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 Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...

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MessageSujet: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Ven 11 Juil - 16:06

Hell & Eren
Ma haine pour toi n'a aucun égal. Je ne veux rien d'autre que ta souffrance, tes cris, tes larmes et tes baisés. Je veux que tu me haïsses autant que je te hais. Tu me rends faible, tu me rends..humain.




Négligemment je laissais tomber mollement et dignement mon dos contre le mur de pierre froid du troisième étage, juste devant la salle des trophées. Cette salle était une immense supercherie, on m'était à l'honneur chaque maison, chaque élève avait la possibilité de s'affronter. Un véritable sorcier contre un usurpateur au sang sale. Une supercherie, une honte. Je haïssais cette école, ses fondements, son principe d'égalité. Comment pouvaient-ils nous demander de vivre en communauté, de nous côtoyer avec civilité ? Pure folie. Jamais je n'accepterais. Jamais. J'étais soulagé qu'il ne me reste qu'un an à croupir dans cette école de la honte. Salazar Serpentard n'aurait pas du créer une maison à son image, il aurait dus créer une école ! A l'image de Durmstrang, la meilleure école de ce bas monde, celle qui laissait entrer les vrai sorciers, qui ne salissait pas les sang purs, qui ne nous forçait pas à partager le même oxygène. Voilà quatre ans que j'étais ici, quatre ans de trop.

Il y avait foule à cette heure de la journée, les élèves se dirigeaient vers leur prochain cours. La plupart passaient devant moi avec une regard plein de mépris que je leur rendais avec encore plus de puissance. D'autre étaient presque affolés par ma présence, évitant de croiser mes yeux bleus assassins. Je réajustais impérieusement ma cravate, le nez légèrement en l'air. Passez votre chemin bande de rustres et infamants membres de la populace, un jour vous baiserez mes pieds et en retour j'annihilerais votre volonté. Je repris ma position initiale, mes mains trouvant refuge dans les poches de mon pantalon taillé sur mesure.

Un poufsoufle fini par s'arrêter devant moi. Je le dardais d'un regard méprisant. Il était le stéréotype de ce que je détestais. Bon, aimable, charitable, constamment enjoué partisan de l'égalité. Ma macabre conscience ria à cette pensée. Du moins c'est ce que tout le monde pensait de ce garçon, qui bien loin d'être comme cela, cachait en lui un vrai monstre. Un dealer, cleptomane et accroc à toutes sorte de drogue qui en rendrait fou plus d'un. Un bon sortilège et il retrouvait un visage de poupon après s'être défoncé dans les toilettes, derrière le stade Quidditch, entre deux cours. J'avais finis par le surprendre, et bien loin d'aller le dénoncer, j'étais devenu un client. Bien sur j'avais des prix beaucoup plus avantageux que les autres, et je le tenais par le bout du nez. Le manipuler et le tenir en laisse de la sorte éveiller en moi une ardente sensation de contrôle que j'adorais.

Le regard craintif, désabusé et colérique il passa discrètement ma commande dans ma main, alors que nous faisions semblant de nous serrer la main. Je lui souriais, bien que mon sourire était carnassier, mauvais et tout sauf aimable. Il referma sa main, tenant dans celle ci des gallions, alors que la mienne se refermait sur ce que j'allais fumer.

Avec un dernier regard vainqueurs je le plantais sur place et pris une marche traînante, les épaules légèrement inclinés en arrière, la tête bien droite, les prunelles frondeuses. Où allais-je bien pouvoir aller à cette heure de la journée pour avoir la paix ? J'étais censé avoir Droit avec le professeur Travers, et bien il se passerait de ma divine présence, j'avais autre chose à faire que de suivre son ennuyant cours. A cet instant précis sécher me paraissait être une merveilleuse idée, je descendis au second étage et croisait mon cousin, Haimon Bogart. Une rage silencieuse, froide s’empara de moi. Ma baguette semblait s'échauffer dans ma main, comme si elle me suppliait d'en finir avec lui. Je pris une grande inspiration, ravalant la boule âcre qui s'était coincé dans ma gorge. Je repris mon chemin comme si de rien était alors que j'avais cette envie foudroyante de frapper quelque chose.

Je sortis à l'extérieur de Poudlard, et me dégotais un endroit tranquille à l'orée de la forêt interdite, derrière une butte de terre recouverte de pelouse. Je m'y installais, jamais personne ne me trouverais ici, je pouvais en être certain que personne ne me trouverait, j'allais avoir la paix et cette envie l'attente d'exploser quelque crâne allait sûrement disparaître l'espace d'une heure ou deux.

Je sortis ma nouvelle acquisition et commençais à rouler mon joint. De l'herbe magique. Il n'y avait rien de tel pour vous faire décoller dans un autre monde, celle ci était un peu plus douce qu'à l'habitude, j'avais encore cours et il valait mieux que je ne me fasse pas prendre avec cela. J'allais allumer ma petite merveille à l'aide de ma baguette, hors de question que j’utilise un briquet une invention moldus totalement ridicule, lorsque une silhouette filiforme m'ombragea. Pas elle ! Je m'étais écarté de tous pour avoir la paix, ici personne ne pourrait me trouver, mais cette fille, cette peste, cette erreur de jeunesse, avait réussis. Je pestais dans ma barbe, alors que Alyssandra McMillan était debout fasse à moi. Je l'allumais quand même, ignorant totalement sa méprisante présence, je tirais dessus et recraché une bouffée de fumée opaque et blanche. Je desserrais ma cravate avant de m'adresser à elle, comme si elle une enfant attardée.

« Tu veux quoi McMillan, tu cherches une idée pour te faire tatouer la fesse droite par un tatoueur camé ? Enfin s'il reste encore de la place... A moins que tu ne sois là parce que tu as perdus ton rail de coc en même temps que ton pseudo succès ? »

Je tirais une nouvel fois sur mon joints, en la dardant d'un coups d’œil mauvais.


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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Sam 12 Juil - 0:06



Hadès crèvera dans mes Enfers.  
Je te crèverai de toute ma haine, je dessinerai sur ton visage la honte que tu m'as gravée dans la chair. C'est une promesse, Eren.   


La rentrée… J'avais oublié à quel point je détestais cette sensation d'être contrainte à faire ce que l'on ne souhaite pas. Ces vacances d'été m'ont semblé être d'une éternité languissante. Les soirées se sont enchaînées quasi identiques, l'esprit embrumé par l'alcool et la colère. Les nuits se sont enchaînées, le cœur en vrac, les idées déchaînées, il n'y avait dans mes songes que les restes de cet homme qui vivait encore dans mon crâne. Il vivait encore dans ma voix, si déchirée, qui s'élevait parfois.
Malgré ma doucereuse altercation avec Silver aux yeux du monde, le pouvoir indéniable de mon sourire et de mes douces paroles ont fini par ternir la colère de cette magnifique blonde qui aura été ma compagne parfaite durant cette période estivale. Un rayon de soleil dans cette nuit trop morne. Elle avait dessiné des sourires sur mes lèvres, elle m'aura fait dansé et chanter à tue-tête comme une bécasse dans le train et surtout rencontré du monde. Je l'ai traîné elle et d'autres dans des soirées auxquelles j'étais encore conviée, elles ont rencontrés ces visages apposés sur du papier glacé.
Mais j'ai surtout oublié les malheurs, j'ai noyé le désespoir dans l'alcool et la drogue, j'ai perdu du poids et de ma sublime. Mais il suffit de se reprendre en main, il suffit d'artifice et d'un peu de magie pour être parfaite dans cette vie là. Il suffit d'un sourire et tout va mieux, pas vrai ?
Nous vivons dans un monde d'apparence et j'ai multiple masque. Je suis Hell, le brasier de tes Enfers, je suis la voix qui fait brûler tes fantasmes les plus dingues, je suis le visage de cette jeunesse indépendante et libérée, je suis un icône de mode et de société, je suis et je serais toujours là pour porter sur mes épaules l'image de cette femme forte et libre. Je suis Alyssandra, la gamine qui s'est perdue en chemin, je suis l'enfant qui pleure encore son frère la nuit durant, je suis la fille de sang pur qui appose la honte sur sa famille pour ses choix et ce qu'elle est devenue. Je suis la fille de triplées qui s'est toujours sentie rejetée et jugée par les regards de ses frères. Je suis Princesse Hell, celle que je suis aujourd'hui, un ramassis de connerie et d'erreur, de choix et de fierté, je suis et serais toujours là, la tête haute, pour m'heurter à tes idéaux.

La rentrée… Moi qui pensait que les vacances auraient apaisé les fans et surtout les groupies vivant dans le château je me trompais. C'était sage, c'était beau, je baignais dans cette célébrité que j'avais tant adulé, désiré, que j'avais tant béni lorsque nous montions si haut dans le ciel. Mais mon étoile à moi, s'est écrasé à mes pieds, elle est morte sous mes yeux, alors je n'ai plus envie de briller. C'est ridicule et enfantin, j'en ai bien conscience, mais il me fallait le temps de souffler, souffler si fort que j'en décrocherai la Lune. Mon cœur est mort depuis quelques mois déjà et je ne supporte pas cette perte infernale. Je suis seule malgré les sourires, je suis seule à baigner dans cette détresse gluante qui me colle, colle à la peau et au visage. J'ai du mal à l'arracher de mes lèvres et ma gorge, j'ai du mal à nettoyer mes mains, elle revient toujours, cette garce, elle coule, coule sur mes cheveux et le long de ma nuque. Et lorsque cela va mieux, il y a toujours quelque chose pour heurter cette coquille trop fine. Je n'ai pas le temps de me reconstruire, de tourner la page, je n'ai pas le temps de souffler, tout va bien trop vite, tout se bouscule ici bas, dans mon crâne et autour de moi. Il suffit d'observer le journal, il suffit de se rappeler de ce cadavre de professeur… Nous vivons une époque dangereuse.

J'ai fini par fuir mes belles camarades, j'ai fais un petit signe de la main et je suis partie loin de tout, dans l'herbe n'ayant comme pour seule compagne la solitude, et le vent comme amante. Elle embrassait ma peau avec avidité, caressant mes mèches blondes avec douceur. Les pas rapides, les regards par-dessus l'épaule, je vins soudainement derrière cette butte de terre pour échapper aux regards carnassier et curieux de ces personnes que je fuyais. Un moment de paix s'il vous plait.

Mais je sursautais presque en voyant un visage bien trop familier. Un léger sourire se glissa sur mes lèvres en t'entendant…. « Toujours aussi adorable, Eren, à ce que je vois. » McMillan. Epargne-moi cette froideur dégueulasse qui ne correspond pas à la chaleur de tes feus baisers que tu avais su déposer contre ma nuque. Je me souviens de tout, de cette colère dans tes prunelles, de la puissance de tes mots et de tes doigts. Je me souviens de cette honte que tu m'as claqué à la gueule, avec tes paroles abjectes. Une honte, j'étais une honte, même à tes yeux, alors que je m'étais sentie si belle, si noble à tes yeux. Mais tu étais comme les autres, imbus d'un sang qui ne résume en rien une personnalité. « Et toi, là pour pleurnicher la couronne que tu as perdu ? … Comme c'est triste, pour notre adorable et divin Eren Hades Bogart. »  Non, je n'ai rien oublié et j'ai presque honte de me souvenir de ton second prénom que j'adorais tant. Je suis les Enfers, Eren. Provoques moi et je te regarderai brûler dans mes bras, je te crèverai parce que je ne suis plus cette enfant, si pure si douce, si joueuse et provocatrice que tu avais adoré manipuler de tes doigts. Je ne suis plus cette Princesse formée pour épouser un homme comme toi qui m'aurait traînée comme une trainée, une femme soumise bonne qu'à répondre au moindre de tes désirs. Je n'ai jamais été sage à tes côtés, j'étais une tigresse enragée et tu mens. J'ai honte de me souvenir de tes sourires que tu dissimulais que trop bien au reste du monde, je me souviens que trop bien de cette sensation de déchirure lorsque tu m'avais humiliée devant tant de monde… Mais comme toute douleur, elle s'est envolée, elle s'est apaisée. Je t'ai perdu, dans ce jeu qu'est devenu ma vie. Tu es la preuve que je suis un phénix. Je suis morte à tes pieds pour mieux renaître dans les flammes des Enfers, mon cruel Eren. Tu es la preuve, que je vais finir par me relever malgré la mort de Caleb, que tu avais toujours tant mépriser. Tu es la preuve que je vais m'élever plus haut en encore, plus dangereuse que jamais.

J'ai levé la main et allumé ta cigarette. Et tu sais avec quoi ? Un zippo moldu. Y a pas de quoi, mon amour, tu sais bien que je ferrais tout pour te rendre dingue, trésor.  
J'hausse un sourcil. C'est qu'en plus je n'avais pas halluciné cette odeur familière : « Mais dis donc, c'est qu'il n'est plus très parfait, ce Prince… Qu'est-ce qui t'arrives ? Tu fais ta crise d'adolescence ? »


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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Sam 12 Juil - 12:20

Hell & Eren
Ma haine pour toi n'a aucun égal. Je ne veux rien d'autre que ta souffrance, tes cris, tes larmes et tes baisés. Je veux que tu me haïsses autant que je te hais. Tu me rends faible, tu me rends..humain.




Elle était là devant moi, me dégoûtant au plus haut point, faisant monter en moi un sentiment enterré de dégoût. Elle me dégoûtait, tout en elle me faisait la haïr, lorsque je la voyais, j'avais la violente envie de la faire souffrir, par mes mains, mes mots, mes actions. Je voulais qu'elle crie d'horreur, de peur, de douleur, qu'elle me supplie d'en finir. Vague fantasme que j'avais contracté avec le temps, tortueux rêve qui me hantait, celui de la faire devenir un pantin, un chiffon que je déchirerais de mes propres mains, un jouet capable de rien. La réalité était là j'étais capable de tout, elle de rien. J'étais un roi en puissance, elle était une reine en déchéance. J'avais commencé plus haut que tout le monde, j'étais descendus à rien et désormais je débutais ma longue marche vers la gloire que je méritais plus que tout l'or du monde. Mais elle, elle s'engouffrait dans les limbes de sa propre fin.

Il y a bien des années, j'étais aveugle, je ne voyais pas ce qu'elle cachait en elle. Une rose flétrit, une harpie assoiffée de succès, une sirène envoûtante au charme de vipère. J'étais bien plus fort qu'elle, le roi des humiliations et je lui avais fais profité de toutes mes compétences. Qu'était-elle maintenant ? Un corps ravagé par l'encre, par ses maux qu'elle retranscrivait sur chaque parcelle de son corps. Une espèce de star en déclin. J'avais crus ne jamais la revoir, ce qui avait créé en moi un sentiments partagé entre déception et une joie malsaine. Cet insecte loin de moi, dans son monde décadent, cette poupée abîmé loin de ma vue, la forte envie de dégoût engloutis, ensevelis. Et pourtant elle m'avait poursuivit toutes ces années, son visage trônant fièrement sur les magazines, revus, journaux qui secouaient le monde magiques. Sa musique me vrillant le crâne, ces notes barbares brisant la quiétude dans laquelle je m'étais enfermé. J'en finirais avec cette démone, qui avait choisis de revenir, comme une dernière provocation. Nous étions désormais l'un contre l'autre et le vainqueur ne faisait pas de doute. C'était moi.

Son sourire, je ne voulais qu'une chose l'arracher de son visage, la défigurer, pour qu'elle en garde une cicatrice qui refléterait sa douleur. Une marque qui resterait à jamais graver sans sa chair. Elle était bien trop heureuse pour sa propre sécurité. Les gens si souriant étaient des trompes l’œil, on ne pouvait pas être si heureux, des parfaites cible, que j'allais écraser comme s'ils étaient fait d'argiles. Eren, mon prénom prononcé par sa voix, s'échappant des lèvres qui avaient un jour percutée les miennes, résonnait comme une insulte. Elle le salissait comme elle m'avait salit autre fois.

Ma couronne perdue dis-tu ? Pauvre crétine que tu es ! Je ne l'avais perdus que provisoirement, un jour elle me reviendrait, comme elle aurait toujours dû me revenir. Ce jour je l'embrocherais dans les piques de celle ci, je planterais les piques effilés de celle ci tel un pieu dans son cœur pour lui retirer la vie, pour voir son sang couler à mes pieds, pour me délecter de sa sordide mort. Là, elle arrêterait de sourire, à jamais, elle laisserait mon esprit et mon âme ébène en paix. Tu te fais fais peut-être appeler Hell, mais moi je porte le nom d’Hadès, tu es ma terre, on t'a remis à moi, je ne te gouverne, je suis ton roi. Incline toi, fais le comme tu aurais toujours dû le faire, baise mes pieds, courbe l'échine pour que je te porte le coups fatal ! Ne provoque pas le roi des enfers, parce que t'as vie finirait par douloureusement par ressemblait à ton surnom Alyssandra... C'était une promesse, pas un conseil.

Elle avait osé porté à ma cigarette, son objet moldus que je briserais bien volontiers comme cette candide petite fille aux allures de poupée gothique. Une vague de rage mêlé à du dégoût s'infiltra dans tout mes ports. Elle était un poison, un venin, un danger que je devais faire disparaître. Une traître à son sang, une honte. Elle n'était pas une Bogart, elle n'était rien. Une McMillan qui avait perdu sa route, une exilé de notre monde d'argent, un traire, une parjure...

L'odeur de ce que je fumais s'infiltra dans ses narines alors qu'elle haussait un sourcil. Tout ce que je voulais à cet instant c'était écraser ma cigarette dans son œil, sur son front, sur ses lèvres, partout où elle pourrait en souffrir. Un prince imparfait en crise d'adolescence ? C'est ce qu'elle pensait et qui démontrait à quel point à chaque fois elle se trompait sur toute la ligne. Je n'étais pas un prince, j'étais un roi vers le chemin de se destinée, je n'étais pas imparfait, j'étais parfait et j'étais bien trop intelligent pour perdre mon temps et mon esprit à tenter une quelconque rébellion d'adolescent de plus j'allais avoir vingt-trois ans...

« Et toi, Allysandra, j'avais susurré son prénom insistant bien dessus, qu'es-ce que tu fais là au juste, tu ne devrais pas être entrain d'écumer le pays à moitié nus pour faire saigner les tympans ? Ce travail si..vulgaire et dégradant tu l'as bien choisis finalement, il te sied à merveille.»

Je lui fis un sourire narquois à mon tour, alors que je lui recrachais une bouffée de fumée odorante en plein sur son visage. Puis je me mis à tourner autour d'elle comme un vautour autour de sa proie. Je m'arrêtais derrière Allysandra et retirais les cheveux qui m'empêcher d'atteindre son oreille, me fichant d'y laisser une traînée de cendre, pour pouvoir lui murmurer des paroles glaçantes.

« Si je me souviens bien, autrefois, devant moi, être habillé était aussi le dernier de tes besoins. Je me trompe ? Non tu sais bien que non. Misérable petite traînée que tu es resté. »


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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Sam 12 Juil - 17:28



Hadès crèvera dans mes Enfers.  
Je te crèverai de toute ma haine, je dessinerai sur ton visage la honte que tu m'as gravée dans la chair. C'est une promesse, Eren.   


Un goût acre semblait gorger ta bouche, déposer contre ta langue une ignoble amertume, terriblement persistante. Elle restait là, régnant dans ta bouche et ni ta drogue, ni ton souffle ne pouvait la faire disparaître... Cette saveur dégoûtante qui dégoulinait encore et encore contre tes cruelles lèvres. Aucun sourire ne pouvait dissimuler ces idées de tortionnaire qui t'habitaient soudainement. J'ai bien trop passer d'heures à les observer et deviner tes émotions, ignorant tes paroles affreuses. J'ai trop passé de temps à t'apprendre pour tout oublier malgré ces maigres années. Je me suis trop débattue dans ta noirceur, blessée par ton regard, je me suis tant déchaînée pour éraflée ton humanité pour tout oublier. Tu as laissé dans ma chair, une cicatrice qui saignait encore lorsque tu m'écorchais encore de ta langue de vipère. Savoure-le ce sang, délecte-toi en, jusqu'à ce qu'il pourrisse dans ta bouche, Eren. C'est de ce même sang que tu t'étoufferas, mon Petit Prince.

Tu étais un futur Roi qui avait bien trop perdu, elle est belle la puissance du sang. Tu as grandis et évolué avec les manières d'un Prince, honorable enfant, capricieux et détestable enfant qui méprisait les autres. Tu avais grandis dans l'ombre d'un pouvoir qui n'a fait que te frôler. Tu n'étais plus rien, si ce n'est un gosse de riche a qui on a retirer sa cuillère d'or de la bouche, pour la remplacer par de l'argent. Tu n'étais qu'un Bogart parmi tant d'autres, tu rejoignais tes adorables souillures, ces méprisables insectes, vois-tu. Qu'es-tu toi, Eren, si ce n'est un méprisable personnage, presque comique dans sa déchéance ? Comptais-tu mettre le monde à feu et à sang pour te venger, comptais-tu taper du pied tel l'enfant capricieux que tu es, pour te faire entendre ? Craches sur les autres, crache sur moi, je m'en moque Eren, parce que c'est toi qui est dans le faux, le noir, c'est toi qui pense avoir raison mais qui te morfond dans des idéaux et des caprices d'or.

Sous-estime moi, trésor, fais-le je n'attends que ça. C'est grâce à ton magnifique égocentrisme que je gagnerais cette bataille. Tu me crois idiote, tu crois que je dois être soumise à toi, seulement parce que je m'éloigne de vos idéaux... Ils sont mesquins ces idéaux, vous vous abaissez aux jeux sournois de vos ennemis, vous désirez une suprématie qui meurtriras notre Terre. Que puis-je bien te dire, si ce n'est que toi, toi, tu as toujours vécu dans l'ombre de tes supérieurs, dans l'ombre de ton nom. Ce que tu obtiens, ce que tu promets, ce que tu menaces, c'est seulement en susurrant ce nom que tu portes. Bogart, une promesse de douleur et de sang, une promesse sombre et destructrice. Tu n'étais qu'un monstre, Eren. Un enfant Bogart a qui on a tout arraché.

Je ne suis pas à toi, je ne suis pas tes Terres, et jamais, tu m'entends, jamais je ne m'inclinerai face à toi. Je préfère crever libre et à tes pieds, qu'enchaînée sur tes genoux. Je me battrais pour ma vie et ma liberté, je me battrais pour réveiller ce monde et éventrer les idioties que portent vos idéaux moyenâgeux. Ta propre famille porte en son sein des nés moldus, évidemment, vous les avez seulement éliminé de vos arbres, comme la majorité de ces familles de sangs purs. Tu es, peut-être toi-même, l'un de ces fils.

Quelle est délectable cette colère qui vient tirer tes traits, empourprer tes lèvres et enflammer tes prunelles. Oh qu'il est beau cet enfant capricieux, bousculé dans sa fierté. Je les écoute tes mots, ils sont les échos de ces horreurs que tu m'as susurré tant de fois au creux de l'oreille, tes mains sur ma taille. Mais un doux sourire se glisse sur mes lèvres. Malgré ces quelques années, Eren, tu n'as absolument pas changé. C'est malheureux.  «  T'imagines même pas ! Quand j'ai appris que notre divin Eren était à Poudlard, j'ai sauté sur l'occasion ! » Un sourire moqueur se glissa sur mes lèvres.

Je détournais à peine la tête sous cette vague de fumée. Crois-tu m'impressionner avec ton manque de manière et cette provocation pure que tu m'offres sur un plateau d'argent ? Une misérable traînée... C'est tout ce que je suis à présent à tes yeux ? Pourtant ces derniers n'auraient jamais tant mentir lors de ces douces soirées à tes côtés, teintées de ta tendresse si violentes, de tes doigts possessifs qui courraient le long de mes reins. Avais-je tout imaginé ? Ai-je fais de ta douceur et de ta présence un véritable fantasme ? Ai-je détruis mes souvenirs, ceux que tu hantes, pour accepter l'erreur d'avoir capituler sans effort face à toi et ton regard perçant, cette aura ténébreuse et si malsaine à laquelle je me suis enchaînée, bien volontiers ? Pourquoi aurais-je fais une chose pareille, alors que je me souviens des moindres mots qui m'ont traversé l'âme ?

Je ne bougeais pas, je te laissais prendre tes aises, me dominer de ta taille et jouir de cette position de contrôle. Ma mâchoire se crispa à ton contact. Tu me dégoûtais tellement Eren, d'être ce que tu es, je me dégoûtais tellement de n'avoir rien su faire de toi. Je me dégoûtais de sentir un frisson mordre mon échine.  «   Pourtant je crois me souvenir... Que tu préférais te garder ce plaisir. » Me déshabiller, sentir la caresse malsaine de ton regard sur ma peau. Une poupée de verre entre tes doigts experts. «  On peut jouer longtemps à ce jeu, Eren... Parce qu'entre nous, tu es toujours resté ce petit con imbus de sa personne.... Et pour information... J'essayais simplement d'échapper... Au succès de ma vulgarité. » Un sourire en coin, alors que j'avance un peu, pivotant vers toi. Je préférais t'avoir face à moi. Je préférais voir ce que tu manigançais sous les yeux. Et creuser l'espace entre nous... Cela serait mentir d'affirmer que ce frisson n'était pas de la peur, mentir de dire que tes ténèbres ne m'attiraient pas, mentir de dire que je t'aimais.

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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Sam 19 Juil - 23:31

Hell & Eren
L'enfer et son roi
MA HAINE POUR TOI N'A AUCUN ÉGAL. JE NE VEUX RIEN D'AUTRE QUE TA SOUFFRANCE, TES CRIS, TES LARMES ET TES BAISÉS. JE VEUX QUE TU ME HAÏSSES AUTANT QUE JE TE HAIS. TU ME RENDS FAIBLE, TU ME RENDS..HUMAIN.





Hell un enfer au sens propre comme au sens figuré. Elle était mon enfer personnel. Cette créature à l'apparence trompeuse, pleine de paradoxe. Elle paraissait si douce et candide, surtout à Durmstrang, avec ses cheveux blond, son teint de neige, sa petite moue et ses yeux bleus si purs. Alors quand réalité je savais qu'à l'intérieur de ce physique de poupée en porcelaine se cachait un monstre en puissance, venue tout droit des abysses pour me torturer, ma punition des dieux. Mais désormais elle avait déchiré ses traits, arraché en mille morceau le costume de l'ancienne Alyssandra, recouvert d'immonde tâches d'encre indélébile sa peau qui avait été si parfaite, dévoilé trop de parcelle de celle ci au monde, sa moue s'était transformé en sourire provocant et sarcastique. Une bombe à retardement en somme.

Avant elle était si malléable, si influençable, un jouet entre mes mains, un morceau d'argile que je façonnais pour en faire une œuvre d'art. Maintenant elle n'était plus qu'un déchet que je voulais voir disparaître de mon esprit et de ma vue. Une expérience qui avait échoué. Elle représentait tout ce que je détestais le plus, elle me donnait la nausée, sa voix, son odeur, ses expressions, son physique tout en elle me hurlait d'en finir avec son cas. Comme si s'était si simple. Moi le futur roi j'étais pourtant privé pour le moment de ce droit, je ne pouvais pas l'atteindre physiquement, alors j'allais l'atteindre avec mes mots pleins d'acidités et de venins.

Je n'offrais mon respect en présent qu'à de très rares personnes, et j'avais vus qu'elle finirait par en faire partie, mais ça ne serrait définitivement jamais le cas. Elle resterait ce qu'elle avait toujours été un pion misérable que j'allais écraser sans vergogne pour le plaisir de la voir souffrir et de l'entendre hurler. Pour le plaisir de sa mort. Elle ne méritait plus qu'on la respecte. Elle n'était qu'une traître à son sang, affublé d'une cravate rouge et or qui jurait avec son teint, occupé à hurler des chansons qui filaient des maux de têtes. Elle avait dérivé beaucoup trop loin pour que l'on puisse la récupéré. Dès que je la voyais une flamme de rage dansait dangereusement dans mes prunelles.

Elle me provoquait, elle jouait avec moi mais jamais elle ne m'égalerait à ce jeux là. Elle ne savait pas dans quoi elle s'embarquait, vers un long précipice, un point de non retour. Si elle signait son arrêt de mort aujourd’hui je ne pourrais rien faire d'autre que de m'occuper de son cas. Et seul Salazar savait à quel point j'en avais envie. Je nourrissais tellement promesses de vengeances, d'envies d'asservissements et à chaque fois je la trouvais dans mon chemin, comme une épine dans mon pied. Elle me poursuivait, même quand elle n'était pas là je la sentais, toujours présente dans un coin de mon esprit pour me mépriser, me torturer, me rendre toujours un peu plus violent, un peu plus haineux envers elle.

Elle frissonna à mon contact alors qu'un sourire suffisant vint fendre mon visage. Elle avait beau me provoquer, jouer les meneuses, les filles qui n'avaient peur de rien elle ne pouvait pas contrôler les réactions de son corps. Elle n'avait pas d'emprise là dessus mais moi si, et je n'allais pas me priver de la faire frissonner cent fois s'il le fallait, si cela me permettait de la faire hurler de mécontentement, de colère. J'aimais sa colère, particulièrement quand elle m'adressait cette honneur, voir ses traits déformés par la rage, ses yeux plein de colère, j'aimais ça.

Elle me ramena dans le passé, quand effectivement c'était moi qui me gardait le plaisir de la voir offerte à moi, quand j'étais seul maître de son corps, le seul à la voir nue, à découvrir chaque parcelle de sa peau. Désormais ce n'était plus le cas, elle était offerte à tous, je n'étais le seul privilégié. Par ses choix elle avait brisé cette fascination qu'un jour elle avait exercé sur moi, ce sentiment qui m'avait fait lui donner la chance d'être la première et seule fille qui aurait l'immense honneur de partagé une relation exclusive avec moi. Désormais qu'était-elle à mes yeux à part un vieux chiffon sale, beaucoup trop utilisé, rapiécé.

Petit con imbus de sa personne... Et elle était un crâne qui cognerait bientôt contre un mur si violemment que sa tête se dessouderait de sa nuque. Un tas de chair qui allait se déchirer. J'allais faire sa voix qui avait l'effet d'un vieux son trop mélodieux, trop entendus, comme un vieux disque que l'on voulait exploser pour ne plus jamais entendre la litanie folle qu'il nous offrait.

Elle se tourna vers moi, se rapprochant presque un peu plus, me retirant des mains le bonheur qu'aurait était de la retourné moi même, violemment, brutalement, sans aucune douceur, juste pour le plaisir de la sentir frissonner une nouvelle fois ainsi que de la voir se crisper de douleur, son corps en alerte à mon contact. C'était la seule chose qu'il nous restait de notre relation à Durmstrang les conversations muettes qu'entretenaient mes doigts et sa peau.

Son visage en face du mien que je voulais brûler avec ma cigarette, l'écraser sur chaque centimètres, prendre un malin plaisir à l'écouter gémir de douleur, ses cris déchirer le calme électrisant, sa peau être consteller par des cicatrices que j'aurais causé, comme ma propre signature sur mon œuvre inachevée et ratée. Elle était si proche que je pouvais sentir son odeur si différente de celle d'avant, elle n'avait plus ce parfum fruité et enivrant il était désormais recouvert d'un tapis de tabac qui le pourrissait.

« Ne joue pas à ça avec moi Alyssandra, tu n'es pas de taille, tu ne l'as jamais été et tu le ne seras jamais. »

Je plantais mes yeux bleus froid comme la glace, dur comme l'acier dans les siens. Je voulais qu'elle comprenne ce que je ressentais en sa présence, colère, haine à l'état pur et brute, envie de meurtre, envie d'en finir, violence. J'étais un monstre de violence, sanguin et sanguinaire. Je ne me canalisais pas, je ne le voulais pas, je me fichais de faire du mal, j'aimais ça, ils méritaient tous mes coups, mes paroles brutales. Tous !

Je tirais une derrière fois sur ma cigarette la terminant avant de la jeter sur l'herbe et de l'écraser me fichant d'écraser son pied au passage. Mes yeux n'avaient pas perdu le contact des siens. Puis sans qu'elle s'y attende j'attrapais son visage dans ma main enfonçant mes doigts dans sa peau cruellement douce et tentante, seule parcelle qui avait été sauvée. Je la rapprochais de moi, pour lui susurrais d'un air mauvais des paroles que je voulais qu'elle intègre.

« Tu veux te souvenir de ce qui s'est passé entre nous à Durmstrang c'est ça. C'est sans doute la seule période véritablement glorieuse de ta vie quand je t'ai donné de mon temps gracieusement, mais si je me souviens bien du plaisir c'est moi qui t'en offrait et tu ne t'en es jamais plainte. »

Mon doigt glissa dangereusement le long de sa hanche avant de se retirer comme brûler. Puis je la relâchais, la repoussant de moi, elle était bien trop près pour mon propre bien. Je voulais que cette sirène cesse de m’envoûter, que cette vélane qui me séquestrait dans l'antre de ses griffes depuis que je l'avais rencontré.

« Je joue un jeu depuis notre rencontre, tu as juste était trop crétine pour ne jamais t'en apercevoir. »

Mon ton était calme, mais il vibrait et suintait les ténèbres qui m'enivraient.



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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Jeu 24 Juil - 1:50



Hadès crèvera dans mes Enfers.  
Je te crèverai de toute ma haine, je dessinerai sur ton visage la honte que tu m'as gravée dans la chair. C'est une promesse, Eren.   


Dans tes prunelles un véritable tourbillon de malheur. Mélange de haine et de rage, filaments blanc et rouge qui s’entortillaient sensuellement pour s’enflammer ensemble. Dans tes prunelles un véritable enfer qui m’happait dans ton brasier intérieure. La descente était violente, bien trop raide, j’en aurais presque le vertige et la nausée, tout tangue et s’entrechoque. Mes muscles se crispent et ma mâchoire reste serrée. Avant la peur finissait par s’effacer, lorsque dans ton regard une douceur presque étrangère finissait par s’y glisser. Malgré la rugueuse de tes mots, cette colère étrange qui consumait continuellement tes iris, j’aimais ta présence et ton odeur, tes bras autour de ma taille. C’était loin de tout que tu étais doux. C’était loin de tout et des autres, que le calme me prenait et que j’oubliais les démons qui luisaient dans tes yeux. Un suffisait d’un baiser, une caresse et j’oubliais jusqu’à la prochaine fois. Mais tu n’avais pourtant, j’avais levé la main sur moi, les seules fois où la douleur a pu teinter notre relation, c’était contre la caresse des draps ou la morsure du mur. Mais aujourd’hui, c’est différent. C’est violent et en liberté dans ton être. Il n’y a plus ce mur qui me protège. Le barrage a cédé le jour où tes paroles n’ont été que des lames acérées qui m’ont éviscérer. Aujourd’hui, je sens la peur lentement empoisonner mon sang. Il devient épais, il ne peut plus avancer, il se meurt là au fond de mon cœur. Il pourrait coaguler et m’étrangler moi-même. Oserais-tu assouvir ces envies qui dansent dans tes prunelles, Eren ? Penses-tu que les marques que tu apposerais sur ma peau te plairont ? Penses-tu que des nuances de bleus et de vert, un fou violet iraient bien à mon visage et mon corps ? Tu pourrais apporter un peu de couleur à certaines de ces tâches d’encre noire, contre ma peau laiteuse, cela pourrait être beau, pour peu que la violence devienne un art.

Alyssandra. Tu continues encore par m’appeler par ce prénom que je n’ai plus entendu depuis une éternité durant. Il n’y a que ma mère pour l’apposer encore sur des parchemins. Hell, je suis Hell, cette poupée provocante, image de femme indépendante. Alyssandra n’est plus, elle est morte elle aussi. Morte en même temps que notre relation, morte lorsque j’ai tout abandonné, morte lorsque j’ai passé la porte du manoir McMillan avec du le dos un simple sac, quelques affaires et quelques souvenirs.

Je ne suis pas de taille face à toi. Non. Ta haine n’a nul égal. Ta violence non plus. Je pourrais tenter de te faire mal, je pourrais m’abandonner à mon envie de déchirer ta peau, de te crever les yeux, de planter mes dents dans ta chair pour t’entendre hurler, pour colorer cette perfection d’enfant pourri de ton sang gâté. Mais je n’aurais jamais la force de te contrer, ni la folie de me fatiguer pour te tenir tête. Je devais frapper fort et au bon moment, au bon endroit. Je te connais sur le bout de mes doigts, pourtant j’ignore toujours comment te faire plus mal que je ne peux le faire déjà. J’ai envie de te voir perdre, je te baisserai pas les yeux la première.

Ta cigarette illégale s’écrase au sol. J’évite ton mouvement, mon regard se perdant un instant au niveau de ta main. Mais ta main fut brutale, mon sursaut s’étouffant contre ta peau, alors que mon regard revint se darder contre toi. Je serrais les dents, mes muscles masséters se contractant avec délice. Ton haleine sentait la drogue et j’avais la simple envie de te cracher à la gueule. Tes mots, encore et toujours cet égocentrisme déroutant. Comment avais-je pu aimer ça, un jour ? Comment avais-je pu aimer ta personne, tout en découvrant cette personnalité avec les autres, et même avec moi ? Tu m’as donné ton temps et je devrais me trouver heureuse, ô dieu, j’avais pu approché Eren, le grand Eren, celui qui n’est rien aujourd’hui, si ce n’est qu’un pauvre enfant déshérité. Je devais tout de donner, pour ces quelques minutes de ton temps. Bordel, mais comment pouvais-tu avoir une si haute estime de toi ?  

J’ai envie d’hurler lorsqu’un frisson me dévore toute entière au contact de ton doigts qui dévale ma hanche. Une torture, véritable brûlure contre le fin tissu. Que je te hais, Eren, de tout mon corps et de mon être. Tu te jouais de moi, tu prenais ton pied face à moi, pour la simple raison de mener une danse qui finira par te détruire. Tu me détruiras du feu de ta haine, je cramerai entre tes doigts, pauvre fou, mon feu lèchera ton corps, mais je renaîtrai, plus forte encore, prête à t’écraser, Eren. J’entendrais sous mes pas le crissement de tes os putrides.

Me voilà repoussée, comme une vulgaire poupée de chiffon et je te foudroie de mon regard, encore. Une poupée, un objet, que tu voulais disposer à ta guise. Je briserai tous tes doigts pour avoir oser un tel geste. Mais tes dernières paroles ébranlent mon palais de colère, mon règne de haine. L’ombre d’un instant, la douleur épouse les traits de mon visage, rapide avant de laisser sa place. J’ai l’impression de m’éveiller d’un mauvais rêve, j’ai l’impression de sentir la lame de tes mots transpercer mon cœur que je croyais mort. Comment pouvais-tu dire ça, cracher aussi facilement sur les seuls souvenirs agréables que je gardais de toi ? Idiote, c’était ce que j’ai toujours été ? Trop naïve pour croire que tu pouvais réellement t’intéresser à moi, trop…crétine comme tu dis, pour voir dans tes mouvements et tes paroles un jeu de comédien, un jeu de manipulateur, d’un mégalomane. Que t’ai-je apporté, si ce n’était qu’un jeu ? Un divertissement de plus ? Le plaisir de manipuler une enfant ?

Je te fixe et soudainement je m’avance vers toi. Je fronce légèrement les sourcils, trop vive, mes doigts se resserrent sur un pan de tissu de ta cravate. Brusquement, je vins la resserrer autour de ta gorge, autant que possible, alors que je t’attrapais par ton col pour te repousser violemment contre le tronc de l’arbre non loin, serrant mon poing contre ta gorge quelques secondes, alors qu’un grondement rageur s’échappait de mes lèvres. « T’es qu’un pauvre enfoiré. J’abandonne. Reste souverain de tes conneries. » » Si j’ai appris une chose de toi, c’est dissimuler ma tristesse, je la noyais dans ma colère afin de rester maîtresse. Ma main s’éloigne, mes yeux sont de glaces, une tempête de haine qui s’est figée dans une tristesse rageuse. J’aimerai pouvoir me dire que tu mentais, mais une sensation amère me disait que c’était la vérité et que j’aurais dû m’y tenir depuis longtemps. Je m’éloigne de quelques pas, pourtant je reviens quand même reposer mon regard sur toi. « Ta vie doit être bien triste, de mépriser autant les tiens, d’être toujours seul contre les autres. …  Je suis désolée si ce que je suis devenue à entacher ta grandiose réputation… Mais je ne pense pas mériter ta haine. »  Contrairement à toi. Toi qui avait lacéré mon cœur de tes paroles, toi qui venait encore me bousculer. Ca y est ? Tu es heureux ? Heureux de voir que tu arrives encore à m’atteindre avec tes conneries ? Tu te rappelles ? Après le calme, la tempête. Laisse-moi partir, je n’ai pas envie d’être faible devant toi.


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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Jeu 24 Juil - 20:15

Hell & Eren
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MA HAINE POUR TOI N'A AUCUN ÉGAL. JE NE VEUX RIEN D'AUTRE QUE TA SOUFFRANCE, TES CRIS, TES LARMES ET TES BAISÉS. JE VEUX QUE TU ME HAÏSSES AUTANT QUE JE TE HAIS. TU ME RENDS FAIBLE, TU ME RENDS..HUMAIN.





Je ne veux plus que tu m'approches. Terminé. Ça fait des années que c'est finis, que j'ai réussis à m'échapper. Quatre ans que je t'ai quitté, plaqué comme on plaque une affiche sur un mur, sèchement, violemment, sans douceur, sans empathie, sans sentiments. Je m'étais fin à deux ans ans de folie, deux ans où j'avais été le plus grand des fous. Qui aurait pus croire qu'un garçon comme moi pouvait rester avec la même fille deux ans. Je n'étais pas un grand séducteur, les femmes n'étaient que de faible jouets qui projetaient leur faiblesses sur les hommes. Je l'avais appris à mes dépends. Je n'avais eu qu'une petite-amie ça avait été toi , Alyssandra. Tu avais eu cette chance jolie blonde tentatrice, démon de mes nuits. J'avais bien connus d'autre fille, mais jamais rien de sérieux, deux trois histoires sans lendemain, des inconnus venus pour éponger mon désir d'homme. Il faut dire qu'à Poudlard si j'attirais par mon charisme je repoussais par ma réputation. Mais je savais qu'il ne fallait pas grand chose pour que je les attire, que je les attrape et les garde entre mes griffes, sauf que personne n'avait jamais réussis à attiser un intérêt pour moi comme toi tu l'avais. Je n'étais pas nostalgique de nos deux années, de nos moments passés à Durmstrang, du moins s'était ce dont je me convainquais avec brio.

Tu m'avais piégé une fois, pas deux. Tu avais beau dire que le grand méchant de notre histoire n'était autre que moi, mais je voyais les choses différemment. Tu m'avais attiré à toi, ensorcelé comme la pire enchanteresse, tout en gardant ta moue si innocente. Tu étais une fille naïve, que j'avais aimé manipulé, mais si en réalité c'était toi qui m'avait embobiné, qui t'étais joué de moi. Ta présence était devenu comme un étau pour moi à l'époque, je ne pouvais plus m'en passer. Tu étais dangereuse, je devais me défaire, te faire payer. Que m'avais-tu fais ? Pourquoi mon esprit ne voyait que toi ? Ne pensait qu'à toi ? Ne voulait que toi ? Tu m'avais maudit ! Je ne voyais pas d'autre explication.

Et puis tu étais revenu dans ma vie, tu avais refais surface et depuis tu étais venu une nouvelle fois contaminer ma vie comme le pire des virus. Tu voulais m'infecter une nouvelle fois mais je ne te laisserais pas faire. Sais-tu le nombre d'insomnie que tu me causais ? A chaque fois que j'entendais ta voix mélodieuse fracasser mes tympans, les images de notre passé revenaient me hantait. Je devenais plein de rage. Tu me rendais encore plus violent. Encore plus rageur. Je perdais mes moyens, j'étais encore plus sanguin. Cette fois, ce n'était pas pareil à Durmstrang, c'était pire. Te voir déambuler dans les couloirs, sentir les regards flottaient sur toi, ça me rendait cinglé. Sale conne. Tu recommençais. Tu étais à moi, même si j'avais choisis de faire sans toi, personne ne touchais à ce qui appartenais au grand Eren Bogart.

Je dois te repousser. Je fois le faire pour mon bien mais aussi pour le tiens. Nous ne sommes pas compatible, on finirait pas s'entretuer. Mes yeux s'accroche à ton visage de poupée posé sur le corps infect de cette fille tatouée, droguée, soit disant chanteuse que tu es devenue. La douleur tord tes traits. Je ressens de la satisfaction, j'ai touché une corde sensible, c'était ce que je voulais. Elle ne reste peut-être pas longtemps mais c'est assez pour que je me sente victorieux. Tu es faible Alyssandra et moi je suis fort. Je suinte le pouvoir, la haine pour toi. Tu n'es rien, je suis tout. Incline toi. Putain fais le. Pourquoi tu es devenus si coriace Aly ?!

Tu t'avances vers moi alors que je fronce les sourcils. Qu'es-ce qui te prends ? Que fais-tu ? Que penses-tu faire ? Tu resserres ma cravate alors que ma rage monte en même temps que le nœud de celle ci. Mon dos percute l'arbre derrière moi, ton poing s'écrase contre ma gorge. Des images meurtrières passent dans mon esprit. Tu vas payer ce que tu as fais. Avoir osé poser la main sur moi. De quel droit ? Comment oses-tu ?? ! Je ne veux qu'une chose te rendre la pareil. Mais tu me prends pour un idiot, je sais que la rage n'est que la démonstration de ta douleur, je t'ai touché, j'ai encore mieux visé que ce que j'ai espéré. Je te détruis comme tu me détruis. Je te déchiquette ton cœur, comme tu as taillé en pièce les limites que je m'étais fixé. Tu ne mérite que ma rage, mon dégoût. Tu me fais vomir Alyssandra.

Un pauvre enfoiré que tu as aimé pauvre conne. Je vais surtout redevenir souverain de ton monde. Je me le promets après ce que tu as osé fini l'ignorance, les piques venimeux, tu as libéré le monstre, tu l'as appelé, tu l'as trouvé. Je vais renaître de ma haine pour me venger. Tu l'auras voulus Hell. Je vais te détruire. Je vais te faire mordre la poussière. Elle part, s’enfuie, cette lâche, cette garce mais fais volte face au dernier moment. Ma mâchoire se carre alors que j'entends ton flot d'insanité, mes poings se serrent si fort que mes jointures deviennent blanches, mon regard se fait noir d'une haine sans pareil.

«Tu ne comprends rien ! Tu n'as jamais rien compris ! C'est de ta faute tout ça ! Tout est à cause de toi !Ma haine tu la  mérites c'est toi qui m'a forcé à te haïr. »

Je frappes dans l'arbre à faut de ton visage. Mon poing s'échoue, se fracasse contre l'écorce, je ne sens même pas la douleur tellement je suis furieux. Je ferais de ta vie un enfer. Jamais tu n'aurais porté aussi bien cet ignoble surnom que tu prends pour patronyme. Ça ne sera qu'entre toi et moi, une bataille où un seul gagnera, et ça sera moi

« C'est toi qui reviens toujours ! Tu veux quoi la guerre ? Parce si c'est ce que tu veux tu vas l'avoir. Ça sera une véritable boucherie, pas de quartiers, pas de limite. Tu fais ça pourquoi ? Se pourrait-il que tu m'aimes encore ? »

Un rire cinglant sort de ma gorge alors que je m'approche à grand pas de toi, mes main s'enroulant autour de tes poignets, les relevant et t’empêchant de m'échapper. Mon nez se glisse dans ton cou pour que je puisse remonter doucement jusqu'à son oreille et te cracher toujours furieux. Furieux de t'avoir un jour plus qu'apprécier. Parce que le problème c'est peut-être ça ? Peut-être qu'un jour je t'ai aimé à mes dépends. Mais ça jamais tu ne le sauras et jamais je ne laisserais une telle faiblesse de ma part se reproduire. Plus jamais.

« Parce que moi je ne t'aime pas misérable petite conne. »

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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Ven 25 Juil - 20:45



Hadès crèvera dans mes Enfers.  
Je te crèverai de toute ma haine, je dessinerai sur ton visage la honte que tu m'as gravée dans la chair. C'est une promesse, Eren.   


Je me souviens des murmures de ces dames, je me souviens de ces regards presque amusé que j’avais pu lancer à ton groupe, ce royaume et toutes ces personnes qui te tournaient autour. Prince Bogart m’épiait parait-il, je n’avais plus compté le nombre de fois que les personnes qui m’accompagnait me l’avait soufflé, terriblement amusé. Je n’y avais jamais cru, comment le Prince de Durmstrang pouvait-il s’intéresser à moi ? Mais cela m’intriguait. Pourtant, je ne suis jamais venue vers toi… Jamais. Je n’étais qu’une flamme isolée, une unique flamme qui dansait, incapable de faire fondre cette muraille de glace qui semblait s’être muré dans tes prunelles. Ca, c’était jusqu’à ce que l’on tente ma fierté, que l’on me provoque et que je sois victime du gage le plus humiliant de ma vie. Te parler, t’aborder, te faire les yeux doux, te faire craquer, obtenir de tes lèvres un baiser interdit. J’avais relevé la tête et j’avais coulé un regard de mépris sur ces personnes. Un fin sourire aux lèvres, j’étais parti à ton encontre. Pourtant, j’ai perdu le contrôle. Plus je m’approchais de toi, plus je me suis sentie vulgaire insecte, si fade, si sale et incroyablement minuscule face à toi. Ma fierté s’est étouffée dans ma gorge, mon assurance s’est volatilisée et je n’ai fais ni plus ni moins que te bousculer sans le désirer dans un couloir. La honte avait colorée mes joues, j’ai évité ton regard mais je me suis sentie enflammer lorsque tes yeux de glace se sont posés sur moi. La gorge serrée, bafouillant quelques excuses, quelques uns de tes mots de ta voix si suave ont réussi à m’arracher un sourire, me faire rire. Tout à coup, c’était comme si tu avais déposé une véritable parure de feu sur moi. C’est toi qui as fait celle que je suis, Eren. C’est toi qui m’as rendu trop faible pour parer tes coups, c’est toi qui n’as fait qu’accentuer mon égocentrisme et développer ma faim insatiable de manipulation et de cruauté.

J’ai grandi trop vite, à tes côtés. Mes sourires se sont transformés, mes mouvements se sont teintés d’une grâce ténébreuse jusqu’à mes moues les plus doucereuses. Je n’étais plus une simple McMillan, je me suis transformé en véritable Princesse à tes côtés, drapée de cette soie de feu. J’ai côtoyé ton cercle et les plus vieux de l’école. Je me suis glissé dans le clan des populaires et de la royauté, mon sang me permettant d’être là avec vous, ton regard et ta main contre ma hanche, épousant ma présence sur tes genoux. Ma douce fierté est devenue cruelle, j’ai appris à les traiter de la même manière que toi, ton souffle sur ma nuque, mes doigts liés aux tiens. Non, je n’avais aucune conscience que tu étais en train de me transformer en monstre. Caleb aussi s’amusait de ce que j’étais devenu, il trouvait ça hilarant, il disait que Mère serait fière que sa fille soit aussi royale et hautaine, qu’il était dégoûté par ce que j’étais en train de devenir. J’ai pris ta défense, je l’ai insulté. Tu n’imagines même pas ce que cela fait de s’écorcher vif et de rejeter ses proches pour un homme… Un homme qui ne faisait que jouer. Qu’est-ce que tu devais prendre ton pied.

Je te dégoûte, je le vois. Alors vomis, Eren, vomis toute ta rage, vomis toute ta colère, celle que je ne mérite pas. Laisse-toi aller, implose à mes pieds, je danserai dans la marre de ton sang, victorieuse de te voir cracher. Tu exploses là, face à mes yeux et mes pupilles se dilatent, brillent d’un plaisir malsain, mes lèvres s’étirant dans un rictus de victoire. Tu délires, pauvre fou, je n’ai jamais rien fait pour attiser ta haine. Mon souffle devient lourd, mon cœur se tord, mes rivières sont asséchés, je suis en train de crever de ma propre aversion, l’animosité tirant, cognant, déchirant tout, absolument tout, jusqu’à la moindre parcelle de raison. J’aimerai te foudroyer, ma mâchoire se serre sous la violence qui se déchaîne à l’intérieur de moi. Je me suis plié en mille pour toi, j’ai fais du mal pour t’arracher un sourire, je t’ai provoqué pour raviver ton attention, j’ai laissé ma langue de serpent caresser notre amour passé, j’ai brûlé tes ennemis de mon dégoût, j’ai déchiré mes habits de vierge fragile et effarouché, j’ai marché et j’ai laissé ma crinière épousé les habits du mal. Je me suis consumée de ton attention malsaine, je me suis arrachée le cœur pour voir encore, ne serait-ce qu’une fois, tes éclats de glace éclatés par mon brasier en moi. Je me suis saignée pour crier sous le contact de cette glace fondue, bouillante couler contre ma peau. Comment pouvais-tu dire une chose pareille…

Ta fureur ne me fait plus peur, elle finira par te détruire. Tout est dans ma bouche, je suis la souche de tes maux, tu viens de l’avouer à demi mot, pour une raison que j’ignore. C’est moi que tu haïs, pas par ce que j’ai fais, parce que je suis. C’est moi. Mon essence. Mon âme hurle si fort, peut-être l’entendras-tu vriller ton ouïe. Une guerre, une boucherie. Ton rire chasse celui qui s’apprêtait à dégueuler sur mes lèvres. J’ai mal au crâne, mon cœur est en putréfaction, mais c’est ta fierté qui se prélasse sous mes yeux, elle convulse déjà. Tu m’as trop appris Eren, tu devrais avoir honte d’avoir laissé entre mes doigts ta tumeur. Si toi tu te lâches, moi je me reprends, plissant légèrement les yeux. Autrefois, j’aurais eu si peur d’attiser en toi tant de violence et de colère, aujourd’hui, j’en rayonne.
Est-ce que tu la sens la différence, mon tout beau ?

Tes doigts se serrent autour de mes poignets et un léger rire bien trop hautain se glisse de mes lippes, véritable sucre. Je suis toi, et tu es moi. Tu m’as transformé, tu m’as consumé de ta passion destructrice, tu m’as façonné pour être… Comme toi. Mes ongles s’enfoncent dans mes paumes, alors qu’un frisson dévale mon échine sous la caresse de ton visage dans mon cou, celui de ton souffle, alors que tes paroles s’abattent sur moi. Une partie de moi pleure de cette triste vérité, elle s’isole et tremble tout au fond de moi. Mais je l’ai enfermé mon amour, elle est captive de ma haine, elle se tait, je l’étouffe alors que sur mon visage se trace mon sourire le plus fier, le plus beau, juste pour toi. Savoures-le, parce qu’il rayonne de toute la beauté de mes sentiments pour toi, Eren.

Brusquement, je tire mes bras vers l’arrière, serrant mes poignets contre le creux de mes reins, tes mains toujours bourreaux, captive de tes bras. J’appuis mon corps contre le tien, tandis que mon regard vient caresser ton visage. « Redis-le. » Mes prunelles s’emparent des tiennes, un léger sourire mauvais aux lèvres. « Encore. Peut-être que… Tu sais… Tu arriveras à y croire… » Mes doigts se glissent autour de tes poignets opposés, plantant aussi profondément que je le peux, mes ongles dans la chair si fine qui courre contre tes veines. Véritables serres de rapace, tes mouvements ne seront que créateur de blessures plus profondes et conséquentes. L’idée que ton sang teinte mes doigts me réjouit, alors que je me hisse sur la pointe des pieds, mes lèvres frôlant les tiennes. « Je ne suis pas revenue pour toi, Eren. Mais maintenant que tu le dis… Et je serre plus fort, mes lèvres s’étirant dans un rictus de cruauté.   J’imagine que je vais bien m’amuser à pourrir ta dernière année. » Mes dents se renferment sur ta lèvre inférieure, la mordant violemment. Je te repousse brusquement, tentant de me défaire de ton emprise, le goût de ton sang coulant contre ma langue.

Mon cher Prince, votre Apocalypse vient d’arriver.
Elle s’écrase contre votre pauvre corps.
Pauvre esclave de ma haine.


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MessageSujet: Re: Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...    Lun 28 Juil - 14:42

Hell & Eren
L'enfer et son roi
MA HAINE POUR TOI N'A AUCUN ÉGAL. JE NE VEUX RIEN D'AUTRE QUE TA SOUFFRANCE, TES CRIS, TES LARMES ET TES BAISÉS. JE VEUX QUE TU ME HAISSES AUTANT QUE JE TE HAIS. TU ME RENDS FAIBLE, TU ME RENDS..HUMAIN.





J'avais une mémoire assez impressionnante, ce qui me permettait de ne pas suivre en cours et de relire quelque fois mes cours pour tenir ma moyenne, même si mes notes m'importaient peu. Parmi ce que je retenais le mieux, les dates figuraient en tête de liste. 2 septembre 2007 était précisément le jour où cette jeune blonde m'avait tapé dans l’œil, toi Alyssandra, alors que tu n'entrais qu'en quatrième année et moi en cinquième. Je ne savais pas qui tu étais, mais tu te détachais de la masse, tu étais différente. C'est à partir de là que j'ai commencé à t'observer de loin, au réfectoire, lorsque l'on se croisait dans les couloirs. Tu étais le mystère que je voulais percer à jour, une énigme, un texte en runes indéchiffrable. Tu avais un potentiel non négligeable et pourtant je ne suis jamais venu à toi, tu n'étais qu'une petite quatrième année, un insecte, le Prince Eren ne vient à personne, se sont les gens qui viennent à moi. Et je savais que tu finirais par venir comment pourrait-il en être autrement ?

J'eus raison, car tu vins, si innocente, tu venais toi même dans la gueule du loup, tu te noyais de ton plein gré dans le nid de vipère que ma petite cour et moi formions à Durmstrang. Nous avions grandis, un an s'était écoulé, et pourtant le mystère restait intact et je n'avais toujours pas réussis à le déchiffrer. J'avais eu vent d'un pari qui se tramait à mon encontre, je finissais toujours par tout savoir, tu aurais du t'en apercevoir petite Aly. Une mission suicide. On t'envoyait me séduire, on t'envoyait te faire dévorer tout cru. Tu devais réussir à m'embrasser, voler mes lèvres pour l'emporter. Tu avais accepter, ta fierté piquée au vif tu t'étais avancé vers l’échafaud. Je t'attendais, presque curieux je voulais voir comment tu allais t'y prendre. Même si tu pensais pouvoir m'avoir, c'est moi qui t'aurais, c'est moi qui déciderait ou non si tu devais l'emporter, ou si je devais t'humilier pour te montrer que le Prince Eren n'entrait pas dans vos vulgaires paris.

11 octobre 2008, le jour où ton corps s'est écrasé contre le mien, que tu t'es étalé contre le sol devant mes yeux impétueux. Je me souviens de ma réaction avec exactitude, tu étais venu, ton heure avait sonné, s'en était finit de la petite Aly à partir d'aujourd'hui. J'allais te remodeler, te créer à mon image. Si dans tout autre cas de figure, je me serais frotté le bras comme si le contact avec une autre personne aurait constitué une grande salissure, je l'aurais dardé d'une moue méprisante avant de l'humilier avec toi je ne l'ai pas fais. Il ne fallait pas t'effrayer, tu étais bien trop candide, un challenge pour moi. A partir de là mon jeu de séduction a débuté, infernal, trompeur, dangereux.. Mais à trop jouer avec le feu on finit par se brûler..

Aujourd'hui tu n'étais plus celle que j'avais connus à Durmstrang, cette fille là était morte. Désormais tu ne respirais plus l’innocence, la pureté, tu puais l'arrogance, tu suintais la traîtrise, l'alcool, la drogue.. Tu t'étais ensevelis dans un autre monde qui n'était pas le tien. Si autrefois tu avais été ma Reine, maintenant tu ne m'étais même pas d'être mon esclave. Je t'avais endurci, ce monde n'était pas fais pour les faibles et pourtant toi malgré tout tu te montrais si peu puissante, tu t'éclatais à te détruire. Je te voulais quand tu étais belle, inaccessible, candide, désormais tu n'es qu'un fantôme petit Aly, sale, nauséabond. Tu éveilles en moi le pire monstre, tu déchaînes dans mon être les pire passions, avant tu me soignais de mes démons, tu étais l'antidote qui faisait front à la haine qui consumait mon corps à petit feu. Que reste-t-il de ce temps là ? Rien. La petite Aly est morte, le Prince Eren a évolué.

Mais ça tu ne sembles pas le comprendre. Tu m'accuses de t'avoir détruite, d'être la cause de ton changement. Je ne t'ai pas réduis à ça, je te grandissais, je te faisais goûter au pouvoir, tu n'as pas sus mettre des barrières, mettre des limites, tu l'as voulus, tu es venus. Tu n'es qu'une pauvre fille qui s'auto détruit. Je te hais du plus profond de mon être. Rien n'est aussi fort et puissant que ce sentiment que je ressens pour toi. Tu ne fais rien pour l'arranger, nos haines se croisent, s'embrasent, le feu se fait plus grand, plus fort, inaltérable. On se confronte, on se cogne, on se brusque, on va au delà de nos limites, on s'étiole. Avant tu te serais écrasée, tu aurais arrêtée ce petit jeu stupide que tu es en train de jouer, tu cours à ta perte, car aujourd'hui tu défies ton Prince. Mais à trop défier le pouvoir tu finiras comme tout ceux qui on essayait, et je te tuerais une seconde fois. Tu sentiras ma lame froide, te transpercer, te saigner. Tu vas crever, encore. J'assisterais à ton exécution, j'en serais l’exécuteur, le spectateur, le bourreau, le chef d'orchestre.

Tu t'agites, tu te brusques, mon contact semble te brûle. Tu me craches ton venin au visage. Mais sais-tu à quel point il ne m’atteins pas ? Il n'entre pas dans mes pores, il ne fait que me glisser au visage, pour exploser dans ta face, tu n'es rien à part une violente déception de ma part. Comment ai-je pus croire que j'aurais pus faire quelque chose de bien de toi petite Aly ?  Espoir vains et déchirés, espoir brûlé et consumé. Un jeu qui à trop duré, un jeu qui nous a eu tout les deux. Un jeu auquel j'ai du mettre fin en abattant mes dernières cartes. Mais si j'ai gagné pourquoi j'ai le sentiment d'avoir tout perdu ? Car mon tout, avant, résidait en toi. Et je t'ai perdu en gagnant tout le reste. On ne peut pas tout avoir.

Ton sourire mauvais je lui crache dessus. Tes doigts je les écrases. Tes mots je les lacère. Tes ongles dans ma chair je les lamine. Tes dents faisant couler mon sang je les explose. Personne ne fait couler le sang d'un Bogart sans en payer les conséquences. Chaque minutes qui passent, tu n'as cesses d'alourdir ta condamnation. Mon emprise autour de tes poignets ne fait que s'accentuer, je pourrais les briser comme je vais te briser, tu n'es qu'un ange vêtue de noir qui veut jouer au méchant, tu n'en as pas la carrure, tu ne l'as jamais eu. Mes yeux n'ont jamais été si violent, pas même le jour où j'ai été déchu, pas même lorsque je croise Haimon, tu as créer une nouvelle fureur en moi, bien plus puissante que toutes les précédentes. Tu peux être fière de toi Alyssandra.

Gardant tes poignets dans mes mains, te retournant, plaquant ton dos contre mon torse. Je vibre, tremble, tressaute de rage. J'espère que tu le sens, j'espère que je te contamine, j'espère que tu entrevois ce que tu vas vivre, ce que je vais te faire subir. Tu l'as engendré, je vais te le faire bouffer.  Mes lèvres frôlent ta joue porcelaine, y laissant une traînée carmin.

« Tu penses vraiment que tu peux lutter contre moi ? Je vais te détruire, te laminer, tout éclater autour de toi. Tu n'arriveras pas à m'atteindre. »

Mes lèvres continuent de traîner autour de ta peau , ton odeur s'infiltrant dans mes narines qui se retroussent de dégoût. Celle que j'adorais respirer est là, toujours présente, mais entouré d'une odeur capiteuse de tabac froid. Tu t'effrites, tu t'enlaidis, tu pourris, tu moisis. Tu n'es qu'une vermine parmi tant d'autre, ta différence s'est muée en une affreuse similitude avec le commun des parasites.

« Tu te souviens comme tu aimais ça quand mes lèvres frôlaient ta peau, traçaient des sillons de baisers sur ton derme ? Tu te rappelles comment ton corps répondaient au mien ? »

Je veux que tu te souviennes, que tu rappelles comme tu m'étais offerte. Je veux que ça te déchire de nouveau, je veux que vomissent tes souvenirs. Tu fais la forte, tu fais la guerrière mais tu as toujours été un pion sur mon échiquier. Avant tu avais de l'importance dans mon jeu, plus maintenant. Ma bouche contre ta joue la mordillant, s'approchant dangereusement de tes lèvres comme si j'allais y apposer le baiser interdit, mais juste avant je te relâches, je te jette devant moi, comme l'insanité que tu es devenu.

 Je sens que cette petite guerre va être très amusante. Enfin pour moi, certainement pas pour toi. »

Mon sourire arrogant, en coin, méprisant et  narquois fend mon visage. Alors que notre guerre vient de débuter en ce  7 septembre 2014.

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Je brûle dans les flammes de l'enfer, dans les tiennes Hell...

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