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 Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]

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MessageSujet: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Mer 24 Sep - 23:16


   
Viens à moi, douce colombe.

   
Glisse ta main dans la mienne, je t'entraînerai dans les valses de nos enfers. Je goûterai la saveur de tes péchés, si tu me noies dans les miens.  

Poudlard. Quelle belle connerie. Un rictus déforme mes lèvres alors que mon regard plonge dans les ombres blanches qui coulent de mes lèvres. Où est-elle ? Ce n'est pas la question. Une main au fond de la poche, j'observe quelques hommes transporter ces nombreux cartons vers mon bureau. Où et-elle ? C'est le cœur presque léger que j'avance. Mes pieds foulent le sol centenaire de cette école bousculée et crevée de l'intérieur. Où… suis-je ? Est…ce réellement sage de ma part ? Elle ? Tais-toi. Je la veux.Jamais. Trouve la. J'écrase et délaisse mon mégot, mes yeux sublimant les détails de la bâtisse, ces ouvrages qui ont traversé le temps. Cela fait des années que j'ai quitté Poudlard maintenant. On s'en fou. C'est un goût amer contre la langue que j'avance, découvrant l'étroitesse de mon nouveau bureau. Grand et confortable, mais ridicule face au cabinet spacieux et lumineux dans lequel je vivais jusqu'à présent. Mon œil se pose sur les cartons empilés. C'est vrai, tu as raison.J'ai rencontré mon assistante il y a deux semaines. Absente celle-ci. Cette idiote commence mal. Qu'elle me laisse prendre mes aises… Elle le regrettera bien assez vite. J'ai besoin d'elle. Aucun courage à ouvrir ces tas de dossiers et archives de l'ancien psychologue de Poudlard. Je ne recevrais pas mes patients ici… Simplement les élèves, je suis là pour ça. Que tu es cruel… Mon sourire est mesquin lorsque ma belle Eugenia Bogart est réclamée ici, un beau samedi ensoleillé en début d'après-midi. Assumes ton nouveau rôle ma chère. C'est elle, tu sais… Un songe, une idée, une véritable illusion. Crèves-la, putain. Tu ne peux pas faire ça, bordel.

Je laisse le vent s'engouffrer dans le bureau, m'abandonnant sur le balcon. Bouche sèche. Saleté. Je gronde et tire dans ma poche une nouvelle cigarette. Mon odeur plane déjà dans l'air, mon nouveau royaume, mêlée aux épices suaves de ce tabac exotique.
Mon sourire est narquois lorsque j'entends la porte s'ouvrir. Je reconnaîtrais ton pas entre mille. « Belle Miss Bogart ! » Je me redresse, pivotant vers le bureau, revenant à l'intérieur. Mes yeux si clairs te dissèquent, caressent un instant ton corps, tandis que je passe à côté du vieux bureau. Mon corps s'approche du tien, mon aura cajole la tienne. Ton parfum charme mon adorat. Et de mes lippes purpurines coule de suaves paroles : « Vous avez perdu du poids, ma chère. Que vous est-il arrivé ? J'espère que ce n'est pas l'effet de votre joie contenue de me retrouver….» Une question dont je n'attends au fond aucune réponse. J'ai passé deux mois à travailler avec toi. Je te sublime. Ta présence me rassure presque dans ces retrouvailles avec mon passé. Si agacée et ennuyée, mais pourtant au fond de tes entrailles, ce désir incontrôlable de me revoir encore. Tu aimes lorsque mes paroles erraflent ta fierté, te bousculent dans tes habitudes. Admets-le…

Tu n'étais pas obligée d'accepter cette proposition saugrenue. Je ne sais pas ce qui m'a pris…. J'ai raison. Tes remarques amères, ton agacement quasi constant est balayé par cette curiosité quasi morbide qui t'habite. Ces questions faussement innocentes qui m'arrachent des sourires, mais qui pourtant auraient fait peur aux plus sages et intègres. Laisse moi couler mes mains contre ta nuque. Je modèlerai ta chair et ton visage. Je sculpterai ton corps pour te faire mienne dans un torrent d'horreur. Sois infâme que je souris encore. Soit monstrueuse que je ris encore. Tes rires emmerdeurs qui me font gronder d'un manque atroce, je les veux encore. Donne les moi avant que je n'écorche tes lèvres. Belle, tu seras si belle, collé à tes lippes un sourire volé aux anges. Je suis désolé ma douce colombe. Il a raison. Tu fais trembler une corde bien trop sensible à ta simple présence. Et malgré cela, j'ai grand plaisir à te traiter comme je le fais encore…

Je désigne les cartons. « Je vais avoir besoin de votre merveilleux sens de l'organisation. » Mon adorable apprentie, transformée en véritable larbin…. J'abuse. Je le sais. Mais la direction, moi-même, et puis toi, avons signés ces papiers. Je suis responsable de toi. Et aussi ton supérieur. Délicieux, n'est-ce pas ? Alors je m'éloigne un peu, la cigarette coincée entre les lèvres. Je fouines dans ma sacoche en cuir. « D'ailleurs, j'ai commencé la liste des dossiers sur lesquels vous m'assisterez… Nous risquons de nous amuser. » Mon sourire est narquois, de nouveau. Les maladies mentales, les soucis d'autrui sont… Amusants ? En une phrase, je viens de détruire mes plus beaux discours de cet été. A moins que, tout simplement, ce ne fut que pure ironie qui fut exprimée par mes doucereuses lèvres… Qu'en est-il à tes yeux, ma toute douce ?

   
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Jeu 25 Sep - 11:22


 ◈ Nate & Eugenia ◈
Mes dents se sont plantées dans le fruit de la curiosité
Vous m'avez tendu la pomme








Quelle idée, la faire venir à Poudlard un samedi. Sa main passe dans ses longs cheveux qu'elle relève dans un chignon, son cou s'incline, elle observe, sa main retombe et la cascade blonde frappe son dos. Il n'est qu'un gamin, il ne peut pas s'en sortir seul, un déménagement, cela peut se faire sans elle. Il est agaçant. Elle enfile un chemisier noir qu'elle n'aime pas, ses mains boutonne l'ensemble un peu trop rapidement et, soufflant, plonge ses longues jambes dans un jean dépassé. La Bogart en jean, où va le monde ? Il lui aura tout fait faire, tout subir. Elle qui n'a jamais quitté ses robes, sa jupe, elle dont le corps aime à sentir la seconde peau que forme le tissu, caresse constante de la douceur, se coltine cette affreuse chemise lâche, ce jean sans saveur mais une robe, une jupe, pour un déménagement, c'est d'un ridicule. Elle n'est pas idiote, mais elle est agacée. Se plaindre de lui était une délicieuse habitude, elle le maudissait auprès de ses amis, râlait à chacun de ses gestes, de ses mots, absolument tout était propice à l'énerver. Elle adorait ça. Sa main gauche peint ses lèvres de rouge, son regard est sublimé, elle effleure ses livres de psychologie. Il l'insupporte à la regarder comme un morceau de choix, elle n'a jamais été aussi femme. Ouvrages posés sur sa table de chevet, ils finissent bien vite dans leur cachette, invisible aux yeux de tous. Divers travaux dont elle se délecte, elle a prit cette voie par curiosité, j'aime comment l'homme fonctionne mais plus encore j'aime le faire fonctionner. Pourquoi ne pas pousser le vice plus loin ? Connaître les sortilèges adéquats est une chose, défier les mécanismes que ces chers têtes en est une autre. Je serais imbattable, je serais prodigieuse, la perfection, dans mon domaine de prédilection. Elle a toujours été en avance dans ce domaine, as-t-il cerné qu'elle n'était pas qu'une stagiaire intriguée ? L'occlumentie est un art que j'apprends à maîtriser, je saurais résister à tout mais vous, vous serez faible face à moi. Elle n'aurait pu imaginer que son goût de l'âme serait si dévorant, qu'à son contact elle s'assoiffait. Dites m'en plus. Son besoin de comprendre, de savoir, l'envahit, la pousse plus encore vers cet homme. Il la blesse, elle adore ça. Il la repousse au loin, elle se rapproche. Il lui tend la main, elle le mord. Incapable d'une relation normale, les règles de bien séance ont été brisé à peine à t-elle posé son regard froid sur lui. Animal, torturé, la rencontre de deux esprits qui n'auraient pas dû se côtoyer. Apprenez moi. Elle aime à souffrir, n'as t-elle pas désiré ardemment, provoquant sans relâche, son ex promis ? Ne s'est-elle pas plainte sans pouvoir y échapper à ses mots durs ? Elle trouve le bonheur, elle s'en va chercher un autre bourreau. Peu importe ce que vous direz, je n'ai pas de plus grande jouissance que de me tenir droite sous vos coups. Je suis l'orgueil dans sa pureté. Vous allez plier, monsieur, vous allez m'offrir dans une boîte votre connaissance, formez moi, vous allez tout me donner et vous oublierez... Ce n'est pas qu'une lutte de pouvoir, ce n'est pas une alliance, ce n'est pas non plus un emploi, c'est la combinaison des trois, de ces petits actes anodin qu'à eux deux ils vont sublimer. Qu'ils vont pervertir.

Elle ne pouvait pas refuser sa proposition, l'invitation était trop belle. Monsieur. Trop alléchante. Il la regarde sans retenue, elle l'ignore superbement. Son parfum l'effleure, sa chaleur caresse ses formes, elle n'a de regard que pour la pièce. Ses sens le ressentent, son esprit est déjà ailleurs. Un bureau bien moins beau que celui du ministère,celui-là est sommaire, fonctionnel. Il la pique, la provoque et, mine de rien, elle se crispe. Ses yeux clairs quittent le plafond, sa tête sans sourire se baisse comme pour mieux l'écouter, son regard n'a toujours pas croisé le sien. J'aurais aimé, hélas monsieur je n'ai pas de joie à contenir. Toujours ce ton si professionnel, cette façon de remonter sa tête lentement, gracieusement et d'observer l'environnement qui l'entoure. Elle aime ça, savoir où elle est. Il parle travail, enfin elle daigne s'intéresser à lui, voilà qui est mieux, voilà qui est utile.

Silencieuse, elle observa un temps les cartons avant de porter son regard sur ces yeux noirs qui aimaient tant à la narguer. Vous n'avez pas daigné m'écoutez quand je vous ai suggéré le rangement de vos dossiers, bien entendu. Lui as t-elle vraiment parlé de ses dossiers ou essaie t-elle de lui faire perdre la tête, Eugenia se rapprocha de lui, l'odeur désagréable de sa cigarette lui montait à la tête. Elle déteste ça, cela gâche l'atmosphère. Il fouille dans sa sacoche, elle a envie de se pencher pour regarder mais se retient, n'affichant rien, se contentant d'attendre. Nous amuser, ce qu'il ne dit pas là... nous amuser... mais monsieur, ne m'avez pas appris tout l'été combien il était nécessaire d'être à l'écoute, d'être empathique, pour le patient ? Ne m'avez pas sermonné sur milles choses que vous venez d'évincer, les comparer à des jouets, cela ne me semble pas être dans le respect qu'on leur doit. A quoi joue t-il ? Que souhaite t-il au fond de lui ? Sa curiosité est piquée au vif, quelque chose en elle s'excite, s'emballe. Son cœur ? Non, c'est plus profond, c'est ancré en elle, savoir, il a parlé des dossiers, il est ambiguë, elle veut comprendre, elle veut connaître les noms. Elle veut mettre un visage, observer encore et encore comme elle l'a toujours fait pour Rosenwald mais a plus grande échelle. S'offrir ce mélange qu'est Poudlard et y suivre ses petits patients adorés. Son poule palpite, elle bloque son esprit, elle le sait langue-de-plomb, elle est paranoïaque. Elle veut savoir s'il est un brin tordu. Vous n'avez plus des traumatisés de missions pour patient, mais des élèves, un peu de respect je vous pries. Enfin elle se penche vers lui, son épaule frôle la sienne alors que, douce, son index et son majeur vienne caresser ses lèvres pour lui dérober sa cigarette. Et vous enfumez toute la pièce, je suis ici sur mon temps de repos, je ne tiens pas, en plus, à m'esquinter la santé. Eugenia ouvre la fenêtre, sur le rebord écrase la nuisance. C'est une lutte de pouvoir entre eux, elle ne peut lui obéir docilement. Eugenia, tu seras ma douce fille une femme de l'ombre, tu obéiras à ton époux, tu le soutiendra en tout point. Le travail la révèle à elle-même, lui montre ce qu'elle a toujours su mais s'efforce de ne pas devenir, chut, je suis une femme de l'ombre, au côté d'Andrews elle s'affronte. Je ne peux vous obéir, je ne suis pas une stagiaire, une assistante, soumise. Tout mon être s'oppose à vous, j'ai besoin de tout contrôler. Ne jamais courber l'échine, ne pas suivre le troupeau, je veux tout contrôler, même vous.

Vous vous éparpillez, ne devrions nous pas plutôt ranger vos « vieux » dossiers sur l'étagère du fond puis, de plus en plus proche, ceux qui serviront le plus souvent. Votre bureau sera vite rangé, il faut rendre l'espace fonctionnel, accueillant. Ce canapé ne l'est pas, la décoration est sommaire, peut-être ajouter quelques ouvrages qui vont feront passer pour meilleur que vous ne l'êtes ? Il faut les rassurer, ces pauvres élèves, ils pourraient presque être impressionné.

Voilà, elle le regarde, redevenue silencieuse, dans l'attente, insaisissable et pourtant elle s'amuse de la situation. Elle sent le plaisir qu'elle a de le contredire, de le critiquer, de l'asticoter. Vous êtes aussi masochiste que moi pour m'avoir engagé, je vais vous exaspérer si souvent. Son être se tend vers lui, allez Andrews, ne me laisser pas mener la barque si facilement, ce n'est pas drôle, si je continue sur ma lancée je vais récupérer bien trop aisément cette liste. Je veux savoir, cette liste, ces noms comme vos pensées. Elle va lui offrir un bureau de rêve, un rangement idéal, elle veut savoir, elle se ment à elle-même, elle va les torturer à jouer son jeu.


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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Dim 5 Oct - 23:32


   
Viens à moi, douce colombe.

   
Glisse ta main dans la mienne, je t'entraînerai dans les valses de nos enfers. Je goûterai la saveur de tes péchés, si tu me noies dans les miens.  

J'ai toujours aimé mon ancien royaume. Immense salon, bureau si fonctionnel, ce foyer de cheminé qui trônait derrière, fin escalier pour atteindre l'immense mezzanine emménagée en bibliothèque personnelle. Le bois et le verre, les tapis et cette odeur légère d'agrume. Mon cabinet était loin du Ministère, loin de Sainte Magouste, si proche et loin de tout, plongé dans un parc fleuri. J'y retournerai une semaine sur deux, comme ici. Mais ici, j'étouffe déjà. A moins est-ce ta présence malsaine. Ici, c'est Pourdlard, ce lieu n'est pas mien, c'est un lieu qui m'impose dès règles que je ne désire. Poudlard, ce sont des élèves peureux, traumatisés par les récents évènements, des enfants choyés, capricieux et qui vivront dans un monde qui court à sa propre perte.
Ici, je n'aime pas. La baie vitrée est dans mon dos. Je ne pourrais plus apprécier les rayons du soleil filtrant avec les courbes de ton corps, ceux qui mordent ta peau, subliment tes formes sensuelles. Douce caresse offrant à ma vue, la silhouette d'une femme noyée dans le soleil. Je ne plus me perdre dans la contemplation de ton corps fin, ou de tes jambes lorsque tu montais te trouver une nouvelle lecture Nous n'aurons plus ces moments lorsque je remplissais mes dossiers et que tu m'assassinais de question sur tes lectures de la veille. Trop de questions. Curiosité mordante, intérêt suspect et ces réponses doucereuses que je te soufflais lorsque tes réflexions me semblaient dignes d'intérêt… Ce qui était plutôt rare. Je suis le meilleur dans ma discipline, le seul dans ma spécialité, bien trop dégradante paraît-il, mais ils sont aveugles. Nous sommes des êtres humains dôtés de magie, avant d'être des sorciers. Tu ne peux rêver mieux comme formateur.  Toujours courtois, toujours poli, véritable enfoiré, putain de manipulateur.

Un sourire narquois se glisse sur mes lèvres à tes quelques paroles. Pauvre victime froissée, égo blessé, petite langue de vipère qui se délie pour une bétise. Je retiens mon rire. Foutaise. Mauvaise comédie, parodie narquoise, te te fou de tout cela. Mais à être inconsciente des règles, tu n'apprendras jamais à jouer avec. Comment pourrai-tu devenir ce que tu désire si tu es incapable de faire ce que l'on attends de toi, de conjuguer tes passions à tes désirs ? Monstre en devenir, véritable tyran, je gronde ton prénom lorsque tu retires ma cigarette d'entre mes lèvres. Un soupire passe mes lèvres, je lâche bien trop las : « Ce n'est pas votre corps qui lâchera le premier. » Tu es faible, petite fleur. Si belle dans ta trompeur. Ton esprit se muraille. Il le sent. Il est trop sensible, trop gourmand. Mon air est presque satisfait. Il te cherche. Il te veut. Il eut savoir. Il veut détruire tes pensées et surtout les défoncer. Méfiante, parano, et tant encore, véritable équation complexe, tanguant entre imaginaires et réels. Tu l'excites, tu le cherches toujours, j'ai cette sale sensation que tes mots n'existent seulement pour m'entailler. Tu veux fouiller dans mes entrailles, pour le trouver, Lui. Arrêtes, contentes-toi du reste, de ce que je suis. Tu ne l'aimeras pas, tu l'aduleras, tu adoreras le détester du plus profond de ton être. Tu te perdra dans le vide de ses pensées au lieu de le fuir. Serre les dents, douce colombe, accepte cette insulte dissimulée, ce véritable affront que je te fais et oublis. Avance. Tais-toi. Reste dissimulée derrière cette muraille de poussière que je pourrais franchir en quelques secondes. Pense-toi puissante et discrète, pense-toi insaisissable et si importante dans ta vie de pourriture, de ramassis de sang-pur qui court après une quête qui n'est qu'égoïsme et ne changera rien au monde. Continue à vivre dans ton monde sans te préoccuper de ce monstre que te désires, Eugenia.

Mon regard te brûle. Adieu tabac. Je sors le dossier en cuir noir et le pose sur la table. Je m'en désintéresse, faut-il croire. Non, j'ai presque mieux à faire : supporter tes jacassements. J'hausse un sourcil, faussement surpris. « Vous m'avez mal compris. » Je sors de ma poche mon paquet de cigarette, en glissant une nouvelle entre mes lèvres. Tu n'es plus là quelques secondes. Flamme fugace et si vorace. La fumée blanche qui vole de mes lèvres plane dans ta direction, comme mes mots : « Vous êtes ici pour cela. Ranger et organiser ce bureau. J'ai mieux à faire, pensez-vous. » L'indignation teintera presque les dernières notes de ma voix.
Je m'approche de toi, si silencieux, presque doux. Je m'arrête à ton niveau, à tes côtés, me penchant à peine pour souffler au creux de ton oreille. « Que je vous y reprenne, Bogart. Vous n'êtes qu'une merde à mes pieds. Vous devriez peut-être vous rappeler pourquoi et comment êtes-vous arrivé ici, hmm ? Ou bien est-il temps de songer à vous chercher un autre tuteur ?  Je vous souhaite bien du courage pour trouver quelqu'un d'assez patient pour supporter votre frustration chronique… » Odieux ? Pas plus que d'habitude. Franc ? Absolument. Je n'ai jamais mâché mes mots et certainement pas avec toi. Tu es magnifique dans ta complexité, merveilleuse dans tes faiblesses. Je les vois briller sous mes yeux comme de véritables joyaux. Je les frôle sans les atteindre, je m'en amuse lentement. Et tu me mordras plus fort, car nous sommes un merveilleux couple masochiste.

Je tire une nouvelle taffe, l'odeur se perdant dans ta crinière. Et puis je me détourne de toi, revenant vers cette fameuse liste. Je demande comme si de rien n'était, presque las, presque pensif. « J'aurais bien aimé… Que vous me donniez la liste… De vos proches amis… Quand bien même vous êtes capable de leur faire croire que c'est le cas. … Hmm non… Ajoutez aussi vos soit disant ennemis… Adversaires, qu'importe le nom que vous leur donnez. Je suis certain que la liste doit être bien plus fournie. » Je fini par m'appuyer contre le rebord de la fenêtre, mon essence magique ouvrant le dossier, mes prunelles parcourant les lignes.


   
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Jeu 16 Oct - 11:13


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Mes dents se sont plantées dans le fruit de la curiosité
Vous m'avez tendu la pomme








Elle l'entend mais ne réagit pas. Son corps tiendra autant que son esprit. Il tiendra car elle en a décidé, il suffit de rester dans le chemin choisit, d'écarter les pierres qui pourraient la pousser dans le fossé. Savoir exactement où est sa place, faire les choses qui doivent être faites. Ce ne sera pas toujours facile mais elle résistera. Parce qu'elle est plus forte qu'ils ne le pensent, parce que son orgueil la fait tenir debout, pour son nom, parce qu'elle est Eugenia, Helena Madeleine Bogart. Elle évince les doutes qu'il aurait voulu mettre comme on chasse la poussière. Évidemment, il l'exploite. D'assistante, il la réduit au boulot d'une servante. Envoie ton elfe le faire. Pourtant c'est avec une lenteur contrôlée qu'elle sort sa baguette de sa bottine. D'un coup de poignet elle ouvre les cartons, satisfait sa curiosité justifiée par la nécessité de savoir ce qu'elle va ranger puis, les livres, dossiers se mettent à voler jusqu'aux étagères. C'est un travail de bas étage, indigne de sa personne mais en chaque action trouver son utilité : elle se calme en se disant qu'elle saura où fouiller. Pour ce qu'elle n'a pas déjà lu. Sourcil circonspect, il se remet à fumer. Provocation. Il la provoque. Elle a dit non, il recommence et sa fumée s'en va chatouiller ses narines. Merlin que c'est de mauvais goût. Il poursuit son laïus, elle ne range plus, sa baguette néanmoins toujours pointée vers le carton entamé. Il avance, ce provocateur à deux sous, il va quoi ? Jubiler qu'elle essaie vainement de l'atteindre ? Qu'en quelques gestes, mots, il est retourné la situation à son avantage ? Avance que je t'arrache ce bout de papier blanchâtre des lèvres. Il se penche, elle se tend. Sa fumée l'enveloppe alors qu'il prononce des paroles si désagréable à l'oreille. Réduite à plus bas que terre, à rien, à ce qu'on évite même de fouler. Simple stagiaire, simple assistante, sans prétention et si changeable. Elle n'est rien, il lui rappelle bien et son cœur se comprime dans sa poitrine. Frustration chronique, même elle l'aurait diagnostiqué mais c'est bien peu de chose, c'est une victoire anorexique que s'en faire la réflexion. Et elle docile, obéissait à défaire ses cartons, si elfe, si inutile, si pantin. Si assistante. Fil du rasoir, rester dans sa grâce et le maudire à la fois. Le pourrir, le soutenir. Il est ignoble, elle le vomit, elle est insultée et n'a aucun droit de commenter. Aucun. Une assistante se tait, hoche la tête et obéit. Il se redresse, elle sent son parfum mélangé aux effluves du tabac. Andrews se redresse, elle tourne légèrement la tête vers lui, effleurant d'un bout de peau son visage pour croiser son regard. Elle est insultée, elle est tellement résolut. Son regard de pierre ne trouve en lui qu'une taffe tirée, qu'un nuage de fumée et elle retient très difficilement une grimace de dégoût. Sa baguette retombée le long de son corps est emprisonnée dans sa main, ne pas lui lancer de sortilège, se contenir, ne pas commettre pire qu'elle n'a fait. Et il enchaîne sur la suite comme si de rien n'était car, justement, rien ne s'est passé. Elle a dépassé le cadre de son devoir, il l'a rappelé à l'ordre. Voilà tout. Il ne s'est rien passé et ses nerfs vibrent dans sa faible peau. Ordinairement c'est moi qui donne ce sentiment d'infériorité aux autres. Je, le donne.

Abandonnant ces cartons, elle se rapprocha de lui pour venir un peu trop près. Je connais ton regard sur mon corps, je ne dis rien, je ne fais plus rien de mal, je suis simplement là. Il l'insulte encore et encore, hypocrite, mauvaise, elle est tous les défauts et aucune qualité. Un déchet sur un trottoir qui manipule son monde pour combler les espaces vides. Vous n'êtes pas meilleur que moi. Elle sourit à ses sombres pensées. En amis, notez Silver Nott, Blair d'Aragon, Abel McMillan, Phinéas et Simon Thornquill, Maxwell Nott, Némésis Carrow et je pense que vous pouvez ajouter toute ma famille, même si je ne les rangerais pas tous comme « ami proche » ou comme ennemi. Il en manque. Il en manque deux qui auraient mérité d'être cité mais même à lui elle se taira, un secret est bien gardé quand personne ne le partage. Poursuivant de son ton monocorde, Eugenia enchaîna sur les ennemis. Son esprit fermé lui indique peut-être que la liste est incomplète, qu'elle a étrangement renforcé ses barrières pour que les prénoms d'Audric et Annabeth ne franchissent ni ses lèvres ni ses pensées. Elle aurait presque envie qu'il sente qu'elle lui cache quelque chose pour le tracasser mais non, mieux vaut qu'il ignore tout, qu'il ne se doute de rien... elle n'a aucun contrôle sur la façon dont autrui perçoit son occlumentie. En ennemis, le mot est fort mais soit, Loki Greyback, Brennan Liev-Rokovski, Mikaella Von Rosen et Danyell Bishop. Silence, elle prend un air faussement désolé, cette liste est plus courte, il faut croire que c'est vous qui me rendez agaçante. Mensonge, elle a oublié de citer l'unique qu'elle hait véritablement. L'ennemi de toujours qui a une place si chère dans son cœur, chut, taire le nom d'Ernest Rosenwald car à l'instar d'Audric et d'Annabeth, c'est un doux secret.

De sa main libre elle se penche par devant lui pour ouvrir la fenêtre, évidemment, elle attrape cette provocation fumeuse et l'y jette. J'ai demandé à ce que vous arrêtiez de fumer. Sourire polie, cordiale, sans joie. Jouissance intérieure de l'exaspérer ne serait-ce qu'un peu. Un déchet sur un trottoir qui manipule son monde pour combler les espaces vides. Elle lui tourne le dos pour retourner aux cartons, reprenant sa tâche comme si elle ne l'avait pas quitté. Vous pouvez toujours me licencier si je ne vous conviens plus mais je vous souhaite bon courage pour trouver une autre assistante qui supporte votre besoin de rabaisser les autres pour vous sentir un peu mieux dans votre peau. Quel est le mot... ah oui... sous des airs de confiance, d'autorité, rabaisser autrui n'est pas sans évoquer chez certain un complexe d'infériorité déguisé... mais d'où cela peut-il bien vous venir... Elle parle sur le ton du conseil, puis de la réflexion, lent monologue pour elle-même tout en sachant pertinemment qu'il l'entend. Qu'il subit ses allusions. Prend la monnaie de tes pièces. Ais-je bien appris la leçon ? Elle tourne vers lui un visage plein de sollicitude, un peu candide, alors professeur de psychologie ? Eugenia se détourne, reprend sa tâche alors qu'elle retient avec plaisir un sourire narquois. Elle retient avec plaisir d'afficher ostensiblement la jouissance malsaine qu'elle éprouve à le rembarrer, à le mordre. Ne me traitez plus de déchet. Les cartons sont bientôt terminés, elle n'a alors qu'un regard pour la liste puis pour l'homme. Bref regard, alors, verdict, qui me donnez-vous ? Nous sommes un couple masochiste cela va de soit, à nous brutaliser avec bonheur. Vous faites ressortir le pire en moi, le plus brutale de mes instinct primaire et j'aime ça. Donnez moi cette liste, ces noms, vous savez que nous allons faire des merveilles ensemble... si nous nous survivons l'un à l'autre.


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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Mer 29 Oct - 1:12


   
Viens à moi, douce colombe.

   
Glisse ta main dans la mienne, je t'entraînerai dans les valses de nos enfers. Je goûterai la saveur de tes péchés, si tu me noies dans les miens.  

Mouvement de poignet, valse aérienne. Ta baguette incise l'air. Les dossiers volent, virevoltent, se posent et se rangent. Je savoure le silence, cette victoire qui n'en est pas une, mais qui trouve écho dans ton crâne j'en suis sûr. Il suffit d'observer la dureté de ton regard, ton maintien si noble et crispé, cette chose que tu retiens, que tu bouffes, que tu te forces à ravaler…  Et j'assène encore une phrase, des paroles stupides. « Un pantalon pour faire un peu de magie… C'est décevant. » Je te provoque encore et je ne m'en cache pas. Je joue à un jeu puéril, je le sais et cela m'amuse…. De voir à quel point cela peut t'affecter. Te mettre à bout, te toucher, t'effleurer, te manquer de peu. Je te découvre à ma manière, je trace les limites de ton être et de ta conscience. Je m'amuse à aimer ce que je découvre, à désirer ce que tu me craches. Imagine lorsque je ne joue pas, à quel point je peux être perfide et cruel, merveilleusement doué. Laisse-moi planter mes griffes dans tes ténèbres, laisse-moi déchirer ce rideau qui m'empêche de voir plus loin. Je veux savoir….  Et c'est mon métier de savoir. C'est mon métier d'assouvir ce besoin malsain de tout savoir. De tout comprendre, analyser, décortiquer, diagnostiquer. Pour vous aider à vous supporter, vous aimer, les aimer, adorer cette vie, la savourer, l'aimer, la désirer pour continuer encore en phase avec vous-même et ce monde qui en réclame trop. Oui, c'est ça être psychiatre…

La vile petite cachotière… Et cela t'amuses, je m'en doute bien. Je la sens ton aura qui se retire, s'enferme et se barricade. Elle se gèle, elle se solidifie pour créer un rempart entre ton intérieur et le reste. Que cela est perfide de ta part. Me faire sentir que tu caches quelque chose.. C'est ici, sur mon bureau que j'ouvre des crânes, que je les savoure et les dissèques. Pouvais-je m'autoriser à passer tes barrières ? Non. Malheureusement. Mais un sourire narquois se glisse sur mes lèvres. Petite salope… Tu l'agaces, tu l'éveilles, tu lui plait. Cesses donc ton jeu Eugenia, cela va beaucoup trop loin.
Tu t'approches, tu me frôles. Je ne relève pas mon regard, perdu dans un autre monde. Mais je t'écoute et note quelques longues secondes après ces noms que tu m'as cité. Nott, McMillan, Thonrquill, Carrow… Des sang-purs, des familles anciennes qui ont régné longtemps, qui tiennent encore dans leur doigts les lambeaux de leur déchu pouvoir… D'autres noms sont cités, moins, et tes dernières paroles m'arrachent un sourire. « Quel doux compliment. »

Tu te penches, tu passes devant moi encore, tu me frôles, tu te joues de moi et un léger rictus de mépris se glisse sur mon visage alors que mes doigts se serrent vivement contre ton poignet. Je vais vraiment finir par m'énerver et tu ne vas rien compris, Eugenia… Je l'attrape cette cigarette rentre tes doigts, tirant une longue dernière taffe avant de la jeter moi-même. Je relâche délicatement ton poignet sur lequel restera cette trace rougeâtre quelques longues secondes encore. Savoure ta victoire, ce plaisir que je t'offre d'abdiquer alors que je suis dans mon propre bureau.
Aucun mot, aucune insulte, mais pourtant dieu seul sait quelles vacheries je serais capable de te cracher dessus. Je me laisse tomber sur mon fauteuil en cuir, mon regard coulant sur ta nuque dégagée, ton dos, et ton fessier. Je crois que je serais capable de te redessiner toute entière les yeux fermés. Je pourrais même être médaillé d'or. Je dois bien détenir un record à moi tout seul, du temps passé à t'observer, parfois seulement pour te mettre mal à l'aise. Et je ne m'en lasse toujours pas, pour la simple et bonne raison…. Je te veux.  Vraiment ? Grande nouvelle. Cet ange des ténèbres, je vais l'attraper, souiller son plumage et abîmer cette peau trop parfaite. Il ne désire pas comme un homme. Il désire comme un animal, un criminel. Plus qu'un désir, un besoin. Lancinant, écœurant, qui abîme et cisaille.

Tu parles encore, tu m'arraches de ma divine contemplation, moi qui m'imaginait déjà te mettre à nue… Quelle sauvage tu fais à m'éloigner de mes pensées les plus sensuelles… Un sourire narquois et diablement amusé se glisse sur mes lèvres. Il ne t'en faut pas beaucoup pour sortir les griffes, les crocs. Un véritable petit chaton… C'est si drôle ! J'échappe un rire à ta dernière question. Tu m'épates. Oh oui, je ne m'ennuie pas avec toi et si tu venais à disparaître de mon bureau, je deviendrai un fauve en cage qui s'ennuierait éperdument. « Plutôt bien oui, bravo, vous mériterez presque un petit su-sucre ! » Je souris, narquois, et ajoute, bien plus naturel, moins provocateur : « A ceci prêt que Miss MacDowell est mon assistante et que vous, vous êtes mon apprentie. Donc au fond… Si je vous licencie, c'est à vous de trouver un nouveau tuteur pour ne pas pourrir votre année, n'est-ce pas ? … » J'hausse un sourcil, me laissant me pencher un peu en arrière sur mon fauteuil, ajoutant, presque las : « Et ce n'est pas un besoin… C'est une passion. Un loisir comme un autre de passer le temps… Et quant à mon autorité… Ca tombe bien, j'ai aussi le pouvoir. Rageant n'est-ce pas ? » Un véritable gamin qui compte ses pièces. Pleure, Bogart, j'en ai encore toujours plus que toi. Et je m'amuse, vraiment, c'est comme si c'était Noël tous les jours avec toi pour me donner la réplique. Quelques joutes verbales, gymnastique cérébrale, cela fait du bien, j'ai fini par croire que le monde était dénué de gens… Captivants.

Je pose mes pieds sur mon bureau, flanant tout seul, revenant couvrir le bruit de la paperrasse qui t'obéit. « Mais soyons sincère deux petites secondes… Je deviens quoi moi, sans ma belle petite Bogart ? » Sarcasme ou pas, peut-être à demi, je l'ignore moi-même, prends-le comme tu préfères. Mal, certainement. Je penche la tête sur le côté, souriant, te faisant un clin d'œil avant de me redresser, bien plus sérieux. « Alyssandra McMillan et Eleazar Jugson, cela vous parle ? » Mon regard se plante sur toi. Glisse ta main dans la mienne, valse avec moi sur ces quelques notes d'horreur. Je t'apprendrai ce que tu désires mais laisse moi me nourrir de cette noirceur… Laisse-moi voir en toi tout ce que j'ai perdu et donné. Laisse-moi te détruire de ma tendresse singulière, meurtris par l'autre, l'infâme dulcinée.

   
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MessageSujet: Re: Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]   Ven 5 Déc - 23:20


 ◈ Nate & Eugenia ◈
Mes dents se sont plantées dans le fruit de la curiosité
Vous m'avez tendu la pomme








Parce qu'il s'imaginait qu'elle allait porter des cartons ? Il l'a prise pour quoi ? Non, Eugenia Bogart ne porte pas de cartons, le pantalon, la tenue, c'est pour toute cette poussière qui se brasse c'est pour la commodité, elle ne réagit pas, ne se justifie pas, tu peux toujours me piquer, tu échoues. Cet air brièvement amusé pour seul marque qu'elle l'ait entendue. Leur jeu se poursuit, il l'enfonce alors qu'elle se sentait grande, envie violente de remonter pour mieux l'écraser. Il a réponse à tout, cela l'exaspère, la crispe, autant que cela lui donne envie de lui rabattre son caquet, de le rendre muet. Il me réduit à un divertissement. Je deviens quoi moi, sans ma belle petite Bogart  ? Incapable de savoir s'il la considère un tant soit peu ou s'il s'ennuyait au point de la garder comme dérivatif, incapable de le cerner dans son entièreté, elle se tait mais elle fulmine en elle. Un jour je vais vous rendre muet car je vous aurais surprise, vous n'aurez plus ce dernier mot que vous aimez tant. Un jour je vais ouvrir votre crâne comme vous le faites avec vos patients et je vous aurais comprise, alors vous n'aurez plus d'attrait. Alors vous ne serez plus qu'un être utile. Vous êtes insaisissable, surprenant, vous excitez ma curiosité et mon besoin maladif de contrôle. Je hais l'inconnu, les surprises et vous, vous êtes une surprise à chaque mot, je suis bien incapable de prévoir vos réactions.

Un peu. Alyssandra McMillan, cela lui parle très bien, beaucoup trop bien. La sœur de son adoré Abel, la sœur étrangement aimée source de souffrance ; la fascinante ex petite amie encore désirée par Eren, rivale malgré elle. Je n'aime pas cette fille qui a une trop grande influence sur ces deux êtres qui me sont cher, je n'aime pas cette fille proche d'Eren autant que je souhaite la voir avec lui. Toujours le même dilemme, le matin elle aimerait qu'Eren retourne à Hell pour se débarrasser de lui et avoir Haimon pour elle, le soir elle ne souhaite plus qu'Eren et tuerait toutes celles qui oseraient envisager de lui voler. L'amour ou la gloire, incapable de choisir. Je connais Alyssandra de réputation principalement, je ne lui ai jamais parlé, quant à Eleazar je connais le nom de famille mais c'est tout. Une sale famille avec une sale histoire comme la sienne, pourtant lui, elle n'a pas eu le loisir de le rencontrer dans les salons mondains. Élevé hors de la bulle familiale, il est un détail inintéressant dont elle se passe. Jusqu'à maintenant semble t-il.

Je commence quand ?

Peu après la rentrée semble t-il, le temps qu'il les rencontre, les préviennent, que les choses s'organisent sommes toutes. A la nouvelle d'avoir enfin un pied dans ce monde labyrinthique qu'est la psychologie, Eugenia sent monter en elle une excitation nouvelle. Similaire sans être semblable à celle qu'elle éprouve quand, lors d'un cours qu'elle s'improvisait l'année passée, elle s'approchait d'une créature magique l'ayant fait rêver. Je vais apprendre. Ce n'est pas meilleur que ces instants volés dans une autre filière avec Vincent, mais le plaisir est là : je vais apprendre et je vais jouer avec eux. Eleazar, ce nom sans visage ne lui inspire rien si ce n'est qu'elle sera peut-être, pour une fois, or du cadre habituel de la manipulation. Ou pas, voyons ce que le jeune homme lui inspire, mais elle.. Hell dans le bureau, Hell à la merci de ses mots, là pour trouver le réconfort, une aide inopinée chez celle qui portera la bague de l'homme qu'elle a aimé. Elle rêve. Vous serez déçu, Andrews, je ne vais pas soigner votre patiente, je ne vais pas la guider dans les méandres de ses propres démons. La tentation est trop grande de mettre mon grain de sel, avec subtilité, patience, je vais prendre les fils de son âme pour les tordres jusqu'à ce qu'il sied à ma vue. Cette fille fascinante s'éloignera du promis pour s'en retourner vers le frère abandonné.

Et vous avez quelque chose à me préciser ? Des informations à savoir ? Recommandations ?

Elle parle comme si ce n'était pas grand chose, un détail dans sa vie si réglée. Elle ne lui fera pas le plaisir de montrer son excitation, sa pensée absurde de fêter ça ce soir comme il se doit avec Silver dans une fête dont son amie à le secret. Sans évidemment lui dire les victimes, ou plutôt les patients, pas envie de parler d'Hell, elle va se faire en premier lieu sa propre opinion, la décortiquer seule, parler avec Silver c'est recevoir un Joker. Trop d'orgueil, une part d'elle a t-elle envie de prouver à Andrews de quoi elle est capable ? Prouver sa valeur ? Elle le toise d'un air indifférent, glaciale, insensible à la chaleur qui bouillonne en elle. Je vais te moucher, tu seras incapable de redire quoi que ce soit. Féline, elle se rapprocha de son tuteur, abandonnant ses cartons pour bien meilleur, je vais clouer cette bouche agressive. Mes premiers patients, cela se fête, j'attends de votre part que vous ouvrez une bouteille du meilleur champagne en mon honneur dès la fin de mes premiers entretiens. Amusée, elle passa sa langue brièvement sur ses dents avant de laisser son sourire s'étirer, je plaide coupable, j'aime être remerciez mais s'il vous plait, évitez le sucre, c'est bon pour les autres, élevez-vous à mon niveau, monsieur. Ses yeux dans les siens, son sourire narquois au bord des lèvres, elle laissa son regard le dévisager brièvement, avant de s'en retourner à sa tâche initiale sans ajouter un commentaire.


_________________

And I need you like a heart needs a beat but that's nothing new. I loved you with a fire red now it's turning blue. And you say sorry like an angel heaven let me think was you. But I'm afraid it's too late to apologize, it's too late.
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Viens à moi, douce colombe. [Eugenia]

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