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 La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...

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MessageSujet: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Ven 22 Aoû - 12:19


La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...


Le sol était froid et humide. Une pluie battante avait fendu l'air toute la journée, couvrant la pelouse du terrain de Quidditch d'un manteau boueux. Autour du stade, les arbres du parc revêtissent une robe tantôt marron, tantôt ambrée.. : l'automne pointait le bout de son nez à Poudlard. Par ailleurs, les entraînements de Quidditch avaient repris... et les habitudes ne changèrent pas. Annabeth ne décolérait pas d'apprendre que sa place serait sur le banc des remplaçants pour la deuxième année consécutive. Comme toujours, elle mît cela sur le dos de notre adorée capitaine, mademoiselle Pendragon, qui semblait préférer l'ancienneté au talent. Et à la vue de la manière dont Japhet tenait une batte, il devait être dans l'équipe depuis sa deuxième année d'études, bien avant de passer ses ASPICS et de faire son entrée dans les classes universitaires! Ou profiter des faveurs de sa capitaine... et de son admirateur macabre. De plus, Serena ne semblait pas vouloir céder sa place à Abel au poste d'attrapeur, qui, pourtant ne déméritait pas. Enfin, qui pourrait lui en vouloir.


La déclaration de notre directrice me remit un peu de baume au cœur malgré l'aversion certaine que lui inspirait sa tante. Annabeth en venait presque à avoir envie de céder la coupe à une équipe adverse pour que Vesper reprenne les choses en mains et mette enfin ses talents pour le vol en lumière.


Le banc des remplaçants avaient quand même ses avantages. Le plus grand était sans doute de forger des amitiés fortes. Abel McMillan côtoyait le bout de bois de puis beaucoup plus longtemps qu'elle et semblait résigner à y rester tant qu'il pouvait voler à sa guise pendant les entraînements, et hors des entraînements... Voilà ce qui les amenait ce soir. Annabeth tint fermement sa batte avant de renvoyer puissamment un cognard en direction de l'attrapeur remplaçant. Puis, alors que la deuxième balle marron fonçait sur la jeune femme, elle l'envoya à son tour vers Abel. Mais le ciel était trop sombre, d'épais nuages formaient une couche opaque de ouate dans le ciel et ceux ci ne semblaient pas prêts à glisser vers un autre horizon. Seuls quelques rayons de lune parvenaient à se frayer un passage à travers la brume orageuse et la visibilité devenait trop mauvaise. La jeune femme commençait à devoir cligner des yeux à plusieurs reprises, dans une concentration extrême, pour apercevoir les cognards qui venaient vers elle (ou pas d'ailleurs...) et les repérait plus au bruit qu'à l'image. Elle avait même du mal à voir son coéquipier quand il volait trop loin d'elle et lui ne devait avoir aucun espoir de voir apparaître le vif d'or dans le ciel, malgré son éclat certain.


Annabeth décida donc de, tout bonnement arrêter cette séance d'entraînement improvisée qui allait certainement finir par un accident s'ils s'obstinaient. Le vent allait et venait dans les peupliers qui bordaient le terrain. De temps à autre, un nuage gris couvraient totalement les rayons de lune, qui pourtant était au paroxysme de sa grosseur. Annabeth se posa doucement sur le sol, son Nimbus à la main, elle le lâcha ou plutôt le posa sur le sol (elle ne risquerait pas de l'abîmer) lorsqu'une des balles, agressive, arrivait droit vers elle. Elle l'attrapa sans aucune grâce pour la remettre dans sa boîte alors que le deuxième cognard arrivait sur elle. Elle esquiva, et enfin elle rangea la balle dans sa boîte.

Elle releva la tête, Abel s'était posé à côté d'elle. Elle lui sourit, chaleureusement. Pendant un instant, Annabeth se demanda comment ils allaient récupérer le vif d'or qui devait flotter doucement dans les airs à l'heure qui l'est, les observant et riant de leur déconfiture.

" Prêt pour une nouvelle année à faire le pot de fleurs? "



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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Sam 23 Aoû - 23:58

Le son. Comme une musique. Sifflent les broyeurs d’os. Il vire, se retourne. Entre ombre et lumière. Les nuages semblent vouloir l’embrasser pour le faire s’endormir dans leur coton. Mais les tambours de l’orage ne trainent pas. Il est perdu, le compagnon de jeu, c’est certain. Un regard en bas. Malgré le point de vue qui lui fait la taille d’une fourmi, il distingue l’élégance broyée de sa partenaire rangeant les armes. Il lache le manche. Un regard vers l’horizon. Puis il inspire, et se laisse chuter.

Pour une seconde de bonheur.

Quelques dix mètres avant l’écrasement potentiel de ses boyaux sur la terre réduite à l’état liquide, il rattrape le manche et redresse, faisait des cercles pour ralentir, et atterrir, dans une douceur maîtrisée. Le frisson est terminé.


« Prêt. Mon record de plante verte restera invaincu. »

Un rire, dans le langage d’Abel, c’est un sourire doux et candide dans la nuit bleue. Il n’y a que toi qui peux voir ça. Eugenia et Silver pourront dire ce qu’elles veulent, elles n’ont pas le droit à tant de sincérité. De la faiblesse pour elle, peut-être. Une faiblesse froide, dure, une blessure gelée qui se refuse à couler. Une ouverture sur son corps et son âme, qui jamais ne se déverse. Un trou dans lequel il suffit de regarder, quitte à se pencher un peu.

Peut-être un mettant un genou à terre, aussi, l’espace d’un regard.

Toi tu n’as pas les blessures. Tu n’as pas le silence. Tu n’as que ce doux sourire, enfin libéré, du désir d’être autre, de l’obligation d’être soit. Du désir d’être soit et de l’obligation d’être autre.

Toi tu as Abel. Celui qui aime voler, et rien d’autre.

Les pieds dans la boue et la tête dans les étoiles. Est-ce que les Serpentards devaient toujours être comme ça ? Abel se brise la nuque pour regarder vers le ciel. Son étoile dorée le boude, comme toujours.


« Le Vif ne m’aime pas trop. Ou alors il le cache bien. Ou il aime faire la course. Laisse la boite ouverte, il sera revenu dedans une fois qu’on aura fini de se changer. Je rangerai. »

Il baisse la tête et retire ses gants en coinçant son balai, d’un bois pourpre profond et luisant en réponse à une lune qui disparait, sous le coude. Il l’aide à porter la valise où les cogneurs s’agitent en marchant dans un désagréable bruit de dégeuli dans la pelouse boueuse. La pluie arrive. L’automne avec.

« Je te demande pardon de pas avoir vérifié la météo. J’aurais été seul autrement. »

Il sait bien qu’elle n’est pas en sucre. Mais depuis un soir où le beau monde s’était rassemblé, il avait du mal à ne plus la voir comme une femme. Il fixe, souriant calmement, l’entrée des vestiaires. C’était idiot. Annabeth avait toujours été belle. Mais jusqu’ici, belle comme une peinture. Comme une agréable sculpture. Belle comme on trouve belle une musique.

Pas désirable comme une femme. Les hommes comme Abel ont du mal à admettre une femme sur le terrain des hommes. Du mal à concevoir que la batteuse, la battante, est aussi réelle que la femme.

Alors malgré ce sourire, il garde un regard lointain, porté sur l’horizon obstrué par les tribunes de bois. Ne pas la voir comme un sourire, un regard, la caresse d’une peau. Ne pas se demander ce que ça ferait. C’était toujours comme ça. Ça finissait toujours entre deux draps, ces histoires. Il ne voulait pas. Plus. Pas Anna.

Quand tu es arrivée ici, Anna, on s’est retrouvé tous les deux sur le banc de touche. Je vois bien que ça te soulais. Tu as été titulaire. Mais il y avait autre chose que tu n’as pas compris.

Mon ostracisme par rapport à l’équipe. Mon comportement m’a valu une solitude sont je m’étais plus ou moins accommodée. Toi, tu as brisé ce mur que je pensais trop haut, et tu m’as parlé. Tu m’as rejointe, dans ces séances d’entrainements nocturnes, mon petit secret, mon grand défouloir.

J’ai un frère, tu sais, Anna. Un frère que j’aime. Mais je crois que même lui, il n’a pas eu certains sourire que toi tu as eu. Parce que ce n’est pas toujours beau d’être en symbiose avec son frère. Parfois ça fait mal et ça pousse au mutisme. Et toi, en part de mes nuits, en part de mes rêves, tu as eu des sourires auxquels il n’a pas eu le droit. Et tu sais pourquoi ?

Parce que jamais, jamais je n’ai pensé que tu aurais pu devenir autre chose qu’une amie. Je te respectais trop pour ça. Je tenais trop à toi pour ça. C’est idiot. Mais j’ai tellement peu d’ami que lorsque tu as ouvert la porte de ce Jardin, je me suis senti soulagé.

Et maintenant, parce qu’une fois, pour un pari débile, tes lèvres ont frôlé ma peau, je ne peux plus que me demander si ton corps entier est aussi délicieux.

Quelle misère.

Ils atteignent dans un silence de malaise les vestiaires, à l’entrée de laquelle ils posent la boîte. Abel jette ses gants et son balai sur un banc, peu soucieux du vacarme, et enlève son écharpe et son manteau. Il passe trop rapidement une main dans ses cheveux pour les faire tomber devant son visage et se détourne d’Anna. C’était trop évident. Avant cette fichue fête, il serait resté avec elle encore bien une heure à parler. Mais ce soir, il se dirigeait directement vers les douches pour hommes, sans préavis.

Est-ce parce que je suis un homme ? Est-ce parce que je suis lâche ? Est-ce parce que je suis un bon à rien ? Je ne sais pas, mais il y a une chose que je sais. Je n’ai aucun droit en les domaines de Leigh. Aucun droit de changer mes sourires sincères en regards pleins de désirs. Et si je le fait, sans nulle doute, je vais me détester.

Encore.

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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Sam 13 Sep - 0:18


La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...



La lune brillait si peu. Elle nous privait de tout salut, nous empêchait de nous évader. Elle avait de si sournois qu'elle se cachait derrière la brume, jouant avec les nuages. On la disait claire, innocente, éclairant le chemin des âmes perdues. Mais elle était si prude qu'elle ne voulait nous laisser admirer ses courbes généreuses. Elle se cachait derrière des soies vaporeuses. Elle se laisse désirer et je la désire, bien plus que lorsqu'elle se découvre à moi de manière outrageuse. Jouer avec les choses cachées, découvrir, imaginer. Je m'amuse à être cette chose entourée de toutes les parures que la sphère argentée ne pourrait me magnifiiez. La douceur de l'air de la nuit, la douceur des rayons sur ma peau pourrait me rendre plus féroce, crocs acérés, à la manière de Loki ou de Dracula. Magnifiques créatures. Serais-je cette succube qui t'enivrera pour mieux sucer la vie hors de toi? Je ne suis pas de celles-là, horribles tentatrices, délicieuses vélanes. Je n'ai pas besoin de ce genre de pouvoirs. Je n'ai pas besoin d'attirer inlassablement vers moi. Tout ce dont j'ai envie, c'est que l'on me reconnaisse. Que l'on s'enivre à ma sombre pensée. Reine du mal, reine de sombres jeux. Les choses vont tellement vite qu'elles tournoient à la manière du vif d'or. Je fixe le ciel, se pourrait-il qu'il nous observe, ce fieffé farceur. Abel, je te regarde, que dirais-tu si tu savais tout de moi? Ce soir, je ne voulais que me libérer. Faire tomber ces masques. Que me dirais-tu si je t'avouais jusqu'où descendent les abysses de ma haine? Me trouverais-tu repoussante? Dégoûtante? Pourquoi ces figures si ce n'est pour avancer. Je me rappelle, ton regard, suppliant, dénué de toute gelée, aucune trace de rosée dans cet océan de sincérité. Le mur de glace semble s'évaporer au contact de nos iris. Ma mission était de marquer ta peau. Ce soir là, on me demandait de jouer la possessive, de la jouer mesquine. Mais je ne pouvais pas perdre la face, se dégonfler devant les autres, non. Un verre ne m'aurait pas dérangée non plus. A quoi bon? C'était futile, cette soirée était futile, les conséquences funestes. Maintenant je crains de rencontrer ton regard. Peur d'y retrouver la félicité qui m'avait transpercée devant la pureté de notre moment. Hors du temps, comme une bulle. Ce regard emprunt de souffrance. Des yeux que j'avais banni de mon visage depuis bien trop longtemps. Ta détresse s'étend aussi insidieusement que l'eau de mer, érodant la roche, élimant la plus belle des céramiques. Le maquillage coule sous mes paupières. Ce ne sont pas des larmes. C'est l'empreinte que m'a fait ton expression ce soir là. Expression qui se calque à ton visage dès que je te vois. Encore maintenant, je l'aperçois.

Au dessus s'ajoute ton sourire. Celui que je ne vois que sur toi, uniquement pour moi. J'ai l'impression de sombrer dans quelque chose que je ne connais pas. Grisant. Mais Abel, puisse un regard faire changer mon attitude envers toi. Ton amitié, j'y tiens. C'est fou à quel point, te voir souffrir en silence ne me dégoute même pas. Ni même ne m'extasie… J'ai comme l'impression de revivre, recréer un processus, tracer un chemin similaire que celui parcouru avec Eugenia. Et encore, je me délecte de la voir se pâmer pour son bel héritier. Les faiblesses d'une femme sont ma plus grande peur.

" Pas de problème, j'attendais ça avec impatience. Cela fait un bien fou de se rendre compte que certaines choses ne changent pas… Et sont toujours aussi agréables."

Je lui souris une nouvelle fois, sans rien ajouter, un silence désagréable se crée alors que nous prenons la direction des vestiaires. Les vacances avaient pourtant durer près de deux mois, pas une tuile. Je pourrais en dire tant sur les miennes, sur mon séjour en Russie. Mais étonnamment, pour ce qui concernait ma vie sentimentale, ou plutôt, soyons honnête, ma vie sexuelle, je n'avais jamais eu moins envie d'en parler à Abel McMillan. Je regardais Abel renverser ses affaires sur le banc avec un manque de délicatesse qui ne lui ressemblait pas. Quelques instants, je fais la moue, avant de laisser échapper un grognement de mes lèvres pincées. Sérieusement? Tu partais? Quelques secondes de silence te suffisaient à te lasser de moi? C'est horriblement vexant. Mais qu'est ce que tu racontes Annabeth. Who cares? Juste une fois, il était d'une humeur massacrante. Et? C'était un ami. Et avant de se demander le pourquoi de son état, je n'acceptais pas qu'il me laisse en plan. Cet horrible homme prétentieux.

" C'est tout ce que tu as raconté après si longtemps? Tu dois avoir une vie horriiiiiiiiiiiiiiblement ennuyante. " Impulsivement, je l'avais suivi dans les douches. C'est fou comme il me fallait peu de temps pour devenir détestablement désagréable. Ou détestable, c'était plus court. Si bien que je mon dos était à présent collé contre le carrelage, mes bras croisés et mon regard mauvais te toisait. Toi qui m'abandonnais dans des vestiaires vides sans préavis. Toi qui fuyais presque. Pourquoi tu cours? Toi qui aimes tant voler, pourquoi tu taches tes ailes de la boue qui enserre tes pieds?

" Chagrin d'amour? Je ne pensais pas que la rumeur était vraie." Je riais, souriais, je devenais agressive. Quand l'envie rencontre le pathétique. Toute résistance est futile, le rouleau compresseur t'écrasera alors avoue. Dis moi pourquoi tu pars. Ton geste est tellement anodin et pourtant il arrive à me blesser. A heurter mon orgueil même. " Cassidy est un bon coup? " Il est vrai que je m'en fichais, mais je détestais que tu puisses imaginer perdre ton temps à bavarder dans les vestiaires comme l'année dernière.



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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Dim 14 Sep - 12:46

As-tu idée de qui est la Lune ? Les plus simplistes te diront que c’est moi, à force de briller silencieusement, caché dans ma brume, lointain. Mais depuis que ma mémoire me rappelle la douceur de tes lèvres, tu me fais l’effet de cette Lune joueuse, cette folle sadique, trompeuse, qui ne cache qu’un seul sein et qui rend le plus sain des hommes aussi déséquilibré qu’un enfant trop plein d’eau de vie.

Ce n’est pas de ta faute. Tu n’es point vicieuse. Ce sont les effluves de ton parfum qui faussent mon jugement, ta forme féminine qui te fait démone nocturne. Je ne veux pas que tu hantes mes nuits. Je ne veux pas que tu les éclaires. Ni d’un fantasme doucereux, ni de petites morts régulières. Il faut rester mort. Il faut se tuer. Se tuer entièrement.

Si je ne meure pas, si ce désir de vivre et d’être avec toi pour quelques secondes anti-lacaniennes ne meure pas, la glace qui est ma tombe va de nouveau fondre. Il ne faut pas. Il ne faut pas. Par pitié. Je ne veux pas être un monstre, dévoreur de chair, de ta chair blanche qui prouve ta lignée plus surement qu’aucune rumeur et qu’aucun acte de naissance.

Nos pas doivent marcher dans l’ombre, mon amie. Dans une ombre qui ne nait que dans le sillage des Serpentards.

Tu as raison, mon amie. Pour que jamais rien ne change…

J’entends tes pas derrière-moi.

Penser à quelque chose, pour te faire fuir. Avant de s’enliser dans le désir. Rester calme. Je ne veux pas ta peau. Je ne peux pas avoir ta peau. C’est inutile de vouloir ta peau, à toi aussi. Toi ma Blanche-Neige aux cheveux d’Ebène et aux lèvres rouges sang, toi ces yeux verts glaçants, toi la guerrière des airs, toi le sourire, toi parfois l’ombre.


« C'est tout ce que tu as raconté après si longtemps? Tu dois avoir une vie horriiiiiiiiiiiiiiblement ennuyante.
-Effectivement. Passer son été à étudier, remplir des papiers, prendre au sérieux son père, rassurer sa mère, ignorer une sœur tout en étant obligée de lui parler d’un truc qu’elle n’a visiblement pas envie d’entendre et tenter de tenir tranquille un frère en vain. J’ai confirmé que je détestais la divination, m’occuper des peines de cœurs des autres et me taper des cons. »


J’enlève le justaucorps à peine humide. Je n’ai pas sué cette nuit. Je vais mal dormir, je le sais. Je ne suis pas épuisé. Je ne me suis pas senti vivant. Je vais vivre cette nuit, puisque l’effort ne m’aura pas tué. Pourquoi ce ton, Anna ? Je sais pourquoi. En temps normal, je ne t’aurais jamais laissé derrière sans un regard.

Maintenant j’ai peur de jouer avec toi comme deux enfants dans une salle de bain. Parce que nous ne sommes pas des enfants. Et au moment où je me le rappelle, tu seras salie.


« Chagrin d'amour? Je ne pensais pas que la rumeur était vraie.
-Laquelle. »


J’avais beaucoup de rumeur dans le dos. J’en ai une qui se tient derrière-moi et à qui je tourne le dos pour l’ignorer. Je m’en vais allumer l’eau pour me passer la tête dessous. Ebouillanter les pensées et brûler ma peau nue. Elle ne te fait pas trop envie j’espère, parce que ta voix qui raisonne commence à me rendre fou. Finalement, c’est bien toit la Lune.

Pourquoi est-ce que je sens la colère ?


« Cassidy est un bon coup ? »

Je me redresse et l’eau coule sur mes yeux. Sur le grain de cette peau qui craint le soleil, sur ma ceinture de cuir comme sur celle d’Adonis. Le blond de mes cheveux doit coller à mon visage, et mes yeux ne se tournent pas vers toi, s’ouvrent sur un plafond blanc sale. Il serait temps de nettoyer.

« Affreux. Je n’ai fait que le border et dormir, et il m’a foutu à la porte. »

Enfin j’essore ma tête d’un geste. La saleté sur mes bottes arrange des dessins sur le carrelage. Pour fuir, j’ai oublié l’essentiel. Je me baisse pour les défaire.

« Tu y as cru, donc. »

Je suis déçu. Et finalement lucide. Sur ta vision de ce que je suis. C’est vrai. Je suis connu pour avoir couché avec toutes sortes de personnes. Ma vie sexuelle est devenue une légende. Une légende sur mon sourire et ma chaleur, sur une gentillesse fantôme, sur un plaisir octroyé par l’expérience. Il m’arrive de l’oublier. Pour tous ce soir-là, Rubens est devenu gay, et moi un homme facile.

Je l’ai toujours été. Je ne suis pas si doux et chaleureux qu’on le dit entre deux draps. Je suis toujours consciencieux, simple. Mais je suis sincère. Envers cet autre qui par mon corps, me possèdera le temps d’une nuit. Je le garderai encore en moi quelque jour, comme un fantôme, un habitant, un parasite. Je garderai sa chaleur sur ma peau. Et je n’en aurai de nouveau plus besoin. Paradoxalement, libre pour quelques heures, jours.

Combien de jour m’habiterais-tu, toi ? Combien d’heure, avant que ta peau ne devienne lassante, ou qu’il ne me tarde de la toucher de nouveau ? Que me ferrais-tu, si tu devenais mon parasite, celui qui m’offrirai la chaleur pour vivre un jour de plus ? Diffuserais-tu en moi le parfum de l’apaisement ? Ou bien celui du manque viscéral ? Celui du vide ? Du poison, peut-être ?

Tu disparaîtrais, en vérité. Il ne resterait que toi ce bout de chair et de désir, parfumé à la senteur de la chair et de la courbe des hanches d’une femme. Cela me gêne, que tu me regardes, quand je retire mes pieds de leur prison. Mais mille fois je préfère être entre les barreaux que dehors. Les crocs des requins ne peuvent pas m’atteindre.

Cela ne m’empêche pas de les voir.

Je marche vers toi pour te passer à côté. J’évite consciencieusement ton regard. Je pose mes chaussures crottées. Tu ne t’en vas pas.


« Tu ne viendras pas te plaindre si tu attrapes mal. Vas-y aussi. »

D’un geste du visage je te désigne l’autre côté des vestiaires, vers les douches des filles. Je m’en retourne. Parlons si tu veux. Mais pas maintenant. Le son de l’eau sur le carrelage masque-t-il mes battements de cœurs ? Je me hais. Je hais être un homme. Je hais faire disparaître tout ce qui est bon pour moi à coup de luxure déviante. Je dois juste garder la tête froide. La brume monte. Cette vapeur d’eau bouillante. Il faut que tu partes. Que tu partes maintenant.
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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Lun 15 Sep - 10:57


La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...


Je te regarde tirer sur une seconde peau, tirer ce bout de tissu qui te permettait de rester au chaud. Il était vert, tout les vêtements qui s'entassaient étaient verts. C'était morne et insipide, l'argent relevait à peine le tout. Le Canari devait jurer incroyablement entre ses murs mais au moins était-il joyeux. Quand à la couleur des gryffons, je me délectais à force de l'imaginer se promener parmi ses murs blancs. Pourpre, rouge sang, tâches sur le mur, tâches dans la pureté. Lâches et pendards. Si je pouvais prendre ma batte pour envoyer le sang de ta bouche rejoindre l'ignominie de cette couleur. Peut-être te sentiras-tu encore plus proche de ton frère? Tu n'aurais jamais pu le rejoindre sur les bancs des traîtres à leur sang, plus lâche que toi, tu meurs. Tandis que mon regard s'attardait sur les courbes de ta fine musculature, la douceur du spectacle s'accompagne de fines rougeurs sur mes pommettes. Nous y revoilà, elle venait nous hanter la bâtarde teinte. Et tandis que mon ventre se réchauffait à ta vue, inaugurale, non désirée, imposée. Tu détournais tout à fait le regard, pour te recouvrir de ta prison de glace, d'où émane une froideur morbide qui résout vite le problème du réchauffement climatique qui s'opérait dans mon corps. Chez moi? Non. Enfin peut-être. Ici, je m'énerve tout à fait, ton ignorance me brûle plus fort que tout ce que pourrait inspirer ton torse. J'ai du mal à comprendre pourquoi tu te revêts de tes murs, ce qui te pousse à t'enfermer loin de moi. Pourquoi fallait-il que tout change..? Entre nous, l'air se gelait, comme méprisé par une créature morbide. L'air se charge de souvenirs. Ton balai dans les airs, ma robe de quidditch qui te frôle les cheveux tandis que j'essayais de te faire défaillir, te déstabiliser le plus possible. Aujourd'hui, c'est toi qui perce mes défenses, qui dérange l'ordre établi.

Pourquoi n'avais-je plus le droit à tes sourires? A la chaleur que tu ne réserves qu'aux meilleurs? Fermé à ma présence, fermé à toute envie, ouvert à ce que je te désire. C'est cela que tu voulais? Que je ne puisse t'observer que de loin? La nuit est sombre et glisse sur ma peau. Les luminaires ne peuvent rien y faire, les ombres m'enserrent, la robe verte se transforme en un long manteau noir. Ressentiment fécond, haine en devenir. Mes vices reprennent le dessus et seul me reste l'image de ton visage s'apposant sur celui qui, petit, insulta mon sang. Je lâchais mon balai, ma batte, tous deux firent un fracas épouvantable. Sonnette d'alarme, retourne-toi avant que je tire ma baguette d'entre les pans de ma robe d'entraînement. Cela m'étouffe, cela étire. Ca me prend, poignante rage. Pourquoi je détestais tant que tu cesses de t'intéresser à nos discussions. Je déraille, je dérape. Mon chemin fut tracé pour le parcourir seule alors pourquoi m'émouvoir? Il était juste d'une compagnie agréable, voilà tout.

J'aperçois tes yeux ouverts sous tes cheveux humides, cet océan de douceur, d'un bleu si glacé qu'il réchauffe mon cœur. Et depuis quand était-il possible d'y accéder? Quel est ce sortilège qui brise mes défenses? Celles de mes sentiments, celles de mon affection. Quand je te regarde désormais, il n'y a que le souvenir de ton regard quand je mordais ton cou, le goût de ta peau sous mes lèvres. Sa senteur acidulée. Surtout revient la manière dont tu m'as toisée lorsque je n'avais plus qu'une envie, celle de te prendre tes lèvres.

J'ai laissé ce moment au passé, à l'euphorie d'une soirée. Je me surprenais à désirer autre chose que ton corps. A voir ce regard se poser encore et encore sur mon visage.

C'est la panique, la débandade. Ma robe de quidditch glisse sur le sol ave mon balai, se prenant dans mes gants en cuir que je me dépêchais d'enlever. Je te toisais, te regarder m'ignorer sous l'eau chaude, enlever tes bottes et salir ce vestiaire de la tempête au dehors. Je veux que ton sang la rejoigne. Je veux te voir disparaître. Que mes faiblesses s'évanouissent avec toi. Te voir à mes pieds, inerte, à mes pieds pour une danse nouvelle. A terre pour souffrir, pour t'évanouir sous les à-coups de mes désirs. Pour mon plaisir uniquement, te voir subir les foudres de ma rage , ployer sous ma colère. Ta mort plutôt que la mienne, ta souffrance pour mon salut. Je ne sais pas si je me plairais à te voir te tortiller à mes pieds. Je ne pense pas que cela me plairait.

"Tu y as cru, donc? "
" Non même si ça ne m'étonnerait pas."

Cassidy, je m'en foutais bien, juste pour te faire réagir. La piqure de mon dard n'avait que faire de te blesser, elle voulait juste attiser la conscience de ton existence pourrie. Pourri jusqu'à la moelle, détruits par toutes les peaux qui se sont frottées contre toi. Accepterais-tu la mienne? Accepterais-tu de me salir comme tous ceux qui seraient passés avant moi? Tous les œufs dans le même panier n'est-ce pas? C'est ce en quoi tu crois.

" Tu ne viendras pas te plaindre si tu attrapes mal. Vas-y aussi. "
" C'est ce que l'on pense immuable qui change le plus facilement, en fin de compte."


Hum. J'aurais bien besoin de passer sous la douche. Une fois que ta bile, que ton entité poisseuse recouvrira mon corps. J'enlevais mon pull que je jetais à terre, mes bottes qui vinrent salir les branches de mon balai, me préparant à fuir vers les vestiaires des filles. Fuir pour t'imiter. Partir puisque plus rien ne se passait ici. Mais je n'arrivais pas à quitter les lieux, je ne voulais pas laisser une partie de moi dans ses douches pour hommes. Une partie de nous. Alors j'enlève mon Tshirt, m'attaque à ma ceinture… Pour en tirer ma baguette.

Ma colère est froide.

" Regarde moi Abel. "

Le robinet avait sauté, ton pantalon prit l'eau en un éclair. J'avais à peine haussé le ton, ma rage était muette. Mon égo était sourd. Arrête de détourner le regard. Si tu ne veux plus de ce "nous" que nous avions construits, dis le moi proprement. Eteins le feu de ma colère, aussi glacée et sadique que tes prunelles. Eteins tout, fais disparaître ce que tu désires voir s'envoler. Puisque le vol est ta seule passion. Envoyons nous en l'air.



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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=vn0s8b--9BU&list=PLkdP9g_rG1Npt6LfDgNq6V-dE28UksLa3&index=5   Lun 15 Sep - 13:52

« Anna, non. »

Tu vas pour t’en aller, et finalement tu n’y parviens pas. De ma gorge à mon ventre, tout brule. Tu pointe sur moi la seule arme dont a besoin un sorcier durant toute sa vie. Mais je ne la dirige vers personne. C’était ma fierté hautaine, celle qui t’ignore que tu visais. Mais elle n’existe pas, cette fierté. Elle n’est qu’illusion, derrière les murs. Et ces murs, de ce simple geste, par ton incompréhension, ta colère palpable, vont pour s’effondrer un à un. Je veux te le dire. Te dire la vérité. Te dire que je suis le monstre que tu crois que je suis. Mais je ne peux pas. Parce qu’après que les murs s’effondre, la bête t’a vue, sous ta plus belle forme, ton esprits et ton corps, uni dans ce même égo blessé par mon indifférence. Tu es si belle, sans armure. Je ne le suis pas, Anna. Je dois fermer les yeux. Je ne dois pas chercher plus loin. Je recule, pour te laisser disparaître dans la brume, pour préserver ce nous qui t’es si cher.

« Regarde-moi Abel. »

Non. Ce n’est pas moi qui choisis de te désirer. Je vais cesser de t’aimer, de t’aimer en tant que personne. Je vais cesser de te considérer pour ce que tu hais, je vais cesser de te voir, si tu fais ça. Ne fais pas ça. Ne nous fais pas ça.

« Ne me fais pas ça. »

C’est comme une corde, dans mon corps, un élastique immense qui bande mes muscles, et les tend jusqu’au point de rupture. Ça tire, ça tire, toujours plus fort, et la douleur est insoutenable, et me porte dans l’ivresse. Je sais comment on l’arrête. Je sais comment on arrête la fièvre. Mais je ne veux pas. Ce n’est pas moi qui veux. C’est ce corps qui ne m’appartient pas, ce désir qui ne m’appartient pas.

Tu ne t’éloigne pas. Je sais que tu es capable de me battre à mort pour que je pose les yeux sur toi. Je sais que tu es capable de me faire passer l’envie de nier ton existence, d’un sortilège. Même d’un poing sur la figure. D’un baiser sur mes lèvres. Je sais que c’est aussi important pour toi que pour moi. Alors je serre les dents, et je lève les yeux, sachant que je t’ai déjà perdue.

Et je te vois. Je vois tout ce que je ne voulais pas voir. Ta perfection. Nos souvenirs. La joie de chaque instant passé avec toi, sans arrière-pensée, sans plan, sans complot. Sans hypocrisie. Entrecoupés de mon imaginaire, qui tente de savoir comment tu gémirais sous mon poids, me dominerais, te soumettrais. Le sentiment de ta peau contre la mienne, le frisson, la chaleur de tes entrailles, leur douceur infernale, tes sourires, tes corps dans ma nuque, les miens sur tes seins. Et le rêve, le rêve que je puisse m’endormir en tenant ton corps avec le mien.

C’est toujours la même chose.

Je ne sais jamais si ce rêve disparaîtra avec l’aube ou si j’aurais encore l’envie une fois ta peau consumée. Si tu resteras à jamais belle à mes yeux ou si tu deviendras une barbaque assoupie dans mes draps, pour qui je nourrirai une cruelle indifférence. Je ne sais pas si je te désire ou si je t’aime.


« Vous me soulez, tous. »

Je ne peux plus le garder en moi. Plus devant toi. Pourquoi te le cacher, à toi ? Toi qui était plus muette que la Tombe de Poudlard, plus loyale que ce chien de Cassidy l’était à ma sœur, toi qui parmi les Serpents était celles qui avaient été frappé par les rumeurs plus que n’importe qui, toi qui savait ce que les mots peuvent détruire, pourquoi te le taire ?

Pourquoi taire ce que je ressens vraiment à l’une de mes plus chères amies ?

Mes larmes sont invisibles sous l’eau brûlante. Je te briserai sans doute, Annabeth. Ou tu me briseras avant. Je fais un pas en avant. J’avais besoin de temps. J’avais juste besoin de temps. Mais tout se mélange. Ton visage, et celui de mon reflet dans le miroir, ton sourire, et celui d’une enfant dans un jardin d’Irlande. Nos affrontements, nos combats, nos moments de sincérités, avec le visage d’un autre moi, plus lumineux et plus fort.

Je ne veux pas. Je ne veux pas les désirer à travers toi, faire de toi une passerelle vers ce que je n’ai pas choisi. Je refuse de te marcher dessus. Je refuse de piétiner ce que tu es. Tu es plus, bien plus qu’eux. Bien plus qu’un remplacement, qu’une passerelle, que le miroir de mon âme divisée qui n’a fait qu’un seul et unique choix dans sa vie.


« Vous tenez vraiment à ce que je reste seul… »

En quelques pas, je suis devant toi. Est-ce qu’on confond encore l’eau et mes larmes ? La fatigue des nuits blanches avec celle de ma propre existence ? Mes yeux vivant avec de la colère ?

« C’est trop demander d’être justes amis ? »

Je lève ma main vers ton visage, puis attrape la main qui pointe la baguette sur mon visage. En l’abaissant, elle heurte mon cœur. Comme pour demander de tirer en plein dedans. Ça serait tellement plus simple. Mais ce n’est pas ce que j’ai choisi. Et ce que je vais faire non plus, ce n’est pas ce que j’ai choisi.

Un mois.


« Je dois attendre quel âge pour pouvoir décider avec qui je veux passer mes nuits ? »

Il m’aura fallu un mois pour céder. Je baisse ta main, attrape le poignet et t’attires contre moi. D’un geste trop brusque, j’attire ton oreille contre ma poitrine.

Tu dois l’entendre. Il bat si fort que mon être entier en tremble à chaque systole. Est-ce que ça ta frappe ? Est-ce que ça te fait mal ? Est-ce que tu comprends ?


« Je dois attendre jusqu’à quand pour que mes désirs meurent et qui je puisse vivre ce que j’ai choisi sans le regretter ? »

Je prends ta nuque et tes épaules. Tu vois, tu es prisonnière. Tu vois, tu entends, pas vrai ? Je pourrais te broyer. Je pourrais te tordre le cou, ou de casser sous l’emprise de la passion. Puis me sentir vide, et te jeter, pour te réduire en miette. Je suis tout ce danger potentiel, je suis tout cet inutile amas d’ennuis qui t’es inutile dans l’existence. Tu le vois, tu l’entends, jusqu’à ma voix qui commence à s’élever plus qu’elle ne l’a jamais fait auparavant. Tu vois, entends, mais est-ce que tu comprends ?

« Quand est-ce que je serais certains que les gens qui m’entourent pourront me dire non quand je déconnes ? Qui peut dire que tu peux m’en empêcher ? »

Ma voix s’élève encore et se brise. Tu es la première, après Caïn. La première après lui, de mon existence entière, à attendre cette voix s’élever, et si je tiens ta nuque si fort contre mon torse, c’est parce que tu es la première après lui à être dans la même pièce que moi au moment de pleurer. Je n’arrive pas à être adulte. Pas à être un homme. Alors sans le voir, tu le sais. Parce que j’ai les bras crispés sur toi. Parce que ma voix crie se noie au travers.

« Refuses-moi ! Refuses-moi je t’en prie ! »

Je pleure.

« Ça se terminera un jour, ça me passera, et on s’en moquera. Je pourrais te regarder dans les yeux. Je pourrais même rire, je pourrais même arrêter de jouer au con qui n’est jamais atteint par rien, mais pas maintenant, je t’en prie, pas maintenant Annabeth. »

Parce que maintenant, j’ignore si c’est parce que tu es la bonne personne ou mauvais endroit et au mauvais moment, mais tu assistes à ce que j’aurais voulu tuer tout au fond de moi. Parce que tu es toi, parce que nous nous sommes appréciés comme des amis, parce que nous avions confiance, et que j’ai cessé de croire en moi au moment où j’ai senti tes lèvres sur ma nuque qui ne porte plus ta marque, tu as suivi le chemin que j’aurais accepté pour n’importe qui.

Mais pas pour toi.


« Blâme-moi. »

Ne m’en veut pas de vouloir ton bien. Haïs-moi pour tout ce qu’il te plaira, mais pas parce que je te protège de moi-même. Ne me force pas à te regarder dans les yeux, alors que tu représentes à la fois un espoir et un échec.

Je t’ai perdu. C’est trop tard. J’ai perdu ton amitié, c’est joué par avance. J’ai perdu tout ce qui faisait qu’à tes côtés, je me sentais bien. Ce sentiment est voué, à présent, à doucement mourir, amèrement. Evidemment. Inévitablement.

Je relâche ton visage. Mes doigts s’emmêlent dans tes cheveux. Je dois décider. Décider pour nous deux ce qui est le mieux. Il faut que tu fuies, avant de vivre la vraie déchéance, avant que je t’emporte. Il faut fuir, avant que tout ne s’effondre, et qu’on finisse par oublier ce qui nous avait fait nous sentir complets, l’un à côté de l’autre.

J’attrape ton visage en coupe, et pose mon front contre le tiens. Mes yeux sont grand ouverts. Je te regarde, Annabeth. Je te regarde, et je vois. Et toi, qu’est-ce que tu vois ? Regarde, regarde bien, et fais le bon choix. Mes lèvres happent les tiennes, et la corde, sur le point de rompre, se relâche soudainement, alors qu’une autre a cassé à sa place. Ce plaisir, comme une drogue, de tenir un corps, de retrouver des lèvres, de sentir la chaleur humaine, la douceur d’une chair. Une délivrance. Déchéance. Un baiser profond, puissant, lent et impétueux. Un avant-goût du territoire que je peux prendre sur toi. Un avant-goût de cet impérieux désir que je te sais haïr. Un baiser de maître du désir, où les caresses sur ta langue, sur l’ouverture de tes lèvres, tout est fait pour te montrer ce que tu détesteras. Un courant, un frisson, jusqu’en haut de mon crâne, jusqu’à m’ancrer dans le sol. Et puis je m’éloigne, et mes mains te relâchent. Je me redresse, et laisse mes bras tomber. Mon corps enfin meurt, mais mes yeux brûlent.

Tu sais. Alors maintenant pars.

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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Dim 28 Sep - 1:20


La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...


Il n'y a de beau que ce que l'on désire, c'est moche comme la trique; De quoi tu parles? Tu es d'un vulgaire… La trique qui t'anime, elle te hante cette catin, non? Qu'ils nous guident nos désirs, ces horribles tentateurs, jamais ils ne nous délivrent. Jamais car ils ne sont là que pour nous perdre. Me perdre, me cacher dans tes bras, me noyer dans ton odeur, me sauver de ce monde. Trop de formules pour dire que je suis un peu trop faible pour espérer du réconfort entre tes fesses. Qui suis-je? Monstre de luxure, bête enragée. Oui j'enrage, j'exècre ceux qui parcourent ce monde. Tous, toi, Audric. Drôle comme le monde est d'un pathétique prononcé. Excellent non? Tu te marres? Moi aussi. Ca explose tout autour, cela cherche à me montrer que mon rôle est devant moi. Juste là, regarde, il te fait face celui qui t'apaisera. Rendre calme ma colère, apaiser ma haine, me priver de mes accès de rage. Tu penses vraiment pouvoir faire tout ça? Viens que je signe. Non je déconne, jamais, la tranquillité, c'est pour ceux qui ne comprennent pas ce que c'est de vivre.

Qu'ai-je fait? De quoi oses-tu m'accuser? Tu es l'un des seuls sur qui mes griffes ne se sont pas déployées. Jaloux? Aller avoue, tu crèves d'envie qu'elles labourent ton dos. Grattent mes petites mimines, marquent et trouent. Voilà que maintenant je te saoule. Je préfère l'herbe à l'alcool et par-dessus tout l'ivresse du vol sur un balai volant.

L'air s'engouffre dans mes cheveux, le vent siffle à mes oreilles. Ca se déchaine en moi toutes ces sensations, je vire de bord. Au loin, une robe verte, d'épais cheveux blonds. Connard, rappelle toi, rappelle toi ce que nous sommes. Nous ne sommes pas de ceux trompés par des hallucinations morbides de désir. Dis toi que je ne suis pas qu'une femme, peut être que je m'apercevrai que tu n'es qu'un homme. Si tu n'es que cela, ta place est avec tes semblables, à mes pieds, enterré. Ressens ma présence qui s'immisce, perfide, elle t'enivre, elle ment comme tu respires. Elle rentre en toi en naviguant dans tes narines. Sens la, touche la, goûte la. Abel, regarde moi. Des images défilent à la vitesse du vif d'or. Le sourire que je ne t'ai vu que devant moi, ton visage perlant de sueur, ton corps contre le mien, ta main tirant mes cheveux, ton corps désarticulé sur le terrain.

" C’est trop demander d’être justes amis ? … " Je t'observe approcher, ce que tu dégages est tel qu'un instant, je pense à reculer. Fuir pour mieux saisir. Dégager pour mieux t'encenser. Mais mon coude rencontre le carrelage et en un instant ton corps et tes braies humides me dominent de leur présence. Un courant d'air, je tressaille, mon derme s'hérisse. Est-ce le froid ou ta supplique? C'est cela que tu veux me faire croire Abel? Quitter pour mieux se retrouver, ça ne fonctionne pas avec moi. Quitter, c'est trahir. S'enfuir, c'est mourir. Tu me poignardes dans le dos, tu me dardes de ta négligence. Voilà, toutes et tous pareils, je ne deviens qu'un nouvel objet de désir. Que c'est vexant. " Ne me dis pas que tu ne peux pas te tenir… " Tu me coupes de ton étreinte. Que c'est bon de sentir ton cœur t'exalter pour moi. Aide moi, raconte moi comment te résister. Dis moi pourquoi toutes ces filles ont succombé. J'ai peur de connaître la réponse. Tu es un mur de glace impénétrable. Et moi qui aperçoit le vrai Abel, j'exècre la faiblesse, elle s'étale devant moi. Alors pourquoi mon corps se presse toujours plus contre le tien? « Je dois attendre jusqu’à quand pour que mes désirs meurent et qui je puisse vivre ce que j’ai choisi sans le regretter ? » Reprends toi Abel, il y a bien une personne a château que tu n'as pas encore culbutée.

Tu ne m'as pas choisie, je suis la seule que tu ne désires pas de ton plein gré. Oh je te le dis, tu cherches la merde. Une boue gluante prend forme sur le sol, elle nous recouvre. De ta faute, tu dégueulasses notre belle amitié, tu détruis un pilier, fracasses les fondations. Observe nous brûler dans les vapeurs des douches, regarde ton corps se désarticuler entre mes mains. Tu m'emprisonnes, je pousse enfin un profond soupir, je me débats un peu, je ne peux bouger mon poignet pour te jeter un sort. T'éloigner le plus vite possible pour ne pas te céder. Quel baratin mon pauvre Abel, les filles ne sont pas si crédules tu sais. Elles sont surtout très susceptibles.

« Refuses-moi ! Refuses-moi je t’en prie ! »

Ces paroles, ce regard.

Tais toi, je t'en prie sinon je ne pourrais que te tuer pour m'avoir autant déçue.

Te tuer pour oser réveiller ma compassion. Te torturer pour avoir rappeler à moi la définition de l'amour.

Oh oui que je te blâme. L'eau se presse contre mon corps qui fait éponge. J'absorbe tes sentiments. La lave de tes ardeurs vient abimer la pierre qui entoure mon palpitant. Tes larmes coulent dans mes cheveux. Je lève mes yeux vers toi, mon crâne heurte le carrelage alors que tu forces l'entrée dans la lueur de mes yeux. Déchéance, celle qui me transcende . Tu te souviens Anna? De cet havre de sincérité aperçu quelques semaines plus tôt? Un havre de paix dans lequel tu aurais adoré te nicher. Ton regard se voile, ton regard se perd dans tes larmes tandis que ma langue se cache dans ta bouche. Qu'elle est belle cette frénésie, j'ai envie d'exploser contre toi, je tiens ton torse alors que mes doigts se resserrent autour de ma baguette. Que l'on m'explique quelle était cette sensation qui s'emparait doucement de mon corps. Je te rends ce baiser, toujours plus fort, aussi fougueux que nos tempéraments le permettent, mais, mains glissent et caressent.

Tu me relâches. Jamais plus je ne te permettrai de jouer ainsi avec moi.

Ma baguette se lève enfin. Waddiwasi. Tu valses dans la pièce, pas trop loin, je ne tiens pas à t'abimer, la souffrance se vit beaucoup mieux alerte. Qu'espères-tu? Que je laisse ce blasphème impuni? Il est déjà trop tard Abel, tu nous as foutu en l'air, tu as déchirée mon essence. Putain, comment as-tu pu ébranler ma conscience? " Tu as l'habitude que l'on fasse ce que tu désires, n'est-ce pas? " Je ne te refuserai pas. Je ne t'accorderai pas cette douce humiliation. Je préfère mille fois t'infliger la torture de la culpabilité. Je m'approchais doucement, décidée, mon corps glissa sur le tien, étendu sur l'eau que baignait les douches. J'appuyais mes formes contre ton torse alors que mes lèvres retrouvèrent les tiennes. Elles mordillent. Ma résolution faillit, mes lippes ne veulent plus quitter les tiennes. Elles ont peur de retrouver le froid glacé du dehors, terrifiées de ne jamais retrouver ce que tu me fais. Je ne te blâmerai pas. Je ferais pire. " Je ne te laisserai pas oublier." Non, jamais tu ne m'oublieras. Mon âme s'est immiscée dans tes trippes, jamais plus elles ne se retourneront sans m'avoir à l'esprit. Je me redresse tout à fait, me relevant doucement. Le regard baissé vers toi, le regard froid. Pourtant mes prunelles brûlent. Elles s'interrogent. Dans cette étreinte morbide, je t'ai promis de ne plus t'accorder aucun baiser. Que tu te souviennes. Jamais plus tu ne zapperas qui je suis : Annabeth. Reste avec mon souvenir, meurs dans la merde de tes sentiments.

Plus jamais tu ne me feras miroiter une amitié qui n'en a jamais été une. Déjà alors que je me retourne, l'image de tes muscles me serrant me hante. Trop fort, trop vite. Particulièrement triste.




Dernière édition par Annabeth Leigh le Lun 27 Oct - 22:26, édité 1 fois
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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=cZ54Ue-HGcU   Dim 26 Oct - 17:16

Mon sang coule partout. La tête ne tourne même pas. La douleur est carrément infectieuse. Des coups de massue sur la colonne vertébrale. Comme un couteau dans le dos. Ça fait mal. Non. Ça déchire. Ce qu’il reste de compassion. Ce qu’il reste de passion. Ce qu’il reste d’émotion.

Ça déchire et ça fout tout en l’air. T’as raison, Annabeth. J’ai tout foutu en l’air.

Et toi aussi.

Et quand tu t’éloignes, ça part tout seul.

Un Rire. Aussi brisé que mon dos. C’est la première fois que je ris en des années, et ça me fait encore plus rire de savoir que c’est en ce genre de circonstance.  C’est comme si tous mes muscles s’étaient détendus d’un coup. J’ai eu tort de te comparer à un feu qui brûle mes murs de glaces. Tu fais plus que ça, Annabeth. Tu es celle qui frappe ma chair pour que j’arrête de marcher droit. Je t’ai fait honte ? T’ai salie, t’ai blessé ?

Pauvre petite.


« Fehu. »

Les murs s’enflamment comme couverts d’huile et la porte voit son accès barré par un brasier ardent. Brasier qui te barre la route. Parce que si tu te sens offensé à l’idée que je t’ai volé un baiser, demande toi qui se sent offensé quand on le réduit en charpie dans les vestiaire. Je sors ma baguette. Elle ne me file pas de coup de jus. C’est étrange comme elle ne proteste jamais quand je suis ivre de colère. Et ma fureur rend le four dans lequel nous somme plus étouffant encore. Alec m’a pourtant appris à me contrôler. M’a conseillé la parcimonie. Mais les écritures qui courent les murs ne sont pas le résultat d’un acte murement réfléchit. Ils sont simplement la cage agrandit de ma fureur. Pardon professeur.

Par contre, ça, c’est murement prémédité. D’il y a une seconde. Quand est-ce que j’ai sorti ma baguette ?


« Accio Ulna. »


Ulna, les amis, c’est le cubitus. Vous savez, l’un des deux os que vous avez dans l’avant-bras ? En l’occurrence, c’est le cubitus rattaché à la main qui tient la baguette d’Annabeth que pointe ma baguette. Et ce n’est pas beau un os aimanté dans une direction opposé à votre destination. En général, c’est mieux de suivre.

« Je n’ai pas l’habitude Annabeth. »

L’eau s’évapore à grande vitesse. La brume s’élève entre nous. Avons-nous toujours été incapables de nous voir ? Je t’attire vers moi, avec une violence que tu ne connais pas. Avec une violence que personne ne connait.

« Rien dans ma vie ne s’est jamais passé comme j’aurais aimé que ça se passe. »

Je tire et t’ai devant moi, assez proche pour te mettre la taulée que tu mérites amplement, plus encore que ce connard d’Anarchy. Ce n’est pas parce que tu es une femme que je vais me retenir. Il y a longtemps que je sais qu’on a tous les deux horreur de ça.

« Personne n’agis jamais comme je le désire. Et jusqu’à maintenant, je me disais que c’était normal. »

Je prends ta nuque, avec l’irrésistible envie de te coller ton joli visage sur le mur pour l’y brûler et te changer en Double-Face. Je me contente de le jeter au sol sans prendre ta baguette. Je veux que tu la serres, et l’ai bien en main, je veux que tu te battes, parce que je n’ai jamais plus besoin de me battre qu’en cet instant.

« Comme je pensais qu’il était normal d’attendre qu’on est pas sûr qu’on aime une personne ou qu’on veut juste la baiser sans lendemain. »

Mon corps entier bat comme un immense cœur gorgé de sang. Le moindre de mes muscles brûle plus fort que même les flammes autour de nous, qui finissent l’humidité et commencent à brûler les carreaux. Je tends ma baguette vers ton crâne.

« Levi Corpus. »

Je lève mon bras vers le plafond où je m’arrête avant de te fracasser le crâne contre. Laissons juste tes cheveux cramer pour te rendre chauve.

« Mais tu as raison, Leigh. C’est stupide de ma part. Ce qui est normal c’est de dépecer un homme qui t’avoue des sentiments incertains avant de lui cracher à la gueule sans considération pour sa personne ou même son rang. »

Je te jette contre un mur, relâchant le sortilège. Le sort de rune disparaît presque instantanément après avoir commencé à consumer ton armure de vol trop légère. Je tends ma baguette sur le robinet au-dessus de toi, qui tourne à une vitesse folle avant de se bloquer et relâche sur toi un torrent d’eau glacial. Mon corps est déjà sec. Le sang aussi, sur ma tempe et sur mon torse. Sur mes bras. Ça me démange. Mais je crois que je ne le sens pas. Tout ce que je sens, c’est une rage incommensurable qui s’exprime pour la première fois.

Ça fait un bien fou.


« Je vais même te promettre un truc tant qu’on y est. Plus jamais je ne demanderai pardon, à qui que ce soit. À partir de maintenant, je décide, et tant pis si j’ai tort. Merci de m’avoir éclairé. »

Je m’approche de toi, met un genou à terre. Te prends par les cheveux mouillés et glacés. Les serre entre mes doigt et m'apprête à coller ton front sur le sol. Je m'arrête. Je sais tout ce que ça voudrais dire. Et je sais que c'est faux. Plus faux encore que tout ce qui vit en moi. Je te relache, caresse ta nuque. Je t'ai fais mal. Je t'ai fais du mal. Mais maintenant...

« Je suis Abel Theodor McMillan. Et je t’interdis, à toi dont on a pu un jour douté de l’ascendance, de lever ta baguette contre moi ! Alors maintenant que tu as une bonne excuse pour le faire, je te prie de braver cette interdiction. Maintenant. »

Plus jamais. Plus jamais je ne veux plier. Plus jamais je ne veux faiblir. Plus jamais j'arrête de me battre. Bats-toi ma tendre. bats-toi avec toute la rage. Bats-toi contre moi. Contre l'humiliation. Contre l'insulte. Bats-toi comme celle que j'aime. Sois celle que j'aime. Celle que j'ai admiré, celle que j'ai voulu mon allier, celle qui a été là. Sois celle qui jamais ne pliera.

Sois Annabeth, et prouve-moi. Prouve-moi que c'est toi et pas une autre.

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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Mar 28 Oct - 0:09


La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...



M'arracher de tes formes. Quitter ton corps pour t'enfermer dans la glace de mon indifférence. Endeuillés au milieu des douches pour hommes, je te regarde me haïr. Des flammes dansent dans tes yeux. Qu'est-ce que cela fait amour? Comment tu le vis? Se faire trahir par une personne que tu chéries bien plus que tous ces insectes? Regarde, vis ce que tu me fais. Tu vois que j'ai raison. Tu vis ma vérité, tu exècres au sein de tes torts. Et au final, tu n'es pas subtil. Tu écrases, juste, c'est indigne.

Le brasier ardent, guide de nos souffles, évapore les gouttelettes d'eau perlant sur ton torse. Aimantée à toi, je décide de suivre, pas un instant, je ne pense à tes coups. Je ne les imagine pas. Impossible que tu me blesses. Physiquement. Mais qu'en est-il de mon orgueil? J'aurais encore préféré que l'on m'arrache mon os à vif.

Violemment enserrée par ta poigne, je me perds entre frissons et dégoût. Tes yeux dans les miens dansent et me dardent de leurs éclairs. Tu bloques trop bien mon poignet, jamais tu ne me permets de jeter un sort. Et tandis que tu parles, j'hausse les sourcils. Parce que je n'en ai plus rien à foutre de ce que tu racontes, catin.

Alors mon visage rencontre le carrelage.

Dépecer, cuire, taillader, ébouillanter, écarteler, supplicier, tuer, écraser. Je me transforme en basilic, j'aimerais cracher mais je ne t'offre pas ce plaisir. Un gémissement étouffé traverse mes lèvres alors que déjà tu me transportes dans les airs. Mes doigts lâchent ma précieuse baguette, ces pernicieux traitres. Tous mes plus précieux alliés se liguent contre moi. Abel n'est plus Abel. C'est une disgrâce. Elle cherche à me faire payer. Mais pourquoi devrais je te devoir l'amour que tu me portes?

Tu pensais que cela était normal, d'attendre lorsqu'on est pas sûr. Je ne fais que reprendre tes mots. Alors tu t'es dit, testons ma théorie sur l'admirable Annabeth Leigh. Condescendant, exécrable. Je te jure de t'arrêter en plein vol. Mais c'est moi qui valse. La chaleur m'entoure, un bref instant, je crois que j'ai eu peur. L'attache de mon soutien gorge, se fait plus lâche alors que le tissu est entamé, mon équipement de quidditch est foutu. Notre illusion d'amitié est foutue. C'est la douche froide. Plus glaciale que mon cœur. Ma nuque dans ta paume, mon palpitant s'emballe pour toi, il oublie un instant la rage pour la tendresse, quelle merde. Quel fumier que ces sentiments gerbants. Mais tant qu'ils sont là, je vais m'en servir, les sublimer pour t'abimer. Tu n'es rien qu'une masse informe dictée par la peur. La peur de perdre.

« Je suis Abel Theodor McMillan. Et je t’interdis, à toi dont on a pu un jour douté de l’ascendance, de lever ta baguette contre moi ! Alors maintenant que tu as une bonne excuse pour le faire, je te prie de braver cette interdiction. Maintenant. »

Un enfant, une salle de réception. Un visage blond, un McMillan. On me laisse seule, mon sang est marron foncé. Si cet enfant c'est toi, si tu me fais croire que vous n'êtes qu'un, je te jure de te finir avant de souffrir. Je t'achèverai, avant même que tu aies pu crier au loup. Cela ne tenait qu'au mirage. Ou au miracle.

Je me redresse doucement, face à face, à genoux. Nous nous prosternons devant nos volontés réciproques. Mais je te ferai plier. Ma rage n'est plus mesurable, Abel. Je n'en t'aurais jamais cru capable. Tu es ignoble, exécrable. Et je ne sais pourquoi, un poignard mon cœur, une larme silencieuse se cache parmi l'eau qui ruisselle de mon visage. Pute, je te jure que. Non je ne jure de rien, je ne peux plus, tu me fais faiblir. Que l'on me vienne en aide avant que je le tue.

" Ne t'inquiète pas pour moi, mon sang poisseux pourra sûrement me payer l'équipement que tu as détruit."

La baguette de Sureau a retrouvé sa propriétaire, il est temps que je t'en montre la puissance. Incarcerem. Des liens t'enserrent, juste devant moi, tu es à genoux alors que je me redresse. Ma main tremble, je meurs d'envie de te finir. Je taillade, je veux voir le rouge sur le carrelage blanc de la salle de bain. Ton bras saigne, coupure superficielle, une cicatrice y fleurira, ma marque. Ma baguette vint titiller la peau de ton cou, brûle ton derme dans une menace à peine voilée. " Quelle punition m'attend, Abel Theodor McMillan pour avoir oser braver votre interdit?" Dégoûtée, dépitée, je te relâche, face contre sol.

La douleur physique n'est rien alors je t'enserrerai, te brûlerai avec ton propre amour. Nos corps se frôlent, je me retourne. Je ne peux plus repousser cette envie macabre. Te posséder pour mieux m'abandonner. Car j'ai décidé… Que la mort à petit feu était ce que tu méritais. La petite mort. Syphilitique, nymphomanique.

Ma main caresse ton torse alors que mes cheveux tombent au dessus de ton visage, ils t'aspergent d'eau glacée. Du regard, je te dicte de ne pas bouger. Un frisson nous parcoure. Qui a dit que tu obéirais? Après tout, tu as montré que tu avais des couilles. Les couilles de me faire souffrir. Et la souffrance c'est mon dada. Lorsque c'est moi qui l'inculque. Je ne fais pas jouer nos lèvres, il n'y a que la pulpe de mes doigts qui se balade, impérieuse. Elle joue un instant avec tes tétons, mon corps te surplombe.

Pourquoi aimerais-je l'homme que tu me dévoiles?



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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Mar 28 Oct - 23:29

Mes pommons se vident et mes bras se tordent. Le souffle rageur coupé par la corde, Je vois mon sang gicler avant de ne sentir la douleur dans mon bras. Je ne crie pas, je serre les dents. Ta baguette grave ma peau et la marque comme une signature au fer. Ton visage ravagé par une haine sans nom, ta question me fait sourire.

« Savoir que tu as obéi. »

Obéi à mon deuxième ordre. Te rebeller. Me combattre. Me faire du mal. Ça fait quoi, Annabeth, d’être obéissante, même sans le vouloir ? De ne pas pouvoir t’en sortir quoique tu fasses ? D’être obligé d’avancer dans les paroles et les chemins que d’autres ont écrites ou prononcés pour nous. Faire ce qu’on attend de toi quitte à courber l’échine de ta fierté ? Tu vois, ça, c’est l’histoire de ma vie. Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce que tu me donnes la force de me battre pour ma fierté bafouée. La preuve que ça ne sert à rien de se la fermer et d’attendre d’être plus sage. Tu n’as jamais connu ça, toi, le besoin d’être meilleur pour quelqu’un tout en te sentant complètement soumise. C’est toi, Anna, qui a l’habitude qu’on te donne ce que tu veux. On va changer nos habitudes. Ensemble.

Mon front rejoint le sol, mes bras libérés de mes entraves amortissent à peine le choc. Tu t’approches. Tu me retournes. Ta main est du lisse pur de mes souvenirs. Ton corps dénudé par ma rage runique aussi parfait que je l’ai imaginé. Tes cheveux glacés se collent disgracieusement comme une crinière de Kelpi, et pourtant ils n’amoindrissent pas la beauté de ton visage d’un blanc pur. Ton regard transperce le mien, comme si à travers eux tu m’envoyais toutes les lances de fer de la guerre de Troie. Il y a cette guerre, entre nous, qui fait frémir ta peau et la mienne. Tu me connais trop bien. Je te connais trop bien, malgré tous les silences, les secrets que nous ne nous partageront jamais. Par fierté, par nécessité, par sécurité, par manque de confiance.

Je sens le frisson comme les femmes le sentent quand tu effleures mon cœur, mais je ne réagis pas. Je ne veux pas te faire ce plaisir. Je n’aspire qu’à te faire plaisir. Te changer en désir. Tu sondes en moi ce qui est vraiment, après toutes les façades, les rires, la course vers les étoiles, l’envol, les coups, les mains tendues. Mais il n’y a sens doute rien de plus. Comme chez toi, il n’y avait rien de plus qu’une femme, il n’y a en moi, par rapport à ce que tu sais, rien de plus qu’un homme. Tu as été la seule à savoir ce que j’étais lorsque je suis libre. Je ne le serai plus jamais. Parce je n’ai pas d’ami qui ait mieux connu que toi ce que je suis vraiment. Ils ont tous le droit à des masques. Des costumes, des faiblesses, des forces que je n’ai pas. Je suis prisonnier d’eux, de leur regard, de l’amour qu’ils ne me portent pas. Il n’y avait que toi, et j’ai tout gâché, parce que j’ai cru, j’ai cru une seconde…

Que c’était toi.

Toi, qui pouvait me donner une autre vie, un nouveau genre de désir, un nouveau genre e confiance, une nouvelle vie, un avenir que je n’attendais pas. Tu as été l’espoir, rien qu’une seconde, qu’il existait dans l’univers, quelqu’un qui sache m’aimer, ou seulement au moins me respecter pour ce que je suis.

Alors non, même en cherchant bien, tu ne trouveras pas la pute. Tu ne trouveras pas le jeune garçon qui noie son vide dans des filles et se laisse envahir par les hommes pour que la douleur chasse le silence. Tu ne verras pas le fils de McMillan qui n’arrive pas à grandir et qui ne sait pas dire à ses proches qu’il les aime. L’incestueux dépendant d’un frère dont il est l’ombre. L’Ombre. Celui qui aime sa sœur plus qu’il ne peut le supporter. Tu ne verras pas plus le besoin de combler l’absence. Tu ne verras qu’un homme. Un homme qui te regardes pour ce que tu es, ici et maintenant.

Une femme qui connaît son être véritable. Une femme trop fière pour aimer. Une femme magnifique. Détestable. Admirable. Une femme impossible à aimer.

Qu’il a aimé quand même.

Ma main prend ton visage. Essuie les larmes que je crois être de l’eau. Je prends ta hanche et nous basculons, ma main derrière ta tête, la paume sur le carrelage. Je redessine ton échine, laisse mes doigts presser tes reins pour faire cambrer ton corps, mes dents sur ton cou comme les bêtes font pour s’empêcher de bouger. Je cale un genou entre tes cuisses, resculpte ta hanche, ta fesse, ta cuisse, de la paume. Je prends la mesure de tes côtes, que je flatte allègrement, emprisonne ta taille dans mon bras, aspire ton cou, laisse le sillon de ma langue atteindre ton oreille que je maltraite sans ménagement. Ma main trouve ton sein et en apprend la forme. L’apprends par cœur. Je connais cette science du plaisir mieux que n’importe qui d’autre. Et j’aurais été prêt à te la dédire, si seulement tu m’avais laissé un peu plus de temps.

Mais tu l’as réclamé. Tu as voulu savoir, tu as réclamé mon désir, réclamé ta part de plaisir, voulu mettre en miette ce que j’ai admiré en toi. Ma luxure est ainsi, pour toi ; étouffante. Je ne te laisserai pas de place. Je te ferai te sentir vierge, mais pas pour te prouver ce que j’ai de mieux.

Pour te donner le pire, le pire de ce qu’il a en moi, ce que j’ai cherché à t’épargner, ce que tu as trouvé si insultant et que tu vas retrouver dégoulinant sur ton corps encore des jours et des jours. Je n’ai rien à prouver à celles pour qui je ne suis plus qu’un déchet. Je ne retrouve plus l’amie en toi, alors je n’ai plus rien d’autre à t’offrir. Et je prie pour que demain, je me rende compte que tu n’étais qu’une salope de plus, et que tu as eu raison. Je prie pour que demain, ton corps si parfait me fasse l’effet d’un cadavre pourrissant.

Et si après ça je t’aime encore, j’irai vomir mon agonie ailleurs. Parce que je sais que tu as horreur de ça.

Mon bras qui te porte saigne et me lance, mais tant pis pour le sang, pour l’eau glacé, pour l’air vicié. Tant pis, car je dis Adieu à la seule qui a vu mon vrai visage, sans soumission, sans abandon, sans mission autre que celle de vivre.

Je termine de palper ta poitrine pour poser un doigt sur tes lèvres, rougies par le froid. Tes yeux me brûlent et me glacent, tu as tout brûlé en moi. Je brûle de luxure pour toi. Je pose mes lèvres, derrière la barrière, pour en pas t’embrasser. Je murmure, pour toi seul, à travers la fièvre, la colère et les dégâts des eaux :


« Je ne t’en veux pas si tu me détestes. Je t’en veux si tu me méprises. »

Je ne t’ai pas fait du mal par rage. Pas parce que tu m’as repoussé en me gardant prisonnier. Je t’en veux pour avoir ri. Our avoir ri du respect que j’aurais voulu te porter. De mon échec. De mon amour naissant. Je t’en veux si tu m’en veux de ne pas avoir été pressant. Je te perds et te maltraite parce que tu maltraites mon sang. Je retire ma main, je reste penchée sur tes lèvres. J’embrasse ta joue, plutôt que ta bouche. Je te veux toute entière, je veux ton oui. Je suis déjà hérésie, alors pourquoi te faire la faveur de te pourchasser ? Je n’ai plus besoin de partager ou voler ces lèvres. Parce que je l’ai déjà dit, à travers elle, et je ne le redirais pas sans entacher cette fierté que tu n’as encore jamais vu jusqu’à aujourd’hui.

Je t’aime. M’aimeras-tu.

J’attendrais ta réponse. Et en attendant je grave ton corps dans mes mains pour qu’elles puissent les graver dans le marbre. Je te dessine par cœur. Cherche comment te faire frémir, toi et toi seule. Quand tu trembles là où les autres ne tremblent pas. Quand tu te mords les lèvres là où une autre détournerait les yeux. Tu l’as réclamé, alors je te montrerai, celui que tu n’as jamais vu.

Celui qui aime, et qui t’aime, passionnément.

Et qui demain peut-être ne t’aimeras plus.

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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   Lun 10 Nov - 0:52


La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...


Ton visage entrecoupé par la douleur, sublimé par la teinte carmine de ta chair. Un instant, je ne supporte pas que tu me surplombes. Pourtant, faible et défaitiste que je deviens, je me laisse faire. Une douce sensation d'intimité me prend, un désir que toi seul peut initier. Car s'il n'y a que ton corps en cet instant, il y a surtout ton bras qui m'enserre. Ce n'est pas comme cela que je fais l'amour. Je baise, bestialement, prends mon plaisir comme un outil. Des hommes dignes, il y en a peu. J'aimerais croire que tu en fais toujours parti. Malgré nous. Malgré ma fureur qui s'apaise, ma clémence qui se montre. Tu me suppliais de te refuser, voilà le seul honneur que je ne pourrais te faire. Sublime mon corps pour rendre belle mon âme. Pourrais-tu me rendre plus humaine ?

« Je ne t’en veux pas si tu me détestes. Je t’en veux si tu me méprises. »  Te détester? Comme jamais? Tu y crois mon cher? Que tu prendras une telle place dans mon cœur? Une place si chère qu'elle est réservée à ceux que je rêve d'assassiner. Non, ce n'est pas ce que tu désires, tu as des choses à accomplir. Enfin, je crois." Je ne mépriserai que tes sentiments. " Nos sentiments, Abel. Je te sublimerai, t'inonderai de ma superbe. Je peux faire ça pour toi, rendre ton ambition plus grande. Car je suis horriblement faible par mon corps et que tu as soif d'apprendre. Je te rendrai sombre. Ma noirceur se fera à ton âme. La remplaceras-tu par ta lumière? Quelle blague.

Tes mains glissent, m'englobent, je me perds dans tes bras et enserre. Les muscles de ton dos sont passés au peigne fin par mes doigts avides qui découvrent tes fesses par le toucher pour la  première fois. Ma bouche passe dans ton cou, aspire, te donne une copie de ce suçon qui a tout fait basculer. Merci Silver. Jamais je ne t'en voudrai assez pour ce bonheur qui s'approche. Je vous en prie, que je ne me perde pas dans ces mièvreries qui rendent les autres lâches. Mes doigts sur ton corps, ma poigne autour de ta virilité. Je te demande tellement fort Abel. Déchaine la puissance de ton amour pour me faire oublier que tu as insulté mon nom.



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MessageSujet: Re: La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...   

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La candeur de la lune annihilera la noirceur de nos cœurs...

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