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 Lucy-fer, elle règne sur ses Enfers.

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Gryffondor
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MessageSujet: Lucy-fer, elle règne sur ses Enfers.    Sam 27 Déc - 17:23

Lucy'fer
Plus fort que tous les démons des enfers


   
Lucy a fini de grandir, pourtant en dirait encore un chaton ◮ C'était un bébé chat abandonné et maltraité que Hell a trouvé une nuit après un concert, depuis elle l'a adopté ◮ Lucy'fer est très méfiante et ne laisse pas caresser. Approchez-le et il décampe/  ◮ Lucy'fer est bruyant lorsque sa maîtresse n'est pas loin et qu'il veut des câlins ◮ Lucy'fer réponds à son prénom d'un miaulement mais n'approche pas si il ne vous connaît pas ◮ Lucy'fer adore la musique, si bien qu'il ronronne généralement et adore jouer avec les cordes de guitare... ◮ Lucy'fer chante très bien avec sa maîtresse ◮ Lucy'fer a le droit de dormir avec Alyssandra, parce qu'on ne dit jamais non à une telle bouille ◮ Alyssandra peut devenir très méchante et violente si on fait des bobos à Lucy ◮ Lucy'fer a été dressé pour envoyer des mots à sa maîtresse à Poudlard, tant que vous êtes à Poudlard ◮ Lucy'fer a un collier pour ça, le problème c'est qu'il l'enlève souvent... ◮ Et puis il faut l’appâter avec un peu de lait pour pouvoir le lui accrocher et ne pas oublier de lui dire que c'est pour Princesse Alyssandra...  ◮ Lucy'fer est très farceur, gare à vous ◮ Lucy'fer adore les chips et les frites, et lécher la glace fondue, mais quand Aly dit non, c'est non ! Par contre la salade, elle veut bien.

   


   


Dernière édition par Hell A. McMillan le Mer 31 Déc - 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=zeAKUTKCRlg   Sam 27 Déc - 22:07

Abel T. McMillan

Alyssandra,

Merci d'être resté en vie.

Cain et moi avons arrêter de t'envoyer des lettres à l'âge de quatorze ans. En première année, on en envoyait une presque tous les mois. Et puis le jour où tu as failli te noyer, tu as simplement disparu de nos vies. Alors même la lettre de Noël, et même celle de notre anniversaire, on a fini par arrêter. Parce que tu n'avais jamais répondu. C'est ce qu'on avait cru.

J'ai demandé à Père et Mère si ils les avaient toujours, tes lettres. Mère à tenter de faire comme si elle avait oublié où elle les avait mises, et Père m'a juste lancé le regard qui m'encourage à aller chercher moi-même ce que je veux.

Ils les avaient peut-être brulé. Sans Caïn, j'aurais arrêté de chercher. Mais j'ai retourné la maison. Parce que Caïn méritait de les lire.

Je ne veux pas les lire. Je ne pense pas que c'est à moi que tu les a adressées. Pas à celui que je suis à présent. Et ce n'est sans doute pas ce que tu voudrais nous adresser maintenant.

En vérité j'ai terriblement peur de recommencer à chérir la sœur que j'ai perdu, et ne plus être capable de te voir telle que tu es. Il y a toujours des choses que je ne comprends pas chez toi. Des choses vraiment dérangeantes. Des actes que je n'arrive pas à analyser. Mais je t'ai dit en face que je n'en voulais plus. Pourtant je peux pas m'empêcher de remercier Eren en ouvrant les yeux le matin. Je déteste Eren. Je le déteste encore plus en sachant qu'il t'aime tout en étant fiancé à Eugenia. Mais il t'aime. Je te promets qu'il t'aime.

Chaque jour que tu as passé inconsciente, il a passé des heures avec toi. Il a eu peur pour toi, et je ne te dirais pas comment je le sais. Il a le droit à sa fierté d'homme.

Caïn sera sans doute à l'avenir plus capable de se tenir à tes côté. Je ne le serai pas. Je ne saurais pas comment te parler, ni même comment ne pas te blesser.

Silver m'a un jour dit qu'on te manquait. Après même que tu me l'ai dit. J'ai pas voulu la croire. Je n'ai jamais pu. Jamais su. Le seul qui pouvait te manquer, c'était Caleb. Et Caïn et moi ne sommes et ne seront jamais Caleb, ni rien de ce qu'il a été pour toi. Je ne pourrais même pas essayer si je le voulais. Je ne l'aimais pas assez.

Mais je lui suis reconnaissant de t'avoir appris à être heureuse autrement. De t'avoir fait chanter pendant si longtemps. Si tu t'étais contenté de partir à Drumstang, j'aurais fini par ne plus savoir qui tu es. Je ne t'aurais reconnue à ton retour que parce que ton visage ressemble à celui de Caïn.

Même si j'ai trouvé ça outrageant, ta carrière et ta visibilité médiatique m'ont permis de voir un peu de ton monde. Pas toujours de le comprendre. J'ai commencé à lire ce qui traînait à propos de toi, avec dégoût. Non, avec peur, en fait. Et puis j'ai fini par écouter vos chansons. Ta voix. Tes mots. J'avais peur d'y mettre un sens. À chaque fois que je croyais nous reconnaître, me reconnaître, je me traitais de nombriliste paranoïaque. Je me persuadais que tu avais une autre vie. Je me persuadais que c'était de la fiction.

J'ai fini par acheter tout ce que tu sortais. Par arracher les posters entre les pages de magazines, pour que les autres ne te voient pas comme je t'ai vu. Désirable. Effrayante, extravagante, mais fascinante et désirable. Et j'apprenais qu'il y a avait un concert pas trop loin, et avant que je ne le sache, j'avais un billet. Je m'enfermais dans l'idée que je n'irais pas, que je revendrais le billet, et le soir venu j'étais au milieu d'une foule, en pleine crise d'agoraphobie, avec une marque de tampon sur la main. Et ma crise s'arrêtait au moment où Caleb commençait à jouer de la guitare. Et la foule cessait d'exister quand j'entendais ta voix.

Dès que j'ai sur transplaner, je n'ai plus manqué un seul concert. Peut-être un ou deux, parce que je ne me sentais pas la force. Je le regrettais toujours. Parce que tu me manquais.

Je pense que Caleb savait que je venais. Je suis pas certain. J'ai peut-être rêvé de lui avoir parlé. Je ne sais plus.

Tu as grandi et changé. Un peu sous mes yeux, toujours hors de portée. Avec des poster à la place des photos de famille. Je t'avais toujours trop aimé, j'avais toujours espéré que Caïn et toi seriez plus dans ma vie que la personne que j'épouserai. Mais je crois que c'est à ce moment-là que c'est devenu vraiment tordu. Que toute les filles que je voulais n'étaient qu'une copie de toi. Que mon Patronus à été assez net pour prendre un visage.

C'était évident, et pourtant je refusais d'y croire. Tous les souvenirs que j'utilisais pour produire un Patronus venait des moments qu'on a passé tous les trois. De toutes les fois où j'ai eu la certitude de ne jamais vous perdre. Et un des plus important est entremêlé avec le jour où j'ai le plus pleuré de peur de toute ma vie.

J'étais infiniment heureux de te voir vivante. J'avais mal, que tu me regardes avec haine. Tellement mal. Mais c'était mon plus grand soulagement.

Tu étais vivante.

J'ai eu tellement peur d'une vie dans toi que j'étais tétanisé sur la berge, mais Père t'en a sorti quand même. Je t'ai vu cracher de l'eau et arrêter de respirer, mais tu étais debout. J'étais tellement soulagé.

Les moments où nous sommes tous les trois à rire pour des conneries de gosses. Ces moments où je faisais partie de vous.

Les moments où Caïn me dit qu'il sera toujours là. Lorsqu'il devient jaloux d'une fille avec qui je traîne trop. Quand tu t'es levée pour me retenir, même en sachant ce que je ressentais pour toi. Ton baiser aussi. Celui-là, et celui que tu m'as donné alors que je somnolais à moitié. Je l'ai peut-être rêvé, ça aussi.

J'ai tellement de moments de bonheur en tête...
Ce Patronus ne me sert guerre qu'à avoir quelqu'un qui me prenne dans ses bras quand je me sens seul, mais je ne pense pas me vanter en écrivant que c'est l'un des plus puissants de Poudlard.

Et c'est grâce à toi. Parce que j'ai été heureux avec toi. Et je ne pourrais jamais oublier à quel point, pour la simple raison que je le ressens encore. Toute la joie que tu m'as donnée est encore au creux de moi même aux moments où je n'ai plus compris ce que tu faisais, même quand tu as blessé ceux que j'aimais, même quand tu m'as blessé. J'avais d'autant plus mal parce que je me souvenais de ce que je voulais que tu sois. Je te demande pardon, d'avoir attendu de toi d'être telle que dans mes souvenirs.

Je te demande pardon de t'avoir dit que je t'abandonnais. Pas tellement parce que je le voulais vraiment, mais parce que c'est un mensonge. Je suis incapable de t'abandonner. Incapable de vouloir ta mort du fond du cœur, incapable de ne pas vouloir te tenir dans mes bras.

Je te demande pardon pour avoir été trop lâche, pour sauter dans l'eau et venir te sauver. Trop lâche pour te dire en face tout ça. Et d'être trop lâche pour te demander de revenir à la maison ou te pousser vers tes rêves.

Je suis trop lâche pour te faire face. J'ai toujours peur de tout faire foirer. Ça fait beaucoup de pardons, alors tu n'es pas obligé de tous me les accorder.

Quand à moi, ce n'est pas tant question de te pardonner. Quoique je fasse, je fini toujours par perdre le compte de ce que tu as pu faire de bien ou de mal, et je sais juste que je continue de t'aimer, même quand je voudrais arrêter. Quoique tu fasses, je finirai toujours par te le passer. Parce que rien n'a plus d'importance pour moi que de savoir que quelque part, tu es heureuse.

Il y a deux raisons qui m'ont poussé à écrire cette lettre. La première est que j'estime que tu as le droit de savoir. De comprendre pourquoi j'ai préféré que tu me haïsses plutôt que de t'accueillir les bras ouverts. La seconde, c'est pour m'éviter d'aller voir un psychanalyste. Je veux faire de l'ordre dans ma tête. Dans ma vie. Et ça passe par toi. Parce que tu es sans doute celle qui m'a le plus fait jouer au yoyo avec mon cœur. J'ai d'autres problèmes évidents. J'ai d'autres tares bien plus profondes que les tiennes, mais je veux que tu saches.

Saches que je n'ai jamais cessé de te vouloir à nos côtés. À mes côtés. Jamais cessé de t'aimer. Et que si je réfléchis bien, toutes les fautes que tu as pu faire n'en ont été que de mon point de vu. Tu as commis moins d'erreur que je n'en ai faites.

Je t'aime, Aly. Comme un homme, et comme un frère.

Alors il est temps que j'arrête de te dire d'aller crever. Vis. Comme tu l'entends. Comme tu penses que ça te rendras heureuse. Sois aussi vivante que lorsque Caleb se tenait à tes côtés. Vis pour ton propre bonheur.

Et passe une coup de fil si tu as besoin qu'on fasse ton lit à Sword.

Ci-joint une lettre, qui devait dater d'Avril, en première année.




Avec reconnaissance,




Abel.


PS: Si tu te plais à Poudlard, tu n'as pas besoin de partir. Je pars en formation, on ne se croisera probablement plus.




Une enveloppe bleue, avec deux pages à l’intérieur. Courtes. Ils racontent une journée banale à Poudlard. Se plaigne du courrier qu'ils pensent perdu. En Paraphe, les jumeaux remplissent de "XxX" et de "On t'embrasse" l'espace entre la fin de leur courte lettre et leur signature.



Abel pose sa plume. La lettre ne comporte aucune tâche. Sur ses genoux, Rookie dort. Derrière-lui, une immense Sirène éthérée qui chantonnent un air ensommeillé. Sur le sol, des dizaines, et des dizaines, et des dizaines de parchemins raturés. Des pots d'encres renversés. Certaines feuilles déchirées. Certaines à demi brûlées.
Abel n'affiche rien sur son visage. Il relit, plusieurs fois, et finie par prendre une enveloppe et y plier les trois pages de textes manuscrit. Il attache les deux enveloppes, la beige et la bleue. Écrit sur l'enveloppe vierge "Alyssandra Hell McMillan". Il caresse Rookie sur le haut du crâne, et après avoir grogné un peu de contentement, elle relève la tête. Il attache le courrier à son collier. La renarde s'en va presque immédiatement, et un attrapeur sort de la poche d'Abel alors qu'il pose la tête contre le bois du bureau et ferme les yeux depuis la première fois depuis 60 heures. La créature de lumière caresse lentement sa tête avant de disparaître lentement, et on croirait presque entendre un rire qui s'évapore. Le rire de trois enfants.
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MessageSujet: Re: Lucy-fer, elle règne sur ses Enfers.    Sam 3 Jan - 14:15

Abel T. McMillan

Abel à Hell

Alyssandra.

Il y a des dizaines de choses à te répondre après une lettre pareille, mais je vais devoir organiser un peu de priorité.

Tu es ma sœur. Tu pourrais t'appeler Emilia Smith, Petite Vipère Sauvageonne, La Pire entêtée que l'Espèce Humaine ait connue ou même ne pas avoir de nom, tu pourras être ignorée par Père ou Mère, insulté par tous les Bogart d'Angleterre et même fini amnésique dans un couvent que ça n'y changerait rien.

Ça coûte énormément à ma santé mentale de l'admettre, ça doit certainement beaucoup coûter à la fierté que je me dois de porter au nom de tous les McMillan, et je te jure petite sotte que ça coûte énormément à mon orgueil et tu sais qu'il est très difficile à atteindre, mais tu es et tu resteras quoiqu'il arrive ma sœur. Même avec toute la volonté du monde, je ne pourrais jamais m'arracher à ma chair, je ne peux pas t'arracher de là. J'ai essayé pendant onze ans de ne pas te sentir, j'ai essayé pendant onze ans de me dire qu'à chaise fois que j'ai des sueurs froides en dormant je peux arranger ça en montant le chauffage alors que je sais parfaitement bien que c'est ou de Caïn ou de toi qu'il s'agit. Je hais dire ça, mais même en faisant toutes les conneries que la Terre te donneras l'occasion de commettre, tu seras toujours ma sœur, n'en déplaise à Oncle Jefferson qui si il a un seul commentaire désagréable à y refaire, je lui casse le nez. Je n'ai pas besoin de Caïn pour me mettre en colère dernièrement, mais il lui aura sans doute péter une arcade avant moi.

En l'occurrence, tu manques à Mère. Tu manques à Père même si il est encore moins doué que moi pour te le dire. Tu manques à Caïn. Et tu me manques aussi. Alors ton histoire de bannie, ça nous concerne. Reniée, effacée d'un livret tout ce qu'il leur plaira, mais ça nous concerne. Et si tu tiens à rester un esprit libre, commence par retirer le grillage imaginaire qu'il y a autour de la maison. J'ai sans doute participé à le dessiner, et je le regrette. Mais tu arrêtes avec ça. Et si tu dois te servir de mon crâne comme punching-ball en guise de sonnette pour entrer, je t'en prie. Au moins, maintenant que tu n'as plus rien à perdre chez personne en ce qui concerne ton image publique, tu en as le droit.

C'est mon travail de nettoyer ce qui traîne derrière nous. J'ai été formé à ça depuis l'enfance, et si ça peut alléger les inquiétudes de Caïn, je prendrais de ses responsabilités une partie raisonnable. Mais je suis le dernier né. Et il y a un avantage à être une ombre.

Surtout pour les familles qui laissent des traces.

Je savais bien que j'avais changé. Je ne t'aurais jamais dis ça avant.

J'ai conscience que mon amour pour toi n'es pas d'une nature viable, ni d'une à te rendre heureuse.
Ni celui que je te porte, ni celui que je porte à Caïn. Je sais juste pas de qui je dois être jaloux quand vous vois entendez bien. Je me sens mal. Mauvais. Et surtout j'ai envie de disparaître, parce que ça me rappelle combien j'ai pensé que vous seriez mieux sans moi.

Ça me fait mal. De t'imaginer avec un autre... Je sais, c'est dans l'ordre des choses. C'est naturel, c'est bien, c'est mieux que tu ailles voir mieux, différent de nous, de moi. Ma jalousie est une des seules choses spontanée en moi et je la garderai toujours pour moi.

Mais parfois tu sais, ça m'arrive. De ne pas te voir comme une femme. Ou tout simplement la personne que tu es. De ne pas avoir ton nom, là, au creux de la gorge, de ne voir que tes formes, que ta qualité de corps, de n'aimer que ta chaleur comme n'importe quelle chaleur. Ton parfum comme un parfum parmi tant d'autre. Ça m'arrive. De ne pas penser à toi quand je te regarde.

Ça m'arrive de temps à autre. Non, je sais bien, que tu n'es pas un objet. Que tu n'es pas une parmi d'autre.

Mais si moi qui ait vécu ma vie en pensant à ce que tu es, qui sait ce que tu as été et qui aime la personne que tu es et deviendras quoiqu'il arrive, si même moi qui t'aime et te vois le plus clairement qu'on peut voir quiconque sur Terre, oublie parfois ce que tu es, comment puis-je être rassuré à l'idée qu'un inconnu pose les mains sur toi ?

J'ai peur. J'ai peur d'à quel point il est ignorant. Ou inattentif. À quel point il sera aveugle. À quel point tu l'aimeras. À quel point il te fera mal. Oui, oui ça me fait mal, de te "donner" à un autre. Tu es loin d'être un objet, mais je préfère te confier plutôt que de te laisser. C'est mon côté paranoïaque. Mon envie d'avoir tout sous contrôle. Je ne pourrais jamais te contrôler. Mais parfois j'aimerais au moins pouvoir contrôler les mines sur lesquelles tu marches.

Et Caïn... N'est pas un étranger, mais je le connais au contraire très bien. Je sais qu'il est capable de faire mieux que moi tout ce que je pourrais jamais entreprendre avec toi. Alors ça me fait d'autant plus mal. Je me sens incapable.

Et c'est sûrement le seul sentiment, la seule chose que j'ai jamais fui de ma vie.

Je ne fuis pas, Aly. Je n'ai jamais fuis. Traite-moi de la je et de menteur si tu préfères voir les choses comme ça, mais je n'ai jamais fui que devant Caïn et Caleb. Je ne te fuirai jamais, je n'en ai pas la force. Je ne fais que te rappeler te droit. Et je te le dis. Ma vie change, et tu peux la laisser m'éloigner de toi naturellement. Il n'y a rien à forcer, c'est ce pourquoi je suis fais, ce pourquoi je suis né après vous trois. Ce sont les étapes de la formation pour laquelle je me suis donné et dédié.

Tu t'es dédié à l'art, à la musique. Un autre art, une autre musique que celle que Mère aurait voulu. Si c'est encore ce que tu veux et si Poudlard peut t'aider à le faire, je ne veux pas que tu partes par ma faute.

C'est toi qui m'a dit de dégager Aly. Ne t'en plains pas, s'il te plaît.

J'ai encore du mal à cesser de te regarder comme une enfant sans penser de toi que tu es une femme. J'ai du mal à ne rien attendre de toi. J'ai mal quand je te vois libre, mais que constate toutes les éraflures que cette liberté t'as amenée. Tu as failli te couper les ailes. Je ne te fais juste pas confiance.

Mais je veux me faire oublier. Je ne veux pas finir par t'enfermer. Je sais que même quand ça fera mal, tu continuera de te débattre. Parce que tu es comme ça. Depuis l'enfance et à jamais sûrement. Tu déteste être enfermée. Tu détestes ne pas avoir le droit de courir. De chanter. De tirer la langue ou de faire un doigt aux enfants qui disent que tu es trop bien ou trop mal habillée. Ne pas avoir le droit de faire des promesses à un ami d'enfance. Ne pas avoir le droit de sortir d'une leçon qui t'ennuies. Ne pas avoir le droit de salir ta robe, de te blesser les jambes.

Ni de te blesser les bras.

Je sais que tu détestes tout ça, plus fort que je déteste te voir pleurer. Mais il y a une certitude que ton goût pour la liberté ne surpasse pas.

Si tu disparaît comme tu as failli disparaître, par deux fois, je n'y survivrai pas. Caïn ne pourra pas me retenir, comme tu n'aurais jamais le pouvoir de me retenir le jour où Caïn disparaîtra. Mais je le sais. J'en mourrai.

Ne m'abandonne pas une troisième fois.

Détruit tout ce qu'il te plaira de détruire, mais ne m'abandonne pas. Pas aujourd'hui, pas comme ça, pas parce que tu en as ras-le-bol, parce que tu te sens perdue et que tu en as assez d'avancer tout droit et que tu préfères t'assoir sur le sol en attendant que ça passe, et que finalement tu décides que le temps lui-même est inutile en y mettant fin. Si tu ne change jamais de direction, il y a forcément un moment où tu en sortiras. Principe cartésien basique. Et si tu n'attends pas qu'on vienne te chercher lorsque tu t'arrêtes de marcher, si tu ne réclames l'aide de personne, on ne te retrouvera jamais.

Je ne suis pas encore prêt à réclamer de l'aide. Je n'aime pas assez l'état dans lequel je suis pour accepter de le montrer à qui que ce soit. Mais j'avance. Même si je me trompe peut-être, j'avance. J'avance tant que j'ai encore la force de le faire. Parce qu'il y a une orée de la forêt, droit devant moi. Elle est peut-être loin. Mais elle existe.

Nous n'avons pas choisi les mêmes chemins, mais ça ne change rien. Ne t'arrête pas de marcher, Aly. Tu es peut-être plus proche de trouver la sortie.

Alors n'abandonne pas.

En ce qui concerne les Bogarts, je suis rassuré que tu comprennes. Mais je ne compte pas sur Eren pour comprendre aussi bien que toi. Si tu me l'autorise, je te recommande de ne pas le laisser faire si il oubli face à toi ses engagements. Tu es libres de tes choix, si tu penses être reniée. Mais je crois que je perdrai définitivement une amie précieuse si votre histoire gagnait définitivement sa haine. Et elle n'en est d'ors et déjà pas loin. Avant l'histoire d'Haimon, elle nourrissait plus d'insulte Caïn que toi. Aujourd'hui je crois qu'elle est prête à beaucoup de chose, et je ne veux pas avoir à me mettre entre vous deux pour des histoires pareilles. Ni même le nom de Père entre elle et toi. J'espère que tu comprends bien que si cela doit arriver je le ferai. Mais je n'en veux pas.

Je suis certain en me relisant que j'aurais du rayer et réécrire certaines phrase, mais tu mérites bien que je te rende tes noms d'oiseau. Alors je les gardes, mon imbécile de sœur. Je peux être aveugle et idiot. Mais je te sais suffisamment intelligente pour être capable de lire bien plus entre les lignes que tu ne l'as fait jusqu'ici. Je ne t'en veux pas, je ne suis pas une femme. Je ne laisse pas d'indice derrière-moi pour laisser sous-entendre le contraire de ce que je dis.

Mais ce que je te dis ici, c'est la seule chose que tu as besoin de prendre pour certitude à mon propos.

Je ne m'en irai jamais vraiment. Je t'aime trop pour ça. Mais je dois le faire. Pour ton bien et le mien.

Père et mère n'avaient pas tord. Mais ils nous ont fait du mal. Alors je continue de marcher, dans la direction que je me suis donnée. Et cette direction n'es pas la tienne. Mais ça ne change rien, n'a rien changé à ce que j'ai ressenti. Alors j'avancerai jusqu'à en sortir. Jusqu'à ce que je sois capable de te regarder sans faire de toi une enfant. Ni à une autre femme que ma sœur, Alyssandra.

Je ne fuis pas, Idiote. Je t'aime.


Un frère.





J'ai ri, quand j'ai lu ta lettre. J'ai ri en pleurant des larmes. J'ai ri comme le dernier des fous, et pleuré comme un enfant. Parce que tu m'aimes. Place que je t'aimes. J'ai ri et j'ai pleuré comme un enfant.
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Lucy-fer, elle règne sur ses Enfers.

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