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 Some pages are difficult to be turned [Mau & Howard]

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MessageSujet: Some pages are difficult to be turned [Mau & Howard]   Mar 7 Oct - 23:54


   
   
Some pages are difficults to be turned

    Sombre, terne, abandonnée, notre maison d'antan était devenue comme moi, pauvre débrit sans plus aucune signification, sauf qu'elle aurait la chance d'avoir une deuxième vie en abritant d'autres personnes. Depuis que Maureen avait fait sin retour, j'avais déménagé quelques affaires, mon corps et mon âme dans cet endroit qui maintenant n'appartenait qu'à notre passé, à deux fantômes qui n'étaient plus aujourd'hui, malheureusement, qui étaient devenus deux personnes différentes. Mon appartement de Poudlard ne me voyait plus, j'avais modifié toute mes habitudes par espoir ou désespoir. Je ne peux le nier, j'avais dans l'idée que ma femme puisse venir, mais il en avait été autrement, tout avait changé, même entre nous hélas. Las, je l'étais complètement, mon moral était sous mes semelles, mais c'était le ras-le-bol qui prenait toute place ces dernières semaines. Je m'étais enfermé dans une bulle hermétique à tout soucis, je m'étais éloigné, protégé du monde, je m'étais laissé un peu trop aller sur la boisson plus d'une fois, il n'y avait plus personne pour m'en empêcher, j'avais fais le contraire de tout ce que j'avais fais toute ces années, j'essayais de ne pas trop penser à Maureen, mais rien y faisait, elle était là, partout, dans ma tête, à Pré-au-Lars, et à présent, à Poudlard.
J'étais tout aussi perdu, tout aussi con, seul dans notre maison qui abritait autrefois notre amour, elle m'avait sauvé, je l'avais brisée. Puis la rentrée est venue pointer le bout de son nez, elle m'avait mis à rude épreuve, lancé le défit de tenir une classe après ça ! Me tenir debout devant une bande d'élèves attendant mes paroles, c'était un moment que j'avais redouté, mais que j'avais mieux affronté que toute autre complication qui se posait à moi. Puis une fois encore, il y avait Maureen, elle était là à la rentrée. Je faisais de mon mieux pour ne pas la croiser, je faisais de mon mieux pour me retrouver le plus loin d'elle lorsqu'entre professeurs nous devions nous retrouver pour repas et autre, je ne parlais plus à personne, parce que j'avais l'impression d'empêcher son intégration, mais je la voyais , mes yeux la suivent discrètement, je n'azéri jamais su réagir à chaque fois que le destin nous mettait face à face. J'étais fuyant, honteux, jamais elle ne m'avait connu de la sorte, et je savais qu'il serait difficile que je redevienne le même qu'avant.

Chaque soir, je retrouvais ma maison vide, et notre divorce entamé me confirmait que ça n'en serait pas autrement, alors si chaque soir, je retrouvais ma bouteille de whisky qui ne me réchauffait pas le coeur, mais me brûlait bien les tripes. Je n'en était pas au stade ou l'on s'alcoolise du matin au soir, mais le main, je puis affirmer que ce remontant me manquait. "Il faut qu'on prenne notre temps !" que je marmonais complètement ecoeuré de mon propre raisonnement.

" Mais quel con ! " Mon verre avait traversé la pièce avant de s'écraser contre le le du salon, et je me relevais du fauteuilpour en chercher un autre. C'etait le week-end, je n'avais rien à faire d'autre. Je ne dormais plus, je mangeais seulement pour me nourrirje, je me retrouvais à nouveau comme il y'a de cela seize ans. Ma lettre de démission était toute prête, mais franchir le cap de la donner m'était bien trop difficile, pour une fois, je ne voulais pas tout foutre en l'air à cause de mon impulsivité. Les seules personnes que j'avais l'impression de pouvoir aider, c'était mes élèves puisque j'avais tout détruit, moi, ma famille, Maureen. Il n'y avait pas qu'elle, Kris tenait à me voir, mais après la façon dont s'était passé la suite avec sa mère, je n'avais fais que repousser par crainte, par peur qu'il ne le déteste à son tour comme je détestais mon père, après tout, jetais une personne sombre, c'était à cause de moi, à cause de ma famille qu'il a du vivre seul avec sa mère, qu'il n'a jamais pu me connaitre, qu'il a du être privé de beaucoup de choses...

Un bruit me fit poser la bouteille pour me placer devant la fenêtre, observant vaguement le peu de gens qui pouvaient passer devant. Je pensais à Féodora qui pouvait venir me porter ses paroles rassurantes, ou encore Annette qui viendrait me poser la main sur le verre, mais elles étaient parties, tout le monde s'en allait.
Lorsque je me retournai, je la vis là, ma femme, mon ex-fe... non je n'arrivais pas à me dire ça. Je me retournai vers le carreau. Mon coeur s'était resserré, mon amour pour elle n'avait pas changé, il ne le pourrait jamais, mais je ne savais plus l'exprimer, j'étais devenu versatile à nos retrouvailles, seulement parce que je ne savais plus ou j'en étais, aujourd'hui, j'étais encore plus perdu que jamais, plus rien avait été depuis. Je me disais qu'il fallait que je me résigne à la laisser partir, la laisser se reconstruire sans Travers pour la malmener.

« J'ai laissé la maison comme elle était avant qu'on ne parte, tu pourras la garder.»

Ma voix était aussi indifférente que si elle ne serait pas là, je maintenais ce ton avec difficulté et horreur, copiant mon paternel malgré moi. Cette maison n'avait plus d'âme sans elle.

 

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MessageSujet: Re: Some pages are difficult to be turned [Mau & Howard]   Ven 31 Oct - 3:13




     



« some pages are difficult to be turned »
Howard T. Travers & Maureen O. Cartwright

Prendre son temps… Cruelle manière de dire que cet homme avait refait sa vie. Peut-être pas avec une femme, mais il avait tourné la page. Feodora me l'avait soufflé aussi… Il va mieux, Howard, il va beaucoup mieux, ne vient pas tout détruire. Alors je n'ai rien touché. Il me fuit comme la peste, il fuit son fils. Prendre son temps… Quel doux euphémisme, quelle belle cruauté de me susurrer ses mots alors que tu m'as prise dans tes bras, que tu m'as embrassé… Tu m'as laissé croire, croire un putain d'instant que j'allais pouvoir goûter à ces souvenirs, à cette vie parfaite que l'on m'a dépeins. L'amour véritable, mon seul et grand amour… Le seul homme que j'ai fréquenté de ma vie, le seul homme à qui j'ai dis oui… Que j'ai protégé de sa propre famille, de son propre aveuglement. Et j'ai tout perdu pour toi. J'ai essayé de refaire ma vie, mais mon être entier hurlait, il m'a vomis des souvenirs de ton visage, de tes mots, de tes caresses. Comment puis-je essayer de tourner la page, si mon âme elle-même me trahissait, me prouvant, me rappelant que le fils de mon enfant n'était pas mort, lui, mais bel et bien en vie, quelque part… Peut-être à m'attendre, peut-être à souffrir de mon enfance… Avais-je le choix ? Avais-je réellement envie de refaire ma vie avec toi ? Qu'avais-je bien pu me faire croire ? Débarquer et reprendre ma vie avec toi, comme si il ne s'était pas écoulé seize longues d'années ? Bien sûr que non. Annette est partie. Feodora, aussi. Elles vont faire leur vie, elles s'éloignent des évènements de Poudlard, elles ne veulent plus connaître la guerre. Alan est parti. Tout le monde part. Toute cette ancienne vie, sauf toi. Toi tu es là, je te croise à Poudlard. Tu évites mon regard, tu m'évites moi. Je n'ose même plus aller te voir. Prendre son temps… Que tu es cruel et menteur… J'ai fais une promesse à mon fils, tu es en train de me transformer en monstre à ses yeux. Il croit que je ne veux pas que tu le vois, il croit que je ne veux pas que tu me le voles. Alors que c'est toi, toi seul qui l'a décidé ainsi. Tu es en train de tout briser, putain.

Mon alliance, je te l'ai laissé. De toute manière, je ne la mérite plus. J'ai fauté avec Callum, je me suis perdue et c'était comme si absolument rien ne s'était passé. Vois ce que la colère et la solitude me fait faire. J'ai l'impression de dérailler à nouveau. Je ne suis pas croyable… Mon alliance, je te l'ai laissé. Elle appartenait à ta famille après tout. Je resserre mon écharpe autour de ma gorge. Contenir ma gêne, je n'en sais rien, je serre mes doigts plus fort sur le dossier que je tiens, que je serre contre moi. J'avale ma salive et mon regard traîne sur les baies vitrées de cette si grande maison… J'ai vécu dans cette maison… Et je m'en souviens à peine. Je te vois là, et je fais le tour lentement. La porte est ouverte et j'entre, je sais que tu m'as vu. Et tu es là, dans ce salon… Une bouteille ouverte et je ne vois pas de verre… Jusqu'à ce que je m'avance encore un peu. Brisé au sol. Une boule se forme dans mon estomac. «  La garder… ? » Pourquoi faire ? Je loue un appartement maintenant, ca y est. Je recommence à vivre, sans toi. Je ne veux pas d'une maison qui ne m'appartient pas. Mon regard se perd un instant. Je me fige en voyant cet escalier… Ma chute… C'était ici, lorsque l'un des membres de ta famille m'avais poussé… Ils espéraient certainement la mort de cet enfant, qui est né. Et tu ignorais tout… J'avais mentis. Mon regard s'arrête sur des photos de nous, de toi et moi lors de notre mariage et j'ai envie de vomir. J'ai vécu ici, avec toi, j'ai été heureuse ici, et toi… Toi, tu es malheureux, toi, tu bois et fracasse ton verre. Je souffle : «  Dois-je comprendre que… Tu vas partir ? » Partir toi aussi. Partir sans rencontrer ton fils. La tristesse s'abat sur moi. Pourquoi… ? Pourquoi m'avoir fait affronter les démons de mon passé, pourquoi me traîner jusqu'ici, pourquoi me dire tout ca, pourquoi m'embrasser si c'est… Pour partir ! Me fuir !

Je soupire tout bas, posant le dossier sur la table, me permettant de m'approcher des meubles pour découvrir les photos, des choses… Certaines ne me rappellent absolument rien… D'autres si. J'avale ma salive, effleurant un objet…. Un vase. Je me souviens… Je l'ai réparé d'une coup de baguette magique, il n'avait pas résisté à l'une de tes colères. Je souffle : «  J'ai apporté les papiers pour…. Enfin…. Le divorce. » Seize années loin de toi… Comme si j'étais morte. C'était par précaution… Un changement dans les dossiers. Mon acte de mort sera…. Détruit. Quelle drôle d'idée.  «  Je ne demande absolument rien… Tout ça ne… Me semble pas m'appartenir. Je veux juste… Qu'on finisse ça, que cela soit au clair. » Toi qui est si froid, toi qui me tourne le dos. Je m'approche un peu, dans ton dos, sans oser te toucher. «  … Kris souhaite toujours te voir, tu sais. » Laisse-lui cette chance, même si c'est pour lui briser le cœur. Au moins, il me reviendra, au lieu de te courir après…


     
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MessageSujet: Re: Some pages are difficult to be turned [Mau & Howard]   Mer 26 Nov - 2:37


 
 
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   Si je voulais partir ? Je veux juste que quelqu'un me comprenne, et pas que l'on me laisse tomber de tous les côtés. Maureen, je la sentais blessante à chaque chose qu'elle me disait, à chaque regard que j'évitais et qui n'insistait pas, je crois que je recherchais la Maureen d'autrefois, celle qui, encore à Poudlard, avait réussi à faire changer tous les préjugés ancrés en moi par l'éducation de mon père, celle qui revenait vers moi à chaque fois que je lui parlais mal, avant même que je ne m'excuse pour mes paroles, je crois que je cherchais un fantôme, et maintenant j'ai compris. Cette Maureen est vraiment morte lorsque mon père a brandit sa baguette sur elle, elle n'est plus et a laissé place à une femme que je ne reconnaissais qu'à peine. Oui, je lui avait donné de l'espoir quelques mois plus tôt, mais ne m'en avait-elle pas donné elle aussi ? J'aurais voulu la voir reprendre l'alliance, parce que ça aurait été une preuve que tout était possible.
Je réfléchissais et réfléchissais encore, mais je n'étais pas arrivé à me décider, le temps passait plus vite que je ne l'avais imaginé, et mon attente avait conduit au divorce. Ma Maureen aurait tout fait pour que tout ça ne se passe pas de la sorte, elle m'aurait raisonné, elle aurait fait de moi un pantin, comme elle arrivait toujours en quelque sorte, après quelques tumultueuses disputes. Elle me demandais si je comptais partir...

« Ce n'est pas ce que tu souhaites ? Je n'ai encore rien décidé, mais cette maison je ne veux plus la voir, vends la, brûle la, fais en ce que tu veux, elle ne sert plus à personne de toute façon. »

Voilà que je recommençais à raisonner comme je l'avais fais si longtemps avec Leopold en rejetant de nombreuses fautes qui n'étaient pas les siennes, sur lui, là je faisais de même, Maureen était aussi fautive que moi dans ce qu'il nous arrivait, moi je voulais qu'elle réagisse de la manière que j'imaginais, elle n'avait pas même réagi d'ailleurs, si ce n'était pour demander le divorce, d'une manière doucereuse que j'interprétais comme une moquerie. Mais qui est-elle devenue ?
Ma colère me rongeait, mais elle était pire lorsque j'étais en sa présence. Je lui en voulais tellement de tant de choses, qui n'étaient parfois même, aucunement sa faute, mais je les lui reprochait. La vitre me renvoie son reflet, elle était pourtant exactement la même, si différente à la fois, et si je ne me retournais pas, c'était bien pour ne pas l'avoir face à mes yeux de fouines désolées, de la même manière que je ne voulais pas qu'elle puisse me voir comme elle ne m'avait jamais vu, même durant ces jours de colère irrépressibles.

« Trois signatures pour bacler l'union de deux vies... je te les signerais, tu seras débarrassée d'une charge... »

Je n'étais pas bien fier de ces derniers mots, et ils sortaient de ma bouche parce que je les y avait forcé. J'étais sarcastique, mais au plus profond, j'étais détruit, je me battais contre moi même, contre mes démons, et chaque fois ils gagnaient pour m'enfoncer un peu plus dans la déchéance et dans le froid sentimental.

« … je n'ai pas besoin de garder toute ces choses, les biens matériels ne m'ont jamais intéressé... » je baissais le ton « ...si tu te souviens de ça. » Je n'insinuais pas qu'ils l'intéressaient plus, je ne pense pas qu'elle serait devenue comme ça... Après tout qu'est ce que j'en sais !
Kris revenait dans la discussion, qu'allais-je lui dire cette fois, que je n'avais pas envie de lui montrer que je n'étais pas digne d'être son père ? Je n'avais pas envie de me montrer plus faible encore devant elle, mais je ne voulais pas mentir non plus en disant que je ne voulais pas alors que c'était tout le contraire, j'en crevais d'envie, mais j'en étais encore à me comparer à Tancrede, parce qu'en fin de compte, j'étais le même que mon père.

« Chez les Travers on ne sait pas être père, dis lui que je ne vaut pas le coup qu'il se fasse de la peine... et... d'arrêter d'espérer. Il ne s'en portera que mieux... Je me suis imaginé notre rencontre des centaines et des centaines de fois et tu sais à quelle conclusion j'en arrive toujours ? » Je me retournais, son visage d'ange perdait peu à peu l'innocence qu'il avait à mes yeux, elle était femme, elle était mère, et avait traversé tant d'épreuves... en fait, c'était son regard qui avait changé.

« Ca se termine mal entre nous au final. Je ne peux pas lui faire ça, je n'ai déjà pas envie que tu me vois comme ça, alors lui encore moins. Ce serait une perte de temps et une totale déception, je n'ai aucune fibre paternelle, je ne sais rien de lui, et lui ne sait rien de moi, je ne suis pas son père, je ne suis qu'un étranger. »

Ces mots me faisaient plus mal que ceux qui concernaient le divorce. La chair de ma chair, je m'apprêtait à la repousser par le biais de sa mère, à croire que j'étais devenu lâche, ou que je l'avais toujours été. Tant de personnes connaissant mon passé s'imaginent que je suis un héros, mais s'ils me verraient à cet instant, ils penseraient juste que je ne suis qu'un connard fini. Ce gosse, j'en crève de le connaître plus, mais il est plus facile de menacer quelqu'un d'une baguette que d'affronter son passé, surtout lorsqu'il n'est plus du tout ce qu'il était auparavant.


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MessageSujet: Re: Some pages are difficult to be turned [Mau & Howard]   Sam 20 Déc - 12:05




     



« some pages are difficult to be turned »
Howard T. Travers & Maureen O. Cartwright

Véritable gifle. Je me tais, je me tends et ma pupille s’illumine de ces éclats que je ne désire pas, je ne veux pas être faible face à toi, je ne veux pas entrer dans ton jeu. Mes lèvres si pâles se pincent et je baisse le regard. Comment pourrais-je désirer une chose pareille ? Comment pourrais-je avoir envie que tu partes au loin, alors que j’ai moi-même mis des années avant de me décider pour te retrouver. Toi et ton regard, toi et tes pensées. J’étais drapé de cette peur paralysante qui me mordait les doigts, qui me les dévore encore. J’étais tétanisée à l’idée de te retrouver, mes tripes se serraient à chaque fois que je songeais à revenir. De quel droit puis-je m’imposer à tes côtés ? De quel droit puis-je t’infliger ma présence alors que tu étais passé à autre chose, que tu as vieillis, moi aussi, et qu’entre toi et moi il y a Kris, ce fils dont tu ignores tout jusqu’à la saveur de son sourire. Mais tu me l’as volé avant même de le voir…

Je déglutis difficilement. J’ai la sensation que tous ces fragments de ma vie, que tous ces souvenirs que j’avais de toi, de nous n’étaient que factice. Juste des mensonges et des idées déformées par ma conscience et ce que je pensais être la réalité… Mon regard se baisse, lorgne sur le sol, et je m’éloigne, posant ma main sur l’accoudoir du sofa et m’y pose lentement. J’ai la sensation que je vais tomber. Vendre cette maison, la brûler, faire ce que je veux avec cette chose qui est censée être le reflet cette vie que nous avions. Elle ne représente donc rien à tes yeux ? Je suis quoi, moi, si ce n’est une étrangère qui porte le même visage que celle avec qui tu as partagé des années de ta vie ? J’ai des flashs de ton visage à Poudlard, ces regards, ces nuits passées à l’extérieur de nos dortoirs, juste tous les deux, juste loin de ces regards que j’affrontais seulement pour toi…

J’écarquille les yeux lorsque tu surenchéris au sujet de notre divorce : « Howard ! » Je ne comprends plus rien. Tu fonds dans mes bras, tu m’embrasses, tu me repousses et me demande d’être patiente, tu me fuis, tu ne me laisses aucune chance à revenir dans ma vie… Et tu oses me dire une telle chose !? Mais tu te moques sincèrement de moi ?! L’agacement m’étreint et je m’indigne, réellement blessée : « Je n’ai jamais dit que tu étais une charge ! »  Je me lève un peu, l’un de mes poings serrés, la mâchoire crispée. Je t’observe toi qui me tourne le dos et je ferme les yeux en me détournant. Si je me souviens de ça. Tu es ignoble. Tu es monstrueux. Je viens vers toi et tu me craches dessus. M’as-tu seulement laissé une autre alternative ?! J’avale ma salive, respirant lentement réfrénant ma colère. Tu n’as pas fini visiblement à cracher cette amertume qui dévore tes lèvres, brûle ta langue. Véritable acide qui m’est totalement destiné. Je le prends en pleine face et je n’ai d’autre choix que de serrer les dents, attendre que tu aies fini.

J’ai envie de serrer mes doigts sur tes épaules et te secouer, te vider cette bouteille sur la tête pour te réveiller, à moins que tu ne préfères une gifle !? Tu te tournes vers moi et mes prunelles brillent d’une tristesse brute, d’une colère étouffée, mes traits tirés par tout ce que tu éveilles en moi. Oui, j’ai changé, j’ai été détruite, et comme toi mon esprit est orné de cicatrices. Mais j’étais une battante avant et je le serais toujours. Je ne te laisserai pas cracher et piétiner sur tout cela si simplement, sans que tu n’entendes ma voix s’élever ! Comme au bon vieux temps !
Mais je fane sous tes yeux, au fil de tes mots qui m’écorchent réellement. Je sens la culpabilité m’étreindre, un vent de panique me faire trembler sans crainte. Je fronce un instant les sourcils et je souffle, dure lorsque tes mots s’achèvent : « C’est bon ? Tu as fini ton numéro ? »  Je m’avance et t’arrache la bouteille des mains, la posant plus loin. Tu m’énerves toi et ton éternelle victimisation. Si proche de toi et en même temps si loin. « Tu crois que j’ai décidé, planifié, voulu que tout se passe ainsi ?! Tu veux que je te dise la vérité ?! J’étais enceinte oui, avant que tout ceci se passe, mais ta FAMILLE, TA FAMILLE Merlin seul le sait a découvert que je l’étais… N’en voulais pas de cet enfant, de cette chose qui allait salir ton nom ! Ton frère m’a brandit sa Marque de Tu-Sais-Qui si fièrement ! Il m’a menacé ! Alors je n’ai pas osé te le dire, je ne voulais pas… Je… J’en sais rien, pour te protéger, certainement ! Alors oui, oui, je suis venue pour toi, j’ai échappé à Léopold, pour toi ! Pour te protéger de ton aveuglement ! Et je le referais encore ! » Les larmes brillent dans mes yeux mais elles ne coulent pas, je reste forte et affronte ton regard après t’avoir fuis si longtemps. « Je n’ai pas choisi de perdre la mémoire… J’aurais pu mourir. Mais non, à la place j’ai perdu la mémoire… Crois-tu que je ne devenais pas folle, en ayant un fils dans mes bras, en ignorant tout de son père ? Penses-tu que je n’étais pas malade à être loin de toi, à ne pas pouvoir offrir à notre fils son propre père ?! J’étais tétanisée à l’idée de devoir revenir ici, de tous vous affronter et surtout toi ! J’ai toujours peur ! » Je fronce les sourcils, inspirant, la voix tremblante et je m’écarte un peu de toi, glissant ma main contre mon visage, les glissant dans mes cheveux que j’ébouriffe un peu plus… Comme avant, lorsque je suis nerveuse. Je souffle : « J’accepte… Ok ? J’accepte que tu aies changé d’avis et que tu ne veux plus que… Que tu ne veux plus de moi, ok ? … Je l’accepte, Howard, c’est ton choix et tu as subis mon absence et ma peur, je n’ai rien à dire et je respecte ton choix. Ok…. Mais je t’en prie Howard… C’est ton fils… Il souffre de ton absence, comme nous avons souffert tous les deux. Et par delà l’inconnu, il veut te rencontrer… Il te connaît sans te connaître et je suis sûr que vous vous entendrez à merveille ! …. C’est lui l’étranger, Howard… Il n’attend que ça depuis qu’il a 8 ans, il te réclame encore, tous les jours, c’est la première question qu’il me pose à chaque fois que l’on se croise…. Je suis… Désolée d’avoir perdue la mémoire… Je suis désolée… » Ma voix se brise et je me détourne un peu, essuyant quelques larmes. Quelques longues secondes de silence et je reviens à l’assaut : « Brûle cette maison si elle ne représente absolument plus rien, brise tous ce matériel qui ont fait partis de nos vies ! Fait ce que tu veux, oublies-moi si tu le souhaites, mais je t’en prie ! C’est ton fils, Howard ! Tu n’as pas mérité tout cela, mais lui non plus. »  Mon regard se plante dans le tien.


     
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