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 Nos Amours Cicatrices

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MessageSujet: Nos Amours Cicatrices   Sam 1 Nov - 13:42


L’amphithéâtre immense fait se répercuter les sons jusqu’à les étouffer. Tout bruit n’est plus qu’un murmure. Les vitraux lancent nos regards vers l’horizon tracé par le Lac Noir, encadré des deux falaises du domaine. La lumière y descend. Je tourne le dos au soleil. Je ne te fais pas face. Adossé à un pilier, tous les deux, on attend. Le bruit court déjà, et peut-être le sais-tu. Peut-être n’en sais-tu encore rien. Tant mieux. Tant pis. Je suis redevenu cet enfant dur. Cet enfant qui élimine, par la seule force de sa volonté, les illusions du bonheur.
Ton visage partagé entre l’ombre et la lumière.

Le souvenir de ta peau, ta peau accrochée à la mienne, glissante, après la violence. La violence reste, seule la forme a changé. Notre haine, notre folie, notre désir, notre amitié réduite en miette, qui se pressent ensemble lorsque nous nous seront l’un contre l’autre. La courbe délicate de ton corps…
Je t’embrasse, t’embrasse avec une telle puissance désespérée que j’ai peut-être envie de t’écraser sous moi. Je n’avais jamais compris le plaisir, le besoin qu’a Caïn de dominer mon corps et de le tordre entre ses doigts. Maintenant, je le sais. Ce n’est pas du plaisir. C’est une nécessité. Pour contrôler ce démon déchiqueteur qui veux du mal à l’autre pour offrir le plaisir, qui veut changer la tendresse en bain de sang et qu’on doit maîtriser avec l’autre, pour changer la violence en caresse, en tendresse, en ivresse. Ma main caresse ton sein du geste expert de celui qui cherche tes gémissements. L’art de faire appel, toujours plus fort, puis de faire languir, languir, de partir et revenir, de faire croire qu’on n’y reviendra jamais avant d’offrir à tes nerfs leur jouissance. Court-circuiter ton esprit. Mais c’est toi qui court-circuite mes pensées. Chaque grain de ta peau sous mes doigts, le moindre frôlement de ma paume sur toi me fait frissonner et m’envole. Chaque mouvement de tes muscles sous ton derme trop doux après mon excès de violence m’électrise. Ma science s’effondre. Ma mécanique se détraque. Je veux te toucher. Te toucher plus que ça. Plus intimement, plus profondément. Glisser ma langue ailleurs, faire sursauter ton cœur, avoir le goût de ton corps jouissant sur ma langue. Te dévorer. Toute entière. Toute entière.

Mes yeux restent fixent. Evitent ton visage dur et plein, coloré par un couchant. La journée est finie. Retour à la nuit. La Réalité.


« Je vais me fiancer à Arya. »

La lumière me plonge dans l’ombre du mur qui me surplombe. Je suis dos au mur. Je pense à tous tes baisers, à ce corps que j’ai enlacé, ce souvenir, fugace, comme une promesse pour se faire la guerre. J’arrête la guerre après la première bataille. J’ai une autre guerre à mener. Une guerre où je peux gagner.
Où mes chances sont plus grandes. Plus grandes qu’avec toi. Et suis-je lâche, ou ne suis-je tout simplement pas un idiot, ou peut-être n’aimè-je pas souffrir, tout simplement. Mais je me battrais pour quelque chose de moins fort. Pour quelque chose de moins douloureux aussi.

Il n'y a rien d'autre à dire.


« Arrêtons là. »
[Let's Split Here]


Mon cœur déchiré

Mon âme emportée.

Ma volonté fauchée.

J’enterre mon espoir et piétine le bouton de rose. S’il le faut je brûlerais les ronces qui vont avec. Si j'avais eu un peu plus de temps. Un peu plus de temps avec toi. Si nous avions pu nous construire une histoire. Apprendre à nous connaître. À renaître. J'aurais pu renaître avec toi. Mais je piétine le bouton de rose, mes espoir, mon romantisme, l’idée d’aimer souffrir si c’est pour toi. L’idée qu’un jour ça ne te dérangera pas.

Voilà, c'est arrivé, bien avant ça. Alors je jette les roses, et mange mes phrases, mange mes rêves, mes espoirs. Je cesse d'y croire. J'arrête tout, pour je pas te faire l'insulte de te demander pour maîtresse. Je te laisse tomber. Je me laisse tomber. Plus bas.

Il n’y a rien à dire.

Ton souffle et ta voix étouffée qui expriment le plaisir juste à côté de mon oreille. Je l’aime, cette voix cassée de plaisir. Je l’aime tellement que j’en jouirai chaque jour. Ton sourire d’amie, ton soupire d’amante… J’étais prêt, j’étais enfin prêt. Moi toi tu ne l’es pas.

Je regarde en face de moi, dos au mur qui me fait de l’ombre, de la lumière qui me cache mieux que n’importe quelle pénombre. Dans la pénombre je serais nu devant toi. Le cœur ouvert. À corps ouvert. Tu es la seule que j’ai eu envie d’attraper. La seule à qui j’ai demandé de dire non et dont j’espérais qu’elle dise oui. La seule qui n’est pas venu vers moi la bave sur la langue déjà prête à me faire oublier. La seule. La seule que j’ai voulu, sur mon balais volant, rattraper plutôt que me laisser attraper, par dépit. Tu es la seule derrière j’aurais pu courir, voler. La seule que j’ai admiré suffisamment fort pour me donner, et non pas simplement recevoir.

Je regarde en face de moi, ignorant ta silhouette éclairée par les vitraux et le coucher de soleil, montant les escaliers. Les bras croisés, dos au mur. J’aimerais que tu partes, simplement, que tu te moques de moi en me traitant de lâche, et que tu disparaisses avant que ne tombe le jour. Car si le jour tombe et que tu es encore là, tu verras ma peine, et tout l’amour que je suis en train d’avorter. Tu me verras accoucher de cet avenir mort-né que j’ai osé rêver avec toi. Tu verras peut-être encore des larmes, parce que je ne peux pas être fort tout le jour et être indemne la nuit. Et surtout, quand la nuit effacera les ombres, tu pourras voir mon cœur ouvert pour toi, et je ne pourrais pas m’empêcher de me prendre dans mes ras, de te dire tout ce que je t’aime, tout ce que j’ai voulu t’aimer, comme j’ai voulu t’aimer plus fort que mon frère. Plus fort que Caïn.

Le jour je peux respecter Arya. Respecter mon nom. Respecter la loi. Mais la nuit, si tu es là, je ne pourrais que te vouloir dans ma vie, à tout prix, vouloir que tu graves et lacère dans ma chair des blessures indélébiles. Comme la marque sur mon bras. Comme les marques que tu as commencé à creuser dans mon cœur. Le jour je peux me cacher dans les ombres que la lumière irradiante m’offre, et je peux refuser la douleur. Si la nuit tombe en ta présence, je te demandais certainement de graver ton nom dans mon foie, et me laisser mourir.

Le jour je peux te nier. La nuit tu vas me manquer. Toi que j’ai espéré aimer. Plus que Caïn. Plus que Caïn.

Tu vas me détruire, si tu restes. Et au fond, je n’attends que ça.

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MessageSujet: Re: Nos Amours Cicatrices   Dim 16 Nov - 22:46


Nos amours cicatrices


Je déteste attendre, surtout après les autres. Notre salle commune est morte, notre esprit est perdu sous les décombres. Ces gravats m'agacent, il m'oblige à t'attendre dans un de ces couloirs trop passants. Le soleil se couche, trop tôt, trop vite. Il nous enferme dans la noirceurs de nos cœurs, la stupeur de la nuit. La pénombre nous enserrera bientôt, les ténèbres, quant à eux, se glisseront lentement dans nos âmes, forgeant et grattant, dépeçant le côté trop doux. Je voulais voir la guerre éclater, le sang recouvrir les dalles. Ceux de mes ennemis comme ceux de mes soi-disant alliés. Tant que ce n'est pas toi, Eugenia, sensible amie. J'ai envie de me prendre la tête entre mes mains, de la secouer fort, de la tourner dans tous les sens pour que mes neurones reprennent leur fonctionnement initial. Le nom d'Abel ne devrait pas venir se juxtaposer au tien.

Ton nom dans un murmure, s'évapore dans un soupir. Il pourrait peut-être se perdre dans un cri ? Qu'en penses-tu ? Aimerais-tu ? Ton prénom scandé dans une supplique, ton nom prestigieux des plus adorés. C'est cela, tu te branles sur ton histoire, ta famille cernée d'or. Quelle plaisanterie, tu seras enfin un homme digne des tiens lorsque tu seras reconnu pour ton prénom et non le nom que tes ancêtres ont bien voulu t'accorder. Et que fais-tu au lieu de prospérer ? Tu te lies avec tous ces culs bornés, ces culs trop touchés. Entre tes mains, je me sens souillée. Si ta luxure réussit à m'envelopper ? Que deviendrais-je à part ta petite chienne ? Ta petite aimée ? Celle qui te suce, rend le processus inutile. Car il n'y a en ton amour que les promesses d'un horrible consensus. Jamais je ne te concéderai ce que mon cœur fondant s'éprend à me crier. Jamais je ne t'aimerai. Alors pourquoi perdrai-je mon temps à te mépriser ? Bien trop d'êtres humains sont envahissants par leur médiocrité, éclatants, méritants. Oui ils le mériteront : mon châtiment pour inutilité, perversité. Qui suis-je sinon un monstre de vengeance ? Une inconnue que tu pourrais me faire découvrir. Une ingénue des sentiments. Car la seule personne que j'ai aimé aveuglément ne le sera jamais comme tu m'aimes.

Le carrelage dans mon dos, l'eau colle ma peau au sol alors qu'il n'y a plus que tes mains qui tâtonnent. Elles cherchent ces impertinentes comment me faire plier, comment nous créer. Elle te donne une chance de rester à mes côtés, cette perversité. Faibles hommes. Faible et exécrable femme qui se détruit pour la promesse d'une jouissance. Un frisson me prend tout entière. Froid et chaud se battent pour me prendre, me kidnapper. Je sers mes mains autour de ta virilité. Je sers, tellement fort. A t'en faire gémir. A te faire supplier. Pour une des premières fois, je prends plaisir à retourner ton corps, atteindre ton esprit à travers mes gestes les plus aiguisés. Mes yeux sont grand ouvert, ils fixent tes pupilles. Je ne tiens plus de te crier à quelle point tu es beau, bercé par l'eau de cette douche. Une douce sensation m'enivre, nouvelle. Qu'est-ce que tu me fais? Je devrais m'enfuir, tout faire pour que cela s'arrête.

Je t'offre un ticket pour me détruire, un bon pour me salir, la mission de m'élire. Princesse de ton cœur, reine de ton corps, je serai l'Hadès de tes songes.

Mes yeux brillent de la lumière du soleil couchant. Toi et moi dans cet endroit trop exposé aux oreilles et aux regards. Toi plus moi aux portes d'une relation sordide. Que dis-je? Torride, faite de sentiments insipides. Fades que sont nos souvenirs d'amour par rapport à la passion qui nous habite. Trahison pour ma plus belle promesse. Quelle trahison? Je contrôle tout, absolument tout. Et si je ne peux me cacher de t'aimer, je l'utiliserai pour me rendre plus humaine. Je t'utiliserai, te garderai à mes côtés. Tu es devenu miens Abel, ma poupée gonflable. Mon délicieux ami, de jour comme de nuit, nous avons bien changés. Ou peut-être évolués?

" Alors c'est tout? " Horriblement sarcastique. Tu es définitivement un connard lunatique. La nouvelle s'abat sur moi sans vraiment atteindre quelque chose. Si c'est le cas, je ne saurais dire quoi. La carapace se resserre, se fait plus saillante autour de mon palpitant. Le sang afflue à mes joues, entre mes doigts, irrigue mon cerveau de colère. Est-ce vrai que j'y décèle de la peine? " Gâcher ce que nous avions pour un caprice d'un soir. Déchirer nos sentiments pour le plaisir de ta famille?" Je ne sais pas si ce que je dis est vrai. Non, bien sûr. Mais je ne te laisserai pas partir, jamais tu m'entends. Je deviendrai plus possessive que ton frère, plus manipulatrice que tous les Saddler réunis pour te garder prisonnier.

" Tu n'avais rien de mieux que de choisir une piètre copie?" Avoir? Laisse moi rire. Quelle belle illusion. Je ne t'ai jamais rien dit d'aussi tangible. Tellement faux et pourtant si réel. Aussi réelles que tes mains posées là où elles ne devraient être. Cette fille, Arya, ce simulacre de McMillan, apparentée au Leigh. Cheveux noirs de jais, yeux bleus, pardonne moi de faire l'amalgame. Tu es profondément vexant. Navrant. Et si je ne sais plus ce qu'il me passe par la tête. Tu es honnête. Honnête homme qui ne trompera pas. Hilarant. Tu essayeras. Puis tu culpabiliseras. Lassant. Je me marierai un jour, pour assurer ma position. Déjà des arrangements se font pour notre génération. Aurais-je déjà du retard sur le train? Mais personne n'est digne. Personne? "Alors que tu pourrais avoir l'originale?"





Dernière édition par Annabeth Leigh le Lun 17 Nov - 6:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nos Amours Cicatrices   Lun 17 Nov - 0:03

Mon visage se déforme d’amertume et de fureur pure. C’est vrai. Tu as toujours été comme ça. Toujours été cette hautaine et méprisante, cette parfaite disciple de Salazar Serpentard, toujours à te mettre en position de contester les choix des autres et assurer que tu n’as jamais commis d’erreur. Tu as un talent inné pour ça même. J’ai trouvé ça fascinant quand ça n’était pas dirigé contre moi. Quand j’étais capable de te voir comme une amie. Un soutien dans mon immense solitude.

Cette haïssable, indiscutable qualité de reptile.

Je ne peux pas rire jaune. Je suis vert. Blanc de colère.


« ‘Nos’ sentiments ? »

Je sors de l’ombre et l’automne fait tomber la nuit trop tôt. Ce mois de novembre est le Novembre de ma vie. Tout meurt après le passage de la saison fataliste. Et je m’en vais pour l’éternel hiver.

« Je ‘pourrais avoir’ ? »

Je m’avance vers toi comme une ombre rampante, et pose la main sur le bureau à côté de toi. Par poser, j’entends la frapper avec violence. Je fixe tes yeux alors que les miens sont un curieux mélange d’une extrême fatigue, d’un courroux bien différent et bien plus amer que celui qui nous a menés ici ensemble.

Je m’avance vers toi comme une ombre rampante, et pose la main sur le bureau à côté de toi. Par poser, j’entends la frapper avec violence. Je fixe tes yeux alors que les miens sont un curieux mélange d’une extrême fatigue, d’un courroux bien différent et bien plus amer que celui qui nous a menés ici ensemble.

Tu oses. Dire tout haut ce que j’ai pu penser tout bas. C’est vrai, vous vous ressemblez. La traiter de copie ? Je l’ai connue bien avant toi. Je ne te permettrai pas. Les yeux dans les yeux, Sorcière, je ne te laisserai pas piétiner quelqu’un qui n’a rien à voir avec tes vicieux petits plans et tes insidieuses déclarations. Les mots que tu glisses dans les oreilles des gens pour leur faire sentir qu’ils ne sont que des moins que rien. Je ne te laisserai pas.

Je ne te laisserai pas parler comme ça.


« Tu sous-entends que tu aurais pu dire oui ? »

Je te domine de ma taille et nos ombres se découpent. Sans aucun désir, je me souviens, parfaitement, de nos corps emmêlés et de tes mains parfois trop froides qui savait, sur le carrelage, me faire frémir. Gémir ? Je me mords la lèvre pour étouffer les sons, mais certains, tirant légèrement sur le grave, passent simplement à travers. J’attrape ta hanche nue, touche là où je peux, cherche tes frémissement, les sons qui répondront aux miens que je contiens. Par pudeur. Par habitude. Ne pas faire de bruit si l’autre n’en a pas fait avant.

Bientôt je suis sur toi et ton corps nu, me presse pour sommer ton corps de laisser le mien entrer. Mes lèvres n’attendent pas d’autorisation. Ma langue est une espionnes qui veut ouvrir la voie de l’intérieur. Mes doigts pétrissent ton corps comme de l’argile humide. Je me sens pris au piège, et pourtant infiniment libre, une main sur ton sein, l’autre dans ton dos pour trouver la bonne hauteur, pour nous éloigner du carrelage froid, ce n’est pas toi que je supplie, mais ton corps que je convainc. J’ai des frissons, partout où tu me touches, me griffe, même quand tu mords. J’ai le frisson de désir, la tête qui tourne, la tension qui monte…

Mon souvenir est balayé par tes yeux qui nous conjuguent au présent. Tu les méprises, mes sentiments. En as-tu jamais eu. Pour moi. Tout court. Ton cœur est plus froid que le mien, et tu as toujours été plus dure.

Réponds-moi. Alors comme ça, tu en avais, des sentiments ? Alors comme ça tu m’étais accessible ? Si je pose u genoux à terre et te demande si tu préfères être ma maitresse ou ma femme, tu m’égorge, pas vrai ? Je t’interdis, je t’interdis de prendre ce petit air déçu et supérieur. Tu m’en veux de ne pas te respecter, et quand je te laisse enfin libre, tu trouves à y redire ? Tu méprise mes sentiments, je me contenterai de mépriser ton ton léger quand tu me fais croire à l’impossible.

Dans tes yeux je lis tout ce que j’y ai toujours lu, et ne décrypte pas l’inconnu. Dans les miens il y a ces questions sous-jacentes, ce rêve fugace de passer ma vie à entendre ta voix quand je glisse sur ta peau. Cette résignation qui brûle cendre par cendre, alors que la colère m’anime. Ton mépris, je te le carre entre les deux cuisses, Annabeth. Alors sois tu t’en va sois tu me réponds sans acrobatie. Tes douée comme gymnaste, surtout avec les mots. Mais le spectacle est fini, et je me contente de ramasser les comptes. Répond juste que non, comme tu l’attends de toi-même. Répond juste que je n’ai jamais été important, et arrête de te moquer de moi. Ça suffit. Je ne suis pas ton jouet. Ni ton pion. De nous deux c’est toi la poupée, et la dernière fois je ne sais pas ce qui m’a retenu de te gribouiller ton petit sourire de pétasse pour te donner le maquillage que tu mérites.

Le souvenir d’un plaisir salvateur. Le souvenir d’avoir accepté sans trop comprendre de tout te donner.

Si tu crois que ça m’amuse de défiguré tes qualités. Si tu crois que ça m’amuse, de comprendre que je ne serais jamais à tes yeux que quelqu’un d’utile.

Si tu crois que j’ai que ça à faire, d’être ton pion et celui de mes parents.

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MessageSujet: Re: Nos Amours Cicatrices   Mar 18 Nov - 17:42


Nos amours cicatrices


On dit que cela passe. Cela enivre un temps puis lasse. L'histoire insipide de la vie résumée en quelques phrases. Mais qu'en est-il des sentiments que l'on ne choisit pas? Des sensations qui nous prennent sans crier garde? Les bâtardes promesses que l'on se fait, couchés sur l'oreiller, des mots creux, mirobolants d'avenir et d'arpèges de notre lubie. Obsession pour cette histoire, obsession pour cette peur qui me tient au ventre. En fuir la cause? Je ne suis pas de ces lâches. Alors je m'assurerai que tu sois là, que tu resteras. Si je dois te détruire, piétiner ton futur, tes rêves de grandeur à la mode McMillan pour te garder là où tu dois être, je n'hésiterai pas.C'est à ce moment que je rends compte que ta déclaration dans les vestiaires nous a tués. Déglinguée cette belle amitié, moi qui ne fais que mépriser. Voilà où cela nous amenés. Je te hais pour me faire hésiter, te déteste pour cette envie permanente que j'ai de t'écraser. Envie mêlée au désir, désir mêlé à la pitié, autant de moi que de toi. Comment pourrais-je trouver pitoyable la personne qui me fait faillir? Tes gestes, ta violence, cela ne fait que confirmer l'état dans lequel nous nous trouvons : perdus, dépités, énervés par cette théâtralité. Par dessus tout, déçus que les choses s'arrêtent avant d'avoir réellement commencées. Frustration, coup sur la table, douleur de celui qui est perdu. J'ai mal car tu es venu décidé. Tu as su prendre la décision de me perdre de ton plein gré. Pourtant tu remues le couteau dans la plaie, me pose la question bateau que tu aurais pu poser sans réellement désirer. Uniquement pour faire bonne figure, seulement pour préserver ma flamme et mon merveilleux prédominant égo. Quelle prévenance. Tu sais que je ne répondrai pas. Autant par ma fierté que parce que j'ignore la réponse. Te garder oui, me lier, non.

Mais... pourquoi m'engager alors qu'une promesse suffirait? Cela ne veut rien dire, des paroles en l'air qui ne tiennent qu'un temps, utiles jusqu'à ce que je la brise.

J'aurais dit "oui".

Mais cela suffirait-il à te mener à briser les vœux de ta famille?

Des cloches sonnent dans ma tête. Je fixe tes yeux qui s'enflamment, observe ton corps qui se rapproche. Je m'imagine mariée à tes côtés. Une promise bien peu catholique. Puisque je serai envoyée au bûcher du mariage pour les apparences, autant que les flammes soient ardentes, aussi passionnelles que celles de tes runes. Et si je dois te faire du mal, tant pis. Je te tromperai sans aucun scrupule, ferai passer mes idéaux avant toi, ne t'accorderai sans doute jamais d'enfant. Et ce même si je t'admire, et ce même si je t'aime.Tu deviendras violent, me forceras peut-être. Je me défendrai et te ferai culpabiliser, magnifique et prisonnier de ma cage dorée, Abel McMillan encensé pour la réussite de sa femme. Abel McMillan moqué pour le sang de celle-ci. Lier ton nom au mien me fait sourire. Et si c'était le moment d'écrire notre avenir?

Je me souviens de notre passé, nos instants passion.ta brutalité dont je ne me doutais pas. Tes ongles et tes dents que je ne soupçonnais guerre aussi aiguisés. Ta langue que je ne pensais pas aussi incisive. Tes gestes si calibrés, ta bouche si parfumée, la bouche en cœur, voilà ce qui m’écœure. Pas un bruit, juste l'eau de la douche qui claque sur le sol, frappe de toutes ces forces pour tenter de réchauffer notre peau alors que notre corps brûle de l'intérieur. Et nos souffles, si ténus qu'ils se transforment en soupirs, profonds, lents, teintés de l'excitation qui nous unit. Je découvre tes mains autrement que sur un balai et ton corps svelte libéré du carquois des convenances. Je pince et mords ton téton, déchire la peau de ton cou alors que tu cherches à me prendre, me posséder entière. Dieu que j'aime ça. Je te laisse frayer un passage en mon intimité tout en soupirant contre ton oreille. Tes cheveux perlent sur mon front, me noyant de gouttes d'or, noyant l'océan de ton regard. Je m'y perds, mes yeux se voilent, mes paupières se ferment enfin alors que le son de mon plaisir éclate entre les murs des vestiaires.

J'attrape ta main posée si peu doucement sur le bureau, mes griffes enserrent ton poignet. J'ignore tes sarcasmes et n'entends que ta supplique. Mes idées me font frémir. Je n'arrive plus à déceler quelle part a joué mon cœur et laquelle a joué mon cerveau dans ce plan idiot. Je pense à Eugenia et à ses fiançailles. Je pense à Eugenia et Abel. Je sais qu'elle sera jalouse mais au combien heureuse de me voir te choisir, au combien délectée de me savoir humaine. Elle en a de la chance, car moi, cela m'attriste. Je me rapproche, une autre main à la base de ton crâne et je te presse sur moi, vers moi. Capture tes lèvres, force le passage pour attraper ta langue. Comment pourrais-tu nous dire d'arrêter après cela? Comment trouverais-tu cela même envisageable? Je nous envoie valser, tomber à la renverse, tomber pour nous deux. Si tu ne comprends pas, ne me comprends pas, je me sentirai vide, vide d'espoir en l'humanité et en l'avenir. Il n'y a que ta bouche, mes yeux fermés et mon esprit qui se fige. Je te relâche enfin, fais mine de fuir, de vouloir partir, quitter cette sale pour saisir, la prendre cette occasion de quitter ma faiblesse nouvelle. " Si cette réponse ne te suffit pas, c'est que tu es un imbécile."


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MessageSujet: Re: Nos Amours Cicatrices   Mar 23 Déc - 0:28

You come back here. Right Now.

Mon cœur s’emballe. Ma poitrine se déchire. Ton cœur me trompe, et ton souffle m’aspire. Je replonge dans des souvenirs plus ardents que l’Enfer, et j’anticipe des cataclysmes plus violents que la fin d’une étoile. Je prends malgré moi ta taille. Malgré-moi je serre ton corps contre le mien, je me souviens, du va-et-vient de du son électrisant de ta voie qui gémit. Tu as gémi, tremblé, un cri, j’ai joui, de ta chaleur, de ta douceur, de ta dureté, de tes ongles acérés, de ta violence qui fait écho à la mienne, si longtemps refoulée. Ta voix même en souvenir me rend fou, fou d’un désir qui m’ouvre le tripes autant que tes doigts de harpies plongées dans ma chair. Tu n’es pas une Harpie. Tu es la Sirène antique, celle qui a des ailes, celles qui peut voler plutôt que de rester dans ses profondeurs. Tu es la Sirène qui ne me noie pas, mais me transporte vers le haut. Plus haut. Tu peux me pendre par les boyaux si ça t’amuses, mais emmène-moi, toujours plus haut, que je finisse par voir le monde depuis le ciel, enfin.

En un baiser, en un soupire. Juste ta langue et la mienne qui se désirent. Juste ton corps et le miens qui trouvent nos vêtements de trop, juste mes rêves d’ailleurs pour sortir la tête de l’eau. Juste ta main sur ma nuque, cette impression que je ne suis pas le seul à vouloir retenir quelqu’un avant de trouver le linceul de mon dernier voyage.

Tu t’en vas, trop tôt. Je comprends tes mots, mais ils me passent dessus. Tous les sens me passent dessus. Je t’attrape encore par la taille, et te tire violemment contre moi. Mon cœur bat pour s’autodétruire. Respire, Abel, Respire, avant de mourir. De désir.

Je ne pense même pas à t’insulter. À te sommer de me dire ce que tu veux vraiment à la fin. À te poser un ultimatum. Je me fous de tout ça. Je te veux. Je ne veux que toi. Je ne veux que toi à ma vie, je veux sortir de ces drogues, de cette peur d’être seul pour le restant de mes jours, cette peur de rester la coquille vide qu’on baise quand on s’emmerde et qu’on a un peu de temps. Je ne veux plus être obsédé par un frère trop bon et trop violent avec moi, par une sœur comme un songe qui me noie, par un fantôme qui rode dans mon dos pour qui j’ai honte de jouir mort de trouille. Je ne veux pas épouser mon nom et rester cloîtré dans ma famille, dans cette famille, je veux aller loin, plus loin que tout ça. Je veux une vie à moi, une femme à moi, je veux être un homme, ton homme, bordel, Annabeth.

C’est pas juste parce que c’est pratique, pas juste parce que tu es la seule réponse à tout ça. J’ai juste envie que tu continues à me voir comme cet amie en qui tu pouvais avoir confiance, envie de voler à tes côté, sans maîtres, plus haut, toujours plus haut. Crier à pleine voix à s’en casser les poumons au-dessus de la mer. Je veux revoir ton sourire lorsqu’on rentrait en sueurs dans les vestiaires. T’entendre gémir dans ma chambre, dans notre chambre. Je veux que ce soit toi, je veux tellement que ce soit toi…

Je t’aime putain.

Et je sais juste pas te le dire. Ni te le faire sentir. Je veux ta peau qui frémi. La mienne aussi. Je veux qu’on s’aime. Qu’on s’aime à la folie. Je veux une vie où je ne ferais jamais assez pour toi. Une vie où tu me forcera à voler toujours plus haut. Toujours, toujours plus haut.

Dis-moi oui. Dis oui une fois dans ta vie, Annabeth, j’ai besoin que tu me dises que je peux me battre sans être un pion. On se servira l’un de l’autre tant que tu voudras, mais laisse-moi l’entendre, une fois.

Je t’embrasse furieusement en plaquant ton dos sur la table. Mes mains remontent sur tes cuisses et te débarrassent du superflu. L’une revient redessiner tes côtes et ton sein à travers miles inutiles vêtements, freins à notre nature. Mes lèvres quittent les tiennes, puis se penchent sous les pans de ta robe. Ma tête se pose entre tes cuisses. Ma langue réveille les contours de ta luxure. Ta chair, je la fait mienne, je te dévore, autant que je peux. Si ça peut te garder près de moi, je ferai n’importe quoi. N’importe quoi…

Dis seulement une parole, et je serais guéri.

Après une autre longue caresse humide, je me redresse, gardant un genou à Terre. Je ne sais pas m’exprimer. Je ne sais pas le dire. Je ne sais pas le faire. Je sais juste baiser, baiser, et baiser encore, pour garder leur corps. Mais comment garder ton âme ?


« Dis-moi oui. »
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MessageSujet: Re: Nos Amours Cicatrices   Jeu 15 Jan - 18:34


Nos amours cicatrices


Nos langues, vicieuses qui dansent, tanguent. Elles remuent pour faire basculer nos mondes, nous liant dans une nouvelle promesse informulée. Cette sournoise qui nous permet de penser que nous avons droit à un avenir. Elle chante nos rêves à nos oreilles. Cette bâtarde qui pour un moment nous fait penser que nos choix nous appartiennent. Libre-arbitre ? Que dalle. Liberté de disposer de nous mêmes ? Ce n'est que pour les beaux principes des démocraties moldues. Ces règles que les patriarches des familles de sang-pur d'Europe oublient vite. Un instant, je ne réfléchis plus tandis que mon dos caresse violemment le bois, ta force impose une fissure entre les rainures. Délicieux pouvoir qui a jadis roussi mes mèches aussi sombres que mon âme. Feu si ardent qu'il se permet de me rendre pantelante, suante sous tes coups toujours plus calculés. Ta douceur savante qui a perdu toute raison que ta langue m'arrache un soupir de plaisir, de surprise. Toi qui t'engouffre dans les méandres de mon cœur alors que tu t'enfonces dans les pans de ma robe. Toujours plus pour que je t'attrape. Toujours plus loin pour que je t'emprisonne de ce halo d'amour que tu me réclames. Cette cage dorée que ma raison craint. Donne moi la clé de ton palpitant que je te laisse t'emparer du mien. Abel, donne moi enfin la solution d'un bonheur sans fin. Ma raison se fait la mâle, la tienne s'éclipse alors que ton genou est à terre et que tu me fais ta demande, que tu quémandes pour que cette illusion perdure. Je me redresse précipitamment sans plus de grâce, mes talons claquant contre le carrelage, me relevant, te dominant de ma taille. Mes yeux dans les tiens pour une dernière ronde. On ne joue plus.

Un manoir ou n'importe. Une demeure. Pas la tienne ni la mienne, la notre. Des balais plein un hangar et des cerceaux suspendus dans le jardin. A l'intérieur, nous deux. Abel McMillan et Annabeth Leigh McMillan. Que cela est niais... Unis ou désunis. Dans les bras l'un de l'autre entre les draps d'une chambre sombre où notre luxure bien à nous s'éveillerait. Ce charme teinté de la violence de nos corps. Notre ambition qui ne fait qu'une. Toi me plaquant contre un mur pour me faire entendre raison, ma tête sonne. Ma marque me brûle pour de plus grands desseins alors que Nate m'envoie un hibou pour me dire de le rejoindre. Toi tu es là, dans le salon, la rage au bord des lèvres, la colère emplissant ta tête explose sur ta langue, ta bouche et tous ces organes qui te donnent le don de me parler, d'exploser. Tu es là et tu m'en veux de t'avoir fait refuser une autre. Une autre femme plus douce, moins têtue. Tue ce que tu es pour devenir mien, entièrement. En liant ton nom au mien, tu ne fais que t'exposer à la gloire, ou à la faillite. Quitte ou double. Mais me connaissant, je pencherai pour la gloire. Trahis chaque soir où j'aurais un fameux « rendez-vous médical ». Séance de psychanalyse que dis-je.

Electron libre reliée à trois hommes, que cela est pathétique.

Mais deviendras-tu le premier de tous ceux-là ? Ceux qui frappent et qui exigent cet amour donné trop précipitamment, trop violemment ou passionnément pour être réel. Tu es devant moi, un genou contre le carrelage et soudain je tremble. Feuille, enfant apeurée. Je me souviens du visage de cet enfant. Cette tête blonde, tes yeux, cet enfant McMillan qui me traitait de monstre. Et si c'était toi ? Si c'était toi celui dont je m'étais jurée de me venger le premier ? Mais si tu dois mourir sous mes coups ? Ne serait-ce pas dix fois plus jouissif de vivre avec toi et de te trahir chaque jour de ta pauvre vie ? Te haïr, te regarder élever comme tes fils les enfants d'un autre. Mais la question n'est pas là et je tremble. Effrayée par la possibilité qui fleurit dans mon esprit : aimer l'homme qui a construit la machine de haine que je suis devenue.

« Tu penses vraiment que ton oncle acceptera ? » Je te regarde, toujours de haut alors que je tais les mots que nous pensons tous bas. Voudra-t-il d'une supposée bâtarde ? Je sais que jamais, tu n'y prêteras attention, que mes craintes renforceront ton envie de me creuser une place, d'imposer ma présence. Eradiquer sa cousine s'il le faut, heurter son père. Tout cela comme un premier pas dans ma revanche dans ce monde rongé jusqu'à la moelle.

Et ta réponse ? On s'en fou alors que je te rejoins, à terre dans tes bras, tellement fort que tu en crèveras. Je te promets, tu en mourras.

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