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 Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]

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MessageSujet: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Dim 14 Sep - 11:07



Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie,
Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue


Faire des bilans de sa vie était, généralement parlant, une bonne idée pour faire le point et continuer à avancer dans la bonne direction. Généralement. Evidemment, lorsque l’on s’appelle Jacob Archibald Jugson et que l’on est un raté social notoire, il s’agit d’une autre histoire. L’été avait pourtant bien commencé pour moi : certes, j’étais encore un peu perturbé par « l’épisode Ary » comme j’aimais l’appeler, mais j’avais des perspectives réjouissantes devant moi : mon stage au LMRI qui s’annonçait fascinant, l’occasion notamment de rencontrer l’élite de l’Alchimie, et donc de glaner quelques informations utiles pour ma potion d’ivresse,  mon emménagement pour l’été chez Callum –même si techniquement je me demandais à l’époque si j’allais survivre à des week ends passés avec Marlow la mini-tornade humaine- et l’éloignement de l’environnement scolaire Poudlardien me permettrait de réfléchir à tête reposée sur ma relation avec ma « meilleure amie ». C’était parfait. Tout devait être parfait…

La première partie de l’été fut d’ailleurs plutôt positive, et j’entrai dans une petite routine confortable qui me plaisait assez. Après un peu plus d’un long mois de réflexion, je pris mon courage à deux mains, bien décidé à exposer à Arya mes sentiments pour elle. Pas dans le but d’obtenir une réponse de sa part… Mais plutôt dans l’espoir que nous trouverons plus facilement un équilibre en y réfléchissant à deux. J’avais même choisi la date à vrai dire : je savais qu’Arya venait à la fête de Marlowe, j’allais donc attendre la fin des festivités pour avoir LA discussion. Les choses ne se passèrent pas exactement comme prévu, en grosse partie lorsque je découvris que non seulement mon parrain de cœur, Callum, et ma meilleure amie, Arya, se connaissaient, mais qu’en plus il avait l’air d’y avoir une étrange tension entre eux, quelque chose de palpable, je pouvais le voir aux regards que la Gryffondor lui lança durant toute la soirée. Quelque chose que j’ignorais. Non, quelque chose qu’ils m’avaient caché. Quelque chose que je ne comprenais pas et qui, pourtant, inexplicablement, me frustrait et me mettait dans une colère que je n’éprouvais habituellement qu’à l’égard de mon Paternel. Ca avait tout gâché.

Depuis cette soirée, je n’avais pas adressé la parole à Arya. Elle avait essayé de me contacter, je l’avais ignorée. Maintenant que les cours avaient repris, j’avais réussi jusque là à l’éviter, essentiellement en me planquant dans la salle commune où je savais qu’elle n’avait pas accès –pour une fois, je bénissais le fait que ma meilleure amie ait été répartie dans une  autre maison ! Quant à Callum, j’avais inventé un prétexte particulièrement miteux pour ne plus vivre avec lui sous son propre toît, et j’étais parti me réfugier chez Rubens pour la fin des vacances. Il n’avait d’ailleurs pas semblé soupçonner un mensonge de ma part, même si nous ne nous étions clairement pas quittés en très bon termes –il avait essayé brièvement de me tirer les vers du nez et devant mon silence buté, il avait abandonné. Lui aussi, j’avais réussi à l’éviter, à peu près de la même façon qu’Arya d’ailleurs. Vive la salle commune.

Et me voilà donc : sans ma meilleure amie, sans mon mentor. Heureusement, il me restait Rubens, mon fidèle coéquipier, Silver, ma conseillère favorite, et le réconfort des sourires de Calixte. Naturellement, en restant comme un planqué dans la forteresse Serdaigle, je n’avais pas tellement pu profiter d’eux non plus. Si seulement Isaac était encore là… Avoir son meilleur pote dans son dortoir, ça avait parfois des avantages.
Comment disaient les moldus déjà ? Ah oui. Vie De Merde. J’avais entendu ça pendant l’été chez Rubens, le concept me parlait pas mal en ce moment.

Quoiqu’il en soit, conscient qu’il allait bien falloir, tôt ou tard, que je sorte la tête de mon trou de souris, je pris mon courage à deux mains –mais honnêtement étant donné le peu de courage que j’avais, une seule main aurait suffi- pour m’aventurer dehors. Filant dans les couloirs, la tête presqu’enfoncée dans mes épaules dans l’espoir que ça me rendrait invisible, je me dirigeai au pas de course jusque dans le parc. Nous étions en fin d’après midi, presque début de soirée, il y avait donc beaucoup de gens dehors –tous ceux qui n’avaient pas décidé de s’enfermer dans la bibliothèque à vrai dire. La foule me promettait une bonne cachette, et j’étais de toute façon habitué à me sentir seul au milieu du grand nombre, c’était même ce qui avait marqué les premières années à Poudlard. M’installant sur un coin d’herbe encore illuminé par le soleil couchant, je poussai un long soupir. Je ne m’attendais pas à ce que le retour soit aussi stressant, à essayer d’éviter Callum et Arya. Il fallait dire que je n’étais pas encore prêt à les affronter : je ne savais pas ce que je voulais leur dire et encore moins COMMENT je voulais le leur dire.

Honnêtement, pour le moment, j’étais surtout extrêmement fatigué de tant de prises de tête. Je réalisais à quel point ma vie pouvait être misérable à force de sans cesse cogiter sur tout. J’utilisais trop ma tête, je le savais, on me le disait sans cesse. « Jacob, arrête de te prendre la tête pour un rien et amuse toi un peu pour changer ! ». Et si dans mes périodes de bonne humeur j’arrivais à lâcher prise, à partir à l’aventure avec Rubens ou rigoler avec Silver, dès que la morosité me gagnait, je devenais l’ombre de moi-même… Alors que j’aurais du d’autant plus lâcher prise.

Plongé dans mon propre procès mental, je mis un certain temps à réaliser que mon regard, quoique perdu dans le vague, était fixé sur une demoiselle. Je papillonnai des yeux, découvrant la longue chevelure bohème que j’observais bien malgré moi. Je connaissais cette fille. Pas personnellement, à vrai dire, mais elle était une amie de Rubens et Silver et j’avais donc quelques fois entendu parler d’elle. J’avais ainsi appris qu’elle était une sorte de célébrité, car chanteuse dans un groupe à la mode. Etant moi-même le ringard de service, les trucs à la mode m’échappaient souvent… Je penchai la tête sur le côté, me demandant ce qu'elle faisait seule ici. Sans doute attendait-elle quelqu’un, tout le monde ne s’appelait pas Jacob Jugson et errait en bon solitaire.

Aujourd’hui, j’aurais voulu être dans la peau de Hell Mc Millian –car c’était son nom… Ou plutôt son surnom de scène, de ce que j’avais cru comprendre. Du portrait que m’avaient dépeint les deux amis que nous avions en commun, je comprenais qu’elle et moi, nous étions deux opposés. Elle arrivait à croquer la vie à pleines dents, elle avait un grain de folie, une légèreté lui permettant de s’envoler lorsqu’elle le voulait. Et moi… j’étais moi. Lourdaud banal bien ancré dans sa réalité, trop ancré. Et voilà que j’étais encore en train de la fixer sans m’en rendre compte, à m’imaginer ce que, peut être, serait ma vie, si j’étais, moi aussi, une rêveuse fougueuse.

Et puis… pourquoi pas ? On ne s’improvise pas enfant perdu de Peter Pan ainsi mais avec la bonne coach, qu’est-ce qui m’en empêchait ? Qu’est-ce qui m’empêchait de véritablement péter un cable, lâcher les liens, sans penser aux conséquences ou aux lendemains ?
Une idée stupide me trottait dans la tête, et comme toutes les idées, elle était difficile à exterminer maintenant qu’elle s’était implantée. Me levant comme une furie, je fis les quelques pas qui me séparaient de cette curieuse demoiselle dont je ne savais presque rien, mais que j’avais envie de devenir le temps d’une soirée, d’une nuit.


« Hell… ? »

Murmurai-je, arrivé à son niveau, essayant d’attirer son attention, et de m’assurer que c’était bien elle, au passage. Mon pantalon couvert d’herbes que j’avais oublié de secouer et mon air d’illuminé me donnaient une allure particulièrement décalée, mais j’étais lancé, j’avais l’impression que rien ne m’arrêterait.


« J’ai besoin de ton aide »

Lâchai-je sans préambule. Bonjour, présentations, politesses, tout ça m’avait visiblement échappé… J’avais l’impression que si je ne crachais pas le morceau là, maintenant, tout de suite, j’allais laisser s’échapper ma chance et mon zeste de courage au passage.


« J’ai ... J'ai besoin de faire un truc fou. Un truc dément... »

Je marquai une pause, conscient que ma demande était aussi insensée, qu’étrange, qu’incompréhensible. Allait-elle comprendre ce que je voulais ? Allait-elle essayer au moins ? Elle avait probablement mieux à faire de son temps. Tout le monde avait mieux à faire que d’aider un paumé à s’inventer une autre vie. A part une dingue peut être. Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie….


« Aide moi. S’il te plait »

Là, c'était presqu'une supplication. J'avais besoin de me prouver que je pouvais être autre chose.

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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Lun 15 Sep - 0:08


Aide-moi à tourner les pages de ma vie. 
Noyons-nous ensemble, simplement pour rigoler. Dansons ensemble, simplement pour nous fatiguer. Rions ensemble, simplement pour vivre encore.   


Je suis devenue mon propre Enfer. Poudlard est une véritable Prison. Dans ses hautes tours majestueuses sièges quelques personnes que j'aurais aimé ne jamais recroiser de ma vie. Je pourrais citer pour commencer un connard fini, véritable pourriture qui ne cessera de se contenter de son nom et se traîner dans un égocentrisme pathétique. Eren Bogart. Un amour déchu, mon premier amour si je puis dire. L'idée même de le formuler ainsi me fait mal, dépose sur mon cœur un acide dévorant, qui crépite et explose dans mon organe douloureux. Cet idiot m'a pourri, m'a déchiré, humilié et jeté. Je l'avais oublié, j'étais passé à autre chose, jusqu'à ce que mon chemin recroise le sien. C'était la guerre entre lui et moi. Je désirais plus que tout au monde rééquilibrer le tout, exploser son univers, le ramener sur Terre et lui prouver qu'il ne vaut pas plus que les autres. Que son sang et son nom ne sont en rien des gages de supériorité. Un baiser volé, des disputes violentes et j'apprends que notre sublimissime Bogart est fiancé. Je m'en fou n'est-ce pas ? Je le déteste. Alors pourquoi cela me fait si mal ? Pourquoi est-ce que mon envie de déchirer son visage, laisser dans sa chair les cicatrices de ma haine sont bien plus violentes encore ? C'est viscéral. J'en ai besoin pour me sentir mieux.  
J'ai croisé Loki aussi. Ou comment des souvenirs douloureux et sanguinaires peuvent de nouveau prendre vie. Me demander ce qu'aurait été ma vie si j'avais gardé la chose qui avait logé quelques mois dans mon ventre. Si jeune, et déjà mon corps et ma vie s'orne de cicatrices béantes.
Et j'aurais aimé pouvoir dire que c'était fini, que je ne suis qu'une fille parmi tant d'autres. Mais à Poudlard existe aussi deux autres hommes, mes frères jumeaux. Abel et Caïn, Caïn et Abel. Moitié d'un mythe, existences étroitement liées, vivant main dans la main, pilier de l'un et l'autre. Et moi, je n'étais qu'une poussière dans leur vie. Je ne déteste personne aussi fort que ces deux fragments qui se sont arrachés d'eux même. Ils font partis de moi, mais ils m'ont toujours fuis. C'est Caleb, mon grand frère qui a comblé ce vide en moi. Leurs places. Mais Caleb est mort.

Poudlard est devenu un Enfer. Et chaque jour est un nouvel instant pour voler et partir si loin. Balancée entre l'envie de grandir et de décrocher et celle de succomber à la facilité. Parfois, nous n'avons pour le choix, nous devons être fort pour remonter et vivre. Nous ne pouvons pas nous laisser mourir. Mais je ne compte pas me crever et que l'on me retrouve dans un caniveau. C'est bien trop cliché. Je vais continuer à vivre et voler. Je suis un phénix. Et lorsque mes propres Enfers me brûleront, lorsque je m'étoufferais dans la fumée de ma rage, lorsque je ne serais que cendres et sang séché dans mon intérieur, je prendrais un nouvel envol, un nouveau départ. Je me relèverai, droite et fière, superbe et puissante.  

Mais Poudlard garde un certain charme. J'aime mes perdre sur ses hauteurs. J'aime me balader dans ses domaines, dans son immense Parc et les alentours du Lac dont l'horizon me brûle les yeux. J'aime sentir le vent couler dans ma crinière d'or, réveiller mon corps. J'aime sentir la fumée brûler ma gorge. J'aime avoir cette sensation d'être libre, de pouvoir être Reine de mes envies et de mon corps. J'aime cette illusion que d'être ce que je désire vraiment, d'avoir le contrôle sur tout, de sentir la vie me caresser. C'est elle qui happe ma tristesse, nourris ma plénitude et me détends. A moins que ce ne soit les quelques éclats de poudre blanche perdu dans le tabac moldu, cette odeur douce et presque fruitée, chose qui m'avait plus dès la première fois. La Poudre de Lutin.

J'ai presque envie de danser, sentir l'air contre ma peau. J'ai envie de rire, mais pas seule. J'ai envie de vivre, mais pas seule. J'ai envie de grandir, mais pas seule. J'ai envie de crever, mais pas seule.
Je m'humecte les lèvres, agacée de voir ma cigarette fruitée s'éteindre. Je sors un zippo de ma poche, objet typiquement moldu, lorsque mon prénom m'effleure, la réalité d'une nouvelle vie. Mon regard se pose sur toi et je ne dis rien, je te laisse continuer, je ne brise pas ce courage qui semble te secouer, cette peine que tu te donnes que de venir me parler. Je ne comprends pas au début, et tu me fais presque peur. Ton visage, je l'ai déjà remarqué. Bien trop gâché par cet air perdu et penaud que tu abordes toujours. Je me suis toujours demandé à quoi pourrais-tu ressembler lorsque tu riais. J'étais presque sûre que tu devais être bien plus magnifique si tes yeux brillaient. J'ai toujours la sale impression que tu te traînes une vie qui ne te désire pas, que tu es continuellement ailleurs et jamais je ne t'ai entendu parlé dans ces couloirs. Non. Mais j'ai entendu Rubens et Silver parler de toi, surtout ma Princesse.

Tes paroles finissent pas m'arracher un sourire, un doux sourire. Qui aurait pu penser que j'étais encore capable de sourire ainsi ? Tu désires la Princesse de la Nuit, l'Impétueuse et Fougueuse Hell, cet icône de la musique, marque d'indépendance et de féminité. Tu désires Hell, et tu crèves celle que je pourrais être pour te perdre à ton tour, oublier ce qui s'agrippe à toi. Tu sublimes mes propres envies et mes besoins, et je m'approche de toi, un sourire ravageur sur les lèvres, posant ma main contre ton épaule. « Eh ben, tires pas cette tête bébé chat, je vais pas te bouffer ! »  Je glisse mon bras sous le tien, coinçant ma cigarette entre mes lèvres, la rallumant et tirant une longue taffe alors que je t'entraîne plus loin, ton odeur me tapant, bientôt engloutis par celle de ma drogue à moi.  « Jake, c'est ca ? »  Parce que je n'ai jamais entendu ton vrai prénom, ils ne parlent de toi qu'avec ce surnom, mais est-ce bien un mal ? Si tu préfères que je sois moins familière tu n'auras qu'à me le signaler. Je ne me froisserais pas. Après tout, je ne te connais pas, et toi non plus. « Alors dis-moi, t'as le vertige ? » J'espère presque que oui. Tu affronteras l'une de tes peurs, et moi aussi. Je désigne d'un mouvement de tête le paysage au loin. « Tu vois la pointe là bas ? Ca fais un moment, qu'elle me donne envie de sauter. »  Ces hauts plateaux sur lesquels trônent verdures et forêt, cette Terre qui s'élève de plus en plus loin du château, véritable falaise donnant sur les eaux du Lac interminable, fragment d'océan. Je souris, amusée, tirant pour partir vers cette direction, alors que je te jette un petit regard curieux. Je me demande bien ce que tu cherches à fuir, mais cela ne me regarde certainement pas

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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Mar 16 Sep - 20:51



Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie,
Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue


Je la vis lever les yeux vers moi, je venais de la sortir de ses pensées, de toute évidence. J’en étais désolé mais… J’avais vraiment besoin d’elle, et c’était comme si le destin l’avait posé sur ma route –enfin en l’occurrence sur le carré d’herbe à côté du mien. Son sourire écrasait tous mes doutes, il exerçait comme une hypnose sur moi. Sa main se posa sur mon épaule, me ramenant sur terre.
Une tête de bébé chat ? Son commentaire me tira un sourire. Voici donc l’image que je donne en ce moment ? Au fond, ça prenait tout son sens, mon patronus étant un fléreur.

En moins de deux, elle s’était accrochée à mon bras, comme si elle m’avait déjà adopté. L’odeur de sa cigarette s’empara de mes narines, me faisant oublier le reste, me demandant si elle fumait du tabac moldu brute ou si, comme pas mal de sorciers, elle y avait apporté quelques personnalisations. Cette question ne me hanta pas longtemps, sa voix suave reprenant immédiatement toute mon attention.


« Oui c’est ça »

Répétai-je bêtement, un peu surpris qu’elle connaisse mon prénom. Avant de me rappeler : nous avions deux amis en commun, si j’avais entendu parler d’elle, pourquoi n’aurait-elle pas entendu parler de moi ? Je me demandais bien ce que Silver et Rubens pouvaient avoir d’intéressant à dire sur moi mais enfin… Au-delà de nos amis communs, j’étais moi aussi une célébrité à ma façon dans l’école : la réputation d’alcoolique laissait rarement place à l’anonymat, contrairement à l’association de ce nom. Oh, des étudiants un peu trop fêtard aimant se ruiner la santé pour un peu de plaisir volé, il y en avait des tas. Des étudiants buvant seul, planqué dans un recoin sombre du château, il y en avait déjà un peu moins, et je faisais partie des heureux élus.

Elle ne perdait pas de temps, elle avait déjà commencé à se mouvoir, m’emportant avec elle. Je n’avais plus le choix, et c’était précisément ce que je voulais.
Le vertige ? Si j’avais le vertige ? Je ne m’étais jamais vraiment posé la question, alors je supposais que non, pas vraiment. J’avais toujours été exécrable en cours de vol, mais c’était plus à cause de ma maladresse que par peur des hauteurs. Cela dit je n’étais pas non plus hyper à l’aise dès qu’on me mettait en haut d’une tour, sur un arbre ou… n’importe où avec une vue beaucoup trop plongeante.
Je ne savais que répondre à sa question. Je n’en eus d’ailleurs pas l’occasion, la suite de ses dires me vola un battement de cœur , et ce dernier, comme pour se venger, décida de pulser à 1000 à l’heure. Un sentiment oppressant s’empara immédiatement de moi.


« De sauter ?! »

Répétai-je, horrifié, craignant tout d’un coup de m’être fait mal comprendre. J’avais certes évoqué quelque chose de fou, de dément, mais pas de suicidaire ! Je me mis soudainement à freiner des 4 fers, incertain d’avoir pris la bonne décision.


« Woh woh woh ! Doucement là, j’ai pas parlé de me foutre en l’air hein ! »

J’allais peut être passer pour le dernier des imbéciles –probablement même- mais je préférais mettre les choses claires maintenant que nous avions les deux pieds bien ancrés dans l’herbe, et pas une fois que je serai face à un grand précipice. La prudence me rongeait, comme toujours, m’empêchant de véritablement lâcher prise, comme si quelque chose me retenait. Je rêvais d’un acte de foi, de fermer les yeux et de laisser les rennes à une parfaite inconnue avec qui, brièvement, inexplicablement, je m’étais sentie connectée. 10 secondes plus tard à peine, et j’avais la frousse. J’étais pitoyable. Je l’étais d’autant plus que je recommençais de nouveau à m’autoflageler, plutôt que d’essayer de faire un pas avant, un pas vers ce que je voulais être, que ce soir un soir, une nuit, une semaine, et pourquoi pas une vie ?

J’inspirai profondément, relâchant la tension que j’avais mise dans mon corps tout entier pour freiner la dénommée Hell. Abandonne toi, Jake. J’en avais besoin. J’avais tant de fois perdu le contrôle de la situation ces derniers temps, aujourd’hui je voulais être celui qui décide de perdre ce contrôle. De l’offrir à quelqu’un d’autre. Plus un acte de désespoir qu’un acte de confiance, mais je voulais goûter à cette adrénaline. Peut être me rappellerait-elle que je suis bel et bien vivant, et que je ferais bien de commencer à me comporter comme tel ?


« Tu sais quoi ? Oublie ce que j’ai dit »

Déclarai-je, soudainement animé d’une nouvelle détermination.


« Je m’en remets entièrement à toi »

J’initiai de moi-même la remise en marche, mon bras toujours accroché au sien comme si nous étions les meilleurs amis du monde.



« Emmènes moi vers tes sommets… ça me changera de mon gouffre »

Laissai-je échapper dans un sourire. Si j’arrivais déjà à pratiquer l’autodérision vis-à-vis de mon état d’esprit, c’était un début, je supposais. Mes yeux clairs ne quittaient plus notre destination, paysage sauvage fascinant mais en un sens aussi terrifiant. J’étais, de toute façon, terrifié par l’inconnu. Une vraie poule mouillée ! Alors je n’était peut être pas effrayé des hauteurs, mais si elle voulait me coller le nez dans mes peurs, c’était plutôt bien parti.


« Et pour te répondre…. Qui n’aurait pas le vertige là bas ? »

Je me tus, un instant, avant d’ajouter, le ton amusé, dans un haussement d’épaules presqu’aussi désinvolte que je l’aurais voulu.


« Par contre je te préviens, si je me mets à pleurer, c’est toi qui me console… »

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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Dim 21 Sep - 18:41


Aide-moi à tourner les pages de ma vie. 
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Des étudiants qui sortent et baignent dans un monde d'alcool et de rires, d'inconscience et de fêtes, il y en avait des tas. Des étudiants qui boivent seul dans les ombres du château, qui fait parler de soit pour avoir été vu avec une bouteille à la main, il y en a peu. J'ai déjà entendu parlé de toi, sans réussir à mettre un visage sur les histoires, véritable légende écolière. Parfois, je me suis dis que je me ferrais un plaisir de passer la nuit à boire avec pareille compagnie, au risque de me retrouver haché menu ou enterrée au petit matin. Mais je ne t'ai jamais vu. Trop discret, tu t'écrasais sous le poids de ta vie. Tu ne te tiens pas droit, tu ne souris pas à la vie, tu ruines ton visage et les éclats dans tes yeux. Un léger sourire écorche mes lèvres en t'entendant répondre avec un air presque idiot. Adorable était sûrement le premier mot qui me venait à l'esprit… Mais à mes yeux, comme à ceux de bien d'autres, tu étais un alcoolique. Dans mon esprit cela rimait à alcool et violence, manque et mépris.

Je m'arrêtais, toi, mon nouveau compagnon de jeu s'arrêtant un peu brusquement. Mes yeux bleus reviennent se glisser sur toi, admirant tes quelques expressions repeindre et tirer tes traits. Mes lèvres s'étirent, un sourire narquois et amusé, alors que je t'observe tanguer entre la raison et cette putain d'envie de te lâcher. Je restais silencieuse, haussant un sourcil en t'entendant changer d'avis, un léger rire coulant de ma gorge lorsque tu affirmes que tu t'en remets tout à moi. Non, tu n'aurais jamais pu rêvé mieux pour t'enchaîner à un monde pareil. Mais pourtant, je ne t'y obligerais jamais, j'étais ta compagne d'un soir, pas pour une éternité que tu mépriserais. Je suis enfermée dans ce monde de plaisir, de peur et d'adrénaline. J'en ai besoin pour vivre, me sentir trembler, me sentir hurler avant de m'écraser contre une vague de joie, de bonheur, de délivrance totale. Je suis accro à ça, à toutes ces choses qui bâtissent ma réputation, pas des plus glorieuses, pas des plus horribles.

Tu deviens presque poète alors que je te suis, emportée par ta nouvelle décision qui crèvera certainement de nouveau une fois que nous serons face au vide. Je me sens frémis contre ta peau, le vent léchant la mienne, s'infiltrant sous le tissu léger et volant de mes vêtements. Une décision sublimée, alors que dans mon esprit entre en écho ce gouffre et ces sommets. Tu ne me connais pas et tu ignores que je suis moi-même au plus profond de mes gouffres. Incapable de m'en extirper, mes conneries s'additionne et me plaque un peu plus fortement encore contre la pierre sombre. Incapable de faire mon deuil, incapable d'aimer, incapable d'écouter et de pardonner. Je suis un monstre à ma manière, avide de vengeance et de délivrance. La vie n'est qu'un jeu, je n'en ai qu'une seule. Loin de moi mes problèmes, loin de moi les décisions d'adultes, je ne suis qu'une enfant dans un corps de femme, une femme qui se meurt d'ennuie et qui s'accroche à toi, pour avancer, et fouler l'herbe de ses pieds nus.

Mon regard caresse ton visage et je souffle, un brin taquine : « T'es mieux quand tu souris. » Sûrement bien trop franche à ton goût, mais je m'en moque, je t'admire te perdre dans le paysage, un rire silencieux au bord des lèvres, riant un peu en t'entendant répondre. Non, c'est vrai, n'importe qui aurait le vertige. Mais c'était bien plus fort que ça. La peur de tomber. La peur de sauter. Celle de mourir noyer, ou encore de s'écraser. L'impatience me martèle, la peur aussi. Mais son sourire s'agrandit en t'entendant. « Ooooh bébé chaat ! »  Un léger gloussement coule de ma gorge et je viens te coller un baiser sur la joue et réponds, enjouée : « Pro-mis, je te consolerai ! Promesse du Chevalier de Cassidy ! » Mon rire repart de plus belle, pourtant ma main se glisse dans la tienne, mes doigts trouvent les tiens, et je t'entraîne plus vite vers notre destination. Puis je fini par ralentir le rythme, traînant la pate, ma main libérant la tienne. Et plus nous grimpions, plus le vent se faisait violent. Ma longue chevelure s'emmêle et se démêle, vogue en osmose avec les caresses du vent qui la fait se tordre et virevolter, caresser mon visage avant de prendre leur envol dans mon dos. Je soupire d'espoir, et une fois au sommet, la sueur effacée par les morsures d'un vent toujours présent, je fronce les sourcils, affrontant le monde, les cieux, le soleil, et je m'approche du bord, de ce vide immense qui s'étends à nos pieds. Mes entrailles se tordent, se plient, puis je m'éloigne pour te rejoindre. « Et si c'est moi qui pleure ? »  J'ai un petit sourire narquois, mes doigts effleurant ton bras, taquine, avant de m'éloigner encore, et étendre les bras, tel le Christ, les yeux clos un instant, avant de me revenir vers toi, jouant le jeu, me prenant pour ton nouveau Maître des Folies. « Ferme-les yeux ! Oh allez, j'vais rien faire de sale promis ! »  Mon sourire est sincère, bien plus doux. « Triche-pas hein. »  L'envie de te voler un baiser me prend, simplement pour voir ta réaction, mais ce n'était pas très drôle. Je t'observe faire, le laisser savourer la caresse du vent, le vide, le silence, la symphonie de la nature et puis je souffle, bien plus sérieuse : « Pense à toute ta douleur… Ta peine… Toutes ces choses que tu penses mais que tu n'as jamais dites, toutes ces choses que tu aurais dû, ou celles que tu aurais dû taire. Penses à… Tous tes problèmes, toutes ces conneries… Prend-les, pose les là…   Mon index se pose au niveau de ton cœur, puis je continue : Fais-les remonter, extériorise-les, juste cri, hurle si cela te fais plaisir… »  Mon sourire s'agrandit. Je ne compte plus le nombre de fois que j'ai fais cette chose avec Caleb, finissant morte de rire avec lui. «  J'vais l'faire avec toi…»  Mais j'attends. J'attends que tu oses, j'attends que tu le fasses. Plus simple, plus compliqué que de sauter… Je ne te juge pas, tu as tes problèmes, tu as les miens, laisse-moi t'aider à ma manière, mo qui ait toujours été un poids, un boulet à traîner.  Alors que doucement je te fais lever tes bras, comme j'ai pu le faire plus tôt.


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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Mer 8 Oct - 20:14



Caress the one, the never fading rain in your heart
The tears of snow white sorrow


Incorrigible, je ne peux m’empêcher de rougir lorsqu’elle commente mon sourire. Un compliment anodin mais qui suffit à me colorer les pommettes. Privé d’éloge durant toute mon enfance, j’avais appris à chérir la moindre louange… Un peu trop, sûrement. C’était chimique, je ne pouvais pas empêcher le rouge de me monter aux joues, même si ça me faisait penser pour le type le plus timide au monde. Mon sourire s’étira malgré tout, songeant que je préférais être trop sensible aux compliments que complètement indifférent.

Et ma peau n’avait pas fini d’en voir de toutes les couleurs –enfin essentiellement du pivoine-, voilà maintenant que l’enfant bohème venait me bécoter la joue. Je n’arrive pas bien à savoir si elle me considère comme son animal de compagnie ou un petit enfant… et honnêtement je m’en moque. L’homme en détresse vous dira que n’importe quelle forme d’affection est une bouée de sauvetage pour lui. Je lui souris, encore et encore, faisant travailler mes zygomatiques comme je ne l’avais pas fait depuis bien longtemps.

Sa promesse me tire même un petit rire, avant de répliquer :

« Il te manque un cheval, chevalier »

A peine formulé, je regrettais déjà ce commentaire. Etant donné la montée qui nous attendait, je n’avais pas très très envie qu’elle se mette en tête de se trouver une monture, sachant que la seule créature marcheuse dans les environs était… moi-même. Et grimper au sommet avec quelqu’un sur le dos, même un poids de plume, semblait…compliquer. Je fus donc rassurer de sentir ses doigts se mêler au mien : on ne prend pas sa monture par la main. Je referme à mon tour mes doigts sur les siens, les serrant comme s’ils étaient mon dernier recours. Je me laisse prendre en main, littéralement, et ça me rassure. Lorsque sa main abandonne la mienne, je me sens soudainement seul au monde. Je glisse ma menotte dans ma main, cherchant à dissimuler cette sensation d’être nouveau seul au monde en accélérant le pas.

Je ne me souviens plus avec exactitude du chemin : a-t-on couru ? A-t-on marché ? L’air frais nous a enveloppés, soulevant des frissons sous ma peau… A moins que ce ne soit ce qu’on appelle l’adrénaline qui commençait à monter ? L’air se fait plus rare alors que notre ascension continue, la respiration est plus saccadée, la tête plus légère.
Nous arrivons finalement au point le plus haut. Mon souffle est court, mais un nouveau sourire vient mordre mon visage : j’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose. L’air jusque là taquin devient carrément oppressant, mais je me plais à le laisser me pousser, toujours plus loin, toujours plus proche du vide, comme s’il m’accompagnait.

La voix de Hell couvre le souffle du vent, m’interpelant. Presque par automatisme, je réponds, le regard rieur :

« No woman no cry »

Pas de femme, pas de pleurs. Une chanson que je n’avais découverte que très récemment en vérité. Après avoir passé un mois chez Rubens, j’avais nécessairement été acclimaté à quelques spécificité moldues, donc certains chanteurs. Bob Marley, c’était le nom de ce moldu qui avait chanté avec passion cette chanson.

« Si tu pleurs, je veux bien être ton cheval de substitution, comme ça tu seras un vrai chevalier »

Je n’étais pas certain que cela tarirait ses larmes … Mais qui ne laissait pas échapper un petit éclat de rire spontané en se retrouvant accroché au dos d’un compagnon gambadant joyeusement, titubant un peu sous le poids de ce corps le dominant. Je pouvais sécher des larmes, les noyer sous des rires plus forts que le chagrin, mais je ne pouvais pas les empêcher de couler.

Elle me demanda de fermer les yeux, et je dus admettre avoir hésité quelques secondes. Avec l’air frais et l’altitude, j’avais peur de perdre mes repaires facilement… Mais enfin. Je lui avais dit que je m’en remettais entièrement à elle, ce n’était pas pour faire demi-tour maintenant ! Lentement, très lentement, je clos mes paupières, me demandant ce qui m’attendait.

« J‘triche pas ! »

Me défendis-je, alors qu’elle s’assurait de mon engagement. Comme je m’y attendais, le fait de fermer les yeux m’emplit d’un étrange vertige, différent ce lui que l’on ressent face à une hauteur démesurée. Ma tête tournait, bercée par le vent, étourdie par la proximité du vide que je savais iminente.
La voix de Hell était grignotée par les bourrasques, mais je n’entendais qu’elle, comme si mes oreilles n’étaient plus que branchées sur son onde. Privé de ma vue, mes autres sens s’intensifiaient, y compris ce qui se chamboulait dans ma tête et dans mon cœur. Ma peine, ma douleur, me semblèrent plus poignantes qu’elles ne l’avaient jamais été alors que ma Muse de la délivrance les évoquait. Je pinçais les lèvres, ravalant ma frustration et ma déception. Je m’imaginais en train de déposer ce pactole à mes pieds. L’idée de sortir tous ces tracas de soi, de les matérialiser, était libératrice. Pourquoi tout garder en soi si l’on peut l’extérioriser ?

Je sursaute en sentant son doigt sur mon cœur. Entraîné dans mes chimères, j’avais presque oublié que Hell était un être vivant, et pas juste un chuchotement du vent purement issu de mon imagination. Je ne suis pas seul. Pas aujourd’hui, en tout cas, elle est avec moi, et je l’écoute presque religieusement. Jusqu’à ce qu’elle me demande de hurler. Rouvrant subitement les yeux, je posai un regard incertain sur elle. Plaisantait-elle ? Apparemment pas, puisqu’elle se proposait de m’accompagner dans ma démarche.

J'attendis qu'elle crie la première, elle ne le fit pas. Eh non Jake, dans cet orchestre là c'est toi le premier violon, tu es sur le devant de la scène. J'avais toujours détesté attirer l'attention, mais là je n'avais pas l'excuse du public pour me défiler : nous étions seuls au monde. J'arrivais généralement à peine à hausser le ton, alors crier ? Quand avais-je crié pour la dernière fois ? Je sentis de nouveaux frissons parcourir mon dos et mes bras alors que mes terreurs nocturnes me venaient à l'esprit. Je sentis l'angoisse monter comme une boule dans ma gorge alors que je repensais au contenu de ces cauchemars incessants, se muant en colère alors que mon père s'associait à ces rêves oppressants, puis en déception alors que mes pensées dérivaient vers celui que j'avais fini par considérer comme un père et qui m'avait blessé par ses secrets, au même titre que ma supposée meilleure amie qui m'avait menti. Ouais, grosso merdo, j'en avais gros sur la patate.

Le cri finit par sortir comme une libération, semblable à ceux avec lesquels j’avais noyé les oreilles de mes camarades de nuit de longues nuits durant, à l’époque où je me réveillais chaque soir en sueur de mes terreurs nocturnes.
Lorsque le cri mourut dans ma gorge, l’écho des sommets eut la politesse de lui répondre. Comme subitement accroc à ce nouvel exercice, je me mis immédiatement à hurler à nouveau. Plus fort cette fois, plus longtemps, un peu plus brut aussi. Avant de s'éteindre, le cri se mua en une sorte de rire hystérique, alors que je réalisais que j’avais probablement l’air d’un allumé, mais que les deux seuls témoins de mon état  étaient une montagne, sage et impartiale, et un feu follet taillé comme une allumette encore plus allumé que moi.

Je finis par tourner mes yeux de plus en plus rieurs vers elle. Les voyait-elle avec l’obscurité qui nous enveloppait petit à petit ?

« Je crie plus fort que toi Chevalier »

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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Lun 27 Oct - 13:34


Aide-moi à tourner les pages de ma vie. 
Noyons-nous ensemble, simplement pour rigoler. Dansons ensemble, simplement pour nous fatiguer. Rions ensemble, simplement pour vivre encore.   


Ma pupille lorgne ton visage, un sourire amusé tombant sur mes lippes lorsque tes pommettes rougissent d'un plaisir et d'une gêne visibles… Si attendrissant. Il y a longtemps que je ne me suis pas détendue aussi rapidement. Alcoolique tu es, mais pourtant je ne vois aucun signe sur toi. Tu parais aussi normal qu'un autre élève de ton âge, la joie et la motivation en moins certainement. Tu m'étonnes, tu attises ma curiosité. Moi qui ait passé mes premiers mois à Poudlard à jouir d'un abonnement plus qu'intensif à l'infirmerie pour me débarrasser de mes vices… Alcool, drogue… Et vois comment je traîne les autres avec moi : j'organise des fêtes pour me donner l'excuser de boire. Mais la drogue, je me débats, dans cette pluie de sucre hallucinogène, je l'aime, je l'adore, je la désire, mais je la tiens loin de moi… Aussi loin que Victor me le permet.

Te voir sourire, rend les miens plus naturels, plus doux encore. Je ne sais pas qui tu es, mais ta simplicité me détends. J'ai l'impression, un instant que je peux avoir confiance en toi, que je peux cesser d'être celle que l'on attends de moi. Cette gamine surexcité, cette adolescente icône de la crise et de l'indépendance. Je suis plus que ça, je suis mieux que ça, mais ça, c'est à moi. C'est mon être, c'est mon essence, je ne l'étale pas.  
Ton premier commentaire, me fait passer mon regard sur toi, un sourire narquois aux lèvres. Tu ferrais certainement un très bon chevalier, mais je ne désirais pas te tuer non plus… Une côte pareille, avec moi sur le dos… Une très mauvaise idée. Et puis il parait que l'alcool ronge et essouffle. A moins que ce ne soit le tabac, la drogue, ou les trois à la fois.

Arrivé au sommet, je reste un peu surprise en t'entendant citer une chanson d'un chanteur Moldu. J'en oublis parfois que tous les sorciers ne sont pas des connards de sangs purs. Et cela ne m'en fait que t'apprécier un peu plus… A vrai dire, comment cela pouvait-il être le cas, en sachant que tu étais ami avec Rubens ? Ce personnage haut en couleur, parfois bien blessant… Mais il suffisait de me dire, qu'il ne me voyait pas comme une sang pur… Alors il ne me voyait pas telle que je suis. Le bougre.

Si je pleure, je gagne le droit de grimper sur ton dos. Presque une étreinte. Un contact humain. Mon sourire est plus sage, et je ne dis rien, détournant le regard. Tu bois seul, certainement. Tu es seul, bien trop souvent, j'imagine. Moi, je buvais à deux. Je buvais souvent à cinq. Mon groupe et moi. Moi et mon frère. Mais aujourd'hui, je me sens seule. Aujourd'hui, je me suis perdue dans les sentiers de ma vie. Je n'attends que la Prophète qui sauras me guider dans la noirceur de mon esprit. La foi, je l'ai perdu, la foi, elle m'étrangle bien trop souvent. Je la vomis, nuit après nuit. Je n'en peux plus.

Je me tais, toi avec, et l'air comble ce vide, ce manque étrange. Je me tais et la confiance et l'assurance laisse place au trouble et à la peur. Un instant, j'aimerais sentir la chaleur des doigts de Caleb sur mon épaule, ses lèvres contre mon crâne et sa voix éraillée qui me taquine d'être si faible, si enfantine. Une enfant, je suis une enfant dans un corps de femme, une enfant perdue qui désire les bras de cette personne forte qui saura me guider vers le haut, la surface. J'ai besoin de respirer.
Je reste muette, alors que je t'observe, attendant ton cri. Je ne te presse pas, et j'en sursaute presque lorsque tu cris, la première fois. Tout timide, trop pudique. Mais je souris lorsque tu hurles, cette fois-ci. Mon cri se mêle au tien, je m'en écorche la gorge et les cordes vocales. Je me vide. Tout, absolument tout, même cette envie de pleurer, cette envie d'appeler à l'aide. Je hurle tout, j'explose tout. La peur, la colère, la détresse, la tristesse. Je dégueule tout. L'abandon, la peur, la trompeur, le manque, la haine. Il ne reste plus rien, je me vide violemment. Je me sens vide. Je me sens légère. Je me sens presque renaître… Mais c'est un mensonge. Je souris en t'entendant, je ris, lorsque en essayant de répondre, ma voix déraille.

« On va vérifier ça, très vite…  »

Je me rapproche de toi, ma main trouvant la tienne un instant, alors que je te tire un peu plus loin du bord… Non, je ne veux pas être au bord, et me laisser tomber. Je ne veux pas avoir conscience de ce que je fais. Je ne veux pas lâcher prise. Non. Je veux foncer, je veux avoir la force de sauter, la force de me dire que je vais voler. Voler. Être libre. Voler, parce que je l'ai décidé. Je ne veux pas me laisser tomber. Je veux plonger, je veux renaître. Je veux être maître de ma vie. Maître de mes choix. Je ne veux pas me laisser noyer, je ne veux pas être victime de ma vie, mais celle qui la construira. Et aujourd'hui j'ai décidé de sauter. J'ai décidé d'être Reine de ma vie.

Je resserre mes doigts contre les tiens. « Prêt ? »  Il faut qu'on parte ensemble. Il faut qu'on court, qu'on saute ensemble. Je peux le faire seule. Mais toi ? Est-ce que tu le ferras ? Est-ce que mon élan créera le tiens ? Est-ce que ta présence m'empêchera de me défiler ? Je sais ce que je veux, Jake. Mais toi, qu'est-ce que tu veux ? Je l'ignore, et je ne veux pas le savoir…. Je serre mes doigts contre les tiens, et je m'élance, te tires peut-être. Et si tu opposes résistance, mes doigts lâcheront les tiens. Parce que moi je cours. Je cours et je m'élance. Je m'élance et saute. Je saute et crève de peur. Dans le vide, l'air me fouette, dans le vide, mon hurlement n'a pas d'écho. Dans le vide, je suis libre, dans le vide, je suis moi. Une moi si peu terrorisée, une moi libérée, une moi qui vit de sa chair. Une moi qui plonge dans l'eau froide, qui joue dans les vagues, et qui remonte totalement trempée. Une moi qui nage pour rejoindre le bord et me laisser contre le sable, soufflant à grand poumon.

Putain, je l'ai fais.
Et toi, je te cherche du regard.
Un instant, j'ai peur pour toi.
Où es-tu ?




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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Dim 7 Déc - 13:02



Laisser derrière toutes nos peines ,
Nos haches de guerre, nos problèmes
Se libérer de nos chaînes, lâcher le lion dans l'arène


Je te jetai un regard inquiet. Sais-tu ce que tu fais ? Sais-tu ce que l’ont fait ? Je n’en étais pas sûr. Et j’avais peur. Pas une peur étouffante, pas une peur qui te cloue à ton lit t’empêchant de faire quoique ce soit. Une peur grisante, un peur qui te pousse là où tu n’irais pas si tu écoutais ta raison. Ma raison, je voulais tant la faire taire, l’enivrer jusqu’à ce qu’elle ne tombe inconsciente.

Prêt ?, me demanda-t-elle. Etais-je prêt ? A quoi au juste ? Je fermai les yeux et inspirai. Etais-je prêt ? A passer à autre chose ? A tourner une page ? A pardonner ? A continuer d’avancer malgré les épines aux pieds ? A rire quand mon cœur se serrait, à sourire pour détourner l’attention de mes yeux embués ? Son impulsion fut la mienne : à peine démarrait-elle que mon corps la suivait, presqu’instinctivement. Je parvins à maintenir le rythme sur une petite distance, vite rattrapé par ma condition physique. Les potions d’ivresse n’étaient pas sans  laisser des stigmates sur mon corps. J’avais le souffle court, comme ces moldus abusant de cette drôle de chose appelée cigarette. Mon physique presque sportif cachait à merveille ma faiblesse physiologique. Nul n’aurait pu se douter que Jacob Jugson était essoufflé après une petite course. Je laissai ses doigts m’échapper à contre cœur, ralentissant un peu la course alors que mes yeux s’accrochaient à sa silhouette qui semblait prête à s’envoler. Ignorant mes poumons qui commençaient à brûler à trop s’emplir d’air glacial, je poursuivis moi aussi mon allure. En voyant l’eau se rapprocher, je faillis renoncer. Elle avait l’air glacée, elle était probablement gelée. Mon cœur tout entier allait me piquer et me consumer. Je fermai les yeux  au moment fatidique, celui où je pouvais encore faire demi tour.

L’instant d’après, le froid de l’eau venait me mordre la peau mais, loin d’en ressentir de la douleur, je fus instantanément grisé par la sensation d’euphorie qui m’enveloppa. Plus forte que n’importe quelle potion d’ivresse, la sensation d’être en vie. Elle avait déjà rejoint le bord pour ne faire qu’un avec la terre après avoir communié avec l’air et l’eau. Je commençais à me demander où aller finir ce cheminement élémentaire… un volcan ?
Je grimpe à mon tour au sec, gelé jusqu’aux os. L’air vient nous grignoter la chaire mais on s’en moque un peu. On s’en moquera peut être moins lorsqu’on se donnera rendez-vous à l’infirmerie avec une bonne pneumonie mais… Le futur semble loin.

Allongé sur le dos, je rabatis mes cheveux mouillés en arrière, m’enivrant de grandes bouffées d’air. Je tournai ma tête vers toi, te dévisageant d’un œil curieux et fasciné à la fois. Je tendis le bras pour attraper ta main libre et, me tournant un peu sur le côté, j’y déposai un baiser léger, furtif, rapidement chassé par le vent. Puis j’éclatai de rire.


« T’es dingue »

Simple constatation. Je n’étais pas venu vers toi par hasard. Il y a quelques minutes à peine, je broyais du noir, faisant sombrer mes pensées et mon humeur à chaque pas. Il y a quelques minutes, tu rêvassais, méditais, ou broyais du noir sur un carré d’herbe. Et maintenant nous étions là, étourdis par les éléments.
J’attrapai ma chemise pour l’essorer, tout en sachant que ma démarche était vaine. Mes vêtements me collaient à la tête, le vent s’engouffrait dedans, me transformant en glaçon humain. Je roule sur le côté, atterrissant sur mon flanc. Le sable en dessous de nous s’est mué en gadoue, et nous ne sommes pas loin de ressembler à des adversaires d’un combat de boue. Je ramasse un peu de sable mouillé du bout de l’index, et je viens dessiner des traits bien parallèles sur ses joues. Moustache de chat ou peintures de guerre indienne… à elle de voir.


« Tu serais bien mieux en indienne qu’en chevalier »

Lui fis-je remarquer, un sourire détendu sur les lèvres. Quand était-ce, la dernière fois que j’avais ri et souri sans me soucier de rien ? Je ne m’en souviens même plus. Je me souviens du rire d’Arya, je me souviens de mes sourires lorsque je la regardais. Je me souviens aussi du mal dans ma poitrine lorsque je compris que mes sentiments allaient dévaster tout ce que nous avions compris. Je me souviens des espoirs vite piétinés, et du désespoir qui me rongeait. Je clignai des yeux, bien décidé à balayer tout cela d’un coup de cil, d’une inspiration.
Mes yeux s’agitent, te cherchent du regard. Un pilier construit sur un peu d’air, des rires, du sable, des grains de folie.


« Est ce que tu fais aussi psy, thérapeute de couple et téléphone rose ? »

Demandai je, espiègle, sortant de ma coquille. L'enfant bohème arrivait en quelques temps à peine à faire ce que d'autres avaient mis des années à faire : forcer ma carapace. Sa nature éblouissante avait fissuré ma coquille avec la facilité d’une tronçonneuse, c’en était troublant. A la fois totalement inattendu –voilà des années que je m’étais  tranquillement terré dans ma confortable solitude, que je me complaisais presque à être l’incompris de service- et tant attendu. Je n’avais besoin que de ça.

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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   Sam 20 Déc - 12:40




     



«  Aide-moi à tourner les pages de ma vie.  »
Noyons-nous ensemble, simplement pour rigoler.
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Rions ensemble, simplement pour vivre encore  
L’air me dévore la chair, plante ses crocs au plus profond de mon être. Le mal m’envahit, me fait frissonner de la tête aux pieds. Mes vêtements sont trempés, me collent à la peau, laisse deviner la présence de mes sous-vêtements, des tracés sombres contre ma peau. Je grelotte déjà, mais je souris, aux anges, en te voyant revenir, émerger de l’eau, tel un prince sain et sauf d’un terrible naufrage. Tu as le visage d’un ange, le corps d’un athlète et la condition physique d’un déchet. Bien pire que moi, visiblement.

Je me redresse un peu lorsque tu t’allonges dans le sable, et je lâche une exclamation dégoutée en voyant tous ces grains de plage collés à ma peau et mes vêtements imbibés d’eau salé. Mais tu l’attrapes ma main, je repose mon regard sur toi et sourit en te voyant me donner ce léger baiser. Tu me réchauffe le cœur, ton rire m’emplis toute entière, me reconstruis à ta manière. Je ris moi aussi en t’entendant, et lève les yeux au ciel. « Merci. Mais je ne vois pas de quoi tu parles. »  Je ris encore, et serre un peu tes doigts des miens, n’osant pas les lâcher jusqu’à ce que de l’écume vienne lécher mes pieds, mes jambes, cogner contre mes hanches. Hilare lorsque le tissu de mon sarouel bien trop fin descend un peu lorsque les vagues se retirent. Je le remonte assez, et puis me laisse tomber sur le d’eau, le sale mouillé collant à ma crinière qui va être un véritable enfer lorsque tout sera sec….

Je pose mon regard sur toi, t’observant tirer, tenter d’essorer ta chemise. Mon sourire est toujours aussi amusé. A moins que tu n’aies une baguette, cela ne sert absolument à rien… Heureusement, tu finis par t’en rendre compte, retombant à mes coûtés, tourné vers moi. Je fronce les sourcils, plisse le nez au contact de ton doigt plein de sable sur mon visage. Un léger rire écorche de nouveau mes lèvres, et je souris, mon regard joueur et pétillant se posant sur toi. « Naaaan, c’paaas vrai…. Depuis quand une indienne porte secours à la Princesse en détresse ?! »  Oui, je parle bien de Rubens et sa capacité légendaire à se mettre dans des situations impossibles. « Ceci dit, si tu fais le cow-boy, je concède à être ton indienne… J’pourrais même… Hmm…. Me déguiser comme ça ! En Indienne jaune et noir pour la soirée ! »  Je me mords la lèvre, amusée et laisse le sable sur mes joues, presque fière d’être indienne à présent.

Ton regard fini par chercher de nouveau le mien et je l’accroche, te laisse t’y amarrer en silence, sans opposer résistance. Qu’ils sont beaux tes yeux si clairs, un instant j’ai la sensation d’être ailleurs, si loin, mais pas ici dans ce putain d’Enfer… Mais ta question qui est taquine me semble presque sérieuse sur un fond stable. Une question qui trahis ton intérieur fragilisé, qui rejoint cette idée de te changer les idées, de lâcher prise et respirer de nouveau.

Un sourire se glisse sur mes lèvres, et je réponds avec une voix de dame… Oui, de dame, vous savez celle qui transpire l’expérience, la sagesse, un brin hautaine, si supérieure. Ces voix stéréotypées des grandes dames françaises… Ou Anglaises ? Suis-je en train d’imiter ma grand-mère ? « Psy ? Tout dépend de vos problèmes très chers. Quant à être votre thérapeute de couple, j’en doute fort. Je me suis faite humiliée devant une institution scolaire entière lorsque mon premier compagnon m’a quitté…. Quant au second, il m’a littéralement abandonné lorsque…. »  Je fronce les sourcils, réalisant que j’allais balancer comme ça, l’une de ses choses que seul mon feu frère était au courant. Blasée, je souffle, quittant mon rôle pour quelques mots : « ... Lorsque je suis tombée enceinte de lui et que j’ai décidé d’avorter. »  Je repose mon regard sur toi, souriant de nouveau, et ironise la situation : « Donc non, je vous conseille messire d’aller voir ailleurs pour cela ! Quant au téléphone rose…. Ça, je sais faire ! »  Je te fais un clin d’œil, et t’envoie un baiser volant, avant d’éclater vivement de rire.

Cela me fait tellement de bien de rire. Tu ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas sentis mon corps être secoué par une tempête de joie. Je me redresse et étends mes jambes, dévorées par l’eau, et je frissonne de nouveau violemment. Je jette un regard sur toi et je souffle : « On rentre… ? Avant de crever de froid ? »


Sujet Terminé.

     
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MessageSujet: Re: Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]   

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Et dans leur yeux-mescal masquant leur nostalgie, ils voient se dérouler la fin d'une inconnue [Hell]

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