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 Are you a friend or a foe ?

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MessageSujet: Are you a friend or a foe ?   Dim 13 Juil - 12:04

Un orage d’été s’est abattu sur Poudlard. Après les incidents de l’année, il était certain que beaucoup d’élèves seraient en avance dans la cours, valise en main, pour se diriger vers la gare et embarquer dans le Poudlard Express, qui fera exceptionnellement un voyage supplémentaire pour ramener certains élèves chez eux, en juin. Mais il y avait un autre train. Un train nocturne qui part tous les soirs, en ce mois d'Avril, déjà. Embarquaient âme par âme tous les élèves effrayés qui ne pouvaient faire autrement que de renvoyer leur conscience loin, loin... alors que le château semblait plus lugubre que jamais.

Le lieu le plus sûr de Grande Bretagne avant Gringott et Azkaban était en proie à l’insécurité. La foule d'âme fuyante et invisible sous la pluie faisait d’une masse sombre de manteaux de sorciers un sang noir qui s’écoulait du Palais de Pierre Sombre. Dans leurs tête, ils étaient déjà tous partis.

Le son de la pluie frappant les vitres comme des balles de mitrailleuses donnait une impression clichée de fin du monde. Dans la bibliothèque, quelques élèves. de ceux qui restent, et resteront jusqu'au bout. Les élèves qui ne pourraient pas rentrer chez eux plus tôt. Ceux qui n’avaient pas peur. Ceux qui attendront le dernier train pour Londres si il le faut. Ceux qui repartiront eux-mêmes depuis Pré-au-lard, par d’autres moyens que le train.

Dans les rayons mal éclairés sinon par les coups d’éclairs, j’ai vu Silver Nott déposer les derniers de ses livres et jeter un dernier œil sur les connaissances de la Corne d’or de Savoir de Poudlard. Ni inquiétée, ni angoissée, ni presser de partir. Elle semblait presque souriante. Je suis sortie de l’ombre. Me suis approchée d’elle en silence. Puis j’ai pointé ma baguette vers le livre qui faisait face à son front et l’air retiré violemment de son emplacement, abimant pour une seconde son joli visage.


« Good afternoon, Silly Silver. »

Ma voix n’est pas plus grave et pas moins douce que toujours. Mes mots sont comme un chuchotement en allitérations. Le livre se repose à sa place et je baisse ma baguette. Mes pas ne font aucun bruit, et du bas de mes 153 centimètre, je jette sur toi un regard égal que je n’avais jamais posé sur toi.

« You Silly, Silver, Syltherin’ Snake. »

Ces yeux vides de toute douceur et d’appréciation humaine. Tu avais tellement l’habitude de mon sourire doux et clément. Comme une amie discrète qui te félicitait de travailler pour tes objectifs, de te donner les moyens pour parvenir à toutes tes fins, sans jugement, et même avec complicité. Nous avions presque trouvée une amie l’une en l’autre. Mais mes yeux aujourd’hui, s’ils ne sont pas dénudés d’intérêts, reflètent dans leur vide une curiosité purement scientifique. Une curiosité des choses mortes, des phénomènes. Elle faisait peur à voir, cette Euphemia-là.

Mais c’était ce qu’il y avait de plus fondamentale en elle.


« Tu sais pourtant autant que moi à quel point l’information est précieuse, Silly Silver. Qu’as-tu fait que je n’ai point compris ? Était-ce à ce point un secret que tu ne pouvais pas le dire, ou même le laisser deviner, à ta propre Tombe ? »

Un regard vide ? Non. Ce regard ne regardait plus Silver en tant que personne. Il la sondait en tant que phénomène. En tant que mécanique. Elle enregistrait la moindre mimique de son corps, la moindre trace de ride, de blessure, le moindre tic, jusqu’à l’âge de se cheveux selon leur blondeur, jusqu’aux rides de son visage pour compter combien de fois elle avait ri et pleuré depuis leur rencontre. Un éclair me rend plus blanche qu’un fantôme.

« Why did you keep silent from your Grave? »

J’ignore si je t’indiffère ou te fais peur. Ce que je sais, c’est qu’il pleut tant que ma baguette frémit toute seule dans ma main, que nous sommes seules dans la bibliothèque, que tu sais plus que tu ne veux bien le dire de tout ce qui s’est passé sur cette terrifiante année, tout ce pourquoi j’ai cherché pendant un an, et que tu as menacé de quelque chose, quelque chose de très convaincant, Rubbens Cassidy.

Je sais aussi que peu importe combien je me force à sourire, j’aurais toujours un visage effrayant. J'aurais toujours l'air d'un automate. Cassé. Imparfait. Qui touille.


« Come on, Silly Silver. Your Dumb Grave will keep silent about all this. Graves don’t speak. »

Je ne suis pas en colère, Silver. Juste très curieuse, vraiment très curieuse… Et je trouve curieux que tu aies omis de me parler de quelque chose d’aussi important. Après tout, ce n’est pas comme si il y avait eu des morts, et des tombes à creuser…


Dernière édition par Euphemia A. Grave le Mar 22 Juil - 19:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you a friend or a foe ?   Mar 22 Juil - 0:47

Silver & Euphy
Une âme recèle toujours de secrets nous ne pouvons tout garder en nous. Le véritable secret pour cela fonctionne est de faire confiance.





Plus nous approchions de l'été plus l'époque s'assombrissait. Le ciel était devenue une sorte de miroir des bouleversements qui commençaient à se faire sentir au sein du château. Les élèves se retranchaient dans plusieurs catégories de personnes il y avait ceux qui mourraient de peur et n'attendaient qu'une chose pouvoir quitter ces murs de pierres qui ressemblaient de plus en plus à ceux d'une prison. Puis il y avait ceux qui étaient indécis, cherchant une explication rationnelle à ce grabuge, il ne voulait pas céder face à la peur mais il n'arrivait pas à expliquer tout cela. Et enfin, il avait ceux qui était pleinement serein et pas le moins du monde tracasser par tout ce grabuge, et j'étais de ceux là.

La pluie s'abattant sur les carreau résonnait à mes oreilles comme une douce mélodie et le ciel gris semblait se reflétait sur les miens de la même couleur. Il en fallait beaucoup pour réussir à me faire vaciller ou me déstabiliser. Et les événement du moment n'en faisait pas partie. J'avais confiance en l'avenir et surtout je me savais en sécurité. Mes yeux se posèrent sur la bague ornant mon doigts. Un cadeau de nul autre qu'Audric Saddler offert la veille pour mes 18 ans. Ce bijoux, aussi magnifique soit-il, signifiait tellement plus qu'un simple présent d'anniversaire. Ce cadeau scellait notre accord, il m'avait ouvert les portes de ses ténèbres et j'avais débuté ma marche dans son monde, ajoutant mon côté sombre à celui ci.

Voilà pourquoi je me sentais plus en sécurité que jamais. J'avais une confiance accrue en mon don et en moi, bien sûr je gardais en tête mais faiblesses et faisait toujours attention à ne pas me brûler les ailes. Et je savais que désormais je n'étais pas la seule à partager des pensées noires et pleine d'envie de vengeances, nous étions tous un groupe, que j'allais bientôt rejoindre officiellement. La partie officieuse avait été traité avec plus de succès et de..luxure que je n'aurais pus l'imaginer. Mais ça n'était pas pour me déplaire. Un frisson me parcourra le corps alors que des images brûlantes de cette nuit là me revinrent à l'esprit.

Je secouais la tête pour chasser ses pensées de mon esprit. Je me levais du divan confortable où j'étais installé, décidé à faire un tour à la bibliothèque pour travailler sur mon devoir d'Arithmancie. Les autres pouvaient se terrer dans leurs dortoirs, de mon côtés rien ne pesaient sur mon esprit, j'étais parfaitement sereine et ma soif de savoir se faisait toujours aussi grande. J'entrais d'un pas traînant dans la grande pièce alors qu'il n'y avait que très peu de monde. Parfait.

Je parcourais les rayons, les éclairs me berçant et finit par ouvrir un livre qui attira mon attention lorsque celui disparus violemment de mon champs de vision, remplacé par la petite Euphy. Je retins un soupir mais ne m’empêchais pas de lever les yeux au ciel. Elle venait chercher son lot d'informations. Je lui faisais confiance, je n'étais pas certaine cependant de vouloir tout lui dire. Et j'avais tellement de secret que je ne savais même pas ce qu'elle voulait savoir ou entendre. Ne pas me dévoiler véritablement avait toujours était ma devise. Elle me salua d'une voix basse ce que je fis en retour sans grande conviction. J'appréciais beaucoup cette fille, mais j'avais juste peur des minutes qui allaient suivre. Surtout que son babillage étrange et ses yeux vides d'humanité commencer légèrement à me faire me demander si elle n'était pas posséder. Je coulais un regard vers les grandes portes de sorties. Etait-il encore temps que je prenne mes jambes à mon cou ?

L'information était importante... Elle avait bien raison sur ce coups. Plus on en savait sur les autres mieux c'était et moins on était atteignable. Mon regard se reposa sur la petite blonde, qui avait l'air tout à fait folle et flippante à cette instant. Elle me scrutait bien trop à mon goût. Je me demandais si la gifler était une bonne idée, peut-être reprendrait-elle ses esprits... Car pour me tirer les vers du nez elle n'avait pas besoin d'être si bizarre.

Euphémia était bien trop curieuse pour son propre bien. Enfin ce qu'il restait de mon amie, parce que là j'avais plus l'impression d'avoir à faire à un inferi. Je reposais le livre qu'il me restait en mains sèchement sur une étagère en lui faisant face.

« Euphy on a beau être amie toi et moi, pourquoi es-ce que je te confierais quelque chose que même ma meilleure amie ne sait pas ? »

Je me reculais dans l'allée sombre des livres d'arithmancie l'attirant avec moi pour que notre conversation ne soit entendus de personne.

« Si je te parle je me mets en danger. Et puis pourquoi je te raconterais tout ça ? Je me mets en danger dans tout ça. Qu'es-ce que tu veux ? Que l'on fasse l'un de ces pactes dont tu as le don ? »


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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=uk7FFdSar7I   Mer 23 Juil - 17:50

« Un pacte ? »

Sa voix est enrouée. Les épaules dans tes mains, elle semble une poupée désarticulée que les éclairs éclairent pour la réduire à l’état d’ombre blanche. Son visage semble une poupée toute lisse, et ses yeux sont fixes. Sa baguette tremble, mais elle n’est qu’un cadavre entre tes bras.

Processus
Processus
Process…


STOP !
Bien loin de la bibliothèque, un cri raisonne. Euphemia est au milieu d’une autre bibliothèque, un énorme espace où les documents et les hologrammes se multiplient, où les écrans tournent d’un rayon à l’autre, inlassablement. Euphemia, en chemise de nuit et les yeux en larme, hurle, hurle de toutes ses forces. Stop. Stop. Arrêtez. La bibliothèque intérieure est plongée dans une pénombre bien plus oppressante que celle de Poudlard. Chaque ombre est comme une flamme qui lèche les documents, parasitent les machines, mange les images. Stop. Stop.


Entre tes mains, Silver, elle murmure très calmement, et même trop froidement, sans vraiment te regarder. Ses mains serrent à peine la baguette qui vibre. La pluie ne lave rien.

« Dans ma tête il y a cette gamine agaçante qui pleurniche. »

Elle pose avec délicatesse sa main libre sur une des tiennes. Comme un automate, elle tourne son visage vers toi. Mais son regard ne semble toujours pas t’atteindre. Il regarde par-delà tes yeux, par-delà ton épaule ; une Joconde sans sourire. Elle continue d’analyser, encore et encore, pour combler un vide. Tenter de comprendre. En vain.

« Si c’est dangereux, raison de plus pour me prévenir ! Qu’elle dit. Pourquoi vous pensez que je ne peux pas me défendre toute seule !? Qu’elle dit. »

Un livre tombe ici. Là-bas, le livre qui porte ton nom. Un album photo de toi. Pris dans les flemmes. L’enfant se lève et se brûle les bras pour les récupérer et les agripper sur son cœur comme une démente, les éteignant en les étreignant. Elle appelle ton nom, inlassablement, avec les photos de tes sourires. Elle appelle ton nom.

La baguette devient folle, la main de la poupée blanche se crispe sur le morceau de pin blanc. Son flux sanguin gonfle, tant elle serre, mais elle continue de vibrer toujours plus. Un éclair encore, pour photographier la scène. Le son de l’orage qui fait se briser les os d’un Dieu dans le Ciel.

« Et si c’est parce que j’ai besoin de vous protéger que je me plie en quatre pour cette situation ? J’en ai jamais rien à foutre de comment se portait les relents d’idéologie de qui que ce soit, tu crois que je me sens, que je VOUS sens en sécurité dans cet environnement ? »

Sa main vient doucement se poser sur ta joue, Silver, alors que son visage devient aussi froid et mort qu’aurait été celui de l’indifférence elle-même.

Dans l’autre monde, une étagère tombe. À travers les décombres de son Palais, elle tente de sauver ce qu’elle peut. Parmi ces informations fausses, il reste de bons souvenirs. Des souvenirs réels, du vrai monde tel qu’il est vraiment. Un plateau d’échec avec lequel elle a perdu contre Audric, le balai d’Isaac, des images de lui en plein vol, définissant des courbes parfaites. Idril. Tate. Peu importe que tout puisse être creux, ne supprime pas tous, ne supprime pas…

« Quand est-ce que j’ai arrêté de m’en foutre ? »

Et la douceur de sa main disparue sur ta joue pour ne laisser qu’un vide. Dans ces yeux, luttent ce regard rationnel et la compassion qu’elle a toujours eue pour toi. Ils te parviennent comme des échos de cri, loin, loin.

« Elle a l’air de devenir folle. Je crois qu’elle se sent seule. Écartée. Et plus j’essaye de la faire taire, plus elle hurle fort. Elle m’ennuie beaucoup. »

À ces mots, les échos disparaissent, alors que le cri devient plus fort. Elle est en larme. Tu le sais. Elle a peur. Peur pour toi. Pour vous. Pour tout le monde qu’elle connait et chéri, pour eux, pour toi. Peur pour toi. Peur d’un jour ne voir à ta place qu’une coquille vide telle que Monsieur et Madame Grave.

« Je ne la comprends pas Silver. Je ne comprends pas comment elle fonctionne. Je ne comprends pas ce qui la pousse à faire autant de bruit. C’est extrêmement pénible. »

Ce n’est pas logique. Ce n’est pas un mécanisme rationnel. Il y a des récurrences, des schémas généraux qui se répètent. Les gens sont tristes et heureux parce qu’un évènement les as touché. Mais comme ce fait-il que le cœur des gens soit lavés ou lacéré si les pierres restaient debout quand la pluie leur tombait dessus ? La pierre n’a pas mal, elle s’érode lentement pour devenir poussière. Mais être heureux, malheureux, inquiet, avoir confiance ou peur, ce n’est pas changer en sable de la pierre. Ces émotions, ces sentiments naissent du vide. Semble apparaître quand on fait l’appelle et que leur nom apparait.

Les humains ne sont pas logiques. Les humains ne sont pas des phénomènes mécaniques que l’on peut reconstituer.

C’est pourquoi jamais je ne me suis considérée comme humaine, depuis 15 ans. Deux années seulement m’ont permis de comprendre la gratuité d’un sentiment. Ces choses qui naissent parce que le hasard les a posées là, par un stimulus de l’univers sur notre âme. Une âme. J’ai toujours cru que je n’avais pas d’âme, jusqu’au jour où j’ai rencontré Laureline. Et j’ai quitté Laureline.


La gamine en chemise de nuit, pied nus dans les décombres de son Palais mental, court après des feuilles volantes, pleins de mots écrit à la plume, avec pour intitulé « Mon Amour ». Des photos d’Elle. Qui brûlent. Brûlent. Brûlent.Arrête. Laureline brûle.

« Par contre je sais que je vais pouvoir momentanément la faire taire si tu la rassures. Je pense que ça devrait aller. Même un mensonge cohérent semble la satisfaire. Je ne suis pas de son avis. Je sais la vérité est toute relative, mais l’inexactitude est au détriment de l’équilibre final. Tu me connais. Je déteste quand ça ne tiens pas debout. J’ai une tendance à shooter dans les châteaux de cartes. »

Son bras entier se secoue ; Vivi, plus excitée que jamais, semble être la tête de l’automate mort. Elle l’éloigne de toi précautionneusement, la main serrée dessus tellement fort que ses jointures sont devenue réellement blanches et le reste de sa main rouge. L’enfant dans ses propres ténèbres pleure de tout son être son monde qui semble s’effondrer. Elle n’avait pas été assez sage.

« Je te demande pardon si je ne suis pas très chaleureuse, mais elle me tape vraiment sur les nerfs à l’intérieur. Alors fais tapis s’il te plait. »
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MessageSujet: Re: Are you a friend or a foe ?   Mer 6 Aoû - 20:53

Silver & Euphy
Une âme recèle toujours de secrets nous ne pouvons tout garder en nous. Le véritable secret pour cela fonctionne est de faire confiance.





Euphémia Grave était pour moi un parfait mystère et j'aimais ce genre de personnages indéchiffrables. Ils m'intriguaient et me poussaient à creuser un peu plus pour les connaître d'avantage. Bien que je pense que c'était exactement ce que la jeune serdaigle cherchait à faire avec moi à cet instant. Déterrer mes secrets, connaître la vérité, la mienne, me mettre à nue. Chose que je ne savais pas faire, que je ne faisais jamais. Je ne voyais pas mon intérêt à me rendre faible et à offrir des secrets sur moi à des gens qui pourraient s'en servir contre moi. Ami ou pas. Ne dit-on pas que l'on est jamais mieux trahis que par ses amis ? La trahison et le coup de poignard pouvait venir de partout, j'en avais pleinement conscience. Seule ma famille échappait à cela de mon point de vue, celle ci était un pilier fondamentale de notre existence, le seul sur lequel nous pouvions nous reposer. Si on ne pouvait pas avoir foi en ceux de notre sang, nous ne pouvions avoir foi en personne. C'était ainsi et pas autrement.

Et cette petite blonde, que je qualifierais de fouine, voulait que je lui avoue ce que je me tuais à enfouir et masquer aux yeux des gens. J'avais eu vent de ses pactes du secret, comme le disait son nom, Euphy était une tombe. Lui parler s'était se confier avec l'assurance que rien ne serait jamais révélé, enfin si nous avions de quoi faire peser la balance le jour où elle verrait une offre plus juteuse. Par bien des aspects elle aurait fait une parfaite serpentarde, mais elle était bien trop bonne dans le fond, bien trop candide et pas assez manipulatrice. Ça n'était pas des reproches, de simples constatations que j'avais forgés au gré de mes observations.

Enfin pas aujourd'hui, car celle qui se tient devant moi n'a rien de la Euphémia aux conversations aussi loufoques que plaisantes avec qui j'aime réviser, où du moins j'aime quand elle me tient compagnie pendant mes longues révisions dans cette antre de Poudlard. Non. A cet instant j'ai à faire à un automate, sans âme, une personne sous imperium.. Ses gestes sont presque calculés, mesurés,lent et rigides. Elle m'observe, me sonde, comme pour me faire vomir mes mensonges, me faire cracher mes vérités. C'est dans son regard que l'on saisit sa froideur, son côté inhumain, un inferis, un objet doté de mouvement et de paroles...

Cette gamine agaçante dan sa tête ? Ok.. Là elle resemble vraiment à une givrée qu'en temps normal j'aurais giflé pour faire revenir à la raison. Mais de qui parle-t-elle ? Sa main sur ma joue me brûle comme si elle me frappait, elle n'est pas douce, elle est amèrement brutale et tout ça par la force de ses prunelles. Elle ne m'effraie pas, j'ai déjà eu à faire à pire, j'ai juste envie de la secouer pour qu'elle reprenne ses esprits. Mais ses yeux, toujours ses yeux.. Ils me poussent à parler, ils me font incliner l'échine. Jamais. Si je parle c'est de mon plein gré pas parce qu'elle ressemble à une morte vivante qui acquièrent le donc de la parole.

Je ne comprends rien à ce qu'elle tente de me dire, ses mots n'ont pas de liens, ce n'est qu'un charabia incompréhensible, un pêle-mêle, un puzzle que je dois reconstruire. J'ai toutes les pièces en mains mais pourtant elles ne s’emboîtent pas, elles semblent provenir de jeux différents, de boites distinctes, un mélange imparfait comme le fouillis qui semble régner en maître dans l'esprit de mon interlocutrice. Et là elle commence légèrement à le maître dans le mien, qui la plupart du temps est aussi clair que de l'eau de roche. Je n'apprécie pour cela pas beaucoup les personnes qui se posent constamment des questions, s'interrogent à tout va, se rongent les sang pour de petites futilités. La vie est trop belle et trop courte pour l'observer d'une telle perspective.

Je passe une main lasse sur mon visage, attrapant le bras de Euphémia pour la tirer un peu plus dans le rayonnage à l’abri des oreilles indiscrètes. Je ne sais pas vraiment comment agir, ni me comporter avec elle, je suis brusque dans la vie de tout les jours et beaucoup trop franche pour mon propre bien. J'ai l'air d'une fille prête à réconforter une pseudo voix intérieure? Non certainement pas. Je suis plutôt du genre à penser que Euphémia est totalement folle. J'ai des idées tranchées et très arrêtée, ça n'as pas toujours été le cas, mais désormais ça l'est. Sauf que j'aime bien cette fille et je la connais assez pour savoir, enfin je pense assez la connaître, qu'elle est à peu près saine d'esprit.

« Alors écoute Euphy tu vas dire à ton amie la voix de gentiment se taire et on va parler toute les deux ! »

Comment lui dire qu'à cet instant la seule personne à devenir folle, c'est elle.. Je ne te comprends pas Euphy, pas du tout et je hais ne pas comprendre. Tu commences à devenir bien plus complexe et compliqué que ce que je n'aurais pus croire au départ. Toi et Audric qui semblaient si bien vous entendre vous êtes devenue deux petites bêtes agaçantes qui nuisent à ma sérénité permanente si je ne vous appréciez pas autant, il y a longtemps que je vous aurais envoyé rejoindre le lot de la horde des personnes que je considère comme indésirable. Bien qu'avec le Serpentard cela me semble bien plus dangereux qu'avec toi...

« Je ne sais pas ce qu'il se passe, ce qui te prends.. Non parce que franchement tu ressembles à quelqu'un qui vient de recevoir le baiser du détraqueur.. Mais tu es venues me voir dans un but précis n'es-ce pas récolter des informations, les miennes, découvrir et déterrer mes secrets enfouis. »

Je me tais un moment, il y a tant de choses dont j'omets de parler pour me protéger, tant de mystères que je laisse flotter autour de moi, ils s'ajoutent à mon aura, la complexifie, la densifie, la rende plus solide, comme une cage protectrice. J'ai une armure sur moi, chaque jour, invisible, presque infaillible, qui au gré du temps ne cesse de se solidifier. Je me protège de tout et tout le monde, je mène ma barque en solitaire, je n'ai foi qu'en moi. C'est ce qui fait ma force, sous ma petite moue naïve se cache un véritable requin, une vipère aux crocs acérés. Je suis une prédatrice vous êtes mes proies.

« Mes secrets sont multiples, certains sont plus affreux que d'autres. Je ne sais pas ce que tu veux savoir, car tu ne peux pas tout savoir Euphy. Je veux l'entendre de ta bouche, je veux que tu me dises ce que tu veux que je t'avoues. Je le ferais mais sous certaine condition, personne ne devra être mis au courant, c'est juste entre toi et moi, tu n'ajouteras personne à l'équation. Promets le. Si tu ne me le promets pas mes lippes se fermeront et aucun sons n'en sortira à part celui âpre des mensonges. »

La vraie Silver commence à sortir, elle brise la cage dorée érigée, le montre gratte et hurle au porte de sa geôle. Elle se tort, se contorsionne, plus de sourire de circonstance, juste la doucereuse et glaciale blonde manipulatrice et ambitieuse. Euphémia si tu ne veux pas avoir à faire à la vélane sans son masque tais toi et part.. Car je peux t'assurer que celle là n'a rien à voir avec celle que tu côtoie.. En faisant se délier sa langue pleine de venin tu la contempleras à tes risques et périls.


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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=Ud4HuAzHEUc   Sam 6 Sep - 20:06

Ma voix est faible.

Le château s’est effondré. Il n’y a plus que des ruines.


« Quoi, tu veux un serment ? »

Je m’accroche à toi. C’est drôle. Ou pas. J’ignore ce qui doit être drôle ou pas. Ce n’est pas amusant, de devenir presque folle dans les bras d’un sujet d’observation. Alors pourquoi est-ce que je pense que c’est drôle ?

Je rectifie. C’est ironique. De m’avancer vers toi et de me retrouver à me laisser soutenir par toi. Mais mes forces me quittent. Par ta faute, ou par la faute de tous ces autres, je me bats contre moi-même. Je me bats contre un invisible.

Ma voix enrouée est brisée. Tout va bien, et pourtant rien ne va plus.


« Tu n’as pas besoin d’avoir peur, Silver. Qui peut payer assez pour remplacer l’illusion que tu m’aimes ? »

Mon cerveau analyse froidement ce qui se passe. Pour le bien être de cet être invisible qui pleure les données perdues sur Laureline, il va falloir lui faire garder son calme. Il faut préserver l’attachement à ces personnes qui ressemblent un peu trop à la petite rouquine. Pr&server pour laisser partir plu facilement. Lentement. En douceur. Tout à une fin. Rien n’est figé, rien de doit rester figé, pas même l’estime des autres pour soi. Rendre l’existence plus confortable à cet invisible qui réclame des illusions.

« As-tu été de près ou de loin impliqué dans la guerre des gravures de sang ou l’apparition de la marque des ténèbres. Connais-tu l’identité de personnes impliquées. »

Une sueur froide parcourt mon corps. Je ne parviens pas à me remettre de ma crise. Mon corps semble se pétrifier. Mais ma langue n’est pas de plomb pour autant. Silver seulement, Silver est témoin de ça. Comment se relever lorsqu’on est plus qu’un ordinateur en plein plantage ?

« Tu n’as pas besoin de me donner de noms. Tu n’as pas besoin de me donner de détail. Tu en as le droit. »

Un rire s’échappe d’entre mes lèvres un peu séchée par la panique. Vider son esprit, qu’ils disaient. On ne peut pas vider son esprit lorsque le son le plus lointain de notre oreille est enregistré au même titre que la parole de l’interlocuteur, que la moindre fissure et le moindre tremblement est aussi bien intégré mentalement que la caresse de la robe de sorcière qui soutient notre tête.

« Pardon Silver, je fais un burn out. Je vais te demander de m’aider à m’assoire quelque part, si ça ne te déranges pas. »

La sueur fait coller mes cheveux blancs sur mon visage. L’existence n’a pas de sens, et mes sens m’abandonnent. Foutues hormones qui décident à ma place quand être triste ou heureuse. Je ne sui jamais triste, et jamais heureuse. Je suis dans la constante attention, la constante joie suprême, qui n’a besoin de corps physique que pour interagir avec le monde physique. Ce corps me lâche, à force d’être trop faible pour supporter l’idée que je puisse perdre, contre de potentiels assassins.

Il faut feinter, faire croire à la sensibilité à la tangibilité de la peur.. Mais je n’ai pas peur. C’est difficile de mentir. Je n’arrive pas à mentir.


« C’est ma chair qui doit avoir peur, Silver… Qui sait quand est-ce que j’aurais un « TraitorBlood » sur le bras ? »
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MessageSujet: Re: Are you a friend or a foe ?   Mar 9 Sep - 14:51

Silver & Euphy
Une âme recèle toujours de secrets nous ne pouvons tout garder en nous. Le véritable secret pour cela fonctionne est de faire confiance.





Ce château était décidément remplis de personnage aussi complexe les uns que les autres, et j'avais la fâcheuse tendance de m'attacher aux plus compliqués. Je devais préférer la difficulté à la facilité. Je n'en étais pas arrivé à ton stade Euphy, toi toutes les personnalités passaient sous ta coupe, même les plus simples tu les décortiquais, tu les analysais, tu ne laissais aucun détails t'échapper. Je t'avais déjà écouter décrypter quelqu'un, pendant l'un de nos moments rien que toutes les deux, tu m'avais tout simplement bluffer. Tu voyais ce que les gens ne percevaient pas en apparence, ce qui à nos yeux était invisible, prenaient un sens dans les tiens. Nous étions aveugle et toi tu avais la perception la plus totale. J'en étais venu à me dire que tu avais un sixième sens, ou un don, ce n'était pas normal.

Je reposais mon regard sur toi, ma jolie blonde d'habitude tellement plus calme et beaucoup moins étrange, tu me perturbais beaucoup et je ne savais plus sur quel pied danser. Un serment. J'avais confiance en toi, mais je savais que je devais savoir me méfier de tous et justement ce serment me permettrait d'être certaine que rien ne fuiterais. La phrase qui suivit me laissa tout de même pantoise. L'illusion que je t'aimais ? Mais je t'aimais vraiment Euphémia, ça tu n'avais pas l'air de le comprendre. Je me confiais, peu, même mon frère ne savait pas tout ce que j'avais pus dire à Audric ou encore Eugénia. Et toi tu allais faire partie de ce cercle restreint, pas seulement pour tes beaux, yeux, ni parce que j'aimais réviser avec ta compagnie attrayante mais parce que tu comptais pour moi. Même si mon cœur était fait de roc repoussant toute invasion de la gente masculine, pour le petit groupe que formait ma seconde famille, ici à Poudlard, il était plus vivant que tout.

J'écoutais le flots de tes questions sans y répondre. Je ne te livrerais aucun noms ça c'était certains, je ne trahirais pas les miens, je ne bafouerais pas la confiance d'Audric même pour toi. Je n'étais pas impliqué, je connaissais juste la vérité. Elle était gravé dans mon crâne, scellé et je n'avais pas délié ma langue pour l'avouer à quiconque. Une véritable langue de plomb, quand je vouais ma confiance et ma loyauté à quelqu'un je ne faisais pas semblant. J'étais lié à ce combat, mon don servait à extraire des informations, je déliais les langues des plus coriaces en un battement de cils. Un jeu d'enfant pour quelqu'un possédant mon don. J'aimais travailler pour ce groupuscule qui se formait dans l'ombre, j'aimais les aider. Je partageais leurs idées, leur combat.

Je m’apprêtais à te répondre lorsque tu sortis de ton espèce de transe, redevant enfin celle que je connaissais. Je fus soulagé, ne comprenant pas ce qu'était exactement ce burn out... Tu avais l'air souffrante, comme si tu sortais d'une nuit baignée de cauchemars ou d'une fièvre tenace. Je passais doucement un bras autour de tes épaules, t'emmenant au fond de la bibliothèque, dans un coin désert, te faisant t'asseoir sur une table de travail.

«J'ai crus que tu étais possédée l'espace d'un instant.. Ça va mieux ? »

Je soupirais avant de m'asseoir face à toi, croisant les bras sur ma poitrine. Vaguement inquiète je me mordais la lèvre, mauvais habitude que j'avais lorsque je réfléchissais. Avant d'enfin parler, coupant court à ce lourd silence.

« Je ne te donnerais pas de noms, pas d'informations mais oui je sais des choses. Je ne suis pas impliqué dans ces deux événements là.»

Il fallait que je mette en confiance, te faire comprendre là où était ta vraie place, ce que tu pouvais faire pour éviter le pire. Bien que je savais que tu serais protégé dans tout les cas, Audric ne ferait rien contre toi, je ne ferais rien, mais d'autre avaient moins de scrupules et seraient capable de tout pour arriver à leur fin. Faire passer un message sur un mur ou sur ta chair. Je penchais mon visage vers le tien te murmurant avec un visage très sérieux, je n'avais pas l'habitude de l'être autant.

« Écoute moi bien Euphémia. Réfléchis à ceux qui tiennent vraiment à toi, ceux qui ne te feront pas de mal. Reste avec eux tu éviteras le pire. »

Je te faisais passer un message, je savais que tu pourrais le comprendre. Rejoins nous. Voilà ce que je voulais te dire. Nous étions les justes, la future justice de ce monde. Nous allions rétablir l'équilibre perdu, désintoxiquer cet univers de cette crasse. Je n'étais qu'une alliée dans ce combat, mais je luttais pour une cause en laquelle j'avais foi, je savais que c'était la bonne voie. Trop de chose dans mon passé m'avaient montré que c'était la marche à suivre. Je n'avais pas la sensation d'être une marionnette, j'étais un maillon dans une chaîne solide de forces égales.

 «Fais moi confiance, je ne veux pas ton malheur, bien au contraire. »

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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=uk7FFdSar7I&list=PL4mUBSMXmoKO0J7Pra6wfWOaQpiw6vmcP&index=7   Mer 10 Sep - 23:13

Une poupée fut posée sur un coin de table. Essoufflée. Son regard joueur, cette lueur de jeunesse renait lentement. La poupée redevient une enfant. Une drôle d’enfant aux cheveux blancs. Un sourire teinté de la malice. D’une fatigue immense. D’une dureté insondable. Une volonté à l’épreuve de l’acier trempé.

« Je le sais bien, Silver. Tu as beau ne pas aimer ça, tu es quelqu’un de bien. Peut-être. »

Lentement ses sens reviennent. La surcharge d’information reprend de l’ordre. Elle ferme les yeux. Ses paupières blanches se closent et ses cils platine caressent l’air d’une aura froide. Une dureté glaciale, une douceur fraiche dans le mouvement gracieux. Son corps semble se détendre un peux plus à chaque respiration.

« Mais tu le sais. Je suis versatile. Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir toutes les portes. Si je savais qu’elles menaient en Enfer, je l’ouvrirai et plongerai dedans à corps perdu. »

Elle ré-ouvre ses yeux. La poupée est une machine de guerre. On entend le cliquetis de l’horloge qui régit l’automate. Son sourire est de nouveau humain. Plein d’assurance artificielle, d’une amertume d’origine incertaine. La sueur sur son front et ses cheveux collés la sortent de sa perfection. L’humanité, déchaînée, était là. Cette poupée secouée, semble trouver sa route, au milieu des débris et des ruines de l’ancienne humanité. De la sensibilité infantile, de la panique.

« L’opportunisme est la seule valeur qui soit régir ma pensée. Autrement je serai prisonnière de la bonté d’un autre. »

Elle lève sa baguette et dégage les cheveux sur son front du bout de la baguette pour se redonner une apparence plus acceptable. Elle respire. C’est un corps d’enfant, qui brise le corps de résine, la porcelaine immaculée.

« En temps qu’humaine opportuniste, je vais suivre ton conseil. Rester proches de ceux qui le sont. Mais je garderais les yeux ouverts. »

Ses yeux rencontrent ceux de la fêtarde studieuse. Elle lui sourit avec ce sourire qui lui est propre, cette candeur maligne, l’humble suprématie. Silencieuse. Écoutant tout. Sa main se tend. Caresse une joue. Avec une tendresse maternelle dans la paume d’un enfant.

« Je te remercie. »

De ton honnêteté. De ta bonté. De ce grain de stupidité humaine qui fait de toi une personne digne d’être aimée. J’aime ta force et ta faiblesse. Est-ce que je l’aime ? Est-ce parce que j’y trouve mon compte ? Elle prend le temps de défaire les derniers liens de l’angoisse dans son corps. À nouveau les feuilles volantes et les dossiers volent dans les casiers bien en ordre, alignés sagement les uns derrière les autres. À nouveau les horloges tournent. À nouveau l’envie reprend. La vie reprend. Elle descend de la table.

« Rubens, ce n’était qu’une farce ? »

Elle avait retrouvé sa sérénité, à un rythme déconcertant. Sa pensée se fluidifiait alors qu’elle rangeait sa baguette. Elle trouva une chaise. Elle l’offrit à la Dame d’Argent. Puis elle s’en retourna vers la table, s’y reposa sans s’y assoir. Elle reprend calmement contenance. La pluie. La lourdeur de l’air. Tout cela agitait ses nerfs, en plus de la tension habituelle. Mais dans ses yeux, que pouvons-nous lire d’autre ? Dans ce bleu transcendant…

Peut-être un infini soulagement.


« Je vais croire en toi. »
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MessageSujet: Re: Are you a friend or a foe ?   Ven 12 Sep - 19:15

Silver & Euphy
Une âme recèle toujours de secrets nous ne pouvons tout garder en nous. Le véritable secret pour cela fonctionne est de faire confiance.





Mon expression se modifia un peu alors que je continuais à t'écouter. Moi quelqu'un de bien ? Depuis combien de temps je n'avais pas entendu cette phrase, des années au moins, plus depuis mon histoire avec Brennan en fait. Dans les yeux des gens j'étais passé de la petite boule d'énergie et de joie des serpents, à la garce, la traînée des verts et argent. Une preuve de plus que les sang purs n'étaient que des immondices à l'esprit de supériorité décuplé. Ce qui me semblait tellement risible et ironique étant donné que dans toute cette histoire je n'avais été qu'un jouet, la victime, un dommage collatéral dans les désirs de vengeance de ce bouffon de serdaigle. Et puis cette histoire m'avait rendu immuable à tout, j'en étais sortis plus forte, plus grandis, plus vengeresse et vipère que jamais. Bien que l'ancienne Silver, beaucoup plus douce, pouvait certaine fois remontrer le bout de son nez quand il s'agissait de mes amis. Comme maintenant, avec toi ma petite Euphy.

Je ne considérais que très peu de gens comme étant mes amis, pour moi on pouvait se faire trahir à tout moment. Le passé me l'avait montré bien des fois. Mais tu avais sus créer ton nid, faire ta place dans mon esprit t'y imposer. Tu étais attachante après tout, l'innocence même, bien plus mature que la plupart des adultes. Tu étais tellement différente et étonnante comme fille que l'on ne pouvait faire que s'attacher.

Je t'observe doucement redevenir la jeune blonde que je connais, bien que tu ais l'air éreinté. Tu fais le bon choix, tu choisis la bonne voie, la notre. Si tu rejoins nos rangs il ne t’arrivera rien, trop de personnes haut placé dans la pyramide sont près à te protéger, Audric, Eren.. Je ne suis qu'un soldat comme les autres, dans les rangs, mais moi aussi je t'aiderais, tu le sais, sinon tu n'accepterais pas. Tu as beau être innocente, tu es bien trop intelligente pour être naïve. Comme tu le dis si bien tu garderas tes yeux ouverts, tu veux être certains que rien ne t'arrive, tu reste vigilante malgré tout, malgré mes promesses. C'est la meilleure chose à faire, ne jamais baisser sa garde. Un coups peu arriver à tout moment. Je réponds à ton remerciement par un simple sourire, je n'ai pas l'habitude d'être comme cela avec les gens, pas si douce et protectrice, à croire que tu es une exception. Tu fais même fondre les tyrans..

Rubens... Sujet épineux qui faisait jaser le tout Poudlard depuis notre altercation de la veille. Beaucoup avait compris que tout cela c'était déclenché à cause de moi, un peu d'originalité pour mon anniversaire, ça ne pouvait pas me faire de mal. J'avais le droit de m'offrir un spectacle digne de ce nom pour mes dix-huit ans tout de même. Et puis il y avait bien plus derrière tout ça...

« Rubens n'était pas une farce, mais cela n'avait rien à voir avec les autres agissements. Disons qu'il a simplement payé à ma manière ce qu'il me devait. Une vengeance personnelle. »

Avais-je des remords à avoir déclenché tout cela ? Aucun. J'assumais toujours ce que je faisais, parfois cela pouvait me coûtait, c'était autant un défaut qu'une qualité. Mes doigts tapaient doucement sur le bois de la table, curieuse habitude que j'avais prise.

« Je ne regrette pas mon action si tu te poses la question, c'était une sorte d'ultime et dernier affrontement entre nous. La dernière bataille entre le lion et la vipère. Comme quoi mes colères peuvent être douce. »

Il y avait presque de la mélancolie et de la nostalgie dans ma voix. Je détestais Rubens que cela soit clair, mais j'étais habitué à nos affrontements réguliers et répétitif depuis ma première année. Tout Poudlard connaissait notre haine mutuelle, nos prises de becs, le silence entre nous allait encore plus faire jaser que nos insultes.

« Tu fais le bon choix. Tu gagnes tout dans l'histoire et ne perds rien. Le coups parfait. Un pacte bien ficelé si tu préfères. »

Nous rejoindre, rejoindre le camps qui t'ouvrira pleinement les bras, tu pouvais devenir quelqu'un d'important dans notre camps, un élément indispensable. Je me détendis un peu plus, te souriant soudain un peu plus taquine, comme j'avais l'habitude de l'être.

« Aurais-tu d'autres question ? Peut-être il y a -t-il des points que la reine des questions n'a pas encore posé ? »

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MessageSujet: https://www.youtube.com/watch?v=D5wJEqlediM&list=PLkdP9g_rG1Npt6LfDgNq6V-dE28UksLa3   Dim 14 Sep - 22:05

Euphemia sourit, et ce sourire sonne comme un rire. L’orage gronde, et fait trembler le sol et les murs, et la lumière violente éclaire et fige à la fois cette scène touchante, dans un inquiétant cortège. Pourtant elle est bien présente, cette sensation d’avoir retrouvé pied. Mais il n’y a nulle part où nos pas ne soient pas étrangers. Nulle part il n’y a de terre conquise. Si nous n’étions pas capables d’oublier, nous vivrions dans une peur constante. Aucune de nos enveloppes charnelles ne pourraient le supporter sans s’autodétruire, même la mienne.

« Les pactes ne sont rien. Tous les mots ne sont que pactes. Mais je n’aime pas mentir aux gens. »

La pluie faisait sombrer les fenêtres de Poudlard au fond des mers. C’était comme une nuit profonde, et des phares blancs sur nos profils. J’ai le droit de t’aimer Silver. Mais je sais que ce sera pour le pire. Un jour les mots d’aujourd’hui, je te les ressortirai, et tu détesteras le sens qu’ils auront pris. Tu me haïras, m’accuseras de mensonge, de tromperie. Et je ne pourrais te répondre que j’aime trop la vie et ce monde pour rester accrocher à la toi jusqu’à la mort.

Je veux oublier cet avenir que je sais déjà inévitable. Je te souris parce que je ressens réellement cette empathie. C’est hormonal. Ou peut-être magique. Mais tout meurt, Silver. Tout meurt un jour, même l’amour que tu me porte. Parce qu’il ne ressemble pas au miens.

Quoiqu’il arrive, quoique tu deviennes, et quoique je doive faire pour vivre en ce monde, et non survivre, je t’aimerais toujours, Silver. Comme chaque chose en ce monde. Je t’aimerai, inconditionnellement.


« Aurais-tu d'autres questions ? Peut-être il y a-t-il des points que la reine des questions n'a pas encore posés ? »

La jeune femme sourit en balançant joyeusement ses jambes. Elle lève sa baguette, qui très soudainement, se met à luire au-dessus de sa tête, d’une lumière blanche et pure. Puis cette lumière, ou plutôt sa couleur se réchauffe, et se détache de la baguette comme une larme qui coule vers le ciel.

« Une infinité, très chère. »

Une autre perle de lumière liquide s’écoule de la baguette. Puis une autre. Chaque gouttelette se sépare en minuscules gouttelettes, et va plafonner la bibliothèque de lumière dorée, comme un chaleureux soir d’été. Une ambroisie formidable qui tenait dehors l’ombre et le froid, et éclaire tous les lecteurs, silencieusement. Des étoiles liquides.

« Pourquoi es-tu née. Pourquoi continues-tu de vivre ? Comment conçois-tu ta mort. La conçois-tu. Que cherches-tu en ce monde. Qui. Quoi. Aucune magie et aucune science ne répondra jamais à ces questions. »

Bientôt la bibliothèque entière est parcourue de gouttelettes lumineuses. Une dernière goûte sort de la petite baguette blanche, qui revient calmement sur les genoux d’Euphemia Grave, le visage serein, éclairé d’un or qui la transforme, de même que Silver.

« Et toi, il te faudra faire un voyage. Et peut-être, peut-être qu’à la fin du voyage, tu sauras la réponse. Et peut-être que tu n’auras pas les mots pour me le dire. Mais ce sera bien. Parce qu’en ton âme, tu sauras. »

Elle ferme les yeux et laisse l’ambroisie en suspension dans l’air. Les éclairs ne traversent plus les fenêtres pour donner l’effrayante vision des âmes en proies au doute, et le bruit de l’orage est couvert par le murmure d’une foule silencieuse, heureuse d’avoir trouvé la lumière pour éclairer des lignes qui dans l’ombre, faisait vieillir leurs vue avant l’heure.

« J’ai eu de toi ce que j’attendais Silver. »

Elle ouvre les yeux, ce sourire tellement calme et simple qu’il irritait ceux qui ne comprenaient pas le bonheur.

« Que voudrais-tu ? Je suis Euphemia Grave. Tout ce que tu peux désirer, je peux te l’obtenir. »

Ce bonheur d’être simplement là, capable de maîtriser l’éclairage de son destin pour y avancer sans peur.
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MessageSujet: Re: Are you a friend or a foe ?   Lun 15 Sep - 21:56

Silver & Euphy
Une âme recèle toujours de secrets nous ne pouvons tout garder en nous. Le véritable secret pour cela fonctionne est de faire confiance.





L'orage se fait de plus en plus fort, la plus s'abat sèchement contre les vitres provoquant un bruit des plus agaçant. Les éclairs zébrant et tonnant de l'extérieur. Tout cela tendait à rendre l'ambiance froide et glaciale, et influait un peu sur mon humeur. Moi qui était friande de soleil et de beau temps, avais un peu de mal à supporter cette pluie et cette fraîcheur. Ça n'avait rien d'attrayant, a rendait le monde laid, déjà que le fond de notre existence n'était pas très belle à voir, autant rendre la forme attrayante. Cette pluie ne faisait rien d'autre que dégrader le paysage, souiller les routes, rendre le ciel noir, et ternir notre environnement.

Mes yeux cessèrent de vriller cette vue qui m'horripilait pour ce reposer sur toi ma douce Euphémia. Douce en apparence, je savais que sous cette enveloppe de candeur et ces paroles pleine de neutralité et d'intelligence, se cachait certaines de facette de ta personnalité que je ne connaissais pas, que peut-être même toi ne se doutais pas d'avoir. Le monde n'est pas tout blanc, tout noir, et tu n'échappais pas à cette règle, tu n'étais pas une exception sur ce sujet. Mais je voulais quand même te garder sous mon aile, te protéger. Tu étais comme ma petite sœur, et Salazar c'est à quel point je suis prête à tout quand il s'agit des miens et de ma famille en particulier. Une véritable harpie, prête à sortir les crocs. Si on devait bien m'admettre une qualité, c'était bien ma loyauté, je trahissais ni mes amis, ni mes paroles. Je restais toujours sur la même ligne de conduite que je me traçais moi même au gré de ma vie, sur le courant de mon existence.

Mais pouvais-je avoir confiance en toi ? Qu'es-ce qui me le prouvait totalement ? Rien après tout, mais après tout l'amour rendait aveugle, je suppose qu'en t'aimant comme une sœur je devais faire des concession, passer au dessus de certaines chose tel que la méfiance. Mais ce sentiment disparaissait dès que je repose les yeux vers toi, tu me rends sûrement un peu naïve, après tout je me laisse sans aucun doute avoir par l'innocence presque enfantine qui se dégage de ta personne, qui semble rayonner autour de toi , alors que tes paroles ne cessent de me rappeler celles qu'un enfant ne cesse de poser des questions sur la vie. Évidemment je ne pouvais pas te donner les réponses que tu attendais tant.

Tu es plus calme, sûrement parce que j'ai apaisé ta soif de réponse, le flot intarissable de tes questions. Bien que je ne t'ai rien donné comme réponses précise, je n'ai fais que te glisser des informations implicitement, te souffler des pistes pour que tu empruntes les bonnes voies, le bon chemin, celui qui te guidera vers la lumière et non vers le noirceur, vers notre but, notre combat sain et grand.

Mais moi ai-je des questions à te poser ? Suis-je aussi curieuse que toi ? Ai-je quelque chose qui me brûle les lèvres à ton instar ? Non, je ne crois pas. Je n'ai rien à connaître de plus que ce que je sais déjà de toi. A quoi bon chercher plus loin, mettre à jour des choses que je préférais ne pas savoir. Je préfère ne pas trop gratter et garder notre lien tel qui l'est pour le moment. Je me relève, souriante, mon livre en main, prête à repartir travailler.

« Je n'ai pas de question à te poser Euphy. »

Je fais le tour de la table claquant un baiser sur ta joue, comme j'ai l'habitude de le faire pour te saluer, ou te dire simplement à plus tard. Mais cette fois je souffle à ton oreille une dernière petite phrase.

« Prends les bonnes décisions, pour toi. »

Et après un dernier sourire je disparais de ton champs de vision, quittant brusquement la bibliothèque, cette conversation pesant encore en moi.

Fais le bon choix, ne trahit pas ceux qui lutte pour le bien qui lutteront avec et pour toi.


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