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 The Beast & The King. <Eren>

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MessageSujet: The Beast & The King. <Eren>   Lun 22 Déc - 22:21




     



« The Beast & The King »
Je ne deviendrais jamais ta Reine.
Je suis devenue ta Bête, ta curiosité.  
Je ne comprends pas ce que je fais là. Je ne comprends pas pourquoi j'ai si mal. Juste une odeur. Un souffle. Jamais un regard. Juste tout perdre et ne pas savoir à quoi s'accrocher. C'est pour fort que moi, plus que tout. C'est quasiment irréel. Je ne comprends pas. Où est-ce que je suis ? Le monde se forme sous mes yeux, ces tâches blanches qui deviennent tangibles. Des draps. Mes mains. Encore et toujours ces draps. Cette odeur encore que je n'aime pas. Je n'arrive pas à bouger. Je me sens tellement lourde, tellement loin. Et je sombre encore, retombant dans un monde sombre, dans un monde qui n'existe pas. Je délire tout simplement, j'ai la sensation de me perdre en moi-même, comme si plongeais dans un gouffre qui n'existait pas jusqu'alors. Un superbe tourbillon qui m'emporte et me laisse voguer sur des flots inépuisables. Tout ceci n'existe pas. Suis-je en train de vivre ? Je l'ignore. J'entends des choses parfois. J'ai envie de bouger, mais rien n'y fais. J'ai envie d'ouvrir les yeux mais rien n'y fait. Je ne peux plus rien faire et vos voix sont tellement lointaines.

Je ne comprends pas.. Pourquoi est-ce que je me cache encore dans mon corps ? Pourquoi suis-je encore ici ? Ce n'est pas ce que je voulais… Ce n'est pas ça, cette histoire que je voulais. Je l'avais écrite dans la chair de mes poignets, alors pourquoi j'ai toujours la sensation d'être accroché à cette chair que je ne désire plus ?

Combien de jour se sont-ils écoulés ? Plusieurs j'imagine. Trois jours ? Une semaine ? Deux semaines ? Je l'ignore et je dois dire que je m'en fiche. J'ai entendu dire que si l'on veut survivre à une chose pareille, il faut en avoir envie. Alors pourquoi est-ce que j'ai ouvert les yeux ? Pourquoi suis-je encore là ? Il parait que la volonté et la force font beaucoup lorsque nous sommes à la dérive, que nous voguons entre les deux mondes. Mon âme a frôlé les morts, les démons, mais jamais les anges et le repos. C'était pourtant ce que je désirais. M'arracher la vie toute entière, me soustraire ce tout ce monde que je vous laisse. C'est le votre, pas le mien.
Une semaine et deux jours. Et j'ouvre enfin les yeux. J'ai envie de vomir, j'ai la tête qui tourne, j'ai atrocement mal aux poignets et dans tout mon corps. J'ai envie d'hurler, de me défaire, j'ai envie d'hurler et de faire mal à la moindre personne qui me touche. Il n'y a pourtant que les larmes qui coulent et mes gémissements tout droit venir d'outre-tombe. J'ai peut-être résisté, j'ai peut-être hurlé, j'ai peut-être blessé une infirmière…. Ce que je sais, c'est que maintenant tout bas bien. Je n'ai plus mal. Je ne pense plus à rien. Je suis là, dans mon lit, le regard dans le vague. C'est presque bien. C'est presque doux. Mais pourtant je n'aime pas. Je me sens captive d'une chose qui n'est pas moi. J'observe les méduses couler sur mes mains mais pourtant je n'ose pas les retirer. Le ciel ne tient plus debout, c'est juste dingue toutes les couleurs qui glissent sur les murs. Et je sombre encore…

Lorsque je m'éveille de nouveau, mon regard se pose sur cette peluche blanche. Blanche comme ces bandages sur mes poignets. Blanc comme l'absence de mon sang. Comme tout à refaire, reconstruire. La peluche est blanche et je ne dois pas la tâcher… Mais à côté il y a ces roses. Elles sont bleues. Je les fixe sans rien dire. Je me laisse tomber bien trop loin. Des souvenirs qui vivent encore, puisque je suis belle et bien encore en vie. Des souvenirs qui se fanent, qui auraient dû crever. Je voulais simplement les arracher. Je voulais ne plus y penser. Mais je revois ton visage et ce sourire amusé lorsque le sortilège que tu lances tournoie, danse et viens colorer les roses blanches. Des roses bleues cela n'existe pas. C'est juste de la magie. Et ton sourire presque narquois. La carte trône dans les fleurs mais je n'ose pas l'attraper. Je n'ai pas besoin de lire cette carte pour savoir que c'est toi.
Mais je fini par me redresser. Voir ce livre sur ma table de chevet. Ca fait tellement mal. Je bouscule tout, balance toi, n'entends que le vase se briser au sol. Je me lève, m'écorche les pieds et m'enfuit peut-être dans un autre monde. J'arrache ces choses qui sont accrochés à mon corps, qui alerte les gens. Je m'en fiche, je veux juste en finir, je veux qu'on me lâche je veux qu'on me laisse faire. C'est MON choix ! MA VIE ! MON CHOIX ! Pourquoi est-ce que même ca, on me le refuse ? J'hurle, serre mes doigts plus fort contre le morceau de verre, me débat, et ne fait que pleurer silencieusement lorsque l'on enfonce une aiguille dans ma chair. Me droguer pour me calmer. Me droguer pour oublier… Mais je l'oublie pas… Cette douleur est tellement là.. Pourquoi est-ce que tu fais ca ? Pourquoi est-ce que tu laisses ton Ne perds jamais espoir. ici ? Pourquoi est-ce que tu laisses tout ça ici ? Je sais que t'as gagné. Je sais que t'es un monstre. T'avais raison c'est vrai, je t'appartenais. Je t'appartiendrais toujours d'une certaine manière. Il n'y a que toi ou presque capable à me faire autant mal. Pourquoi est-ce que tu continues à te jouer de moi ?  Pourquoi continuer, tout simplement ? Tu me fais mal avec ces trucs là. Adieu. Je m'en souviens, tu l'as dis. Mais pourtant t'as pris le temps de venir... Suis-je bête. Tu as des larbins pour faire ça. Tu n'étais qu'un jouet qui n'a jamais réussis à se faire aimer par moi, durant tous ces mois… Je ferme les yeux. Je veux que tu me sortes de la tête. Je veux que t'arrête toi, et tes mots. Et t'es même pas là. Je pleure sans savoir m'arrêter, je pleure sans savoir où je veux. Je voulais juste descendre du train en marche. C'est mal ? Je suis pas faible, je vois juste à quel point cette vie n'est pas faite pour moi… Je n'ai rien à faire dans la tienne. Ni celle de mes frères. Je suis un intrus… Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ? …

Mes larmes se sèchent. La pièce est nettoyer. Les roses sont dans la poubelle avec le vase. Demeurent le livre et la carte sur ma table de chevet. Et cet ours en peluche contre lesquels je serre mes doigts. J'arrache ses poils parfois. Presque compulsif. Mon regard est dans le vague.

Je voulais juste que l'on me laisse partir…
C'était mon choix.
Je ne sais pas qui a osé faire cela…
Mais je le hais.
Il se croit peut-être héros.
Mais ce n'est qu'un tortionnaire.
Il me garde la tête dans l'eau.
Il pense m'avoir sauvé…
Il ne fait que me torturer.


J'inspire à peine et ne bouge pas lorsque j'entends la porte s'ouvrir. Une infirmière peut-être, pour mes bandages. Je n'ai pas bougé, cette fois-ci. Je n'ai rien arraché. Pourquoi faire ? Ils ont gagné. Ils vont me remettre sur pied et je vais sortir de là. Ils vont oublier. Et moi je vais devoir vivre avec. Mais la prochaine fois je ne me raterais pas.
Mais pourquoi elle n'approche pas cette femme. Mon regard tourne à peine et je me fige en te voyant, toi. Suis-je encore droguée ? Suis-je en train d'halluciner ? Tu ne souris même pas. Tu ne parais même pas heureux d'avoir gagner. Tu voulais t'amputer de moi ? Bravo, tu as réussi. Je t'ai trop donné. Je te fixe certainement sans réellement te voir. Je souffle tout bas : « Va-t-en… » Hallucination ou qui que tu sois. Va-t-en. Barre-toi. Je n'ai pas envie de te voir. Ta simple présence enserre ma gorge et ravive bien trop violemment cette douleur dans ma poitrine. Mon regard te quitte et se repose dans le vague, ailleurs, bien loin de toi. Si je n'avais pas passé les jours précédents à pleurer, j'aurais pu le faire. Mais je n'ai plus rien à pleurer. Pas même mon sang.


     
WILD BIRD
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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Mar 23 Déc - 2:48

Eren et son enfer,
Sa belle et son démon
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.





Les jours passent, heures interminables, secondes qui n'en finissent pas. Je n'en peux plus, tu me fais devenir ce que j'ai toujours eu peur d'être un jour. Un homme faible, un homme qui s'inquiète pour quelqu'un d'autre que pour lui même. Je refuse d'être comme cela, je ne suis pas fais pour cela. Je suis fais pour régner, pour prendre plaisir à commander, à être le plus puissant. Je suis née pour savourer ma propre gloire pas pour être dévorer par la culpabilité et les remords. Pire encore, par les regrets. Je n'ai sûrement jamais autant réfléchis que pendant cette bien trop longue semaine. Aurais-je tout changé si je ne t'avais jamais quitté ? Je ne voulais pas le faire, mais ma raison m'a hurlé de le faire alors je l'ai suivis. J'ai mis fin à notre histoire, à notre amour maudit, j'ai rayé plus de deux années de ma vie. Je les ai observé partir en fumée, s'évaporer dans la clarté de début d'été, même époque que lorsque que tout cela avait commencé. J'avais gravé mon amour dans ta peau, tu avais gravé le tien dans ma chair. Cette marque que tu as mise sur mon poignet, tes initiales. Pour que je sois à toi pour la vie. Toi ma reine déchue, qui a osé t'approprier un roi bien trop mégalomane. Qui a fait ce qu'aucune autre n'a osé ou n'osera, pas même Eugénia. Et pourtant j'ai laissé faire, j'en ai souris même, plein d'une fierté morbide alors que je t’apposais la mienne. Trace impérissable, que personne, que rien, ne pourraient jamais retiré. Nous deux, à deux ce soir là, mais liés à jamais. On se l'était dit, on se l'était promis. Mais je suis fourbe, on ne peut me faire confiance. Je suis menteur, manipulateur, hypocrite, inconstant et tant d'autre chose encore. Je suis damné et tu étais ma voix de rédemption, seulement je t'ai tourné le dos. Je t'ai lâchement abandonné, car tu représentais un trop grand salut qui risquait t'entacher mes projets. Mon ange abandonné.

J'aurais du m'en douter... J'aurais dus pressentir la chose. Je ne te connais que trop bien. Les pièces du puzzle s'imbriquent désormais parfaitement. La longue descente aux enfers de Hell. J'aurais du voir que tu n'allais pas bien. Rire amer. Et j'aurais fais quoi ? Je serais venu à ton secours en preux chevalier ? Non. Certainement pas. Ce n'est pas moi ça. Je ne suis pas comme ça. Je n'étais pas censé te sauver, t'amener à l'infirmerie. Je ne suis pas censé crever de peur comme cela, de peur que tu ne te réveilles jamais, de peur que tu retentes de t’ôter la vie. Je devrais pas être si présent alors que je t'ai promis mon absence, alors que je t'ai dis adieu. J'aurais du te laisser partir définitivement, te laisser rejoindre les enfers. Mais je ne peux pas, je ne m'y résous pas, je peux juste pas vivre sans toi. Je suis fiancé, je suis de nouveau promis à un grand avenir. Tout ce que j'ai toujours rêvé, tout ces plans que je t'exposais avec passions alors que je t'entourais de mes bras, sous les draps. Toutes ses fois où je te jurais que j'allais récupérer mon trône, que j'arracherais cette couronne des mains de ce voleur, de cet avorton, de cet insecte qui a osé te toucher toi. C'est là que je me rends compte que cette couronne à peu de valeur face à toi. Il aura réussit à me dérober les deux choses qui compte le plus dans la vie. Il aura réussit à attiser chez moi une haine sans nom, une fureur gigantesque. Ce trône quand j'y pense, je n'en ai jamais autant rêvé, que quand tu étais celle qui siégeait à mes côtés.  Tu étais ma reine adoré, dans un royaume désenchanté.

Chaque jour je viens, chaque fois j’observe ton visage de porcelaine. Tes traits tellement abîmés par ta fatigue, par ta tentative avorté... Chaque jour j'apporte une nouvelle rose que j'ajoute à ce bouquet déjà énorme que j'ai moi même mis dans ta chambre, avec ce livre dont tu me parlais tant et qui chaque fois déclenchait mon dégoût. Bien trop fleur bleu, qui exposait bien trop de valeurs qui me sont étrangères. Et pourtant maintenant je voudrais que tu t'en souviennes, que tu te rappelles ce qu'avant tu prônais, ce qui faisait de toi cette femme forte qui me faisait tourner la tête.  Qu'est-ce qui se serait passé si je ne m'étais pas éveillé ce soir là ? Si le cauchemar de mon cousin et toi ne m'avait pas tiré des bras de Morphée ? Tu serais morte à n'en pas douté. Ironie de la chose c'est mon dégoût pour toi qui m'a fait te sauver. J'essaie de m'imaginer un monde sans toi. Mais j'y arrive pas. C'est juste noir, sombre, vide. Le néant.

J'erre comme un fantôme dans l’hôpital, je ne sais combien de temps j'y passe depuis ton hospitalisation. Des heures par jour sûrement, ratant la plupart de mes cours. Une véritable ombre qui attend ton réveil, qui profite de ces minutes précieuses où il n'y a personne dans ta chambre, debout près de toi, mes doigts glissant sur ton visage parfois. Où mes yeux inspectant tes initiales sur mon poignet. J'aimerais retenir ces envies presque compulsives de rester à ton chevet, mais je n'y parviens pas, je n'arrive pas à me contrôler. J'en ai besoin. C'est la seule chose qui permet de ne pas me faire flancher. Je suis arriver à temps. Tu n'es pas morte. Tu es là, en vie, ton souffle est chaud, ton cœur bas encore. Tu es vivante. Tu es saine, sauve, encore à moi.

Et aujourd'hui tes paupières se sont ouvertes, tu t'es réveillé. Je crains presque que ta chambre soit déjà envahis par tes proches, que je doives attendre pour te voir, pour entendre ton courroux en me voyant. Et c'est encore ce que je fais ce jour là, une rose bleu à la main alors que j'entre sans frapper. Pourquoi je me donnerais cette peine ? Si tu sais que c'est moi tu ne me laisseras pas entrer, tu m'enverras croupir en enfers, ou dans un autre service de l’hôpital, alors autant prendre les devants. Mes yeux dérivent passant de toi, ce corps presque inerte presque mort, aux restes du bouquet que je t'avais soigneusement apporté. Le message est clair, tu ne veux pas de moi. Pourtant le livre est resté en place, ainsi que la carte. Je ne sais pas quoi en penser, quoi en dire. J'ignore tes mots, ta rage restée la même. Je m'avance à la place, me posant près de toi, glissant cette nouvelle rose sur le livre.

Je t'observe longuement, presque une statue près de toi, une gargouille accroché à une cathédrale. Qui se contente d'observer, sans qu'aucun sourire n'entrave ses lèvres. Debout, presque intimidant, mes yeux posé sur tes bandages. Sur ces bout blanc qui jamais n'aurais du se trouver là. Sur cette chair entravé par une lame qui jamais n'aurait du entraver ta peau. Ce qui est mien doit rester en l'état sans jamais être abîmé ! Et tu es mienne ! Pour toujours et à jamais !

« Pourquoi as-tu fais une chose pareille ? Tu voulais partir en ayant remporter la partie ? »

Tu voulais me détruire une bonne fois pour toute. Aurais-tu finis par comprendre que sans toi je ne suis rien qu'un crétin sans humanité. Un homme imbus de sa personne, troublé par les dérives de son passé. Saurais-tu donc que tu es mon pilier, celle qui sans le savoir me soutient, me fait vivre, est ma bouffé d'air frais. Même dans nos disputes, dans nos coups d'éclats, je trouve en toi cette envie d'avancer, cette rage conquérante.

« C'est moi qui t'es trouvé. »

Moi ton pire ennemie. Celui qui ne jurais que par l'envie de t'écraser, de te voir crever. Je t'ai aidé, je t'ai aidé à ne pas mourir, à ne pas quitter ce monde bien trop tôt. Qui l'aurais crus ? Qui aurais pus l'imaginer ? Sûrement pas moi, surtout pas moi. J'ai forgé, dans mon esprit, dans celui des gens, l'image d'un homme que rien n'atteins. Le portrait de quelqu'un qui n'est touché par rien, à part par lui même. Et pourtant toi tu es là, erreur fatal, péché originel et capital.

« As tu pensé à tout ceux que tu laissais derrière toi ? Tout ceux qui aurait pus en crever que tu sois partis ? »

A moi, toujours à moi, tout revient toujours à moi. Mais je le pense. Tu ne le sais pas, mais ô combien toi qui me connais par cœur doit pouvoir le deviner. Dans cet accent de rage sourde presque désespéré qui ponctue mes phrases, qui rythme ma colère. Ce que je peux t'en vouloir... Ce que je peux m'en vouloir... Je suis la conséquence fatale, de ta chute déloyale.



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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Ven 26 Déc - 3:43




     




« The Beast & The King »
Je ne deviendrais jamais ta Reine.
Je suis devenue ta Bête, ta curiosité.  
Et le silence s'appose. Depuis quand il peut prendre place entre nous ? Depuis quand tu n'emplis pas mon air de tes insultes et de ta haine ? Depuis quand tu n'écorches pas ma fierté et me pousse encore pour me faire tomber ? Sans toi, c'était apprendre à rêver. Sans toi, c'était apprendre sans tomber. Tu n'étais plus là pour me relever, effleurer ma nuque de tes doigts et soupirer. La solitude c'était un mot du passé, qui est revenu pour m'étreindre et me transpercer. Je croyais qu'il suffisait de lever la tête et de croire en moi. Je pensais que lorsque je me sentirais tomber je m'accrocherais à vos mains sans m'écorcher. Mais je me suis trompée. Toutes ses mains elles n'existaient pas. Vous m'avez tous abandonné. Les uns après les autres. Je ne voulais pas grand-chose… Juste une main. Peut-être pas la tienne. Ou peut-être que si. Mais juste une. Mais c'est tellement égoïste. Personne ne vit pour les autres. Et moi je me suis donnée, je me suis arrachée pour vous. J'ai donné, donné, sans compter. J'ai donné sans regarder à quel point je me faisais du mal. J'ai donné mes lèvres à Haimon pour te blesser. J'ai donné mes lèvres à mon propre frère, te rends-tu compte pour le calmer, pour l'obtenir. J'ai donné mon cœur à Billie pour la simple et bonne raison que je me refusais de lui faire du mal. Je suis tellement pathétique. J'ai même donné mon temps et ma folie à Jake. Juste pour le faire sourire. Pour éventrer ses songes trop sombres. Juste pour lui faire relever la tête et respirer. J'ai donné mon énergie et ma joie pour Silver. Pour redessiner ses lippes, pour vivre avec elle. Mais j'ai oublié de respirer. Je me suis oublié moi.

Et le silence se brise. Pourquoi est-ce que j'ai fais cela ? Je me pose encore la question. Je te hais de poser cette question. Penses-tu que j'ai envie de me livrer à toi ? J'ai déjà livré bataille face à toi. J'ai trop perdu face à toi. Elle m'a dit, oublie-le. Passe à autre chose. Ce n'est qu'un démon qui cherche à te planter. Tu n'es qu'un monstre qui s'assure d'avoir encore tes griffes accrochés à moi. Partir en ayant gagner une partie. Oh, je suis heureuse d'apprendre que j'ai gagné. Heureuse d'apprendre que tout ceci n'est une fois de plus qu'un jeu pour toi. Que tout ceci est simplement resté un jeu pour toi. Me pourrir la vie. Me faire flancher. Soit heureux. J'ai gagné une bataille, tu as gagné la guerre.

Et mon cœur se fige. C'est toi… C'est toi qui m'a trouvé. Ma gorge se serre. Mes yeux brillent. Mon corps se tends, et mes doigts tremblent, tout comme ma toi. C'est toi qui m'a trouvé. C'est toi qui m'a porté, serré contre toi, me refusant le repos. C'est toi qui a fait ce choix à ma place. C'est toi qui m'a retiré ma liberté. Mon libre arbitre. Je frémis lorsque les premières larmes glissent sur mes pommettes. Ma poitrine se soulève plusieurs fois. Un sanglot s'étouffe dans ma gorge et je souffle si bras, la voix si brisée : « Pourquoi t'as fais ça… » Pourquoi tu m'as sauvé. Tu l'as dis tant de fois…. Que je ne méritais que ça. Je suis un déchet, une traînée. Je ne suis qu'une salope, une reniée. Une honte. Une erreur. Un jouet. Pourquoi t'as fais ca ? Pourquoi est-ce que tu tiens encore à me faire souffrir comme ça ? « J'en ai marre Eren, arrête, j't'en prie… »  Mon visage se détourne, alors que mon corps tremble sous un sanglot que je ne parviens même pas à contenir. Je n'ai même pas honte de craquer devant toi. Avant je ne pleurais pas. Avant ce n'était jamais face à toi. Je devais être force n'est-ce pas ?

Je ne tiens plus debout. Le ciel coule sur mes mains. Cela ne tient pas debout, sous mes pieds tout se brise. Mon cœur implose et mes doigts se serrant. Mes jointures blanchissent et mes bandages rougissent de nouveau. Lentement. Si lentement. J'inspire un peu, mon souffle tremblant. Comme une fleur sous la menace du vent. « Qu'est-ce qu'il faut que je fasse… ? »  Je ne suis rien, absolument plus rien, ni ce n'est qu'un bout de chair. Je n'ai plus rien. J'ai été pillé. J'ai tout abandonné lorsque j'ai planté dans ma chair la signature de ma vie. J'ai tout laissé tombé, tout à coulé et redessiner mon corps. Il a sublimé certaines de mes courbes. Je n'en peux plus Eren, de toi. Je ne sais plus quoi faire pour te tenir tête. Tu as raison, tu n'es pas bon pour moi. Tu avais raison lorsque tu me disais que ton âme était pourrie et que tu allais me dévorer tout entier. Tu m'as engloutis de tes marrées noires, sombres et gluantes. Tu m'as attrapé, et je ne sais plus avancer.
« Dis-moi… »  Tu me tires vers le bas, alors que j'ai toujours désiré le meilleur pour toi. J'ai espéré pour toi, lorsque tu avais trop de rancœur dans ton cœur. J'ai croisé les doigts, innocemment pour toi lorsque tu me traitais d'idiote. C'est toi qui m'a appris à exiger et avoir la force de prendre. C'est toi qui m'a fais relevé la tête fut un temps. Avant de tout détruire sur ton passage, digne d'un Roi.
« Pour que tu arrêtes… J'en peux plus…. » De toi et les autres.
Alors tout a changé. Je me sens presque mal d'avoir ressentis toutes ces choses immondes et malsaines à ton égard. Avoir désiré de te faire mal au point de t'humilier devant les tiens. Avoir désirer ton malheur seulement pour me sentir mieux. Avoir désirer ton échec seulement pour me sentir moins sale. Je suis désolée d'avoir désiré tout ca, d'avoir craché sur ton nom, ta vie, ton existence. C'était certainement faux tout ça. Je ne suis qu'une fleur, celle qui se fane lorsque le soleil lui tourne le dos. Alors pourquoi tu continues à venir là, alors que tu as tout ? Pourquoi est-ce tu continues à m'écorcher le cœur alors que tu m'as dis que tu avais fais ton choix ? Je voulais devenir un fantôme. Je voulais disparaître. Pour toi et les autres. Je suis malade et je n'ai aucun remède à cet amour maudit que je te porte. Tu es un poison. Et les seules chances de guérison que j'ai, c'est de vivre. Vivre en te repoussant. Vivre c'est repousser les chances de l'oublie. Oublier c'est mourir. Alors j'ai voulu mourir. Pour toi et les autres. Pour toutes ces personnes qui j'ai blessé et détruite. Pour toutes ces personnes qui ont espéré que je disparaisse. Ils passeront tous à autre chose. Toi aussi.

Je ferme les yeux. Ma bouche se ferme. Je ne me meurs pas, j'inspire. Je reprends le contrôle pour ne pas hurler. Pour ne pas fondre encore en larmes. Contenir les vagues dans le barrage tant qu'il capable encore te tenir. Je ne sais pas d'où je sors cette force. Je crois que ce n'est que le désespoir. Celui d'avoir trop tiré sur ces larmes d'acide qui m'abiment.
Et tu oses encore ouvrir la bouche, ta précieuse bouche d'héritier qui balancent des mots. Dois-je me sentir flattée que tu lies ton existence à la mienne ? Dois-je me sentir en sécurité à ta présence. Je tourne la tête vers ta direction. Mais pourtant mon regard ne s'arrête pas sur toi, non. Mes prunelles s'accrochent à ce livre, cette carte. Cette unique rose bleue. Toutes ces choses que tu méprises, dont tu te moquais, mais que tu n'as as oublié. Tu me mentais… Tu m'écoutais tout ce temps. Tu m'as appris. Mais j'ai changé. Je ne sais pas si tu m'aimes ou si tu es fou. Si tu m'aimes ou si tu penses que je t'appartiens au point de vouloir me meurtrir jusqu'ici, me manipuler jusqu'à mon lit de mort.

« J'ai pensé au monde que je vous laisserais. » Si meilleur, si calme. Loin de moi, loin du déchet, loin de la gamine, loin de la traînée. Loin de la comédienne. Loin de l'actrice porno. Loin de l'imbuvable. Loin du monstre. Loin de la poupée fracassée.  

Et toi, tu avais déjà fais ton choix.


     
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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Ven 26 Déc - 17:10

Eren et son enfer,
Sa belle et son démon
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.





Douce princesse qui est tombé, je suis le mage noir venu te sauver. Quand la douceur rencontre la cruauté, cela donne une union pour le moins étrange de plus de deux ans. Deux années d'une relation qui ne créa que des envieux, de passion réelle et non feinte, de deux âmes qui se cherchaient et s'étaient enfin trouvées. C'est comme ça que je l'ai vécu. Je ne me suis jamais ennuyé avec toi, c'était explosif, deux tornades qui s'affrontaient et c'est sûrement pour cela que j'étais autant attaché à toi. Tu avais tout pour être reine, tu avais les épaules solides. Nos disputes faisaient trembler Durmstrang mais nos réconciliations étaient inoubliables. Un éternel jeu du chat et de la souris, l'un courant toujours derrière l'autre. Et puis je t'ai quitté, j'ai tout réduis à rien, j'ai tourné le dos à notre relation, à Durmstrang mais surtout ailleurs. J'ai débuté une nouvelle vie à Poudlard tentant de te sortir de mes pensées.

Tu me demandes d'arrêter alors que je ne joue même plus.. J'ai déposé les armes dés que je t'ai vu baigner dans ton propre sang. Jamais je ne te laisserais, plus jamais. Je t'ai déjà abandonnée deux fois, je t'ai rayé de mon cœur à deux reprises, je ne referais pas cette erreur encore une fois. Et pourtant tu luttes contre moi, tu veux que je partes, tu veux que je quitte cette chambre. Tu m'en veux pour quelque chose de surréaliste. Tu m'en veux de t'avoir sauvé... Je t'ai permis d'effacer ton erreur, de continuer cette vie que tu mérites et tu m'en veux. Ton sanglot me déchire. Et ça ne devrait pas n'est-ce pas ? Combien de fois ai-je souhaité tes larmes ? A combien de reprise ai-je voulus que tu pleures, que tu quittes ce monde ? Des dizaines de fois, des dizaines de paroles en l'air pour te faire du mal, pour que tu gardes tes distances avec moi, pour que tu cesses de m'approcher, d'attiser mon désir et mon envie de t'avoir de nouveau. Je t'avais déjà eu une fois, une fois de trop sûrement... Parfois je me dis que tout cela aurait été bien plus simple si nous n'avions jamais lié nos destins. Lucifer ne devait pas aller voir du coté du Paradis c'est ainsi. J'ai floué toutes les règles en m'affichant à tes côté, en t'aimant toi.

Sans que je ne m'en rende vraiment compte ma main se glissent dans l'une des tiennes, mes prunelles dégoûtées observant ce bandage affreux qui t'enserre le poignet. J'essaie de te calmer, mon pouce traçant des cercle sur le dos de ta main, comme avant, comme il y a si longtemps... Mes pensées contemple l’ampleur de ma défaite. Deux fois que je t'embrasse alors que je hurle ma haine pour toi, deux fois que je le fais et que j'y prend du plaisir. Je ne devrais pas n'est-ce pas ? Je n'aurais pas dû t'embrasser lors de mes propres fiançailles, lors de cette soirée où je promettais devant tous d'épouser ta rivale, l'autre blonde, l'autre femme qui attise des choses anormales chez moi. Je suis tiraillé, perdu, je ne sais plus quoi faire. Je nage entre deux eaux, entre deux femmes qui ne m'aiment pas ou si peu. Et auxquelles je suis plus attaché qu'à quiconque. Que faire ? Que choisir ? Qui choisir ? J'ai été bête de te dire adieu, totalement idiot. Suicidaire même, quel ironie, car te perdre toi c'est perdre une part de moi, renoncer à une part de mon âme. Tu la princesse sanguinolente dont le prince des ténèbres sera toujours amoureux. La Belle qu'il voudrait chérir tout au long de sa vie de ses lippes. Et désormais tu n'es plus que la Bête qu'il a détruit à la force de son amour malsain et destructeur.

« Tu n'as jamais compris n'est-ce pas ? »

Penses-tu vraiment que j'aurais partagé deux ans de ma vie avec n'importe qui ? Jamais. Et cela tu aurais dus le deviné, tu connais bien trop mon caractère, ma manière de réagir, d'agir. Je me lasse et me défais de tout à une facilité et une vitesse déconcertante. Mais pas de toi. Tu n'étais pas un simple jouet, une simple marionnette avec laquelle j'aimais m'amuser. Tu aurais du le savoir, me pousser à prendre une autre décision que celle de te quitter ce jour là, j'aurais peut-être flanché face à toi. Mais à la place tu as gobé chaque mensonges que je t'ai servis, buvant la moindre de mes paroles. Tu n'étais qu'une distraction, un passe temps. Je me souviens très bien de mon visage ce jour là, mon air tordue, si mauvais, ce rictus qui déformait mes lippes alors que mes mots éclataient à ton visage comme le pire des venins. Tu pensais vraiment que quelqu'un comme moi allait s'afficher avec toi plus longtemps ? Tu n'es rien. Rien à part mon pantin, ma marionnette. Tu n'es rien à part ce que j'ai fais de toi. Sans moi tu n'existe pas.. Alors qu'au contraire tu étais tout, tu étais ce que j'avais toujours si ardemment désiré. Cette femme pour qui j'avais attendus, cette femme pour qui j'avais sus être doux, parfois à l'écoute, parfois tendre. Celle qui savait supporter mes pires travers, qui m'acceptait dans ma noirceur, et je ne te cachais rien, je te disais toujours tout. Ce qui était si idiot maintenant que j'y pense, tu aurais pus en dire tellement sur moi, tant je t'en ai confié. J'ai des souvenirs plein la tête, j'ai le souvenir de ces longs moments que nous passions enlacé à discuter, où je t'exposais mes rêves, mes envies, mes projets et où tu en fais de même. Et toi je t'écoutais, tu n'étais pas cette femme commune, ces autres qui avaient partagé mon lit, ou que j'avais parfois séduis pour ne pas m'ennuyer. Non toi, je t'avais écouté, je t'avais compris par moment. Tu as toujours représenté plus que..tout ce que j'avais et possédais. Ma plus belle création, ma plus belle création, ma belle à moi. La Belle qui accompagnait sa Bête sur le chemin de la terreur.

« Je ne t'ai jamais prise pour ma marionnette. Je voulais me protéger, tu...faisais de moi un homme meilleur. Tu étais ma faiblesse.»

Triste vérité. Un amant qui fuis sa source de bonheur par peur de devenir meilleur. Un comble, une ironie risible. La Bête qui refuse de devenir prince, qui hurle pour ne pas perdre sa violence et sa cruauté. Je voulais continuer de déchirer des carcasses dans mes rêves, à être ce rapace, à être sanguinaire et sans borne. Je voulais devenir un tyran, et un tyran ne laisse pas de place au sentiment. Il élimine tout ce qui peut le faire flancher, tout ce qui peut le faire devenir bon. C'est ainsi, le vautour refusant de devenir colombe, préférant sa condition, à celle d'un autre. Le reste ne signifiait que faiblesse, il m’empêchait de m'élever, de faire de moi celui que je voulais vraiment devenir. Deux voies s'offraient à moi, celle de la damnation avec le visage de Lucifer et celle de la rédemption avec ton doux visage qui s'y dessinait. Et ce n'est pas toi que j'ai choisis, non une fois de plus j'ai pris un autre chemin. Celui qui n'était pas le tiens...

« J'aurais finis par te faire un mal fou, j'aurais finis par te tuer. Je devais te protéger de moi. »

J'en dis bien trop, je me dévoile totalement, je vide mon sac. Je libère enfin cette vérité trop longtemps cachée. J'avoue enfin tout ces mensonges que j'ai bien trop longtemps gardé pour moi. Je crains ta réaction. Je t'ai saigné dans tout les sens du terme, je ne veux pas que tu balaies mes mots comme de simples phrases balancées à ton visage pour que tu ailles mieux. C'est ce que je pense vraiment, ce que j'ai caché et que je te dis enfin. Tu n'imagines même pas à quel point c'est dur t'avouer tout cela, d'être enfin soit. Trop longtemps un autre, un hypocrite terré derrière son masque. Je me dévoile enfin, plus de mensonge, plus de manipulation, juste moi. Un homme bien plus faible que ce qu'il veut montrer. Un homme qui a pleuré de peur de perdre une femme. Un homme qui a sentit ses tripes se retourner parce qu'il craignait pour la vie de celle qu'il aimait. Jamais tu ne m'as vu ainsi. Je n'étais que ténèbres, noirceurs et folies. Je le suis toujours d'ailleurs, ne crois pas que quelques perles salées ont suffis à effacer cette part de ma personnalité. C'est faux. J'ai même l'impression que cela n'a fais qu'empirer, que cette terreur de te perdre pour de bon a fais naître en moi une nouvelle force, un nouveau pouvoir bien plus fort que tout les autres.. Tu es ma sirène, ma princesse, la partie manquante de mon âme... Et pourtant il est impossible qu'un jour tu deviennes ma reine. J'ai fais un choix, je t'ai dis adieu. Seulement je suis là perdu, ma langue flanche, mon cœur se remet à battre, j'en ai marre de le cacher, je me dois de te le dire.

« Je t'aime. »

Trois petits mots, sept lettres, je ne l'ai jamais prononcés de ma vie et pourtant c'est à toi que je les dis. Savoure ce péché que je commets en t'aimant trop. Profite parce que c'est la seule chose que j'ai à te donner. Mes yeux te transpercent, irradient en ta présence. Tu es celle pour qui je me compromets, tu es l'unique et seule qui a réussit à voler mon cœur. J'ai toujours pensé que le dire me condamnerait, me ferait perdre la partie, et pourtant je me sens plu fort, plus puissante. Je suis libérée, je laisse cet amour vivre et s'échapper, je cesse enfin de l'étouffe, j'arrête de compresser ma poitrine pour que mon cœur ne s'affole pas en ta présence. Grâce à toi je vis.

Tu es celle que j'aime depuis des années et sûrement à jamais.

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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Sam 3 Jan - 4:06




     




« The Beast & The King »
Je ne deviendrais jamais ta Reine.
Je suis devenue ta Bête, ta curiosité.  
Cette main presque familière se glisse contre mes doigts. Cette chaleur presque humaine qui vient trouver la mienne. Je ne la quitte pas, mon regard se perd ailleurs. Tu traces des cercles de sang contre le dos de ma paume. Des cicatrices invisibles qui s'assurent de rester à jamais inscrites dans ma chair et dans mon esprit fracassé. Je tangue encore entre deux mondes, la réalité et l'au-delà. Un instant, je ne comprends plus rien. J'imagine que je n'ai jamais rien compris à ta personne… Et ta question ne fait que confirmer mes songes.
Le silence s'installe à nouveau et mon regard se pose sur nos mains. Depuis quand est-ce que tu me tiens la main ? Pourquoi es-tu là, Eren ? Désires-tu à ce point me détruire ? Pourquoi me souffles-tu de l'espoir en posant ta main contre la mienne ? Je devrais te briser les doigts, mais j'ai à peine la force de les serrer… Te faire mal pour te sentir réel. Pourquoi ne serais-tu pas une hallucination ? On me drogue Eren. On me drogue pour que je me calme, que je n'hurle pas, que je ne tente pas encore de me faire mal. J'ai blessé mes pieds, mes bras, avec tes fleurs. J'aurais dû m'égorger. J'aurais dû sauter de la tour d'astronomie. Tu n'aurais pas pu me sauver. J'aurais dû. J'y penserais la prochaine fois, mon amour.

Tes paroles emplissent le silence de nouveau. Je reste muette et immobile, le temps que tes mots m'atteignent. Je n'ai jamais été une marionnette. Alors tu as mentis. Tu as mentis toutes ces fois où tu me dégueulais tes horreurs à la gueule. Comme cette fois où tu as découpé mon cœur avec le tranchoir de ta violence verbale. Et j'étais jeune, faible et innocente. Je savais que tu me manipulais, alors je t'ai cru. J'ai cru tous tes mensonges. Je les ai avalé comme vérité absolue, absolue et maudite qui émanait de toi. Et ce n'est que le jour où je t'ai revus, toi, mon ange noir, que j'ai compris. Que j'ai compris que tu n'étais pas parvenu à passer à autre chose contrairement à moi. C'est ton obsession, c'est ta bouche perverse qui a éventrer mes plaies pansées. C'est toi qui a planté la lame dans ma chair, déchiré mes blessures d'autan pour les faire saigner encore. Tu voulais t'assurer que tu n'étais pas le seul à souffrir. Et j'aurais pu te condamner pour l'éternité, si seulement ton destin n'avait pas décider de croiser le mien une nouvelle fois.

Et tu reprends de nouveau la parole, tandis que je demeure silencieuse. C'est dingue, n'est-ce pas ? Je t'entends me dire que tu voulais… Me protéger. Parce que tu aurais fini par me tuer. N'est-ce donc pas ce qui est arrivé ? N'est-ce pas tout ce qui est arrivé, malgré tes efforts pour m'éloigner de toi, de ton malheur, de ce sombre présage ? Tu as décidé pour moi. Tu as décidé pour moi, ma vie, deux fois. Et je t'en voudrais toujours, certainement, d'une certaine manière. Je n'aime pas que tu me refuses ma vie. Mais tu as certainement raison.

Je ne sais pas ce qui m'arrive. J'ai l'impression que cette colère latente assèche mes larmes. J'ai l'impression que ta présence me donne envie d'être forte. C'était comme si ton aura destructrice insufflait en ma personne la force invisible de me relever. De garder la tête haute et de me montrer fière et digne. Pas de ton intérêt, ni de ton regard. Mais de celle que je suis, de mes véritables valeurs. Parce que craquer, déraper, se suicider, cela ne m'a jamais ressembler. Cela ressemble à la gamine qui chouine, qui pleure, celle qui ne veut plus se battre. Dois-je me battre seule ?

Mais tes mots explosent tout. Mes pensées. Le barrage. Je sens mon cœur se disséquer. J'implose. Je retire ma man de la tienne, la serrant contre moi. Contre ma poitrine. Inconsciemment, contre ta marque. Mon être entier frémis, tremble. Mes larmes me brulent les yeux mais elles ne glissent pas. Je me le refuse. Mon souffle est court, mais je vais réussir à me contrôler. Je me refuse de craquer une nouvelle fois devant toi. Mon rythme cardiaque trop élevé, j'ai l'impression que l'on me drogue à nouveau. Ce n'est peut-être qu'une sensation, ce n'est peut-être que l'effet de tes mots sur ma personne, mais je succombe. Je souffle tout bas : « Tais-toi… » Je n'ai pas envie d'entendre ta vérité, si elle rime à cela.

Je fixe les draps à mes pieds. Je les fixe pour ne pas me regarder. Ma conscience est explosée. Tout n'a plus aucune logique. Et pourtant cela existe vraiment. Je souffle tout bas : « Je ne t'ai jamais cru lâche à ce point, Eren… » Attendre que je frôle la mort, que je vive le pire pour oser me dire cela ? Tu as toujours été l'inverse à mes yeux. Tu es en train de ternir cette image trop parfaite et pourtant si réaliste que je pouvais avoir de toi dans mon esprit. Je ne suis pas méchante lorsque je souffle ces mots. C'est un constat. Je relève mon regard vers toi, troublée. « Tu as déjà fais ton choix. » Celui de me garder le plus loin possible de toi. Tu l'as fais, et refais. Deux fois. Tu m'as dis Adieu. Tu m'as dis à jamais. Tu l'avais choisis elle et son magnifique trône. Je souris faiblement. J'aurais aimé entendre ces mots un autre jour. Autrefois, mais pas aujourd'hui. Tu ne m'aides pas, Eren, en as-tu seulement conscience ? « Alors respecte-le… Ca… Et tes rêves.... Respecte-toi. » J'ai déjà détruis ma vie. Je ne te laisserais pas faire la même chose avec la tienne, Eren. C'est que je désirais, autrefois. Mais ce n'est plus le cas maintenant. Si je veux vivre, je dois te laisser voler, n'est-ce pas ? Alors vis, Eren. Vis loin de moi, autant que tu le voudras. Je fermerais les yeux et me détournerais. Même si je t'appartiendrais, visiblement, pour toute ma vie.  


     
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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Dim 4 Jan - 14:33

Eren et son enfer,
Sa belle et son démon
C'est dit et maintenant c'est finis. Je me suis compromis, désormais je suis avertis.





Tes doigts quittent les miens, s'échappent telles des vipères de leur nid. Je me fige, celui qui s'était embrasé l'espace d'un instant redevient un mont de glace. Une véritable barrière de béton, si dure et si fière à l'entente de tes mots. Je ne paraîtrais pas blessé, ni en colère, non je ne laisserais rien paraître. Je vais juste me faire le plaisir de redevenir le monstre que j'ai toujours été, celui que je dois être. J'avais tort tu ne me rends pas meilleur, tu me rends pire à ta manière. Tu glisses en moi, une latente souffrance qui m'affaiblit en même temps qu'elle me rend plus monstrueux si c'est possible. Je devrais m'en contenter, je devrais être heureux, c'est mon but après tout. Mais non. Je veux l'horreur sans la douleur, je veux être terreur sans être celui qui souffre. Et ce n'est pas à tes côtés que je connaîtrais cela. Non. Je te dis les mots interdis, je te les souffle avec une sincérité peu commune, et tu me demandes de me taire. Tu balaies cela comme s'il ne s'agissait de rien, comme si ce n'était que des banalités, ou des nouvelles horreurs que je te crache au visage. Rien n'est jamais assez bien pour toi cela ? Je t'insulte, tu me hurles de la ferme, je te dis que je t'aime, tu me dis de te taire. Jamais je n'aurais du venir ici, jamais aucune rose n'aurait du se poser près de toi, jamais je n'aurais du m’inquiéter, tenir ta main, espérer ton réveil. Que des regrets. J'aurais peut-être même dus te laisser crever dans cette tour, te laisser te noyer dans ton sang. Ne sais-tu pas comme c'est dangereux de me repousser, t'insulter à ce point ce que je ressens ? J'ai soudainement envie de te le faire payer, de te gifler, que tu sois alité m'importe peu, tant que la gifle résonne bien dans la pièce.

Tu n'oses même pas me regarder, tu baisses les yeux face à ton roi et pourtant tu l'insultes. Tu piétines et danses sur mes sentiments, tu les déchires. Si tu souhaites à ce point les détruire, tu es sur le bon chemin, continue je t'en prie. Si tu aimais tant que ça la souffrance que je t'infligeais auparavant, pourquoi te donner la mort ? J'aurais continué avec plaisir. J'en aurais rajouté avec joie, tu sais bien ma belle, que quand il s'agit de haine je ne suis pas avare sur la quantité. Mon corps est tendu comme un arc, mes yeux sont fixés sur toi, te transperçant presque. Je n'ai soudain plus de pitié, tu as tout fais partir. Tu n'es peut-être pas celle faite pour me rendre bon, et tant mieux je ne veux pas l'être. Je veux pouvoir faire exploser les ténèbres. Puis dans un souffle, tellement acide et dur je finis par dire.

« Je n'aurais jamais du venir, ni te dire ça. C'était une erreur. »

C'est ça que tu voulais entendre ? C'est ça que t'avais besoin que je te claque à la gueule ? Si c'est le cas, la lionne est servie. Je ne te savais pas masochiste à ce point, mais je suis sadique ça tombe bien, tu es tombé sur le bon partenaire de jeu. Le compagnon parfait pour entamer une partie. Je me suis mis en danger en te parlant de ça, en remettant mes choix en cause pour toi. Vu ta réponse, tu n'as rien à m'apporter qu'une cuisante défaite.

« Et apparemment mon choix était le bon. »

Eugénia n'aurait pas fait preuve d'autant de faiblesse. Elle m'aurait sûrement ris au nez si je lui avais dis ces mots là, mais au moins je sais à quoi à m'attendre, vers où je vais en sa compagnie. Elle ne change pas toujours de cap, ni de décision. Voulant mon amour, puis ma haine... Il faut que je cesse de voir par toi, et que je ne me concentre que sur mon trône et son pouvoir. Sur mon futur royaume, ma conquête longue et ardente, que je ne partagerais pas avec toi, mais avec elle. Merci de remotiver mon choix, de me donner envie de me détacher de la faiblesse que tu crée en moi. J'ai pensé quelques instants qu'à l'instar d'Audric, aimer, m'insufflerait une nouvelle force destructrice. Mais pour cela faut-il encore trouver le bon partenaire. Et si je sais bien une chose c'est que je ne suis fais pour personne. Si tu t'attendais à ce que je rampe à tes pieds, que je te supplie de m'accepter, que je m'étais trompé que tu étais la bonne, je pense que tu peux encore attendre des siècles. Je me suis déjà assez compromis, je ne franchirais plus la limite. Plus jamais. Une fois, une seule fois, la dernière fois.

« Venant de quelqu'un qui ne se respecte pas, je me passerais de tout commentaire. »

Je te crache pratiquement ces mots au visage, mes poings se resserrent tant je sens la colère m'irradier. Je vais frapper quelque chose, quelqu'un, mais il faut que j'extériorise cela avant d'imploser moi même. Et pour une fois je trouve autre chose que les coups pour cela, je me sers des mots, de ceux qui restent coincé dans ma gorge depuis que je t'ai trouvé dans cette tour, quand je t'ai porté jusqu'à l'infirmerie, puis chaque fois que je t'ai vu veiller.

« Je suis peut-être un lâche, mais tu n'es qu'une égoïste, et une belle lâche toi aussi. »

Tu n'as pensé qu'à toi, la petite chanteuse nombriliste et gamine, qui a laissé ses proches et ses ennemis derrière elle. Qui avait décidé de combattre parce que la vie était bien trop dure pour elle... Tu es juste une faible qui dés les premiers problèmes se noie. Tu juges, tu passes ton temps à émettre des jugements sur les autres, sur moi, du haut de ta tour d'ivoire ensanglanté. Mais il serait temps que tu te remettes en questions toi même.

« Tu n'es plus une gamine, maintenant arrête de te morfondre comme une enfant, ce n'est pas en attirant la pitié des gens sur toi et sur ton cas que les choses changeront en ta faveur. »

Dire qu'un jour j'ai désiré une poupée si faible à mes côtés, tu n'aurais jamais tenu... Et je ne te réclamerais jamais plus.

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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Dim 4 Jan - 17:21




     




« The Beast & The King »
Je ne deviendrais jamais ta Reine.
Je suis devenue ta Bête, ta curiosité.  
C'était une erreur. Evidemment que je suis une erreur dans ta vie. Tu n'as jamais eût de cesse que de me le répéter. Toi. Les autres. Alors je me tais. Je fixe les draps. Incapable de retenir ces larmes d'acide qui glissent sur ma peau. Tu aurais dû me laisser mourir, c'est sûrement ce que tu es en train de me dire. C'est ce que j'entends en tout cas. Une erreur. Oui. Juste une tâche de graisse dans la vie de tout de monde. Pourquoi est-ce que tu es encore là ? Pourquoi est-ce tu remues le couteau encore dans la plaie ? Qu'est-ce que tu y gagnes si ce n'est un plaisir pervers ?

Ton choix était le bon. C'était ce que je suis en train de te dire. Mais l'entendre de ta bouche, me fais détourner la tête. Pleurer. Pleurer devant toi. Je n'ai même plus honte. J'ai juste envie de disparaître, me morfondre. Tu ne comprends rien. Tu ne comprends pas. J'accepte. J'accepte ta folie. J'accepte ton choix. Alors pourquoi tu m'en veux pour ça ? Pourquoi est-ce que tu me reproches ca ? J'en ai marre Eren… Je ne sais plus quoi faire pour toi. Je ne sais jamais ce que tu attends de moi. Tu voulais que je sois parfaite, je l'ai été. J'ai dérapé, c'est vrai, j'ai désiré plus fort mon envie de liberté, celle de voler de mes propres ailes, celle d'accompagner mon frère dans ses rêves. Mes jumeaux m'avaient abandonnés, je ne pouvais pas faire pareil avec lui. Et lorsque je t'ai parlé d'une envie vague de faire quelque chose de moi-même, tu m'as encouragé. J'aurais dû m'en douter… Et tu m'as explosé à la figure. Lorsque tu as désiré que l'on se déchire avec cette guerre stupide à Poudlard… Je l'ai fais. Tu voulais gagner, je t'ai fais perdre. Tu la voulais elle, alors prends la elle. Elle sera parfaite à tes bras. Elle l'est déjà. Elle te donnera des petits princes et des princesses beaux comme le monde. Tout sera parfait pour toi. Alors arrête. Va-t-en, toi et tes yeux, toi et tes moues colériques, qui me jugent…

Oh et maintenant je ne me respecte pas ! Evidemment. Peut-être. Je n'en sais rien. Ce n'est pas la sensation que j'ai eu lorsque j'ai planté la lame dans ma chair. J'avais la sensation de respecter mes idéaux et mon choix de vie. Ce monde est pourri. Il va crever. Tout va exploser. Je ne suis pas lâche… Je me respecte. Je ne suis pas faite pour ce corps-ci, cette vie-là, je ne suis pas à ma place.
Mais je vais accepter la réalité, je vais te faire ce plaisir là. Alors j'essuie mes larmes, j'inspire et mon regard se repose sur toi. Je t'observe toi, mon monde entier, me cracher tes mots au visage. J'accepte ta haine. J'accepte ta rancœur. J'accepte ta décision. J'accepte ma douleur. Je serre les dents et t'écoute. J'avale mes mots, j'avale ma colère, j'avale mes insultes. Je me soumets, comme tu l'aimais, avant.

Lâche. Egoïste. Un instant un écho me prend. Monstre. Salope. Traînée. Tes paroles, celles de mon frère, des autres. Vous avez sûrement raison au fond. Je dois être tout cela. Alors je n'ai plus aucune raison de rester ici. Il faudrait que je refasse ma vie ailleurs. Sans vous. Ne gardant que ma mémoire écorché, mon corps de poupée fracassé. Je me reconstruirais une vie, une identité. Je serais meilleure, ou pire encore. Je ne veux pas rimer à tout cela. Je voulais pas tout ça… Je voulais juste mon frère à mes côtés. Mais il m'aime comme j'aimerais que tu m'aimes. Je voulais te faire mal, et j'ai écorché le cœur d'une demoiselle. Je voulais respirer, que l'on m'aide, j'ai accepté le fait d'avoir des problèmes, j'en ai conscience et ta bien aimée m'a guidé vers le néant. Elle m'a manipulé pour m'éloigner de toi.
Pourquoi est-ce que j'ai la sale sensation que toute ma vie gravite pour toi ? Juste toi. Toujours toi. Je veux que tu lèves cette malédiction. Je veux que tu me rendes ma liberté, puisque c'est elle que tu as choisis, que ma vie ne sera jamais comme la tienne, que nos destins mènent sur des lieux différents ?

« Me morfondre… ? » Je fronce les sourcils. Tu ne comprends rien. Mais tu n'es qu'un extrémiste, comment pourrais-tu comprendre ces nuances ? Que les choses changent en ma faveur !? Tu me demandes de faire ce que l'on attends de moi ou je rêve ? J'ai la sensation que tu me pousses toi aussi vers cette place qui m'était destiné dans ma famille. Oui, faisons donc cela, je me marierais à un autre, et nos enfants joueront peut-être un jour ensemble. Cette simple pensée me donne la gerbe putain.  « C'est toi qui m'a offert la pitié des gens… Je n'en ai jamais voulu un seul instant. Et je ne suis pas lâche, j'étais lucide. Ce monde te convient peut-être, mais pas moi. » Tranchante. Je n'ai jamais désiré la pitié d'insecte. Leur jalousie, leur envie, leur haine peut-être. Mais si il y a bien une chose sur laquelle je n'ai pas changé, c'est ça. Rends-moi mon mordant continue, fais donc cela. Mais tu vas le regretter, si un jour je décide de me mettre réellement en travers de ton chemin, de ta belle. Si tu veux créer un monstre continue. Je vous manipulerais touts et j'obtiendrais ce que je désirerais. Tu veux faire de moi une princesse cruelle, continue à m'insulter de la sorte et je vais te prouver au détriment de ta vie que je VAUX mieux que tout CA ! « Qu'est-ce que tu voulais que je te dise, Eren… Que je t'aime ? … Tu le sais, déjà. Tu voulais que je fasse quoi ? … Te supplier de ne pas l'épouser ? … » J'ai presque un rire sarcastique alors que mes larmes reviennent. « Tu veux que je le fasse ? Tu veux que je te complique la tâche encore ?! Tu voulais que l'on se fasse mal, on l'a fait ! Et tu t'es sentis mieux ?! Parce que moi pas du tout. » Je tremble un instant et me redresse soudainement, je n'ai pas grand-chose qui me retient au lit maintenant, si ce n'est cette chose pour me nourrir. Je glisse mes pieds au sol, le froid me mordant la chair, me faisant frissonner toute entière. Un instant, je me sens comme vivante. Et lorsque je relève la tête, je me rends compte à quel point je suis en train de devenir folle lorsque l'envie de t'embrasser me lacère.

Mais pourtant lorsque je pose mes doigts sur toi, c'est pour te repousser, à peine, j'ai trop peu de force pour. Alors mes doigts attrapent ton poignet, mes ongles éraflant ta peau, et je te tiens sans rien faire de plus : « Tu veux que je le fasse ? … Cela m'apporterait quoi comme satisfaction, à part la certitude d'être malheureuse que tu le sois un petit peu, avec moi, loin de moi ? » Mon pouce effleure ta marque, mon regard accroché au tien. Je m'approche lentement de toi, et souffle : « Je t'aime, Eren. Et je suis malheureuse de savoir que c'est réciproque… C'était certainement bien plus simple de savoir que tu me détestais vraiment…  » Je tremble un peu, mon souffle aussi. Je ne suis pas en position de force, c'est toi qui mène la danse. Comme trop souvent. J'ai l'impression d'être une poupée que tu effrites un peu plus. Mais je suis figée, happée par tes yeux si clairs, si coléreux. Je ne sais pas si c'est ma peur ou mon cœur qui tambourine dans mon crâne, mais je fini par glisser mes doigts contre ton col pour t'attirer à moi. Deux fois, tu ne m'as pas laissé le choix, deux fois tu l'as fais et tu m'as anéantis. Mais mes lèvres elles sont là, un peu humide, à effleurer les tiennes. Mon souffle t'appelle, j'ai envie de t'embrasser mais pourtant je ne le fais pas. Comme si j'attendais que le Roi honore sa Bête. Arrache moi le cœur si tu veux, donne moi un espoir, si tu es trop bon avec moi, je ne t'en voudrais pas. Ce baiser ne veut pas dire que tu fais choix, ce baiser c'est juste ma défaite, mes sentiments que je te livre, cette passion qui me dévore, cette folie que tu alimentes. Ce baiser, c'est nous.


     
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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Sam 10 Jan - 0:32

Eren et son enfer,
Sa belle et son démon
C'est dit et maintenant c'est finis. Je me suis compromis, désormais je suis avertis.





Je marine dans ma rage, ma fierté blessée hurle pour que tu l'entendes. Je voulais te le dire, parce que je voulais que tu partages ce poids qui m'empêche d'avancer. J'avais besoin de te le dire, c'est ainsi. Alors cesse de me le reprocher de me souffler cela au visage, comme si toi tu ne ressentais rien sur moi, comme si tu étais insensible à mes sentiments. Tu éprouves les mêmes ! Je le sais, je l'ai toujours sus. Tu es à moi depuis des années, et ça ne changera jamais. Je m'y emploierais. Même dans les bras d'une autre femme, je ne verrais que par toi, et toi par moi. Eugénia m'a trahit, elle n'est plus ce pilier sur lequel je pouvais me reposer. Je n'ai pas encore exploser ma rage si intense à son visage, pour le moment je veille sur ce corps froid et scarifié qu'est le tien. Ne me fait pas te détester encore... J'ai juste envie de trouver un peu d'apaisement à tes côtés. Soit mon nouveau pilier, la nouvelle épaule sur laquelle je pourrais me reposer.

Tu n'en as jamais voulus ? Laisse moi rire. Si tu n'en avais pas voulus, si ma part sombre et cette tristesse que j'engendrais ne t'attirais pas, tu ne serais jamais venu à moi. N'oublie pas comment cela à commencer. Par ta venu à moi, pousser par des jeux d'adolescent, tu t'es enfoncé dans les ténèbres, et tu t'es emprisonnés par toi même dans mes bras. Première étreinte qui scella ta vie restante au creux de mes bras. Et pourtant, le destin ayant ma voix en décida autrement. Nous sommes voué à vivre séparé, à contempler les morceaux de notre amour brisé, que nous passons notre temps à écraser.

Je ne dis presque rien lorsque tu me repousses légèrement, avec le peu de force qu'il te reste. Parce que j'entends ce que je voulais entendre. Tu m'aimes. Je ne voulais pas seulement le penser, le deviner, je souhaitais que tu le dises, l'entendre de ta bouche. Plutôt que ta haine, je préfère lorsque tu prononces ces trois mots maudits. Pourquoi malgré tout nos essais nous n'arrivons pas à briser ce lien si fort que nous avons marqué dans notre chair ? Serait-il éternel comme je l'ai si souvent souhaité ? Nous deux, mort ou vivant, mais à jamais à deux. Ma reine avec ou sans couronne, ma reine déchu, puis blessée.

« Non je veux juste l'entendre. »

Que je ne sois pas le seul à m'avouer vaincu. Que ce combat qui dure depuis si longtemps, cesse par un drapeau blanc brandis des deux côtés par les deux. Je ne m'attendais pas à cette fin là en tout cas. J'avais imaginé des dizaines de scénario, qui était tous agrémenté de pourpre. Mais pas cette fin là.. Bien qu'elle soit, elle aussi, baigné dans le sang. J'ai tellement voulus le faire couler, sourire et apprécier ta déchéance si cruelle... Alors pourquoi je ne souris pas ? Pourquoi je ne prends pas de plaisir à cela ? Pourquoi est-ce que je t'avoue que je t'aime ? C'est si cruel, pour toi, comme pour moi. Je maîtrise tellement la cruauté, que je ne comprends pas qu'elle puisse à ce point m'étonner..

« Tu sais très bien que tout cela est bien trop compliqué... »

La complexité de ma vie se résume à un mot « Pouvoir ». Je le veux, il m'était destiné, je suis né héritier, puis l'on m'a volé. On m'adulais, puis tous m'ont tourné le dos car je n'étais plus ce futur roi. Je n'étais plus qu'un paria. J'ai souffert de tout cela, mon monde s'est effondré, ne restait que ma cousine pilier, mais totalement éprise de ce bouffon. Puis mon cousin, mon meilleur ami Audric, découvert bien plus tard, et pourtant si proche et ami de mon rival. En définitive je n'ai personne. Absolument personne. Sauf toi.

« J'ai besoin de toi.... »

Tes divines lippes effleurent les miennes, tu attends, tu m'attends. Je ne sais que faire, que choisir, pouvoir ou amour, gloire ou bonheur. Cercle vicieux où les ambitions sont nombreuses, se croisent, se décroisent, se font et se défont. Je suis totalement perdu, submergé par tout ce qu'il se passe. Je suis plongé dans un véritable tourbillon de question. Que faire ? Quoi choisir ? Qui désigner pour rester à mes côtés ? Eugénia est l'élu de ma raison, toi l'élu de mon cœur maudit. Je ne peux pas choisir entre vous, deux princesses à la chevelure doré, deux intrigantes qui me tiraillent. Comment suis-je censé faire un choix dans tout cela ?

Tellement malsain, tellement mauvais, tellement égoïste. Voilà à quoi se résume ton roi, ma bête, un mont d'égocentrisme. Au final je ne vois que par moi, jamais pour les autres. Si je dois choisir une autre voix que celle de tes lèvres je ne veux pas que tu m'oublies, je veux que tu sois à jamais mienne, que mon souvenir soit pour toujours gravé dans ton esprit. Tu es mienne, je ne suis pas tiens. Nos chemins ont pris des directions opposés, nous avons choisis de suivre des chemins qui n'avaient rien à voir. Et comme à chaque fois, c'est la souffrance et la douleur qui nous réunissent. Est-ce qu'un jour on arrivera à se retrouver sans qu'un nuage de ténèbres ne vienne nous encercler ? La tristesse est donc à ce point rattaché à nous ? Sommes nous condamnées à nous déchirer pour réussir à nous aimer ? On s’ennuierait sans cela... Nous ne sommes que des masochistes qui n'éprouvent de l'amour que dans la haine. Nous scarifions nos chairs pour réussir à allumer cette flamme qui nous étreints. Où alors c'est juste moi, et je t'emporte une fois de plus avec moi, te griffant avec mes serres dans la folie de mes sentiments... Un bonheur ne peut être complet sous mon règne, je ne peux être totalement heureux en tant que souverain des enfers. J'ai vendu mon âme il y a bien longtemps... Je ne devrais pas le regretter n'est-ce, c'est un peu tout ce que j'ai toujours voulus qui s'offre à moi désormais. Mes objectifs ne peuvent pas changer, mon avenir ne peut pas être ébranlé de la sorte, tout cela pour une femme, pour toi... Pourrais-je renoncer à tout pour t'avoir toi?Où trouverais-je enfin le moyen de tout concilier pour réussir à être le roi absolue de toutes ces ténèbres dans lesquelles je t’emmène pour cette valse sanglante...

« Mais je suis fiancé. »

Et pourtant je finis par glisser mes paumes sur tes joues bien trop froide, avant de venir voler tes lèvres, d'avoir lentement, presque trop doux comme si je ne voulais pas te briser encore une fois... Puis je finis par me faire un peu plus brusque, plus demandeur, approfondissant ce baiser avec envie. Je deviens littéralement dingue au contact de tes lippes, je dois m'en défaire, tu es la drogue de laquelle je dois guérir. Seulement je te serres un peu plus contre moi, mes bras entourant bientôt ton corps. Je t'avais dis Adieu ce soir là, je t'avais dis que ça serait notre dernier échange, je m'étais promis de ne plus jamais succombé à tes charmes... Je finis par cesser de t'embrasser, mes lèvres frôlant les tiennes, mon front contre le tien alors que je souffle.

« On ne doit plus... »

Je finis par me décoller, reculant un peu, mes yeux restant sur toi. Pourquoi j'ai l'impression de faire une croix sur une part de moi ? Que ça me déchire encore plus que la première fois, de me reculer, de m'effacer. Je t'ai dis que j'avais besoin de toi, et pourtant je me recule. Toute la complexité de l'amant désarmé, qui doit lutté pour conquérir ce qu'il effleure des doigts, mais qu'il ne peut acquérir que sans toi..

« Tu as raison, c'était plus simple quand on se haïssait. »

On est destinés à s'aimer mais condamnés à se détester.

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MessageSujet: Re: The Beast & The King. <Eren>   Dim 18 Jan - 23:53




     




« The Beast & The King »
Je ne deviendrais jamais ta Reine.
Je suis devenue ta Bête, ta curiosité.  
Tu en prononces d'autres des mots. Et ceux là, il font trembler mon corps, ils m'emportent dans un tourbillon inhumain. Depuis quand Eren Bogart s'avoue-t-il si faible et dépendant ? Mon regard se trouble, mes doigts se ressent contre ta chemise et j'ai l'impression de me faire secouer et immerger par une vague fracassante. Gelée et terrifiante, absolument écroulée sous l'eau qui ruisselle et me paralyse toute entière. Mon souffle se perd et mon cœur palpite plus mort. Tes mots prennent écho dans mon crâne et me donneraient presque le tournis tant ils percutent encore et encore mon crâne. J'ai envie d'y croire à ces mots, j'ai l'impression que tu es prêt à déposer contre mes lèvres la promesse d'un lendemain meilleur, d'une alliance qui me reconstruira à ta manière…  Tu jetterais aux fauves ce qui ne te convient pas, ce qui fait de moi la sensible trop faible, la parjure au linge sale. Et tu me remodèlera comme tu l'as déjà si bien fait. Toi dont les lèvres et la langue sont bien trop capable d'allumer un brasier ardent capable de me nourrir d'une force immuable, me conduire vers d'autres horizon bien plus royaux et élogieux.

Mais pourtant ton regard qui s'accroche au mien n'as rien de sûr, n'as rien de certain. Tu me pousses dans une nuit de tempête et tu n'es pas un refuge. Tu es une île engloutie dans les flots, les bourraques me faisant ployer. Je tombe, m'écorche sur ton rivage mais je ne me relève pas. Je n'ai plus envie de te quitter maintenant, je ne le veux pas. Pourquoi dois-tu autant être enchaîné à ma destinée et mes pensées si c'est pour m'abandonner de la sorte.
Mon souffle se coupe lorsque tes quelques mots me ramènent à la réalité. Tu es promis à une autre, tu lui as passé cette bague à son doigts. J'inspire profondément et j'ai envie de pleurer. Encore. Je me sens comme une enfant capricieuse qui n'obtient pas ce qu'elle désire. Mais pourtant les flots et les marées deviennent de glace dans mon cœur. Mon regard se déchire de douleur mais mon visage ne s'humidifie pas encore… Je suis figée dans un autre temps, la réalité peut-être et une autre bien plus déformée. Cette vérité qui m'enrobe et me fracasse, m'écrabouille et me bousille. Et pourtant tes paumes chaudes glissent contre mon regard. Je me sens trembler tandis que mes doigts remontent contre ton torse. Je n'ose pas réellement fermer les yeux lorsque tes lèvres se pressent contre les miennes. Happée dans tes bras, je me serre contre toi, devinant la chaleur et la dureté de ton corps. Mon cœur s'emballe, se déchaîne, me ferrait presque mal, me donnerait le tournis. Je me redresse un peu, ma main glissant contre ta nuque, mes lèvres se blessant contre les tiennes. Tu m'enserres dans tes bras, ta chaleur m'enrubanne mais j'ai toujours aussi peur, je sais que cela ne durera pas. Ce baiser enragé bien trop désespéré dépose à mon cœur un relent de douleur. Mon autre main se glisse dans ton dos, m'y accroche, et je reprends mon souffle si tremblotant, fragile telle une feuille. Tes lippes frôlent les miennes, ton souffle caresse ma peau… Je serre mes doigts contre tes vêtements lorsque je te sens vouloir t'écarter… Non. Non. Non. Je refuse. Pas encore. Non. S'il te plait. Je t'en prie. Mais mes doigts se desserrent, te relâchent et te libèrent, te laissent t'échapper et te reculer. Encore. Je n'ose pas t'observer, mon regard s'arrêtant à l'auteur de ton torse. Je n'ose pas respirer réellement. J'ai peur que l'air empli de ton odeur me fracasse un peu plus encore. J'ai peur que respirer réellement me fasse trembler et donne la liberté à cette peur désespérée qui me dévorent et fais fondre la glace.

On ne doit plus. Tu ressasses toujours les mêmes choses. Je serre mes dents, mon regard toujours fixe, dans le vague. Comme une enfant que l'on a prit en train de fauter, qui peine à ne pas craquer, qui se morfond dans cette phobie de décevoir.

Tu me sauves pour me condamner à un lendemain plus noir encore.

Mon cœur bat à peine, il n'a certainement plus de force ce soir, ni pour toi, ni pour moi, ni pour personne.

Une unique larme, effrontée, glisse sur ma pommette et vient se suicider contre ma mâchoire.

Mon souffle tremble en t'entendant parler encore. Mes lèvres ne s'étirent pas mais je fini par reprendre vie soudainement. Je me fou de tes vœux, de tes désirs, de tes rêves. Je m'en fou de ta raison, je la piétine, l'écrase et la jette aux fauves de nos Enfers. Je franchis la muraille de tes bras pour me serrer contre ton cœur mort. Je niche mon visage dans ton cou respirant ton parfum que j'ai tant oublié, déconstruit, recréé dans un autre monde qu'est celui de ma folie. Mes lèvres effleurent à peine ta chair, alors que je respire un peu plus fortement, calmant ce cœur qui cogne à m'en donner la nausée, qui me fatigue et m'intime de retourner dans mes draps. Pourtant ma main qui demeure encore légèrement tremblante et froide attrape la tienne. Je la guide lentement vers le bas avant de passer sous ma blouse bleu pâle et remonter le long de mon corps. Je ne te laisse pas le temps de le redécouvrir. Elle se pose maintenant contre mes côtes, appuyant deux de tes doigts à l'orée de l'un de mes seins, contre cette cicatrice infime et précise. Celle qui a incisé bien plus que ma chair…

Je me hisse lentement sur la pointe de mes pieds, passant mon autre bras autour de ta nuque, serrant encore ta main contre ma chair si pâle. Pressée contre toi, je souffle, presque dure, presque mordante : « Tu n'as pas le droit de mentir. » Ni de briser cette unique promesse. Je me fou de tous ces mensonges que tu mâchais et me crachais, à moi et aux autres. Je me fou de tes obligations et de tes objectifs. J'étais là avant et je le serais après. Je me refuse de te laisser partir encore, même si je n'ignore pas que je n'ai pas le choix.

Ma main abandonne la tienne pour appuyer contre ta joue. Et dans un unique élan de force je viens presser mes lèvres contre les tiennes, couleur purpurines, de sang et de mort. Promesse de la Reine de ces Enfers, ce néant et ce gouffre creusé pour t'happer et t'attendre.


     
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The Beast & The King. <Eren>

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