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 On se guette, traqués, à bout de souffle [Talululu ♥]

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Haimon J. Bogart
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MessageSujet: On se guette, traqués, à bout de souffle [Talululu ♥]   On se guette, traqués, à bout de souffle [Talululu ♥] EmptyMar 21 Oct - 20:53



Let the Sunshine


Et une fois de plus, mes pas me ramenèrent au même endroit. Pire qu’un somnambule, c’était presque devenu un automatisme. Et pourtant, loin de m’en lasser, je me réjouissais un peu plus chaque fois de m’immiscer dans son antre. Passant ma tête dans l’ouverture de la porte, je ne pus retenir un sourire en constatant qu’elle était bien là, fidèle à elle-même.

▬  Ah, mon oracle préférée

Lançai-je, taquin, comme à mon habitude. Je perdais rarement de mon mordant, et cette approche prouvait que je n’avais toujours pas franchement foi dans la divination et tout ce qui tournait autour. Pour être exact, je n’y comprenais rien, et considérant cela jusqu’alors comme un art magique secondaire, je n’avais pas cherché à m’y plonger d’avantage. D’ailleurs je n’étais clairement pas ici, dans son bureau, pour faire appel à ses talents.

La raison qui m’avait amené ici était un peu…flou. C’était la 7eme fois en 2 semaines que je me rendais dans ce bureau, à chaque fois sous des prétextes plus ou moins crédibles. Si le bruit venait à courir que je venais ici à répétition, nul doute que les rumeurs ne tarderaient pas à se répandre. « Le roi Bogart découronné trouve refuge dans les bras d’un professeur ». « Après avoir perdu sa princesse Bogart, le prince déchu offre son cœur à la prophète du coin ». « Bogart soigne ses blessures de cœur en déclarant sa flamme à une rouquine tout feu tout flamme ». Les adeptes des cancans savaient formuler les choses de manière croustillante… Ils sautaient sur les conclusions plus rapidement qu’un batteur sur un cognard. Naturellement, c’était vers l’histoire amoureuse secrète que leur cœur balançait. Et ils avaient tout faux… Comme toujours.

A vrai dire je ne m’expliquais pas encore véritablement moi-même cette attraction que j’avais pour Tallulah. Ce n’était pas physique, ce n’était pas du désir… Ce n’était pas l’attrait du challenge, comme j’avais pu souvent le ressentir par le passé, non, c’était quelque chose d’assez…inédit. Quelque chose chez cette femme écrasait mes pensées sombres, comme un jet de lumière baignant mon inconscient et ne laissant plus aucune place à l’obscurité. C’était très étrange, et à la fois fascinant. Un peu comme votre première inspiration lorsque vous êtes à une altitude très élevée : un sentiment enivrant, dû essentiellement à la rareté de l’oxygène, et un sentiment de liberté infini. Je ne savais pas si c’était sa couleur de cheveux lumineuse qui me faisait tourner la tête, ou si elle utilisait des substances pas très légales pour parfumer son antre, mais j’avais l’impression qu’on ôtait un poids de mes épaules dès que je m’approchais d’elle. A chaque fois que je la quittais, j’aspirais à la retrouver pour à nouveau me sentir… juste… bien.

C’était un processus bien mystérieux, mais ce n’était pas cela qui allait m’arrêter. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais en paix avec moi-même. J’avais envie de rire, un peu sans raison, de vider mon esprit, de laisser les tourments s’évanouir –et Merlin savait que j’en avais besoin ces temps-ci !
Et comme pour l’instant elle ne m’avait pas encore chassé en me demandant de lui laisser un peu d’air, je ne me privais pas de revenir, encore et encore.

▬  Alors, toujours pas décidée à me tirer les cartes ? Je suis déçu…

Poursuivis-je, toujours sur ce ton joueur. Elle stimulait ma bonne humeur, et je ne pouvais que lui en être reconnaissant. Cela dit, je savais que je n’allais pas pouvoir passer une heure à débiter des bêtises. Il allait bien falloir que j’aborde un autre sujet si je voulais passer un peu de temps dans cet ilôt que je trouvais si réconfortant. Et J’avais, pour cela, un tout nouveau sujet qui me tenait à cœur. Ce n’était au final qu’un demi-prétexte, car ce que j’étais sur le point de lui demander m’intéressait véritablement dans le fond.

▬  Hey au fait… J’ai cru comprendre l’autre jour au détour de la conversation que tu maîtrisais quelques arts martiaux, c'est exact ?

Demandai-je, m’approchant, une lueur de curiosité dansant maintenant dans mes prunelles alors que je la dévisageais, elle, la petite fée ninja pour qui je commençais à avoir tant d'admiration. A croire que j'avais passé ma vie à me fermer au talent des autres.

▬  C’est assez inhabituel pour une sorcière, non ? La plupart se fie essentiellement à leur baguette…

Ma question n’était pas innocente. En premier lieu, lorsque Tallulah avait évoqué cet aspect étonnant de ses loisirs, je m’étais demandé quel était l’intérêt de maîtriser ce genre de défense lorsque l’on possédait une baguette. Et plus j’y réfléchissais, plus cela me semblait évident : un sorcier, sans sa baguette, n’est finalement pas grand-chose –à part bien sûr s’il maîtrise à la perfection la magie vive, ce qui ne concernait que peu de gens. Mon intérêt pour ces arts avant tout moldus avait grandi alors que je comprenais l’avantage considérable qu’ils pouvaient amener : l’effet de surprise. J’étais doué en duel de sortilèges, très doué, un des meilleurs avait dit mon professeur, mais si j’avais ce petit plus auquel personne ne s’attend…. Un genre d’arme secrète ! J’étais soudainement très excité à l’idée d’apprendre quelque chose de neuf. Tallulah m’inspirait : c’était une femme admirable et compétente qui, loin de se nourrir du malheur et de la cruauté, semblait trouver sa force dans un certain épanouissement.

Je venais de trouver un nouveau rôle modèle ….

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Tallulah I. Fawley
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MessageSujet: Re: On se guette, traqués, à bout de souffle [Talululu ♥]   On se guette, traqués, à bout de souffle [Talululu ♥] EmptyMer 22 Oct - 19:20

on se guette, traqués, à bout de souffle ✩
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"Tallulah, tu dois rester concentrée sur ta tâche. Tu ne dois pas oublier la mission qui t'a été confié." Tous ces beaux conseils, toutes ces belles paroles murmurées au coin du feu. Il n'y avait personne de plus consciente que moi, de ce poids qui alourdit mes épaules. De cette tension qui bande mes muscles et imprègne mon esprit depuis l'âge de dix ans. Ce destin pour lequel j'ai été élue, à ma naissance. Protéger l'élue. Mais il y a tellement de choses que j'aimerais avoir la possibilité de faire, de vivre, d'expérimenter. Tant de vie qui m'appelle, qui me tend les bras, qui m'attire inexorablement. Certainement vouée à la mort, mais fascinée par la vie. Un paradoxe existentiel qui me poursuivait depuis toujours. Présentement, je n'étais qu'une pauvre femme en train de faire ses étirements, comme chaque jour. Ce qui s'apparentait plutôt à une gourde en pleine séance de yoga. Avec une musique pop en fond sonore, imaginez-vous la scène. Ce fut le grincement de la trappe qui attira mon visage dans sa direction. Et le sourire qui l'accompagna quand mes yeux reconnurent distinctement la tête blonde qui apparaissait de plus en plus à ma vue. Ce regard océan, accompagné de ces cernes sombres. Ce visage fin, aux traits aristocratiques, cette douceur apparente. Souvent dissimulée derrière une dureté et un mordant sans pareils. Le rejeton Bogart, devenu le paria de la famille après s'être remonté contre les siens. Dans le fond, c'est une bonne décision, dans la forme, ce n'était pas réellement rusé. Il est bien connu que les membres de clan étaient réputés pour leur manière de se venger des affronts. Un jour où l'autre, tous les opposants s'étaient retrouvés dans la misère la plus totale. Ce qui n'était pas loin d'arriver au jeune serpentard. Mais il semblait se plaire dans ma salle et je n'allais certainement pas refuser l'asile à une âme qui ne demandait qu'un peu d'aide. De plus, le jeune homme était de très bonne compagnie, avec son humour sarcastique et ses piques auxquelles je me faisais une joie de répondre. Finalement, ses traits s'adoucissaient toujours pendant une de ses visites dans la salle de divination. Rien de plus pour me faire intensément plaisir.

« Mon rebelle préféré ! » Haimon n'avait jamais eu aucune affinité avec la matière que j'enseignais. Il n'y croyait pas. Trop abstrait, dans son mode de pensée. Alors que je pouvais lui donner en long en large et en travers ma définition de l'art qu'était celui de la voyance et de la divination. Et ce n'était certainement pas pour ses lacunes dans cette voie qu'il venait jusqu'à moi. Nous nous étions simplement trouvé des atomes crochus. Il avait eu besoin de quelqu'un pour lui avoir les bras, sans aucun jugement. Et j'avais été cette personne. Je ne refusais jamais les personnes dans le besoin. Mon syndrome de super héroïne, sans doute. Et puis, je n'arrivais pas à me détacher de ces envies d'avoir une immense famille. Il était comme un jeune frère que je me devais de protéger. De conseiller. À qui je donnais l'affection qu'il demandait, ni plus ni moins. Je levai un sourcil à sa seconde réplique, toujours aussi subtile. « Oh, j'imagine. Je sais que tu ne rêves que de comprendre ton avenir dans les marcs de café et de lorgner sur mes boules de cristal. » Je plissai les yeux. Disons qu'heureusement que je m'amusais bien à répondre à ses piques, parce que d'autres professeurs n'en auraient pas fait autant. J'ai entendu des murmures à propos d'un ancien professeur de Légilimencie. Un grand ténébreux, étrange mais surtout tyrannique d'après les dires des autres élèves. Un grincheux asocial, quoi. « Heureusement que je t'aime bien, espèce de petit impertinent. Sinon je t'aurais déjà viré de ma classe pour insolence. » Et mon regard mi-taquin mi-sérieux, le défiait de trouver quelque chose à y redire. Ce fut son regard qui me sortir de ma réflexion. J'étais toujours sur mon tapis, avec mon pantalon en cuir et mon tee-shirt bariolé. Bref, rien de bien anormal de mon côté.

Sa question me fit tiquer légèrement. Les arts martiaux étaient une part intégrante de ma vie. En tant que gardienne et en tant que femme curieuse. Une part d'entraînements longs et douloureux pour me rendre alerte à tout, tout le temps. Pour muscler et rendre mon corps agile, souple, tenace. Et une diversité de techniques de combat pour savoir pallier au manque des uns et des autres. Mais il fallait que la première partie reste dans son coin, cachée. Pour le bien de tout le monde. « En effet, petit curieux. » Je m'approchai furtivement avant de lancer mon poing en direction de son visage. M'arrêtant à quelques millimètres de sa pommette. « Surprenant hein ? » rajoutai-je avec un clin d'oeil et un petit sourire. Puis je retournai vers mon tapis, le roulant sur lui-même en vue de le ranger dans le petit placard du fond de la salle. Tout en sifflotant, je terminai mon action avant de prendre le tapis sous mon bras, me retournant vers le jeune homme. « Et c'est leur principale erreur, petit Haimon. » Tout en marchant en direction du placard, je levai une main discrète pour mettre en marche la théière. « Du thé ? Je range ça et on s'assoit tranquillement pour en discuter, ça te convient ? »

Quelques pas me séparaient du cagibi et je jetai le tapis négligemment dedans, sans me soucier de son sort pour le moment. J'avais le temps de penser au rangement, plus tard. Le sifflement caractéristique de l'eau qui a bout à bonne température me fit lever la tête et je trottinais allègrement dans la direction de la théière. « Je suppose que tu prends ton pouf préféré, n'est-ce pas ? » Il avait eu un coup de coeur pour l'une de mes poires, ces poufs moelleux à mémoire de forme. Il ne le quittait que rarement quand il venait me rendre visite. Faisant voler les tasses remplies du réconfortant breuvage, je m'assis à ses côtés, sur mon propre fauteuil d'une couleur lilas. « J'ai toujours été curieuse des manières de se défendre des moldus. N'ayant pas de baguette magique, il se trouve qu'ils sont démunis de bien des manières. Mais les arts martiaux possèdent une diversité de coups et d'actions qui se trouvent bien utiles lorsque l'on est séparés de nos baguettes. » Je fis craquer mon dos, m'étirant doucement, avant de reprendre ma tasse pour siroter une gorgée à peine brûlante. « Je trouve que le cursus d'Auror devrait comprendre cette matière, selon moi. Un sorcier est simplement seul et impuissant sans sa baguette magique. C'est un prolongement de notre bras conducteur, mais c'est aussi une perte immense. Et un atout non-négligeable en plein combat. »
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