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 Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir

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Marlow F. Hodgson
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyMar 14 Oct - 22:56

Event #6 - Partie I - Le jaune et le noir
Levant les yeux vers James Aylen, elle hocha la tête positivement. Bien, personne n’a semblé voir Abigaïl nulle part ni même Aiden voir tous ses amis. Il n’y avait que des grands et leurs histoires à dormir debout. À force d’observer – et sachez que Marlow est une as de l’observation, héhé – elle trouva quelques traits de ressemblances en ce qui concernait certains groupes. Il y avait les Serpentard passablement hautains et semblant détester cette fête. De plus en plus, Marlow avait cette envie de les décoincer un peu. Son regard restait cloîtré en Eren, Abel et … Cette Poufsouffle en Eugenia Bogart. Non, Marlow ne connaissait pas cette dernière évidemment et pas non plus sa maison d’appartenance. De l’autre côté, vous aviez un groupe plus hétéroclite avec son frère déguisé en … Cow-Boy jaune.

- Mon frère a l’air ridicule. J’ai l’impression de voir un énorme poussin jaune.

Rigola-elle sans pouvoir s’en empêcher envers James Aylen ou peu importe la personne qui écouterait en ce moment. Elle en recracha même le jus de citrouille. Quoiqu’il ne lui faillit pas gros pour recracher cette horreur. Subitement, une Poufsouffle semblait vouloir la voir s’amener vers le groupe. Bah, elle y serait allé de toute manière si ce n’était que pour se moquer de son frère. Pris d’un fou rire, notre jeune fille maquillée d’étoiles jaunes et noires et coiffé de rubans et barrette jaunes se détourna vers le buffet se prenant une petite assiette et tout ce qui rentrerait dedans : absolument tout. C’est qu’elle avait une faim de loup ! La musique lui tapait un peu sur les nerfs le ventre vide aussi.

Tenant son assiette en équilibre, elle faisait des pieds et des mains pour repousser les gens trop peu gênés pour lui marcher dessus. Hé ho ! Je suis là avait-elle voulu dire. Pff. Trouvant finalement tout ce petit monde en Jacob évidemment, mais aussi Billie, Brennan, Hell … Et. En fait, elle ne comprenait rien. Le groupe se dispersait aussi vite qu’il se fut formé. Même ce James Aylen se fit emmener un peu plus loin par la Poufsouffle blonde.

Marlow était prise entre Hell qui voulait son frère à elle toute seule et Eugenia qui … Elle faisait quoi là avec James ? Le petit nez de la jeune fille se retroussa en signe de confusion. Certes, lorsque le mot « sexy » sortit de la bouche de Hell McMillian envers son frère, Marlow se retourna vivement. Heh ! Elle venait à peine de voir sa mère dans la Grande Salle, mais évidemment elle tiqua sur ce mot. Encore une fois, cette collante McMillan disparue aussi vite qu’elle apparut.

- Tu n’es pas sexy Jake. Tu ressembles à un énorme poussin jaune. Ne vas pas faire ce que cette fille t’as dit, tu ne vas pas aimer les réactions des gens.

Osa-t-elle en rigolant sans pouvoir s’en empêcher. Oh ! Son frère était juste trop drôle habillé de cette manière. Elle l’aimait ne vous en faites pas. Puis bon, Marlow ne savait que faire en ce moment. Elle s’ennuyait dégustant quelques légumes puis, mordant dans une petite brochette de viande.

- Au fait, je crois avoir vu ma mère ici. Je l’ai perdu à cause de la fille qui t’a traité de sexy.

Termina-t-elle soupirant roulant des yeux au ciel comme si Hell avait laissé aller quelque chose de totalement étrange. Jacob ne pouvait pas être sexy. En tout cas, pas tant qu’il se saoulait de bière et de vin. Un point c’est tout.

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Résumé:
 
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Megara Hendrickson
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyVen 17 Oct - 18:52



Once upon a night we'll wake to the Carnival of Life


Les préparatifs pour la soirée prirent plus de temps que Meg ne s'y attendit. La demoiselle, en bonne amoureuse de la mode, soignait toujours son look, mais ce soir, c'était spécial. C'était spécial parce qu'elle voulait envoyer un message à Rubens, et pour cela elle devait avoir l'air parfaite. Enfin... Aussi parfaite qu'une petite sauvageonne comme elle pouvait l'être.
Elle avait choisi une robe à bustier jaune, sélection assez logique pour fêter la victoire de Jaunes et Noir. En guise de noir, elle avait opté pour la cape bleue nuit élégante que lui avait offerte Rubens. Le bleu nuit pouvait aisément passer pour du noir et, en un sens, elle trouvait cela amusant de porter le présent de son ex alors qu’elle partait justement en guérilla de jalousie contre lui. Derniers détails : ses cheveux, qu’elle avait décidé de les garder lâchés, et ses chaussures, qu’elle avait choisies avec un petit talon pas trop haut.

Parée pour la soirée, elle fit un détour par la case maquillage, bien décidée à être au top pour cette mission jalousie –il ne manquerait plus qu’elle essaie de rendre son ex chèvre en ayant l’air d’une pouilleuse…
C’est en jetant un œil sur côté de l’horloge que la brunette réalisa qu’elle avait traîné un peu plus que prévu et qu'elle était même carrément en retard. Si Elea se mettait à penser qu'elle lui avait posé un lapin il allait sauter sur l'occasion pour faire demi-tour et retourner dans son lit. La demoiselle commença à rassembler ses clics et ses clacs à vive allure avant de se ruer dans la salle commune, leur lieu de rendez-vous. Elle faillit vers un vol plané dans les escaliers à se précipiter de la sorte, ce qui aurait probablement placé la soirée sous le signe de la malchance.
Elea avait cru qu'elle se moquait de lui lorsqu'elle l'avait prévenu qu'elle risquait de l'humilier un peu malgré elle, et il avait eu tort. La demoiselle passait son temps à gaffer ! Ce n'était pas qu'elle était maladroite, c'était plutôt qu'elle n'avait peur de rien et n'hésitait donc généralement pas à s'adonner à des activités stupides ou dangereuses -souvent les deux à la fois d'ailleurs. Ou alors qu'elle était trop pressée, comme présentement.

    ~  Désolée désolée désoléééée

Repeta-t-elle frénétiquement alors qu'elle se dirigeait vers Elea qui avait visiblement pris son mal en patience. Elle se planta devant lui, le souffle un peu court, la chevelure en bataille, un sourire d'excuse flottant sur les lèvres. Décidément, plus elle essayait de bien faire et plus elle s'y prenait mal avec le pauvre Elea. Elle se tut un instant -oui, c'était possible- pour reprendre un peu de contenance, en profitant pour détailler un peu la tenue de son cavalier.

    ~ Hey! Le noir te va bien !

Remarqua-´t-elle dans un sourire. Contrairement à ce que beaucoup de gens semblaient penser, le noir n'allait pas à tout le monde, loin de là même. Pas le bon teint, pas la bonne silhouette, les raisons étaient multiples. Mais avec sa peau de pêche et ses yeux clairs, Jugson portait bien le noir. Il n'avait probablement pas grand chose à foutre de l'avis de la demoiselle, mais c'était son côté amoureuse de la mode qui s'exprimait. Et puis, un compliment n'était jamais le malvenu...

    ~  Alors, prêt pour la grande mascarade ?

Enchaîna-t-elle donnant un petit coup de tête du côté de la porte pour l’inciter à se mettre en route vers la fameuse soirée.
Mine de rien, Meg était un peu nerveuse. Et si son superbe plan ne marchait pas du tout ? Rubens se ficherait peut être éperdument de la voir avec un autre garçon... Et si ça marchait un peu trop bien ? S'il y avait bien une chose de certaine, c'était que Rubens était plein de surprises. Certains lui reprochaient son manque de courage, mais Meg savait qu'il ne manquait pas d'audace à sa façon, et elle n'avait pas la moindre idée de ce que pourrait être sa réaction.

Elle crevait d'envie de prendre la main d'Elea pour se donner du courage, mais elle avait compris la leçon : ne pas lui sauter dessus, ne pas le brusquer. A la place, elle commença à triturer ses doigts pour évacuer le stress. Était-ce vraiment une bonne idée cette affaire de faux petit ami ? Est-ce qu'un mec PAS amoureux d'elle allait la supporter toute une soirée ? Elle aurait peut être mieux fait de le payer... Ça aurait évité le scénario catastrophe où Elea la plantait à la soirée toute seule parce qu'il en avait marre d'elle. Autant dire que si ça arrivait, ça allait probablement avoir l'effet inverse sur Rubens : le lion allait jubiler de voir le couple de son ex péricliter alors qu'il venait tout juste de commencer.

Le chemin fut rapide, et en un rien de temps, ils se retrouvèrent devant les portes de la grande salle. Megara eut comme une hésitation, sa détermination vacillant un peu devant le fait accompli. Inspirant profondément pour se donner du courage, elle tenta un sourire du côté d’Eleazar, espérant peut être trouver la témérité qu’il lui manquait de son côté.

Arrivée dans la salle, la demoiselle jeta un regard circulaire distrait autour d'elle. Les manières d'honorer les blaireaux jaunes étaient diverses et variées : ça allait de la dédicace la plus discrète, un foulard comme Elea, un brassard, un fanion ou même un badge, à des sortes abeilles humanoïdes grimmées de la tête aux pieds. Il y avait aussi un cowboy et une indienne, mais ces deux là avaient probablement un peu trop picolé avant de venir. Et puis à l'extrême opposé, il y avait ceux qui ne jouaient absolument pas le jeu : affichant ostensiblement le vert, rouge ou bleu de leur maison, on sentait quelques mauvais perdants dans le lot.

Avec les reflets rouges de sa cape dès qu'elle se mouvait, Meg assumait parfaitement avoir voulu ajouter une touche Gryffondor à sa tenue jaune en hommage aux Poufsouffles. Sa manière à elle de rappeler qu'elle croyait aux mélanges des maisons et à l'entraide. Elle était aussi fière d'être Lionne que désolée de ne pas être chez les Aigles, les Blaireaux ou les Serpents. Quoique, vu ce que lui avait dit Phin sur Serpentard, elle n'était pas certaine de survivre chez ces requins là.

    ~  Allez sus au buffet, on va avoir besoin d'énergie !

Lâcha-´t-elle en désignant le buffet en question Elea. Elle fit un premier pas dans cette direction, avant que son regard ne tombe sur l'espèce de petit campement qui s'était installé près de l'emplacement stratégique de la soirée. Rubens était là. Meg s'immobilisa, une main sur l'épaule d'Elea pour l'empêcher de continuer.

    ~ Euh...

Bredouilla-´t-elle, se retrouvant à bêtement espérer qu'il ne les avait pas vus, elle qui était spécifiquement venue pour le narguer. Bizarrement, elle le sentait mal, ce plan de génie tout droit sorti de son esprit.

    ~ En fait non... C'est pas une bonne idée de manger en début de soirée ... Après on va avoir l'estomac lourd et on tiendra plus debout... Allons plutôt par là !

Suggéra-t-elle en montrant le côté opposé de la salle où il n'y avait... Rien du tout. Mais rien du tout lui paraissait très bien. Et c'était la Morfale de service qui disait cela ! Bien consciente de ne pas être crédible une seule seconde, Meg fit une petite moue, haussant une épaule. Si elle voulait garder Elea comme « partner in crime », il allait falloir lui faire un peu confiance.

    ~ Y a mon ex près du buffet et… je crois que j’ai pas tout de suite envie qu’il nous remarque finalement...

Confessa-t-elle à son petit copain d’un soir, un sourire désolé sur les lèvres. Il devait la prendre pour une folle, à orchestrer une fausse romance pour rendre jaloux un mec pour finalement ne même pas oser s’exposer devant lui. Elle allait le faire. Il le fallait. Mais pas tout de suite. Comme un pressentiment que la soirée allait prendre un nouveau tournant lorsque Rubens poserait ses yeux sur eux…. Finalement, un peu anxieuse, elle alla s'emparer, en douceur cette fois-ci, du poignet d'Elea, à défaut d'oser lui prendre la main.

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Rubens Cassidy
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptySam 18 Oct - 21:21


 ◈ JAUNE & NOIRE◈
Trève de blabla je vais juste t'exploser mon cher ami ♥

Pendant que Meg jubile d'avoir réussi son plan tordu






Ah v'là le chevalier, ça va comme tu veux Pocahontas ? Il sourit, un peu gêné par le baiser sur la joue, bref éclair de pensée morose. Au moins il y en a une qui tient à lui. Sourire à Ebony, il y en a deux. Megara n'a aucun goût... ne pas ressasser, pas encore, il est là avec ses amis, oui, ne pas ressasser. Il a toujours un goût amer et ses sourire sont moins étincelants, qu'importe, il ne va pas couler à cause d'une rumeur. D'un fait. D'une rumeur. Se concentrer sur ce que raconte Hell, parfait pour se changer les idées. Il se tortille donc un peu pour voir à quoi ressemble la fille dont elle parle. Ah oui. C'est une Fawley, ouais elle est sympa je l'ai croisé parfois en soirée, il tourne vers elle, un sourire interrogateur sur le visage, ta victime ? Elle ne répond pas, ne semble pas non plus l'entendre et il s'en fiche, il hausse les épaules aux couvre-feu, ça ne va pas changer grand chose à leur existence et puis c'est pas une si mauvaise idée. Ils veulent juste éviter que les emmerdes recommencent. Euphémisme mais il n'a pas envie de se lancer dans le débat, il a toujours pris le parti de la délégation et sait pertinemment que ça ne plait pas toujours. Qu'importe... son regard couvre la pièce, elle n'est pas là, putain qu'est-ce qu'elle fout ? Elle n'est quand même pas encore avec lui ?  Perceval fait son entrée, ah parfait, lui il fallait absolument qu'il le voit ! Deux secondes, dit-il à ses amis avant de rejoindre Perceval pour le traîner de force auprès d'eux. Percy, Jake, dit-il en battant le record de présentation expresse, tu dois connaître Ebony et Hell, sont de la maison. Son débit est devenu bien plus rapide, ses sourires faux ont laissé place à une anxiété nerveuse, faut que je te parle d'un truc. Il se tait, prenant conscience du moment, du lieu et qu'il n'a pas le droit d'être égoïste ce soir-là. Elleria n'est pas là ? Il ne peut pas l'accaparer ce soir, il va sûrement vouloir passer du temps avec sa copine, ouais, forcément. Parce que lui en a une, qu'il arrive à la garder, putain merde faut qu'il lui parle de Meg. Désolé mec tu vas encore subir mes demandes de conseils intempestives et mes plaintes larmoyantes. Tu vas finir par demander à changer de maison tellement je sens que je vais te saouler avec mes histoires. Désolé.

Hell détend l'atmosphère et il lui en est gré, sourire désolé et sa main sur sa propre nuque, Rubens manque de se prendre un verre, il termine le sien pour prendre autre chose à boire. Son amie décide de faire enfin « quelque chose à sa victime », mais de quoi elle cause ? Comme s'il regardait un film, Rubens but une gorgée avant de poser sa tête sur l'épaule d'Ebony et de regarder la séance. Hell s'avance puis embrasse la fille avant de déguerpir ?! La fille la rattrape pour l'embrasser à nouveau puis lui tenir la main ?! Nan mais c'est quoi... oh ben faites ce que vous voulez, à priori tout le monde est en couple, normal, super, formidable, génial, félicitation. Amertume, douce amertume. Elle s'éclate bien. Il n'a rien trouvé de mieux, ah si : tu parles d'une victime, l'autre irradie. Jalousie. C'est là qu'une première année fit son entrée en scène, connaissant semble t-il parfaitement Jake. Salut ! C'est qui ta mère ? La fille s'appelle Alyssandra,  vous vous connaissez d'où  tout les deux ? C'est parfait ça, se concentrer sur la première année, c'est bien ça, une amie à Jacob, c'est parfait même. La harceler de questions, lui tenir la grappe et oublier Megara. Il sourit à Percy mais ne le relança pas, il doit profiter de la soirée avec sa copine. Avec sa copine parfaite sous tout rapports. Comme lui. Ne PAS ressasser. Rubens reporta son attention sur la plus jeune du groupe quand son regard tomba, inévitablement, sur celle qu'il attendait.

Le temps ralentit. Sa robe lui va à ravir, on dirait une seconde peau. Il observe la façon dont ses cheveux battent la mesure sur son dos à chacun de ses pas. Il apprécie le roulement de ses hanches quand elle marche et la façon qu'elle a de regarder devant elle. Son maquillage est inutile, il ne fait que sublimer ce que tous admire. Rubens est muet. Rubens est blanc. C'est quoi le cafard à côté d'elle ? Qui a sortit la créature de Frankenstein du placard ? Elle lui parle. Elle LUI parle. Ben vas-y, embrasse le tant que tu y es ! Attrape sa petite main et en avant guignant sur la piste de danse ! Quelqu'un lui parle ? Il s'en fout, il n'entend rien, ne voit rien, si ce n'est elle et lui. S'ccusez moi... On dit qu'ils se sont embrassés, ils se sont enfermés dans une salle de cours. Il se fout de sa gueule. Il parle entre ses dents, ne précise pas qui, il ne pense plus à ses amis, il ne pense plus à rien. Il est amoureux de moi. Ce mec... Elle est tombée amoureuse de lui. Et elle porte ma cape en plus ! Techniquement c'était la sienne, il lui avait simplement offert mais tout ce qu'il voyait, c'était que son ex profitait de SON cadeau, de SA déclaration, pour épater son nouveau mec ! Elle ne lui va pas du tout. Mensonge. Il ressemble à rien en plus Elea. Elle a couché avec lui. Ecoute frérot, tu as quand même brisé le cœur de Megara, tu ne vas pas la récupérer comme ça. Faut que tu sois patient, présent, attentionné, bref montre lui que tu as changé ! Que t'es un nouvel homme ! Conseil avisé d'une sœur absolument pas experte en la matière, il doit aller lui parler mais sans faire le mec jaloux-possessif-pot de colle. Elle est amoureuse de ça. Trouver une façon courtoise et mature de l'aborder. Elle a couché avec.

Qui m'aime me suive !

Son verra claqua sur le buffet alors qu'il le reposait brusquement et sans attendre les réactions de chacun, entreprit de bousculer tout ceux qui l'empêchait d'attendre rapidement Megara. Traverser une foule en colère lui aurait donné de l'allure, enchaîner les « pardons », « excusez moi », « dégaaage », ça cassait un peu l'image de l'ex bad boy furax mais il s'en foutait. Il n'y pensait pas. Elle est amoureuse d'un mec qui se fout de sa gueule, elle est tellement accro à ce connard manipulateur qu'elle lui a sauté dessus. Il ne pensait tellement plus qu'il était incapable de savoir ce qui était le plus douloureux dans l'affaire. Il bouscule une femme bien sapée qu'il ne connaît pas. Je vais le tuer. Je vais étrangler Eleazar avec sa cape et le servir sur le buffet, bon appétit. Croiser le directeur et se dire qu'il ne doit se contenir. Maturité. Elle sort avec un mythomane. Maturité. Un mythomane qui n'a aucune conscience. Ma-tu-ri-té bordel !

Ouais, finalement cette cape te va pas du tout, c'est pas la couleur... ah oui... elle est un peu serrée. On repassera pour la maturité, la classe, la preuve qu'il est devenu un homme meilleur blabla, il est toujours le même abruti qui l'insulte dès qu'il a envie de lui gueuler au visage avec un panneau dans les bras qu'il l'aime. Sans attendre de voir le visage de Megara réagir à cette attaque particulièrement basse sur son physique, Rubens se tourne vers Eleazar,  un large sourire au visage. Un large sourire crispé. Je vais te tuer. Alors tu me dis rien toi ? Quel cachottier ! D'un geste affectueux il passe son bras autour des épaules d'Eleazar, se tournant vers Megara pour jubiler – hélas ostensiblement – de la surprise qui naît sur son visage. Ton mec t'as pas dis qu'on était pote ? Ele faut pas être si timide ! Lui et moi ça fait depuis la première année qu'on se côtoie. Enfin côtoyait, pourquoi déjà on s'est perdu de vue ? Sa main serre la pauvre épaule d'Eleazar, t'as pas intérêt à bouger toi. Ah oui me rappelle, t'étais à fond sur moi! J'avais pas trop aimé le coup de la serre en pleine nuit. Sa main est un étau sur sa petite épaule. Alors comme ça, comme je t'ai foutu un râteau tu te tape mon ex ? C'est bas, Eleazar. Son ton change, l'humour a disparu, son sourire – aussi faux était-il – aussi. Il se fout de sa gueule et elle sort avec. Il le lâche d'un seul coup, enfin, micro seconde où Rubens paraît calme, maître de sa jalousie, micro-seconde où sa conscience, sa lâcheté, sa raison, qu'importe son nom, s'accroche en rappelant que la salle est pleine d'auror et d'enseignants. T'as vraiment un problème toi ! La conscience est morte, sa voix forte gueule sa colère à tous, ses bras bien plus fort qu'ils n'y paraissent, pousse violemment Eleazar en arrière. Bonne soirée.  
HJ:
 

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Eleazar R. Jugson
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyDim 19 Oct - 19:35







La mascarade aurait pu être -presque- parfaite



Dès que la furie fut hors de portée, Elea regretta de s’être engagé dans ce plan foireux. Pourquoi fallait-il toujours qu’il se lance dans des histoires qui s’annonçaient catastrophiques ? Bizarrement, ce qui lui avait semblé une bonne idée pendant quelques secondes –celles où Meg lui avait expliqué comment il allait devenir un Don Juan juste en faisant semblant d’avoir une copine- lui paraissait à présent pire que toutes les idées tordues qu’il avait eues… combinées. C’était donc le moment parfait pour trouver une idée brillante pour ne pas devoir affronter cette soirée. Meg s’en était déjà allée on ne sait où mais Elea était resté dans la salle de classe, seul, posé sur une table à méditer. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir trouver comme excuse miteuse pour ne pas se pointer ? Une maladie soudaine ? Piqué par un oiseau venimeux ? Cloué au lit pour cause de fièvre soudaine ? Pris d’un soudain mutisme ? Rien ne semblait vraiment convaincant. Il n’aurait su dire combien de temps il resta dans cette pièce, la tête enfoncée dans ses paumes de main, à se creuser l’esprit. Et rien ne vint, rien sinon la conviction qu’abandonner comme ça n’était pas digne. Cette fille paraissait vraiment désespérée, assez pour qu’Elea ressente de la compassion pour elle et soit prêt à l’aider.

« Je crois, mon petit ami, qu’on n’a pas le choix pour cette fois. »

Casper, ou l’ami imaginaire d’Elea lorsqu’il avait envie de parler. Une tortue amorphe, c’est toujours mieux qu’un mur.  Pas si amorphe que ça d’ailleurs, puisqu’elle avait eu le temps de se traîner jusqu’à l’autre bout de la table alors qu’Elea méditait sur son sort. Il remit Casper dans sa poche et se leva d’un bond, bien décidé à ne pas se laisser abattre. En réalité, ce fut pour s’effondrer à nouveau quelques instants plus tard, dans le dortoir. Il venait de passer en revue sa garde-robe et rien ne pouvait correspondre ni à une soirée Poufsouffle, ni à un premier –faux- rendez-vous galant. Le lion évitait suffisamment les soirées pour n’avoir à sa disposition rien qui ne soit vraiment festif.

Après avoir écumé toutes ses tenues, qui traînaient sur son lit, il opta pour le plus simple : un pantalon noir, une chemise noire également et une cape assortie à l’ensemble. Coup de chance, le noir faisait partie de l’emblème des Poufsouffle. Et pour le jaune… ? Elea regarda un moment Casper qui s’était trouvé un petit coin douillet entre une cape et une robe de sorcier. Casper et sa carapace noire à pointes jaunes, le parfait déguisement pour la soirée. L’idée de l’accrocher autour de son cou en médaillon géant lui traversa l’esprit mais il n’était pas encore si désespéré. Et puis nul ne savait ce qui allait se passer au cours de la soirée, mieux valait-il pour Casper rester dans le dortoir et pioncer tranquillement dans ses vêtements jetés en boule sur son lit. A la place, Eleazar finit par dégoter sous un tas de vieilleries un foulard jaune qui ferait l’affaire pour la petite touche colorée. La préparation fut rapidement achevée par un tour rapide dans la salle de bain pour arranger un peu sa tignasse et se parfumer un coup. De retour dans le dortoir, un coup d’œil à l’horloge l’informa qu’il lui restait encore une bonne heure avant le rendez-vous fixé avec Meg. Elea s’apprêtait à la passer allongé sur son lit lorsqu’il entendit des voix qui le mirent en alerte. Personne de connu heureusement, mais ça lui suffit pour se rappeler qu’il n’avait envie de croiser personne, certains encore moins que d’autre. Il était temps de décoller du dortoir.

Elea en profita pour sortir prendre l’air et ses pas le menèrent naturellement vers les serres. Il adorait passer par là car à toute heure de la journée, il y avait toujours quelque chose à observer.  Le soleil était en train de se coucher et certaines fleurs, aussi éphémères que le jour, faisaient déjà leurs adieux. Des fleurs ! Voilà qui était une bonne idée. Et justement, alors que la lune se levait, les premières orchis nocturnes pointaient le bout de leurs pétales. Ces jolies fleurs jaunes aux extrémités ocre naissaient le soir pour se faner au lever du jour. Le sorcier en récolta trois qu’il stabilisa à l’aide d’un sort afin qu’elles gardent leur vitalité jusqu’au matin. Le temps qu’il choisisse les plus belles fleurs, l’heure s’était déjà écoulée. Il allait être en retard pour Meg ! Au pas de course Elea retourna jusqu’à la salle commune des Gryffondor, les fleurs dans la main. Heureusement, la furie n’était pas encore là! Il eût le temps de récupérer son souffle, de passer sa main dans ses cheveux pour les remettre en ordre… et plus encore. Il eût même le temps de faire les cent pas et de se demander encore une fois si c’était une bonne idée. Et si c’était quand même une blague ? Si Meg ne venait pas ? Si elle le laissait tout seul planté comme un con avec ses fleurs ? Eleazar n’aurait su dire combien de temps il poireauta dans la pièce commune, observant les allers et venues en priant pour qu’elle se dépêche.

Et finalement, dans un fracas, la demoiselle fit son apparition. Avant qu’Elea n’ait pu se précipiter pour la rattraper, elle était retombée sur ses pieds toute seule. Visiblement, il n’avait pas été le seul à courir. Les préparatifs s’étaient avérés plus longs que prévus mais ils n’avaient pas été vains. Elea n’y avait pas encore franchement prêté attention, mais il devait admettre que Meg était une très jolie fille et qu’elle avait su se mettre à son avantage pour la soirée. Sa tenue était superbe et il ne manqua pas d’admirer les reflets rouges qui faisaient briller sa robe. Finalement il n’était pas peu fier d’aller à la soirée avec elle, même si c’était pour une drôle de mascarade.

« Merci. Le jaune te va à ravir aussi ! T’es très belle dans cette tenue. »

Que ce soit pour faire des compliments ou pour en recevoir, Elea n’était pas franchement à l’aise. Ce qui expliquait les petites rougeurs que l’on voyait poindre sur ses joues. Il lui tendit les fleurs qu’il avait cueillies dans la serre.

« Tiens, c’est pour compléter ta tenue ! »

Quoi de plus crédible qu’un petit bouquet de fleurs pour un premier rendez-vous ? Maintenant qu’il avait accepté le deal, Elea était prêt à aller au bout du rôle. Il n’aimait pas faire les choses à moitié et pour lui les engagements étaient sacrés. Aussi tordus qu’ils soient. Ainsi, c’est d’une voix franche et assurée qu’il lui répondit.

« Totalement prêt ! On va lui en mettre plein la vue à ton ex ! »

En cet instant, Elea le pensait sincèrement. Le stress de Meg était palpable, rien d’étonnant à cela, et lui-même n’était pas tout à fait serein. Mais il avait confiance en Meg, qui semblait bien décidée à aller jusqu’au bout du plan. Mieux valait-il qu’elle le soit, car il aurait vraiment l’air d’un idiot si elle le lâchait en plein milieu de la soirée en déclarant que c’était un faux petit ami. Déjà que sa cote n’était pas au beau fixe, elle finirait enterrée six pieds sous terre. Pour donner du courage à sa fausse petite amie, qui ne cessait de triturer ses doigts, autant que pour rentrer dans son personnage, Elea décida de lui-même de prendre la main de sa cavalière alors qu’ils entraient dans la grande salle.

C’était encore plus rempli qu’il ne l’aurait imaginé. Des tas de gens dont une bonne majorité abordait les couleurs des Blaireaux. Voir autant de gens était à la fois rassurant –ils se fondaient dans la masse, personne ne les  verrait- et plutôt stressant –avec autant de gens, il y avait FORCEMENT des gens qu’il n’avait pas envie de voir-. Ses yeux se posèrent un instant sur une fusion étrange entre un cowboy et un poussin. Un visage connu : son cousin. Qui aurait-ce pu être d’autre ? La vision lui décrocha un petit rire. Il avait bien envie d’aller le saluer et même de l’appeler à l’aide, mais en même temps n’était pas bien sûr que Jake soit disposé à ça. Tant pis, pour cette fois il se débrouillerait seul, enfin avec l’aide de celle qui l’a foutu dans le pétrin.

A l’instant où Meg lui proposa de s’approcher du buffet, Elea n’avait pas encore fini son tour de la salle, guettant avec appréhension des visages familiers qu’il ne voudrait pas voir. Malgré ça il accepta volontiers et partit d’un bon pied vers le ravitaillement. Le buffet, c’est quand même l’élément le plus intéressant d’une soirée festive, non ? Malheureusement, à peine ses pas avaient-ils commencé à s’orienter vers le buffet que Meg le retint, changeant soudainement d’avis. Au passage, sa main se décrocha de celle de sa fausse dulcinée.

« Hé, pourquoi ? »

Mais OUI, pourquoi le privait-on de buffet ? Il la regarda d’un air dubitatif lorsqu’elle proposa d’aller dans la direction opposée, avançant des arguments pour le moins contestables. Lourds ? Mais il ne lui demandait pas de s’empiffrer comme une oie, juste d’aller piquer un ou deux trucs ! Cependant la véritable raison vint bien rapidement et Elea acquiesça de la tête. Ah, il était là ce fameux ex. Ça tombait bien, il avait une partie du buffet en ligne de mire, le moment parfait pour essayer de repérer qui c’était. Il aurait aussi pu demander mais.. c’était moins drôle et en réalité il n’osait pas vraiment se lancer dans le sujet sensible. Autant essayer de deviner. Et c’est au moment précis où il suivait une main qui se retirait du buffet que ses yeux tombèrent sur… RUBENS. Par Merlin, il n’avait aucune envie de voir ce gars-là. Aucune. Etait-ce dans sa tête ou Rubens venait-il à son tour de le dévisager ?

« Ouais, t’as raison, on est bien ici même sans le buffet. On aura toujours le temps de manger plus tard ! »

Et donc de ne pas s’approcher de Rubens. Le temps qu’il regarde Meg et qu’il lève à nouveau les yeux, le bougre avait disparu. Et il ne lui fallut que quelques secondes malgré la foule pour le repérer et voir que non seulement il se déplaçait, mais en plus il se déplaçait dans LEUR direction. Mayday, mayday ! A l’aide, il ne voulait pas le voir, surtout pas ce soir. Il était un peu tôt pour dire à Meg qu’il souhaitait déjà se casser de la soirée alors qu’ils venaient d’arriver. Alors restait-il une solution ?

« Non, pas lui ! »

Lança-t-il en désespoir, avant de tenter l’improbable pour se dissimuler aux yeux de Rubens… Plonger la tête la première vers Meg en l’attrapant par le menton pour l’embrasser avec autant de fausse fougue que possible dans l’espoir que Rubens ne le voit pas ou qu’il passe son chemin non désireux de les déranger dans un moment pareil.

Autant dire que ce fut un cuisant échec étant donné que la voix de Rubens ne tarda pas à venir résonner dans ses oreilles, le faisant sursauter et interrompre leur baiser immédiatement. Pour le faux romantisme, on repassera. Contre toute attente, ce n’est d’abord pas à lui qu’il s’adressa mais à Meg pour lui faire un non-compliment pour le moins désagréable. Il n’y aurait eu que ça, Elea l’aurait insulté et repoussé parce que ça ne se fait pas. Mais il n’y eut pas que ça.

« Cachotier ? C’est pas ça mais c’est tout nouveau et… »

… Et il se tut d’un coup, comprenant que Rubens n’en avait rien à cirer de sa réponse. De toute manière il n’avait rien à justifier sur ce point, Rubens n’était plus son pote il n’y avait aucune raison qu’il soit au courant de ses fausses histoires d’amour.  Sans prévenir, il l’empoigna par les épaules avec une force inhabituelle pour s’adresser non plus à lui mais à Meg à nouveau. Et soudainement, le monde se resserra autour d’Eleazar alors qu’il comprenait enfin pourquoi Rubens la furie-bis s’était jeté sur lui. Il s’était tant imaginé un genre de monstre de muscles qu’il lui fallut quelques secondes pour réaliser que l’ex en question, le clou de leur soirée, la raison de ce plan foireux était la même personne que celle qui passait ses bras autour de son cou et lui compressait les épaules. Pour l’étrangler ? La voix mielleuse de Rubens sonnait faux. Evidemment qu’elle sonnait faux. Il était en colère et la force anormale qu’il sentait autour de son cou le trahissait. Ce n’était pas une embrassade amicale, c’était un piège, une étreinte dont il ne pouvait se soustraire.

Son ancien ami déblatérait, s’adressant tant à lui qu’à Megara. Pendant ce temps, Elea la regardait d’un air désolé, comme s’il y était pour quelque chose dans cette affaire, comme s’il venait d’attirer par malchance un ancien ami un peu trop alcoolique, du genre boulet dont on ne sait plus comment se débarrasser. En cet instant il aurait aimé s’excuser que ses histoires personnelles avec Rubens viennent s’immiscer dans le plan de cette soirée et dans leur relation d’ex-couple. S’il avait su que cet ex était Rubens, cet ami qui ne lui adressait plus la parole pour on ne sait quelle mystérieuse raison, il aurait refusé le plan à coup sûr.

Et d’un coup il releva la tête, la tournant vers Rubens dont les propos avaient perdu tout sens. A fond sur lui ? La serre en pleine nuit ? Son regard s’était tourné vers son ancien ami qu’il dévisageait sans comprendre. Se serait-il trompé de personne ? Avait-t-il déjà trop bu ?

« Attends.. quoi ?? J’pige rien à ce que tu racontes. »

Il peinait à comprendre les propos insensés que déballait l’ex de Meg. A cet instant il n’y portait peut-être pas autant d’attention qu’il l’aurait fallu, supposant que c’était sous le coup de la colère que Rubens racontait n’importe quoi. Le fameux coup de la serre, cette nuit où Elea avait donné rendez-vous à son pote en pleine nuit pour voir éclore les spores lunaires, il l’avait oublié depuis bien longtemps sans se douter un instant que ce moment de pure botanique ait pu sembler tout autre aux yeux de Rubens. D’un coup, encore plus violemment qu’il l’avait attrapé par les épaules, Rubens le relâcha et le poussa. Eleazar fit quelques pas en avant, manqua de tomber et de se rattraper à la robe de Meg, mais par chance pour sa dignité il retrouva l’équilibre tout seul et se releva. Immédiatement, son bras partit coller une droite sur la joue de Rubens avant même qu’il n’ait pu réfléchir au geste qu’il faisait. De toute manière, une gifle ça ne se médite pas.

« C’est toi qui va pas bien, espèce de taré. »

Ses bras se tendirent, prêts à retenir un retour de flamme de Rubens qui semblait dans tous ses états.

« Arrête de te prendre pour le centre du monde. J’sors pas avec Meg pour me venger de toi. J’ai rien à venger d’ailleurs. Pourquoi j’aurais été à fond sur toi ? »

Il semblait bien que cette baston qu’il redoutait tant était en train d’avoir lieu. Mais Elea ne la craignait plus. Il était bien trop en rogne pour cela.



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Brennan Liev-Rokovski
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyLun 20 Oct - 0:08






Brennan & the rest of hogwarts
Une fête en l'honneur des Poufsouffle. Lorsque le jour de la rentrée, Dorcas Derwent, nouveau directeur fraîchement nommé de Poudlard avait évoqué un grand événement à venir, le jeune bleu et bronze s'était attendu à bien de grandes choses mais certainement pas à cela. Certes, la maison des jaunes avait mérité qu'on marque le coup pour leur deux grandes victoires de l'an passé, mais cela sollicitait-il plus qu'un repas un peu plus orné qu'à l'accoutumé ? Brennan en doutait et ne s'était fatalement rendu à cette petite célébration que parce que le tyrannique Ambrose Moorhead, étudiant référent de la maison Serdaigle n'avait mit un point d'honneur à faire respecter la demande du nouveau patron. Autrement dit, pas un chat dans les dortoirs et tout le monde dans la grande salle. Quelle barbe ! Et ils avaient mit le paquet en plus ! Bannières jaunes et noires flottaient victorieusement au plafond tandis que les tables et banc qui emplissaient habituellement l'espace avaient été rangés soigneusement pour faire place à la foule des élèves. On ne se rendait finalement compte de la surpopulation de l'école depuis sa reconstruction que lors de ces événements, quand étudiants et élèves de premiers cycles se retrouvaient rassemblés en un même lieu sans aucun ordre. Mais enfin, cela ne ferait de mal à personne de se détendre un peu. Il faut passer à autre chose et tirer un trait lui affirmait toujours Nahei de son sourire angélique. Mouai, facile à dire. Si la plupart semblaient ravis d'avoir l'occasion d'oublier à mi-mots les atrocités de l'an passé, Brennan quant à lui les avaient plus que jamais en travers de la gorge et voyait d'un très mauvais œil le départ subite du professeur McGonagall. Par ailleurs, il savait bien que Cormac Borage, l'un de ces fervents extrémistes dont il partageait le même avis sur ces questions, en pensait de même. Il le salua d'ailleurs en entrant dans la grande salle, s'en alla faire son tour, puis manqua de faire demi-tour pour s'en aller jouer les gros bras auprès de la castagne semblant se forger entre Cormac et cette crapule d'Eren Bogart. Voilà exactement ce dont il avait besoin : du sang-pur à passer à la moulinette ! Gai comme un pinson, l'allure ravivée, un petit sourire mauvais se dessine à la commissure de ses lèvres. Il veux y aller, foncer dans le tas, jouer au justicier. Harry Potter a montré la voie à la nouvelle génération en brisant le seigneur des ténèbres, à eux, nouveaux-nés, de s'assurer que la progéniture de ces chiens ne viennent pas ranimer la braise. Pauvre fou. Il n'a cependant pas le temps de faire plus d'un pas que des doigts doux et fins viennent se glisser dans les siens, l'étouffant d'une chaleur qui le fait frémir des pieds à la tête. Sa voix cristalline s'en vient caresser son oreille, elle reproche  Cormac son attitude, fait remarquer que James n'a pas l'air bien. Un regard pour le jaune et noir de première année de licence et il hoche la tête en guise d’approbation. Mince, ses joues se fardent de rouge. Il déteste la décevoir, et déteste plus encore l'entendre lui faire la leçon. Là ce sont les autres qu'elle affuble, mais il ressent chacune de ses paroles comme si c'était lui qu'elle grondait.

Penaud, il ne dit plus rien, se contente de presser la main de sa douce dans la sienne quand leurs yeux viennent se poser à l'unisson sur Jacob. Ce type il le connaît depuis presque toujours et comme à son habitude, il se trouve exaspérer par son comportement. Billie semble adorer l'idée, Brennan lui, reste fidèle à lui même. « Tu parles, il est juste ridicule avec son indienne... Non mais sérieux, c'est une soirée pour les Poufsouffle, pas le carnaval ! » Elle fait mine de ne pas l'entendre, sans doute pour éviter de lui faire la leçon. Il n'en rate pas, il le sait, mais il est heureux de l'entendre passer par dessus ses râleries habituelles en lui assurant qu'en pompier il ferait craquer toutes les filles. Il glisse sa main dans sa nuque, attire à ses lèvres son front qu'il embrasse furtivement de toute sa tendresse. «  T'es bête ! »

Il sourit. Cette fille est un véritable miracle à ses yeux. Un peu comme Nahei d'ailleurs. Un instant, il songe à comme sa vie serait triste, noire et douloureuse s'il n'était pas entouré quotidiennement par des être aussi lumineux qu'elles. Mais enfin, malgré tout, survoltée qu'elle est, voilà Billie Fawley qui le tire vers la table des professeurs. Il tente de la retenir, de lui faire entendre raison. C'est qu'on ne dérange pas les profs dans leur intimité comme ça ! Mais non, la miss ne veux rien entendre et se rend auprès de sa tante avant de se faire gentiment congédier par cette dernière. Une violente envie de lui balancer un Je l'aurai parié lui brûle les lèvres mais il se contient, surtout que la rouquine a sortie sa mine boudeuse et que cela ne pressent rien de bon. Gagné ! Il n'a pas le temps d'en placer une qu'elle lui pointe du doigt la vipère de ses nuits, lui demandant d'éviter une nouvelle esclandre. Par la barbe de Merlin, il ne l'avait pas vu mais il fallait bien que son image lui parvienne ! Comment oublier l'humiliation de la gifle qu'elle lui décocha ? Comment oublier l'envie de la tuer mêlée à celle, bien plus étonnante, de la posséder sauvagement et sans détour. Comme autrefois. Il se mord la lèvre, la dévore des yeux. Cette femme sera sa perte. Elle n'a besoin de nul sortilège, d'aucun sort, d'aucun sang. Elle le crève de désir, elle est à lui. Elle l'a été, il l'a soumise à lui et a adoré ça. Tout aurait dû s'achever sur ce seul point mais bien qu'il n'ait pu s'avouer de tel, aujourd'hui encore, il traîne son parfum jusque dans son sang et boue de la voir traîner son corps dans les bras de tous ceux qui veulent bien d'elle. (De même qu'il se fout de savoir si elle agit véritablement ainsi ou non...). Lançant un regard exaspéré à son ami, il lance alors d'une voix plaintive :

« Alors ne me la met pas sous le nez cette vipère ! Je pensais même pas à elle jusque là et.. »

Une voix se démarque non loin de lui, son menton se lève vif, à l'affût. Il l'entend. Son ami. Son frère. Son poto. Il est pas loin et ça gueule, ça promet rien de bon. Il jette un regard à Billie, de ceux qu'elle ne connaît que trop bien. Il la sent se tendre, prête à lui dire non, mais cette fois-ci, la jaune et noir n'aura pas le temps d'ouvrir les lèvres. « Viens, ça urge ! » L'entraînant à sa suite, il la tire dans la foule, se démenant entre les silhouettes des étudiants jusqu'à pouvoir rejoindre la voix le guidant de Rubens. Cette dernière s'est tue, remplacée par une autre voix suivi par le bruit d'une claque qu'il arrive juste à temps pour la voir se poser sur la joue de son rouge et or. « Merde alors ! » Voilà un type en furie. A croire que décidément Silver Nott avait lancé la mode du slapsgiving dans Poudlard... (Et allez savoir comment, mais Ruby semblait toujours bien placé pour vivre ce genre de scène en direct!) Lâchant la main de Billie, Brennan entendit le jeune homme s'égosiller, se justifier maladroitement. Il parle de sortir avec Meg, Bran commence à saisir pourquoi Ruby vient de prendre son pseudo-courage Gryffondorien à deux mains, mais bientôt voilà ce dernier qui demande à Rubens pourquoi il aurait été à fond sur lui. La tête du Bulgare se décompose. Euh, attendez voir deux secondes... Il a bien dit ce qu'il pense avoir dit là ? Une seconde Brann imagine son poto et ce type aux cheveux longs flirtant. Cela le débecte. Le monde va de travers, mais faut pas abuser non plus ! Se plaçant alors vivement devant l'agresseur, ses deux mains devant le torse du dénommé Eleazar, le bleu et bronze pensa d'abord faire regretter amèrement son geste au garçon avant de se rappeler des mots de Billie et du fait que cette dernière se trouvait toujours près de lui. Bon, ba plan B alors.

« Woh woh woh, du calme mec, du calme ! On est là pour faire la fête et passer un bon moment, pas pour se foutre dessus, ok ? On est cool ! »

Son regard se porte alors automatiquement sur Megara. Putain, elle, toujours elle. Si Silver est une vipère, Megara Hendrickson, aussi sympathique soit-elle est un véritable poison. Et le regard que Brann lance à la jeune femme est sans équivoque.

« Tu lui épargneras jamais rien sérieux... » Cette fille l’écœure. En d'autres circonstances, il l'adorerait, mais les frasques qu'elle et Rubens développent depuis des années et les pétrins dans lesquels son ami se fourre par égard pour cette fille le rendent dingue. Si seulement cette idiote pouvait ouvrir les yeux... Il sourit alors, tente de calmer l'atmosphère. Spectacle bien rare pour un type qui en général aime mieux jeter de l'huile sur le feu que l'apaiser.

Se tournant finalement vers son ami, tournant désormais le dos au petit couple, il demanda avec douceur pour ne pas être entendu d'autrui :

« ça va vieux ? »


electric bird.



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Megara Hendrickson
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyLun 20 Oct - 17:45



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Des fleurs, des compliments, et voilà maintenant que le jeune homme lui prenait la main, lui redonnant l'assurance dont elle avait besoin... Derrière ce faux petit ami se cacherait-il un vrai prince charmant ? Meg avait peut être eu raison lorsqu'elle l'avait appelé Futur Casanova. Pour sur, Meg connaissait toute une tripotée de filles qui se laisseraient séduire par son charme maladroit et ses attentions... Elle y compris d'ailleurs.

Hélas les réjouissances furent de très courte durée. La demoiselle aurait dû réaliser plus tôt que se tenir à bonne distance de Rubens ne les rendrait pas pour autant invisibles à ses yeux. Alors lorsqu'elle le vit se diriger à toute blinde vers eux, elle comprit qu'ils n'échapperaient pas si facilement à la confrontation. Elea sembla le comprendre également, accompagnant d'ailleurs l'avancée fulgurante de Rubens dans leur direction d'un "oh non pas lui" qui surprit Megara. Comment avait-il deviné si rapidement qu'il s'agissait de lui ? Fine mouche ce Eleazar !

Elle n’eut guère le temps d’admirer plus longtemps son petit copain d’un soir, puisque voilà que celui-là même se penchait sur elle pour lui voler un baiser. La petite furie dut admettre être surprise de le voir si entreprenant, même s’il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qui motivait ce geste : l’arrivée du trouble-fête. Ce que la demoiselle n’était pas certaine de saisir, c’était s’il avait ainsi pour jouer à fond la carte de la jalousie, ou dans l’espoir que Cassidy passerait à côté d’eux sans les remarquer. S’il s’agissait du 2eme cas, c’était probablement ce qu’on pouvait qualifier de « epic failure ». Quoiqu’il en soit, boucles brunes se laissa prendre au jeu, venant à son tour glisser ses doigts le long de la jugulaire de son Prince Charmant d’un soir, donnant l’illusion parfaite d’un baiser tendre entre deux amoureux.

Manque de bol, Cassidy ne semblait pas du tout d’humeur à les laisser roucouler en paix –mais ça, honnêtement, Meg aurait pu le prédire. Et naturellement, c’est sur elle qu’il décida de se faire les crocs, l’accostant avec ses piques habituelles –quoique toujours renouvelées, il fallait lui laisser ça !

    ~   A la niche, Cassidy, personne ne t’a demandé ton avis

Répliqua-t-elle, mordante dans sa remarque. Elle n’était absolument pas disposée à laisser son abruti d’ex lui gâcher la soirée. Il pouvait aboyer ses atrocités habituelles s’il le voulait, la traiter de Troll, de laideron, de ce qu’il voulait, elle ne voulait pas lui faire le plaisir de se décomposer. Elle avait d’ailleurs cette lueur insolente dans les yeux, comme si elle le défiait de réussir à lui gâcher sa bonne humeur. La pauvre ne savait pas encore que cette lueur allait s’évanouir très très rapidement… Elle était prête à encaisser toutes les vacheries du monde, ce à quoi elle ne s’attendit pas, ce fut Rubens qui prenait Eleazar par les épaules. Meg les observa d’ailleurs tous les deux avec des yeux ronds, avec presque marqué « C’est une caméra cachée ? » sur son front. Quelque chose lui échappait là. Un sacré quelque chose même !
Et plus Rubens parlait, plus elle sentait le malaise s’installer alors qu’elle réalisait ce qu’il insinuait –quoique « insinuer » était un mot gentil, il n’insinuait rien du tout, il le balançait même très clairement. Et vue la tronche que tirait Eleazar, il avait l’air de tomber autant des nues que la demoiselle. Et bien que le Gryffondor ne s’adressait aucunement à elle, elle ne se gêna pas pour exprimer à haute voix son avis sur le comportement de Rubens.

    ~   Non mais tu t'entends parler ?! Vas te faire soigner !

Il l’ignora, elle s’y attendait. Eleazar de son côté continuait à essayer de défendre sa cause, mais Rubens ne semblait pas non plus disposé à l’écouter.
Et lorsqu’il se mit en tête de bousculer hostilement Eleazar, la brunette sentit son sang bouillir. Ce dernier n'était pas vraiment son petit ami, pas même un ami, ce n'était qu'une vague connaissance, la veille même elle ne le connaissait pas du tout d’ailleurs. Mais elle l'avait entraîné là dedans, c'était sa faute s'il était au milieu de tout cela, et puis c’était une personne attachante, de ce qu’elle avait vu de lui, alors elle allait le protéger, c'était la moindre des choses.

    ~   T'avises pas de le toucher à nouveau !

Rugit-elle, s’apprêtant à bondir entre les deux hommes pour empêcher Rubens de répondre ou Elea de réitérer l’expérience. Si l’un remettait une couche, ça allait dégénérer, pour sûr. Et puis, techniquement, elle n’aimait pas bien quand d’autres personnes qu’elle-même se mettait à tabasser Rubens, même si c’était parfaitement justifié. Elle ne savait même pas comment elle pouvait se montrer ne serait-ce qu’un peu protectrice envers un type qui ne savait de toute évidence que lui faire des cadeaux ou lui vomir des vacheries, sans juste milieu.

Elle n’eut cependant guère le temps d’intervenir, quelqu’un l’ayant devancé. Et ce quelqu’un n’était autre qu’Eleazar lui-même, qui venait de coller une baffe bien méritée au lion enragé. Meg dut se mordre la lèvre pour ne pas sourire. Au milieu de tous les sentiments négatifs dans sa tête qui se battaient pour être le plus destructeur, cette petite claque était comme un bol d’air. Aussi furtif et bref qu’agréable, cela dit.

Son faux petit ami profita de l’effet de surprise pour dire tout haut ce que Meg pensait tout bas. Généralement, elle était la première à balancer ce qui lui passait par la tête, mais tout semblait s’être un peu bousculé depuis l’arrivée de Rubens. Cela dit, Elea avait raison : Rubens se prenait pour le nombril du monde.
De deux choses l'une : soit il souhaitait juste l'humilier publiquement, une fois de plus, soit il croyait vraiment ce qu'il balançait. Meg n'aurait su dire ce qui l'attristerait le plus entre les deux : qu’il s’acharne à ce point à lui pourrir la vie, ou qu’il la pense tellement bonne à rien que le fait qu’elle ait un copain soit à ce point inimaginable.
Elle avait été tellement naïve. Comment avait-elle pu espérer le reconquérir ainsi ? Lui qui n'envisageait même pas la possibilité qu'un mec puisse s'intéresser à elle. Lui qui ne voyait qu'une seule raison plausible au fait qu'un mec l'accompagne à une soirée : c'était nécessairement qu'il essayait de s'en prendre à lui à travers elle. Rubens venait presque de lui broyer le cœur une 2eme fois. Ses doigts crispés sur le tissu de sa cape tremblèrent un peu, elle espérait qu'il ne le verrait pas, ou qu’il mettrait ça sur le compte de la colère.

La situation prit un nouveau tournant inattendu alors qu’un 4eme larron débarquait au milieu des hostilités, stoppant Eleazar dans son élan, et Rubens probablement dans le sien également. Meg le connaissait, un peu, de vue surtout. Il traînait souvent avec Rubens, et avait la réputation d’être un type agressif et violent. Accessoirement, de ce qu’elle avait cru comprendre de l’épisode où Rubens embrassait Silver dans la grande salle, il avait un sacré passé avec la Serpentard.
Elle fut sortie de ses pensées par la voix du mec en question qui la regardait comme si elle était la pire des vermines. Parfait, encore un type bien qui l’avait dans son collimateur, à ce stade Meg pouvait commencer une collection qu’elle intitulerait : « L’art de se faire détester par des Connards Finis ». Un projet d’avenir, pour sûr.

    ~   JE ne lui épargne rien ?!

Meg faillit s'étouffer en disant ces mots. Est-ce qu'il se foutait de la gueule du monde ? Non non, il avait l'air diablement sérieux... La demoiselle serra les dents, se retenant de toutes ses forces de ne pas lui coller son poing dans sa jolie gueule. Penser à Callum. Il fallait qu'elle pense à Callum. Serrer les poings et se contenir. Plus que jamais, elle avait un mal fou à garder son self control. De quoi il se mêlait celui-là ? Il ne connaissait de toute évidence rien à l'histoire. Il avait tout au moins loupé tout le début où Rubens lui avait fait vivre un véritable cauchemar. Alors certes, ce soir, elle n'était pas toute innocente. Oui, elle avait délibérément monté un plan foireux pour le faire souffrir. Mais ce n'était qu'une maigre vengeance comparé à ce qu'il avait fait.  Et puis, ne disait pas : qui sème le vent récolte la tempête ? Rubens aurait du voir venir le retour de bâton il y a bien longtemps déjà.

La brunette inspira, renonçant à refaire le portrait à Brennan -encore aurait-il fallu en être capable...  le bougre n’avait pas l’air du genre à se laisser faire. Qu’importe : qu’elle y arrive ou non, elle savait au fond que ce n’était pas une bonne idée. Cela ne ferait que déclencher les hostilités qui dégénèreraient probablement en un rien de temps en baston. Elle ne pouvait pas cogner tous les gens qui la contrariaient, elle en avait bien conscience, et c’était selon elle bien dommage. Il valait mieux battre en retraite cette fois-ci, ni Elea ni elle ne gagnerait quoique ce soit à relancer la bagarre –à part peut être un magnifique œil au beurre noir. Pas l’accessoire de mode le plus tendance. Et pourtant, ce n'était pas l'envie de les cogner qui lui manquait.

Au passage, avant de partir, la lionne était diablement tentée de lui balancer sa foutue cape à la gueule ou une vacherie à la figure, histoire de faire passer un message, mais le cœur n'y était plus. L’intervention du Serdaigle lui avait fait ravaler sa colère, ne laissant plus qu’une forme d’abattement derrière elle. Se résignant Megara attrapa la main d'Elea à l'aveuglette, n’osant pas lâcher les deux lascars des yeux. Elle avait un peu peur que Rubens n'échappe à la vigilance de son pote et qu'il profite de leur inattention pour leur sauter dessus. Il en était bien capable, dans un instant de folie, autant le garder à l’œil.

    ~   Bonne nouvelle, le champ est libre du côté du buffet. Foutons le camp d'ici.

Lâcha-t-elle, à demi-voix, les dents serrées. Tentative d'humour ratée, encore étouffée par son énervement palpable. Elle n'en dit pas plus, serrant la main d’Elea dans la sienne pour se donner du courage et éventuellement l’empêcher de bondir sur Tweedle Dee et Tweedle Dum sur un coup de folie. Tirant sur son bras, elle l’entraîna à sa suite alors qu'elle s'éloignait le plus possible du duo, accélérant le pas au fur et à mesure qu'ils avançaient.

Lorsque finalement elle s'arrêta, Rubens et Brennan n'étaient même plus à portée de vue.

Suite : http://ascensio.forumactif.org/t2096-la-fuite-en-avant-c-est-la-politique-de-l-autruche-c-est-vous-dire-si-je-me-sens-cruche-event-6#33578
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Billie B. Fawley
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T
rès bien et toi James ? Tu as une petite mine, sourire désolé à son camarade, elle lève les yeux vers son compagnon bleu et argent, je te présente Brennan. A peine a t-elle fait les présentations dans un sens qu'une jolie blonde s'en va lui arracher son ami. Elle ne dit rien, de toute façon l'autre ne lui en laisse pas le temps et cela lui importe guère, du moment que James est en bonne compagnie elle est satisfaite. Un temps son regard s'attarde sur l'uniforme Jaune et Noir de la blonde, inconnue au bataillon donc hommage d'une autre maison, le regard de Brennan sur elle, Billie n'a pas besoin de dire ce qui se voit dans sa façon de la suivre du regard. Elle est pas mal la copine de James, il va vite retrouvée le sourire. Et elle, de sourire, il ne la quitte pas. Surtout quand sa cousine s'en va les rejoindre, oui ils avaient l'air ! Aucune pudeur dans sa façon de qualifier de rasoir ses enseignants, une simple évidence. Bran, désolée de te l'avoir montré, petit haussement d'épaule ajouté à une moue, pardon, je croyais que tu avais vu Silver. Il a des soucis avec une fille, crut-elle bon de préciser à Tallulah, la vie privée de ses amis est un concept flou, c'est surtout qu'elle ne voit pas l'importance top secrète du sujet. Tallu pourrait peut-être même être de bon conseil ? Trouver une façon pour Bran de régler ses différents ? En attendant la réponse de sa cousine, la réaction de son ami, Billie s'amuse à tapoter, un peu, le serre-tête de Tallulah. Bien envie de l'essayer. Pas le temps, le Destin est au rendez-vous.

Cette voix mélodieuse. Ce parfum. Cette main qui lui tapote l'épaule. Billie tourne la tête vers celle dont elle a reconnu l'inflexion, ce n'est pas possible qu'elle lui parle. Rêve éveillée ma fille, tu fais un rêve éveillée. Pourtant si, Hell McMillan se tient devant elle, a bel et bien touchée son épaule pour attirer son attention. Sa bouche s'entrouvre, qu'est-ce qu'elle me veut ? A moi ? Excitation, envie de trépigner sur place, sa main attrape un bout de tissu chez Bran, se retenir de sautiller sur place. Excitation, elle me parle, la chanteuse des Forbidden Games est là, devant moi, pour moi. Pour moi elle se penche, effleure, presse, ses lèvres contre les miennes qui ne réagissent même pas sous la surprise. Mes yeux restés ouvert s'interroge, la poursuivent, alors qu'elle me fait un clin d'oeil et disparaît dans la foule. On vient de perdre Billie Bambi Fawley, y a t-il un médecin dans la salle ? Oh Merlin. Raide, elle se tourne vers Brennan et Tallulah, de sa rigidité elle finit par se détendre, sa main agrippée à son ami se serre et tire sur son tissu comme une folle, avant de le lâcher. Oh merlin ! Je reviens tout de suite ! Bougez pas hein ! Vous bougez pas ! Pas le temps de s'expliquer, justifier, s'exclamer, elle n'a le temps de rien car elle va disparaître. Elle va se mettre à parler à d'autres et elle, elle sera encore de nouveau dans la case « groupie qui aimerait apprendre à la connaître sans savoir comment faire ». Ne jamais louper une ouverture, surtout si elle est si belle.

Pardon, excusez-moi, oh désolée ça va ? Merci, pardon... Elle avance à petit pas, décidée mais sans s'imposer, poussant délicatement chaque personne, jusqu'à ce qu'enfin elle la retrouve. A son tour de lui tapoter l'épaule. Excuse moi. Sa voix retient l'excitation, assez mal, elle a le regard qui pétille et un sourire malicieux. Son cœur s'emballe et elle adore ça, son ventre comprimé, la sensation de perdre pieds. Ce bref moment d'adrénaline avant qu'elle ne prenne le risque. Elle ne vit que pour cette sensation de basculement. Sans attendre ni consentement ni mot, Billie attrape doucement la nuque de la chanteuse et dépose à son tour ses lèvres sur les siennes. Là où Hell n'a fait que voler un baiser, Billie y met un peu plus d'envie, de passion, sans que cela soit trop. Délicate annonce de tout ce qu'elle ressent. Retenir son corps de se presser contre le sien, s'empêcher de trop en dire, lui faire passer l'envie, voilà, lui faire passer l'envie. Sa main quitte sa nuque, elle s'écarte mais se permet d'effleurer son épaule quand elle la relâche. L'épaule d'un côté, la main de l'autre. Juste effleurer. Elle ne se rend pas compte de tous ces gestes qui disent tout. Tu m'avais prise par surprise, ce n'était pas juste pour moi. La malice gagne tout son visage, elle sourit, se mordille la lèvre, regarde la plafond, Hell à nouveau. Depuis le temps que je réfléchis à comment faire ta connaissance, trop spontanée, elle va passer pour une groupie, rire de gêne avant d'écaquiller les yeux de stupeur. Merlin Bran et Tallu ! Je t'ai suivis, ils doivent se demander ce qui se passe ! Vient ! Ne pas la lâcher, profiter de l'opportunité, la garder auprès d'elle et se laisser porter par ce désir nouveau. Sa main se glisse dans celle d'Hell, ses doigts s'imposent, entrelaçant les siens et Billie se met à la tirer derrière elle. Mauvaise habitude, demandez à Brennan.

Bran, Tallu, voici... arrêt sur image, elle la regarde un peu gênée de ne savoir comment l’appeler, tu préfères qu'on t'appelle Alyssandra ou Hell ? Elle n'a pas envie de la vexer, elle ne veut pas la froisser, oh Merlin elle a juste envie de sautiller sur place. Profiter, profiter, profiter.

Sauf qu'elle ne va pas profiter car un idiot a décidé d'en frapper un autre, que ça fait du bruit et que Brennan est malheureusement ami avec la victime. Non Bran n'y va pas ! Regard suppliant qui ne sert à rien, reste avec moi, avec nous, ne t'en mêle pas. Il part. Elle a Tallu et hell pour elle. Ou pas. Brennan lui attrape la main, bien décidé à ne pas la lâcher et si ordinairement elle se réjouit de cette amitié fusionnelle, pour le coup elle aurait préféré qu'il la laisse en compagnie de la jolie blonde. Billie est donc entraînée par Brennan, elle lâche sa main car la position est inconfortable mais ne peut pas le laisser tomber, il a besoin d'elle. Néanmoins elle ne perd pas pour autant le nord, sans lâcher Alyssandra, elle s'arrête dans sa course pour interpeller Tallulah. Vient aussi ! Ce n'est pas un ordre, c'est plus une demande un brin suppliante. Brennan n'est pas quelqu'un de... calme ? Et sans attendre, elle repart au pas de course, se remettant à s'excuser à chaque fois qu'elle bousculait quelqu'un.

Un peu en retrait, Billie finit par lâcher Hell. Désolée, je pouvais pas le laisser tout seul. L'inquiétude se peint sur son visage alors qu'elle regarde Brennan intervenir, ne le frappe pas, surtout pas... oh. Ses traits se détendent, elle qui s'était rapprochée d'Hell pour un peu de réconfort se redresse, il fait preuve de diplomatie. Elle a un sourire radieux. La fille au centre du problème s'exclame contre Bran, Billie fronce les sourcils en la regardant partir, oui va t-en, c'est mieux. Petite brune à problème, je retiens, l'éviter. L'autre avec elle aussi. Bran s'entretient, visiblement inquiet, avec le dernier restant qu'elle connaît pour le voir souvent avec Bran ou en soirée. Bien, il semble parfaitement maîtriser la situation. Elle ne va pas cependant s'éloigner pour l'instant. Heu pour toute à l'heure, je ne voulais pas dire que je suis une de ces fans qui te suivent partout hein, c'est juste que j'adore ce que vous avez fais, je vous ai même vu plusieurs fois en concert et, enfin, j'ai été surprise car je ne savais pas comment t'aborder sans passer pour une folle. Parce que j'ai quand même lu des interview de toi, c'est un peu bizarre quand on y pense. Elle était gênée, s'embourbait dans ses explications tant et si bien que Billie finit par se contenter de sourire franchement pour tout résumer d'un : contente de pouvoir enfin mieux te connaître et de voir que l'intérêt était réciproque. A leur coté, Bran a terminé avec son ami qui semble au plus bas, gênée, elle attend de voir ce que son meilleur ami va faire. Brennan avant, cela ne l'empêche pas d'observer en douce Alyssandra un sourire en coin.
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Ebony K. Breckenridge
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyMar 21 Oct - 15:29


Le jaune & le noir
Partie 1
Imagining the future is a kind of nostalgia



L'arrivée de Rubens arracha un vrai sourire, bien sincère à Ebony, qui ne peut s'empêcher d'aller se fondre dans ses bras. Ce qu'elle se sentait chanceuse de l'avoir ; parmi toutes les variables qui interféraient dans sa vie, Rubens apparaissait comme sa seule constante. Peut-être que grâce à lui, cette soirée serait meilleure qu'elle ne se l’annonçait. Oui. Peut-être. En tout cas, Ebony se sentait d'humeur moins morose que quelques minutes auparavant. «Et bien.. Un peu plus d'un an je dirais ? Je ne sais pas bien à vrai dire» Elle fit un clin d'oeil à Jake, bien décidé à ne pas en dire trop quant à la nature de leur relation. Hell vint, lui fit la bise, et elle ne peut s'empêcher de rire à ces remarques. Leur groupe s’agrandit encore et toute cette bonne humeur ne fait que la détendre et le poids sur ses épaules lui semble moins lourd. Bien qu'éphémère, cette sensation est vraiment, vraiment agréable.

Ephémère. Quel euphémisme. Au moment où Ebony commençait à se dire que cette soirée pourrait se dérouler sans accros, elle sentit plus qu'elle ne voit son meilleur ami se tendre à ses côtés. Bloody. Elle le vit partir en furie, et mit quelques secondes avant de le suivre, le voyant s'arrêter près de Megara et Eleazar. Oh. Oh. Le problème est là. Et en voyant la réaction de Rubens, elle se demandait à quel point elle a été aveugle par rapport à son mal-être. Elle aurait du être plus là pour lui. Bien plus. Elle pinça les lèvres, mal à l'aise. Culpabilité.

Elle vit la baffe partir. Choquée. Seulement spectatrice, elle ne put s'empêcher de venir prendre la main de Rubens, entrelaçant ses doigts aux siens, caressant le dos de sa main avec son pouce, se voulant apaisante. Elle connaissait son caractère et elle ne voulait pas que ça aille trop loin. Alors elle avança légèrement pour se retrouver à son niveau, voir quelques centimètre en avant, ne faisant que le fixer, inquiète. Lorsqu'un ami de Rubens, Brennan intervint pour calmer le jeu, Ebony tira légèrement sur la main toujours entrelacé à la sienne pour qu'il se tourne vers elle. «Tu vas bien ? » Elle jetta un coup d'oeil à sa joue, légèrement rouge. Si elle n'avait pas peur pour les dommages physiques, elle s'inquiétait un peu plus pour l'égo de Rubens, qui devait en avoir prit un coup. Un beau.


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Rubens Cassidy
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyMar 21 Oct - 22:13


 ◈ JAUNE & NOIRE◈
Se faire exploser

et jouer au puzzle avec son propre coeur






Pardon ?! Elle OSE prendre sa défense ?! Madame passe sa main dans ses cheveux, toute heureuse de se faire laver la gorge devant tout le monde et, en plus, se permet de défendre ce mythomane ?! Je te protège idiote ! Il va la secouer comme un pommier, elle va vite comprendre qu'il n'est pas f.. La gifle, il ne l'avait pas vu venir ! Choqué un temps, autant part ce qu'il raconte que part le geste, Rubens resta un moment la bouche ouverte façon poisson mort. Le rouge monte au visage, la colère palpite dans ses petites veines. Il va déguster ce connard ! Sa main droite se referme, se serre, le poings se comprime pour s'arquer. Brennan intervient, coupant net l'élan bagarreur qui allait suivre. Sa main s'ouvre, ce n'est pas maintenant qu'il va montrer l'absence de ses talents de boxeur. Laisse moi le tuer ! On s'amusera après ! Il mitraille Eleazar, l'écoute s'en prendre à Megara, approuvant mais alors qu'il se tourne vers lui, tout ce que Bran voit ce sont des flammes de colère. Putain vient avec moi, on le noie dans le lac, ça serait sympa comme animation, le noyer tu trouves pas ? Il trépigne sur place, il doit absolument rétablir la vérité là, y a urgence ! Elle a prit sa défense mec, elle est pas consciente de ce qui se passe ! Elle... elle s'en va en lui prenant la main.

Ca fait quel bruit un cœur qui se brise ? Sa main se lève pour la retenir, elle retombe mollement sur l'épaule de Brennan. Pas la bonne personne. Me lâche pas. Il la suit du regard, la voit disparaître puis réapparaître au milieu de la foule, elle détache la cape, la jette. Il comprend. Ca sonne comme du verre qui se brise. Sa main se serre, ce n'est plus de l'agression, il a besoin de son ami. Reste. Megara parle tranquillement avec l'autre mytho. Sa colère se mêle à la tristesse. Son regard vert finit par quitter Megara et Eleazar, désagréable sentiment de leur laisser de l'intimité. Il regarde le sol, y remarque les traces noires, la façon qu'on eu les pierres de se lisser au gré des pas. Il entend chaque conversations, sent les regards, quelqu'un bouge à ses côtés. Il voit tout, il entend, il reconnecte à la réalité. Ca fait quoi d'avoir le cœur brisé ? Il lâche Brennan pour passer sa main dans sa nuque alors qu'à ses côté Ebony mêle leurs mains. Sourire triste, sourire car il le faut, sourire à ses amis et à Hell dont il remarque enfin la présence. Sourire à Billie dont il ne réfléchit pas à la présence. Ca fait comme si on avait un pieu dans le cœur, sauf que hélas on en meurt pas.

Bon. Un mot soufflé, sa main retombe contre son corps, il regarde brièvement celle qui le met dans tous ses états et se maudit de le faire. Faut que j'arrête avec elle. Il se parle à lui-même, il attend leur approbation, il n'arrive pas à les regarder, il a envie que quelqu'un lui dise comment réagir, quoi dire, que faire. Ebony tire pour l'attirer, il n'y arrive pas. Le sol est beau, oui, il pourrait continuer à le regarder indéfiniment. C'est bien ça, regarder les chaussures des gens. J'ai pas déconné, ce mec est pas clair et je voulais la prévenir mais... il se tait, à quoi bon se justifier alors qu'elle ne l'entend même pas ? Les chaussures dansent devant ses yeux, la musique s'invite dans son oreilles. Ebony lui demande comment il va, il ne dit rien, les yeux rivés définitivement sur ce sol qu'il va finir par trouer.

Enfin. Enfin il relève son regard sur sa meilleure amie. Elle sait qu'il est amoureux de l'autre furie qui vient de décamper, elle a vu la déclaration façon cadeaux de noël qu'il a fait dans la salle commune, il n'a pas pu lui dire qu'il avait ensuite bien merdé. Dire son génie, ça oui, il était là. Le coup des cadeaux ? C'était moi ! Bravo Rubens, félicitation. Le coup de Megara malheureuse au sortir de l'infirmerie, ben c'est moi aussi... youpi. Il voit Brennan. Les yeux sombres de son ami, de ce mec qui a suivit l'affaire de son point de vue à lui, de ce pote qui sait les montagnes russes qu'a pris son cœur et la violence de ses sentiments. Vous qui me connaissez si bien. Ses yeux verts s'embuent, il se mord la lèvre inférieur en un geste bien trop significatif pour ne pas se laisser submerger. Un lion ça ne pleure pas. Il a juste envie de se laisser tomber sur le sol, ses genoux repliés contre son torse et sa tête enfouit sous ses bras, personne ne le verra et il sera bien, oublié de la sorte. Il sera très bien avec ses larmes pour couverture. J'suis pas le premier à se faire rejeter hein, ça va aller Bony, merci de vous inquiétez mais ça va. Il ment. Elle le voit. Il tient le coup. Elle le voit. T'en fais pas, j'encaisse et après j'irais rétablir la vérité sur Eleazar parce qu'il va pas s'en tirer comme ça celui-là. Il est au bord du gouffre. Envie de pleurer autant qu'il a de nouveau l'envie d'exploser l'autre Gryff. Un lion c'est brave. Rubens serre la main chaude d'Ebony, tire en dénouant sa main et s'en va se blottir contre elle, la serrant contre lui comme si c'était elle qui avait besoin de tout les réconforts. T'avais pas l'air bien non plus, soirée pourrie, souffle t-il à mi-voix, ses mots chuchotés au creux de la nuque de sa plus chère amie. Il sera brave demain.
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Bienvenue dans la famille des extrème. Sous la bannière des Verts et Argents se cotoient les opposées. Une femme pour vous pousser vers la lumière, une autre pour vous tirer dans les ténèbres et une autre pour les surpasser toutes. Women run my world.
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Abel T. McMillan
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyDim 26 Oct - 16:11

Mes prières ne sont pas exaucées. Le Monde Immonde s’agite. Silver a ce regard triste que je déteste. Eugenia cette amertume qui la fait souvent s’égarer. Leurs rires à toutes les deux sont comme des pleurs de rage.

Je hais ce monde.

Brennan. Aly.

Vous nous tuez à l’intérieur par votre inconscience, par votre déchéance, par votre manque de noblesse, mais vous ne verrez pas notre détresse. Nous sommes simplement des gens fiers, et ces filles-là sont plus fières que je ne le serai jamais. Et elles rient. En vous riant au nez, malgré les douleurs, elles rient au nez de la vie elle-même. Ces rires ne sont pas des façades, ni des masques. Ce sont les remparts qui jamais ne s’effondreront, cette partie de nous qui vous prouveras à tous qu’on tient debout, qu’on reste Nobles, qu’on reste Grand, si ce n’est Indifférents au mal que vous leur fêtes, au mal que vous nous faîtes.

Je ne souris pas. Je reste simplement le dos droit, et le regard froid. Je reste malgré l’amour et la souffrance, malgré toute mon ignorance, un McMillan.

Eug parie. Je ne réponds pas. Je lui fais simplement ce regard désapprobateur qui lui laisse le choix. Tu dépasses les bornes, et c’est ton droit. Il n’y a pas de bornes pour une reine telle que toi. Mais fait bien attention à ne pas tomber sur des bombes, et prouves-moi encore une fois que tu peux piétiner sans crainte même les explosions, même les ragots qui ont plongé ta famille dans l’opprobre, que tu peux vivre au-dessus de ça.

Promets-moi que ta main sera de fer, et que tu sauras rester plus constante que l’Iron Maiden.

Elle s’en va, ma correspondante du courrier du cœur. Elle s’en va. Je lui enverrai une autre lettre, pour lui dire que quoiqu’il arrive, je serai derrière elle. Mais pas ce soir. Ce soir il est trop tard. Je laisse filer l’occasion. Je dois la laisser, sereinement, prendre ses marques et rencontrer ses limites. Elle est assez grande pour savoir comment doit être une reine.

Je reste avec Silver et Maxwell. Le monde s’agite autour de nous. Ce n’est pas un monde, mais le désordre. Le mal de crâne persiste. Je cache le malaise, mais il est-il camouflable pour Silver qui me connait par cœur et celui dont j’ai volé la virginité ?

Respire. Anarchy n’est pas là, tu vois ? Tu as des amis près de toi. Tu cherches de quoi boire des yeux. La tête tourne. La foule, le full sentimental, le Spleen noyé dans l’horreur des vagues de gens qui s’agglutinent. Et Puis Aly qui s’approche de Billie. Qui l’embrasse, sa première fois. Qui s’en va papillonnante. La jeune femme qui l’a laissé sans un mot suit le papillon, la tire. Recommence. Avec indécence, plaisir. En public, un baiser comme il se souvient en avoir partagé avec elle. Comme il a toujours rêvé d’ne partager avec Hell.

Un haut le cœur. Une envie de pleurer. Une envie de lui jeter une table sur le coin de la gueule et de lui ordonner de ne plus jamais toucher à Son Alyssandra. Une haine farouche et gratuite monte. C’était ça qu’elle voulait, cette amie, ce premier Amour Malmené, cette première peau touchée ? C’était ça ?

Salir les McMillan ? Lui voler ce qu’il restait de miettes de son cœur ? Cette rougissante, cette tendre Billie qu’il avait trouvé mignonne un jour et qu’il avait trouvé cruche après. Cette fille qui n’avait pas de plans derrière la tête, qu’il avait trouvée honnête, et puis sotte en fait.

La baguette dans la main. La baguette n’envoie pas de décharge. Ce serait tellement facile, de lui envoyer un Expediarmus sur la joue pour la défigurer. Pas bien dur à viser. Elle n’a pas le droit. N’importe qui, mais pas Billie.

La seconde passe, tendu dans l’horreur pure. Le visage figé et le cou crispé. La seconde passe et il pense à prononcer une rune pour les brûler toutes les deux, les femmes de sa vie, ses putain de traitresses, ses putains tout court.

La seconde passe, le baiser prend fin. Leurs mains restent scellées. Et moi je me retourne.


« Je vais m’en aller. »

Ça suffisait aux Nott pour comprendre. Je ne peux que m’en aller. Je retiens la rage, et les larmes qui vont avec. Pourquoi ça fait si mal ?

Je salut Max d’un signe de tête et prend la main de Silver pour la baiser chastement, les lèvres sur mon pouce, avant de m’enfuir une nouvelle fois. Pourvu que personne ne me rattrape. Ne me retienne. Ce serait malheureux que j’envoie les rideaux jaunes brûlé par agacement.

J’ai dit « Assez ».

J’ai envie de vomir.

C’est un cauchemar.

Tallulah… Non, laisse-la. Elle ne peut pas comprendre. Elle ne peut plus comprendre.

Je marche vers la sortie. Je fuis, comme d’habitude. Que faire si Silver me rattrape ? Si Max me rattrape ? Si mon passé me rattrape ? Si la vie me rattrape ?

Je la fait brûler. Je vous assure, que la salle entière brûle.



Dernière édition par Abel T. McMillan le Dim 26 Oct - 23:31, édité 1 fois
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Maxwell T. Nott
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyDim 26 Oct - 17:08

congratulations to hufflepuff's house ✩
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Tout tourne, encore et encore. Tout s'entremêle, se chevauche, se mélange. Les bruits, les odeurs, les lumières. Les multiples battements de cœurs qui résonnent simultanément, le carillonnement cristallin des verres qui s'entrechoquent, les rires, les murmures qui sifflent dans ma tête comme le plus terrible des ultrasons. J'inspire, fermant doucement les yeux et posant deux doigts de part et d'autre de l'arête de mon nez. Soufflant lentement pour essayer d'évacuer la tension qui m'habite inlassablement dans ce genre de situation. Trop d'informations qui circulent à travers mes sens, trop pour que cela en soit supportable. Une main sur mon poignet, une douce pression. Un parfum de fleurs, aussi léger que la soie. Mon visage qui se tourne d'un infime mouvement, mon regard qui se pose sur les traits délicats du visage de ma soeur. Un message que j'envoie, un signe d'apaisement que je lui déclame silencieusement. Malgré les paillettes dorées qui se meuvent dans mes yeux bleus, je le vois au travers de son regard. Une légère appréhension qui transparaît au travers de son faciès légèrement tendu. Ne t'inquiètes pas, j'y suis habitué. Il m'est infiniment plus terrible de passer les rondeurs pleines de la lune que de survivre à cet amoncellement de sensations bouillonnantes. Il suffit simplement de classer toutes ces images sensorielles qui me sont envoyées afin d'assagir le ressentiment qui s'éprend de ma personne. Classer les données intelligemment, utiliser celles-ci afin d'en comprendre les significations, d'utiliser la saveur. Il m'est possible d'apercevoir tant de choses infinitésimales : un défaut de couture sur un habit, le pétillement intempestif des bulles de champagnes dans le contenant de cristal. La plupart des choses que l'on souhaite dissimuler me sont perceptibles et c'est un avantage certain. Mes narines ne peuvent qu'emmagasiner les fragrances de sueur, d'alcool léger, de divers jus, de parfums capiteux. Le goût doux-amer de la boisson sur mes papilles sur-développées, le goût de la peur qui suinte chez certains. Qui roule sur ma langue. Un cocktail détonnant, descriptif, intriguant. Aussi détestable que fascinant.

Puis je sens plus que je ne vois le corps du jumeau McMillan se figer. Tendu à l'extrême, tandis que je suis la direction de son regard. Pour tomber sur les lèvres de sa soeur et de la jeune Fawley. Entremêlées. Je sens mes sourcils se mouvoir au rythme de mon observation minutieuse. Je ne suis qu'un néophyte quand il est question de relations entre les membres de cette famille. Malgré les murmures qui passent de maison en maison, de couloirs en corridors, je n'ai jamais laissé mon imagination voguer sur ce sujet. Cela ne me concerne en aucun cas. Je ne souhaite pas que l'on médise pour les membres de ma famille alors je ne serai pas le premier à faire le contraire. Pourtant, c'est la réaction étrange d'Abel qui me trouble. Lui qui semble éternellement las et imperméable à tout, à tout ce qui l'entoure et entre en collision avec lui. Il semble toujours à mille lieues du présent, comme enfermé dans un monde qui lui est propre, une bulle intime et différente.

Et il se retourne. Égal à lui-même, presque comme les innombrables fois où j'ai eu à me retrouver en sa compagnie. Mais il ne peut m'empêcher de comprendre, parce que je possède des atouts qui ne seront jamais égalés. Des radars qui me permettent de voir, de sentir, au delà des masques et des murailles émotionnelles. Je sens cette rage, cette peur, ce dégoût. Qui goûtent comme un mélange de bois brûlée, de pluie et de goudron sur mon palais. Je vois cet infime tremblement dans ses muscles. La crispation de sa main. Il faut agir. Le détonateur est activé, il ne reste qu'à compter les minutes, qu'à voir s'écouler les secondes avant que la bombe n'explose enfin. Et personne ne peut imaginer la dévastation qui s'en suivra. Personne. Mais je lui fais un signe de tête, le laissant disparaître dans la foule. Avant de peser le pour et le contre dans la balance abstraite de mon esprit. Merde. Autant essayer. Je passe ma main sur le bras de Silver, l'air grave. « J'y vais. Ne t'en fais pas pour moi, petite soeur, je me débrouille. »

Et je fends la foule, usant de mon flair pour atteindre ma cible. Qui n'est pas bien loin, prête à s'enfuir par les portes principales. Abel. La seule silhouette que j'ai laissé approcher mes cicatrices, que j'ai laissé dévaler ma peau de ses mains blanches. Que j'ai laissé baiser mon cou de ses lèvres exsangues. Et l'unique, d'ailleurs. À de multiples reprises, j'ai usé de son corps comme il a usé du mien, apprenant la tendresse dans d'autres bras que ceux de Serena. Apprenant à découvrir un corps qui n'est pas si différent du mien. Épris d'une folie et d'une intrigante attraction pour cette figure impassible et lasse. Pour ces manières imprimées d'une lenteur et d'une délicatesse effrayantes. Il en faut peu pour que je rate le coche, mais j'arrive à tendre le bras assez rapidement pour attraper son poignet. Stoppant sa fuite avant de tirer doucement pour le tourner face à ma stature. « Abel. » Je prends le temps d'une courte respiration avant de continuer sur ma lancée. « Je ne sais rien, je ne veux pas savoir. Mais je sens, je ressens tout ce qui t'habites comme si je me trouvais à l'intérieur de toi. » Mon regard figé dans ses yeux clairs ne dément pas mes paroles. Il en accentue la portée, tout en restant vague. Un pas et la distance qui nous sépare s'amenuise. Son visage est plus haut que le mien. Sa taille plus haute que la mienne de quelques centimètres. Pourtant, je ne flanche pas devant la haine qui habite son regard comme un voile. « Ne fuis pas. »

electric bird.


Spoiler:
 
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Audric A. Saddler
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MessageSujet: Re: Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir   Event#6 - Partie I • Le jaune et le noir - Page 2 EmptyLun 27 Oct - 0:12




Partie 1
le Jaune & le Noir

Le jaune et le noir. Jour et nuit. Lumière et ténèbres. Dualité déconcertante. L'un jamais sans l'autre. Liaison inéluctable, doucereuse mais qui pourtant bercent toutes nos nuits, notre vie, l'éternité même. Le jaune et le noir, à l'image de Poufsouffle, ce soir.
Les heures passent, les minutes s'effilochent, mon regard se perd sur les grandes aiguilles de l'horloge dans notre salle commune. Je fini par abandonner mes parchemins, quittant tardivement la salle commune pour aller me doucher et me préparer. Des galas, des repas, des réunions, des invitations de la haute, j'y ai goûté toute ma vie, bien plus encore durant cet été. Devenir grand, être toujours là où il le faut, c'est se créer un réseau, c'est se faire des connaissances sur tous les fronts. Mon stage m'y a permis, et je suis fais pour cela. Sourire et répondre, me façonner à l'image de mon interlocuteur pour que l'on retienne mon nom et mon sourire qui vous enchante. Tout ceci aide, c'est ainsi que va la vie, lorsque l'on souhaite avancer.

J'enfile un costume trois pièce noir, simple, sortant ma baguette pour teinter l'une de mes chemises blanches dans un doux jaune. Quelle sombre idée…  Je suis en retard, fort probablement, sûrement ai-je raté les premiers rassemblement et c'est certainement ce que je recherche le plus. Me faufiler en douce parmi les élèves, observer de loin l'entièreté de la pièce, prendre du recul et être spectateur d'un univers entier.

Lorsque je traverse l'école, la trouver si vide et si calme m'apaise et me calme, me prépare certainement au brouhaha ambiant de la fête dont j'entends déjà les murmures. Lorsque je passe les portes de la Grande Salle, mon regard vogue de ci, de là, sur les élèves déjà présent. James, cet élève un peu trop joueur durant la soirée Truth or Dare. Un léger sourire étira mes lèvres, alors que je le saluais de loin, bien qu'il soit bien trop absorbé par sa belle cavalière Bogart. J'haussais un sourcil en la voyant si préoccupais, peut-être aurais-je des échos de cette affaire là, ou peut-être pas. Mon regard croise celui de Tallulah et je la salue de loin, la voyant embarquer dans une… Affaire compliquée, impliquant bien trop d'acteur, trop d'élèves et de mouvement. Rubens, Brennan, Megara, Eleazar, Billie, Hell, Jacob… Des histoires compliquées, de cœur certainement, comme il est si bon de s'éloigner des horreurs qui se sont déroulés l'année passée.

Ma main rencontre l'épaule de Stephen, lui serrant la main, un sourire glissant sur mes lèvres, heureux de voir que notre cher infirmier apprentis sois ici parmi nous. « Tu t'es pas trop perdu toi… » Je souris, taquin, le laissant à sa compagnie, saluant diverses personnes d'un signe de tête, comme Eren par exemple. Mon épaule percute celle d'Abel, et je relève mon regard vers lui « Désolé. » Je m'apprête à lui demander ce qui se passe, mais Maxwell, un élève que je n'ai jamais réellement apprécié pour des raisons strictement puériles l'approche. Je souris à Abel, salue poliment le Serpentard avant de les laisser à leur… Intimité étrange. Quelle horreur.
Mais moi ce qui m'intéresse c'est l'ange isolée qui se trouve derrière ces deux hommes. Je m'écarte, les évite, m'approchant de la jolie blonde abandonnée. Aurais-je pu imaginer une chose possible ? Jamais. Une vélane seule… C'est presque ironique. Mon regard croise le sien et un sourire presque amusé se glisse sur mes lippes. Je m'incline légèrement, mes doigts effleurant légèrement les siens pour déposer un baiser papillon contre le dos de sa paume. « Miss Not… » Je me redresse pour m'approcher d'elle, ma main effleurant la courbe de ses reins. Je souffle au creux de son oreille : « Pour une fois que c'est moi qui te fait attendre... » Les lueurs de mes prunelles croisent les siennes, taquin, alors que je me penche un peu. Je tente le diable lui-même, lorsque je viens voler un doux baiser à cette femme qui me tient captif depuis peu. Mais après ça, tu me pardonnerai tout, n'est-ce pas ?


Citation :
En retard, Audric arrive, salue James de loin, n'osant approcher de lui et Eugenia. Il salue Tallulah, content de la voir (occupée certainement…), serre la main de Stephen le taquinant un peu. Pendant qu'il salue Eren vaguement, il bouscule Abel, s'excusant, s'apprenant à lui demander si ca allait alors que Max vole à son secours. Salutation froide et polie et fini par rejoindre Silver, qu'il taquine et embrasse bien peu timide.

© charney

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