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 Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]

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MessageSujet: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Mar 9 Déc - 19:33



Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux


Attaquez un homme et il sera blessé
Brisez lui le coeur et il sera détruit

Deus des RPus Tordus

Les fiançailles par ci, les fiançailles par là. Il était terrifiant de constater que les gens se jetaient sur la moindre histoire juteuse tant que leurs vies demeuraient vides d'intérêt. L'événement était sur toutes les lèvres, tant et si bien que je ne pouvais plus échapper. J'avais même mis les pieds à leur putain d'événement festif, bien dissimulé sous la peau d'une demoiselle, où j'avais d'ailleurs failli me faire démasquer. Je l'avais échappé belle, mais ce n'était pas en me volatilisant de ce grand rassemblement d'hypocrites que j'avais pu l'oublier et faire la paix avec moi-même, loin de là. Le soir même j'avais été trouvé refuge et réconfort dans les bras de Bony, refusant catégoriquement de lui dire ce qui me minait le moral.

Le lendemain déjà, je reprenais du poil de la bête, affichant mon habituel air égal et ma désinvolture aux yeux de tous. Qui se doutait de ma présence à la petite fête de l'heureux couple ? Personne, je l'espérais. Je m'étais empressé de retrouver ma partenaire de crime, plus déterminé que jamais à poursuivre notre plan. Elle avait tempéré mes ardeurs, chose inhabituelle puisque j'étais d'ordinaire le raisonnable du duo. Je me laissais emporté, mais je ne savais pas si c'était une bonne ou mauvaise chose.

Les jours avaient passé, le suivant semblable au précédent. Au petit déjeuner, on parlait de l'union Bogart, la matinée, l'union Bogart, à midi, idem, l'après midi, c'était les rumeurs sur Eugenia et un autre homme qui prenaient le relai, et le soir... L'union Bogart faisait son grand retour au plus grand bonheur de tous. Je ne voyais même pas ce qu'ils pouvaient encore dire sur le sujet. J'entendais les filles discuter robes et froufrous ou bons partis, les mecs parler héritage et bons coups. Ou l'inverse, mon cerveau était devenu hermétique à ces conversations. Je fermais généralement les écoutilles et focalisais mon attention sur Bony, m'apaisant à la vie de son sourire.

Jusqu'à ce fameux matin.  Je m'étais réveillé avec une idée en tête, et chacun sait qu'une idée est le pire des parasites. Impossible de s'en défaire une fois qu'elle a pris le contrôle de votre cerveau. Elle me hanta jusqu'à ce que j'arrive à la Grande Salle, et une fois là bas, il était vain d'essayer de la chasser. La seule façon de l'exorciser était encore de la mettre en application.

Mes yeux balayèrent la grande table des Gryffondors, et je fus soulagé de ne pas y trouver Bony. Techniquement, je l’avais plus ou moins prévenue de ce qui risquait d'arriver, mais je préférais qu’elle n’en soit pas témoin, tant qu’à faire. Personne ne savait encore que nous étions en couple, mais ça n’empêcherait pas certains bavards de colporter l’information. Poudlard était petit, ce genre de rumeurs croustillantes ne mettaient jamais bien longtemps à se répandre. J’évitais volontairement de sonder le banc des Serdaigles et des Serpentards où, je le savais, Eugenia serait assise si elle était déjà là. Je ne préférais pas affronter son regard, cela ferait certainement flancher ma détermination. Je repérai néanmoins Eren du coin de l’œil, la pièce maîtresse de notre petite mise en scène. Car s’il n’y a pas de spectacle sans acteurs, il n’y en a pas non plus sans public, et la vipère de service était pile poil ce qu'il me fallait.

J’eus du mal à dissimuler mon sourire perfide alors que je m’imaginais déjà la tête qu’il ferait. Il allait me détester. Non. Il me détestait déjà. Il allait vouloir ma mort. Ne la voulait-il pas déjà ? Je l’ignorais. Le message était pourtant clair : tu ne me prends rien, tu récupères ce que je veux bien te laisser, un trône et une couronne maudite. Moi, en revanche, je prends ce qui est tien, je me sers à volonté. J’avais presqu’envie de m’éclaircir bruyamment la gorge pour attirer son attention, mais ce ne serait pas assez subtile, pas assez sournois. Lorsque les regards, un à un, se tourneraient vers nous, il saurait bien assez tôt où poser ses yeux de serpent.

Mon pas était décidé lorsque je me dirigeai vers la table des Gryffondors. J’y déjeunais déjà depuis quelques temps, trop content de pouvoir éviter les brochettes de bestioles venimeuses alignées à la même table. Les regards désobligeants de certains lions n’étaient rien en comparaison de la haine palpable que certains me vouaient au sein de ma propre maison. Arrivé à une place libre, je passai mon chemin, l’ignorant, continuant ma route jusqu’à ce que mes pieds ne s’arrêtent. Elle était là, elle me faisait dos. Facile à repérer avec sa chevelure lumineuse, rarement coiffée, pareille à une petite sauvageonne. Elle était la dernière personne avec qui l’on s’attendait à me voir. Nous étions si différents l’un de l’autre, et pourtant animés d’une flamme commune, celle que l’enfer nous faisait doucement miroiter, et dans laquelle une unique âme nous souhaitions sacrifier. Elle ne m’avait pas vu, mais les regards en face d’elle, en face de moi, me dévisageaient déjà, se demandant sans doute ce que j’allais faire.

Mes mains glissèrent sur ses épaules, lui signalant ma présence. Elle leva le nez vers moi, ne s’attendant probablement pas à me voir ici. Lisait-elle dans mon regard la raison pour laquelle j’étais là ? Mon pouce s’était glissé à la base de sa nuque, la caressant doucement alors que j’esquissais un sourire pour elle, rien que pour elle. La comédie était parfaite, j’utilisais toute ma haine envers cette vermine, toute la douleur qui m’avait anéanti ce jour là, toute notre passion commune à elle, à moi, tout cela pour la dévorer du regard. Avais-je l’air dangereux ou amoureux ? Passionné ou  fou à lier ?

▬  Aly…

Ma voix était un murmure, mais le silence autour de nous lui faisait malgré tout écho. Je sentis le malaise flotter  parmi nos voisins, je crus percevoir un « prenez un hôtel, bordel » dans un coin, je souris pour saluer la rime involontaire, mais mes yeux ne te quittaient plus. Mon regard te suppliait de ne pas te défiler, pas maintenant.
Je me sentais presque comme un soldat de retour de l'étranger prêt à retrouver femme et enfants -enfin... Surtout femme en fait- fébrile et indécis.

Je me penche vers toi comme je l'aurais fait pour cueillir une fleur sauvage, avec précaution, presque délicatesse. Tes grands yeux me fixent alors que la compréhension te prend aux tripes, que tu saisis l'idée qui a pris possession de moi. J'esquisse un sourire d'excuse que seul toi peux voir. Ton cœur et le mien appartiennent à d'autres ... Et pourtant la seconde suivant mes mains ont effleuré ton cou pour remonter sous tes oreilles, le long de la ligne de ta mâchoire, pour t'accompagner alors que mes lèvres prennent possession des tiennes. Tant d'années à voler des baisers aux demoiselles dans l'unique but d'en rendre Une jalouse, et mon cœur bat encore à tout rompre lorsque j'essaye de lui mentir. Le baiser est malgré tout tendre, j'oublie un instant qui j'embrasse et laisse l'instinct prendre le dessus. J'oublie que tu vas peut être vouloir me tuer lorsque nous serons loin des yeux inquisiteurs. Ma langue va chercher la tienne pour l'entraîner dans une valse délirante. Mentir, oui, mais avec conviction. Tes lèvres ont le goût sucré du petit déjeuner, je les happe, je les malmène un peu, je me ferme à ce qui nous entoure, ton parfum me fait tourner la tête, je perds pied, le nord, la tête, et le sens des réalités alors que mes doigts viennent se nouer à tes mèches dorées. Je te dévore et me consume, m’étourdis et t’asphyxie.

Lorsque je mets fin au baiser, mes doigts sont encore entremêlés à ta chevelure. Je me mords la lèvre mais ça ne retient pas mon sourire alors que je sonde ton regard, cherchant à savoir à quel point tu seras en colère contre moi pour avoir précipité le plan. Nos visages sont encore si proches l'un de l'autre que personne ne le verra si tu me fusilles des deux yeux, c’est le moment. L’œil brillant, l’air mutin, je me mords la lèvre, à nouveau, un moment. Je viens déposer un baiser bien plus chaste, plus léger, sur ton front. Pour effacer le reste. Pour effacer le péché et te dire que nous sommes unis dans cette galère.

Et pour alléger un peu l'humeur, je souris alors que je te demande, comme si rien ne s’était passé au fond :

▬  Bien dormi Calamity Jane ? Pas trop rêvé de moi ?

Un surnom qui, je trouve, te va à merveille. Quoi de mieux qu'une célèbre aventurière du far west pour te décrire, toi l'esprit libre, la petite âme vagabonde un peu perdue parfois ?

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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Mer 10 Déc - 23:13

[quote="Hell A. McMillan"]



     



« Ce serment fera couler le noble sang. »
Lorsque ton nom gravé dans ma peau, m'inspire les pire supplices.    

Offre lui ton amour et elle sera ta Reine.
Brise lui le cœur et elle deviendra tes Enfers.

Allais-je bien ? Je préfère cesser de me poser cette question. Il serait cruel de ma part de me mentir à moi-même. J'avais l'impression d'aller mieux… Cajoler par l'odeur de Billie souvent à mes côtés, mais jamais exposés, toujours dans une bulle secrète que je me garde jalousement. Cette innocence me plante en plein cœur, me touche et me détend. Je ne sais pas si je me raconte des idées, si tout ceci est vrai, si les raisons qui me poussent à la convaincre de garder tout ceci pour nous sont justes ou pas. Mais elles sont là. Et de manière peut-être incompréhensible, je me sens mieux. Je me sens toujours mieux lorsqu'elle est là. Je me sens incapable de déprimer lorsqu'elle s'approche de moi et m'irradie d'un sourire. Non. C'est impossible. Billie c'est mon rayon de soleil. J'ai l'impression de me sentir mieux lorsque ses lèvres traînent sur ma peau. J'ai l'impression de combler une partie de cette faille béante qui forme le gouffre de mon cœur.

J'avais l'impression d'aller mieux, lorsque mes rires se mêlaient à ceux de ma parfaite Silver, de ma presque-sœur comme je me plaisais à l'appeler. Sa chaleur, son humanité, ses sourires, nos délires, nos sorties, nos moments passés toutes les deux. Non, jamais je ne pourrais m'en passer. Je la croise un peu plus, maintenant, ou bien est-ce moi qui le fait exprès... Son agression m'a fait prendre conscience tant de chose. Mais cette femme, je l'aime. Je l'aime de tout mon cœur asphyxié. Et je n'ai pas envie qu'elle échappe à la vie, pas sans moi. Alors je savoure ces instants avec elle, je les chéris, et la chéris elle.
Et puis y a Bartolomew parfois aussi, lui et sa haute taille, ses bras puissants, et ses taquineries. Ce frère, cet ami, cette ombre dans ma vie qui semble me surveiller parfois, me faire les gros yeux quelques fois.

J'avais l'impression d'aller mieux, lorsque Jake posait ses doigts contre mes yeux et me posait cette éternelle question… Que j'aime sentir ses lèvres contre ma joue, son souffle chaud contre ma peau, et voir son visage s'illuminer d'un sourire presque timide, sa peau rougir sous mon manque de délicatesse. Enfant au grand cœur sous le masque de l'adolescent perdu et dépité… Peut-être suis-je née pour aimer les fracasser, mais je l'adore. Mais parfois j'ai l'impression qu'il voit en moi lorsqu'il me fixe trop longtemps, lorsqu'il aperçoit les failles de mes sourires, de ma bonne humeur. Il me voit vraiment… A moins qu'il ne soit tout simplement bien trop gentil. Mais je l'aime ma nouvelle peluche, et puis je lui ai promis de la ramener la prochaine fois que nous sortirions sortir boire un verre avec Silver !

J'avais l'impression d'aller mieux, lorsque j'étais face à eux. Ce psychologue ou psychiatre, ce psy-quelque-chose-et-je-m'en-bats-la-race, assis et effacé, dans un coin, alors que j'ai face à moi son apprenti. La grande et belle Eugenia. La merveilleuse Miss Bogart, future héritière du trône. La femme parfaite disait-il. Tout lui souriait. Absolument tout. Comment ne pas l'envier, cette Miss-parfaite-qui-tient-toujours-sa-tête-haute ? Véritable danseuse, délicieuse sang-pur, elle me donnait la gerbe tout autant qu'elle m'en fait serrer le cœur d'envie. Il fut un temps on l'on me formait à cela. Il fut un temps où ma mère me poussait vers ça. Cet idéal, son idéal, cette image pure et parfaite, pure et puissante. Un véritable joyaux de courage.
Cette femme qui me parle, qui me fait parler, qui fait semblant de me parler et me guide dans mon brouillard de plus en plus épais. Elle ravive cette flamme, cette fierté que d'appartenir à une lignée pure… Mais je suis reniée, ne le sait-elle donc pas ? Dois-je lui apprendre les véritables règles des sangs-purs ? N'est-ce pas pareil chez les Bogart, eux qui ne cesse de jouer aux jeux des trônes ? Mais je me laisse pousser, hochant la tête simplement, et me voilà propulsée dans les bras de l'un de mes frères, traînée jusqu'à des fiancailles…

Et pas des moindres.

J'avais l'impression d'aller mieux, jusqu'à ce jour là. J'ai eu l'impression de me faire marcher dessus, écraser, cracher dessus. Comme si soudainement Dieu me donnait la capacité de ressentir et avoir conscience du moindre de mes os dans mon cœur, du moindre vaisseau sanguin : de l'artère au capillaire. Tout se brisait, explosait, et je ressentais tout, jusqu'à mon cœur désireux d'exploser. J'étais sage, si sage… Si calme et poliment souriante, politiquement correcte… Toutes ces bonnes résolutions.  Ce baiser donné, qui n'a rien de volé, qui m'en arrache le cœur. Je ne comprends rien, et puis il n'y a que ces quelques paroles qui résonnent dans mon esprit. Ce n'est que lorsque l'on vous arrache ce que vous avez de plus précieux que l'on se rend compte de sa grandeur. Il en est de même avec l'horreur. Je n'en peux plus de cet ouragan dans mon crâne et mon être tout entier. Cesseras-tu donc un jour de m'hanter un jour ? Tu me donnes ce que je désirais fut un temps, mais déjà bien trop engagée sur un sentier dangereux. Tu te retires lorsque je m'apprête à jouer. Tu me fauches et tu m'éveilles à peine. Je ne veux pas sentir ces choses, ce ne sont que des mensonges… Tous, tous, autant qu'ils sont..

J'avais l'impression d'aller mieux, mais ce n'était pas vrai. Je ne me suis jamais sentie aussi seule de ma vie. Comment puis-je aller pleurnicher sur ma vie de bâtarde dans les bras de Silver lorsque celle-ci est déjà enchaînée à son merdeux de sang-pur ? Comment puis-je imposer ceci à Bartholomew ou Jake qui ont bien mieux à faire !? En parler au psy-bidule ? Il y a Madame Bogart dans le bureau. Mon frère ? Il me tuerait pour oser formuler une phrase avec "homme" dedans…

Alors je n'ai rien dis. Haimon me relance et je le réfrène. Je l'évite presque tant je crains de me laisser embarquer dans quelque chose que je pourrais amèrement regretter. Je reconsidère ma position, dans l'ombre, seule, loin. Je dois grandir n'est-ce pas ? C'est ce que je dois faire… Agir comme une personne adulte… Mais nos parents ne sont-ils pas friand de complot, de jeu et de machination ? Je soupire.

Cette belle journée débute bien n'est-ce pas ? Je n'ai entendu parler seulement quatre fois depuis mon réveil des fiançailles Bogart depuis que je me suis levée, deux fois moins qu'hier. Peut-être que d'ici deux jours, je pourrais me lever en paix sans sentir ces images me revenir en tête. Peut-être est-ce bien encore ceci que je cherche à détruire lorsque j'assassine mon orange avec mon couteau. Le silence se fait autour et je relève la tête. Les regard s'élèvent et des mains s'apposent sur mes épaules… Pitié, faites que ce ne soit pas Abel pour une énième crise ou Billie qui craque… Pitié.

Je lève le nez et me fige en voyant Haimon. Son regard me paralyse et je n'ose dire mot, esquisser le moindre geste. Le contact de ses doigts m'en arrache un frisson, et je détourne un peu le regard en l'entendant souffler mon prénom d'une telle manière. Il m'en gênerait cet idiot. Mais tu bouges encore, et je redresse un peu la tête, fronçant à peine les sourcils. Je vais te frapper Haimon Bogart, je vais te frapper de toutes mes forces pour te réveiller, t'assommer ! Ta main glisse et tes lèvres capturent les miennes, enveloppent mon cœur et m'en balance dans un torrent étrange. De l'eau à la vapeur grisante, de l'eau au tonnerre grondant, je serre mes doigts contre le banc lorsque ta langue conquiert la mienne. Je sens mon cœur s'en soulever, anéantis par ce que je ressens et pressens. L'horreur.

Un instant, je suis rassurée de savoir que je ne suis pas la seule qui se consume par cette haine. Un instant je me sens moins seule. Un instant, je me dis que décidément les Bogarts embrassent bien. Un instant, c'est le temps qu'il faut à nos yeux pour se croiser, et inspirer, muette encore. Et pourtant je me pousse assez pour te laisser prendre place à mes côtés. Ma main remonte le long de ton bras, flatte ton omoplate et je me rapproche de toi. Mes lèvres effleurent ta joue et je glisse quelques mots : « T'as complètement craqué, Wild Bill. Tu pourrais me prévenir avant… »  Je n'ose pas tourner mon regard ni vers la table des Serpents, ni celle des Blaireaux.



     
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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Jeu 11 Déc - 21:32

Je me demandais, tu sais. Ce que ça fait d'avoir mal au point de ne plus rien ressentir. C'était pour moi comme une légende urbaine. Je pensais toujours que je ne pourrais pas avoir plus mal. Plus mal que de savoir que je n'ai pas versé une larme pour mon grand frère. Plus mal que de coucher avec mon frère. Plus mal que de me faire prendre de force par un homme qui ne m'aime pas et que je ne peux pas m'empêcher de vouloir. Plus mal que d'avouer à ma sœur que je la veux pour femme. Plus mal que de devoir renoncer à la seule femme qui aurait pu me sortir de tout ça pour me fiancer à une cousine qui ne me connait même pas assez pour me mépriser. Plus mal que de ne pas y arriver.

Mais j'ai toujours plus mal. À chaque seconde qui passe.

Et quand je vois Haimon, cet homme qui a laissé è ce gamin d'Eren la dévotion d'Eugenia, la dévotion de la femme qui l'aime sans doute le mieux et qui avale tout par devoir plus que par fierté...

Au nom de quoi l'as-tu quitté, Haïmon ? Qu'est-ce qui te fais croire que tu ferras mieux en t'opposant à ta famille plutôt qu'en la changeant de l'intérieur ?

Je te croyais plus adulte qu'Eren. Finalement, tu es peut-être plus stupide.

Je ne sais pas si je peux avoir plus mal que ça, en t'entendre appeler ma sœur tendrement "Aly". Plus mal que mon cœur qui explose en te voyant toucher ses lèvres comme je l'ai fait un mois plus tôt.

Ne pas cracher de sang. deux ou trois verres se brisent sur ma table, comme si j'étais encore un enfant. Je vous fixe. Mes cernes se creusent d'un coup, et mon visage gagne encore en pâleur. Personne n'aurait cru ça possible.

Ce que je sais, c'est que je n'ai pas pensé à Eugenia. J'ai juste vu votre baiser s'approfondir, et Mon Aly se laisser faire, puis te donne une place à tes côté. Je suis sur le point de partir. Mais en laissant mon regard mourir sur le monde, je croise les yeux d'Eugenia. Mon cœur se serre. Et sur un coup de tête, je me lève. J'ajuste ma cravate. Je marche vers eux en silence, mon indifférence gravée sur le visage. Mon indifférence, mon impassibilité envers l'existence elle-même. Je n'affiche ni l'horreur, ni la douleur, ni même une fausse joie. Je n'exprime rien.

Je suis juste mort. Il faut être mort pour être censé.


« Haïmon Bogart ? »

Ma robe de sorcier fait l’effet du manteau de la faucheuse. Je n’arrive pas à affronter le regard d’Aly. Je sais qu’elle m’en voudra. Qu’elle m’en veut déjà. Mes yeux dérivent vers Caïn. Je l’embrasse en pensée. Il sait, rien qu’en me regardant. Il sait tout de moi. De la moindre de mes inquiétudes. De tous les moyens pour m’amener à la quiétude. Il traverse mon masque qui est pourtant mon vrai visage, et lis mon âme. Ça ne veut pas dire qu’il écoutera mes prières. Seulement qu’il sait.

Je tends la main, comme pour la lui serrer, ravalant mon orgueil mal placé.

Une petite voix en moi ne peut pas s’empêcher de me rappeler le baiser qu’elle m’a rendu. Par pitié. Je me dégoûte. Je me dégoûte de penser qu’elle me dégoûte. Cette fille que j’ai cru être ma sœur. Cette inconnue qui croit m’aimer. Mais l’enfant pleure loin, dans la dimension de mon cœur, si loin que même à Legimencien prendrait du temps à en entendre les cris enragés et désespérés.

Il n’y a que Caïn. Il n’y a que Caïn qui ne peut pas me faire cu mal. Il n’y a que Caïn que je peux aimer sans limite. Que Caïn.


« Puis-je t’emprunter à ta petite-amie un instant ? J’aimerais te parler. »

De Couleuvre à Vipère.

Mon masque ne s’ébrèche même pas lorsque je prononce le mot « Girlfriend ». Je m’améliore. Je me fais à l’idée. Hell est une femme. Une salope comme les autres.

Je ne dois pas m’occuper d’elle. Pas la laisser me faire du mal parce qu’elle est trop gentille avec tout le monde. C’est stupide. Alors je tiens. Pour Eugenia. J’ai besoin d’arrêté ce regard, figé par le devoir, cette gêne que je sais par cœur.

Pour la vivre chaque jour.


« S’il te plait. »

Je n’ai plus d’espoir pour Hell. Pour Elle. Contre Hell. Ça fait trop mal. Juste trop mal. Elle est creuse. Elle n’a pas de sens. Il n’y a que Caïn, qui vaut la peine d’être aimé. Je te la confie Caïn. Moi je ‘ne peux plus, de l’aimer à l’infinie. Elle n’est pas assez cruelle. Pas assez solide pour refuser. Elle accepte tout ce qu’on lui donne, même la déchéance. Alors il est grand temps que je reprenne mon cœur.

Et je pleure, je pleure à l’intérieur. Je m’arrache les tripes pour les reprendre, ce cœur brisé. Je n’en veux pas de tes baisers Aly. Garde-les pour toi. C’est fini, j’en ai assez. Assez que le diapason de mes jours raisonnent selon tes caprices. Ce ne sont même pas des caprices, d’ailleurs. Tu acceptes n’importe qui. De ton frère à Billie. À tous les loups qui veulent ta peau. Maintenant je sais pourquoi j’étais si en colère contre toi, pendant toutes ces années. Pourquoi j’avais si peur que tu ne me refuses pas.

Parce que je ne voulais pas voir ça.


« Suis-moi, si tu le veux bien. Caïn, J’ai du travail jusqu’assez tard aujourd’hui, on se voit ce soir. »

Fais-moi oublier jusqu’à ma vie ce soir. Jusqu’à ma propre existence. Pitié, par pitié, efface-moi. Efface-moi par amour.
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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Ven 12 Déc - 0:16


 ◈ Hell, Haimon, Abel & Billie◈
Kiss me hard before you go
Summertime sadness







Croquant avec appétit dans tous les pains, Billie était fidèle à elle-même, souriante et légère. Des papillons dans le ventre, des étoiles dans les yeux, elle vivait l'été en automne. La douce chaleur d'Hell la comblait, amoureuse, épanouie, si ce n'était quelques broutilles qu'elle chassait du plat de la main, Billie pouvait sans hésitation prétendre au poste d'élève la plus rayonnante de Poudlard. Son uniforme en était pâle à côté d'elle. Son thé à moitié engloutit, elle manque de tout recracher en narrant quelconque bêtise à James. Allez, rit mon adorable compère morose. Elle est étrangère au monde, dans sa bulle rose et il faudra que les gens s'agitent pour qu'elle se décide à se relever pour voir ce qui se passait. Ca bouge chez les Lions, il y a des amateurs de ragots partout, même chez les blaireaux. Curieuse, elle suit le mouvement, se lève, se penche, se déplace, abandonnant James pour un détail croustillant qu'elle ne manquera pas de lui raconter. Qu'elle ne manquera pas de répéter... Debout, face à son banc où des camarades lui font une petite place croyant qu'elle allait s'installer, Billie Bambie fixe la scène, choquée, passant du rouge au blanc assez vite pour donner le tournis. Tournis qui lui prend à la tête, tête qu'elle baisse, avalant avec difficulté sa salive et, timidement, relève ses yeux s'attendant à ce que Hell repousse le jeune homme. Allez, repousse le … son amour suit le mouvement, non, semble s'y plaire, non, et quand cela s'arrête elle murmure des mots intimes à son oreille. NON ! Le mot crié, Billie met ses mains devant sa bouche, effrayée par sa propre spontanéité, excusez moi.. poursuit-elle sans bouger. Ses yeux s’embuent, il pleut aujourd'hui, pardon... pourquoi s'excuse t-elle ? Elle n'a rien fait de répréhensible, elle n'a fait que s'offusquer, devant tous d'une chose qui officiellement ne la concerne en rien. Abel parle avec le petit-ami, lui, il doit l'approuver, lui, il n'est pas un salaud. Ca y ai, il pleut sur ses joues et la demoiselle essaie d'effacer ses larmes mais cela ne sert à rien, ça s'accroche ces choses-là et, ne pouvant en tolérer plus, Billie Bambi détourne le talon, abandonnant sa veste sur son banc à côté de James, elle court dans la grande salle dont elle sort en fracas. Et elle continue de courir, course folle où quelques tableaux s'enquièrent de son état, elle court jusqu'à sa salle commune et, enfin, se jette sur son lit.

Tout s'explique, TOUT ! Dans des bouffées de larmes, elle comprend ce qu'elle avait refusé de voir. Ses yeux s'ouvrent sur la dure réalité, violente elle l'a frappe de plein fouet. Si Hell ne voulait pas qu'elles s'affichent ensemble ce n'était pas pour ce préserver, pour se garder leur intimité, c'était parce qu'elle avait un petit-ami. Elle, elle n'était qu'un fantasme à assouvir, qu'elle idiote mais quelle idiote ! Elle a cru l'avoir conquise, elle y a cru, à ces sentiments partagés, au bien-être, oui elle a cru que c'était réciproque ! Hell n'a jamais  cessé de jouer, son fichu pari, elle continuait à le pratiquer ! Allons jusqu'au bout, d'embrasser tapons nous la lesbienne ! Elle ne l'aime pas, elle ne fait que s'amuser et elle, elle y a cru. Elle y a cru suffisamment pour briser leur secret et en parler à Annah et Branou avec une chaleur à les rendre jaloux. Suffisamment pour faire des sous-entendus à Eleazar qui n'en était plus à ce niveau et l'encourager plus que jamais dans sa propre histoire. A eux trois qui galéraient comme elle auparavant elle n'avait cessé de répéter : vous voyez que ça arrive ! On peut être avec la personne qu'on aime ! Cessez vos dramas à deux galions, mince, c'est parfois mieux de faire simple ! Prenez exemple sur moi les loosers ! Et elle avait rit de leurs réactions, elle s'était vantée, avait sautillé sur place, ivre de bonheur.  

Hell n'était pas sérieuse et elle, une fois de plus, elle a rêvé la réalité. Elle s'est moquée de toi du début jusqu'à la fin mais en même temps, c'est toujours comme ça n'est-ce pas ? Elles te font toutes le coup... L'amertume aux lèvres, elle repense à Aryanedëlle dont elle n'a jamais accepté les raisons pour cacher leur histoire et même si elle a su pardonner, elle n'oublie pas.

C'est toi qui a un soucis.
Non.
Une fois c'est un accident malheureux, deux fois tu es coupable.
Non !

Ses poings se crispent sur sa couverture humide de ses larmes, non, crie t-elle dans un son étouffé par le tissu, non c'est pas moi, c'est elles, c'est pas moi. Non, Hell n'est pas... Hell m'a mentit ! M'a trahit ! Moi j'ai rien fais, j'ai rien fais de mal ! J'ai respecté notre pacte, j'ai rien dis, j'ai été loin d'elle quand je ne voulais que la prendre dans mes bras. J'ai été silencieuse quand on me demandait si j'avais quelqu'un en tête. Ensemble je nous trouvais parfaite mais je ne lui suffisait pas, je ne suis jamais suffisante... Non ! Maudissant Poudlard d'avoir créé les maisons, Billie Bambi se redresse, Branou, Annah... doucement elle repose ses pieds sur le sol, ses pleures se sont calmés mais les larmes restent accrochées à ses yeux clairs. Ses cheveux roux chatouillent ses genoux, quelques gouttes salées humidifient sa peau et, doucement, elle se laisse couler au sol alors que ses poings se pressent sur ses yeux.

J'aurais aimé l'apprendre d'une autre façon. J'aurais aimé que tu me dises qu'il y avait quelqu'un d'autre dans ta vie. Je t'ai trouvé exceptionnel, je suis tellement nulle pour vous juger... laissez moi là, je ne dois pas valoir grand chose pour que tu agisses de cette façon avec moi. Sans respect, sans même un mot, hier au soir tu étais dans mes bras, hier au soir nous étions peau contre peau. Je dois vraiment être une chose bien insignifiante pour que tu te sois jouée de moi... une chose sans saveur, sans douceur, je ne suis pas jolie je le sais, tu me l'as dis, je ne suis pas un bonbon, je suis « moi » tout simplement... j'ai pris cela pour un compliment, pour une invitation... mon « moi » n'était pas suffisant... Le message ne pouvait être plus clair, nous deux, Hell McMillan, c'est terminé et avec douleur Billie encaisse la nouvelle alors que se mélange le souvenir d'une brève relation où, l'espace d'un mois, elle a goûté à l'été en automne.

_________________
Tant qu´on aura de l´amour,  de l´eau fraîche et de l´air pur. Un toit et puis quatre murs, ce sera la joie dans not´ coeur

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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Ven 12 Déc - 0:44


 ◈ Hell, Haimon, Abel & Eugenia ◈
Bang Bang
My baby shoot me down







Tous ne parle que de ses fiançailles, l'interroge, quémande des détails et pour chacun elle a une réponse évasive. Cela frustre leur appétit, elle n'en a cure, elle a d'autres choses en tête... et ces fiançailles l'emmènent loin, ses pensées dérives vers une rencontre perturbante, sur des interrogations... on parle d'un autre homme, elle n'arrive même pas à savoir de qui il s'agit tant son esprit s'embrouille à ce sujet. Pâle, que la jeune fiancée est pâle. Son surnom de Reine des glaces prend tout son sens, elle a une peau de neige et à l'intérieur, elle n'est que blizzard. Enfermée dans sa propre vie, elle étouffe dans ce destin qu'elle s'est choisit et, désespérée, elle s'accroche à Annabeth comme à une bouée. Elle s'agrippe à Abel, à Audric, à Silver, à Phinéas, comme l'âme perdue qu'elle est devenue. Vous qui me rappelez à mon devoir, soutenez moi, mes jambes faiblisses, soutenez moi. Profitant d'être dans une nouvelle maison, elle accourt dans les bras de sa meilleure amie et se moque du regard des autres, elle paraît faible et les autres la trouve un peu humaine. Elle rit avec James, parfois et là aussi, cela aide à renforcer son image... à moins que l'on ne l'a trouve hypocrite. Qu'importe, Eugenia est perdue comme jamais auparavant elle ne l'a été et ce n'est pas sa confrontation avec Caïn qui l'aura aidé à remettre de l'ordre dans ses pensées. Ce n'est pas cette Gryffondor impromptue qui l'aura aidé... Soupir, attablée au côté de son fiancé, elle joue à la reine et parfois sa main effleure celle d'Eren. Ses yeux clairs montent vers lui et elle se rappelle pourquoi elle porte sa bague à son doigt.

Une matinée ordinaire, Haimon entre dans la salle et l'air de rien, elle le suit du regard alors que lui, ne voit qu'Eren. Ne voit qu'Eren et la table des Lions, cherche, s'approche, appelle, Alyssandra. Embrasse Alyssandra. Passionnément. Son cœur se serre, se meurt, se liquéfie. Elle fond, cela ne se brise pas en milles morceaux en elle, sous le masque impassible, cela fond. Ses mains s'accrochent à la table, elle se sent glisser au sol mais tiens toi droite. Ne tombe pas à terre, tient bon, fait comme si de rien n'était. Affiche le mépris, le dégoût mais rien de plus. L'air désabusé. Ne montre rien. Ses yeux s'écarquillent, sa bouche très légèrement s'entrouvre alors que son cœur s'emballe par à coup. Abel. Son regard capte celui d'Eugenia, la tirant de sa torpeur, ne me regarde pas, non et la scène prend de la couleur. Elle entend les commentaires autour d'eux, des rumeurs sur son compte l'on passe à la liaison de l'ancien héritier avec la starlette déchue. Avec la putain des McMillan. Ce mec... de TOUTES les femmes du château il prend cette garce ?! Cette femme même pas foutue d'aider sa famille?! Même pas foutue d'aimer son frère comme il le mérite ?! Le renégat veut une traînée de sa tempe, et bien il est servit ! Il prend la plus catin de toutes ! Envolée l'affection née de leurs entretiens, envolée l'envie de l'orienter, elle n'a plus qu'une envie, l'écraser. Et lui qu'elle aime à s'en damner, lui qu'elle n'a pas suivit mais dont elle cherche, désespérément, une façon de l'aider sans trahir Eren. Il s'en fout d'elle, ses mots de cet été étaient un jeu, un jeu malsain, pervers, une façon de la traîner dans la boue. Ah ! Qu'il a dû prendre son pied à la voir lui sauter au cou, à l'embrasser passionnément, désespérément, à le regarder comme elle ne l'avait fait pour nul autre. Quel jouissance que de voir la petite héritière se mourir d'amour pour lui et avoir le pouvoir de lui faire comprendre qu'il la désire pour elle et non par obligation. Cruel, tu as mis l'espoir en elle, pourtant elle connaît cette façon de faire, c'est sa favorite... Il s'est moqué d'elle de tout du long et elle sent monter à ses joues la rougeur de la honte. Silver, Annabeth, Serena, Abel, Audric, Phinéas, vous savez mes sentiments pour lui, avoués ou non vous avez compris. Vous me savez meurtris en cet instant. Vous le savez... Et Eren à ses côtés qui se crispe et elle qui sent la colère monter en même temps que les larmes. Qui se haït de ne pas le haïr suffisamment.

SBAM.

Son couteau s'en vient se planter dans le bois de la table. Trahison de ses sentiments, c'est mieux que le planter dans la nuque de sa putain. Désolée Abel mais je ne peux supporter ta sœur chérie, quand je pense que je me suis laissée attendrir par son histoire... la manipulatrice... Incapable de parler, les yeux fixés sur le couple, elle laisse sa main libre quitter la table pour se glisser sur sa chemise... le bois rond, doucement elle l'a sort, un sortilège, cela serait parfait pour fêter un tel amour. Duffin... Découper doucement la Belle, écailler le Beau. Ne pas vouloir de moi est une chose, me préférer cette garce en est une autre. Dire que j'ai cru que tu avais de l'ambition mais non, tu n'es définitivement qu'un gamin qui ne fait que les mauvais choix ! Tu dupes même Audric qui t'as défendu, mais non, en vérité tu n'as pas d'ambition, tu ne vaux rien, tu vas vers rien, tu nous as tous dupé, Haimon.

Que fais-t-il ? Abel levé tend sa main à Haimon l'air de rien, impassible comme à l'habitude alors qu'elle devine combien en lui cela doit bouillir. Combien cela ne doit pas être simple. Doucement elle range sa baguette, croise le regard d'Eren qui a perçu son mouvement, ose me dire que tu n'y as pas pensé et, silencieuse, observe son ami avec le pire des traîtres. Vous avez de la chance. Alyssandra, remercie Abel de t'avoir épargné un aller simple pour l'infirmerie. Et, Eugenia lâcha son couteau qu'elle laissa planté dans le bois, prit sa cuillère et touilla, avant d'aller faire tinter sa tasse contre celle d'Eren.  

_________________

And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Ven 12 Déc - 19:00



J'aime tes larmes quand tu aimes
J'aime quand mon ecorché est vivant


J’étais loin de me douter du mauvais traitement que subissait un pauvre couteau non loin de nous, évitant soigneusement de laisser mon regard s’attarder de ce côté de la grande salle. Et si j'avais su... Oh si j'avais su. Si tu savais comme ma volonté aurait fléchi, comme ma vue se serait voilée. Heureux les ignorants, je ne savais pas, mon assurance était intacte.
Je pris place à côté d'Aly sur son invitation, sous le regard horrifié de son précédent voisin à qui je semblais avoir coupé l'appétit. Quel dommage, un tel gâchis de nourriture. Installé à ses côtés, mon sourire s'adoucit alors qu'elle me réprimandait.
Je fis la moue, l'air de celui qui n'avait rien à se reprocher sur le visage.

▬  Mais je t'ai prévenue

Me défendis-je.
Mais si, ce regard que je t'ai lancé, il disait tout. Tu ne l'avais pas vu ? Je gardai un instant silence, méditant mon geste, et mon sourire s'élargit.

▬  Oh ...tu veux dire, te prévenir avant...

Effectivement, avertir 10 secondes avant limpact, on ne pouvait pas véritablement parler de prévention ... J'avais fait au mieux, pourtant, si dur à croire cela puisse-t-il paraître. Comme dirait l'autre, il y avait des plans plus grands que nous, opérés par des forces plus hautes que nous.

▬  Je n'ai moi même été mis au courant que ce matin

Precisai-je, dans un froncement de nez désolé.
Te voilà prévenu : le stratège de l'équipe obéit à ses impulsions comme un jeune chiot sauterait sur un os ou un jouet. Rassurant, non ? Je pourrais bien te dire que je ferais mieux la prochaine mais... Non. Cessons de nous mentir : je vivais au service de ma vengeance, de mon désir de chaos, et l'imprévisible me semblait exquis.

▬  Alors, tu penses que mon espérance de vie est de combien de temps ?

Je ne te demandais pas de lire les lignes de ma main, nous avions suffisamment de pseudo-extralucides au château pour remplir cette fonction. Je te demandais combien de temps, selon toi, avant qu'Eren ne soit pris d'une bouffée meurtrière à mon égard. Ce n'est pourtant pas par la vipère que démarrèrent les hostilités.

Ton frère se dressait devant nous, et je retins un soupir en songeant au défilé que nous risquions de subir. Ces gens qui ne savaient rien, qui pensaient tout connaître, et qui se mêlaient de tout. Je levai mon nez vers lui. Qu'as tu à nous dire, Abel. Éclaire nous donc de tes commentaires sûrement fort avisés. Je n'ai rien dit encore mais mon air fatigué parle pour moi. Ceci dit, tu as beau avoir ton regard sur moi, je sais que tu n'as d'yeux que pour ma petite aventurière du far west.

Des yeux dans lesquels je lis la désapprobation, naturellement, mais ça ne me fait ni chaud ni froid. Deja lorsque j'étais un "insider", lorsque j'étais parmi eux, ces sang purs étouffés par leur ego, se croyant tout permis, je méprisais leur avis, alors maintenant. Plus on me regardait comme une vermine, plus je prenais de la hauteur. Car l'homme qui se tient tout seul sur sa montagne voit mieux que celui qui, noyé dans sa foule, se hisse sur la pointe des pieds pour mieux respirer, pour mieux voir. Mais ce n'est pas moi que tu essayes de condamner, de faire réagir, avec ses yeux là, si ?

Je regardai ta main tendue dans le vide,  avant de lever les yeux vers toi, te dévisageant comme si tu étais un alien. Tu en es un. Tout le monde est devenu un alien pour moi.
J'essayais de comprendre cette main tendue.

▬  On passe directement aux présentations formelles à la famille ? Well, that escalated quickly

Je ne pouvais pas retenir la touche d'ironie, la situation étant passée de lunaire à carrément surréaliste. Je finis malgré tout par attraper sa main la serrant aussi brièvement que sobrement, ne m'attardant pas trop sur le contact.

▬  Haimon tout court

Je préférais corriger. On serait capable de me pendre pour utiliser et salir le fier nom des Bogarts. Autant mettre de la distance, je n'avais de toute façon plus grand chose d'un Bogart, c'était admis par tous. Ils se fatiguaient tous à répéter que je n'étais pas digne de ma famille, alors qu'ils trouvent tous satisfaction dans cette distance que je venais de mettre. Blood is thicker than water, but it can be very slippery...

▬  Ça ne paraît peut être pas hyper évident, mais je m'apprête à prendre mon petit déjeuner, Abel.

Déclarai-je, désignant de ma main tendue la nourriture étalée devant moi.
Je prenais un air désintéressé, pourtant ma curiosité avait été piquée.

Qu'es-tu Abel McMillan ?
Un sympathisant du couple Bogart venu me déclarer la guerre ?
Un amoureux transi venu me dresser des barrières ?
Un mélange des deux ?
Que cherches-tu ?

Rien de ce que tu pourrais me dire ne changerait ce qui avait été fait. Cela amènerait au mieux des remords, au pire des regrets. Alors à quoi bon ? Si tu veux le culpabiliser, je le fais très bien tout seul. Si tu veux me faire la morale, j'y suis hermétique, à cette morale. Si tu veux le faire mal, tu ne feras jamais pire que cette tempête que j'ai au fond du cœur.

Pourtant j'avais envie de savoir ce que tu pouvais avoir à me dire. Je me demandai un instant ce que je ferais à ta place, mais je n'avais jamais su te comprendre et te décrypter -je n'avais jamais véritablement essayé, non plus. J'avais toujours été mal à l'aise avec les Serpentards, pas à ma place, je les fuyais presque plus que les autres maisons, ça en devenait presqu'un sketch. Mais aujourd'hui, je suis curieux. Je me sens anesthésié, engourdi, insensible, et je me demande ce que tu peux bien faire pour ou contre cela.

Je prends ma propre vie en otage, je passe en mode auto destruction. Mes amis me mépriseront, sûrement et ils auront bien raison. Eugenia me haïra. Bony me détestera. Et quand il ne me restera rien, rien du tout, je n'aurais plus rien à perdre. Alors je serai libre, réellement. Au prix d'une solitude infinie. Et cela personne ne peut me l'enlever.

▬  Et tu ne peux pas me parler ici ?

Demandai-je, calmement, l'œil fixe, l'air poli.
Car non, je ne partirai pas. Je ne laisserai pas Aly seule exposée aux yeux de tous. Je ne l'abandonnerai pas maintenant, pas alors que les sentiments se déchaînent autour de nous.

▬  Aly mérite aussi d'entendre ce que tu as à dire, non ? Et puis les apartés m’excèdent.

Et même si elle ne le méritait pas, je n'allais pas m'éloigner d'elle et la jeter en pâture à ses requins qui attendaient, l'œil brillant, que le sang soit versé.
Je me tournai vers Aly, ma main venant se glisser contre son poignet, mes doigts se pressant contre sa peau, mon regard se faisant lourd, presque sévère. je ne t'abandonne pas. semble-t-il dire.
Nous ne sommes pas amoureux, nous ne nous connaissions même pas il y a peu, mais nous sommes liés, à notre façon. Je ne t'apporterai jamais d'amour, quelqu'il soit, mais je peux t'épauler. Je peux faire front avec toi. Si notre propre famille est ce qui nous tirera par le fond, je peux te serrer la main le temps que l'orage passe. Et il passe toujours.

▬  Je t’écoute, Abel... Oh Aly, tu peux me passer le beurre s'il te plait ?

Ajoutai-je, tout en allongeant le bras pour me servir du jus de citrouille. Je n’allais pas me laisser mourir de fin et de soif parce que l’esprit étudiant était en tumulte.
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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Sam 13 Déc - 15:53

J’entends sa voix, à travers la foule. Une voix de détresse, un rejet qui vient du fond du cœur. Je vois Billie. Son visage, ses yeux tournés vers Elle. Vers « Hell ». Vers notre Enfer. Un instant je ne comprends pas. Je me souviens du baiser, avant le tremblement de Terre. Je me souviens. Et je réalise.

Aly… Bordel Aly que nous as-tu fait.

Billie s’en va, en larme. Ça me fait mal, et je ne comprends pas tout de suite pourquoi. Et puis je me souviens. La première qui a partagé ma peau. Non. Avant cela. Avant que Billie ne soit l’incarnation de l’inconstance des femmes, des gens trop heureux et trop brillant, de tous les êtres que j’envie en secret.

Quand nous avions 14 ans. Ma meilleure amie.

Mon cœur se tord, et je la fixe partir jusqu’au bout. Mon regard se pose sur Alyssandra. Je serre les dents. Pas elle Aly. Pas Billie, je t’en prie.

Je dois m’y faire. Tu dis oui à tout le monde. Tu prends tout le monde et tu n’as personne. Pas même moi.

Je n’en peux plus Aly. Je n’en peux plus. Il y a trop de gens qui t’aiment. A qui tu dis oui sans peser tes mots. Je t’aime trop Aly. Tu veux marcher vers moi, tu veux revenir vers nous, tu veux qu’on s’aime tous ? On ne s’aime pas tous. Tu ne peux pas être aimée par tous. Soit tu me hais, et tu t’en vas, soit tu m’aimes, et tu restes.

Je suis égoïste. Et en même temps je sais que tu as fait ça avec tout l monde. Avec Caïn aussi peut-être. Alors je n’ai pas besoin d’être celui qui t’en foutra plein la gueule parce qu’il est blessé. La liste est longue. Tu saigneras de la bouche bien avant que j’ai reposé mon regard sur toi.

Je suis sans doute une trainé. J’ai sans doute trahi l’amour de beaucoup de personnes. Mais je me suis toujours donné la peine, Aly. Tu ne te donnes pas la peine. Tu n’aimes pas. Tu as pitié. Des autres. De leur solitude. De ta propre solitude.

Je me surprends à penser que tu devrais être avec Caleb. Au moins je pourrais t’oblitérer de ma mémoire sans problème, comme tout le monde aimerais que je le fasse.

Je laisse Haïmon Tout-Court me répondre avec autant de courtoisie que je ne l’ai interpellé. Cette politesse froide, lui un sourire humain et doux, moi mon habituel visage de glace. La plus nécessaire, la plus indispensable des politesses. C’est dans ces moments qu’elle est d’autant plus indispensable. D’autant plus cruciale. Pour ne pas que les animaux qui sont en nous ne surgissent. Pur ne pas s’arracher le visage à coups de griffes. Pour ne pas laisser nos baguettes se pointer l’un vers l’autre.

Haïmon, c’est tout. J’ai envie de lui donner une claque, mon éducation me retient. Je remercie ce garde-fou. Et à ce moment précis je sais que mes parents ont eu raison, de me bâtir ainsi. Parce que je ne suis pas bon, ou doux de nature. Ces chaînes ne sont là que pour nous protéger. Nous protéger tous. De ma vraie nature. Violente. Malheureuse. Vengeresse. Nerveuse. Insatiablement colérique.

C’est aussi la bienséance qui me retient de lui répondre du tact-au-tac « Haïmon Bogart ». Je me retiens. Il le mériterait. Que je lui rappelle en public qu’il est né Bogart et qu’il reste un Bogart. Que son nom sera toujours Haïmon des Bogart. Qu’il ne l’a pas choisi. Que c’est héréditaire. J’appelle des chats des chats, des cancéreux des cancéreux. Mais je ne dis rien. J’affiche toujours ma politesse froide. Ce masque presque doux. Presque rassurant.
Aly par-ci. Aly-par là. Cette d’utiliser ce nom. Cesse immédiatement. Je vais t’arracher les yeux. Te les faire bouffer et revomir jusqu’à ce que tu confondes le goût de tes nerfs optiques coagulés avec celui des dragées surprises. Mais je ne dis rien. Si j’avais su comment faire, j’aurais sans doute aimablement sourit. Après tout, tu vas vite t’en rendre compte.

Ce n’est pas ton Aly. C’est l’Aly de tout le monde.

Ce n’est pas mon Aly. C’est Hell. C’est l’enfer qui s’ouvre pour toi. L’Enfer d’un merveilleux sourire qui n’aime personne, et qui aime tout le monde à la fois. Le sourire qui est pour un mort.

Pour Caleb.


« Je peux. La pudeur et le bon sens m’en empêchaient. Ainsi qu’un peu de considération. »

Mes yeux se détournent vers Caïn. Mon sauveur, et en même temps. Mon cœur bouillonne de plusieurs choses, mais une seule doit apparaître. Plus lisse, plus propre que le déchirement. Car il y a un autre déchirement que ma sœur inconstante, inconsistante. Que cet être sans espoir.

Il y a.


« J’allais te demander d’y penser, mais ne perdons pas de temps. »

Mes yeux se ferment. Ne pense plus à Aly. Ne pense plus à Billie. Pas encore. Ce n’est pas le moment. Ma main passe sous mon manteau, se prend une décharge un peu plus violente que d’habitude, mais je ne cille même pas. Je la pose sur la table des Gryffons. Juste devant Aly, qui voit certainement un dernier éclair me parcourir la main.

Parce que je ne me fais pas confiance.


« Va lui demander Pardon. »

Je n’ai pas besoin de relever les yeux vers Haïmon. Ni même de les ouvrir. Je m’éloigne de la baguette. Je ne veux menacer personne. Je ne veux de faire de mal à personne. Mais je sais que j’en suis capable. Et je sais pardessus tout que j’ai le droit d’exiger cela. Pour ma meilleure amie.

Pour la femme qui t’as aimé pendant plus de dix ans, a renoncé à toi sans jamais t’abandonner, a accepté tous tes caprices infantiles sans rien dire et à qui tu viens publiquement de manquer de la plus élémentaire des considérations.

Elle aurait pu te tuer.

Tu en as de la chance, Haïmon. Tellement de chance. Si je n’étais pas assez idiot, toi ou ma sœur aurait été réduit dans un état proche de l’écrasement par la pierre des Dortoirs des Serpentards.

Et je ne compte pas jouer à pile ou face avec les sentiments d’Eugenia Bogart trahie en public.


« Tu as le droit de refuser. Mais n’interdit à personne de te traiter de lâche après. »

Voilà, Eugenia. C’est peut-être superflu. C’est peut-être immature de ma part. Mais tu es de mes rares amis. Et je préfère t’offrir sa honte public sur un plateau que de te laisser prendre ma sœur, aussi ignoble te semble-t-elle. Je préfère que votre honneur soient déchirés par la honte et les mots plutôt que tu aies à te battre pour lui faire comprendre. Je vais te faire comprendre. Oublies-le, car il ne vaut rien. Il n’en vaut pas la peine. Oublie-le, parce qu’il n’y a même pas de souffrance à se remémorer. Ce n’est qu’un minable. Il a changé. Ne te leurre plus. Ne garde plus d’illusion dans ton cœur et méprise-le. On n’en veut pas aux insectes d’être sales. On les laisses partir, et on efface les traces.

J’ai fait ce que j’ai cru bon. Ce que j’ai cru juste. C’est à vous de voir, mais voyez sans violence. Je l’ai acculé pour toi. Maintenant, c’est ton histoire. Son histoire. Tu as Eren. Tu es une Reine. Soit au-dessus de tout ça.


« Puis-je partir maintenant ? J’ai une autre vieille amie pour qui vous avez manqué de considération. »

Je demande pour la forme. Par politesse. Pur t’indiquer que je ne te fuis pas. Mais je sais que je ne t’intéresse plus. Et surtout que je n’ai pas besoin de ta permission. Mes pensées sont tournées vers Billie, en larme. Je ne sais pas si je fais bien. Mais j’ai quitté une Billie heureuse, joyeuse. Je refuse que ce soit Aly encore qui me prouve qu’on ne peut finir qu’amère dès lors qu’on nait. Je serais toujours amère. Billie n’a pas à le devenir. Surtout pas par ta faute, Aly.

Aly. Une femme comme les autres. Une salope comme les autres. Celle qui m’a rendu fou sans jamais le vouloir, j’ai voulu y croire. Mais ce serait encore pire alors. De ternir tout ce qu’elle touche, jusqu’au sourire du pus insouciant des êtres qu’il m’ait été donné de rencontrer. Sans le vouloir. Juste comme ça, par négligence. Nous détruire tous. Par négligence.

Tu as brûlé tout ce qui pouvait être beau dans ma vie, Aly. Même le souvenir de mon premier amour après t’avoir perdu. De ma première amie, de la première à qui j’ai donné assez pour me sentir détruit par autre chose que toi. Je refuse qu’elle perde sa joie. Et surtout à cause de toi.


« Je me permets. »

Je reprends ma baguette sans un regard pour Alyssandra. Ma main se prend encore un coup de jus que j’ignore sans même broncher. Je quitte la pièce, le regard droit, dépassant Haïmon avec aussi peu de considération qu’il en avait eu pour Eugenia.

J’expire. Je parcours le château et part à la recherche du dortoir des Poufsouffles. Je le sais, bien cachés. Mais après tout. Je pose ma baguette sur mes lèvres, et visualise Billie, en pleur. L’image me fait mal, alors que je marche ses les couloirs. Ma main me brûle. Je me permets enfin d’exprimer ma douleur.

Toutes mes douleurs.

Ma voix chuchote, brisée :


« Billie. Billie, je suis dans le couloir. C’est Abel. »

Je ne sais plus trop pourquoi je fais ça. C’est embarrassant et ridicule. Je n’ai pas parlé à Billie depuis le jour où on a couché ensemble. La dernière fois que j’ai fait référence à elle, je l’ai traité de Salope devant tout le monde. C’est stupide. C’est stupide, mais j’ai l’impression que nous avons une souffrance en commun. Une sangsue nommée Hell.

« Je suis désolé pour la dernière fois. Je suis devant les cuisines. Ne reste pas seule. S’il te plait, vient. »

J’avale ma salive. Est-ce que je pleure ? J’essuie mon visage. Je pleure. Mais pas de tristesse, pas de douleur. Pas même de rage.

Je fais un craquage nerveux.


« Billie, s’il te plait. Viens. Je te demande pardon. »

Pardon de t’avoir méprisé, toi la seule qui ait gardé la Foi. Toi la seule qui sait garder la joie. Pardon, pardon…

Notes et hors-sujets a écrit:
Abel utilise le sort permettant de chuchoter à l'oreille de quelqu'un à distance, sans incantations. Billie entend donc tout ce qu'il murmure. Je propose à Billie de continuer cette conversation dans les cuisines.
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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Dim 14 Déc - 18:44

Je signerais
votre défaite

Votre trahison m'élèvera, votre vengeance me grandira. Et vos sanglots j'obtiendrais, lorsque votre sang je ferais couler.





Véritables centres d'attention, voilà ce que nous étions devenus, ce qui n'était pas pour me déplaire. Le roi et la reine des glaces qui avaient entamés les préludes de leur sacre qui marquera l'histoire. Nous avions écris les premières lignes de notre histoire ce soir là, nous avions décidé de ce qui deviendra notre avenir. Une princesse bien trop froide, et un prince bien trop noir, qui avaient les mêmes buts, les mêmes objectifs, et qui vendraient leurs âmes déjà maudites, une seconde fois au diable si cela pouvait les aider. J'entendais les murmures sur mon passage, je percevais les conversations qui narraient cette soirée mémorable et je m'amusais d'un amusement démesurément mauvais, à me jouer de ceux qui osaient venir me poser des questions. Savaient-ils, ces insectes terriblement petit face à ma grandeur, à qui ils s'adressaient ? Microbes, passaient votre chemin avant que mon ombre divine ne vous consume. Vous n'imaginez même pas quel honneur je vous fais, de poser ne serais-ce qu'une seconde, mes prunelles incendiaires sur vos enveloppes corporelles, tellement dénuées d’intérêt. J'ai obtenu ce que je désirais, une fois encore. La femme parfaite, l’héritière d'une douceur si acide, cette sublime blonde que je peux désormais avoir à mon bras. Si j'ai tout ce que j'ai toujours souhaité, pourquoi est-ce que je me sens si peu complet, toujours aussi vide ? Je n'en ai pas la moindre idée, peut-être est-ce parce que je n'ai pas encore véritablement usé de mon influence au sein du clan Bogart, je ne vois rien d'autre. Je vais commencer à jouer les parfaits marionnettistes, utiliser ce que j'ai toujours revendiqué, créer l’apocalypse pour me venger de toutes ses années où j'ai été déshérité. Je vais faire briller mon nom, le redorer à tel point qu'il illuminera ce monde pathétique.

Un matin tellement ordinaire, tellement semblable aux autres que je désespère un peu que quelque chose de nouveau s'y passe, mette un peu de piment dans ce quotidien bien trop plat. Mes yeux retombent sur Audric et sa vélane, près de ma fiancée et moi. Elle, qui l'emporte vers le fond alors que sa place est en haut des sphères, elle qui a pour habitude de se donner en spectacle est bien trop calme aujourd'hui. Et cela est bien dommage, cela m'aurait fait un argument supplémentaire pour faire pression sur Audric pour qu'il la laisse, qu'il l'oublie, qu'il cesse de jouer avec ce passe temps qui devient bien plus que cela. Je ne sais pas à quoi il joue, mais c'est dangereux, bien trop dangereux, j'ai fais des choix pour éviter ce genre danger, qu'il en fasse de même. Nous sommes des hommes condamné à suivre un destin que nous avons ardemment désiré. Et ce genre de distractions ne vaut que pour quelques temps, il faut rapidement s'en débarrasser avant qu'elles ne nous bouffent.

Mes yeux, à la recherche de quelque chose de passablement intéressant scanne la pièce face à nous, et c'est là que mes opalescences deviennent deux billes d'onyx noir. Le danger brûlant à l'intérieur alors qu'un spectacle des plus outrageant, des plus nauséabond se joue face à moi. Mauvaise pièce de théâtre, comédie ratée. La vermine posant ses lèvres sur le fantôme de mes rêves perdu. Le paria embrassant et câlinant ce que j'ai laissé derrière moi, mes restes, rassemblant mes miettes pour tenter de m'atteindre. Ma mâchoire se serre sans que je ne m'en rende compte, une fureur brûlant mon être tout entier. Je pense que mes colères ont été bien trop sous estimé jusque là. Personne ne sait de quoi je suis réellement capable. Des horreurs qui vrillent mon crâne, des scénarios sanglants que j'inscris dans ma mémoire, que je range dans ma mémoire pour un jour les faire devenir réalité. Comme je les hais, ces deux ratés, ces deux exclus, ces deux traîtres. Ma main tremble violemment, du café brûlant giclant sur ma peau. Et pourtant je ne le sens pas cette brûlure, c'est bien plus fort, mon corps tout entier se consume sous la rage. Je vais les étriper, je vais les faire saigner. Je vais tellement les torturer qu'à chacun de mes coups ils me demanderont de les tuer. Ils prieront pour que je cesse et que j'abrège leur souffrance si pathétique. Mais je n'en ferais rien, parce que je n'arriverais jamais à extraire entièrement le flot de rage et de colère si puissant qui me vrillent de l'intérieur. Vos crânes explosent contre les murs de pierre dans ma conscience, je tiens vos nuques, et je fracasse vos carcasses de mes mains. Je sonne l'heure de votre mort de ma signature, je m'empare de vos âmes pour les brûler dans les enfers, mon domaine, mon royaume. Je vous veux mort, je vous veux languissant de douleurs, je vous veux séparés. Comme pour appuyé mes paroles, ma tasse se casse, se brise, comme vous très bientôt, alors que le liquide noir du café, remplace votre sang qui coulera sur les dalles de ce château.

Toi la blonde, reine déchue, vraie loque, ancienne déesse de mes songes, dont l'image ne fait que se dégrader et se faner à mes yeux, je te tuerais. Je t'assassinerais pour ce que tu oses me faire. Je t'ai embrassé il y a encore quelque jours, ce sont mes lèvres qui se posaient sur les tiennes. Et tu oses laisser ce misérable en faire de même désormais. Vois à quel point tu es tombé bas, tu creuses ta propre tombe. Pour faire de tels choses, vous ne devez attendre qu'une chose que je vienne vous jetez dans ce trou qui sera bientôt votre nouvelle demeure. Je m'en fiche de ce que j'ai pus te dire ce soir là, je retire tout, chaque mots, chaque syllabes. Je reviens au précédent serment, tu es à moi, rien qu'à moi, propriété Bogart, propriété EREN Bogart. Je suis fiancé, je vais me marier, mais tu es à moi, rien qu'à moi, toujours à moi, chaque fois un peu plus à moi. Délire possessif qui me rend totalement dingue. Je vais tellement me venger, tellement te faire souffrir pour ce que tu fais là. Tu as choisis la pire des enflures, celui que je hais le plus au monde. C'est la pire des insultes que tu pouvais me faire, le pire outrage. Et ça tu le sais, tu l'as fais exprès. Espèce de garce, salope, pétasse, connasse, démone, harpie, vulgaire pute, aucun mot n'est assez fort, je vais t'écraser. Je vais éventrer ton nouvel amant face à toi, tu baigneras dans son sang et je te ferais payer pour tout cela. J'en fais ma promesse, je le jure devant Salazar, tu paieras. Tu n'es plus Alyssandra, elle est morte et je ne m'en rends compte que maintenant. Je l'ai tué, comme je te tuerais Hell.

Mes prunelles si brûlantes que des flammes en sortiraient presque, se détachent de cette vision bonne à me retourner de l'estomac. J'observe à la place cette lame qui vient de se planter dans le bois ancestrale de cette table. Si peu à côté de ce que je voudrais faire, si je lance un couteau sur eux, je sais que je n'arrêterais pas, que les lames fendront leurs corps sanguinolents jusqu'à ce que ma colère ne s'évapore. Je regarde à la place, le visage si beau et pourtant si figé de ma fiancée, mon regard se perdant dans le mouvement qu'elle finit par abandonner. Comme mes pensées rejoignent les tiennes à cette instant ma reine, comme redessinerais bien les contours de leurs corps à l'aide de ma baguette. Les égratignant, les cabossant, leur faisant cracher leur sang qui puera la trahison. Et pourtant en faisant cela, ils me prouvent que j'ai fais le bon choix, te choisir toi était la meilleure décision que j'ai jamais prise. Dans la noirceur de l'horreur qu'ils nous exposent, toi tu brilles un peu plus à mes yeux. L'attachement si sain et malsain, si familiale que je ressentais pour toi, se mue. Je le sais, je le sens, il se transforme, et chacune de leurs erreurs nous renforcent. Je me penche à ton oreille, mon souffle glissant sur ta gorge alors que mon murmure t'atteins.

« Patience, un sort n'arrangera rien, ma douce. Notre mariage, notre gloire, sonnera notre ultime vengeance. »

Je me redresse un peu, juste pour retirer le couteau du bois, le reposant doucement avant d'attraper ta main, mes yeux froid te trouvant alors que j'ajoute, si conspirateur, comme je l’ai toujours été avec toi.

« Mais avant nous pouvons toujours ensanglanté ces chairs putrides, si cela t'amuse. »

Nous inventerons une nouvelle mélodie, les instruments seront leurs os que nous briserons, et le chant leurs cris qui résonneront.


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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Lun 15 Déc - 19:12



Elle a dans la voix,
Le chaud et le froid


Alors qu’Aly me tend le beurre si gentiment demandé, tu reprends la parole, et tu exiges des excuses. Mais avant même que je ne puisse ne serait-ce qu’ouvrir la bouche, Aly a pris les devants, te répondant du tac au tac : « Mais en quoi cela te regarde ? Ta pensée n'est pas universelle, McMillan ! »

Je réprime un sourire, m’amusant de la voir si mordante. A sa façon de te fixer, je sens qu’elle se retient fort, ô si fort, de ne pas te décapiter avec sa fourchette. Moi, de mon côté, je te dévisage. De l'alien, tu es passé à l'ovni. Enfin l'oni techniquement puisque tu ne voles pas. Mes yeux s'arrondissent un peu alors que je te dévisage. S'excuser hein ? Mais je ne sais pas de qui tu parles. Je me suis tant désintéressé des feux de l'amour et de l'amitié de Poudlard que je n'ai pas la moindre idée de la demoiselle dont tu viens défendre l'honneur. Est-ce Bony ? Si c'est le cas, sois rassuré, j'ai déjà prévu de me fondre en milles excuses pour ce que je lui fais subir, elle qui pourtant illumine mon monde si sombre ces derniers temps. Qui cela pourrait-il etre d'autre. Je suis tes œillades, et mon regard se fige en tombant sur Elle. Elle est à côté d'Eren. Évidemment. Où serait-elle d'autre ? Je sens ma gorge s'assécher presqu'instantanement et je ramène mon jus de citrouille à mes lèvres pour me donner contenance. Il a un goût amer... À moins que l'amertume ne vienne d'ailleurs. Je reportai mon regard sur Abel. C'est donc d'elle qu'il parle.

Tu enchaînes tout de suite. Bien sur que j’ai le droit de refuser. Ma bouche est aussi paresseuse que mon regard, ma phrase se forme doucement, contrairement à Aly qui, toujours aussi vive, te laisse à peine le temps de respirer avant de renchérir. Je crois que tu l’agaces. Son ton est aiguisé, sa voix tranchante, alors qu’elle te dit, sans détour et sans rond de jambe : « Ah parce que mener sa vie, en étant responsable de ses propres décisions, c'est d'être lâche, Abel ? ... Ne pourrais-tu pas, rien que pour une fois, fermer ta gueule et foutre la paix à tes homologues ? C'est bien beau de passer ta frustration sur les autres, mais à part nous casser les couilles tu fais rien d'autre. »

J'ai envie de ricaner. D’abord parce que Aly dit avec bien moins de pincette ce que je pense au fond. Mais j’ai toujours été un faux diplomate, ça ne va pas changer maintenant. J’ai envie de te demander… As-tu déjà eu le cœur brisé Abel ? Et si oui, as-tu demandé pardon à celui ou celle qui te l'a émietté ? Sais-tu que je lui ai mis mon cœur à nu et qu'elle l'a jeté ? Sais-tu ce que ça fait de réaliser n'être qu'un outil de pouvoir ? Sans ma couronne, j'ai perdu son intérêt. J'ai beau encore brûler pour elle, je ne suis pas assez masochiste pour entretenir une flamme condamnée à s'éteindre.

J'aurais pu te dire tout cela, je ne le fais pas. Tout d'abord parce que tu t'en fous, et le reste du monde aussi. Ensuite parce qu'on ne crée pas sa solitude en jouant les Pierrots pleurnicheurs. Si je voulais faire place nette autour de moi, la stratégie la plus sûre était encore d'attirer le mépris de tous. J'y voyais là une occasion en or. Mon sourire mord toujours mes lèvres qui ne tremblent pas alors que, la mâchoire solide, mon visage reste de marbre.

▬   Tu sembles être un noble ami Abel

Presque chevaleresque. Bien meilleur en apparence que bon nombre d'entre nous ne seront jamais. Je parle d'apparence car, à mes côtés, je ne peux pas ignorer la tension qui s'est insinuée dans la jolie Aly. Et au-delà de l’impalpable, je ne peux pas non plus ignorer l’animosité évidente qu’elle éprouve envers toi. Ca a commencé lorsqu’elle t’a vu t’approcher de nous. Le « Non mais il peut pas se mêler de son cul, celui-là.... » avait fusé, précieux indice de votre relation, et m’avait tiré un sourire amusé. Tant de poésie en une petite phrase.

▬   Mais là tu n'as pas la moindre idée de l'histoire dont tu te mêles

Oh bien sur, tel est le discours de tous les sales types. Tous ceux qui ont battu leur femme, tous ceux qui ont violé celle d'une autre, tous ceux qui ont tué ou détruit une demoiselle. Tous invoquent l'incompréhension du monde extérieur. Et le plus drôle, c'est qu'à mon image, la plupart en est réellement persuadée.
Cela dit si tu crois comprendre ce qui se trame par rapport à ce que Eugenia a pu te dire, tu es d'une naïveté incomparable. Tu dois bien le savoir, non ?

▬   Si je dois m'excuser, ce ne sera pas pour vivre ma vie ou mes relations au grand jour. Et ce ne sera pas sur ta demande

La détermination se lit sur mon visage. Que crois-tu que valent des excuses extorquées ? Rien, elles ne valent rien. Que crois-tu qu’Eugenia en fera ? Elle les méprisera. Quant à me faire traiter de lâche, c’est bien le dernier de mes soucis. Et puis personne n’a attendu que je refuse de m’excuser pour me traiter de lâche, tu dois bien le savoir, ça aussi. La première fois, ça touche. La deuxième fois, ça blesse. La troisième fois, ça glisse. La quatrième, on ne la voit même plus passer.

▬   Et dans le chapitre des excuses, ta sœur mériterait d'en recevoir tout autant qu'Eugenia

Et je souris sur cette conclusion. Parce que toi aussi tu dois te dire que je ne sais rien, que je comprends rien. Tu aurais bien raison de te le dire, car c'est le cas. J'ignore tout, je constate juste. A toi d’en déduire ce que tu veux : qu’aucune des deux n’en mérite, ou que les deux en méritent.
Tu nous demandes l’autorisation de partir, et j’arque à nouveau un sourcil. D’une part parce que je n’ai pas la moindre idée de qui d’autre j’ai pu offensé –à moins que, encore une fois, il ne s’agisse de Bony, mais je suis presque certain de ne pas l’avoir vue dans la salle- mais aussi parce que je ne comprends pas pourquoi tu surjoues la carte de la politesse. Aly, à mes côtés, est tombée dans le silence, étrangement. Je lui jette un regard discret pour m’assurer qu’elle va bien, mais j’attends qu’Abel s’en aille, définitivement, s’autorisant un départ devant notre silence, pour reprendre la main de ma Calamity Jane.

▬   Tout va bien ?

Un murmure au milieu de la cohue. Je t’ai traînée là dedans. Je t’ai embarquée dans ce grand huit plein de secousses et de grimaces. J’ai un peu peur de t’avoir tirée vers le fond, car si c’est bien ce que je souhaite pour ma personne, ce n’est pas ce que je veux pour toi.


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MessageSujet: Re: Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]   Lun 15 Déc - 20:25


 ◈ Hell, Haimon, Abel & Eugenia ◈
Bang Bang
My baby shoot me down







Que disent-ils ? Elle enrage de ne pas pouvoir lancer un sortilège, un petit, insignifiant, pour les espionner. Le regard d'Eren, la pudeur pour Abel, un respect qui l'empêche de griffer la peau d'albâtre d'Alyssandra. Une marque, une coupure sur sa joue, je ne demande que cela, une marque, une seconde, qu'elle finisse au sol, plus explosée que feu la tasse d'Eren. Tout ce qu'elle voit depuis sa table, c'est Abel qui pose sa baguette sur la table, menace, non, invitation. Il incline Haimon à faire quelque chose. Elle ignore ce qui se trame mais elle admire, depuis sa place elle admire l'attitude son noble ami, à cause de ses comparses et de la distance elle ne peut capter le regard d'Abel mais qu'importe, ce qu'elle voit lui suffit, un peu. Jamais assez pour assouvir sa curiosité dévorante mais elle sait au moins une chose, cet homme là vaut bien plus que l'homme qu'elle aime.  La pensée la glace. Abel, qu'elle doit te blesser ton indigne sœur, qu'il doit te décevoir l'Haimon... Tu m'as mise en garde contre l'homme que je vais épouser mais regarde, ouvrons tous les yeux, lui ne change pas ! Lui ne s'enfonce pas ! Il s'élève, ignoble, cruel, il ne fait cependant que m'enorgueillir ! Je souffre d'être à lui mais en cet instant, quelle fierté qu'avoir Eren et non pas ça pour fiancé ! Comment ais-je pu avoir envie de me battre pour lui ?! Comment ais-je pu espérer duper ma famille pour CA ?!! La déception ne change rien au sentiment, tu te détestes juste de ne pas le haïr assez pour l'oublier.

La voix chaude, venimeuse, d'Eren chuchote à son oreille. Le serpent d'Eve avait ta voix, j'en suis certaine. Il enlève l'arme, elle l'ignore, préférant suivre ce regard qui ne la quitte pas. Tu ne m'en veux pas ? Si cela m'amuse ? Le souffle coupé, la stupeur passe dans ses grands yeux clairs avant qu'elle ne se laisse assombrir. Tu n'es pas jaloux ? Tu ne me bats pas comme je l'aurais cru... Il est ignoble, cruel, de sentir le soulagement en Eugenia. Elle qui depuis qu'il lui a passé la bague au doigt s'effraie de ses colères qu'elle imagine, qui en silence s'épouvante de cette rage qu'elle lui connaît et qui pourrait tomber sur elle au moindre faut pas, cette peur incontrôlable née de sa trop grande connaissance d'Eren, cette peur, elle serait... terminée ? Tu n'es pas jaloux. Tu ne te moques pas de moi, tu... tu me proposes d'unifier nos mains contre eux.

Le beau se transforme en laid.
Le monstre n'est pas celui que l'on croit.

Que tu es cruel, mon généreux fiancé.

Je crois qu'ils se moqueront de notre mariage, pause dans ce murmure soufflé à l'oreille d'Eren, la main d'Eugenia monte sur son dos, simple pression d'un geste affectueux. Les deux traîtres à leur famille font leur petite vie loin de nous, sa voix commence à devenir un peu plus rauque et la main s'en va toucher de deux doigts la nuque d'Eren. S'ils veulent tant être libre, qu'ils changent de nom ou de visage ! Qu'ils ne nous salissent plus à s'afficher de la sorte et elle le haïrait d'avoir cette liberté. J'adore ta proposition, le mot adorer roule entre ses lèvres, laissons leur un souvenir, un rappel que se jouer de nous est interdit, que trahir les Bogart est punissable. Il ne faudrait pas que quelqu'un d'autre fasse comme eux... Doucement elle s'écarte avant de reprendre sa tasse refroidie, j'aurais tant aimé être une Reine généreuse mais force est de constater que cela ne mène nul part. Je me suis jetée dans tes bras et regarde ce que tu en a fais, de mon amour. Sans plus rien ajouter elle coula vers Eren un regard de connivence qui en disait long, laisse moi le plaisir de lui infliger la plus belle des tortures.

Incapable de tourner simplement le dos, victime de ses sentiments et de son orgueil, Eugenia continue d'observer le couple maudit en rêvassant. Sa colère s'alimente, le mépris, la haine, essaie vainement de cacher ses sentiments qui ne dépérissent pas malgré tout, qui au contraire excite la haine. J'ai été à bonne école. Son regard tombe sur Audric, mon cher ami, t'avoir blâmé pour tes actions et se mettre à les envisager, je rêve de le marquer, je rêve de le défigurer, lui faire perdre tous les traits des Bogart. Qu'il ne nous ressemble plus, qu'il tombe dans l'oubli ! Oh oui, cela serait formidable, de lui trouer la mémoire, l'écorcher complètement, râper son esprit et le rendre fou. Ou lui infliger un sortilège en lettre de feu à l'intérieur de ce petit crâne idiot, un sourire moqueur prit place sur son visage de poupée alors qu'elle s'imaginait diverse phrase à graver en Haimon, sur Haimon et cette garce qui lui sert d'aventure, elle va payer. La laisser à Eren, certes mais elle jouera avec la souris. Abel s'en va, elle le suit du regard, retourne au couple où l'affection d'Haimon lui fait lever les yeux au ciel. Elle en assez vu, elle ne peut s'en aller la première. Qui sait, si la journée est bonne Hell s'étouffera avec son pain.



_________________

And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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Ce serment ma belle te rendra cruelle pour tes amoureux [Open TOUTOUZ]

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