il lâcha un soupir avant de se lever, et commença à se déshabiller. Par réflex, je détournais le regard. Merde, je suis con ou quoi? Je l'avais déjà vu nu. C'était peut-être même plus que ça. Je l'avais déjà vu nu, en moi, le visage déformé par le plaisir. Je ne devrais pas être intimidé par sa nudité. Et pourtant. Je jetais un coup d'oeil en sa direction. Il avait ôté sa chemise et se dirigeait vers la salle de bain. Son torse à la musculature saillante me sauta au visage comme un souvenir douloureux. Ce salaud avait un corps à en faire pâlir une Moldue. Je l'observais sans rien dire, se rincer le visage abondamment avant de revenir dans la chambre, ouvrir la penderie pour y choisir des vêtements. Je me glissais un peu plus sur le lit et ramenais difficilement mes genoux à moi, et enrouler mes bras autour de ceux-ci. J'aurais voulu partir en courant, mais j'en étais incapable pour l'instant. Impassible à l'extérieur, à l'intérieur mon esprit faisait tout les efforts du monde pour essayer de recoller les morceaux de la soirée précédente. Cet air gêné sur le visage de mon professeur et son attitude faussement naturelle ne faisaient que confirmer mes suppositions. Ce qui me perturbait le plus, c'était de ne pas comprendre pourquoi il avait tellement voulu me revoir, coucher avec moi à nouveau. Si ça avait été une punition, la première fois aurait suffit. Tout comme il l'avait désiré ce soir-là, il hantait à présent ma vie et mes pensées, le mal était fait. Alors pourquoi? Mais pire encore, pourquoi aurais-je fini par accepter de me donner à nouveau à lui. Le souvenir du plaisir éprouvé ce soir là me revint et mes joues s'empourprèrent un instant. Peu importe ce que j'avais ressenti ce pauvre type n'était pas digne de moi. Et surement pas digne de me dominer, moi, Kyle Lake. Je fermais les yeux et réfléchissais. Sa voix interrompit assez rapidement mes réflexions pour me ramener à lui. Il m'invitait indirectement à me casser le plus vite possible. Du moment que je ne m'effondrais pas dans les couloirs. Putain mais quel salaud. La colère qui avait été remplacée par la crainte et la curiosité me monta directement à la tête. Il était sérieux là? D'après les douleurs qui me lançaient par ci par là, apparemment, il m'avait sacrément foutu sur la gueule hier soir. Et d'après mes conclusions, il ne s'était pas arrêté là, mais m'avez ramené chez lui pour me sauter. Et maintenant quoi? Je devais me casser vite fait de sa chambre pour ne pas l'importuner plus longtemps de ma présence? Mais qu'il aille se faire foutre! S'il avait voulu éviter ça, peut-être aurait-il du y aller plus doucement sur les coups. La scène me rappelait trop la dernière que j'avais passé en sa présence, et je détestais ça. Je me sentais utilisé à nouveau, tout comme la dernière fois. Maintenant que Mr Davis avait fait sa petite affaire, je pouvais gentiment rentrer chez moi. Jusqu'à ce qu'il décide de venir me cueillir à nouveau. Putain, cet espèce de connard me croyait à sa disposition.

« On prend ses petites habitudes Mr Davis? On baise Lake et on lui demande gentiment de se casser? »

Je ne criais pas, non, je sifflais entre mes dents de rage sincère envers lui. L'humiliation, cette fois, ce faisait d'autant plus ressentir que j'étais incapable de me rappeler exactement des faits. Je me glissais à nouveau vers le bord du lit et, prenant appui sur le rebord du lit, je tentais une nouvelle tentative afin de passer en position debout. Je lui lançais un regard noir, plein de mépris.

« De toute façon, je préfère ramper jusqu'à ma chambre plutôt que de rester ici une minute de plus. »
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Lun 19 Aoû - 3:50


Don't you want me, baby ?



Alors que je tentais de vainement me contrôler, d’essayer de ne pas lui témoigner l’irrespect de me montrer trop proche après ce que je lui avais fait la veille, voilà que les paroles grincées de Kyle me firent relever la tête de stupeur. « On baise Lake » ? Minute mais qu’est-ce… Je tournais la tête lentement, le dévisageant avec des yeux ronds et une expression dure qui devait certainement lui paraître inquiétant mais que je ne pouvais retenir. Sérieusement, qu’est-ce qu’il s’imaginait ? Que j’avais abusé de lui durant son sommeil ? Mais pour qui me prenait ce petit…

Je me calmais, reprenant le calcul d’une autre manière en voyant mon élève et amant se masser douloureusement le crâne. Oh non… Il ne se souvenait pas. Oui, c’était donc cela : Kyle Lake ne se souvenait pas de ce qu’il s’était passé et en avait forcément déduis que nous en étions venu à coucher de nouveau ensemble. Cette idée m’arracha un sourire de jubilation. Ainsi donc, et quoi qu’il puisse en dire, si dans sa perte de mémoire Lake s’imaginait s’offrant à moi c’était certainement qu’au fond c’était une chose qu’il avait attendu, voulu, ou dans tous les cas, une idée qui avait le trône de ses suppositions. Ce simple fait me rendait complètement euphorique, extatique, à tel point que soudain, mon propre malaise venait de s’envoler face à celui que j’avais certainement créé en lui. S’il pensait que nous nous étions à nouveau unis, je n’allais certainement pas lui laissait croire le contraire. Et tandis qu’il se redressait en prétextant qu’il préférait encore partir en rampant que rester ici plus longtemps, je prenais une longue bouffée d’air, et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, plaquait cet importun au matelas, poignet au-dessus de la tête, le chevauchant l’air calme, mais plus bouillonnant que jamais à l’intérieur.

D’un ton doux et autoritaire à la fois, le visage stoïque, je le dominais enfin comme je l’aimais tant.


- « Tu te méprends, je pensais simplement que c’était là ce que tu voulais entendre ! »

Je le regardai profondément, le dominant de toute ma hauteur. Ma chemise toujours dénouée m’offrait désormais au délicieux contact du souffle de Kyle sous moi, et tandis que je réprimandais un frisson, je dénouais dans le même l’une de mes mains de ses poignets pour venir la poser sur sa joue tandis que mon visage se rapprochait dangereusement du sien.

- « Reste. » Je me rapproche, encore, jusqu’à frôler son oreille de mes lèvres et pouvoir murmurer « Ou pars. Ça m’est égal tant que tu agis selon ce que tu veux et non selon ce que te dictes ta putain de fierté mal placée.  Mais si tu restes… »

Et voilà, comme d’habitudes quand il est là, je ne peux pas m’en empêcher. Et c’est d’autant plus amusant en sachant qu’ainsi sous ma prise, et après la nuit qu’il a passé, son état ne lui permettra pas de me repousser. Oui, je sais qu’il ne pourra rien faire sans que je ne l’ait décidé, et cette sensation m’arrache un sentiment de plaisir non contenu qui se traduit pas le contact de ma bouche venant cueillir sa gorge. Je mordille sa peau, la maltraite tendrement avant de la caresser de ma langue pour la soulager du mal que je viens de lui faire. J’applique la même sentence sur son lobe, sur sa clavicule, remonte à sa joue. Alors que je reprends doucement contenance, je réalise l’état de ma propre excitation, ainsi que le fait que j’ai laissé ma phrase en suspens. Je m’approche toujours plus, frôlant ses lèvres dans mes paroles :

- « Sans rien d’autre en retour, j’en serai comblé… »

Je le laisse sur ces paroles, défaisant doucement la dernière main qui le retenait tandis que je me redresse, toujours à cheval sur lui mais désormais prêt à m’en écarter si telle est sa décision. Pour ma part, je ne culpabilise même pas d’être en train de lui mentir. Parce que j’ai envie de lui. Parce que je ne veux pas lui laisser croire que je l’utilise. Parce que ça n’a jamais été le cas. Je veux qu’il reste là, même sans rien dire, même sans rien faire. Juste là, tandis que je me préparerai pour une nouvelle journée qui sera sans doute la plus belle de cette foutue semaine dont je ne voyais pas le bout.    





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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Dim 25 Aoû - 14:38

Kyle Melchior Lake a écrit:

Don't you want me baby?


At the same time I wanna hug you, I wanna wrap my hands around your neck.
Sans trop savoir comment, Alan se retrouvait une énième fois au dessus de moi. Ca devenait une habitude quelque peu redondante dernièrement. En sentant sa main se refermer sur mon poignet, je me rendis compte que ce dernier était encore douloureux de la veille. Un vague sourire se dessina sur mon visage, j'avais du le frapper au visage. Je n'étais pas certain de m'en souvenir, mais le fait d'y croire ne serait-ce qu'un peu me rendait plutôt fier. Allongé sur le matelas, Davis me dominant de toute sa stature, ayant pris contrôle de mes mains, et mes jambes refusant de m’obéir pour le moment, je n'avais d'autre choix que de le subir. Penché vers moi, ses cheveux frôlaient doucement mon front et mes joues, tandis que je pouvais sentir vaguement la chaleur émanant de son torse découvert m'atteindre. Si je n'étais pas d'aussi mauvaise foie, j'aurais avoué que la situation et la vue actuel que m'offrait son corps me donnait terriblement envie de lui. Son ton était doux, mais pas suppliant non plus. Comme s'il essayait de me convaincre, il mêla le geste à la parole. Il relâcha un de mes poignets pour venir caresser ma joue, avant de venir jouer sur ma peau avec ses lèvres. La mâchoire crispée, je ne bronchais pas. L'autre main toujours captive sous sa poigne, et affaibli par les événements de la veille, j'étais de toute manière incapable de le repousser par la force. Ainsi collé à moi, je pouvais sentir son excitation monter, et je ne pus m'empêcher de me demander si un jour, il s'ennuierait de ce petit jeu. Il m'avait déjà eu hier soir, et pourtant, me désirait encore. Cet homme semblait être un éternel insatisfait lorsqu'il s'agissait de me posséder. Sans trop savoir pourquoi, cette pensée gonflait mon orgueil.

Malgré moi, à la fin de son traitement, lorsque as bouche vint frôler la mienne, je pris conscience du fait que ma respiration était saccadée, et que, durant tout ce temps, j'avais fermé les yeux, et me retrouvait presque déçu qu'il se soit ainsi arrêté. Ca n'avait pas été violent, ça n'avait pas été forcé non plus, non, c'était juste doux, et terriblement sensuel. Lorsque je sentis sa présence s'éloigner de moi, je rouvrais soudain les yeux, presque désespéré à l'idée de le voir juste partir. Mais non. Il restait là, libérait mes poignets et me forçait à prendre une décision. Sans rien en retour ? Est ce que ça voulait dire que je pouvais rester là, juste là, sans penser à rien d'autre qu' à ça ? Sans avoir à me torturer l'esprit à savoir pourquoi, et comment, juste rester là et apprécier ne serait-ce qu'une minute ce contact que je désirais autant qu'il me révulsait ?

Je le fixais, sans véritablement le voir. J'étais perdu dans mes pensées, torturé, indécis. Pour faire simple : j'hésitais. Mon regard trahissais un terrible combat intérieur où je pesais le pour et le contre. Pourquoi avait-il fallut qu'il s'arrête ? J'aurais voulu pour une fois, me retrouver là, sous lui, incapable de me défendre, obligé d'apprécier son contact sans rien dire, on aurait pu rester là, faire durer le plaisir, et j'aurais pu feindre ne pas l'avoir voulu ensuite. J'aurais voulu apprécier pleinement la situation, mais je ne pouvais m'empêcher de lui en vouloir de me forcer à prendre une décision. Mon silence commençait à troubler mon professeur, que je sentis s'impatienter, et je crus le sentir sur le point de se relever et l'entendit soupirer. Je me précipitais alors de répondre :


« De toute façon, c'est pas comme si j'avais le choix.. Enfin, je veux dire.. Pour l'instant vous m'avez rendu infirme.. je peux pas aller bien loin. Donc bon. »

Je me rendis compte que mes joues étaient en feu, que mon cœur battait à présent à grande vitesse, et que j'avais détourné le regard du sien ; les sourcils froncés. Même si je n'avais pas envie de partir tout de suite, je n'avais aucunement envie de lui donner la satisfaction de s'en rendre compte. Mais quand, putain, quand étais-je devenu un si mauvais acteur ? En l'absence de réponse, le silence me gênait, je soufflais alors, agacé, et peut-être légèrement intimidé, bien que cela sembla improbable venant de moi :

« Voilà... »

Je me grattais la joue d'un air faussement détaché. Nom d'un cerbère, j'avais oublié l'état dans lequel devait se trouver ma mâchoire. Par réflexe je portais alors mes mains à ma bouche afin de la couvrir, comme si la cacher pouvais me soulager ou atténuer la douleur, qui m'arrachait une grimace.
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Jeu 29 Aoû - 20:31


Don't you want me, baby ?



Posté là au-dessus de Kyle Lake, je plongeais mon regard dans le sien, attendant tel un condamné attendrait sa sentence que le gamin sous moi veuille bien se décider à prendre une décision. Rester. Rester là avec moi, en même temps que tous les risques que cela l’engageait à prendre, ou partir comme il l’avait fait la première fois. Il était passé maître dans l’art de se tirer en douce lorsque j’étais trop près de lui. J’appréhendais. Me pendais à ses lèvres dans l’espoir d’obtenir satisfaction. Mais non, rien. Kyle ne disait rien, se contentant de me regarder bêtement, quand il ne détournait pas tout simplement son regard du mien. La colère commençait à monter à moi. Non, plus que de la colère : de la rage, presque comme de l'humiliation. J’étais là, face à ma propre détresse dont j’avais largement abîmé le visage, et n’avais d’autre choix que d’attendre sa décision. Il me fallait une patience d’ange pour ne pas finir par le brusquer davantage et obtenir ce que je voulais, mais non. Les marques violacées ornant sa mâchoire ne me rappelait déjà que trop bien ce que la part obscure de sentiments en moi avait causé. Pas question de recommencer. Pas question de le forcer à nouveau. Si je l’obtenais, je voulais que cela vienne également de lui, et pas non seulement de mon désir incontrôlable de le posséder. C’était une question de fierté, mais également, et je le déplorais, une question de sentiments.

Il n’en saurait jamais rien, mais je ne pouvais me voiler la face plus longtemps. Ce gamin me rendait fou. Ce n’était pas qu’un rapport de baise, loin de là. C’était viscéral, au-delà de tout ce que j’avais pu goûter dans ma vie. Un sentiment de pure contradiction qui m’obsédait et dont il était la cause. Cependant, après presque deux minutes de ce mutisme incessant, je fini par rendre les armes de ma propre volonté, de ma propre décision devant l’obstination de l’objet de mes fantasmes. Soupirant, je me redressai lentement, et m’apprêtai à partir quand enfin, sa voix chaude vint m’interpeller pour me dire que quoi qu’il désire il était de toute manière cloué au lit par ma faute. Je le regardai attentivement, et ce que je croyais lire sur son visage semblait ressembler trait pour trait à ma propre réflexion. Cependant, deviner furtivement et sans grande certitude ne me suffisait absolument pas. Revenant à lui, frôlant habilement son bassin du mien, je vins cueillir son menton entre mes doigts avant de lui dire d’une voix calme mais empreinte d’amertume.


- « Tu crois vraiment que je vais me contenter de ça ? Tu as beau faire mine de rester là, tu me fuis encore Kyle. Oui… » Je murmurais. «Tu me fuis encore... »

Pourquoi l’entendre, de ma propre bouche qui plus est me blesse autant ?  Je n’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que sa réponse est loin de me suffire. Ce que je veux ? Un non catégorique qui signifie « je ne vous aime pas, vous me dégoûtez », ou un baiser de sa part pour me dire qu’il me veut au moins assez pour je puisse lui rendre ce désir au centuple. Mais non. Lui reste, mais parce qu’il n’a pas le choix. Un oui qui se justifie par un non. Cela est tellement mortifiant que j’en serre les dents, fronce les sourcils. J’ai beau me prendre violemment par la main, de sentir la chaleur de son corps sous moi, de ressentir ce léger mouvement de pression qui s’exerce entre nos deux membres à travers le tissu m’excite au plus haut point, et chasse de plus en plus loin toutes mes belles résolutions. J’ai beau vouloir me contenir, j’implose déjà littéralement. De ce fait, penchant mon visage vers son cou pour venir y cueillir une infime parcelle de peau, j’y glisse ma langue et la fait remonter jusqu’à son oreille avant de lui glisser mes dernières paroles bienveillantes.

- « Pardonne-moi… Je sais bien que je ne devrai pas te malmener de la sorte… Mais je t’ais offert une chance de t’échapper, et tu n’as pas su la saisir. Je ne ferai pas la même erreur. » Je m’arrête quelques secondes dans mes mots en le sentant se tendre de stupeur sous moi. Je ne le retiens pas encore vraiment, suis juste au-dessus de lui, mais je sais déjà que malgré la crainte qu’il ne s’arrache à moi, Kyle me laissera finir ce que j’ai à lui dire. Certainement le plus important. « Si vraiment tu ne veux pas, tu n’as qu’à me mordre de toutes tes forces. Je finirai par te lâcher...peut-être ! »

Ma phrase se meurt sur ses lèvres tandis que d’un même mouvement, mes mains viennent s’emparer de son visage. Sa peau tuméfiée glisse comme une étoffe de satin sous mes doigts tellement avides de lui. Tellement qu’ils ne sont désormais plus capable de me ramener à la raison. De sentir sa bouche contre la mienne me fait réaliser à regret que je ne connaîtrai plus jamais la sensation de satiété avant de ne l’avoir possédé, encore et encore. Pourrais-je seulement m’en lasser un jour, moi qui me suit lassé toute ma vie à peine la moitié d’un ébat passé ?

Je n’en sais rien. D’ailleurs je ne veux même plus réfléchir. Me redressant pour le laisser reprendre son souffle, je ne me préoccupe même pas de reprendre le mien que déjà, mes mains font sauter un par un les boutons de sa chemise. Je me rue sur sa peau, sur l’éclat de cette dernière qui ne semble faite que pour me recevoir. Un violent désir possessif s’empare de moi à l’idée de toutes ces mains, de tous ces yeux l’ayant contemplé avant moi. De tous ceux qui le feront après. Putain que Merlin me vienne en aide avant que je ne finisse vraiment par créer un monde qui ne sera fait que de nous. Un monde dans lequel il n’aura même pas son mot à dire. Où je le chérirai sans me préoccuper de rien d’autres. Ma langue vient retrouver ses perles de chair tant aimées, les caresse, les mordille, les torture tandis que mes cheveux vont et viennent chatouiller son torse à n’en plus finir. Ma main vient les rejoindre, et se pose sans que je n’y pense à l’endroit même où bat son cœur pour le maintenir allongé tandis que mon visage continu sa course. Je ne ralentis ma cadence qu’en sentant les battements affolés de sa vie contre mes doigts. Je réalise alors mon égoïsme, et plonge mon regard dans le sien. Ce visage. Cette impression qu’il renvoi. Comment ? Par pitié que l’on me dise comment y résister ! Moi je ne peux plus répondre de rien. Suis son esclave derrière un costume de bourreau habilement porté. Je me redresse pour venir l’embrasser à nouveau. Je manque d’air. Mon propre cœur, mon corps entier me réclame d’arrêter, de me séparer de lui pour que revienne l’oxygène, et je refuse de l’écouter, car je refuse plus que tout de me séparer de lui. Je me gifle intérieurement à chaque pensée faisant écho à celle-ci. Si ma conscience pouvait se matérialiser, je serai sans doute plus mal en point qu’il ne l’est…

Mais qu’importe pour l’heure, l’une de mes mains glissée derrière sa nuque me sécurise l’accès à ses lèvres que je finis par quitter en une râle traduisant mon manque d’oxygène, tandis que mon autre main, quant à elle, n’en finit plus de le caresser, de le frôler, de le griffer, marquant sa peau opaline de mon passage. Et désormais accrochée à la hanse de son pantalon, je n’attend plus qu’une infime lueur de sa part pour poursuivre notre route vers la délivrance.







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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Lun 2 Sep - 13:30


Don't you want me baby?


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« Tu crois vraiment que je vais me contenter de ça ? Tu as beau faire mine de rester là, tu me fuis encore Kyle. »

Le professeur au dessus de moi, me chevauchant toujours, je fuyais habilement son regard. Fuir. Il avait raison, et je le savais. Je pensais être un mec comme on en fait plus, un courageux prêt à se battre et à se salir les mains. En fait, je n'étais qu'un lâche, rien de plus. Fuir était devenu ma spécialité. Dès que quelque chose me mettait mal à l'aise, ou n'était pas censé se passer comme j'en avais l'habitude, je fuyais. Mais je n'avais jamais autant essayer de fuir quelqu'un qu'Alan Davis. Je le fuyais car le fuir signifiait me fuir par la même occasion. Ca voulait aussi dire fuir toutes les pensées qu'il me suggérait, tous les fantasmes dont il empoisonnait mon esprit. Je restais là sans rien dire, car j'étais incapable de lui donner une réponse plus satisfaisante. Et si tel était son désir, il pourrait attendre aussi longtemps qu'il le voulait, mais Kyle Melchior Lake ne lui dirait pas oui aujourd'hui.

Mais il changea soudain de comportement. Me susurrant des mots rassurants à l'oreille, il vint ensuite prendre possession de ma bouche avec avidité. Ses lèvres se pressaient aux miennes tel un touareg viendrait se désaltérer à un oasis. Il avait cette fièvre incontrôlable des gens en manque de quelque chose de vital. Mon cerveau cessa toute réflexion, et je sentis enfin mes muscles se détendre. Doucement, je me laissais sombrer. Habilement, il défait les boutons de ma chemise, et vint alors immédiatement parcourir de sa bouche mon torse à présent nu. Je fermais les yeux, incapable de réagir. Ma volonté coulait doucement mais surement, et je me laissais porter par les flots de mon désir brulant. Peut-être allais-je finir par me noyer à force de jouer ainsi mais, cela ne m'importait à présent que très peu. Après un traitement des plus exquis qui me sembla ne jamais pouvoir prendre fin, je le vois se détacher de moi et chercher quelque chose dans mon regard. Je sais précisément ce qu'il y cherche. Un « oui ». Une réponse. Déjà perdu dans les dédales de mon désir pour lui, je n'hésitais même pas une seconde avant de passer mes bras autour de son cou pour le ramener à moi, et pour l'embrasser avec passion, forçant le barrage de ses lèvres de ma langue pour venir caresser la sienne avec douceur. Tout en l'embrassant, je fis sauter un à un les boutons de sa chemise, avant de laisser courir mes doigts avides de sa peau sur son torse. Ses propres mains me caressaient et me griffaient à la fois, me laissant échapper de léger gémissements entre mes lèvres toujours collées aux siennes.

Une de mes mains remonta vers sa nuque, tandis que l'autre alla se perdre sur ses fesses, les deux exerçant simultanément une pression le ramenant toujours plus près de moi. Je voulais le sentir sur moi, tout près de moi, et je ne semblais jamais satisfait de notre proximité bien que nos corps soit à présent presque collés l'un à l'autre. La main que j'avais glissé dans sa nuque vint se saisir de ses cheveux avant de tirer dessus comme je me serais agrippé à une bouée de sauvetage. Ma bouche glissa de la sienne à son cou, où je l'embrassais, remontant lentement vers son oreille, que je mordillais doucement. A ce moment précis, un habile coup de bassin de mon professeur m'arracha un soupir, ma bouche toujours collée à son oreille :


« Aah.. Mo.. Monsieur Davis... »

Je laissais mollement ma tête retomber sur le lit en arrière, les joues rougies de désir, je fermais les yeux, luttant pour ne pas laisser mon esprit reprendre le dessus. Je le sentais m'assaillir de toute part, me lacérant, chaque assaut me faisant l'effet d'une lame me transperçant de toute part. Reprendre le dessus. Sang de bourbe. Chaque fois, je le balayais rapidement, mais je ne savais pas combien de temps exactement je serais capable de mener cette véritable guerre intérieure.
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MessageSujet: Re: Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]   Lun 9 Sep - 14:23


Don't you want me, baby ?



Lorsque finalement contre toute attente, Les bras de Kyle vinrent se passer autour de mon cou pour m’offrir l’allégresse de son approbation, je ne jurais plus de rien et me laissais fondre sur ses lèvres. Mon excitation gagna un cran, et cela ne m’était pas famillier. En théorie, j’adorais le voir me résister, ça me rendait fou, comploètement dingue, mais de le voir enfin se rendre, finalement c’était peut-être encore meilleur. C’était une victoire. Non, pas une victoire, plutôt un sentiment de légereté qui chassait ma peur qu’il me rejette. Il me voulait. Me voulait comme je le voulais lui. C’était bon, à mille lieux de tout ce que j’avais pu connaître jusque lors. J’aimais cette sensation d’être accepté et voulu de lui, je l’aimais…

Je soupirais d’extase face à son entreprise, à ses mains désormais plus conquérantes qui se faufilèrent avec audace sous le tissu de ma chemise pour venir caresser ma peau. Je m’abandonnais complètement à lui, il était à présent mon tout. Le centre de mon univers. Poudlard aurait bien pu brûler de tous les feux de l’Enfer autour de moi je ne pouvais plus me résoudre à quitter cette peau opaline qui m’arracha un frisson lorsque je l’entendis murmurer mon nom à mon oreille. Tout ce qu’il me faisait, à moi qui refusais toujours de me laisser faire, c’était… Je ne trouvais plus mes mots pour décrire cette passion, cette folie. Car c’était bien là le terme. Lui élève, moi professeur. Lui du côté du mal, moi leader de la résistance. Aussi cons et butés, aussi orgueilleux et fier l’un que l’autre, au point que j’en étais capable de le tabasser jusqu’à l’inconscience le soir et de lui faire l’amour le lendemain à son réveil. C’était pathétique. Délicieusement pathétique, mais comment aurais-je m’y soustraire ? Je n’avais jamais rien connu qui ne puisse être un élément de comparaison, ça n’avait jamais été si fort, si bon. Je brûlais contre lui, et prit le parti de le faire cesser pour enfin m’occuper de son cas, me faisant la réfléction que je le laissais un peu trop prendre le dessus. Passant une main autour de ses fins poignets, je le maintenais doucement à ma couche tandis que ma bouche s’en vint retrouver la sienne et que ma main valide s’en vint à la rencontre de la source de son désir. De cette bosse entre ses jambes qui semblaient rivaliser sauvagement avec la mienne. Ses soupirs redoublèrent, je m’en félicitais assez pour oser vaincre la barrière de tissu que formait son pantalon, laissant à ma main la liberté de venir cueillir sa virilité avec plus d’aisance. Je le sentis se tendre brutalement, e buvais ses gémissements comme le nectar des dieux. Ma main dansait sur sa masculinité, mes lèvres dans sa nuque, ses soupirs près de mon ouïe, et pourtant, à cet instant pourtant idyllique je ne pus me résoudre à ignorer un détail. Le regard de Kyle. Son regard qui trahissait sa lutte, une lutte que j’avais moi-même longtemps mené avant de me résoudre à me rendre. Celle qui opposait nos raisons à nos désirs.


Lentement, je retirais alors ma main pour venir la poser sur sa hanche. Celle qui lui tenait les poignets le lâcha également pour me laisser m’accouder près de son visage que je contemplais d’un air bien sérieux. Je l’embrassais, tendrement, sans fougue ni élan incontrôlé. Je le détestais pour ça. Je n’aimais me montrer ainsi, je ne l’avais jamais été, mais il dérogeait depuis longtemps à toutes mes règles. Alors je n’avais pas le choix. Caressant sa joue encore tuméfié d’un revers de main, je lui volais un dernier baiser plus léger encore avant de lui murmurer d’un ton qui ne supporterait pas de refus :


- « On devrait s’arrêter là »

Je me redresse, croisant le regard ahuris, et se noyant de colère de Kyle. Je le sens sur le point de s’emporter, je le vois à la veine de sa tempe qui se gonfle toujours lorsqu’il est en proie à ses détestables émotions, et je n’ai absolument aucune envie qu’il se méprenne. Alors avant qu’il n’ait plus dire un seul mot, moi debout devant lui, lui assis sur le bord du lit, je pose mes mains de part et d’autres de son visage avant de lui expliquer sincèrement le pourquoi du comment.

- « Crois-moi, cela va me rendre détestable jusqu’au moins la fin de la semaine, parce que je n’en ai vraiment aucune envie ! Mais… » Je marque une courte pause pour choisir mes mots, mais n’y parviens pas, et reprend alors derechef. « Je sens que quelque part en toi subsiste une voix qui te refuse de faire ça. Je le sais parce que j’avais la même, et que je la combat depuis le jour où mon regard s’est posé sur toi. C’est fatigant de se battre contre soi-même, plus encore que de se battre contre les autres, et puis… Si l’on fait ça maintenant, et que tu finis par le regretter, ça me rendrait malade ! »

Je le lâche enfin, m’écarte de quelque pas avant de lui sourire doucement. Il semble plus détendu, et cela me rassure un peu. Je rattache en vitesse ma chemise, et attrape ma cape noire, signe que dans quelques minutes, je serai définitivement parti puis reprend d’un air sincère mais très sérieux.

- « Reste tant que tu le voudras, prend ton temps. Par contre… S’il devait y avoir une prochaine fois, si par bonheur tu ressentais toujours cette envie, je te demanderai juste d’avoir vaincu cette voix d’ici-là. Car moi, je n’ai plus aucune envie de devoir te faire autant de mal pour t’obtenir. Crois-le ou non, ce que je préfère, c’est te faire du bien. »

Sur ces mots, je le regarde profondément pendant quleques secondes, attendant de voir s’il a quelque chose à me dire, mais devant son silence, fini par prendre congé de lui, le laissant désormais seul dans ma chambre que je quitte à regret.








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Don't you want me, baby ? [PV Alan & Kyle]

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