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 Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]

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MessageSujet: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Jeu 11 Sep - 23:12


 ◈ Abel & Ruby◈
L'amitié c'est comme l'amour, ça vous frappe sans prévenir

Mais là le Destin est moqueur






C
'était perturbant. Incroyablement perturbant. Vous avez déjà ressentit ça ? L'impression d'être mal à l'aise avec une personne mais pas dans le mauvais sens, non, vous êtes mal mais c'est le fait d'être bien qui vous fait vous sentir pas à votre place. Compliqué ? Terriblement, et dire que tout était de la faute d'Hell... Son « amie » l'avait invité à une soirée, bonne idée si l'on omettait de préciser l'invasion grouillante de Serpentards. Il y en avait partout, pire que des cafards, ces insectes s'étaient étalés comme si l'endroit leur était réservé. Alors il avait bu, pour supporter leur présence nauséabonde, il avait bu mais bu... tant et si bien qu'il avait atteint ce haut degré d'alcoolisme qui le rendait plus aimable envers les abrutis et, surtout, plus courageux. Il avait dépassé la peur de l'autre, cette peur qui le rend si agressif envers ses congénères sangs-purs, il l'avait écrasé, lui avait bien marché dessus et, enfin, il avait parlé avec McMillan. Pas parlé pour apprendre à le connaître, non ce serait trop simple, trop doux, non il avait rit avec lui. Rit de ses blagues qui n'en étaient peut-être pas, l'avait taquiné sur son petit côté coincé alors qu'il a des cheveux à se faire ébouriffer tous les matins... et en même temps, l'autre dadais blond l'avait calmé quand il s'était emporté, l'avait rappelé à l'ordre d'une simple pression sur le bras quand il s'était mit à se moquer ouvertement des sangs-purs qui ne connaissaient même pas le cinéma. La suite ne fut qu'une succession de ces anecdotes de soirée que l'on aime se repasser les soirs de nostalgie, car oui, même s'ils ne se sont pas tombés dans les bras en riant à gorge déployé, même s'il y a eu des petits piques, une espèce de camaraderie était née entre eux. Tant et si bien que Rubens avait insisté pour lui faire visiter sa salle commune, allez Abel fait pas ton p'tit snob qui a tout vu, j'suis sûr que tu l'as connais pas si bien !


Lendemain de la soirée d'Hell, dortoir des Gryffondors.


Chut, tu vas les réveiller.
Arrête, je veux voir qui c'est.
Non, laisse les dormir, vient on a cours...
Juste sa... oh putain.
Quoi ?
C'est McMillan.
Sérieux ?! Il s'est tapé Hell ?! Oh la classe, là il m'épate.
Pas la chanteuse, son frère ! Le serpentard là !
Tu déconnes...
Quand les mecs vont le savoir... faut qu'on prévienne Rory, son lit est juste à coté du sien !
T'es con.

Les rires étouffés de ses camarades de chambré suffirent à le réveiller, ils manquaient de discrétion mais il avait plus à se plaindre que de tapage matinale. Son crâne le lançait affreusement, un dragon avait élu domicile dans sa tête et n'arrêtait pas de sautiller, de se taper contre les parois... oh putain elle est où la potion anti-gueule de bois ? Il doit y en avoir une qui traîne de l'année dernière... Se tortillant pour s'échapper de la couverture, il sentit quelque chose de peu habituelle. Quelque chose que ça faisait un sacré bail qu'il n'avait pas côtoyé. Un bras ! Y avait un bras sur lui ! Oh putain ils disaient quoi ces cons du dortoir ?! Rubens bondit sur le côté, bien vite rattrapé par la couette qui l'empêcha de complètement se vautrer sur le sol. Son visage dépassa du lit, une seconde d'observation et il retourne sur le matelas pour bien se confirmer que, oui, Abel McMillan, le frère de Hell, ce tordu d'héritier incapable de sourire, était dans son lit ! Là ! Juste là !! Violence dans le crane, sa main pousse Abel mais il ne bouge pas, bien vivant car il le voit respirer, il était là. Se battant avec la couette, Rubens finit par s'en extraire, debout c'est rassuré qu'il vit qu'il portait toujours ses vêtements de la veille. Aucune trace de changement il ne s'est donc pas passé ce qui semble s'être passé. Car il n'était pas fou, la scène prêtait à confusion et ça le gênait ENORMEMENT que les Gryffondors l'imaginent GAY déjà et en plus avec CA ! Respire, respire. Inspiration, expiration. Pas du tout calmé, mais exaspéré par sa tête qui le lançait, il se glissa sous le lit pour choper dans sa cachette une bouteille poussiéreuse d'anti-gueule de bois. Quelques gorgées périmées avalées et, tout de suite, son esprit se calma et les souvenirs remontèrent... Oui, il avait passé la soirée avec tous ces Serpentards et il ne comprenait pas comment il avait pu se laisser envoûter de la sorte. Ce type a dû trouver amusant de lui balancer un sort pour il ne savait quelle raison tordues, peut-être qu'il était ici pour espionner sa maison ! Il a dû l'endormir et allez ensuite fouiner ! Ou alors il voulait voir son frère ? Sa sœur ? Non, il ne se serait pas servit de lui pour organiser une réunion de famille ! Sa respiration saccadée, il se passait encore et encore la main dans les cheveux complètement dépassé par la situation. S'il est agressif, il va l'attaquer ! Ils sont que tout les deux, oh bon sang tout le monde est déjà en cours... Faut qu'il le fasse partir, trouver une solution, vite... Armé de la meilleure des protections, ayant tout de même prit au cas où sa baguette si jamais Abel avait l'intention de l'égorger, Rubens jeta son réveil matin. Réveille toi ! Son coussin fit office de doux réveil, balancé en pleine figure il alla le récupérer puis réitéra l'expérience et ce jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux. Faut que tu t'en ailles, tu peux pas rester ici ! Allez, dégage, en plus t'ont vu ! Et... heu... les cours ont commencé alors faut que je me casse mais hm.. comment on vire quelqu'un sans le vexer ? Comment on dégage un putain de sang-pur sans qu'il est envie de vous étriper ? Putain le con ! Je voulais te réveiller ! Gueula t-il quand l'indésirable lui envoya son oreiller, c'est bien un Serpentard, de la magie dès le réveil ! Tu te la pètes... bon allez, faut y aller. Gardant solidement sa baguette dans sa main relevée vers lui, comme s'il le tenait en joue, Rubens réussi – étonnamment – à le mettre à la porte, sous l'oeil stupéfait de la Grosse Dame. Désolé d'être aussi brusque mais tu comprend... faut que je me prépare pour les cours et... à la prochaine. Y aura pas de prochaine. Jamais. Never. Nada. Pas de prochaine fois pour nous deux ! Et, histoire d'être bien sûr qu'il n'allait pas l'étriper, Rubens fit un sourire qu'il espérait plus cordiale que crispé à Abel, attendant patiemment qu'il parte remplit de compréhension.
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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=1cQh1ccqu8M   Ven 12 Sep - 12:26

Certainement pas en lui frappant la tête avec un coussin pendant qu’il dort.

« Wingardium Leviosa. »

Rubens se reçoit un oreiller en pleine figure. Il doit venir du lit vide d’en face. C’était le cousin bien lourd, là, qui fait bien mal quand il vous atterrit dessus.

Abel, en chemise déboutonnée et la tête dans le coltard, se redresse et pose sa baguette sur la table de chevet, très calmement. Naturellement, celle d’Abel était plus grande que celle de Rubbens. Le bois de cornouiller et le laurier faisaient un drôle de contraste. Abel se retourne et se réinstalle dans le drap en empêchant un bâillement de sortir de sa bouche.


« Good Morning Sweety. J’apprécie ta gratitude pour t’avoir porté jusqu’à ton lit alors que t’étais plus raide qu’une dent e narval. »

Il se passe les mains sur le front. Il a étonnamment bien dormi. Pourtant il est bien certain de ne pas avoir couché comme une bête la veille, au contraire.

Qu’est-ce qu’il s’est passé déjà, exactement ? Ah oui. Il était sur le point de conclure avec Némésis, du moins se faire admettre mutuellement qu’un début de quelque chose aurait pu être possible, et Cassidy a fait preuve de sa délicatesse légendaire, gâchant ou sauvant le moment.

Merde. J’ai failli me faire Némésis. Je suis lamentable. Je suis pas capable de garder une amie sans vouloir me la faire. C’est dit. Un peu de mental. Un peu de résistance. Tu vas pas déflorer toutes les filles de sang-purs non plus. Tu veux te faire défoncer par leurs pères le jour où il y en a une qui fait l’hystérique.

Némésis est hystérique, pas vrai ? Cliniquement. Non, pas hystérique. Violente.

D’un autre côté …

Stop, stop, stop, ça s’est pas fait, tant pis, tant mieux, tant pis. Stop.

Merci Rubens.

Il ouvre très lentement les yeux. Chambre de Gryffondor. Caïn. Un gros coup de blues l’assaille. Il n’y avait pas que Némésis qu’il aurait voulu accompagner la nuit dernière, dans les baldaquins rouges et dorés. Il n’en fait rien paraitre.

À L’étage du dessus, il y avait la chambre d’Alyssandra.


« Tu es plus prévoyant que prévu. Pratique la fiole. Pourquoi tu t’es mis une telle misère ? »

Pas que ça l’intéressait réellement. Enfin un petit peu. Mais surtout de cette manière il pouvait profiter de la couche encore un instant. Pour une fois qu’il avait bien dormi…

Oh, un détail, mais maintenant qu’on l’aborde…

Vous savez à quel point Abel est SEXY au réveil ?

Parce que même avec un pantalon et une chemise, un corps à demi endormi… Surtout que le corps en question a quand même une prédisposition génétique pas trop dégueulasse. Frère jumeaux de Caïn, l’homme sans doute réputé pour être presqu’aussi populaire que le Prince Audric, qui pour preuve qu’il avait vraiment la génétique de son côté, était le frère de deux rockstars qui avaient fait les couvertures de la moitié des magazines des deux mondes. Plutôt photogénique vous me direz.

Alors bon, réfléchi Ruby. Ok, tu déteste les Serpentards. Tu détestes les sang-purs. Tu détestes les gens qui se croient au-dessus de tout, et par-dessus tout, jamais, jamais tu n’aurais apprécié la compagnie d’aucun d’entre eux si Silver et Hell n’y avaient pas mis leur grain de sel.

Enfin surtout Silver. On se demande pourquoi.

Mais ouvre un peu les yeux. De combien de point va monter ta réputation dans ce foutu château si Abel reste dormir dans Ton lit (pas l’inverse) et laisse quelques bruits courir ?

Nan, c’est vrai que c’est pas comme si il avait le cul du David de Raphaël et le torse imberbe le plus sexy et désiré après Audric, Loki Greyback et Caïn. Quoique je doute fortement du manque de pilosité de sir Greyback. À mon avis, ça doit bien être viril là-dessous…

Comment ça je change de sujet ? Ruby, Ruby mon ami. Regarde-le. Il aime ton lit, il adore tes draps, il dort bien tu lui a pas foutu la gerbe digne de ce nom que devrait avoir un sang-pur en se réveillant à côté d’un né-moldu, le plus trouillard des Gryffondor qui plus est, et il a même été jusqu’à te porter dans ta chambre et certainement au coup d’un soir facile qu’il aurait certainement pu avoir malgré l’ambiance de merde qui régnait la veille.

Réfléchit un peu. Le plus pointilleux et coincé de tous les Serpentard, qui se réveille à côté de toi et qu’il ne fait rien de plus que t’assommer sur le mur à coup d’oreiller, qui ne veux pas te tuer pour avoir touché et souillé sa peau, et qui a le culot de mettre son bras en travers de ton torse.

Si ÇA, c’est pas un signe, dis-moi QUOI, Rubens Cassidy !


Pas cours aujourd’hui, moi…

« Tu peux y aller, je vais terminer ma nuit. »

Rubens, sérieux, là. Soit tu t’es faites une petite copine avec un service trois pièces, soit tu t’es fait un pote McMillan.

Bienvenu dans le merveilleux monde de la Bromance.

Et puis ça faisait longtemps qu’il n’avait pas trouvé un endroit confortable pour dormir, aussi.


« Mh… Bonne journée… »

Et ça avec la gueule neutre du mec ensommeillé le plus impassible de la terre… Bon courage Rubens.

Qui pris la décision d’y aller un peu plus violemment. Abel fut poussé hors du lit. Il a à peine de temps de ramasser sa veste, sa baguette et ses chaussures à l’arrache, menacé par le morceau de cornouiller qui promettait visiblement de lui exploser la tête en éveillant tout le voisinage.


« Cassidy, laisse-moi deu-… »

Visiblement, le Gryffondor Couard n’avait pas ces deux secondes. Ils traversèrent la salle commune étonnamment peu peuplée, complètement débraillés l’un et l’autre, sous le regard cireux des passants. Pourquoi Caïn se faisait-il menacer par Cassidy avec une baguette et pousser dehors comme un malpropre ? Pourquoi Caïn portait une moitié de costard défait ? Caïn avec un costard ? C’était pas Caïn ? C’était pas Caïn ??

Leur passage en tenue de soirée décontractée laissa bouche-bée le peu de témoin. Abel avait à peine le temps de remettre sa chemise en place et de la reboutonner de moitié, il continua le trajet pied-nu. Il resta droit malgré la rudesse évidente de Rubens qui le tirait pas le bras tout en le menaçant, et bientôt ils furent devant la grosse dame qui de trouva … Disons-le, bien empotée devant la scène comique.

Abel, une fois un pied dehors, fit volte-face, son air impassible de toujours sur le visage. Il n’eut même pas besoin de sortir sa baguette qu’une aura de colère sombre et glaciale se dispersa dans tout l’escalier. Son regard d’habitude mort était maintenant hanté d’une ombre profonde.


« Tu te rends compte que j’ai très envie de faire exploser ta petite cervelle d’ingrat sur la toile de la bouffie, là ? »

Sans reculer suffisamment pour que Rubens puisse ferme la porte, il se baissa pour remettre ses chaussures. Ce putain de sourire pressé.

« Arrête, tes zygomatiques pleurent. Passe le bonjour à ma petite famille, petit ingrat. »

Il se relève et s’apprête à s’en retourner. Ce n’est pas grave. Ce n’était qu’un lambda petit bonhomme qui trainait avec sa sœur comme un toutou. Ce n’était jamais qu’un fils de petite famille moldue bien confortablement enfermé dans son monde, et il n’avait pas l’intention de lui montrer le sien. Ça n’a pas d’importance si il a pensé une seconde qu’il pouvait être agréable.

Ça ne sert à rien d’être aimable avec une personne qui n’a pas de pouvoir.

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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Mar 16 Sep - 22:16


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D
éjà il lui avait envoyé un oreiller en pleine tronche. Le plus lourd du périmètre, celui de cet abruti de Knox qui devait le rembourrer de cailloux car, bordel, il était lourd. Il se la pétait avec sa magie, allez fais ton beau gosse, y a personne pour t'acclamer le Serpent. Prenant tout son temps, il avait osé l'appeler d'un petit nom affectueux qui lui fit piquer un fard. Non mais ça va pas, tu peux te les garder tes mamours de merdes ! C'est quoi ce surnom à la con pour gonzesse ?! Énervé, il ne l'écoutait pas se justifier ou se plaindre de son attitude, il voulait qu'il dégage et vite fait. Il ne dit rien car le surnom lui donne de l'urticaire, qu'il ne sait pas comment le prendre et que, mine de rien, il a beau avoir ses fringues il aimerait avoir une preuve tangible qu'il ne s'est absolument rien passé cette nuit. La gueule de bois est partit mais le blackout du à l'alcool lui ne s'efface pas si facilement. Abel reprend la parole, décidément il est d'un bavard ce mec ! C'est pas ses affaires s'il c'est mis une misère ! Ca ne le concerne pas du tout, quel curieux ! Quel espion vicieux ! S'il veut savoir il n'a qu'à entrer dans son esprit, l'obliger à avouer, c'est bien qu'ils font, les tordus de sa maison ! Ils obligent les innocents à leur obéir, à cracher leurs secrets. Il trépignait sur place, le voir ici le foutait mal à l'aise, plus vite il disparaîtrait et plus vite il pourra faire comme si rien ne s'était passé. Comme s'il n'avait pas ramené un Serpentard chez lui.

Attente. Trépignement du pied.

Quoi ?! Non, non, non tu ne vas pas finir ta nuit ici ! Il ne voulait pas se le mettre à dos car il savait de quoi les gens de son espèce étaient capables, mais trop s'était trop. Non il n'allait pas dormir dans son lit ce sans-gêne ! Il pouvait avoir l'air innocent, avec ses yeux à peine ouvert et ses cheveux en bataille, il allait finir sa nuit dans le couloir ! Sans cœur, Rubens attrapa sa baguette et le tira de force jusque dans le couloir. La salle commune, bien vide, était trop remplit à son goût. Oh tiens voilà Caïn, non ce n'est pas lui bande d'abruti, Caïn est sûrement déjà sortit et putain ça se voit que c'est pas Caïn. Celui-là il a un regard vicieux ! Le jetant dehors comme un malpropre, essayant bêtement de se rattraper avec une politesse mal jouée.

Oho. La rage d'Abel – parce qu'à ce niveau là il ne pouvait parler de colère – était telle qu'elle lui fit se dresser les poils sur les bras et reculer jusqu'à la rembarde. Regard vers le vide, vers ces putains d'escaliers et c'est la parade des mauvais souvenirs. Une autre serpentarde, ici, l'a traîné, l'a humilié... Une comparse, pourquoi pas lui ? Apeuré, déglutissant avec difficulté, Rubens releva ses yeux vers la Grosse Dame où il espérait trouver un peu de réconfort. Oh bordel, elle regarde les yeux pétillants d'amusements les deux garçons. Vas-y, zieute bien la scène, fait plaisir à tes mirettes et répète bien ce qui vient de ce passer. C'est ce qu'elle va faire, sans aucun doute la Grosse Dame va raconter leur dispute à tous les Gryffondors, puis elle le répétera aux tableaux qui auraient eu la malchance de louper leurs esclandres et elle grossira la vérité, la transformera. C'est la grosse Dame, le jour où elle cessera d'aimer les potins et de les répéter, ce sera le jour où elle sera décrochée ! Il ne bouge pas, le regarde l'incendier une dernière fois et sa réplique se meure sur ses lèvres. A temps il retient sa hargne à protéger Hell de sa nauséabonde présence, il a peut-être perçu son regard devenir sombre mais au moins, il ne peut l'accuser de méchanceté. La peur protège les lâches.

Enfin il s'en va, la porte se referme, il le laisse passer en retenant son souffle pour ensuite se précipiter vers la Grosse Dame. Malchance, l'escalier ne daigne pas encore arriver, qu'importe il va vite s'en retourner dans sa salle commune ! Le mot de passe, fit la voyeuse d'une voix chantante, agacé, il le murmura la bouche cachée par sa paume pour ne pas être entendu de l'indésirable, ce n'est pas ça. Bien sûr que si c'est ça ! Mais elle lui fait quoi là ?! Ses petits yeux de commères étaient posés sur Abel, revenaient à lui, retournaient sur le Serpentard. Oh Merlin, ça t'éclate la Grosse. Il a raison tu sais. Rubens ne répond pas, il ne veut même pas l'entendre, bêtement collé à la porte dans l'espoir qu'elle va en avoir mal d'avoir son dos contre elle, il refuse de savoir s'il a vraiment une dette envers McMillan. Rubens, tu t'es mis dans un état... c'est parce que ta déclaration d'amour n'a pas fonctionné ? Oooooh mes chériiiis, cela me briiiise le cœur de vous voir vous disputer alors qu'hier soir vous étiez siiiii proche. La comédienne y allait de sa main sur son front, de son air lasse et désœuvré, Rubens mon chou tu ne devrais pas traiter aussi mal ceux qui te veulent du bien. Je refuse d'ouvrir ma porte à un Gryffondor aussi mal élevé ! Abel, ce fut un plaisir de faire ta rencontre, reviens plus souvent, roucoula t-elle en jouant avec une mèche de ses cheveux bruns. Elle le drague ?! Ecoeuré, Rubens se passa la main sur le nuque, puis se mit à tâter ses poches. Vide, bien sûr qu'elles sont vides ! Il était tellement de bonne humeur hier qu'il n'a pas pensé à prendre ses clopes, ben oui, pourquoi s'encombrer de son anti-stress quand il va s'éclater avec Hell ?! Bordel il aurait bien besoin d'une cigarette pour tenir le coup ! Rubens... la voilà qui reprend la parole ! Oh il sait ce qu'elle attend de lui, il n'est pas con, il a bien pigé ce qu'il devait faire pour revenir dans ses bonnes grâces. Abel ! Lâcha t-il avant que ce dernier ne monte sur l'escalier, merci. Un merci sans sincérité, un merci amer et pleins de ressentiment, amer parce que les souvenirs de la soirée lui reviennent et que ce fut formidable. Il ne veut pas de lui dans ses contacts, il met sur le compte de l'alcool tout ce qui s'est passé, tout ce qu'il a pu dire. Oublie les « Abel est un chic type ! » ou les « Vous êtes qu'une bande de sale con mais toi tu es un gentil sale con ». Ne pense plus au : « viens me voir aux vacs de noël, je t'emmènerais au cinéma c'est un truc de dingue ! Mon pote Jake il a adoré pourtant c'est un sang-pur comme toi ! ». Jette les souvenirs Abel, oublions tout deux, ça peut pas coller car je sais que ces souvenirs ne sont que des mensonges. Les Serpentards ne sont pas des êtres fiables. Ooh tu me déçois Rubens, je refuse de t'ouvrir la porte, va donc manger, je vais réfléchir... méditer... Abel, passe une excellente journée, elle lui fit un clin d'oeil tendancieux puis leur tourna ostensiblement le dos. Faute de mieux, tétue comme elle l'est il ne pourra plus entrer avant un petit moment, il s'approcha de l'escalier sur lequel il grimpa avec le Serpentard. Tu me pousses pas hein ? Souffla t-il d'une petite voix, sa main crispée sur la rembarde.

_________________
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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Ven 26 Sep - 18:47

Est-ce que quelqu’un m’as-t-il déjà remercié sincèrement pour avoir fait quelque chose que je n’étais pas obligé de faire ?

Je ne te hais pas.

Ce remerciement embarrassé alors que je suis déjà presque parti dans les escaliers qui dansent. Je te fixe, ce n’est pas par mépris. Quand tu t’en vas, je détourne les yeux. Ce n’est pas par mépris. Quand tu reviens et reste devant-moi, je ne cesse de regarder au loin, d’un air indifférent. Ce n’est pas par indifférence. Et quand tu me parles, je ne te réponds pas avec monotonie parce que ça ne m’amuses pas.

Je souris, intérieurement.


« Je devrais. T'as le vertige ? »

Je jette un œil vers toi. Timidement. On est pas très doué, ni toi ni moi, à ce jeu-là. On s’évite. On se rencontre quand même. On fait mine de s’en foutre. Pas très bien, dans notre peau de Serpent et de Lion, le costume est un peu grand pour deux gamins tels que nous.

« Les McMillan sont meilleurs pour les malédictions que pour étayer les principes Newtoniens. »

Je ne te regarde toujours pas, les mains dans les poches, ma baguette bien rangée dans la ceinture. Les escaliers ne se décident pas à les emmener au bon étage. Le silence devient gênant. Et pour une fois, pour une fois et pour la seule fois surement de toute l’année, mon ventre se mets à faire un bruit disgracieux et je lève les yeux en l’air.

Je n’ai jamais faim. Et MAINTENANT, j’ai faim, et ça s’entend. C’est plus qu’embarrassant. C’est inconvenant.

Quand est-ce que j’ai mangé pour la dernière fois ?

Hier soir… Non. Hier midi… Sauté le déjeuner. Hier matin… En retard. Bien. Remplissons cet estomac par autre chose que des apéritifs de beuverie. Le but n’est pas que je m’évanouisse. Manger.

Je ne rougis pas. Mais si je n’étais pas anémique, je le ferai peut-être un peu. Tu as forcément entendu. Il n’y a rien de moins discret au monde que le ventre d’un McMillan qui réclame sa pitance. Après que les escaliers nous aient fait leur tour de manège complet, je fini par te dépasser pour descendre. Je mets un pied sur la terre ferme. Mon regard fuit un peu sur le sol. J’ai l’impression d’avoir onze ans.


« Je suis pas mon frère, tu sais. »

Je lève les yeux vers toi, et j’essaye, un instant, de te lire. Lire ton visage, ton expression. Je lui ressemble, mais il n’est pas moi, et je ne suis pas lui. Je n’ai pas de haine pour toi. Ni ta maison. Ni ta provenance. Ni ta lâcheté. J’ai onze ans encore, et je regarde de biais pour ne pas que tu vois mes yeux. C'est étrange. Je ne me sens pas mort, ce matin. Je ne me sens pas triste. Ni mal. Je n’arrive pas à penser à ce qui me pèse. J’ai juste très faim, et j’ai onze ans encore. Et hier soir, tu m’aurais fait rire, si il n’y avait pas autant de monde.

Je me retourne pour marcher dans le couloir du rez-de-chaussée. Ma voix est un peu trop faible.


« Jus de citrouille ? »

J’ai onze ans encore.
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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Sam 11 Oct - 12:49


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Mais là le Destin est moqueur






O
ui, grommelle t-il, oui il a le vertige et sa façon de s'attacher à la barre crie sa crainte. Sa façon qu'il a de prendre toute la place également. Rubens fixe les marches pour se tenir, un coup d'oeil à son comparse et le voilà qui croise le regard timide d'Abel. Il ne ressemble en rien à un Serpentard. Il l'a aidé mais ne demande rien en échange, la Grosse Dame a prit sa défense et Rubens voit ses souvenirs remonter. Oui, il a été vraiment cool hier... Il attend le moment où Abel enlèvera son masque, où il cessera d'être aussi... normal. D'être aussi sympathique, patient, car même sa colère n'a pas donné naissance à un acte violent, démoniaque. Rubens attend de se voir confirmer ce qu'il imagine. Sa tête se tourne d'un coup vers Abel, quoi ? Malédiction ? Ca il l'ignorait ! Yeux écarquillés, bouche entrouverte, il a l'air tellement stupéfait que l'autre lui avoue ça sans retenue, nonchalamment même. Ah ben oui c'est tout à fait normal de faire dans les malédictions. C'est une menace ? Un aveu ? Une phrase malvenue ? Il n'ose pas poser de questions, parce que c'est un Serpent et qu'ils sont sur un escalier. Alors, timidement, Rubens se détourne pour observer une fois de plus les marches. Silence gênant qu'il met à contribution pour se faire milles plans sur les malédictions made in McMillan. C'est à ce moment que le ventre d'Abel décide de se manifester, un grognement puissant, révélateur, qui même s'il sort du ventre d'un sang-pur lui faire tirer un sourire. Ne pas rire, ne pas le vexer. Il se mord la lèvre inférieur, détourne son visage vers l'extérieur, voit le sol et se recule en bousculant légèrement Abel. Même eux ont faim, et ont l'air aussi ridicule que tout le monde.

Enfin ils sortent de cet Enfer tournant mais il se rend compte que ça c'est bien passé. Il a conscience que malgré le coup de la « malédiction », il a su se détendre grâce au ventre d'Abel. Qu'il a perdu un peu de sa tension dans ce moment décalé qui a manqué de lui tirer un rire franc. Le plus drôle c'est son air penaud. Il n'est pas rouge tomate, il a même toujours son air inexpressif de statue de marbre mais mine de rien, Abel ne quitte pas le sol des yeux et marche un peu raide. Ne pas rire. L'occasion est si belle. Il se tait, à deux doigts de parler, il va craquer, ne pas le vexer. Envie d'en rire, de lui dire de ne pas faire genre alors qu'il est affamé, qu'il faut écouter son ventre et manger un peu plus avant qu'il ne soit plus pâle qu'un cadavre – quoi qu'il soit numéro un dans ce domaine, teint parfait pour le rôle d'un zombie. Se moquer, non, le taquiner et pour un autre il lui aurait attrapé les épaules, l'aurait serré contre la sienne avant de l'entraîner dans la grande salle. Ne pas le vexer. Malédiction.

Abel reprend la parole, décidément ce type est un moulin à parole ! Et ce qu'il dit plonge Rubens dans une réflexion perplexe. Je ne suis pas mon frère. Caïn, l'agaçant Caïn qui le regarde avec mépris, Caïn qu'il ne connait pas mais dont il n'approuve pas le comportement. Caïn qui entre dans la catégorie de ceux qui peuvent pas le voir juste parce qu'il n'est pas un brave et courageux Gryffondor. Il n'aime pas se sentir dévaloriser dans les yeux d'un pair, c'est pourtant ce qui se passe. Ca veut dire quoi ça ? Je ne suis pas mon frère ? Il sait ce que son frangin pense de lui ? Ou alors il n'est pas un type qui juge à tout va ? Je te crois pas. Enfin j'ai pas envie de le croire. Rubens est perdu, complètement largué, partagé entre ce qu'il sait et ce qu'il voit. C'est pas un Serpentard ce mec, c'est un Poufsouffle. Il l'invite timidement à prendre un verre et il n'y croit pas. Comment tu fais ? Il se laisse avoir, ou plutôt il se rappelle de toutes ses forces les principes fondamentaux des Serpentards. Rubens baisse les yeux au sol, se passe la main sur sa nuque en même temps qu'il relève ses yeux verts sur Abel. Un sourire naît sur son visage, d'abord timide pour un peu plus franc. Trente seconde. Il sourit et bondit d'un grand pas en le rejoignant, j'ai faim ! Voilà, il a parlé, commenté et aussi rapidement qu'il a parlé il éclate de rire. Un rire sincère, franc, bref mais spontané. Sa main se passe à nouveau sur sa nuque. Ça n'a pas duré plus de quelques secondes. Il a onze ans, il est l'espace de quelques secondes ce jeune Gryffondor qui aimait alors tout le monde et riait de tout.

Ton frère peut pas m'encadrer. Simple commentaire, il n'en dit pas plus, n'ose pas. Il ignore quelle relation ces deux-là entretiennent, il est redevenue maladroit dans ses paroles, maladroit dans ses gestes. Il se sent bien. Il ne veut pas se sentir bien. Tu. Il hésite, ne réfléchissant jamais d'habitude avant de parler il ne sait pas comment s'y prendre, balançant des mots, revenant en arrière, coupant ses phrases. C'est décousu, c'est de la spontanéité mâchée. Dis. Silence. Vous lancez vraiment des malédictions dans ta famille ? Il n'a pas pu se retenir, pas sur ça, sujet bien trop intriguant pour qu'il y renonce. Fasciné par ce qui l'effraie, envie d'en savoir plus sur cette famille et sur les risque qu'il encourt à boire un verre et à grignoter un morceau avec lui. Oui voilà, il pense aux risques. Rubens n'est pas dupe, il est simplement curieux. C'est dingue. C'est absurde, aberrant, les malédictions ça se lance pas comme ça, si ? Ses parents lui ont appris gamin ? Non on fait pas ça, on apprend pas à son gosse à lancer une malédiction. Quoi que... Non. Il est curieux, intrigué et cela se voit. Pour la première fois il s'intéresse vraiment à Abel, pas juste à ce qu'il dit, mais à ce qu'il cache. Sa curiosité le perdra. Il est bien en cet instant et ce n'est pas normal.

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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Dim 26 Oct - 20:45

Le vertige.

Abel le fixe un peu, choqué par son sourire. Il n’a pas honte, pour une fois, d’être un peu mieux lui-même. Parce que cette partie de lui n’a pas l’air de faire du mal. Il descend à son tour, les pas plus légers. Il ne comprend pas tout de suite pourquoi. Et puis une fois dans le couloir, il comprend.

Il ne se retient pas.

Les yeux et le nez en l’air comme quand on joue à s’apprendre dans les cours d’école, à se prouver qu’on fait pas si peur, qu’on n’est pas si nul. Un truc qu’Abel n’a jamais vraiment connu. Un truc qu’il apprend à faire pour la première fois.

Comme pour se faire son premier ami.


« Ton frère peut pas m'encadrer.
-Je m’en doute. Ma sœur t’aime bien. »


Ça aurait dû être compliqué, de sortir ça à un mec qu’on connait de la veuille, lorsqu’il était bourré. Mais c’était simple. Les relations entre les McMillan étaient simples. Ils n’arrivaient pas à s’aimer.

Abel aime à la folie quelqu’un qui a tout quitté pour lui. Aime inlassablement une sœur qui les déteste. Déteste leurs choix et leur vie. Caïn aime. Mais Caïn est rancunier est possessif. Caïn n’aime pas les autres. Ceux qui lui donnent le sourire quand lui, ne le fait pas.

C’est pas si compliqué. Et qui pouvait prétendre que ce n’était pas normal ? Ce sont des faits. C’est leur vie. Leur réalité. Ce n’est simplement pas simple de vivre entre eux. Il n’y a de la place pour personne entre eux.


« On est connu pour en avoir créé. Après je suppose que ce n’était pas juste pour se vanter d’être créatifs avec la magie noire. »

Le château lui semble être enfin un grand terrain de jeu où on peut jouer à être soi. Enfin. Les mots, le sourire gêné, mordu sur le coin de la lèvre, raisonne dans chaque alcôve et s’envole à travers les rayons du soleil d’un matin trop brillant pour annoncer le moindre automne.

La moindre vieillesse.


« On a étudié l’histoire de notre famille. Du coup j’en connais quelque uns, mais j’ignore les détails. »

Ils arrivent sur le pas de la porte de la grande salle. Et tous les deux, les cheveux ébouriffés et mains dans les poches, l’un à côté de l’autre, un brin souriant en discutant simplement, ça fait un drôle d’effet, même aux premières années.

Le tableau fait irréel. Décalé. Aucun des jumeaux ne traine avec Rubens Cassidy. Le Gryfondor au Sang-Pur aurait-il finalement accepté le plus lâche des lions ? Lui aurait-il pardonné sa soumission à la maison des Serpents l’an dernier ?

Ou pire…

Pendant un instant, tous ses regards agressent. Le sourire d’Abel est figé, quand il se mord l’intérieur de la bouche. C’était la première fois qu’il souriait en public. Et peut-être la dernière qui sait. Mais il n’avait aucune raison de reprendre son sourire. Aucune raison de cesser de parler à Rubens. Aucune raison d’aller s’assoir avec les Serpentards. Personne, surtout.

Alors il sourit à Rubens et hausse les épaules, puis se dirige vers la table des Lions, et attend que Cassidy ne le rejoigne pour décider où s’assoir.

Abel McMillan. De bonne humeur. Certainement que quelqu’un a pris des clichés de ça pour la Gazette. Il s’assoit tranquillement et se sert, à la table rouge et or. Ce matin, il est de bonne humeur. Et ce n’était pas grâce à ces gueules hébétées. Mais simplement que pour une fois il n’y avait rien à faire : il est plutôt content de sa nuit. Et ça n’impliquait pas le sexe.


« Si on se définissait par les exploits de nos ancêtre je n’aurais pas besoin de continuer à étudier. Je ne sais pas, et toi ils faisaient quoi tes parents ? »

Ça, c’est un réveil de bonne humeur.
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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Lun 27 Oct - 0:09


 ◈ Abel & Ruby◈
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Mais là le Destin est moqueur






O
k. Caïn est du genre possessif, unité dans la famille ? Il n'en avait pas eu la sensation mais il n'est pas assez avec Hell pour savoir ce genre de chose. Il répond ensuite à ses interrogations sur les malédictions et ça a l'air si simple de parler avec lui. Qu'est-ce qu'il me cache ? Rien, semble t-il, il cache tout. L'histoire familiale, quelques malédictions, une réputation, il touche du doigts ce qu'il a toujours étudié dans ses ouvrages sur les sangs-purs. Il entend, apprend, de ceux qui vivent au quotidien ce qu'il méprise, ce qui l'effraie. Ce mec bavard, pas si impassible, a grandit, a été nourri, de mes peurs. Quels détails peut-il ignorer ? Comment ne peut-il pas connaître une malédiction ? Pourquoi Hell ne lui a t-elle pas parlé de tout ça? Il sait, il ne parle jamais sang-pur et cie avec ses proches. Sa meilleure amie est une sang-pur, d'elle il a tiré ce qu'il se devait de savoir pour survivre. Sa soeur de cœur, son amour platonique, celle qui compte, est une sang-pur et pourtant il continu d'agir comme si ce n'était pas le cas. Rubens adore Ebony, elle est née du bon côté, dans le bon camps mais il n'ira jamais la mêler à ses crainte, à ses recherches... elle ne fréquente pas ces monstres. Abel est si loin de Silver. Si loin de tous ces Verts qui l’effraient.

Ils sont arrivés.

Ils ont bavardé, ils ont marchés, il s'est effrayé, il a sourit, il continue de sourire devant le mur silencieux de la grande salle. Ne pas regarder les Serdaigles. Pas croiser le regard stupéfait de Bran. Ne pas surprendre l'approbation étonnée de Jake. Ignorer les Verts et leur Barbie stupéfaite. Ne pas se rendre à sa propre table pour y déceler le regard trahi d'Hell. Le regard bouleversé d'Ebony, Megara, Conor, de tous ceux qui vont le prendre pour fou. On va chez les Poufsouffle ? Y a James, on va se cacher avec James ? Il a envie de le planter là, de faire genre « on est arrivé en même temps et c'est un putain de hasard ». A la place Rubens coule son regard sur Abel et ce qu'il y voit ne le rassure absolument pas, au contraire ! Miroir de lui-même, il a le sourire crispé. Il était naturel avec moi, là il met le masque. La transition est violente, abrupte, rude. J'aurais préféré ne pas la voir. J'aurais préféré que tu sois un comédien depuis le réveil. Putain de Merlin, je suis sensé faire quoi après t'avoir vu endormie, tel un chaton enroulé, après t'avoir entendu drôle, énervé puis affamé et faire preuve d'une certaine maladresse. Après t'avoir vu sourire. LA tu recommences ! Abel lui sourit, hausse les épaules et va s’asseoir chez des Lions médusés. Il veut que Caïn l'étrangle c'est ça hein ? Que son possessif de frangin le bouffe ? Temps d'arrêt avant que Rubens n'ose le suivre, encore sous le choc d'avoir pigé, intégré, que oui oui le McMillan est SINCERE ou alors qu'il le meilleur comédien de l'école. Peut-etre qu'il le manipule... Il digère pas ce qui se passe, envie de mettre pause pour réfléchir, pour comprendre ce que lui-même éprouve. Une dose massive de peur, un soupçon d'interrogation, une poignée de déni pour bien masquer le demi-litre de bien-être. Il veut pas rejoindre Abel. Il s'installe en face. Il ne doit pas regarder les autres, il a envie que tous disparaisse, même lui. Il n'a plus envie de voir où ça va le mener, il n'a plus envie de l'entendre parler de sa famille dont il est si curieux. Il ne veut plus suivre le fil de l'amitié qui se tisse entre eux. Non non, il préfère rester dans sa peur, c'est bien ça, la peur, c'est un sentiment qu'il connaît. La méfiance, les fantasmes, il préfère ça, c'est moins dangereux que ce qu'Abel ouvre devant lui. Oh putain, c'est pas avec ça que les autres ne vont pas les croire en couple.

Abel parle bien. Il a une façon de résumer les choses qui convient à Rubens tout en le faisant se sentir un peu « gros lourd ». En une phrase, digne d'une maxime ou d'un slogan publicitaire, il résumait absolument tout ce qu'il pensait de leur conversation. Elle est comme clôturée, elle ne fait aussi que commencer si Rubens lance le débat. Il comprend très bien toute la portée de la simple petite phase, il l'approuve même, ce qui est passablement gênant. Abel poursuit, après les McMillan parlons donc des Cassidy. Tu as l'air de bien savoir au contraire. Il prend son thé, y met un peu trop de sucre et le boit un peu, mon père est. Pourquoi il veut savoir ça ? Coup fourré ? Non, s'il ne lui donne pas son adresse ça va le faire. Il est fier de répondre, il est sur la défensive en même temps sur ce qu'Abel pourrait sortir en guise de commentaire, il ne parle que d'un « moldu » après tout. Mon père est prof de maths dans un lycée difficile, il sait ce qu'est un lycée ? Au cas où Rubens précise, dans une école et ma mère, silence, il doit répondre à cette question ? Ma mère qu'un des tiens à buté ?  Il le regarde, t'as pas à savoir ce que faisait ma mère, t'as pas à connaître son prénom jusqu'à la couleur de ses cheveux. Tu dois rien savoir car j'veux pas que tu salisses sa mémoire avec tes histoires de familles qui ont bousillé la mienne. Vos idéaux m'ont poignardé l'enfance, t'as pas à savoir. Ma mère était bibliothécaire dans une prison de moldues. Il le regarde avec une lueur de défi, ose critiquer son métier, ose poser une seule question. Il attend tellement l'instant où Abel fautera, pour l'accuser, pour se prouver qu'il a raison de se méfier. Il a besoin de ce moment pour se rassurer. Il apprécie leur conversation et ne la regrette pas malgré le silence des commères autour d'eux. Il a envie qu'il commente pour s'aider à le cerner.

Donc, chez les McMillan ont fait dans la malédiction, pas étonnant qu'Hell se soit tirée et chez lui, on fait dans la main tendue aux plus démunis, aux grands paumés. Il pense à un détail, Abel est le seul McMillan chez les Vert, ça a dû lui faire un choc ?  Il s'interroge trop à son sujet. Qu'est-ce qu'il en a cirer de ses sentiments ? N'y pense pas Rubens, tu te ramollis, il t'embobine. Il a envie de savoir.

Tu n'aurais pas besoin d'exister, d'avoir de nom, tout le tralala, t'aurais juste à te faire passer pour ton ancêtre et ce serait mortellement chiant. Il n'a pas la délicatesse et le parlé d'Abel. En fait t'aurais pas de vie, conclut-il en relevant les yeux brièvement vers le plafond, comme pensif, avant de boire du thé en enchaînant avec les petits pains. Enfin, perso j'ai pas l'impression de prendre une voie radicalement différente que celle de mes vieux. Tu admires trop ta mère, aime trop ton père, tu hais trop ces meurtriers pour ça. Mais mes sœurs prennent des voies qui ont rien à voir avec tous les discours misères du monde que mon père nous balance depuis toujours. Pourquoi il lui raconte ça ? Vas y Rubens, continue, dis lui ce qu'elles font tes sœurs. Dis lui, écris ton adresse aussi pendant que tu y es et invite le, enfin réinvite le mais sobre cette fois. Il se tait, brusquement, finit son thé, se ressert, brusquement. Dans leur intimité à deux, il commençait à se laisser aller, c'était plus simple, il ne sentait pas ces regards sur eux. Il commençait à penser moins et à être plus simple. T'étudies pour quoi, toi ? Et content de savoir que tu veux des exploits différents que ceux de tes ancêtres, les malédictions c'est contraignant pour l'agenda, il a levé sa tasse vers lui et spontanément a sourit. Il recommence à le taquiner.


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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Mar 28 Oct - 20:27

En mâchonnant dans un pain au lait, les coudes posés sur la table, Abel écoute Rubens et son incertitude. Il essaye d’imaginer un homme enseigné des mathématiques à des adolescents de 15 et plus. Sans y parvenir. Pour lui, les mathématiques, c’était l'arithmomancie et la numérologie. Les mathématiques pures, il ne les as jamais étudié qu’à l’âge où les moldus font la petite école. Leur science à eux, ce n’était pas sa science à lui. Il pouvait retirer tout ce qui avait un lien avec la magie dans des mathématiques, ça ne serait jamais semblable à ce qu’un moldu apprend pour devenir adulte.

Rubens avait le pied dans un autre monde où on faisait sans baguette, où on commençait à la physique sans magie. Où on peut faire voler des trains au-dessus de leurs rails pour qu’ils ne ralentissent pas sans formule. Un monde où il n’y a jamais d’elfe de maison pour s’occuper de corvée. Où d'autres hommes, ou d’autres femmes, où des mères et des pères devaient impérativement se soucier de tous les détails de la vie qui les empêchait de rester des enfants tête en l’air toute leur vie. Où la guerre se faisait avec une arme à feu plus rapide qu’un Avada Kedavra. Où là où la magie n’était pas, les hommes avaient fait travailler leur imagination pour aller plus loin encore.

Un monde qui a avancé, avec leurs mathématiques, plus loin que le nôtre qui s’est arrêté, entre le XVIIIe et le XIXe siècle.

Rubens était le fils d’un de ces hommes qui tentaient de donner de l’intérêt à ce qui faisait que leur monde avançait mieux que le nôtre. Ce fût très subtil, presque insignifiant. Mais Abel pensa du bien de cet homme, pendant une seconde. Et pendant cette seconde, il essaya de chercher en Rubens ce que cet homme avait appris à celui qui se trouvait devant lui, à lui parler. Pas les maths. Simplement la foi. La foi envers un truc fou qui vous fait progresser vers l’avenir.


« Ma mère était… »

Était …? Abel arqua un sourcil avant qu’il ait fini de prononcer sa phrase, puis baissa les yeux sur une tartine qu’il se mit à beurrer de confiture.

« Je suis désolé. Elle devait être courageuse. »

Il ne voulait pas savoir comment elle était morte. Mais il pouvait affirmer, à travers ces brèves condoléances, que c’était d’une femme brave. Il ne savait pas en quoi les prisons des moldus étaient différentes de celles pour les sorciers, mais il savait que les hommes en prisons étaient pour la plupart des gens dangereux. Cette femme aussi avait la foi. Mais il n’était pas là pour juger de sa lucidité.

Et puis ça aurait blessé Rubens.

Le langage de ce dernier lui arrache un sourire. « Mortellement chiant ». Il mord dans sa tartine et tend le bras pour se servir du thé. Pas celui qu’il préférait. Celui qui était le plus proche. Cela faisait plusieurs mois maintenant. Il n’avait certainement pas de réel préférence ou caprices pour ce qui était de la nourriture, mais il lui arrivait encore de mal supporter certains breuvages. Et quand il regarda la boite, son visage resta très froid et lisse. Cette impassibilité, pour cacher la déception.

Il n’avait pas le choix. S’il sortait sa baguette pour en avoir une plus loin, il y avait une chance pour qu’elle l’électrocute. Aussi il ouvrit la boite à contre cœur et se servit. Il sourit à la remarque de Rubens et profite de la retombée de sa nervosité pour cacher ce détail. Il faut se remplir l’estomac. Autrement, c’est le malaise assuré.


« Justice magique. Je ne vais pas dire que c’est ‘Mortellement chiant’, mais j’avoue qu’il faut s’accrocher. »

Il se verse de l’eau chaude et laisse infuser en prenant le temps de finir ce qu’il a commencé. Une question d’éducation. Malgré sa posture détendue, il avait toujours le dos droit, ne mangeait jamais trop vite, jamais les pieds rangés sous sa chaise comme sa nervosité naturelle lui commandait de le faire enfant, toujours soit croisées, la cheville sur le genou, soit bien droites. Et ce n’est pas ses cheveux mal arrangé et son costume débraillé qui allaient y changer quoi que ce soit. Ni sa rare bonne humeur grâce à un sommeil tranquille. Il restait indéniablement empreint de cette aura, ce truc qu’on refile en seringues aux bébés Avery, cette beauté trop souvent tirée à quatre épingles de La Famille de Sang-pur qui n’avait pas trempé les mains dans la guerre.

Sur la table des Lions, il faisait tâche, indéniablement. Il attirait le regard, les regards qui d’habitude étaient réservés à son frère aussi. Et à eux deux, c’était encore pire. Ces yeux, il les sent presque grouiller sur sa nuque. Il lui faut une bonne inspiration pour se raccrocher à la lumière d’un jour de fin d’été et à son exceptionnelle bonne santé. Ne pas faire une crise d’angoisse. Ils peuvent regarder tant qu’ils veulent. Ça ne peut pas t’atteindre.


« Ça va me permettre de faire autre chose et forcément aider ma famille, par extension. Mais je n’aurais pas de famille, j’aurais peut-être fait autre chose j’avoue. »


Il prend sa tasse, trempe les lèvres dedans et la repose immédiatement. En à peine quelques seconde, il détestait déjà ce goût de cassis-citrouille fantaisie. Il se dépêcha de retirer le sachet et de l’écraser sur une petite assiette avant de finir sa tartine sans faire une miette.

« Mais sans famille, je ne serais pas là tout court… Sérieusement tu les aimes ces trucs ? »

Il désigne la boite de thé Cassis-Citrouille avec un air entre le rire et l’inquiétude. Puis sans même relever la tête :


« Bon, plus sérieusement, il y a juste tout le monde qui nous regarde et je crois que t’es au courant que je suis bi, alors je comprendrais que tu aies juste envie de me foutre une baffe, là, mais c’est vraiment trop drôle de savoir qu’ils se font tous des films alors que pour une fois je suis innocent, alors détends-toi je t’en supplie. Sinon je vais me sentir coupable pour un truc que j’ai pas fait et tu es le seul qui peut témoigner de mon innocence. »

Au maximum de sa capacité d’expression, l’état d’Abel aurait pu rendre jaloux Caïn. Très jaloux. Mais peu importe. Pour l’instant, il était simplement de la meilleure humeur qui soit.

« Nan vraiment, c’est le fait que je sois bi ou que j’aime pas le thé Cassis-Citrouille qui te rend plus tendu que moi pendant une fête alcoolisée ? »
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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Mer 29 Oct - 15:20


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J
e suis désolé. Elle devait être courageuse. D'où qu'il se permet de commenter ? D'avoir un avis ? Il ne la connaissait pas ! Rubens se renfrogne, s'écarte un peu de la table, perçoit de la sincérité et ça le met mal à l'aise. Comme toujours, difficile, qu'il est difficile d'accepter que les Serpentards ne sont pas tous des monstres manipulateurs... ou qu'ils aient un temps soit peu de sincérité derrière leur manipulation. Non, l'un ne va pas avec l'autre, il dit ça pour être gentil mais il s'en fiche certainement. Elle l'était. C'est ce qu'on lui a dit, c'est ce qu'il imagine. Meredith Cassidy, tuée à l'âge de 29 ans, mère de trois jeunes enfants. Meredith qui commençait son boulot mais qui déjà y avait une certaine place, influence, parce que dans l'horreur son sourire lui avait offert le respect. Les femmes qu'elle côtoyait avaient parfois commis le pire, pourtant elle continuait semble t-il à répéter qu'il suffisait de tendre la main pour que tout s'arrange. Ma mère était courageuse et quand j'ai parlé des tensions à Poudlard, mon père m'a rappelé qu'elle radotait quand les gens ne comprenaient pas son emploi : c'est en donnant de l'humanité aux gens que l'on peut les sauver du pire. Ma mère était la personne la plus généreuse et altruiste que je n'ai pu connaître et les tiens l'ont assassiné. Il se méfie de lui, il se méfie de cette affection qui le gagne, se maudit de ne savoir brider ses émotions. Rubens a passé tant d'année à vous haïr comme un bloc compact qu'il en a oublié qu'à l'origine, ils ne sont que des individus avec une histoire similaire.

Il est renfrogné, l'autre regarde le thé si impassible, si plongé dans une profonde réflexion mystérieuse sur ce merveilleux breuvage ? Finalement il se décide, sourit, et lui aussi ça le fait sourire de le voir aussi sérieux pour un simple thé. Sa tête se redresse, tirée de son observation d'Abel se servant, pour le regarder franchement intrigué. T'es en justice ! Exclamation qui intrigue encore plus les autres, mais il est lancé, comme toujours, il regrettera après, comme toujours, j'ai choisi cette filière aussi ! J'adore nos cours, c'est passionnant et on a vraiment l'impression de servir à quelque chose. Les autres aussi hein mais j'ai hésité avec l'art de la magie, ben je regrette pas, on est plus utile en justice. Rubens se tait, d'un seul coup, le bavard s'est enflammé de pouvoir discuter avec un aîné de leur filière, de profiter de cet instant pour échanger, il vient de se rappeler à qui il parle et, surtout, où ils parlent. Alors il baisse le ton, le sujet lui plaisant trop pour qu'il se taise, il se calme un peu voilà tout. Lui, l'élève qui procrastinait beaucoup se démène maintenant pour être le premier de sa promotion. Il s'organise, apprend à gérer son emploi du temps et il sort beaucoup moins. Attend, tu es en justice pour ta famille ? Pourquoi t'as pas fais ce que t'aurais voulu ? Sa tartine à mi-chemin, il le regarde les yeux froncés, septique, avant de mordre dedans pour une bonne bouchée. Ta famille à des soucis ? Qu'est-ce qu'il est curieux, mais cela lui vient naturellement, Rubens ne prend pas de gants, il ne réfléchit pas milles ans à la portée de ses mots. En général ça lui attire plus de problèmes qu'autre chose, aller parler de sa dernière conquête à la fille qu'il aime c'était pas une bonne idée ; traiter Barbie de coincée dans la grande salle, ça n'ont plus c'était pas malin.

Il n'aime pas le thé. Lui il aime bien. Pourquoi il le boit s'il ne l'aime pas ? Rubens boit le sien, s'apprête à demander et à lui dire dans la foulée qu'il est vachement mélodramatique à faire genre « je me sacrifie pour ma famille car sans eux je ne serais pas de ce monde », ça va, faut pas exagérer non plus, il peut leur être redevable mais quand même. Il n'a pas le temps, Abel enchaîne et il le fout mal à l'aise, oui c'était possible de faire pire, de lui donner envie de rentrer dans son siège et pourtant, pourtant, quand il a terminé Rubens sourit. Il est excessivement franc, oui il aimerait lui mettre une baffe mais pas pour les raisons qu'il invoque. Oui ça le met mal que les autres les imaginent en couple et lui, ne trouve pas ça drôle du tout. Vraiment pas drôle. La comparaison avec le thé, ça par contre, ça lui tire un sourire. T'es con. Sa main sur sa nuque, il n'ose le regarder en face pour répondre à son interrogation. J'aime pas l'idée qu'on nous croit ensemble, j'aime pas l'idée que l'on me croit avec un mec. Je suis plus à l'aise aux soirées alcoolisés. Il noie le poisson, mange, boit, ne répond pas. Je ne suis pas homophobe, j'aime pas trop c'est tout. C'est aucun des deux, c'est juste... déjà tu ressemble pas à un Serpentard, je m'attends à ce que tu me balance une vacherie ou me demander un truc depuis tout à l'heure et que dalle ! T'as une attitude de Pouffy sérieux et je sais de quoi je parle, un de mes meilleurs amis était un Poufsouffle. Il s'apprête à continuer, se ravise, sa main à nouveau sur sa nuque et l'envie de fumer qui le démange. J'ai pas de soucis que tu sois bi ou que t'aime pas ce thé, boit le pas, tiens prend ça, il se releva, s'étalant de sa grande taille sur la table pour chopper au loin, sans classe et sans gêne, un thé vert bien plus « moldu » à ses yeux, bien plus banal pour lui. Pourquoi tu te forces si t'aimes pas ? Il ne le comprend pas, il noie surtout encore et toujours le fichu poisson bien trempé. J'ai un ami gay. Silence, il baisse le ton, ça te fais peut-être rien mais j'ai pas envie que tout le monde croit que je suis du même bord que toi. Il n'a aucun problème avec l'homosexualité, allant encourager Ethan ou lui cherchant même des conjoints potentiels. Non, il n'a aucun soucis, il n'a juste pas envie qu'on l'imagine, lui, gay. Il n'a pas brisé son amitié avec Eleazar parce que ce dernier est homosexuel mais parce qu'il est amoureux de lui et que c'est impossible de rester pote dans ces conditions. Pourquoi ne veut-il pas être associé ? Mais que penserait Megara si elle le croyait avec Abel ? Aucune chance de se remettre avec. Déjà qu'il a une réputation de naze, si on lui ajoute cette étiquette il n'a pas fini de ramer à Poudlard. Et pourquoi mentir ? Pourquoi devraient-ils jouer le jeu des rumeurs alors que c'est faux ? Non, non, ne mentons pas, c'est préférable. Ce n'est pas de l'homophobie, c'est simplement un point de vue. Comment tu peux trouver ça drôle ? C'est pas drôle du tout, toute l'école va croire qu'il s'est passé un truc, que je suis... enfin c'est chaud quoi ! J'ai pas envie qu'ils croient un truc faux. Il a vraiment un soucis de tolérance, Abel le met face à ses absurdités.

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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=e0q4rqQHEFo   Dim 2 Nov - 23:14

Utile. Ce mot gratifiant et dégradant à la fois. Utile. À quelque chose de plus grand que soit. Cette idée d’exister pour quelque chose. Cette idée d’être piétiné par ce « plus grand » but.

« Pourquoi t'as pas fait ce que t'aurais voulu ? »

Père. Mère. Le devoir. La gratitude. L’envie de viser plus haut que ce dont j’avais strictement besoin pour vivre. L’infini besoin d’être bien vu. Au point de laisser l’essentiel derrière-moi. Et de commencer à pourrir de l’intérieur. C’est faux. J’aime ce que je fais. Apprendre à être quelqu’un de fiable. J’aime être fiable. Donner des cours de soutenance à Blair, aider père dans ses comptes, leur rendre la vie plus facile… Soulager mère de l’inquiétude.

« Qu’est-ce que j’ai l’air de vouloir faire d’autre ? »

Toucher des choses, donner un corps aux objets. Mère se serait inquiétée si j’avais choisi ça. Elle serait morte d’inquiétude comme elle l’est déjà avec Hell. Comme elle l’était avec Caleb. Elle ne l’a jamais blâmé devant moi, mais j’ai toujours senti qu’elle avait honte. Guitariste. Musicien. Non, pas juste une passion. Sa vie.

Sa vie.

Tu l’as bien consumée, ta vie. C’était ça ta vie. La musique. La drogue. Et bam. Plus de vie. Dommage Caleb. Au moins mère sait pourquoi elle pleure maintenant. Et moi, je ne ressens rien. Un cadavre de plus ou de moins…

Je ferme le rideau de mes paupières sur le spectacle de mes pensées sombres. Elles sont en moi, toutes ces questions. En moi, les doutes, les poids, les petites et grosses misères… Elles reviennent vite, très vite. Il aura suffi de quelques dizaines de minutes pour qu’elles reviennent, ces fourbes empêcheuses de tourner en rond. Alors plutôt que de tourner, je reste droit, et je les laisses dans l’arrière de ma tête, à lentement bouffer mon sourire et tout ce qu’il me reste de joie. Je devrais certainement consulter pour dépression… Non. Je ne suis pas dépressif. Je suis simplement débordé. Ce n’est pas grand-chose. Ça va passer. Tout va passer.

Des soucis… Des soucis… Non. Les McMillan n’ont pas de soucis. Nous somme la table lisse, propre et blanche, bien nappée, sans rien cacher dessous. Je dois m’en convaincre. Je dois me convaincre qu’elle mérite tout ça.


« Pour l’instant non. Mais un jour, peut-être… Pas que ma famille. N’importe quel sorcier ou créature dont les droits aient été reconnus. Mais tu n’es pas naïf au point de croire que j’y vais en toute innocence. »

Le brouhaha me fait mal à la tête rien que d’entendre l’écho et d’imaginer la taille de la pièce. Je me raccroche à tes paroles comme à une bouée de sauvetage. Elle est loin la nuit tranquille, déjà. J’inspire, expire. Je souffle.

« Hey, à quoi je devrais ressembler. »

Je te vois venir, avec ton modèle bien de chez les Gryffondor de notre maison. C’est tellement plus facile, de croire qu’il y a les bons et les mauvais, ceux qui font des erreurs rattrapables et ceux qui finiront puni par les cieux. Caïn a ri, au début, quand il m’a rapporté cette vision que ses ainé avaient des miens. Ça fait 10 ans maintenant. Je ne suis plus sûr que ça me fasse rire. Et Caïn semble parfois ressembler à ces gens qui voyaient tout en noir et blanc. Leur illusion sans nuance. Et moi, bien accrochée à la réalité. Ma réalité nuancée.

« L’enseignement de Salazard Serpentard, c’est de l’orgueil en boite, mais aussi de l’intelligence. Tous alliés, quoiqu’il arrive. Sers-toi des gens. Des rumeurs, des vérités. Aide les gamins, ils t’aideront plus tard. Pas de confiance excessive : de la gratitude. Et tout ça c’est pour que chacun, individuellement, puisse devenir un meilleur sorcier. Qu’aucun ne se contentent de ce qu’ils ont sous le nez. »

Le meilleur réseau, le meilleur filon, le garder cacher jusqu’à ce que tu aies fini de le pomper. La peur chez les autres. Le respect si tu le peux. La Grandeur qui se vit au quotidien, mais ensemble.

« Le Choipeaux me voulait à Poufsouffle. Mais après 11 ans à Serpentard, je t’assure que je ne regrette absolument pas. Tu n’y es jamais seul. »

Mensonge. Si tu cherches la solitude, tu la trouves. Et tu n’en sors jamais vraiment. J’en suis jamais sorti, malgré tout le soutien que je peux apporter aux autres. J’ai profité de bien peu de gestes amicaux. Jusqu’ici, c’était normal. Ça voulait dire que je n’étais simplement pas assez méritant.

Jusqu’à quand je vais tenir ?


« Caïn est à Gryffondor pour les raison pour lesquelles je suis à Serpentard. Il en veut. Sauf que lui, il n’a besoin de personne. Et il n’est pas doué pour enseigner quoique ce soit. L’esprit communautaire, c’est pas son truc. »

Les autres, c’est juste pas son truc.

« Tu verrai ta tête. Tu pensais vraiment que tous ceux qui allaient à Serpentard étaient des enfants de mangemorts ? »

Comme je crois que tous les moldus sont des gens brutaux qui aiment décidément la guerre, qui se perdent facilement dans leur vie et deviennent des parias par milliers sans que rien ne soit fait pour personne. Quand je parle avec toi, j’ai l’impression de vivre au siècle dernier.

« Les McMillan n’ont pas participé à la guerre. »

Pas en tant que famille.

Les Poufsouffles, c’est ceux qui ne ressentent pas le besoin qu’on les voit, qu’on les reconnaissent. Qui sont simplement heureux de faire le bien et le mieux dans leur vie et celle des autres, sans qu’on ne voie leur visage dans le journal. Les Poufsouffles, c’est ceux qui donnent le meilleur d’eux-mêmes sans rien espérer de personne. Ceux qui n’ont pas besoin de foi envers ceux qu’ils aiment, où l’humanité pour laquelle ils travaillent à être de bons sorciers. Ils le font juste.

Je ne peux pas me permettre le luxe d’être un Poufsouffle.

Je prends la boîte. Je me sens rassuré. Mais je n’arrive pas à faire mieux qu’un dei sourire poli. Je fais léviter l’eau de ma tasse pour y verser de la bouillante pure et tremper mon nouveau sachet. J’envoie l’autre vers le haut. Elle explose pour se faire vapeur. Pas une goutte ne retombe.


« Merci. »

La vapeur monte, loin en haut, loin en haut, dans la nef gothique. Pourquoi tu te forces si tu n’aime pas ?

« Parce que je n’ai rien d’autre à ma portée… »

Bienvenu Rubens, dans l’histoire de ma vie. Dans ce monde ce qui compte, c’est pas d’avoir le bras long. C’est d’être bon sorcier. C’est tout.

Ta gêne grandit. Moi c’est ma patience qui s’amenuise. J’ai rien contre toi, et j’ai des amis gay, mais je veux pas qu’on m’associe à ça. On connait la musique. Abel ne rit même plus. Il a ce même visage que toujours, à nouveau. Légèrement empreint d’ironie.


« Hey, je me suis pas encore plaint d’être associé à toi, Lionceau peureux. Les gens bi se tapent pas non plus tout ce qui bouge. »

Dixit Abel McMillan qui a du se taper le quart des élèves de l’école de plus de 17 ans. Il rentre la tête dans les épaules, patiente un peu pour laisser le thé infuser… Peut-être que ce n’était pas une bonne idée de s’être laissé aller comme ça. Peut-être qu’en fait, les gens le voyait vraiment comme un coureur de caleçons et jupons sans discernement… Le nier serait un mensonge. Mais ça fait toujours mal de voir sa réputation entachée par un vice pareil.

Ils n’avaient qu’à pas venir me demander, ces pervers opportunistes…


« À quel point on entend ça dans l’école ? »

Je pose le doigt sur l’anse pour la faire tourner. Je n’ai pas envie de savoir. Je n’ai pas envie du tout. Mais il faut bien que je sache… Si je ne sais pas…

« Que je couche avec tout le monde. »
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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Sam 15 Nov - 22:16


 ◈ Abel & Ruby◈
L'amitié c'est comme l'amour, ça vous frappe sans prévenir

Mais là le Destin est moqueur






M
ais j'ai fais ce que j'ai voulu. Il s'étonne, ce n'est pas parce qu’il a hésité qu'il n'a pas choisi ce qu'il aimait. Il vit dans quel monde celui-là ? Il doute jamais ? Il n'a pas une foule de passion ? Beaucoup de ses camarades savent ce qu'ils veulent mais il ne doit quand même pas être l'unique à avoir envisagé la moitié des métiers possibles, d'aventurier quand il était petit à ingénieur jusqu'à celui de membre du ministère de la justice. J'adore créer des nouveaux sorts ou inventer des machines, imaginer des choses tu vois ? Non il ne voit pas Rubens, il n'a pas ton carnet gribouillé de maquettes, de dessins de maison, d'idées puisant le meilleur dans tes deux mondes ; il n'a pas ton carnet remplis de sortilèges que tu ne connais pas mais qui te semblent indispensables au quotidien. Sauf que je ne suis pas très doué et puis j'adore faire ça mais en métier... c'est une passion, c'est différent. La Justice, c'est une vocation ! Il a le sourire éclatant, c'est si simple quand les choses sont présentées de cette façon : j'ai mes passe-temps et le travail. Oh il s'amuse moins, il réfléchit moins mais le plaisir reste présent quand il se remet à dessiner à l'ombre d'un arbre sa dernière idée. J'sais pas, je te connais pas assez, tu me dis que sans ta famille tu aurais fais autre chose, ben t'aurais fais quoi ? Ne me dis pas que le problème c'est que tu ne sais pas ce que tu aurais fais sans eux ? Son visage se ferme, Rubens sourit également un peu moins, intrigué, un peu soucieux aussi, il ne comprend pas le cheminement de ses sentiments. Comment il peut faire disparaître si vite son sourire ? Attend mec, je te parle de tes envies et tu me tires une gueule d'un kilomètre de long. Rubens se tait, s'interroge sur ce monde qu'il ne connaît qu'à travers les livres. Pas le temps pour la réflexion, Abel répond à ses pensées. Une carte de tirée, une explication, sur ce monde étrange, une carte tirée et toutes les autres à retourner. Tu ne fais qu'amorcer le haut du problème, cela n'explique pas ton sourire mangé.

Ca fait froid dans le dos, votre communautarisme. Vous unis contre les autres. Il n'aime pas ça, se renfrogne sur sa chaise, apeuré par l'idée, par l'image. Ensemble vous pourriez faire tellement pire que vos aînés, vous apprenez des erreurs et en sortez grandis. J'ai peur de ce communautarisme, de cette ambition, de cet orgueil. J'ai peur de ce que vous seriez capable de faire, de nous faire, de me faire. Il dit avoir refusé Poufsouffle et ça le cloue sur place. La stupéfaction sur le visage, un sourire en coin qui grandit, grandit, jusqu'à être un large sourire franc. Il se redresse, se penche un peu vers lui mais continue de l'écouter, de lui répondre brièvement. Et la conversation avance, il reconnaît que les Gryffondors ne sont pas aussi solidaires qu'il aimerait le dire, de même qu'il ne peut se retenir d'approuver d'un signe de tête que les McMillan sont lavés des pêchés des autres. Je sais Abel, je ne parlerais pas à ta sœur si ce n'était pas le cas. Je serais invivable avec ta cousine si vous aviez été du mauvais côté mais vous n'êtes pas rose non plus, ne montre pas patte blanche Abel, je sais que vous n'êtes pas bon et tu me l'as confirmé à me parler malédiction. C'est étrange, ce silence qui se met entre nous alors que je me tais, ne critiquant pas ta famille mais n'approuvant pas tes mots. Ce silence dit mon ressentit mais quelque chose m'empêche d'aller plus loin. Je te vois entrer la tête dans les épaules, te renfrogner à mes propos on ne peut plus vrai et ça m'agace. Vraiment ? Dixit le nympho du coin ? Tu peux tout te faire, alors tu le fais, homme facile face à un romantique de l'ancien siècle. Abel parle avec une touche de timidité et lui, ça le fait sourire ce manque d'aplomb. T'as vraiment une attitude de Poufsouffle sérieux, elle est passée où votre arrogance ? Votre air hautain ?

Je le sais car tu es le frère d'Hell et que t'es le seul McMillan chez les Serpentards, ton frère est dans ma maison, ça va jaser chez moi. Il bouge la tête en parlant, réfléchit en même temps, ça a l'air de lui tenir à cœur. Il a envie de le ménager autant qu'il a envie de l'agresser de l'avoir traité de lionceau peureux, à chacun son pique, son insulte, tu mets le doigts sur ma douleur comme j'ai semble t-il appuyé sur la tienne. J'sais pas à quel point ça se dit, je le sais car je connais ta sœur c'est tout. Silence, Rubens s'agace, lâche la cuillère qu'il venait de prendre brusquement sur la table, si ça t'agace tu as qu'à arrêter, c'est vrai quoi merde c'est faisable ! Dit le mec qui n'est même pas fichu de tenir une conversation avec son ex sans avoir l'esprit qui déraille. Hier au soir c'était ambiance libineuse, hier au soir il se sentait comme le jeune vierge à marié au milieu d'un harem, il ne les comprend pas, tellement pas, ces personnes qui se taillent des réputations dans le corps des autres. Rubens se renfrogne, si Abel se sent mal de sa réputation, lui il se sent mal pour ce qu'il est dans son entièreté, pour ce en quoi il croit et c'est grommelant qu'il reprend : je ne suis pas peureux, c'est facile pour toi tu veux quelqu'un ? Tu l'as. Tu veux la gloire, t'as le nom qui va avec, sa voix monte, j'ai que dalle moi, alors va te faire voir Abel et avec qui tu veux ! Ne pas le traiter de ce qu'il sait être, un pauvre lâche, peureux, indigne de sa maison, indigne de toutes les maisons. Et tiens ! Il attrapa le sucre qu'il rapprocha de sa tasse, si tu veux un truc prend le fait pas de manière ! C'était que du thé merde ! Je ne suis pas lâche, je t'ai rembarré. Voilà il s'était énervé, il ne voulait pas ça, il ne supportait pas tout ça, part lui crie sa conscience, t'es vraiment qu'un Poufsouffle, sérieux, il reste, sa voix se calme, parle comme s'il sortait une évidence et attrape le même thé qu'Abel pour se resservir.

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MessageSujet: Re: Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]   Lun 17 Nov - 12:13

Abel soupire, avec un infini air d’ennui. Son regard s’évapore vers un ailleurs que lui seul semble connaître. Un ailleurs pas tout à fait morose, comme un matin gris et calme. Toujours le même, immuable.

« Quelque chose contre les Poufsouffles Rubens ? »

Cette lassitude. Tu ne comprends pas. Aller me faire foutre, je fais ça depuis toujours. Pas grand monde pour me dire en face quelque chose d’agréable. Généralement, c’est dans mon dos, que ça se dit. Et ça a toujours un goût amer, les compliments pour les salopes.

« Es-tu le genre le personne qui pense que quand on veut on peut ? »

Si on le veut vraiment on le peut. Mais il y a des choses qu’on choisit de ne pas vouloir. Il y a des choses à abandonner pour pouvoir garder l’essentiel. Et pour garder la tête froide, je n’ai que ça. Que le grain de la peau des hommes et des femmes.

Tu ne peux pas comprendre. Pourquoi te l’expliquer. Quel est la différence entre toi qui essaye de plaire et moi qui essaye de m’effacer à leur regard ?


« T’as l’air de croire que c’est une partie de plaisir. »

Je repousse le sucre. Je hausse les épaules en finissant mon thé. Tu commences à m’ennuyer. À me faire plus de mal que de bien. Tu crois tout comprendre et tout savoir. Enfonces-toi dans cette idée. Pas mon problème.

« Tu sais la différence principale entre un homme et une femme ? »

Je pose ma tasse. Je suis de nouveau bien trop droit pour être aussi décoiffé. Et mon visage froid est revenu. C’est mieux comme ça. Ce type, à part appuyer où ça fait mal ou dire des conneries, il ne m’apportera plus grand-chose. Ce fut un agréable matin. Retour  à la réalité, où la plupart des nés-moldus et des sang-mêlé sont des cons aux idées préconçues de l’existence et de l’ordre chaotique de ce monde. Leur vision bien propre du mérite. Leur joie expansive et superficielle.

« Quand un homme couche avec beaucoup de femme, on l’admire. Quand une femme couche avec beaucoup d’homme, c’est une trainée. »

Je me lève. Je suis prêt à partir. J’aimerais encore lui parler, mais je sais comment ça va finir, et ça me fatigue d’avance. Il est temps d’arrêter d’avoir 11 ans et de grandir. Ça suffit maintenant.

« Je voulais juste savoir ce que ça faisait de moi. »

J’enjambe le banc et me retourne à peine pour ajouter.

« Et oui, je sais ce que j’aurais été sans ma famille. »

Ni un Don Juan, ni une trainée. Quelqu’un de normal, qui se soucie d’amis, de confort, qui se laisse porter par l’existence. Un être seul et entouré. Un autre. Plus insouciant. Plus heureux dans l’immédiat, drapé dans des impressions, dans l'idée que ce monde est juste quelque part, et qu'on peut s'en remettre à une Justice, à une Morale pré-faite à laquelle il suffit de ne pas déroger pour aller au Paradis. Plus heureux. Ici et maintenant.

« Un idiot. »
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Les apparences sont trompeuses [Abel ♥]

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