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 /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}

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MessageSujet: /!-18 ans/! "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Sam 13 Sep - 18:20


"I Want You Now ! "

Un état psychologique peut vous emmenez à faire des choses que vous pourrez regretter plus tard...
Rose & Abel

Désillusions. C’était les pires semaines de toute sa vie. Malade. Elle ne pouvait plus faire de magie sans risquer de faire exploser le bâtiment ou de se tuer. Fatiguée. Elle ne dormait plus que quelques heures par nuit… parfois, elle ne dormait pas du tout. Peur. Elle avait peur de ne pas réussir à passer au-dessus de cette période. Froide. Elle avait froid à l’intérieur d’elle-même comme si toute la chaleur avait quitté son corps. Envie. Elle avait envie d’être dans les bras d’un homme maintenant. Ce ne serait pas Alec Hudson, mais tant pis. Elle voulait se défouler. Oublier qu’elle était malade. Oublier qu’elle n’était qu’une moins que rien…

Rose Carthew trainait au bar depuis le début de la soirée. Elle tenait à la main le même verre depuis qu’elle était arrivée. Elle n’avait pas envie de boire, mais elle n’avait pas envie de retourner dans sa chambre pour se retrouver toute seule et brouillée du noir. Elle avait besoin de la compagnie de ses gens qui se bourraient la tête pendant toutes les soirées. Cela lui donnait l’impression de ne pas être dans une impasse. La rentrée scolaire était passée depuis quelques jours, mais Rose n’avait pas repris le chemin du travail. Robert Hilliard lui avait permis de se remettre de ses émotions. La mort de sa mère, de ses grands-parents et la « trahison » d’Alec resterait en elle pour le restant de ses jours, mais elle devait essayer de passer au travers. Après avoir soupiré pour la millième fois de la soirée, la jeune femme se leva, attrapa sa cape qui trainait sur l’autre tabouret et décida de sortir. Elle avait besoin d’air frais. Elle poussa la porte, laissant passer quelques sorciers un peu bourrés. On l’interpela, mais elle ne répondit pas. Elle savait ce que ces sorciers voulaient… Ce n’est pas qu’elle en avait envie, c’est juste que coucher avec un mec bourré, ce n’était pas dans ses cordes… Serrant sa baguette magique qui se trouvait dans l’une de ses poches, la jeune femme se dirigea vers le lac noir. C’était le seul endroit où personne ne pourrait la retrouver.

L’air frais lui faisait du bien. Depuis qu’elle prenait ses potions, la jeune femme pouvait faire un peu de magie, mais pas de gros efforts magiques… Elle pouvait lancer de petits sorts, mais sans plus. Elle sortit sa baguette pour éclairer ses pas, mais c’était bien inutile. La lune éclairait ses pas. Elle arriva assez rapidement vers le lac noir. Elle s’approcha du point d’eau et s’assit dans l’herbe. Elle leva les yeux vers l’imposant château. Il y a longtemps, elle aurait eu peur de se tenir à cet endroit. Aujourd’hui, ce n’était plus la même peur qui lui serrait le cœur… Elle avait peur de croiser de nouveau Alec Hudson, peur de craquer, peur de revoir le regard qu’il lui avait lancé avant de tourner les talons et de partir. Il l’avait laissé en plan. Elle en était en partie fautive. Elle se perdit dans ses pensées, sans entendre les bruits de pas qui s’approchait d’elle…


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Dernière édition par Rose I. Carthew le Lun 27 Oct - 21:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Dim 14 Sep - 12:50

Des pas qui s’effacent dans la pelouse, silencieux comme une bête nocturne. Qui s’arrêtent. Derrière la silhouette de la jeune femme dont le bond des cheveux est blanchit par les lunes, celle du ciel et sa jumelle sur la surface noire de l’eau, une voix douce et grave s’élève, comme un murmure.

« Lumos. »

Un petit astre découpe la silhouette de Rose dans un noir profond. La silhouette s’éclaire. Un visage pâle aux yeux d’un bleu vif, aux cheveux blonds qui lui tombent sur le visage, rasé sur le côté et l’arrière du crâne. Pas un sourire sur ses lèvres, d’un froid mordant.

Le silence. L’un observe un autre qui ne semble pas être atteint. Le jeune homme marche. Ses pas font un bruissement parmi les brins d’herbes, comme un nouvel instrument dans la symphonie des vents et de la Forêt Interdite qui chante. D’un œil surpris ou vide, difficile à savoir, il s’approche et prend le visage de Rose dans une main pour l’éclairer.

Un long silence. Deux regards qui se jaugent. Que fais-tu là, étranger ? Dois-je te craindre ? Dois-je te fuir ?


« Êtes-vous perdue. »

C’était une question. Et pourtant le son de sa voix, chuchotant par respect du silence, faisait sonner ces mots comme un arrêt. Ce visage inconnu, il aurait dû le reconnaître ? Dans sa marche clandestine hors du château, dans sa quête de fuite de la nostalgie et du désir inébranlable et pourtant tabou, dans le désir de voir le lac qu’il ne voyait plus depuis la salle commune des Serpents, de sentir le froid geler tout ne lui, et l’envie et la vie, pourquoi devait-il y avoir témoin de sa déchéance ?

Il était lui-même destin d’une déchéance. Ce visage, la fatigue, et chagrin et l’alcool l’avait marqué de yeux rouges, sur le point de verser de la mer au compte goûte. Le corps engourdi pas le froid, les lèvres rougies d’une solitude qu’il connaissait pour la vivre. Cette détresse dans le regard. La lassitude en plus violente, comme une blessure infiniment plus profonde que toutes les insultes jamais faîtes. Cette blessure qu’on creuse nous-même par nos actions, chaque jour, chaque seconde, à force de regretter, regretter, encore et encore.

Il attend des mots. Il hésite. Il frotte doucement ses épaules, pour la réchauffer, comme par politesse, ou par civisme. Dans un endroit pareil, il serait malheureux de retrouver demain le corps d’une noyée.


« Je vous raccompagne. Où habitez-vous ? »

Il avait fui sa chambre pour faire taire le désir. Pour se faire mourir à l’intérieur, pour assumer ses choix. Pour ne pas faire d’erreur. Pour faire taire son désarroi. Mais il en a trouvé un plus grand, plus grand peut-être, d’une femme qui se tient debout devant le Lac Noir. Il la prend par les épaules. Ça va aller. Abel n’a jamais aimé les femmes noyées.
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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Dim 14 Sep - 14:13


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Lourd silence. Rose se perd dans ses pensées noires. La jeune femme pense à ses « vacances » ratées en Alaska. Pas complètement ratée. Doux moments dans les bras d’Alec Hudson pendant quelques minutes… Des bruits de pas font sursautés la jeune femme. Elle se retourne et voit une silhouette s’approchée. Sans doute un élève. Elle n’a pas la force de lui dire de rentrer… Elle sent la main du jeune homme se glisser sous son menton, le regard de la blondinette se perd momentanément dans le regard de celui qui se tient devant elle. Silence. Aucun des deux ne se décide à parler. Une question est posée. Perdue ? Non. Le vent vient jouer dans les cheveux de la jeune femme qui, d’une voix enrouée, dit :

« Je ne suis pas perdue… »

Le silence reprend ses droits. Rose n’arrive pas à remettre ses idées en place ; chacun se regarde, cherchant à savoir s’ils se connaissent ou pas. Le jeune homme était sans doute plus jeune qu’elle… Le froid pénètre sous la cape de la jeune femme. Ses vêtements ne sont pas assez chaud… Pourtant, sa température corporelle semble remontée un peu… Un peu seulement… Le jeune homme cherche à la comprendre, à la connaitre au travers de son regard. Tu as encore du travail à faire pour me connaitre mon petit…

Il s’approche d’elle et pose ses mains contre ses épaules pour chercher à la réchauffer. C’est peine perdue… La blessure de l’Auror est trop profonde. Le contact rapproché électrise la jeune femme. Pourquoi ? Ce sentiment, il y a bien longtemps qu’elle ne l’a pas ressenti autre que pour Alec Hudson… Qu’est-ce qui lui arrivait ? La voix du jeune homme la ramène à la réalité. Il veut la raccompagner. Il lui demande où elle habite. Elle n’habite nulle part. Cette chambre à l’auberge n’est qu’un prêt… Elle s’écarte légèrement de l’élève, cherchant à retrouver un semblant de bon sens…

« Je n’ai pas envie de rentrer… L’atmosphère de ma chambre est trop étouffante… »

Les mots traversent ses lèvres sans qu’elle ne puisse les retenir. Sa détresse doit se lire sur son visage… Ses mains tremblent de nouveau. Est-ce le froid ? Est-ce sa magie ? Est-ce sa détresse ? Rose se retourne vers l’élève qui n’a pas bouger. Ce dernier décide enfin de la prendre par les épaules, la rapprochant de lui au passage. La jeune femme sent son pied buté contre une pierre et perd momentanément l’équilibre. Elle s’accroche à ce qui est au plus près d’elle, c’est-à-dire, le jeune homme. Ses mains s’agrippent aux bras musclés de l’élève. Le contact est de nouveau électrisant. Pourquoi ? Elle a envie. Là maintenant. Brisées toutes ses promesses. De se brisée elle-même. Mais elle ne peut pas. Elle ne pouvait pas craquer. Ce serait une erreur. Les conséquences seraient trop importantes… Pourtant… Il serait si facile de tomber dans ses bras… Seulement pour une nuit…


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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Lun 15 Sep - 17:10

Il la rattrape, la tiens entre ses bras. Elle proteste. Elle fuit quelque chose. Elle se fuit elle-même peut-être. Et toi, Abel, qu’est-ce que tu fuis ? Tu baisses ta baguette, tu t’arrêtes. Elle s’éteint, lorsqu’en latin, tu prononces le nom de la nuit.

Et la nuit vous entoure. Elle vous prend. Tous les deux au cœur, pour les mauvaises raisons. Elle vous enveloppe, comme un secret de corps et d’âme brisées, et tu le sait déjà, elle vous a emportés.

Nox. Evidemment, derrière les larmes et les yeux rouges, tu savais qu’il y avait une femme. Mais quand on éteint la lumière, le toucher et les senteurs des corps deviennent plus fort. C’est une femme, une malheureuse, indéniablement. Tu sais qu’il ne faut pas écouter le désir bouillonnant. Du désir que tu n’as pas vraiment pour elle, mais pour d’autres à qui tu te refuses. Tu n’as pas le temps de te traiter de monstre.

Lentement tu la soutiens, et l’accompagne au sol. Il te faut un certain effort, pour oublier ton manque, ce besoin bestial. Tu t’agenouilles dans l’herbe, tu la tiens près de toi, pour ne pas la laisser seul, pour ne pas te laisser seul. Tu murmures par crainte de réveiller la nuit, ou de la briser. Par respect de l’obscurité et par crainte des ténèbres qui suivent les cris dans le silence.


« Êtes-vous blessée. »

Blessés par nos amours. Les contes ne disent pas qu’ils font mal, et les autres ne disent jamais que c’est si sérieux. Que l’amour peut détruire une vie, tant il peut rendre aveugle. Tant il décuple la folie. Personne ne dit jamais, à quel point ça fait mal, si mal…

« Je reste là. »

Que faire de plus ?

Tu restes, tu la tiens dans tes bras. Le temps que son air fébrile laisse place à une vraie femme, une personne qui puisse tenir sur ses jambes. Mais était-ce seulement possible. Tu hésites, un peu, puis caresse doucement ses cheveux, comme à une enfant. Tout va bien. Et rien ne va plus. L’existence joue avec nous comme avec des dés. J’essaye de suivre, mais je ne connais pas les règles. Et peut-être est-ce mieux. Je suis une bille qui court sur une roulette. Je n’ai pas le choix.


« Je n’appelle personne. Je reste là. »

C’était un hasard, d’avoir rencontré une jeune femme, un soir de septembre. L’été prend fin, l’automne arrive, et avec lui l’appel inexorable vers l’hiver. Il se figera avec joie dans la glace. Mais en attendant, peut-être qu’il va falloir cacher un oisillon du froid.

Ça n’aidera pas d’en parler avec un inconnu. Ça n’aidera pas d’essayer de comprendre. Il faut juste que ça passe, parfois. Alors il allait attendre. Attendre. Dans l’obscurité qui permets les pleurs, l’abandon de soi.

Et ce parfum lancinant, entre l’alcool et la vie. Tu sers les courbes de son corps contre toi, le temps qu’elle déverse des larmes. Et une fois que ce sera passé, vous en retournerez chacun chez vous. C’est ainsi que ça doit être.

C’était un soir de fin d’été, un automne arrivant. C’est une histoire qui n’arrive qu’une fois, qui est déjà arrivée tant de fois. Un homme et une femmes perdus, chacun de leurs côtés, qui se rencontrent… Et qui ne savent pas trouver la sortie. C’est l’histoire d’un soir, arrivé par hasard. L’histoire de ce qu’on regrettera sans doute. Une histoire à oublier. Mais parfois, une histoire nous rattrape. Et empoisonne l’existence.

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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Lun 15 Sep - 17:42


"I Want You Now ! "

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Fuir. Toujours fuir. C’est l’histoire de la vie d’une Auror perdue, brisée… Elle s’accroche au jeune homme comme si sa vie en dépendait. Elle s’accroche à la seule personne qui se trouve dans les parages en ce soir d’automne. Son désespoir se lit sur son visage. Son chagrin ne passe pas. Pourtant, elle a tout fait pour sauver les derniers morceaux de cette relation déjà vouée à l’échec avant même qu’elle ne commence. Elle s’était promise de ne pas retomber amoureuse. Elle s’était promis que jamais elle ne revivrait ce qu’elle avait vécu quelques années plus tôt… Ça fait trop mal…

L’élève accompagne l’adulte vers le sol. La blondinette regarde ce visage d’ange. Visage d’ange ? Doux euphémisme. Elle ne le connait pas, il ne la connait pas et pourtant, les voilà ensemble ce soir. Le destin ? Peut-être. Le hasard ? Sans doute. Il lui demande si elle est blessée. La jeune femme penche la tête légèrement sur le côté. Elle ne comprend pas la question. Physiquement, elle ne l’est pas. Psychologiquement et intérieurement elle l’est, mais il ne peut pas le voir… Il lui dit qu’il reste là. Elle veut refuser. Il ne devrait pas être là. Il la serre dans ses bras. La jeune femme se laisse aller, chose qu’elle n’a pas faite depuis si longtemps… Depuis l’Alaska… Elle ferme les yeux et sent l’émotion l’envahir, mais elle retient les larmes. Pourtant, l’élève ne semble pas déranger par l’état déplorable de la jeune femme. Une main est passée dans les cheveux de l’Auror. Doux sentiment d’être appréciée… Et douce folie qui monte en elle. Elle n’a pas le droit. Elle n’a pas le droit de le trahir. De les trahir. C’est un élève ! Le vent joue avec eux, le temps joue avec eux. Toutes les forces de la nature jouent contre eux. Ils n’ont pas le droit et pourtant, ce droit, ils pourraient l’outre passé sans que personne ne s’en rendre compte…

« Je n’ai pas le droit… »

Elle avait murmuré ces mots, mais elle-même n’y croyait pas. La roue tourne déjà. Impossible de trouver la sortie. Impossible de chercher à comprendre ce qui se passe. L’alcool, le froid, la chaleur. Tout enivre la jeune femme. Elle relève la tête doucement. Est-ce qu’elle va oser ? Est-ce qu’elle peut prendre le droit ? Elle veut le remercier d’être là, mais elle sait qu’elle va en sortir que plus brisée qu’avant… Les mains de la jeune femme se posent sur les épaules du jeune homme. Elle est agenouillée devant lui, détaillant son visage. Impassible. Il est impassible. Impossible de savoir ce qu’il pense. Est-ce qu’elle doit tenter ? Et si on les voyait ? Les chances étaient plutôt minces. L’alcool aidant, Rose Carthew pose ses lèvres sur celle d’Abel McMillan. L’engrenage est lancé, le piège s’est refermé. Les voilà prisonniers de leurs propres pulsions…



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MessageSujet: http://www.yourepeat.com/watch/?v=kpmE7zZ8d_c   Mar 16 Sep - 18:05

C’était fou, et stupide. Mais la sagesse n’est pas humaine. Il faut attendre plusieurs âges avant qu’un homme o une femme ne devienne sage. Ne sache réagir comme un adulte face à la douleur, face à ses affections et ses blessures. Mais nous ne sommes que des enfants perdus qui comblons les trous et les blessures avec tout ce que nous pouvons. Pour se prouver qu’on n’est pas creux, pas vide, pas mort.

Il peut le comprendre, ce garçon blond à la peau pâle. Il peut le comprendre, parce que sa force vient de a faiblesse, de ce besoin de ne pas être vide, ce besoin de se sentir vivant, quelques secondes, d’exister par lui-même, en lui-même. Et quel meilleur moyen d’être que d’imprimer la peau d’un autre ?

C’était fou, enfantin, stupide. C’était un baiser inutile, dans une nuit tiède pour se sentir vivant après l’été de notre vie, après l’amour ressenti, puis mort. Fuir la mort, fuir la vie elle-même, ne faire qu’être, pour un autre, n’importe qui. Abel peut comprendre. Alors Abel ne la repousse pas. Il la laisse faire, et ferme les yeux. Il se laisse envahir par sa chaleur, laisse la bête assoiffée d’existence, ce besoin physique de prouver, il laisse grandir. Le parfum à travers l’alcool et le goût des larmes. C’était stupide et fou, il le savait. Mais leurs vies étaient stupides et folles. Alors quand elle eut fini, il a ouvert les yeux, et la regardé. Il ne connaissait ni son nom, à peine le son de sa voix. Il n’avait même pas eu le temps de graver son visage. Mais il la sentait avec lui, dans le fond des yeux. S’accrocher à lui comme si c’était le dernier espoir, comme si elle était sur le point de s’abandonner elle-même.

Et quand il fût certain de sa demande silencieuse, il glissa sa main dans sa nuque et repris ses lèvres, et l’embrassa, avec les bras, avec les lèvres. Avec l’âme aussi. On a pas besoin du nom de quelqu’un pour sentir sa vie, pour sentir son cœur battre, et sa peine nous déchirer. Remplacer la peine par l’oubli, donner les siennes. Il chercha qui est était, si elle était, à travers ses lèvres. Un baiser profond et lent. Il sut qu’elle était.

Elle est. Et son cœur bat bien vivant. D’un amour qu’elle ne peut pas donner, ou épuisé. Comme lui. On lit à travers la peau des autres. À travers leur souffle. On ne lit que l’essentiel. Il n’y a pas à comprendre. Il n’y a rien à comprendre. Quand on a juste mal, nous sommes des papillons, et nous volons vers les flammes, et nous brûlons, brûlons jusqu’à ce qu’on termine de se consumer, juste pour sentir, sentir rien qu’un peu, que nous étions bien vivants.



J’arrache les pans de capes. Découvre ta gorge. Y glisse mes mains glacées, puis mords ta gorge, et baise ton cœur, pour m’enivrer d’un parfum. Je pousse ton corps pour l’allonger. Je passe tes mains sur ton corps, et défait ton chemisier. Le malmène. L’ouvre. Mes doigts se font caressent, et lacèrent tes côtes sur leur doux passage. L’un d’elle se pose sur ton sein, encore couvert de dentelle. J’exulte de la chaleur que je garde en moi le jour. Mes canines tracent des lignes jusque ton épaule. Puis je les range. Doux prédateur. Je pose mes lèvres. Une bué s’échappe de ma respiration. Je sens ton cœur battre. Dis-moi sans les mots. Que puis-je faire pour toi ? Que veux-tu ? Me désires-tu ? Je le ferai, si c’est ce que tu demandes, parce que j’ai aussi le cœur broyé. Broyé par les années de solitudes. Broyés par la mascarade. Par les amours inassouvis, et ceux assouvis trop tôt.

Je me redresse pour te faire face, avec une infinie douceur. Moi non plus, je n’ai pas le droit. Mais nous sommes libres. Nous sommes fous. Nous sommes humains. Et personne ne pourras te reprocher de vouloir te sentir en vie quand plus personne ne te le laisse sentir.

Je pose mon front sur le tiens après l’avoir dégagé de tes cheveux d’une main. J’essaye d’écouter ce que me dis ton souffle, ce que me dis ton corps. Est-ce que tu le veux vraiment ? Tout me dit que oui, et pourtant, j’attends l’ultime confirmation. Pour te faire oublier, pour oublier moi-même, pour nous ramener à l’essentiel :

Nous sommes vivants.

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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Mar 16 Sep - 19:48


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Un état psychologique peut vous emmenez à faire des choses que vous pourrez regretter plus tard...
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Elle l’avait fait. C’était de la folie, c’était de la démence. Il n’avait pas cherché à l’éloigner. Il n’avait pas cherché à lui demander pourquoi elle avait fait ça. Il ne cherchait pas à la connaitre, il ne cherchait pas à savoir d’où venait son mal être. Il était là tout simplement. Il la laissait l’embrasser, il ferma même les yeux. La chaleur envahi le corps de la jeune femme comme le feu qui brule le papier. Elle avait besoin de se sentir vivante. Voilà, c’était la raison. Tous les derniers évènements de sa vie commencèrent à s’effacer pour quelques temps, comme si l’alcool masquait ses pensées, comme si son désir prenait le dessus sur la raison…

Le baiser terminé, les deux jeunes gens se regardent. Rose se demande ce à quoi pense le jeune homme… La jeune femme penche la tête légèrement sur le côté, cherchant à découvrir les pensées de l’autre. Un dernier regard avant de sentir glisser une main vers sa nuque. Sa peau est si douce… Il pose ses lèvres contre les siennes et reprend le baiser où ils en étaient. Rose ferme les yeux, approfondit le baiser avec sa langue, jouant avec celle de son amant. Leurs corps se touchent à peine, les décharges électriques traversent leurs corps. Le désir est bien là, enfermé depuis si longtemps dans leur corps… Leurs cœurs s’emballent. La magie de Rose aussi… Elle essaye de se calmer. Ses sentiments se mélangent. Le visage de l’élève passe à celui d’Alec Hudson puis d’un autre homme. Le baiser est stoppé et Rose sent qu’elle s’emballe, qu’elle ne pourra pas tenir…

Les pans de la cape se déchirent, ouvrant le vêtement, laissant apparaitre le chemisier et le jeans de la jeune femme. Les mains glacées de l’élève vient se poser dans son cou avant de sentir les dents s’enfoncer dans sa peau. Un léger cri traverse les lèvres de la jeune femme. La bouche trouve l’emplacement de son cœur. Elle glisse ses mains dans les cheveux blonds du jeune homme, le pressant contre elle. Puis, il l’allonge sur le dos, passant ses mains sur son corps. Doux frissons qui la traversent, elle se laisse défaire de son chemisier. Ses doigts trouvent les côtes de la jeune femme, jouant avec le froid et ses formes. Il trouve l’un de sein, posant sa main dessus. Rose ferme les yeux, cherchant à reprendre son souffle. Il y a si longtemps qu’elle n’a pas ressenti cela… Ses dents se posent sur sa peau une fois de plus, arrivant jusqu’à son épaule. Puis, il s’arrête. Ses lèvres remplacent ses dents, le froid créant de la buée avec sa respiration… Le froid, cet ami commun aux deux jeunes gens, qui les accompagnent depuis le début de leur rencontre… Le cœur de Rose bat fortement dans sa poitrine… Elle sait qu’il l’entend. Elle sait qu’il se pose une question. Le désir qu’elle ressente monte en elle. Il est dessus d’elle. Elle posa une main contre la joue du jeune homme. Je te veux. J’en ai envie. J’en ai besoin.

Ils se redressent tous les deux. L’air froid envahi le corps de la jeune femme. Et toi ? Tu en as envie ? Est-ce que tu serais prêt à faire le sacrifie de taire ce qui viendrait à se passer ici ? Il glisse une main contre son front pour dégager une mèche rebelle et y poser son front. Leurs respirations sont en parfaite harmonie. Rose glisse sa main contre la joue du jeune homme puis son cou et s’y agrippe. Elle approche le corps de son amant près du sien.

« Oui, je le veux. »

Quatre mots. Simplement murmurer. Elle le pousse contre le sol avant de se retrouver sur lui. Elle le regarde avant de l’embrasser passionnément, glissant ses mains sous le manteau et la chemise du jeune homme. Ce soir, elle allait faire la plus grosse connerie de sa vie. Ce soir, elle allait se sentir vivante pour la première fois depuis des semaines… Et pourtant, les conséquences pourraient être terrible…


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MessageSujet: http://www.yourepeat.com/watch/?v=k8mF33wjnoY   Sam 27 Sep - 16:05

On ne se demande pas ce qu’on fait quand on prend quelqu’un dans ses bras. Ni quand on l’embrasse sur les lèvres. Ni l’embrasser tout court. On ne se demande pas ce qui se passe lorsqu’on a besoin de la chaleur de quelqu’un. Besoin du grain de peau d’un homme ou d’une femme.

On ne dit rien. On ne pense rien. On fait. Pourtant il y avait des tas de choses à penser. Des tas de détails qui rendaient cet acte plus fou. Des tas d’évènements, des tas de faits qui le rendaient plus que nécessaire. C’est comme ça.

Une parole, et milles soupires. Du moment où tu défais ses derniers vêtement avec douceur pour baiser sa nuque, et effleurer le bout de son sein, de moins en moins timide. Tu oses, puis tu n’oses plus rien. Tu fais. Tu prends le contrôle d’une danse que tu as déjà fait mille fois, avec trop de partenaires. Parce que tu ne sais pas dire non ?

Non. Parce qu’alors qu’elle prononce comme pour accepter de lire sa vie à la tienne, tu sais qu’aucun mariage au ne te rendras jamais heureux. Parce que tous ceux que tu aimes ne pourront jamais se donner à toi. Parce que toutes celles que tu as jamais voulu aimé ce sont liés à d’autres. Parce que ton nom ne peut épouser d’hommes.

Tu t’es brisé tellement de fois pour ne pas sentir la douleur. Brisé contre le corps d’une femme que tu coules sous la caresse de tes mains qui parcourent ce corps avec tendresse mêlée d’empressement. Epouse-moi cette nuit. Tu as promis. Tu as juré. Et sans connaître nos noms, nous allons nous épouser. Pour un soir. Je défais mon manteau et le mets sur tes épaules pour couvrir ta peau nue. Mes deux mains mesurent la rondeur de tes hanches. Je défais nos vêtements, devenus inutiles guenilles, comme nos noms, comme même nos pensées.

Les vrais suicidaires brûlent leurs vêtements.

Le rythme prend. Ces mains s’autorisent à resserrer plus fort dans ta chair, à chercher des courbes. Le peu de lumière éclaire ton visage, pleins d’une peine qui te soûle plus que l’alcool, du désir, de l’appel triste. Les miens aussi expriment ce même besoin de n’être que cette âme en perdition. Les miens aussi te regarde pour ce que tu es, en l’instant même, en dehors de tout passé et futur.

Ce soir tu es mon épaule et tu épouseras mon corps. Après avoir retracé ta colonne vertébrale du bout des doigts, je prends ton sein comme on prend le cœur de quelqu’un. J’emprisonne ta taille pour laisser ma langue faire, en la langue que je connais par cœur, que tu connais par cœur, surement. On la connaît tous. C’est inscrit dans nos gènes, dans notre sang, notre chair, dans tous nos nerfs. J’explore la moindre de tes nervures. J’y laisse des morsures, comme de douces déchirures pour se prouver qu’on s’est altéré l’un l’autre, un peu. Dans l’espace clos de mon grand manteau noir, ta chaleur et la mienne se répondent. Le moindre coup de vent est un prétexte à s’accrocher un peu plus. Je prends soin de toi, ma chère femme d’une nuit. Prends soin que tu n’attrapes pas froid, rassasie ta faim pour le plaisir. Le moindre de mes gestes, je l’ai appris pour te faire t’ouvrir à moi, pour détendre tes muscles t chasser toutes tes résistance. Te faire languir. Laisser faire le désir.

Le désir, je le porte moi aussi. Mécaniquement, à force d’éprouver ta chaleur et le grain de ta peau, de toucher ton sein, na nuque, tes lèvres, ton dos… Si j’arrête, tout va remonter. Des noms, des visages. Caïn. Caïn…

Aly.

Mon baiser s’approfondit avec un trait de violence. Ma poigne se fait plus forte, après la tendresse, sur tes côtes. Cette nervosité, cette colère apparente, c’est ma détresse, de voir toujours ces visages remplacer les tiens. Dans mes pensées, je te fais déjà un adultère. Il faut faire taire, la voix et les gestes passés, le besoin d’amour et les fantasmes qui m’éveillent. Alors je n’attends pas d’avoir retiré ma chemise pour glisser mes mains sur tes hanches et mordre ton sein. Je n’attends pas d’avoir descendu ma ceinture défaire plus bas que mes genoux pour y conduire tes hanches. Je le fait, et la chaleur me fait oublier. La chaleur, la vague de sensation. La chair de poule m’arrache un soupire.

C’était comme quatre mots sur un piano, et les dés étaient jetés…

Mes pensées deviennent blanches. Mes mains reviennent trouver tes courbes, du long de tes cuisses à ton bassin, de ton bassin à tes côtes, que je redessine, toujours plus fort, en faisant du mien une vague sous toi. Je serre les dents. J’apprécie en silence. J’agis en silence. Je danse en silence. Nous avons de la chance, mon épouse inconnue. Je me sens bien entre tes reins.

Je joue du piano sur ton corps, pour voir ce qui te fait sursauter, ce qui te détend, ce qui te rend folle. Folie. Je prends ton visage dans ma paume pour te forcer à rester lorsque je tente de m’installer plus loin en toi encore. Tu n’es sans doute pas vierge, ni neuve, mais ton corps pour moi est aussi pur qu’une étoile, en cette seconde. Parce que toi, au moins, tu as dit oui.

Tu as dit oui.

Je vois le visage de ma famille, mes parents froids, Caleb et son sourire parfait, Alyssandra qui se noie, Caïn qui rit à côté d’une fille.

Je donne un coup de rein.

Je vois Anarchy, la première et la dernière nuit, qui me fait soupirer te crier de plaisir, de souffrance, et son absance.

Plus fort.

Je vois Billie qui me sourit en se mordant la lèvre, puis détourne les yeux, alors qu’elle est dans mes draps.

Plus fort, bordel.

La frénésie s’empare de moi. Il n’y a plus que moi qui me bats, dans ton corps, contre mes mauvais souvenirs.  Je ne laisse que peu de répit à ton corps. Je dois percer à travers ces souvenirs que mon indifférence, que mon incapacité à agir a laissée entre toi et moi. Ils sont un mur que je perce, traverse tout autant que je traverse tes entrailles. Pour t’atteindre. Pour atteindre un nous, dans une demi-seconde éternelle ou nous ne sommes plus.

Je me bats pour te trouver, à travers mes déceptions, mes cauchemars, mes regrets, mes remords, mes tristesses.

Car toi tu as dit oui.

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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Sam 27 Sep - 16:54


"I Want You Now ! "

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Rose & Abel

Est-ce qu’on pouvait vraiment prendre le temps de réfléchir ? Parfois, quand deux personnes consentantes se trouvaient l’une et l’autre, rien ne pouvait les arrêter. Pourtant, il y avait plusieurs raisons d’arrêter cette erreur monumentale… Reculer, arrêter, s’excuser… Pourtant, personne n’arrête. C’est tout le contraire…

Le froid vient jouer avec eux, la chaleur de leurs corps les empêche de tomber en hypothermie. Les vêtements commencent à voler légèrement dans tous les sens. Faites que personne ne vienne à nous. Ce n’est pas le moment. Rose se mord la lèvre inférieure lorsqu’elle sent les mains de son amant se poser contre ses hanches. Le jeune homme a pris le temps de poser son manteau sur les épaules de l’Auror pour qu’elle n’attrape froid. L’alcool se dissipe légèrement de l’esprit de Rose. Elle est consciente de son erreur, elle est consciente que ce qu’elle fait pourrait lui couter son poste à Poudlard… Et pourtant, elle continue. Elle se laisse faire, elle épouse à la perfection le corps de son amant pour la soirée. Et pourtant, la tristesse envahi la jeune femme avant même qu’elle ne comprenne pourquoi. Elle le cache, mais elle sait que cet homme lit en elle comme dans un livre ouvert. Il la comprend, il fait d’elle la personne qu’elle n’était plus depuis quelques semaines. Elle sent les morsures qu’il laisse sur sa peau. Elle enfonce ses ongles dans sa chair. Je ne serais pas la seule à avoir des marques de notre soirée passée ensemble… Leurs corps sont encore plus près l’un de l’autre à cause du manteau du jeune homme. Rose passa sa main dans les cheveux de son amant avant de prendre possession de sa bouche. Il joue avec elle, la fait sentir plus vivante qu’elle ne l’ai été depuis des années. Sa magie ne semble pas vouloir la déranger pour le moment. Parfait. Elle n’a pas besoin d’un malaise pour continuer… Le désir monte chez l’Auror. Elle regarde son amant pendant un moment avant de le voir se perdre légèrement dans ses pensées. Ses gestes sont mécaniques, mais il les effectue dans une parfaite harmonie. Elle pose ses mains contre son torse, en dessous de la chemise… Il lui mord l’un de ses seins. Elle lâche un léger cri, mais pas assez fort pour alarmer les élèves ou professeurs au château…

Je ressens ton stress mon doux amant. Qu’est-ce qui t’arrives ? Est-ce que toi aussi tu fais une erreur ? Je te comprends plus que tu ne le penses… La détresse les envahi tous les deux, mais il est trop tard pour faire marche arrière. Voilà, les dés sont jetés. Tu es en elle et plus rien ne pourra t’arrêter. Rose soupire doucement, est-ce qu’elle s’était déjà sentit aussi bien. Pourtant, quelque chose lui dit que les regrets n’allaient pas tarder à venir par la suite… Les mains de son amant caressent son corps alors qu’il mène la danse. Les pensées de l’Auror commencent à dériver doucement vers un visage plus connu… Alec Hudson envahi ses pensées alors qu’elle commence à s’imaginer toute sorte de choses. Le visage de son amant du soir s’efface doucement pour faire place à celui du professeur de Runes.

J’ai dit oui.

Les deux visages se confondent l’un dans l’autre. Rose croit perdre la tête. Elle ne sait plus où se trouve la réalité et la fiction.

Continue.

Son corps commence à démontrer des signes de fatigue. Voilà longtemps qu’elle n’avait rien fait d’aussi fort, sa magie lui ayant bouffé la moitié de son énergie…

Encore plus fort !

Le corps de Rose semble vouloir tout lâcher. Un dernier coup de rein de sa part et de celle d’Abel pour qu’elle monte plus haut que le septième ciel. Les regrets commencent déjà à arriver. La détresse fait son grand retour. Qu’avons-nous fait ? Rose se laisse tomber contre le torse de son amant. Elle n’a pas plus la force de se relever. Il ne sait pas que sa magie la bouffer pendant de longues journées. Il ne sait pas qu’il vient de la libérer d’un poids monstrueux même si ce n’est pas encore gagné… Des larmes viennent perlées les yeux de la jeune femme.

Elle a dit oui…


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MessageSujet: http://www.yourepeat.com/watch/?v=k8mF33wjnoY   Lun 27 Oct - 19:33

Cette seconde avant l’envole où la personne en face de nous nous regarde avec toute la sincérité du monde, et nous comprends complètement. Je la vis, cette solitude à deux. Pour une seconde peut-être, nous sommes cette même personne qui n’a plus confiance en rien, et qui a besoin de se donner, de disparaître en quelqu’un d’autre. Pendant quelques secondes, je disparais. Sans noms pour faire armures, nous sommes deux humains nus devant la réalité crue.

Et nous sommes partis.

C’était court. Un peu plus court que d’habitude. Pas tout à fait synchrone non plus. Mais c’est qu’elle aime bien, l’inconnue.  Je suis détendu, et sans doute perdu. Et toi ? Comment te sens-tu ? Mon corps s’est effondré, et j’ai posé un bras possessif sur ta taille sans m’en rendre compte. Je n’ose pas te lâcher. J’ai peur de te libérer. Je réclame à l’univers, rien qu’une seconde de plus dans cette quiétude, entre deux manteaux, le crâne dans la pelouse et les pieds près du lac. J’en peux plus d’avoir froid. J’ai jamais supporté le froid glacial de mon propre être. J’ai jamais voulu de l’air glacial qui m’accompagne. Jamais voulu de cette dureté.

Je suis en présence de tout ce que j’ai toujours souhaité. Quelqu’un, juste quelqu’un, pour me garder près de lui. Le grain de peau d’une femme adouci par l’amour, le parfum de la nuit mêlé au sien. La chaleur de nos deux corps qui se répondent en silence. La rassurante respiration.

Je n’ai pas besoin de maison ou de nom. Je n’ai besoin de rien si ce n’est ça, ce rempart contre le vent, contre la réalité elle-même. Le voile de la nuit qui obscurcit même la nuit, l’immense espace qui ne me parait pas être un piège. Qui ne me rend pas malade. Pas d’autre magie que celle de ne pas être seul, et de ne rien vouloir d’autre au monde.

Elle n’a pas besoin de nom, ni de raison, pour être contre moi, la peau nue, le souffle long.
Je n’ai besoin ni de nom ni de maison.

Je veux simplement vivre pour mon existence entière cette sensation toujours perdue, que je crois retrouver dans les bras de chaque femme et de chaque homme qui me prend, quand j’entre dans la salle de classe de Tallulah, que je crois trouver lorsqu’Anarchy ne me repousse pas après l’amour. Que j’ai l’espoir de garder pour toujours quand Caïn me serre contre lui, sans dire si c’est comme un frère ou comme un amant.

Je l’ai là, au fond des tripes, ce besoin vital de toujours me retrouver, ici et maintenant, sans nom ni avenir, ce besoin de tout arrêter pour simplement sentir que le monde ne me veut rien, et que je ne veux rien au monde que cette chaleur.

Ce monde immense qui me fait si peur que j’ai l’impression de ne plus respirer.

Je garde sa taille entre mes bras. Peu importe qui elle est, ce qu’elle est. C’est certainement pas moi qu’elle voulait ce soir. C’était certainement pas pour elle que je me suis donnée. Mais nous sommes ici et maintenant, et je prie pour que ça dure, une éternelle seconde de plus. En silence, cette erreur, notre erreur, c’est mon échappatoire à mon existence entière. Et je m’en veux de le penser, je m’en veux à l’infinie, pour Caïn, pour Aly, pour Caleb même, mais je le pense vraiment, au point que les larmes n’auraient pas de peine à traverser mes yeux si il y avait encore quelque chose à pleurer.

J’aimerais mourir, en cette seconde, dans la chaleur de cette femme sans nom, j’aimerais mourir dès maintenant, pour vivre et retenir éternellement ce moment où rien n’est important, ce moment où je suis de nouveau dans le seul état qui me convienne, viscéralement.

Je veux mourir maintenant, pour ne pas vivre autre chose après.

Je pose une main sur sa nuque et la retient, obstinément. Que quelqu’un arrête le temps. Par pitié, qu’on arrête le temps.
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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Ven 31 Oct - 23:09


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Un bras contre sa taille, son corps contre le sien, elle se retient de tomber dans les vapes. Elle se retient de pleurer malgré les larmes qui coulent sur son visage. Se retenir, compenser, ne pas montrer à quelle point tu es faible. Aujourd’hui, tu es faible. Demain, tu le seras toujours. Le temps semble s’arrêter pour les deux jeunes gens.

Elle ne le connait pas. Elle n’a pas besoin. Elle ne le reverra sans doute jamais. Ses sentiments commencent à se mélanger. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Pourquoi ne s’était-elle pas garder pour lui ? Ce n’est pas qu’elle était toujours vierge, ce n’était plus le cas depuis longtemps, mais elle s’était promise de ne le faire plus qu’avec lui… Elle avait tout simplement répondu à un besoin primaire, trop longtemps ignorer, trop longtemps laisser de côté pour lui… Elle s’en veut maintenant, mais est-ce qu’elle y peut quelque chose ? Voilà qui était fait, on ne peut pas revenir sur le passé. Elle reste contre le corps de son amant du soir. Elle s’accroche à lui comme s’il était sa bouée de sauvetage. Elle a besoin de se retrouver. Elle a besoin de se dire que ce n’est pas grave, qu’elle n’était pas avec lui, ils ne forment pas un couple… Et pourtant, elle a honte, elle se sent coupable. Les choses se sont déroulées contre leur volonté à tous les deux. L’auror et l’élève. L’élève et l’Auror. Deux êtres infiniment triste, infiniment effacés…

Les bras du jeune homme la serre contre lui, serrant sa taille. Bizarrement, Rose se sent en sécurité. Cela ne lui était pas arrivé depuis un petit moment. Elle l’avait ressenti avec lui, mais les sentiments n’étant pas réciproques, les choses étaient différentes. Ce soir, personne n’avait de sentiments pour l’autre. Juste un moment où deux corps se sont entremêlés pour n’en former plus qu’un…

Elle a envie de rester, mais elle a envie de partir. Elle a envie de ressentir la chaleur du jeune homme le plus longtemps possible, mais elle a envie de sentir ce froid qui l’envahi à chaque fois qu’elle repense à sa magie brisé pour un amour non réciproque. Elle ne pense plus à elle, elle ne pense qu’à vivre pour sa magie capricieuse. La jeune femme sent la main du jeune homme la retenir par la nuque. Elle lève doucement les yeux vers lui. Elle se perd dans son regard pendant un instant. Elle reste là. Il semble la comprendre, il semble être aussi très mal… Est-ce que tout le monde est comme ça ces derniers temps ? Rose pose doucement une main contre la joue du jeune homme. Ils semblent se comprendre tous les deux, là couchés dans l’herbe froide, la fraicheur de la nuit et la lune pour seules compagnies.

« Nous n’aurions pas du… » murmure-t-elle.

Les larmes contenues finissent par glisser doucement sur ses joues. Elle senti sa magie s’agité en elle, elle a mal, elle serre les dents, elle ressert sa poigne contre l’épaule du jeune homme jusqu’à enfoncer ses ongles dans sa chair. J’ai mal, mais tu ne peux pas me livrer… Personne ne le peut. Elle se cambre, elle ne supporte plus la douleur. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. On dirait qu’elle est possédée. Elle s’oblige à respirer calmement pour redevenir normale… Epuisée, elle se laisse tomber contre le torse du jeune homme. Elle respire doucement, mais elle n’ose plus bouger de peur que ses émotions ne reviennent à la charge…

« Je suis désolée… »


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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Mer 5 Nov - 21:27

Panique. Panique folle. Futile. L'espace d'un instant j'ai l'impression de faire un cauchemar, et tu es l'incarnation possédée de mon jugement. Je reste pétrifié d'horreur face à ta transe. Et lorsqu'elle se termine, je retiens un tremblement de peur. Ton corps retombé sur le mien, je me promets d'arrêter ça. D'arrêter de coucher avec n'importe qui dès que je fais une crise d'angoisse. Un jour je vais vraiment avoir des problèmes. Et Caïn ne pourra pas sauver ma peau.

« Pas désolé, qu'est-ce que c'est que ça ? »

Je te prends par les épaules et nous redresse, presque nu sur la berge. Je prends ton visage entre mes doigts et sort ma baguette qui m'envoie un coup de jus que je réprime d'un coup de poigne, n'ayant pas envie d'utiliser une rune mal maîtrisée. "Lumos." J'inspecte tes yeux. Quelque chose de dangereux coule sous ta peau et reste dans tes yeux. Il y a nombres de magiques et d'être surnaturels qu'il ne vaut mieux pas découvrir, mais ce n'est pas avec ma famille d'adepte de la magie noire que je vais me dégonfler. Il m'en faudra plus.

Comme un amour démesuré pour ma fratrie...

Je chasse de mon crâne et me sert de toute la déontologie possible. Si cette femme est possédée, elle est sans doute en danger. Vous êtes en danger.


« Dites-moi. Je vous emmène à l'hôpital. »

La réalité reprend le dessus alors que je commence à remettre tes vêtements. Précipité. C'est peut-être mieux comme ça. Je laisse le rêve reprendre sa place. Garde ton calme. Inspire, expire. Fais des gestes précis. Pas brusques. Vérifie son pouls. Tout ce qui peut être fait par un amateur comme toi.

Vous semblez prendre peur. L'évocation de l'hôpital. Je sens une certaine réticence, mais mon sens du devoir me pousse à insister.


« Ça peut être grave, ne faites pas l'enfant. »

Nous avons été des enfants, il y a quelques secondes. Mais parfois, on ne sait pas. C'est peut-être question de vie ou de mort. Mais on ne peut plus faire l'enfant.

Fin de l'interlude. Redevient un adulte Abel. Pour cette femme, pour son bien. Ne laisse rien passer. De la rigueur. De l'attention. De la vigilance. Oui, nous n'aurions pas du, mais nous l'avons fait. Et je ne regrette rien.

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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Ven 7 Nov - 21:58


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Rose & Abel

Rose sait que son comportement a sans doute effrayé le pauvre élève. Mon dieu, pourquoi choisir ce moment pour faire une crise… Elle essaya de se redresser, mais dû s’y reprendre quelques fois avant qu’il ne décide de la relever lui-même non sans lui demander ce qu’il venait de se passer…

« Je suis désolée… J’ai quelques soucis avec ma magie… Une identité runique… »

Elle n’était pas sûre qu’il comprenne ce qu’elle devenait. Elle n’allait pas lui raconter toute l’histoire, cela ne devait pas l’intéresser de toute façon… Elle sent les doigts de son amant se glissé le long de son visage avant qu’il ne cherche à sortir sa propre baguette magique. Elle assista à une scène étrange. Le jeune homme ne semblait pas être en phase avec sa baguette magique. Haussant les sourcils, elle fut momentanément aveuglée par la lumière que diffusa le bout de bois… Son regard cherche le sien et Rose essaye de ne pas le regarder, mais c’est difficile… Ces yeux… Elle garda le contact juste assez longtemps pour qu’il comprenne qu’elle n’était pas seule dans ce corps… Il lui dit alors qu’il devait l’emmener à l’hôpital. La jeune femme sourit bien malgré elle. Tu es mignon mon petit, mais c’est inutile. Il remet ses vêtements et Rose fait de même. Le froid commence à se faire ressentir de plus en plus fortement… La peur traverse sans doute le regard de la jeune femme, mais ce n’est pas sa peur…

« Je n’ai pas peur. Je n’ai pas besoin d’aller à l’hôpital… »

Elle lui sourit doucement. Je ne suis pas une enfant. Il n’y a qu’un seul moyen pour la sauver, mais elle refuse de la faire. Elle doit prendre ses potions. Elle regarde le jeune homme. Il semble plus apeuré qu’elle. Il semble prendre son rôle très au sérieux. L’auror se relève doucement et vient proche de lui, se met sur la pointe des pieds et vient lui murmurer :

« Vous êtes mignons lorsque vous avez peur, mais ne vous en faites pas pour moi. »

Elle s’éloigne doucement et va attraper son sac qui est resté près du lac. Elle prend une grande inspiration et attrape la première potion et l’avale. Elle en fait de même avec les autres. Son visage exprime le dégout et pendant un instant, elle oublie qu’il y a le blondinet… Elle ferme les yeux et sent l’esprit se calmer. Elle se retourne vers l’élève et lui dit :

« Vous voyez, ça va déjà mieux… »

Mensonge bien sûr. Elle ne va pas bien. Elle vient de faire la plus grosse connerie de toute sa vie et elle sent déjà le poids de la culpabilité sur ses épaules. Il ne faut pas qu’il le sâche… Rose se tourne vers le lac avant de dire à Abel :

« Vous devriez rentrer au château avant que quelqu’un vous remarque… »

Merci quand même joli blondinet…

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MessageSujet: Re: /!\-18 ans/!\ "I Want You Now !" {feat. Abel T. McMillan}   Lun 1 Déc - 22:44

Tu n’as pas besoin de moi.

Abel garde le silence et reste droit en la regardant. Cette femme était une adulte. Une femme responsable d’elle-même, capable de se porter seule. Une femme capable de se porter elle-même. Et elle le regarde, bienveillamment, comme s’il était un enfant. Il baisse le regard, impressionné, presque blessé par tant de maîtrise de soi. C’était si naturel, sur son visage. Peut-être même un peu trop chaleureux et étincelant au milieu de la nuit.

Ce sourire d’adulte. Le sourire qu’il aurait aimé avoir. Le sourire qu’il espère un jour avoir. Ce sourire qui dit « Je vais bien. Je me porte bien. Je vis, sans béquille, sans personne pour me porter plus qu’il ne le faut. »

Il la jalouse. L’envie. L’admire. Et l’admire encore avec les yeux, dans l’obscurité. Il se redresse, ferme les boutons de son manteau et range sa baguette. Le regard, le sourire, le maintien. Contrairement à tout ce qu’il aurait pu faire, à tout ce qu’il a vu se faire dans sa famille, dans son milieu, cette femme avait cette assurance en elle, malgré des adversités. Et elle l’exprimait, naturellement.

T’en fais pas gamin. C’est mon boulot de supporter ça. Toi, contente-toi de grandir.

Abel ne peut se résoudre à sourire. Il ne sait pas quel visage avoir, ni même comment l’avoir. Alors il s’avance vers elle, lui prend la main, et se penche pour la baiser respectueusement.

Merci. Pour l’étreinte. Pour la chaleur. Pour l’oubli. Pour la leçon de vie. Pour me montrer la voie, sans le savoir vraiment.

Adieu, aussi.

Il se redresse. Il n’a aucune envie de caresser sa joue, de lui donner un dernier baiser. Cette belle femme, il porte son odeur sur lui. Et cette belle femme n’a rien à voir avec sa vie. Cette femme n’aura jamais de nom pour lui. Elle n’aura pas même une adresse pour la retrouver. Il n’ne veut pas. Il veut avancer, lui aussi. Pour pouvoir dire un jour, à son tour : « Ne t’en fais pas, je ne suis plus un enfant. Ne t’ne fais pas, c’est mon problème ». Une toute sincérité. Pouvoir porter son corps, ses pensées et sa voix. Seul.

Devenir un adulte. Devenir un Homme.

Au moins autant qu’elle est femme.

Après un dernier regard, il baisse respectueusement les yeux, puis se retourne et marche vers le château, laissant cette expérience et cette femme derrière lui. Avancer. Avancer toujours. Sans jamais oublier.

Merci, Femme Sans Nom.

Merci, infiniment.


End of Night.
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