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 Le cri de ta naissance | Abigail & Arya

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MessageSujet: Le cri de ta naissance | Abigail & Arya   Mer 10 Sep - 17:26

Le cri de ta naissance


Abigail McMillan & Aryanedëlle McMillan



Pré au Lard. A l'heure où les rayons du soleil baignaient l'Angleterre et le petit village sorcier si réputé pour son bien vivre, une jeune femme fermait les yeux, le visage offert à cette lumière d'été inondant les lieux. Si au dehors, conversations animées et cris d'enfants berçaient l'atmosphère, elle, vivait depuis désormais trois semaine dans un silence presque religieux entre son travail de stagiaire au spa ORCHIDEUS et sa vie en solitaire dans l'appartement de fonction qu'elle avait accepté d'occuper le temps de sa période de stage. C'est que d'aussi loin qu'elle s'en souvienne, Aryanedëlle McMillan n'avait jamais aimé transplaner, et le transplanage le lui rendait bien puisqu'à vingt ans, la jeune femme n'avait toujours pas eu l'envie de tenter à nouveau l'examen qu'elle avait si platement raté à l'âge de dix-sept ans. Les balais étaient pratique, mais à bien y réfléchir, le vol ce n'était pas vraiment son truc non plus. Une sorcière à pieds. Une sorcière bien pitoyable comme aimaient tant à le faire remarquer ses sœurs, et cependant elle parvenait très bien à vivre ainsi. Sa peau blanche chauffait, les rayons s'engouffrant sous sa peau en un piquant délice apprécié. Dans quelques minutes, elle devrait retourner au travail, dans la pénombre de sa salle de massage où les sons de cordes légères accompagnaient sa journée. Elle avait adoré ce lieu, quand après plusieurs jours de formation et de travaux plutôt ingrats, monsieur de Valois avait fini par lui laisser les rennes. Malheureusement, depuis hier tout avait changé. Ce lieu était devenu étouffant, suffoquant. Et pour cause, chaque seconde passée à l'intérieur lui rappelait sur quelle peau ses mains s'étaient posées. Lui rappelaient sa présence, son mépris, cette gêne aliénante entre eux finalement dissipée par un simple pardon.Oui, ça avait été simple jusque lors. Et puis, ses doigts n'avaient su le lâcher, les siennes s'étaient enroulées autour de son corps. Son front sur le sien. Son souffle au plus près. Bien que la morale ait été sauve et qu'il ne se soit rien passé qu'une femme de son âge ait pu rougir d'avoir fait, sa pudeur naturelle relançait le film de la veille à n'en plus finir dans sa mémoire, rendant ses gestes plus gauches et son rythme cardiaque plus agité. Il l'avait sauvé, ils s'étaient brouillés. Une gamine et un homme, un adulte dans toute la splendeur de son âge. Rien n'aurait jamais dû arriver de tel, rien n'aurait jamais dû arriver qui puisse ainsi la troubler à ce point et pourtant ce sentiment était bien là, comme une voix chuchotant amèrement qu'elle ne connaît pas l'amour mais l'a gardé pour lui. Idiote. Bien belle idiote. Soupirant, elle se relève du banc de pierre occupé le temps d'une pause et s'en retourne dans le noir. La peau qu'elle masse aujourd'hui est douce et frêle. Jeune et dénuée de toute marque et elle regrette alors... Elle regrette ces minutes jugées bien trop longues quand elles n'étaient finalement que trop courtes. Elle regrette cette peau calleuse, crispée et couvertes de marques. Des traits de tatouage aux cicatrices les plus profondes, elle avait effleuré physiquement tout son être et n'en pouvait plus se défaire désormais.

Depuis, elle avait oublié le monde. Oublié que loin d'avoir quitté Poudlard, comme tous les autres elle l'avait fuit suite au meurtre de monsieur Sinclair. Oublié que loin de ces murs maudits l'attendait une famille cassée et qu'elle ne pouvait aimé que pour le sang identique qu'ils partageaient. Seule persistait en ses souvenirs le visage encore poupon de son petit garçon, de son ange. Depuis combien de temps maintenant n'avait-elle pas eu le bonheur d'entendre le rire cristallin de son petit frère, de caresser ses mèches blondes en batailles et de le serrer fort contre elle ? Terrible paradoxe que de ressentir tant de besoin à l'étreindre quand celle des autres lui faisait tout bonnement horreur. Et finalement cela faisait des mois qu'elle ne l'avait vu. Si Hodgson n'en fut pas totalement chassé, Abigail s'en revint au creux de ses pensées pour le reste du jour. Elle se promit que dès son stage terminé, elle l'emmènerait elle-même acheter le nécessaire à sa rentrée scolaire, se promettait déjà de rattraper le temps perdu. Mais le temps passait si vite déjà. Finalement, ils n'auraient que peu de temps pour eux avant que Poudlard ne vienne le lui prendre pour de bon. Dans quelle maison irait-il ? Fronçant les sourcils, Arya priait intérieurement pour qu'il ne soit pas l'un des fils de Salazar Serpentard. Rien ne pourrait être pire. Là-bas, il serait livré aux griffes de Rosie et Bédélia, à leurs mentalités infectes et aux colères. Mais toute autre maison provoquerait sans doute le courroux de leur père. Mieux valait ne pas y penser, le Choixpeau seul saurait répondre à cette question de toute façon.

Ainsi, les heures passèrent. De nature à fièrement exploiter sa stagiaire, cette dernière n'eut cependant pas le loisir de voir Camille de Valois la retenir aujourd'hui. Pour la première fois, son maître de stage la salua gracieusement en lui souhaitant une bonne soirée. Drôle de surprise, mais bien agréable. Troquant son uniforme contre un jean et débardeur sans grande distinction, la jeune femme prit alors le chemin de la sortie, passant devant le comptoir vide de l'accueil sans même remarquer la frimousse balançant ses jambes depuis le canapé réservé aux clients. Soudain une voix. Une vois chérie plus que toute autre dans le monde l'appelant, un demi-tour et l'expression de la jeune femme s'étira entre l'expression d'un bonheur innommable et la stupeur de trouver là devant elle celui auquel elle avait tant pensé récemment.

« Abi ! » Se jetant littéralement contre la silhouette de son jeune frère dont elle remarqua qu'elle avait encore poussée, la rouge et or le pressa contre elle avec force, se plaisant à retrouver la sensation de ses cheveux entre ses doigts et son parfum d'enfance avant d'enfin le lâcher les yeux brillants d'émotion. « Bon sang, mais qu'est-ce que tu fais là ici ? Tu es avec maman ? Comment est-ce que tu vas ? »

Un flot de question pour simplement avouer à mi-mot : Tu m'as manqué plus que tout.






© Yuki Shuhime & Aloysia


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- DIS QUE TU ME RETIENDRAS -
Et juste au moment ou j'étais bien toute seule, tu m'arrive comme un coup de poings sur la gueule. L'autoroute de ma vie filait tout droit devant, notre rencontre est un accident.
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