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 Crois moi parce que je serais ton roi ~ [Serena]

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MessageSujet: Crois moi parce que je serais ton roi ~ [Serena]   Lun 10 Nov - 17:10

Serena & Eren
Suis moi, crois moi, ne te souviens pas, sois une bonne proie et je serais un roi bon.





Les remontées les plus impressionnantes sont toujours accompagnées de chute à la hauteur de celles ci. C'est pour cela qu'il faut que je m'attende à tout, que je prévois chaque possibilité, que je répare sans délais chaque faille dans mon pouvoir. En un tour de main, j'ai tout récupéré, sans avoir besoin de faire grand chose au final. Tout semble me sourire, mon trône qui me revient, des fiançailles prévues pour la fin du mois prochain avec une future épouse bien trop parfaite et le bannissement d'Haimon de la famille. Juste parfait. Je n'ai jamais autant rayonné, et je n'ose imaginer ce que ça sera lorsque j'aurais fais de Eugénia ma femme et que tout me reviendra officiellement et à jamais. Elle porte la bague de ma défunte mère, anneau sacré qui la liera pour toujours à moi, pire qu'une menotte à son poignet, véritable lien qu'elle ne pourra pas briser. Pour l'instant ce ne sont que les prémices de nos fiançailles qui approchent à grand pas, mais nous savons tout deux que c'est le symbole d'un nouveau règne, de quelque chose de plus grand, de plus fort, de grandiose. Je ne perdrais plus jamais le contrôle, hors de question que le pouvoir ne m'échappe encore une fois. J'allais m'y accrocher, m'y agripper, planter mes serres aiguisés dans mon trône pour qu'il ne soit qu'à moi.

Pour cela il faut que je m'assure l’appuie de ma famille, je savais que mon père allait tout faire pour m'assurer mon héritage. Depuis ma demande en mariage je ne doutais plus vraiment de Eugénia, ni de Médéa. Mais il y avait un autre pion, important sans l'être mais une Bogart tout de même que je devais réussir à faire passer de mon côté. Serena. Toi ma chère cousine, celle que je hais plus que les autres, que j'aime bien plus que d'autre. Tu restes une Bogart, mais tu fautes tellement que je n'arrive pas à faire disparaître ce profond dégoût que je ressens pour toi. Oser se faire passer pour celle que tu n'es pas, oublier qui tu es vraiment, une Bogart. Ton sang est noble, pure. Tu devrais en être tellement fière. Pourquoi te prends tu pour l'un de ces insectes au sang salie, contaminé ? Pourquoi souilles-tu notre si ancien nom ? Que gagnes-tu dans tout cela ? Une popularité bien plus qu’éphémère ? Des hommes qui te courent après ? Mais que deviendra ta vie quand tous saurons ? Quand ils auront tous compris ? Ne comprends-tu pas que ton existence n'est plus qu'un château, bien trop instable, que beaucoup pourrait détruire en quelques secondes. Je ne compte plus les noms, Eugénia, Mafalda, Haimon, Audric, moi, on pourrait tous te trahir, te condamner. Tu n'es qu’une folle de plus au royaume des fous, qui se prend pour une reine, alors que tu n'es qu'une usurpatrice. Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais parlé, j'aurais pus le faire, avant quand je n'ai rien à perdre. Tu n'imagines pas le nombre de fois où j'ai imaginé détruire ton petit empire fondé sur les apparences que tu as bâtis ici à Poudlard. Mais je n'ai rien dis, je me suis tus, je t'ai observer grandir, mentir, éblouir.

Seulement désormais j'ai besoin de t'avoir définitivement de mon côté. Que tu le veuilles ou non, nous avons le même sang. Nous sommes des Bogart, nous sommes puissant. Et comme tout semble me sourire en ce moment, il a fallut que tu perdes la mémoire. Joie immense, nouveau terrain de jeu qui s’ouvre à moi. Tu t'ajoutes aux autres pièces qui se glissent sur mon plateau d'échec. Je vais te faire bouger en rythme avec les autres. Tu siégeras aux côtés d'Eugénia, près de la reine, tu seras un fou, je te protégerais parce que sommes de la même famille et que jusque dans ma tombe je protégerais les miens, mais je n’hésiterais pas à te jouer, à t'utiliser, à te faire courir des risques si j'en éprouve le besoin. Tu dois penser que nous nous sommes toujours aimé, que nous avons toujours été soudé, que nous sommes alliés. Penses le, crois le, je vais te le faire rentrer dans le crâne, te forcer à m'écouter, à avaler mes paroles jusqu'à ce qu'elles deviennent réalité.

L'un de mes passe temps favoris que j'ai travaillais avec le temps, manipuler, retourner le crâne des gens. Je vais aujourd'hui le faire avec toi, tu es ma nouvelle proie. Et je t'observe depuis un moment déjà, tu es seule, ce qui est rare. C'est ma chance, je dois la saisir. Assise, à observer le lac, un peu à l'écart. Je m'approche, doucement de toi, mes pas frôlant le tapis d'herbe alors que je finis par m'asseoir près de toi. Mon visage est d'un seul coup, si..doux, presque tendre. Même la lueur dangereuse qui brille dans mes prunelles habituellement semble apaisée. Un autre homme, un homme dangereux capable de changer de visage comme d'humeur, méfies toi ma douce.
« Ça va Serena ? Je t'ai vu toute seule, je me suis inquiétée. »

Oui voilà, je me dois de jouer le cousin attentionné, prévenant, qui s’inquiète Alors qu'en réalité je ne suis qu'un monstre égoïste, qui se fiche éperdument de ce que les autres peuvent bien ressentir, tant qu'il ne m'arrive rien à moi. Je sors de ma poche mon habituel paquet de cigarette, ne tardant pas à en allumer une d'un coup de baguette. Je tire dessus recrachant une bouffée de fumée, alors que mes yeux se posent sur le Lac Noir qui reflètent un peu le soleil qui commencent un peu à descendre avec cette fin de journée de septembre.

« Tu te souviens le nombre de fois où on s'est posé devant ce lac rien que tout les deux, à discuter, à rire, à refaire le monde. Parce qu'il n'y a qu'en tout que j'avais éperdument confiance. »

Mensonge que je crache dans ton visage et pourtant j'ai l'air si sincère, tout est coordonné même ma voix ne me trahis pas. Je reprendre un bouffée de ma cigarette, me tournant vers toi. J'attrape ta main doucement.

« Je suis là tu sais. »

Je suis là pour te mentir, de détruire et te meurtrir.


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MessageSujet: Re: Crois moi parce que je serais ton roi ~ [Serena]   Mer 12 Nov - 16:30

Je crois en toi qui seras mon roi


Rien ne détruira jamais vraiment les liens du sang, je suis ta chair, je ne ferai pas longtemps semblant.
Bientôt tu te retourneras et je me vengerai : un couteau dans ton dos et un dernier baiser.



Elle a les yeux fermés. Le silence est son lot. A son bras qu'elle frôle se trouve une marque ; une marque qui s'estompe peu à peu mais qui la brûle parfois encore. Ses doigts l'effleurent, en font les contours. «Tu t'appelles Serena Pendragon. » La voix de Haimon Bogart est un écho profond en elle. Il est sa vérité, la voix de ses souvenirs qu'elle n'a plus à présent. «Tu es une sorcière.» Elle se sent seule. L'a-t-elle un jour été autant qu'elle ne l'est aujourd'hui ? Elle en doute. Elle est seule. «Ta famille voyageait beaucoup, alors ils t'ont confié à nous Bogart qui étions leurs amis.»Seule sans souvenir auxquels se rattacher, seule sans mémoire, sans certitude. Elle n'a conservé que quelques impressions bien vagues : une nuit d'orage, des yeux d'un bleu magnifique, des lèvres sur les siennes, sur son corps. Elle sent une caresse, les murmures d'une voix lui disant je t'aime mais pas de visage clair. Pas de nom. Il pourrait être n'importe qui. Est-ce seulement un homme ? Oui, cette voix est inaudible, elle n'est qu'un souffle indistinct mais c'est bien celle d'un homme. « Ils ont eu accident un jour. Depuis tu vis avec nous, mais nous sommes différents de toi... Nous Bogart, sommes...»

« Des sangs-purs... » Elle murmure, contemple le lac noir comme le tableau de l'infini qui s'étend devant elle. Elle refait le contour des lettres gravées sur sa peau avec ses doigts. Sang-pur. On lui a infligé cette marque à un moment donné où les choses allaient très mal à cause de sa proximité avec les Bogart qui dérangeaient, c'est ce que lui a dit Haimon. Et c'est vrai, elle voit bien ici à Poudlard comme on traite les dit Bogart, comme on les regarde. Mais surtout, elle voit comme on la traite elle. Avec égard, comme une personne importante. Même les professeurs semblent parfois lui témoigner quelques considérations qu'elle a du mal à assimiler. Peu étonnant qu'avec un tel palmarès, on ait cherché à lui faire du mal.

Elle a apprit par cœur ce qu'elle était autrefois : capitaine de l'équipe de Quidditch, préfète puis référente de sa maison, présidente d'un club de potions et étudiante studieuse et toujours disponible malgré cela. Elle se demande ce que celle qu'elle était autrefois cherchait à compenser en s'étouffant de tant de tâches qui aujourd'hui lui semble absurdes. Je devais me sentir très seule, se dit-elle, pour avoir tant besoin de compagnie. Une solitude pesante, une existence vide qu'elle cherchait sans doute à combler. Elle n'imagine pas un instant que toute cette popularité qu'elle a accumulé est en vérité le fruit d'une expérience, d'une machination de son crue. Les buts pour lesquels elle se battait n'existent plus dans son esprit. Ses batailles, ses combats, tout cela a prit fin.

Pourtant les paroles de Haimon ne l'ont pas convaincue. Jamais. Tout ce qu'il a pu lui dire s'emboîte à la perfection avec ce qu'elle entrevoit jour après jour, pourtant, son instinct lui souffle qu'il y a autre chose. Que cette existence paisible, quoi que partiellement tragique de par la perte de ses parents, n'est finalement qu'un long fleuve tranquille dissimulant les tempêtes d'une vie bien plus mouvementée. Elle se sent parfois idiote de spéculer ainsi sur sa vie passée. Pourquoi devrait-elle forcément avoir une vie, un destin plus extraordinaire que celui qu'on lui a enseigné ? Que pourrait-elle être de plus qu'une simple étudiante ayant fait du zèle sans doute pour combler le manque de ses parents disparus ? En somme il y aurait déjà là de quoi se dire que la vie a été bien remplie, mais non. Elle n'y croit pas. Cela lui semble faux sans qu'elle ne parvienne à comprendre pourquoi. Elle n'ose cependant poser trop de questions car plus on lui sert de réponse et plus les choses s'embrouillent. Se souvenir lui est douloureux, l'épuise au plus haut point. Oui, c'est peut-être à partir de là qu'elle a comprit que tout n'était pas si lisse qu'on voulait bien le lui faire entendre. Dans ce monde fait de magie, comment un simple traumatisme crânien aurait pu rendre sa volonté de se souvenir si douloureuse ? Quoi que veuille bien en dire Haimon, elle ne peut croire qu'un accident physique combiné au choc des récents événements soit seul responsable de la torture qui l'enserre dès qu'elle tente de se rappeler de quelque chose. Ce n'est pas la vérité. La vérité est au-delà, et cette dernière lui fait peur.

Elle tourne la tête, découvre à ses côtés un bien doux visage. Encore un Bogart. Ils ne sont pas nombreux dans l'école, pourtant, il lui semble que ceux là sont constamment autour d'elle.

« Bonsoir Eren. »

Il s'enquiert de son état, avance qu'il s'est inquiété de la voir seule. Un petit sourire sarcastique se peint au coin de sa bouche. L'homme ferait mieux de s'inquiéter lorsqu'elle est à la dérive dans cette masse de gens qui semblent tous savoir mieux les uns que les autres qui elle est vraiment. Mais enfin, elle n'est pas en position de refuser une main tendue. « Méfie toi toujours d'Eren Bogart » lui répète la voix cassée de Haimon. Se méfier ? A première vue, elle n'a aucune raison de le faire. Eren s'est toujours montré d'une infinie gentillesse depuis la rentrée et de toute façon, Eren ou un autre, il lui semble que le monde entier est un ennemi dont il faille se méfier ces derniers temps.

Elle le scrute, le dévisage longuement tandis que l'homme tire plusieurs bouffée d'une cigarette. Il l'interroge. Se souvient-elle de leurs moments heureux passés ici ? Elle le regarde, encore, avec toute son attention, comme pour inscrire chacun de ses traits dans sa mémoire puis tourne la tête pour reporter son attention sur l'eau du lac.

« Non... Je ne me souviens pas de ce lac. » Un temps. « Ni de toi. »

Sa voix est neutre, froide sur le coup. On n'y décèle aucune animosité, ni aucune sympathie. On le lui a déjà reproché d'ailleurs. « Je sais que tout cela doit être très dur pour toi mais tu pourrais au moins faire un effort pour essayer d'être gentille. Tu n'étais pas comme ça avant. » Et elle lui avait dit de s'en aller, à cette fille qui la suivait pourtant partout depuis qu'elle avait mit les pieds sur le quai de la voie 9 ¾. Si son attitude lui déplaisait, alors elle n'avait qu'à s'en aller. Elle ne retenait plus personne, mais cet Eren Bogart lui plaisait. Sans raison valable, elle aimait le ton de sa voix, sa façon de lui parler comme si rien avait changé sans qu'elle sache même s'il y avait vraiment eu un jour quelque chose entre eux. Alors elle ferait un effort pour lui. Levant la main vers son visage, elle ôta avec précaution l'objet fumant qu'il avait entre les lèvres pour reproduire son geste. La fumée s'enroulant dans ses poumons, elle découvrit alors qu'elle n'avait jamais eu l'habitude de cela auparavant et écrasa vivement la cigarette dans le sol sans même tenir compte de l'avis du propriétaire.

« Eh bien, si tu me fais toujours autant confiance, crois-moi, ce truc-là est épouvantable. Tu ferai mieux d'arrêter. » Elle masque son dégoût de l'objet en prenant un ton sympathique, taquin. Ses yeux se plantent dans ceux du dénommé Eren. Ils sont si clairs qu'elle croit s'y perdre jusqu'à ce que la main du jeune homme ne vienne se perdre sur la sienne et ne la ramène à la réalité. Il est là. Elle le sait. Il est là physiquement, et peut-être bien plus encore qu'elle ne le croit.

« Je le sais. Et je suppose que c'est maintenant qu'on en vient au moment où tu vas me rappeler tous nos souvenirs communs dans l'espoir que je redevienne comme avant ? » Elle soupire. Elle a beau chercher à se faire aussi sympathique que possible, elle éprouve toutes les difficultés du monde à cerner le personnage qu'elle était autrefois. D'après ce qu'on lui dit, elle était auparavant l'incarnation même de la gentillesse et de la joie de vivre. Toujours souriante, toujours polie, toujours un mot agréable pour tout ceux croisant sa route. Et cela la frustre, car ce parfait tableau est aujourd'hui une mascarade qu'elle joue tout en évitant d'analyser la fatigue qui en découle. Sa main est restée dans celle du cousin de Haimon mais elle s'allonge alors dans l'herbe.

« Dis moi qui j'étais pour toi. Comment sommes-nous devenus si proches ? »

Elle s'en moque bien au fond. Mais c'est ce que tous viennent lui raconter. Et Eren est certainement comme tous les autres.



©Aloysia


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MessageSujet: Re: Crois moi parce que je serais ton roi ~ [Serena]   Jeu 27 Nov - 23:30

Serena & Eren

Suis moi, crois moi, ne te souviens pas, sois une bonne proie et je serais un roi bon.





Soit proche de tes amis et encore plus de tes ennemis. Adage que je ne cessais d’entendre depuis ma plus tendre enfance. Dans le peu de conversations que j'arrivais à obtenir avec mon père, il réussissait toujours à y glisser ces quelques mots. Il avait toujours projeté sur moi les rêves qu'ils n'avaient pas pus décrocher. J'étais sa seconde chance, une chance qu'il ne comptait pas laisser filer et qu'il dirigeait avec fermeté depuis le berceau. Il voulait que je côtoie du monde, que je sois proches des gens, un véritable orateur, manipulateur. A l'instar d'Audric finalement... Mais je n'étais pas comme ça, pas le moins du monde même. Et cela venait en partie de l'éducation que j'avais reçu par mon paternel, toute ma vie je l'avais entendus me répéter ce que je devais obtenir, qui je devais exécrer, qui je ne devais en aucun cas fréquenter et mon caractère avait fait le reste. Je ne pouvais pas me forcer à apprécier les gens, à prendre un sourire de façade pour venir les aborder. C'est impossible. Je les hais tous, à quelques exceptions, je leur souhaite tous de mourir dans d'atroces souffrances. Seulement quelques uns étaient sauvés de mes constantes malédictions et la plupart était tout simplement les membres de ma noble famille. Il n'y a rien que je ne ferais pas pour rendre sa puissance à notre nom, pour restituer notre place dans les hautes sphères. Nous sommes le soleil de ce monde sorcier, les autres se doivent de graviter autour de nous. Et même si pour moi, Haimon resterait un traître à sa famille et à son sang, un véritable parasite à annihiler, les autres bénéficieraient toujours de ma sanglante indulgence et d'une dose savamment mesurée de mon affection, si elle existe réellement.

Et toi Serena, tu n'échappais pas à cette règle. Je savais désormais. Je sais tout sur toi, ton passé, ta véritable histoire. Je ne vois pas en toi une réelle menace, juste un léger contre temps. Tu avais quoi comme possibilité si tu venais à te souvenir de tout ? Prendre la place de Eugénia ? Cela ne m'enchantait guère, j'avais appris à me faire à l'idée d'épouser cette cousine là et pas toi. Tu restais la chose et l'objet d'Audric, je ne comptais pas te toucher, ni t'épouser un jour. J’empêcherais Eugénia de se défiler, d'échapper à son devoir et elle restera près de moi sur le trône, de grès ou de force. Tu pouvais toujours tenter une quelconque campagne contre moi aussi... Mais à quoi te servirait de te lancer sur un chemin aussi miné ? Je ne te ferais aucun cadeau. J'étais en place et je comptais bel et bien y rester. Comment gagnerais-tu ma place, alors que ne peut-être héritier qu'un mal ? Surtout lorsque l'on sait que le pouvoir repose presque entièrement aux creux des mains de nos parents. Comme si mon père et Médéa allaient laisser faire cela... Tu aurais à peine essayer que ton prénom figurerait déjà en tête de leur liste noir. Nous autres ne sommes pour le moment que des pions, et même avec ton nouveau statut, dont tu ne te souviens pas, dans leurs esprits ta place ne vient pas changer grand chose dans l'échiquier. Tu n'étais pas suicidaire n'est-ce pas ? Tu n'agirais pas de la sorte. Mais t'avoir dans mes bonnes grâces restait tout de même quelques choses que je comptais faire, en t'attirant dans mes filets, profitant de ton amnésie. Rien est meilleur à manipuler, qu'un esprit fragilisé.

Je te laisse m'observer alors que je continue de fumer, attendant de voir si tu gobes le lot de mensonges que j'essaie de laisser s'infiltrer dans ta tête. J'hausse un sourcil en t'entendant si froide, presque hautaine avec moi. Où est passé la précieuse Serena, celle que tout le monde adule, qui prend sa voix doucereuse, presque angélique avec tout ce qu'elle croise ? Cette hypocrite qui se jouait de tout le monde avec son identité... Miss populaire n'a plus l'air si joviale qu'auparavant, bien qu'avec moi tu ne l'es jamais été. Comme si j'aurais laissé passer un tel ton avec moi dans une autre situation, mais cette fois le contexte était différent, et tâche d'en profiter ma chère cousine. Je me retiens une réplique acide en te voyant écraser ma cigarette. C'est sur ton front que j'aurais du l'éteindre sale peste. Mais à la place de la moue dégoûté, furieuse, froide au possible que j'aurais arboré normalement, je t'adresse un sourire taquin en réponse à ton air. Comme si c'était une bonne blague et que nous avions l'habitude de plaisanter ensemble auparavant.

« On est toujours attiré par les mauvaises choses n'est-ce pas. »

Où les mauvaises actions dans mon cas, mais pour le moment je devais plutôt me contenir et tenter de me vider l'esprit pour continuer cette conversation comme si j'étais l'être le plus sympathique du monde. En tachant de rester crédible, ce qui allait être compliqué. Tout le monde le savait. Je n'étais pas sympathique ! J'étais considéré comme un connard, un monstre, mais ce n'était que le venin des autres provoqué par la jalousie qui n'arrivait pas à m'atteindre.

« Et bien je ne suis guère sympathique en général...mais j'ai toujours fais quelques exceptions et tu en faisais partis. »

Sauf toi, avec qui depuis notre plus tendre enfance je n'avais jamais sus créer un lien semblable que celui que j'entretiens avec Eugénia. Tu n'étais qu'une cousine éloigné, tu n'étais pas de la lignée direct, tu n'étais rien qu'une demi Bogart dans mon esprit. Jusqu'à aujourd'hui, et pourtant je n'arrivais pas à plus t'apprécier qu'avant. Sûrement parce que je restais marqué par le fait que tu avais renier ton nom, tu nous avais renier nous, te faisant passé pour une sang mêlé... Par honte de ce nom ancestrale ! Non cette pilule là ne passerait définitivement jamais.

« Nous n'étions pas les meilleurs amis, mais nous n'étions pas les pires ennemis. Nous avions une relation tout ce qu'il y a de plus étranges. Les éclats de voix pouvaient laisser place aux éclats de rire. Tu étais la joie de vivre incarnée, et même moi j'y ai succombé. Tu m'as accueillis à Poudlard, quand personne d'autre ne l'a fais lors de ma première année de licence.»

Cruel mensonge, tu me donnais plus envie de te donner mille et une gifle. Mais je m'allonge à mon tour, mon dos s'enfonçant un peu dans le tapis d'herbe alors que ma main serre un peu plus la tienne. Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir te les briser ces phalanges...


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Crois moi parce que je serais ton roi ~ [Serena]

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