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 Désespoir, doucereuse amante.

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MessageSujet: Désespoir, doucereuse amante.   Mar 8 Juil - 17:45



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.


Avril, débarquement à Poudlard.
La discrétion, on doit pas connaître dans ce pays. Désireuse qu'on me foute la paix, qu'on m'abandonne à la colère et le désespoir qui crevait mon cœur, je ne désirais que la solitude et liberté. Trois mois que mon frère était mort et je ne m'étais gorgée et nourris que d'alcool et de drogue, dansant parmi les vices, régnant sur les bassesses de cette célébrité. Affichée, placardée dans les magazines sorciers ou pas, musicaux ou pas, la chute de l'icône d'indépendance et de femme libre et sexy avaient fait couler de l'encre. Qu'il était beau de savourer les faiblesses des autres, le malheur d'autrui pour se sentir si bien dans sa peau. Interdite d'assister à l'enterrement de mon frère, ce fut un dernier concert qui fut donné à Londres pour un dernier mot de ses fans et moi, pour lui. Ce fut un Adieu à Caleb, guitariste des Forbidden Games à ce démon qui aura plongé dans la drogue qui fut affiché avec le visage de la chanteuse, le visage en pleurs comme dernière une.

Des fans ou des jaloux. Des questions ou des autographes. J'ai souris, j'ai fais face, j'ai signé. Directement invitée aux dernières soirées de sessions terminées, j'ai fais l'effort de me présenter en cours, généralement ailleurs et fort peu concentrée. Mais il n'y avait que lors de ces nuits que je vivais, m'amusant et découvrant les jeux des élèves de Poudlard.

Juin, annonce d'horreur.
Je ne connaissais pas cet homme, mais j'étais figée dans cet espace qui grouillait et explosait. Elle était loin la célébrité, mais il était là le cadavre face à nous tous. La mort me suivait. Je quittais un univers, le souvenir du corps de mon frère pour le remplacer par celui…. D'un professeur. La colère exultait, on demandait des explications, un coupable, on pointait du doigts les sangs-purs, on s'insultait, c'était la guerre. Ah, quelle était belle la légende de la supériorité des sangs purs…
Ce fut en compagnie de Silver que je vins terminer cette soirée-là, apprenant avec méfiance et presque horreur tous les évènements qui s'étaient déroulés à Poudlard. Les agressions. Les cicatrices. La marque dans le ciel. Et puis ce meurtre… Des révélations qui terminèrent sur de l'alcool. Mais la menace était là, cela planait dans mon crâne.

Juillet, début d'une fausse liberté.
Je pouvais compter sur ma jolie blonde, Silver pour être invitée à toutes les soirées qui ne cessaient de s'enchaîner. De la musique et de l'alcool pour oublier les derniers évènements. De la musique pour fêter la fin de l'année, le début d'une autre, l'alcool pour ne pas réfléchir.
Tantôt en train de danser et de s'amuser, tantôt à l'écart en train de déconner avec Silver et Némésis, d'autres peut-être, parfois harcelée pour monter sur scène et aller chanter, parfois montrée du doigts par des groupes de nanas, de mecs qui finissaient ou pas, à oser venir me voir pour réclamer un autographe, j'avais fini par sortir en toute discrétion. Un verre encore à la main, je me suis éloignée, largement, marchant pieds nus dans l'herbe. L'air frais mordait ma peau, me rappelant que j'étais vivante.  Après un petit parc, ce fut un bois, puis un espèce de petit Lac. Incapable de dire depuis combien de temps j'avais marché, je me suis simplement arrêté, plongeant mes pieds dans l'eau presque tiède. Habillée short en jean, dévoilant mes longues jambes tatouées, je ne portais qu'un large débardeur en guise de haut, dévoilant les frasques encrées sur ma peau et le noir de la dentelle. Frémissante, ayant sûrement abandonné depuis le début de la soirée ma veste, ce fut de la poche de mon bas que je vins sortir un paquet de cigarette typiquement moldu. Probablement qu'il n'y avait pas que du tabac, mais quoi qu'il en soit, ce fut tremblante de froid et de manque que je vins ouvrir mon zippo pour cette bouffée de délivrance.

Bien trop habituée à vivre auprès de garde de corps, bien trop habituée à vivre dans un monde dénuée de magie, ma baguette n'était pas sur moi. Regrettable erreur qui fit trembler mon cœur lorsque le craquement d'une brindille vint caresser mon ouïe.  



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Dernière édition par Hell A. McMillan le Dim 20 Juil - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Mar 8 Juil - 18:14

Désespoir, doucereuse amante.
Hell & Trent

Quel crime avons-nous fait
pour mériter de naître ? ► Alphonse de Lamartine



Une année de plus, il avait l'impression qu'elle était passée étrangement rapidement malgré qu'il se soit particulièrement fait chier. Peut-être à cause des évènements qui ont parsemé cette année. Il ignorait déjà comment il avait fait pour atteindre sa M1, mais à deux mois de la fin, il en avait assez de ce binoclard de maître de stage qui passait une majorité de son temps à lui rappeler qu'il n'était qu'un fils à papa. Que s'il était là, c'était parce que papy avait tiré des ficelles. Il l'avait encaissé, jour après jour, mois après mois, semaines après semaines, mais aujourd'hui, lorsqu'il tenta de se prendre à un autre thème pour faire réagir Trent, il trouva la corde sensible et se retrouva, un point dans la figure, un crachat à la gueule et il s'en alla. Cela aurait pu s'arrêter là mais à Poudlard il dut faire face au sermonnage de ses professeurs, qu'il écouta sans vraiment le faire. « Que vas-tu faire de ta vie », il haussait les épaules, pouvait-on réellement espérer un avenir quand la guerre se profilait à l'horizon, il était ni plus ni moins qu'un animal enchaîné, une bête de cirque pour une vieille famille de sorcier qui tentait de laver l'affront du suicide de leur fille en récupérant le bâtard qu'il était... « Réveille-toi ! » Lui avait-on dit, le fait est qu'il se considérait clairement réveillé, il avait depuis longtemps accepté son sort, mais il se refusait de faire le moindre effort, une marionnette ne se mettait pas subitement à bouger et parler à la place de son propriétaire non ?

Les mains dans les poches, il avait laissé ses professeurs dépenser leur énergie pour pas grand-chose. Son année était de toute façon fichue et il ne fit pas le moindre effort pour la sauver maintenant des notes à la moyenne, mais sans plus.
Il repensait à tout cela alors qu'il était à l'intérieur d'un lieu dont il ignorait véritablement le nom, il s'était laissé trainer là par des "potes", appréciant le bruit, la chaleur, l'odeur de l'alcool et de la sueur, la musique assourdissante, ici, il était invisible, personne l'emmerdait et c'était tout ce qui comptait. Affalé sur un sofa moisi, il pensait, il ne faisait que ça en réalité, réfléchir, trop réfléchir. Il se souvenait de l'excitation et la peur dans la voie d'un camarade qui lui annonçait le meurtre, le trainait jusqu'au lieu de la macabre découverte. La mort ne l'effrayait pas, il l'attendait, qu'elle le prenne et le libère de sa vie d'asservit. Car c'était beaucoup plus facile d'espérer cette libération que de la prendre. Mais au-delà de ça, malgré l'air blasé, le « ok » sortie de sa bouche, il voyait là tout le désespoir que le futur réservait à chacun d'entre eux. On l'insulta, on lui crachait presque à la gueule, douce ironie d'être ainsi trainée dans la boue alors qu'il ne tirait aucune fierté à être ce que tout le monde nomme « un sang pur ». On se lassa rapidement de s'en prendre à lui tant il ne réagissait pas, il comprenait, lui-même se haïssait et haïssait ce qu'il représentait.

Mais alors pourquoi continuait-il ainsi ? La réponse était simple, dans son existence, dans sa courte vie, il y avait eu des gens qui s'étaient souciés de lui, les Sloane, famille simple et humble qui avait pris Trent sous leur aile, avaient pansé ses blessures d'enfant, lui avait appris que les choses n'étaient jamais acquises, ils l'avaient aimé, sincèrement, simplement... Et c'était de cet amour que se servait Charles Yaxley lorsqu'il accueillit, de retour au bercail, son petit-fils. Il repensait aux menaces, il était en mesure de tout leur enlevé, leur ferme, leur maigre revenu, leur vie s'il le fallait. Il se résigna, une fois de plus, ajoutant un cran de haine pour lui-même. Et pour rappeler une fois de plus à Trent qui contrôlait sa vie, il incendia légèrement le bout de sa baguette, appliquant la pointe de celle-ci sur sa peau, un énième cercle rougit dans son dos. Il ne bronchait plus, mais les marques indélébiles lui rappelaient, les unes après les autres, qu'il n'était pas là pour vivre sa vie comme il l'entendait malgré sa terrible soif de liberté. Un moins-que-rien, un bébé abandonné, jamais désiré, une merde... Voilà ce qu'il était et ce qu'il serait jusqu'au bout...

Il portait la bouteille à sa bouche, ignorant de quel alcool il s'agissait, avant de se lever. Il avait besoin d'air-là. Mains dans les poches, il observa le ciel, inspira profondément, et continua de marcher. La bouteille encore dans sa main. Marcher, il pourrait fuir, simplement, partir, aller loin, là où personne ne le retrouverait, là où il n'aurait besoin de rien d'autre que de lui-même, là où il pourrait peut-être être quelqu'un d'autre simplement. Là où personne ne le détesterait, personne ne l'utiliserait, là où il n'aurait plus à se soucier de quiconque d'autre que de lui-même. Marcher, partir, loin de ses histoires de sorcier et de moldus.
Sans avoir trop comment, il se retrouvait dans ce qui semblait être une forêt, ou un bosquet, une connerie de ce genre, il manqua de se casser la gueule à cause d'une racine, continua sa route pour presque se planter deux pas plus loin...C'est là qu'il remarqué qu'il n'était pas seul.


« Fait chier »

Laissa-t-il échapper, non pas que cette personne en particulier la gênait, mais elle semblait être un témoin gênant dans sa tête. Bouteille à la main, il la rejoignait pourtant, il en avait marre de devoir faire gaffe à où il mettait les pieds et valait mieux pour lui qu'il se pose quelque part. La fuite tant rêver n'était pas pour ce soir de toute façon... Peu importe où il allait, Charles finissait tôt ou tard par le retrouver, son tatouage non terminé était un excellent rappel en plus des marques de brûlures.
Ce fut le parfum de la nicotine qui attira l'attention de Trent sur la jeune fille, l'observant quelques secondes, même parler lui semblait fatiguant. Ou peut-être était-ce cette impression de déjà-vu.


« On échange ?... »

Tendant sa bouteille, il désigna d'un signe de tête la clope, ne se gênant pas ensuite pour l'observer, elle. Trent aimait les belles choses, il aimait l'art, sous toutes ses formes, la voyait absolument partout, dans la mort comme dans la vie, dans la beauté comme la laideur, mais ce qu'il avait sous les yeux suscitait chez lui un autre sentiment... Il connaissait cette tête. Le cerveau habituellement lent, aujourd'hui embrumer par l'alcool mit plusieurs secondes avant de se rappeler... Une mélodie trotta dans sa tête, une chanson, un groupe, un visage. Cela aurait été mentir de dire qu'il n'avait jamais trouvé refuge dans le son de leur riff de guitare et ou de sa voix mais il n'était pas dans les habitudes du Serdaigle d'en faire des caisses, ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. Ayant rapidement marre de tendre la bouteille en attendant qu'elle l'accepte ou la refuse, il la laissa se reposer sur le sol.
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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Mar 8 Juil - 18:57



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.


Plissant les yeux, mon regard balaya les alentours… Je me redressais un peu, véritable proie au vent et n'importe quelle créature avide de barbaque. J'étais là, au bord du Lac, les reflets de la Lune donnant vies aux ombres de la surface ondulante. J'étais une silhouette, une forme, un esprit dans la forêt.

Un nouveau bruit. Ma pupille accrocha enfin les mouvements dans la pénombre. Un homme. A en juger sa démarche, il devait certainement sortir de même endroit que moi… Ou peut-être pas. La forme de la bouteille ne m'échappa pas. Je me détendis, tirant une longue taffe qui dévora ma gorge, avec grand plaisir. Le soulagement coula dans mes veines. La drogue aussi.
Un sourire narquois vint dévorer mes lippes, un léger rire amusé dévalant ma gorge lorsque je te vis trébucher, manquant de peu de t'esclaffer au sol. Ce rire, innocent, presque cristallin se perdit dans le silence de la nuit et le bruit de tes pas. Des éclats de rires morts aussi vite qu'ils sont nés.

Mon regard finit par se détourner, la pupille dilatée, totalement ailleurs et partout à la fois. J'étais souveraine d'un monde qui ne m'appartenait pas. La respiration lente, mais profonde, j'observais et contemplait le Lac et la nuit dévorant la forêt avec une fascination synthétique. Je t'avais déjà oublié, jusqu'à ce que tu viennes heurter ma bulle de vice et de solitude. Un regard de biais tourner vers toi, je ne mis pas bien longtemps en tendre le bras pour attraper la bouteille. Mes bagues heurtant contre le verre, je vins la poser entre mes cuisses. Je fini de tirer une longue taffe, gardant ce monde volupté dans la profondeur de mes poumons, avant de te la tendre. Mon œil vitreux suivit tes mouvements, t'observant t'installer à mes côtés. Aucun mouvement de recul de ma part.
Non. Je vins ouvrir la bouteille alors que j'expirais lentement et longuement ce parfum d'illégalité. Silence. Qu'il était bon de l'apprécier parfois. Être si loin de tout, loin de rien, flottant dans un monde qui n'appartenait qu'à moi, mais qui m'échappait à chaque mouvement brusque. Je voguais dans un univers familier et presque rassurant, sachant quand m'arrêter, connaissant mes limites, mais… Elles étaient si tentatrices… Comme la profondeur ténébreuse du Lac.

« Paraît que y a un calamar géant dans ces lacs…. Tu crois que ca bouffe quoi, ces gros trucs là ? »

Que tu me réponds ou pas, il y a des chances que je ne le remarque même pas. Pourtant, cette réflexion avait l'air de m'amuser, à la vu du sourire amusé que j'avais collé aux lèvres. Mon regard se reposa quelque secondes sur toi, démesurément longue, avant de reporte ma sacro-sainte attention sur cette magnifique bouteille. Je la soulevais, venant renifler discrètement l'alcool, avant de la porter à mes lèvres. Grosses gorgées. Et puis on referme la bouteille. J'aurais fort probablement pu lâcher un Putain que c'est dégueulasse.. . Son absence prouvait à quel point je commençais à être bien, captive d'un monde éphémère aux sensations décuplées.

Posée sur ma cuisse droite, l'arbre de la vie. Tatouage sombre, dont les racines coulaient dans ma peau. Seul tatouage magique encré dans ma chair, qui avait la particularité de s'adapter à mes humeurs. Plus mes émotions et mes ressentis étaient positives, et plus les branches de cet arbre se voyaient se fleurir de feuilles et de fleurs, multiples taches noires. A contrario, plus j'étais perdue dans un univers sombre et lugubre, plus cet arbre était nu, n'ayant que son corps pour se protéger des autres. Comme maintenant.

Le vent s'éleva de nouveau. S'engouffrant sous les tissus qui couvraient ma peau, celui-ci vint dévorer ma chair d'un frisson glacé, y apposant l'empreinte de ses crocs. Une nouvelle gorgée d'alcool fut prise, ayant pour seule excuse de me réchauffer.

Déposant mon regard pâle sur toi, je penchais la tête légèrement du côté.

« Il s'appelle Reviens, tu sais… »

Mon regard croisant le tien, un léger sourire amusé s'apposa sur mes lèvres pâles. L'ombre d'un instant, la fatigue et la tristesse s'écoulèrent sur les traits de la défunte Princesse, celle que j'ai piétiné avec ardeur et passion.

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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Mer 9 Juil - 9:33

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Elle prit la bouteille, mit un temps inconsidérable à lui offrir le bâton de délivrance éphémère. Il se pencha pour pouvoir le récupérer, trop crevé pour avoir la force de vraiment se remettre dans sa position initial. Si bien, qu'il s'allongea alors à moitié, dos au sol, il grimaça légèrement en sentant malgré lui la morsure de la douleur d'un récent rappel à l'ordre. Les yeux dans le vide, il amena le bout du cône à ses lèvres, inspira une longue bouffée, se laissant alors doucement partir dans la délicieuse brûlure de ses poumons. Son cerveau s'embrumant un peu plus encore, au moins, il cessait de réfléchir, cessait de penser à des prises de tête, oubliant sa rage, oubliant sa haine. Il ferma les yeux, retenant sa respiration aussi longtemps qu'il le pouvait pour pouvoir exacerber l'effet, loin d'être con, il connaissait les effets du manque d'oxygène, mélanger à ça les composants de cette cigarette maison et vous obtenez un effet plus intense. Il souffla la fumée au-dessus de lui, observant les formes improbables et uniques qu'elle prenait sous ses yeux, imaginants des choses comme on le fait pour les nuages. Il tourna la tête vers elle lorsqu'elle posa une question... Voulant hausser les épaules, sa position le lui interdisait pourtant. Il aurait pu lui répondre que ça se nourrissait essentiellement de poisson, de crustacés ou de mollusques voir même de calamar plus petit, mais honnêtement, qui ça intéressait à part lui ?

« Des doigts de pied »

Dit-il, naturellement, esquissant un sourire un peu con rigolant de sa propre bêtise. Retournant à l'observation de la demoiselle, il regrettait de ne pas avoir son cahier à croquis, juste pour le plaisir bien que dans son état actuel, cela n'aurait probablement pas donné grand-chose, mais... Elle lui donnait simplement envie de créer. Et alors qu'il prenait un certain plaisir à la regarder, il remarqua sa peau réagir sous une brise, il aimait les détails, aller savoir pourquoi. La couleur de son teint, sa peau si lisse se changer et devenant chair de poule sous la caresse du froid, les poils hérissés, et alors qu'il l'observait et prenait plaisir à le faire, ses iris captèrent les siennes, une seconde, ses pensées passa dans son regard du genre « t'es plutôt sexy vu d'ici ». Réclamant sa propriété, il observa cette chose coincée entre ses doigts, faisant un effort presque surhumain pour se redresser et s'asseoir à nouveau. Prenant un malin plaisir alors à reprendre une longue latte, retenant une nouvelle fois son souffle avant de tendre sa liberté illusoire. Il récupéra alors sa bouteille en retour, soufflant la fumée pour pouvoir noyer un peu plus son foie.

À l'inverse de la demoiselle, lui-même commençait à avoir chaud, retirant alors sa veste en jean, celle-ci décorée de tout et de rien, de dessins qui venait de sa tête à ceux de ces connaissances, il la posa sur la tête de la demoiselle.


« Je te présente son cousin, il s'appelle Retour »

Il bailla, simplement, sans s'en cacher, ni même être discret, se frottant le bras, il replaça son t-shirt noir. La sueur rendait le vêtement collant ce qui n'avait rien d'agréable sur une brûlure. Il l'observa, esquissa un sourire qui n'augurait rien de bien bon.

« Et si on baisait ? »

Trent n'était pas vraiment du genre à s'embourber dans de vaines paroles juste pour atteindre un but précis. Il en avait simplement envie, elle lui plaisait, n'avait pas vraiment besoin de connaître son nom ( même si en l'occurrence, bien malgré elle, il le connaissait ), dans le pire des cas, il essuierait un refus, dans le meilleur, il passerait une excellente fin de soirée.
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Dernière édition par Trent D. Yaxley le Mer 9 Juil - 15:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Mer 9 Juil - 15:28



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.


Eternelle Princesse, j'haussais un sourcil à la réponse du jeune garçon. Presque étonnée, te pensant certainement très sérieux les quelques premières longue secondes… Un éclat de rire dévoré à demi-mot glissèrent contre mes lèvres rosées : «  Oh merde… »   Je me mordis la lèvre inférieure, un léger rire, presque silencieux secouant mon corps. Mon regard vint caresser la surface de l'eau, déjà ailleurs, déjà repartie dans un autre univers qui me dévorait le cœur. Monstre avide de sensation morte, l'ombre d'un instant le souvenir de ce frère perdu s'imposa à mon esprit. Je ne comptais plus le nombre de fois que nous avions pu faire cela ensemble. Juste nous deux, parfois le groupe entier, nos soirées calmes, dehors, sous les caresses lunaires.
Le souffle court, je vais poser néanmoins une main dans l'herbe fraîche. Je soulevais mon pied lentement pour l'extirper des profondeurs ténébreuses… Puis je l'y laissais retomber. Il faisait décidément meilleur dans l'eau.

Figée dans le temps, isolée dans mes pensées détraqués, j'haussai un sourcil de nouveau. Mes lèvres s'étirèrent pour créer un sourire vide, alors que j'attendais bien trop sagement que tu daignes te redresser pour me rendre mon dû. Lorsque tu trouvas enfin la force de le faire, j'en fis presque autant. Mon sourire toujours là, je vins te bousculer un peu, ma main contre ton épaule pour que tu accélères le mouvement, taquine.
Pas un mot, je retrouvais juste cette fine chaleur entre mes doigts. L'emprisonnant entre mes lèvres, son goût détestable lécha mes entrailles. Un sursaut me prit toute entière, lorsque cette chose étrange tomba sur ma tête.  « Putain ! J'ai cru que c'était l'calamar ! J'pensais ça tellement plus… gluant… »  J'éloignais ma main, m'étant légèrement brûlée, gardant la cigarette entre mes lèvres, alors je vins tirer sur le tissu. Finissant par reconnaître cette chose difforme, je l'enfilais sans dire un mot, te remerciant silencieusement. Ton odeur m'envahit soudainement, glissant la capuche sur mes mèches blondes.

Ce fut tes quelques paroles qui brisèrent une certaine léthargie. Pas choquée, ni même piquée à vif, il serait faux de dire que je n'avais pas l'habitude de croiser en longueur de temps des petits cons de ton genre, des p'tits rigolos qui se pensaient meilleurs que les autres. La délicatesse vous savez pas faire. On mettra toujours tout ca sur le compte de l'alcool. Toujours. Mais vos comportements de merde seront toujours là pour nous rappeler que nous ne sommes que des tas de chair, là pour rythmer vos journées. Du moins, tel est comment je l'ai toujours vu dans le monde moldu. Ici, c'est autre chose, ce sont d'autres concepts, d'autres règles.

Mes yeux dans les tiens, je vins siffler après avoir extirper la cigarette de mes lèvres. Comme si tu étais une jolie nana dont je venais de reluquer de haut en bas, de bas en haut.  « Heey ma jolie  T'aurais pas une cigarette ? J'veux dire, j'te fais un bisou, un strip-tease et puis une levrette. » Me redressant souplement, m'avaçant dans l'eau jusqu'à mi-cuisse, je me tournais vers toi : « Allez quoi ! C'est vrai non ? T'étais plutôt bien lancé. » Je me penchais, venant plonger ma main dans le lac, me redressant assez brusque pour t'arroser de cette eau glacée.

Pauvre con. Tu ne peux pas savoir combien en temps normal je méprise ce genre de mec. Mais j'imaginais que ce sont les restes d'une éducation étriquée qui parle…

Me redressant, je vins remonter les manches de ta veste trop grande, pour ne pas totalement la tremper.  Je revins t'arroser, avec mon pied cette fois-ci… Puis je m'éloignais un peu plus, les caresses le l'onde me faisant frémir, toujours attirée plus loin… Léger demi-tour sur moi-même, mon regard s'accroche un instant à toi, et puis je disais, plus bas : « Je voudrais pas t'inquiéter… Mais je crois que j'viens de sentir un truc bouger dans l'eau… »  Je penchais la tête un instant, observant la surface de l'eau. Riant si bas, je vins claquer des doigts, comme prise d'une illumination soudaine : « Aaah non, je sais ! C'était ton machisme de merde. »  Allez hop. Une petite taffe malsaine pour la route. Fin de l'histoire de ce bédot. Il en vint jusqu'à brûler mes yeux.

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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Mer 9 Juil - 19:26

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« T'as de la chance, Retour a récemment été lavé, d'autre soir la comparaison aurait été justifiée »
   
   Ce qui l'avait poussé passer du mec peut être sympa au total enculé de service ? Un réflex stupide d'éloigner les gens. Une envie paradoxale de solitude et de compagnie. C'était sorti, il attendait plus que la réaction...et...
   Il éclata de rire, d'habitude, devant sa stupidité, il se prenait une gifle et finissait seul, parce qu'au final, c'était ce qu'il cherchait généralement. Dans de rare cas, il tombait sur une nana aussi conne qu'il l'était pour accepter et il passait une excellente soirée dans les bras d'une personne, à se dire pendant une seconde, qu'il pouvait compter. Mais là, elle avait de la répartie et de la bonne, ce qui avait entraîné un fou rire incontrôlé chez Trent. Loin de s'offusquer, il savait ce qu'il était, ce qu'il valait, qu'on l'insulte ne le touchait pas plus que ça parce qu'au final, il pensait la même chose. Il se leva, s'éloignant de l'eau en s'étirant. Son équilibre un peu précaire, l'alcool et la fumette aidant. Mais il riait, comme elle avait ri avant lui. S'il en avait été capable, il lui aurait dit qu'elle lui plaisait bien, aurait pu faire connaissance, mais, elle était probablement mieux sans lui dans son existence et lui... Lui ne voulait pas s'attacher, c'était trop risquer, trop dangereux, s'attacher se serait donner une ficelle de plus à Monsieur le grand-père pour manipuler sa petite marionnette. Mais au fond, ce n'était qu'une nuit, une soirée, demain, elle l'oublierait alors pourquoi ne pas discuter un peu ? Juste un peu.


   « Un non aurait suffi »

   Ajouta-t-il à sa tirade, le sourire aux lèvres, amusé, il passa une main sur son visage et ses cheveux pour essuyer l'eau qu'elle lui avait envoyée, gouttant à sa température. Il ôta son t-shirt, le laissant choir sur le sol, déboutonna son jean en la regardant. Il aurait presque eu l'air de lui dire « non mais sinon, on baise ou pas ? » Mais il avait plus vraiment envie de jouer au con, malgré l'amusement du moment. Là, il avait juste envie d'aller dans l'eau. Il aurait pu y aller habiller, mais c'était plus drôle de la voir se dire que quand même, il était un connard.
   Le pantalon à ses chevilles, il recula d'un pas, avant de prendre son élan et de sauté, en faisant une bombe. Elle l'avait éclaboussé, il lui rendait là pareil. Bien sur, il n'avait pas réfléchi que sa cigarette artisanale en ferait probablement les frais, il avait envie d'aller dans l'eau et sa réflexion s'était arrêter à ça. Retrouvant la surface et l'air frais, il la regarda.


   « T'as un peu d'eau... Juste là »

   Désignant le bout de son nez, il esquissa un sourire un peu enfantin, comme un gosse fière de sa bêtise. Et parce qu'elle avait un peu illuminé sa soirée avec une répartie qui l'avait séduit, il laissa une part de sa sincérité prendre la parole.

   « J'avoue, tu m'as surpris avec ta réplique... Je voulais avoir le dernier mot...ou splash... »

   Pourrait-elle seulement se dire qu'il était peut-être autre chose ? Il l'ignorait et en réalité, ne se posait pas vraiment la question. Couvert aux trois-quarts par l'eau, il la regardait, gardant une certaine distance de sécurité pour ses joues, on sait jamais qu'elle changerait d'avis et déciderait de lui mettre la gifle qu'il avait amplement méritée. Il regarda la profondeur du lac, nageant, fronçant alors des sourcils

   « Par contre, j'espère que les calamars géants ne bouffent pas de petites anguilles »

   L'auto dérision avait toujours été sa seconde meilleure arme lorsqu'il se sentait gêné ou désarmé, ou stupide, ou le tout en même temps. La première était d'ignorer, tout simplement. Se rapprochant du bord, il se couchait à moitié, profitant de l'eau tiède et plus agréable que l'air frais de la soirée, tout en se fatiguant le moins à devoir nager et se tenir à la surface de l'eau. Sur le dos, à faire la planche non loin du bord, il observait le ciel, se perdant un instant dans sa contemplation, il aurait donné beaucoup pour qu'il n'ait pas à retourner chez lui.

   « Si t'avais eu le choix de ta naissance... Tu serais qui aujourd'hui ? »

   L'activité favorite de Trent, refaire le monde, la vie, à défaut de changer la sienne. Généralement, c'était des instants qu'il partageait avec quelqu'un de particulier, mais ce soir, bercer par l'envie de s'éloigner du trop sérieux de sa vie, il profité d'être un inconnu, l'excuse parfaite pour être quelqu'un d'autre le temps d'une nuit.
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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Jeu 10 Juil - 14:43



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.


Ton rire éclata dans la nuit. Un rire fou, incontrôlable qui semblait faire trembler le monde entier. Des éclats de diamant, de véritable coup de lames qui venaient tout déchirer. C'était comme soudainement, des faisceaux de lumière dans cette nuit noire. Ton rire faisait soudainement concurrence à cet astre lunaire, reine de mes nuits. Prise d'un haut le cœur, sentant ma mâchoire se crisper d'une colère égoïste, je me détournais. Perdant l'équilibre une demi seconde, je me remis bien à plat sur mes pieds, au lieu de me prendre pour une danseuse étoile dans cette onde si sombre.

Qui étais-tu ? Etais-tu vraiment-là ? Ou étais-je simplement plongée dans des hallucinations brutes, si vicieuses que tu n'abordais pas les traits de mon frère… ? Les griffes de ma folie semblaient se serrer autour de ma gorge, pourlécher ma chair de baisers glacées… Si froid que cela en était brûlant. Oppressant. Là, tout autour de moi. Une pression invisible, plaquée contre ma poitrine. Dénuée de toutes envies, sauf de ce besoin que de tout exploser.  Sentir mes côtes se broyer, déchiqueter ma chair, m'éventrer toute entière. L'implosion contre l'explosion, la fin de mon histoire sordide.

Cette question soufflée, j'haussais les épaules. Comme si un simple non pouvait suffire… Une simple négation, perdue dans les airs t'aurait-elle contentée, dans cette approche déboîtée ? Alors quoi ? Je t'avais bousculée dans ton amour propre, ou tu n'avais lâché ces quelques mots pour… Briser une image ? Laquelle ? Celle d'un homme silencieux et complètement défoncé qui venait de me prêter sa veste ? Peut-être. Peut-être pas. Il n'était sûrement question que d'apparence. Te sauver la mise après ce refus cuisant et si moqueur. C'était stupide, mais compréhensible.

Pourtant, un sourire amusé vint dévorer mes lèvres. Haussant un sourcil, je t'observais te… Déshabiller. Non, décidément, ce n'était pas un strip-tease…. Vaguement déçue, ma pupille capta les dessins sur ta peau, vide, de simples traits sombres. Vague d'incompréhension, jusqu'à ce que je te vois prendre ton élan. La surprise déforma tes traits et puis je ne pensa qu'à fermer les yeux.
L'eau m'emportant, dégoulinant de mes mèches blondes et de mon visage, ta veste s'imbiba, brusquement bien plus lourde.

En t'entendant, un léger rire coula de mes lèvres, essuyant mon nez d'une des manches trempées. « C'que t'es con, ma parole… »   Sincérité et franchise. Depuis bien trop longtemps, depuis que j'avais abandonné derrière moi une vie que je n'avais pas désirée. Tes prochaines paroles laissèrent un sourire sur mes lèvres, mais je ne disais rien, me contentant de ruisseler de ta bêtise… M'éloignant lentement de toi, je revenais vers la berge, pour reposer dans l'herbe ta veste trempée. Dommage. Un frisson me prit toute entière lorsque de mes mèches blondes, quelques goutes glacées retracèrent la courbe de ma nuque.
Je vidais mes poches, laissant sur le veste mon paquet de cigarette. Je testais si mon zippo fonctionnait toujours. J'extirpais de mon décolleté inexistant un minuscule sachet de poudre blanche, qui rejoint le reste des objets.

Ta question bouscula mon silence… Tournant la tête un instant vers toi, mon regard passa sur toi, hésitant à répondre franchement ou pas. Sous tes airs calmes, perdu dans ta contemplation de l'univers je fini par répondre : « Personne d'important.   »   J'aurais dis non avec grand plaisir à cette famille de sang pur, non à cette enfance faite pour être une épouse parfaite… J'aurais peut-être bien dis non… Non avec grand plaisir à mes frères jumeaux… Il n'y avait toujours eût que douleur et vide en moi, une jalousie maladive qui me rendait détestable. « Mais toujours artiste, à refaire le monde par touche...   »    Je fronçais les sourcils, finissant par ajouter, un peu amère : « Mais loin de toutes ces horreurs, toutes ces haines… »   McMillan. Un nom précieux, un nom connu parmi les familles de sang-pur, des plus longues lignées. Nombreuses. Il y avait Abel et Cain à Poudlard, il y avait Arya, Abigail, Rosie, tant de nom, tant d'enfant portant ce même nom… « Et toi ? »   Fais donc, réfléchis et fantasme alors que je m'approche lentement de toi… Lentement, sournoise… Avide de vengeance… Soudainement,  je vins appuyer mes mains contre ton torse, te coulant dans l'eau ! Je m'éloignais rapidement, retournant m'asseoir sur la berge, dans cette fausse sécurité, en riant un peu, fière comme une enfant, de ma bêtise !




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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Ven 11 Juil - 11:32

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Il releva légèrement la tête comme si c'était une quelconque fierté d'être terriblement con. L'observant alors reposer la veste qu'il lui avait donnée et y déposer ses affaires, redoutant peut-être une autre attaque de son interlocuteur. Son regard capta un instant le sachet de poudres, adepte des plaisirs illégaux, il ne put contrôler le bref frémissement du coin de ses lèvres.
Flottant sur l'eau la seconde qui suivait, il observa le ciel, luttant soudainement contre une envie de s'endormir là. S'il n'avait pas risqué la noyade à le faire, probablement se serait-il laissé aller à ronfler sur la surface de l'eau. Il aurait pu user de magie pour éviter de se noyer, mais il n'était clairement pas en état de lancer un quelconque sortilège et puis surtout, cela lui demandait de quitter le lac pour retourner à son pantalon récupéré sa baguette. La question heurta un instant le silence avant de trouver une réponse. Il se crispa en l'écoutant, se perdant un peu plus dans la contemplation du ciel, être une artiste...
L'art était son refuge, peu importait le support, créer lui donnait pendant un instant la sensation d'être libre, c'était la seule chose que personne ne pouvait contrôler chez lui, c'était quelque chose qui lui appartenait tout entier, une petite île où il pouvait se réfugier. Loin de la guerre, loin de l'horreur qui les attendait. Il comprenait et c'est naturellement qu'elle lui relança la question. L'emmerde, c'est que ça lui semblait particulièrement con de répondre la même chose qu'elle. Aussi, il laissa le silence, réfléchissant à ce qu'il souhaitait être réellement.

Il inspira, s'apprêtant à répondre, mais les mots qui s'apprêtaient à franchir la porte de ses lèvres se diluèrent dans l'eau qui s'engouffrait dans sa bouche. Il ne l'avait pas entendu arriver, trop obsédé par les étoiles qu'il observait, trop absorbées par les milliers de possibilités de vie différente qu'il aurait pu avoir s'il avait le choix. Sa respiration coupée, il observa un moment la vision déformée de son visage avant de se retourner, nageant sous l'eau... Si elle souhaitait jouer. Il la laissa retourner à la berge alors qu'il continuait à retenir sa respiration sous l'eau, s'approchant de ses petits pieds. Elle avait oublié ? Les calamars géants, ça mange les doigts de pied.
Attrapant ses deux chevilles si gentiment offertes à lui, il tira, entraînant la blonde dans un autre bain de minuit. Bien obligé pourtant de remonter à la surface en sentant la douleur de ses poumons qui cherchait désespérément de l'air. Lâchant ses chevilles pour l'attraper et la garder contre le bord, ses bras de part et d'autre de sa taille, il l'observa, dans les yeux, dégoulinant d'eau et sourire amusé sur les lèvres et dans une ultime connerie infantile, il laissa un filet d'eau sortir de sa bouche pour éclabousser le visage de la blonde.

Lui laissant le temps de se remettre, il la regarda, appréciant la beauté simple de son visage, la façon dont les gouttes venaient épouser les contours, se glisser sur sa joue, rejoindre sa nuque et descendre un peu plus.


« L'art est de cacher l'art » *

Brisant sa règle numéro 1 d'apparaitre comme un ignorant. Ses yeux cherchèrent le contact de ses iris, reprenant un soudain sérieux, après tout, elle lui avait posé une question...


« Et si j'avais eu le choix... Je ne serai jamais né... Pas maintenant et peut-être jamais. »

Il la porta, juste pour la remettre à l'exact endroit où elle était avant qu'il ne lui attrape pied. Venant rejoindre à son tour le bord et quitter le lac. Les pieds encore dans l'eau, il laissa la morsure du froid parcourir son échine, réveiller une douleur dans le haut de son dos. Se mordant la langue, il chercha d'un regard la bouteille qu'il avant abandonner ici, se penchant pour l'attraper, il était presque à moitié allonger sur la jolie blonde quand il attrapa sa douce boisson. Il ingurgita deux longues gorgées se souciant peu de savoir s'il finissait par vomir ses tripes à quatre pattes dans un coin de cette forêt. À nouveau assis, il laissa le silence reprendre ses droits, appréciant le calme, lui tendant la bouteille, il ne restait plus qu'un fond à présent, mais ça la réchaufferait probablement un peu.

* : Réplique dites en français
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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Jeu 17 Juil - 1:30



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.


Mon rire s'éteignit dans un soupire. Une joie éphémère, qui naît si vive et crève trop vite. Une émotion trop brève qui se dépose sur ma peau et finit par déposer son poids contre moi. La culpabilité de sourire alors que mon cœur se noie. La culpabilité de tromper le monde alors qu'on le déteste. Pourtant… Je m'arrachais de mes pensées creuses, me redressant un peu. Je me mis à fixer l'eau, inquiète de ne pas te voir remonter des profondeurs. Alors ca y est ? Le calamar était venu se nourrir ? J'étais la prochaine sur la liste ?  Tentée de prononcer un prénom que j'ignorais, mon regard balaya la surface du lac un peu plus loin. Tu mettais du temps à remonter… Je n'y été pas aller si fort.. Mais tu avais bu, bien trop bu, peut-être que… L'effleurement de ce songe serra ma gorge. Ce n'était pas possible, n'est-ce pas ? Pas ce soir, pas maintenant, jamais. Je venais de craquer, de tuer une hallucination, ou pas ?

Soudainement, une force enserra mes deux chevilles, m'attirant vers les profondeurs du Lac. Un cri de surprise déchira le silence, se perdant dans les flots. Le cœur palpitant, me débattant un peu, je remontais à la surface en même temps que toi, mes doigts s'accrochant à l'un de tes poignets. On avait beau m'avoir appris à nager, quelques longues nuits d'été… Je continuais à avoir désespérément peur de ne pas savoir bouger, rester à la surface, crever de l'eau au fond des poumons. Ca devrait être si affreux de mourir de noyade... J'avais appris, il y a deux ans, peut-être moins, peut-être plus, mais je n'avais que rarement appliqué les leçons, alors… Savoir nager… Etait un bien grand mot. Je savais. Lorsque j'avais confiance. Pas maintenant.

Glissant ma main libre contre mon visage, le dégageant de mes mèches qui collaient à ma peau je sursautais un peu, fermant les yeux lorsque tu m'arrosa encore. Un léger rire éclata, avant de m'essuyer encore, considérant un instant mes vêtements définitivement trempés qui me collaient à la peau. Les yeux baissés, pour dissimuler le soulage que l'hallucination était toujours, que je ne l'avais pas tué. Toi avec.

Puis il eût cette phrase, ces quelques mots en français. La surprise caressa les traits doux de mon visage, remontant mon regard sur toi. Ces choses là, n'appartiennent pas de ce monde là… Mais de l'autre, celui qui avait apposé la honte sur moi, dans lequel j'avais fuis, m'y réfugiant encore et toujours… Toujours aujourd'hui… Cette phrase, je m'en souvenais, parmi des lectures. Mon éducation noble est telle que j'ai appris plusieurs langues, assez pour pouvoir me débrouiller à converser intelligemment avec les nobles hôtes de la maison, venant de France et d'ailleurs. J'étais tombée amoureuse de cette langue. De son art.
La tendresse, le repos de la passion, dit-il. L'art de jouer avec les mots, l'art d'écrire son affection pour l'une des premières femmes à mes yeux. L'histoire des moldu était si fascinante…

Le silence. Je ne disais rien, laissant mes mains se poser contre toi, lorsque tu vins me poser, telle une vulgaire poupée de chiffon sur la berge. Ta dernière réponse sembla néanmoins me désespérer. «  Qu'est-ce que tu racontes… La vie est faite pour être vécue. »  Pas pour être regretté. Un sourire bien plus pudique, plus doux, plus sincère aussi étira légèrement mes lippes. Quelle est belle l'ironie. Prononcer ces quelques mots alors qu'il n'y avait que la mort qui semblait m'attirer ces dernières semaines. «  Et c'est moche de dire ca. »  Crever définitivement, abandonner cette vulgaire carcasse de chair pour rejoindre ma moitié, mon frère, celui qui aurait laissé un trou béant dans ma poitrine, me laissant définitivement seul ici… Pourquoi j'étais encore là ? Je l'ignorais. Mais savoures là, cette ironie, parce qu'il parait que c'est la vérité. Une putain de vérité qui fait mal à entendre.

Je me reculais un peu, te laissant attraper la bouteille, ne venant que voler une petit gorgée lorsque tu me la présentais. Faudrait pas non plus que j'ai assez de courage pour aller me noyer. Silencieuse, je te suivais du regard. Qu'il est bon ce silence, presque apaisant parfois… Mais là, il ne me fait que penser, penser trop fort, faisant naître une putain d'envie d'hurler de cogner, de pleurer. Alors faut le crever ce silence !

Mes doigts vinrent effleurer ton bras tatoué, mon ongle glissant contre ta peau encrée. Définitivement moldu. Un doux sourire se glissa sur mes lèvres, soudainement intéressée. «  Tu finis ca quand ? »  Pourtant il avait l'air de dater, pas si frais que ça, bien plus que ce que l'on préconise généralement entre les étapes. Lentement, les racines de mon arbre sur ma cuisse s'allongeait un peu.

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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Jeu 17 Juil - 11:19

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Il ne répondit pas lorsqu'elle sembla regrettée ce qu'elle venait d'entendre, il l'observa simplement, lui souriant, presque désolé de la décevoir. Elle avait raison, il y avait beaucoup de choses qui méritaient d'être vues, beaucoup de choses qui méritaient d'être vécues, mais il avait jamais su faire taire la colère sourde qu'il gardait en lui pour cette mère qui lui avait donné la vie sans lui demander son avis, lui avait offert ce qu'il y avait de plus misérable, lui avait permis de connaître le désespoir et pire encore... L'espoir. « Je mens un peu » avoua-t-il malgré tout. « Si j'avais pu choisir exactement ce que je serai devenu, je vivrai loin de tout, escaladerais les incroyables falaises des Philippines ou plongerai dans les eaux sauvages de Belize... J'observais ce que la nature à de plus beau à offrir ». C'était à vrai dire son plus grand rêve, pouvoir s'en aller, observer la faune, après tout ce n'était pas pour rien qu'il étudiait les créatures magiques. Mais devant ce trop-plein de sérieux, ses yeux se firent rieur « ça te convient mieux ? » Taquina-t-il avant de reprendre sa place.
Le cerveau embrumer, Trent appréciait le calme, le froid, l'instant présent, déconnecté, il était incapable de réfléchir à ce qui le troublait réellement, aux emmerdes, aux trucs qui vous mettent à terre, il était juste présent, connecté avec les bruits ambiants, le bruissement des feuilles, le clapotis de l'eau. Comme une mélodie, douce et tranquille. Il aurait presque insulté la demoiselle de briser cet instant, mais au fond, sa voix ne lui était pas désagréable, ni le bout de ses doigts sur sa peau. Il observa son tatouage non terminé, passa sa main dessus, sentir ses ongles contre sa peau lui avait procuré une sensation de chatouillement.


« J'en sais rien... »

Admit-il, généralement les gens ne remarquaient pas spécialement qu'il n'était pas terminé, se disait juste que c'était un style et généralement, lorsqu'on lui posait la question, il disait que le tatouage était comme ça et pas autrement, mais il suffisait de voir la peau de la demoiselle pour savoir qu'elle avait un œil un peu plus expert.


« Quand j'aurai trouvé le moyen d'échapper à l'Yaxley Corporation... »

Son visage se crispa légèrement, il y avait un certain nombre de sorciers qui pratiquait l'art du tatouage, mais c'était à leur manière, avec toute la magie que cela demandait...Celui-ci était fait à l'ancienne, à la moldu, et depuis sa dernière escapade en milieu non-magique, Monsieur Yaxley prenait soin tout particulier à vérifier les escapades de celui-ci, l'empêchant tout simplement de mettre les pieds ou de se mélanger à l'univers moldus. Bien évidemment, s'il l'avait réellement voulu, il aurait facilement pu trouver le moyen d'échapper à la surveillance de ses grands-parents, mais Trent se voyait mal expliquer qu'il n'avait pas le choix, qu'il ne s'agissait pas que de lui. Ses yeux se posèrent sur la cuisse de la jeune fille, remarquant un détail à la lueur de la lune. Il passa ses doigts sur l'encre magique.


« Je ne sais pas toi, mais je préfère la sensation de l'aiguille, sentir le travail, entendre le sifflement de la machine... Même si le travail de certains sorciers est tout aussi remarquable »

Il parlait en particulier de ce tatouage qu'il effleurait, il avait toujours aimé l'art et il avait été naturel pour lui de devenir une toile vivante pour l'expression d'autrui. Il aurait aimé apprendre à en faire autant, il avait déjà eu le loisir de peindre sur la peau, mais le tatouage, ça, il ne l'avait jamais pratiqué. Si cela ne tenait qu'à nuit, son corps en serait couvert, de dessin, de mot, de chiffre, de symbole, de chose que seul lui pourrait comprendre ou apprécier, mais le fait que cela ne tenait pas qu'à lui et que dans le monde des sorciers, les tatoueurs pratiquant à l'aiguille n'était pas vraiment légion ajouter à cela la fainéantise de Trent à en chercher un et celui-ci s'était simplement résigné à arborer un tatouage non terminé représentant l'un de ses premiers dessins d'enfant. Il finit par s'allonger sur le dos, grimaçant légèrement, le sol n'avait rien de vraiment confortable mais bon. Les mains derrière la tête, il observa le corps, ses autres tatouages, essayant d'en deviner l'histoire, leur signification, ou s'imaginant ses propres significations.

« Tu me racontes les tiens ? »

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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Jeu 17 Juil - 16:37



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.

Mon regard remonta sur ton visage. Un léger sourire fut palpable sur mes lèvres en t'entendant revenir sur la question. Des rêves de marginaux… D'une personne pas faite pour ce monde là. Je ne pouvais que te comprendre. Loin de ces règles, loin de ces mœurs violents. Non. Je n'étais sûrement pas assez forte pour supporter cet univers. Trop seule pour réussir à rester accrochée à cette réalité. Me noyer un peu plus dans une léthargie synthétique pour oublier la vérité. Ce n'était pas du courage, c'était une faiblesse. J'étais lâche et lasse de me battre pour une chose qui m'avait échappé et qui ne reviendrait jamais. Me battre pour ma propre vie, pour accepter cette perte. Connerie. Comment pouvait-on avaler ça…
A ta question, je ne répondis rien, mais mon sourire parla pour moi.

Yaxley Corporation… Tiens, ce nom me disait bizarrement quelque chose. Un vague souvenir des mots de ma mère, un vague souvenir des cours de cet homme si froid et si grand, toujours tiré par quatre épingle. Un sang pur. Tu appartenais à une famille de sang pur. Cette simple idée me crispa un peu, ayant presque peur de tomber dans un piège crétin… Echapper… Corporation… Non. Tu n'avais pas accepté. Tu avais tenté d'échapper… Maintenant encore. Tu étais sûrement plus comme moi que mes propres frères. Comme… Caleb.
Je détournais la tête, ailleurs, dans une autre direction. J'avalais ma salive, inspirant profondément pour me calmer et rejeter ces souvenirs carnivores.  

Un nouveau frisson me prit, séchant lentement au gré du vent. L'eau me paraissait presque brûlante face au reste du monde, les vêtements dégoulinant de cette eau. Mes doigts vinrent se perdre dans mes mèches humides pour les égoutter un peu. Ma baguette aurait pu m'être utile… Mais c'était si simple la magie. Trop simple. Mais jamais elle ne résoudrait aucun maux. Ils viennent toujours de nos réactions, nos émotions, nos envies contradictoires.

«  Tous mes tatouages ont été réalisé avec des aiguilles… Sauf un. Mais ce n'est pas celui-là.    Je posais mon regard sur tes doigts, sur cet arbre capable de changer.    Celui-là, c'est un sorcier qui me l'a fait, à l'ancienne. Il n'utilise la magie comme touche finale… Mais celle-ci ne permettait que de revenir à des états existant et précédents du tatouage. C'est bien plus complexe si il doit partir sur une base existante, tatouée à la moldue, et créer des mouvements de motifs qui étaient figés… Contrairement à faire le tout directement avec la magie… Mais c'est plus douloureux qu'on ne peut le penser…  Au lieu de te brûler lentement, avec quelques aiguilles, tu fais… Quasi tout d'un seul coup, par couche de couleur. C'est plus violent disons. Mais suffit de serrer les dents….    Un frisson violent. A cause de tes doigts ou du vent. Va savoir. Je me redressais, sortant les pieds de l'eau.  Je crève de froid. »  

Je me relevais, ramassant mes affaires et ta veste lentement. Je t'attendais sûrement, pour que tu me suive ou pas. J'allais certainement mourir en chemin, tomber malade, mais mon envie d'être dehors et au vent ne pouvait l'emporter sur mes membres tremblant.

« Les miens ? On y est encore demain, matin alors… Mais c'est ma vie en général. Mes envies de voyages…  Comme celui que je portais à mon bras, carte postale et globe trotteur, boussole… Ou le poids de ma famille, mes choix… Cet arbre sur ma cuisse. Ce que j'ai envie d'être ou pas, la théâtralité de toute ma vie…  Ce cadre vide dans mon dos, qui suivait si bien les formes de mon corps. Y en a tellement… »  

Et cette question semblait m'agacer un petit peu. Ils étaient personnels ces dessins, sur ma peau. Tous le monde pouvait se vanter de les avoir vu. Dans ces clips dénudés, pendant nos shows enragées, sur ces photos provocatrices… Mais le véritable teneur de ces dessins ? Mon envie de liberté. De me détacher de cette famille.

Mon regard se reposa sur toi, bougeant un peu, m'éloignant de quelques pas de la berge, m'étant glissé une autre cigarette entre les lèvres. J'extirpais mon zippo du tas d'affaires dans mes bras, alors que je soufflais : «  Tu me montreras ? J'veux dire… J'ai tatoué mon frère, alors... Si jamais. »  Tu sais, celui qui est mort, y a quelques mois.

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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Jeu 17 Juil - 22:50

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Il esquisse un sourire en l'écoutant, il n'est pas sans savoir à quel point l'encre sur la peau peut avoir une histoire réellement personnellement. C'est comme demander à quelqu'un de se mettre à nue, mais elle lui répond, de manière évasive, mais elle lui répond. Des mots, qui l'intéressent, pour une fois qu'il ne s'ennuie pas réellement, pour une fois qu'il peut penser à autre chose. Expliquant l'histoire de cet arbre et toute la difficulté que cela avait dû être, son expertise, son ressenti, et il ne peut pas s'empêcher de passer ses doigts sur certains détails, essayant de mettre des images à l'histoire qu'elle lui raconte. Dommage, elle finit par se relever, l'abandonnant quelques secondes. Maintenant qu'elle le dit, lui-même commence à sérieusement se les geler, d'autant plus qu'il est en caleçon. Il va finir par attraper la crève ou pire. Ce ne serait pas une grosse perte, mais quand même, c'est chiant d'être malade.
Il se lève alors à son tour, s'approchant de ses affaires, enfilant son pantalon, suivit du t-shirt avant de s'approcher de la demoiselle, elle a toujours sa veste et puis quelque part, il a envie d'entendre la suite. Il s'attendait pas à ce genre de nana, connaissant son nom, se souvenant de qui elle était, il avait une autre image en tête malgré son arrivée plutôt bruyante dans l'établissement. Il était comme tout le monde, se faisait une idée sur les gens avant de les connaître, pour une fois, il était content de se tromper. Il s'était attendu à une gosse en pleine crise d'ado à retardement qui avait décidé de faire sa rebelle parce que : ô mon dieu, papa est trop riche.

Enfin... Qui était-il pour juger au final ? Lui-même faisait partie de ce monde et le haïssait plus que profondément. Se haïssant lui-même plus que quiconque dans son entourage. Il était la foutu réincarnation de l'hypocrisie au final. Il détourna les yeux lorsqu'elle s'éloigna, remettant ses chaussettes et chaussures avant de la rejoindre. Elle lui proposait de finir le travail ? Lui précisant qu'elle avait tatoué son frère. Triste histoire, mais ce n'était pas le genre de chose sur laquelle Trent s'attardait, parce qu'il ne savait pas vraiment ce que ça faisait de perdre quelqu'un, parce qu'il ne savait pas du tout comment réagir.


« Finir le boulot ? Mmmmh... Me faire tatouer par une nana que je connais à peine à qui j'ai salement demandé de coucher, qui non seulement ma rejeter comme un malpropre, mais doit avoir probablement envie de m'inoculer l'hépatite... Difficile de résister... »

Il esquissa un sourire, reprenant naturellement la route et s'éloignant du lac.

« Je te montrerai, et si l'envie te dit... Mon corps sera ta toile »

Ouvrant grand les bras, il s'était retourné pour marcher à reculons, offrant ainsi en spectacle son dit corps. L'ennui quand on avance à reculons, c'est qu'on ne regarde pas où on marche, l'alcool aidant, il ne fallut pas plus d'une minute pour que le serdaigle se mélanger les pieds, perde salement l'équilibre et finisse le dos contre le sol et une putain de douleur dans les reins.

« Si je ne me crève pas avant »

Rajouta-t-il, à la fois blasé et amusé. Retrouvant rapidement son équilibre sur ses deux jambes, il prit la judicieuse décision de continuer la route en regardant où il foutait les pieds. Rapidement, le bruit de la foule et de la musique s'intensifiait petit à petit.

« Retour à la civilisation... »

Visiblement peu emballer à cette idée, ses mains dans les poches, il observa ça de loin. Souriant, se moquant de lui-même et de subite envie de marcher loin, de partir et de pas se retourner, comme si fuir était un luxe qu'il pouvait s'offrir. Au moins, il y aura fait une rencontre, plutôt jolie, plutôt drôle, avec quelque chose qui d'attirant, de beau, au-delà de la simple beauté physique.

« Si tu dois dessiner sur ma peau, tu me laisses te dessiner, toi ?

Il n'avait pas vraiment l'habitude de demander la permission pour dessiner quelqu'un, il la prenait et puis c'est tout, mais là... C'était une excuse facile pour rester un peu encore, éloigner de la masse, éloigner de ce semblant de vie qu'était la sienne. Revenir auprès de la foule, retrouver ses ami(e)s, c'était retrouver tout ce qu'il avait tenté de fuir avant cette rencontre. Et en réalité, plus effrayé par la réponse qu'autre chose, il s'apprêtait à faire les derniers mètres qui le séparaient de cette foutu soirée quand un groupe courrait vers eux, il fronça les sourcils, sans comprendre. Il aurait presque eu un mouvement de recul quand il s'aperçut que cela ne le concernait pas réellement, que ce n'était pas ses potes et que ce n'était pas vers lui qu'on venait. En un instant, il semblait disparaitre du tableau devant une petite troupe demandant autographe et surtout... Une chanson, à l'intérieur, ils s'étaient arrangés avec les organisateurs.

« Ok, on arrive... »

Avait-il fini par répondre à la place de Hell, la troupe retournait à l'intérieur, animer par l'excitation du moment. Mains toujours dans les poches, il avait suivi, sans vraiment tenter de savoir si elle allait l'étriper ou non. En réalité, il avait la sensation qu'elle voulait juste qu'on lui foute la paix et... Il comptait l'aider... Rejoignant l'intérieur. Il se présenta comme le nouveau membre, le groupe de nénette venant l'appuyer, Hell arrivait, elle finissait sa clope. Il chaufferait la salle en attendant et on lui laissa la liberté de monter sur scène. C'était presque trop facile, mais c'était fun. Attrapant une guitare, il se plaça devant le micro. Attirant l'attention en chatouillant quelques cordes, il laissa se mit naturellement à chanter...



« There are things...I have done... » Commença-t-il, ignorant à présent de savoir si oui ou non, on l'écouterait ou pas. Comme à chaque fois qu'il se laissait aller à un domaine artistique, il se donnait, simplement. « There's a place...I have gone... »

Il chercha alors du regard, la cherchant Elle, curieux à présent de voir sa réaction ou sa tête, ou juste de voir si elle avait profité du moment pour s'en aller.

« There's a beast and I let it run
Now it's running my way

There are things I regret
Cause you can't forgive
You can't forget
There's a gift that you send
You sent it my way

So take this night
Wrap it around me like a sheet
I know I'm not forgiven
But I need a place to sleep
So take this night
And lay me down on the street
I know I'm not forgiven
But I hope that I'll be
given some peace

There's a game that I play
There are rules I had to break
There's mistakes that I've made
But I've made them my way
So take this night
Wrap it around me like a sheet
I know I'm not forgiven
But I need a place to sleep
So take this night
And lay me down on the street
I know I'm not forgiven
But I hope that I'll be
given some peace

Some peace
Some peace »



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MessageSujet: Re: Désespoir, doucereuse amante.   Dim 20 Juil - 20:41



Désespoir, doucereuse amante.
Elle s'agite, dans ma tête. Elle me crève, c'est ma fête.



Se mettre à nu. Quoique l'on pourrait en dire, ou croire, il était mille fois plus simple de finir dénudée pour des photos, de voir son corps sur du papier glacé, les voir projeter pour quelques images mouvantes durant des clips vidéos… Je me mettais à nu, dans certaines de ces chansons. Les ressentis de Caleb, les miens, ceux des autres membres du groupe, des bouts, ici et là, de nous, des autres, de quelqu'un. Une histoire écrire, une histoire qui me transperce le cœur, qui fait vibrer mon être… Assez pour être ressentis. Assez pour sentir la rage dans ma voix, assez pour sentir la tristesse dévorer mes mots. Non, ce n'est pas du chant pour du chant, ce ne sont des chansons pour l'argent, c'est un univers, le notre… Caleb était l'un des piliers et personne ne pourrait le remplacer sans partager notre monde…

Alors oui, parler de mes tatouages, expliquer certains messages, certaines paroles de nos chansons, c'est me mettre à nu, offrir sur un plateau toutes mes faiblesses. Et Dieu qu'elles étaient nombreuses, ces faiblesses. Provocantes, délicieuses, elles restaient accrochés et ne cessaient de ricaner jour après jour.

Hell, le démon de vos nuits. La chanteuse de Forbidden Games. Oui, j'ai fais parlé d'elle, j'ai fais parlé de moi. Une rebelle peut-être et au fond, il est probable que la majorité des médias me donne cette image de fille à papa qui ne cherche qu'à faire son intéressante. Mais ces médias là, ne cherchent pas à regarder les textes, se contentant d'une image. Hell est une image. Hell est un univers. Je n'ai jamais été elle et elle n'a jamais été moi. Jusqu'à aujourd'hui, ces derniers mois, ces derniers jours d'horreur. Pour elle, pour Hell, tout est simple. Tout est diablement plus simple, elle n'a qu'à sourire et ordonner ! Les brasiers des Enfers n'auraient qu'à s'incliner face à magnificence. Moi ? Je ne suis qu'une gosse perdue, loin de tout, loin de sa famille, qui méprise son éducation, loin des mensonges et des règles. Une artiste, incomprise ou pas, une artiste qui vit de son art, qui se crève pour. Mais pour l'heure, je me meurs de manque.

Un léger rire perça ma carcasse froide, échappant quelques mots :  «  Je savais que tu ne résisterais pas. »  Foutaise. Mais jamais je n'oserai mettre en danger quelqu'un qui accepterait de se faire tatouer par moi. C'était un autre univers, il découvrirai fort probablement une nouvelle facette. Cela faisait longtemps que je n'avais pas dessiner ceci dit.
Je vins soudainement dégueler un nouveau rire, mi-surpris, mi-incontrôlé en te voyant tomber au sol. Adorable Princesse, je vins te tendre la main pour t'aider à te relever, bien qu'avec nos états, cela ne m'étonnerait même pas que nous manquions de retourner au sol à deux.

Une légère grimace déforma mon visage lorsque la musique caresse mon ouïe. Tout ce que j'avais fuis depuis quelques heures, revenait soudainement… Violement. Mon regard se releva vers toi, en t'entendant me poser une question. Je n'eu pas réellement le temps de répondre que bientôt nous nous retrouvâmes entouré d'une dizaine de personne.

Adieu Princesse Hell. Bonsoir Hell.
L'un de ces faux sourire se glissa sur mes lèvres. Mais un sourire si beau, si joyeux, après tout j'étais là grâce à eux. Jamais je ne cracherais sur ces personnes. Je leur donnais mon temps, toujours, même si c'était fatiguant. Alors j'ai ris, j'ai répondu aux questions et j'ai signé des autographes. Cela m'étonnera toujours. Un fan finit par donner un coup de baguette à mes vêtements, me retrouvant soudainement au chaud. Reconnaissante, je ne su quoi dire lorsqu'on réclama une nouvelle fois une chanson. Sans le reste du groupe ? C'était presque une trahison à mes yeux. Je n'eu pas le temps de répondre, que je te voyais déjà accepter.

La bouche entrouverte, surprise, je me sentis bête quelques longues secondes, avant de me laisser entraîner par ce même groupe. Je suis restée là, sur le bord, à fumer, m'éloignant parfois pour rester à la sortie de la pièce, pour pouvoir sentir encore l'air frais.

Cette voix trop grave, trop profonde, trop lente s'éleva. Trop sérieux trop triste pour cette soirée. Une chanson et à cause de tes paroles, de tes conneries, des nouvelles rumeurs iront courir. Un nouveau guitariste… Tu te prenais pour qui, pauvre con… Tu brisais l'ambiance de cette soirée avec cette chanson qui me remuait les trippes et me voilà attendre comme une idiote.
Je n'ai rien dis, je n'ai pas même croisé ton regard lorsque je suis passé à côté de toi, juste haineuse, jusqu'aux bouts des doigts… J'ai vidé un verre puis je suis finalement monté sur la petite scène, récupérant la guitare, réglant le micro à ma taille… Une soirée, des adolescents, de l'alcool. Adieu ton univers trop profond, bonjour l'un de ces singles qui a fait carton, sur les conneries de la jeunesse dorée, sur la liberté. Mes doigts ne tardèrent pas à vivre sur les cordes, ces partitions que Caleb était censée jouer. Et ma voix s'éleva. Belle, au timbre légèrement cassé, typique de l'alcool qui dévore mes cordes, douce et parfois si violente. La salle s'enflamme, après tout ils l'attendaient sûrement depuis trop longtemps.

Mais on aura beau en demander une seconde, j'ai fini par réussir à m'échapper. La capuche de ta veste sur la tête, j'ai fondu la foule, finissant aux toilettes un long moment, avant de ressortir profiter de l'air mordant.  

Je rentrais vers… Non, pas Poudlard. Ailleurs, je ne sais même plus où je dormais depuis le début des vacances. Un hôtel sûrement. Mais que l'on me foute la paix, moi et mes larmes, moi et cette haine insatiable.

© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart


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Désespoir, doucereuse amante.

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