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 If You Want Peace, Prepare For War

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MessageSujet: If You Want Peace, Prepare For War   Lun 23 Juin - 11:12


If You Want Peace, Prepare For War

Harlow/Jethro & Audric - 13 Septembre

If You Want Peace... Prepare F by Children of Bodom on Grooveshark

Harlow avait passé une première semaine à Poudlard très compliquée. Ses premiers cours avec les différents niveaux, des gnomes à peine sevrés aux grands gaillards presque diplômés, le grand écart était immense. Harlow ne doutait pas de ses capacités d'enseignant mais face à cette faune à dompter, c'était plus d'autorité que de pédagogie qu'il avait besoin. Il n'avait pas dans ses lointains souvenirs de sa propre scolarité, une image d'un château aussi plein à craquer. Depuis qu'il était arrivé, il avait eu toutes les classes dont il serait ressemble pour l'enseignement des potions et dans aucune d'elle ne se trouvait celui qu'il cherchait temps.

Il avait trouvé des gens étonnants : des fils improbables de couples surprenant, des raclures au sang-impur et trouble, des filles charmantes et très jeunes. Mais ce qu'il cherchait avant tout, celui dont le visage d'enfant, adorable petite bouille angélique aux yeux tels des saphirs et à l'expression espiègle, il ne l'avait vu nulle part. Il s'était renseigné mine de rien auprès de Liliya, et Audric Saddler était un excellent élève, très appliqué et impliqué dans la vie de l'école, dans l'équipe de Quidditch, divers clubs et notamment un qu'il avait lui même créer : le club d'aide en potions. Quelle ne fut pas sa stupeur lorsqu'il l'apprit. Alors Audric avait carrément séché son cours de potions ... Alors qu'il en était apparemment très doué et intéressé.

Ce détail interpella Harlow pendant le reste de la semaine et quand vint le jour où on l'avait prévenu que se tenait les réunions du club de potions dans son cachot, il avait tenu à être présent, au moins pour voir une séance. Personne ne s'était formalisé de sa présence puisque après tout, quoi de plus logique qu'un prof de potion dans un club de potion. Il avait donc dit qu'il viendrait. Au final, il ne viendrait pas, il attendrait tapi dans l'ombre que les responsables du club arrivent et il ne se révélerait pas tant que la foule ne le protégerait pas de tout soupçons. En réalité, le club, il s'en fichait. Il voulait juste le voir.

Il lui avait envoyé un message, un message quand le corps de Pâris Sinclair avait été retrouvé en juin, un message aussi lorsqu'il était revenu à l'école en début d'année. Un message plus clair que les autres car sur cet échiquier poussiéreux depuis longtemps oublié, où jamais le roi noir ne s'était couché, un nouveau pion était entrain en jeu. Audric l'avait-il seulement remarqué ? A en voir l'emplacement du fameux échiquier après toutes ses années, Harlow était sur que le petit garçon qu'il était, marquait encore l'homme qu'il était devenu. Les billes, sa chevalière, le système de balancier sur le bureau et maintenant l'échiquier en mouvement, il était évidement que Audric avait compris les signes.

Les signes, Harlow avait passé les quinze dernières années à prendre un soin tout particulier à les envoyer, les déposer, les insérer dans la vie d'Audric pour qu'un jour, le jour où il aurait besoin de lui, il puisse le trouver. Mais n'aurait-il deviné que ce serait lui qui viendrait le chercher d'abord ? Pas vraiment mais le temps passait. Le temps passait et la puissance du vieux sorcier avait atteint un paroxysme qui laissait percevoir le déclin brutal qu'il subirait tout ou tard. Il avait suffisamment de potion pour tenir encore 40 ans avec l'apparence de son fils, il avait même pensé à reprendre un autre corps lorsque le temps serait passé. Mais ses rêves d'immortalité, il fallait le concéder, n'avait pas la verve d'il y a trente ans et ses échecs en ce domaine ne faisait que l'amener indubitablement à avouer qu'il n'en serait jamais capable.

Mais si lui n'y pouvait rien, Audric peut être le pourrait. Il pourrait poursuivre son oeuvre, il pourrait apporter au monde l'héritier des ténèbres dont les sorciers avaient besoin pour sortir de leur obscurantisme tolérant. La puissance était dans le sang : les jeunes sorciers avaient besoin d'étudier la véritable manipulation du fluide magique et pas faire mumuse avec centaure dans la forêt interdite ou regarder les étoiles pendant la moitié d'une nuit par semaine. Il y avait des magies, des magies puissantes qui ne sont maîtrisée et maîtrisable que par ceux dont le pouvoir s'est longuement affûté ! Pour cela, tout doit changer, et Audric serait le chef de ce changement, un maître pour les gouverner tous, un maître pour les trouver, un maître pour les amener tous et dans les ténèbres les lier !

Soudain, le coeur battant, Harlow leva les yeux. Car devant lui, venait de rentrer dans la salle de potion, celui qui rendrait ce rêve possible, celui à qui il vouerait sa vie s'il le fallait, celui à qui il donnerait tout, celui qu'il aimait déjà comme un fils, celui qui rendrait son existence un peu moins vaine. Audric Saddler.



© Yuki Shuhime


Spoiler:
 

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Dernière édition par Harlow "Jethro" Forth le Mar 24 Juin - 17:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: If You Want Peace, Prepare For War   Mar 24 Juin - 11:16




Bastard.  



Mon regard était vide. Fixé sur l'échiquier qui trônait depuis des années déjà dans mon dortoir. Depuis longtemps déjà, personne n'osait plus s'en approcher. Ils avaient arrêté de se poser des questions. Chaque fois qu'ils ont osés utiliser ce jeu, ils n'ont jamais compris cette colère. Le légendaire préfet, si calme et doux qui soudainement s'enflammait. Non, ils ont simplement arrêté d'y touché, se contentant d'un vague numéro sur une valeur sentimentale… Alors c'était avec la même obsession qu'enfant, que je remettais les pièces à leur place. Mémoire photographique étonnante.

Mais une pièce avait bougé. Ce roi figé depuis une éternité avait bougé. Depuis des années déjà, j'attendais que ce roi fasse son dernier mouvement, annonçant la fin de cette partie que j'avais lamentablement perdu. Mais je n'étais qu'un enfant à l'époque… Un enfant bien trop naïf et trop agressif dans sa manière de jouer. Tellement de chose avaient changé… Mais pas cette envie de prendre ma revanche, de prouver mon véritable potentiel à cette ombre…

Figé, incapable de bouger, je sentis ma mâchoire se serrer. Fou de colère, je me ruais sur mon lit, arrachant les draps pour trouver la dernière preuve. Retournant oreiller, glissant mes mains contre le matelas pour trouver cette bille, restée coincée entre le bois et une latte. Parfaitement lisse, elle roula entre mes doigts.

Et quelques jours après, le drame terrassa Poudlard.

Les vacances furent longues, perturbées par les doutes et les questions, la presse qui s'emparait de nouveau de tout cela. Une ombre venait de remuer et de cracher son venin sur ce monde. Mon monde. Je méprisais cette personne pour cet affront, mais j'admirai cet acte… Presque parfait. Ces questions mots, un promesse grattée d'une plume. Vulgaire plume.

Rentrée à Poudlard.

Ton nom ne tarda pas à revenir à moi. Sûrement détesté par les autres maisons, les Serpents nourrissaient pour toi une certaine admirable. Symbole de ton pouvoir, de ta prétention suprême ces quelques billes de métal que tu te plaisais à faire tournoyer autre du crâne de tes élèves. Sages ou pas, ils ont déjà entendu l'air siffler à leur oreille.
Moi, j'ai été cet élève qui n'a pas posé son regard sur notre nouveau professeur de Potions lorsque notre directeur t'a présenté. J'ai applaudis poliment, mais tout se fracassait dans mon crâne. Tu n'étais pas celui que je croyais. Dans mon esprit planait un vague souvenir, cet homme déjà vieux il y a de cela plus de dix ans. Je n'aurai pas reconnu tes traits, mais ces billes... Je pensais… Trop mal visiblement. J'ignorais tout de toi, ton véritable but. Les seules choses que je savais, c'était tes actes de guerre, ce faux héroïsme qui dégoulinait sur ta personne… Quelle honte. Tuer les derniers Lestrange… Tu étais un tueur, tu avais fais couler un précieux sang sur notre Terre, et tu étais là… C'était toi ! Toi qui faisait ca depuis de début ! Je ne savais pas ce que cela voulait dire… Un véritable bordel, dans mon crâne.

Je ne suis pas venu à ton premier cours, non. Sûrement ma seule manière pour retrouver un tant soit peu le contrôle sur les évènements. Non, je ne serai pas obéissant comme le sage enfant que tu avais sûrement toujours vu. Mais cela faisait des années que ta présence s'était volatilisée, laissant figer cet échiquier, faisant crever cet ami imaginaire aux pouvoirs étranges. Longtemps, j'ai cru que c'était une vaste blague, une comédie de plus créée par ces femmes méprisantes qui désiraient me plonger plus bas encore dans la solitude et la détresse. Un jeu. Un ami imaginaire à qui j'avais pu parler enfant, une présence que j'aurai juré toujours ressentir ces nuits d'orages où je n'arrivais pas à me calmer, où dans mes rêves ruisselaient le sang de mon père contre le visage si doux de ma mère, teintant sa chevelure d'or d'une couleur sombre.

Du silence il y en a eût. Jusqu'à ce que je reprenne possession du manoir Saddler en Russie. Et de cette autre maison, bien plus simple et petite, non loin de Londres, héritage familial tu vois. Ca et les trésors dont regorgeaient les coffres fort de mes parents. Une dizaine, traduisant une profonde paranoïa. Là, posé sur l'ancienne couche de mes parents, là où dormait ma mère, reposait une unique bille. La peur s'était glissé dans mes veines. Non, aucune femme de ce foyer n'avait pu venir jusqu'ici… Je n'étais donc pas fou ? Encore moins manipulé ? Il y avait bien quelqu'un ? Qui ? Pourquoi ? Je ne comprenais rien et ce jeu silencieux m'épuisait.

Longtemps, je me suis amusé avec ces billes. J'ai lu beaucoup sur l'essence de notre pouvoir, nous sorcier. Nos baguettes magiques n'étant là pour guider et exacerbé ce potentiel en nous. J'avais réussi l'année passé à l'utiliser, sans baguette. Ma main contre une peau pour modifier des choses abstraites qui finissaient par me dévorer de l'intérieur. J'ai réussi à faire léviter les billes. D'autres choses. Mais si peu. C'était terriblement frustrant. Je m'entrainais sur tant d'autres choses, mais je finissais toujours par revenir à cette tâche.

Aujourd'hui, c'était le club de potions. Si tu cherchais tant à me voir, tu t'y présenteras. Avant de préférence pour ne pas trop attiré de soupçons. Ou après, mais trop de risque que quelques élèves traînent pour avoir une conversation privée. Espérons que Serena ne se présente pas trop tôt. Elle, ou une autre. Aujourd'hui, je te rencontrerai donc.

Ce fut dans mon uniforme, trois livres de potions dans les bras que je poussais la porte du cachot. Mon regard croisa le tien, mais aucun mot de sortir de ma bouche, venant poser les livres sur l'une des hautes tables sur le côté. T'ignorant presque royalement, je te laissais voir à quel point l'enfant avait grandit et changé. Dernière année d'études pour moi, bientôt mes heures de labeur et de gloire.

Abandonnant les livres, j'ai fini par me tourner vers toi, te fixer avec une intensité étrange. Séparé de quelques mètres, le balancier m'agaçant de plus en plus, j'ai fini par souffler, calme et doux, mais une rage certaine brillant dans mes yeux :  « Je n'arrive pas à mesurer la profondeur de vos mensonges... »  Mélange de dégoût et d'admiration. Tu suscitais bien trop de questions à mon égard. Je n'aimais pas du tout cela. Mais j'ai fini par hausser un sourcil, laissant une première émotion glisser sur mon visage : l'incompréhension. Ce fut plus bas encore que je nous engageais sur les sentiers de la vérité :  « Je vous ai toujours imaginé… Plus vieux… Et… Différent. » Pas un héros de guerre, non. Ou pas de ce côté-là de la ligne. Traître.


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MessageSujet: Re: If You Want Peace, Prepare For War   Mar 24 Juin - 17:44


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Il ne resta pas dans l'ombre bien longtemps car s'il pensait observer Audric Saddler caché, tapis dans l'obscurité apaisante et empathique de la réserve, il se fourvoyait. Harlow entendit la voix du jeune homme trancher l'air comme le couperet qui tombe. La foudre n'aurait su frappé avec plus de précision et de rigueur. Rien n'était oublié, ni son ton, ni sa voix, ni même le poids calibré de chacun de ses mots. Rien n'était laissé au hasard. On sentait sa capacité à manipuler tout et peut être même sa propre personne dans les quelques mots qui coulèrent de sa gorge. Harlow eut un sourire lorsqu'il s'approcha vraiment, de sorte que ses prunelles brillaient d'une lueur carnassière quand il croisa son regard. Il cherchait à l'intimider ? Harlow n'aurait su le dire, car il pensa surtout à ce regard bleu glacial comme un millier de lames qui le poignardaient toutes en même temps. Il ne pouvait plus parler, ni même respirer, ou seulement à la douleur qu'il ressentait.

Il aurait voulu lever le bras et effleurer sa joue, juste serrer entre ses doigts le fruit de la chair de son unique amour, comme s'il était son propre sang. Mais il s'abstint. Harlow resta d'un stoïcisme dont lui même aurait pu douter. Impassible, grand et droit, l'expression froide et le visage fermée, il lui renvoyait finalement la même image que lui. C'était peut être en cela que leur lien serait fort, si ce n'était par le sang, par cette ressemblance qui se tissait entre eux comme la toile gluante de la plus venimeuse des araignées. Il le toisait, pas avec dédain, mais pas non plus avec respect. Un peu comme s'il le jaugeait d'un regard, testant ce dont il était capable par le seul lien qui existait pour l'instant entre eux : la supposition si son intelligence -et il n'en doutait pas- se révélait suffisante, qu'il était peut être cet être dissimulé qui veillait sur lui depuis son enfance.

Un petit rictus déforma le visage emprunté à son fils naturel et marqua Harlow. Plus vieux ... c'était une déduction facile car jamais il n'avait ressemblé à Jethro et il s'était montré à lui souvent, lorsqu'il était très jeune, quand il rendait visite à sa mère. Il avait fait le lien entre cet homme étrange et plus vieux qu'elle qui venait si souvent voir Cassandre Saddler, comme Harlow l'avait voulu, comme il l'avait prévu. La clef, c'était les billes. Il les semait comme des graines qui germaient le long de son chemin. Les infimes poussent étaient devenues des arbres alors que le tout petit garçon était maintenant un homme.

Ca avait été la volonté d'Harlow avant la mort de Cassandre, alors qu'il lui avait promis de ne jamais abandonner son fils : qu'il puisse continuer à être auprès de lui sans pour autant le compromettre en lui en laissant la garde. Histoire de lâcheté ou simplement une série convaincantes de bonnes excuses, Harlow aurait très bien pu faire le choix de s'occuper d'Audric à la mort de ses parents. Il ne saurait dire si c'est son éternel narcissisme ou bien la peur qui avait scellé sa décision. La peur d'échouer à nouveau et de faire d'Audric si prometteur, un bon à rien comme Jethro ? L'envie de rester libre, sans attache ? Le besoin de ne rien devoir à personne et pouvoir se concentrer uniquement sur lui même et ses propres objectifs ? La possibilité qu'éclate un énorme scandale à propos de sa relation avec Cassandre et de son lien paternel possible avec Audric ? La remise en cause potentiel du seul et digne héritier de la famille Saddler ?

Il y avait au final eu suffisamment de raison pour que Harlow ne tente rien de plus que de veiller sur le petit garçon de très loin, intervenant seulement lorsqu'il sentait le besoin poindre, et n'apparaître dans sa vie qu'avec ses billes comme indice. Et puis cette partie d'échec. C'était Harlow qui avait appris cet art à Audric quand il venait au manoir. C'était avec lui qu'il avait joué ses premières parties. Sans doute le seul héritage véritable laissé à celui qu'il considérait comme son fils ...

"Tu sauras, mon garçon, qu'il faut un courage plus grand que le mien pour être capable de mentir à ce point. Je ne suis qu'un faible homme de seconde zone qui n'a pas le mérite de posséder de telles capacités. Loin d'être issu d'une famille aussi puissante que la tienne. Nous nous contentions de la franche sincérité des coups de triques et de l'idée à jamais perdu de voir notre terne blason redoré."


Il avait décidé d'être patient avec Audric. Suffisamment en tout cas pour qu'il puisse comprendre la confiance qu'il devait y avoir entre eux et le lien qui devait naître pour qu'il parvienne à atteindre ses objectifs. Si Harlow se considérait lui même comme un homme médiocre, il était en revanche un sorcier redoutable, mais aucun motif pour abattre toutes ses cartes dès les premières secondes. Audric découvrirait bien vite et par lui même l'étendue de son pouvoir. Quoi qu'il en soit Harlow haussa un sourcil satisfait quand le jeune homme lui donna ses premières conclusions. Il serait plus difficile que prévu de garder la tête froide et de ne rien laisser paraître mais il le fallait. C'était à Audric de déduire qui il était et pas à lui de lui servir tout cuit sur un plateau.

"Quoi qu'il en soit je serais curieux de savoir ce qui vous permet de conclure ainsi. Il me semble qu'en temps que votre nouveau professeur, il vous faudra me démontrer un peu plus de respect que cela, Mr Saddler. J'ai cru comprendre que ce petit club était fondé par vous et Miss Pendragon ? Puis-je savoir quel en est concrètement le but ? Mon prédécesseur n'était-il pas assez ... compétent, pour vous ?"


Se tenant bien droit, il s'approcha de plus en plus de son bureau contre lequel il s'appuya un moment, observant les billes du système bouger en rythme avec sa magie intérieure. Ce petit stratagème avait à la fois tendance à énerver les gens, les agacer et parfois même leur mettre la pression. Pas sur que cela soit totalement efficace sur Audric mais il contractait déjà les mâchoires. Harlow lui jeta un coup d'oeil qui se voulait méprisant. Il voulait qu'Audric comprenne, pour cela, il ne devait pas lui faciliter la tâche. Si déjà il parvenait à jauger ses limites ... Son regard dévia un moment pour le détailler. Il avait tout de son père ou presque. Seul ses deux yeux d'un bleu vif presque électrique lui rappelait la magnifique Cassandre Bogart. Il eut un léger soupir lorsqu'il s'aperçut le bijou qui ornait sa main.

"Vous avez là une bien belle chevalière. Cadeau de famille je présume."


Avec un rictus sombre, Harlow tourna le dos à son élève alors qu'il augmentait le rythme des oscillations des billes sur son bureau.

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MessageSujet: Re: If You Want Peace, Prepare For War   Ven 4 Juil - 13:34




Bastard.  

Ma pupille glacée se dardait sur ta stoïque personne. La froideur dévorait tes traits, pourléchant mon reflet. Je ne souriais pas, pourtant je sentais mon être entier s'étirer dans une envie de te provoquer un peu plus encore. Cette sensation narquoise qui planait au dessus de toi, de moi. Tu n'étais qu'une ombre parmi les ombres, aujourd'hui tu étais là, sous mes yeux. N'avais-tu pas froid, loin de la chaleur des ténèbres ? Ne sentais-tu par cette peur morbide de dépecer alors que tu t'avançais dans la lumière ? Non, nous étions différent… Je brillais à la lumière, nul besoin d'artifice, j'étais le Prince, l'or de cette école… Non, nous n'étions guère semblable… Ici tu étais chez moi.

Ce rictus fissura ton visage. Profonde plaie béante. Avais-je bien deviné ? Evidemment, il n'y avait plus que la satisfaction nouée à ma suspicion pour se plonger dans cette faille. Tu avais semé sur ton chemin, dans ma vie, ces indices. C'est toi-même qui avait créé ce puzzle. Mais je ne comprenais toujours pas pourquoi… Oui, une ombre était là, présente lorsqu'elle le désirait visiblement.

Le bruit incessant du métal contre le métal. Léger bruit, trop régulier. Mon rythme cardiaque a fini par se calquer sur cette cadence. Oppressant, ca l'était, surtout dans un moment pareil.

Puis ta voix s'éleva. La surprise haussa l'un de mes sourcils lorsque tes mots devinrent intelligibles. Qu'avais-je à mes pieds ? Un chien de la famille Saddler ? Je respirais si peu, réfléchissant beaucoup trop vite. Je connais des familles oui, qui misaient beaucoup trop de chose sur mon futur… Je porte encore ce nom, si noir, si profond, synonyme de malheur et de cruauté.. Je serais leur Sauveur, ou celui qui resserrait un petit peu encore la corde autour de leur délicate gorge. Cette simple idée m'arracha un invisible sourire de satisfaction.
Etais-tu en train de dire que j'étais un maître du mensonge, un être courageux ? Etais-tu en train d'abaisser tes capacités face aux miennes, alors que ce n'était guère vrai ? Etais-tu en train de faire mes louages, me lécher délicieusement les pieds, ou simplement en train de me prendre pour un idiot ?

Je te suivais du regard.  Un murmure coula de mes lèvres : « Je me garderai d'émettre mes réflexions à voix haute, à l'avenir, Professeur… J'ignorai qu'une forme aussi infime soit-elle, de vérité, pouvait vous offenser… »  Je me redressais, face à toi, alors que je répondais poliment, mais si froid : « J'ai effectivement fondé ce club… Que je préside actuellement avec Miss Pendragon… Et vous serez heureux d'apprendre que c'est le club le plus populaire de Poudlard… Nous venons simplement en aide à ceux qui le souhaitent. Nous avons des passionnés de potions qui espèrent avoir un peu d'avance sur leur programme, comme d'autres pour préparer leur examen ou encore essayer de comprendre…. Ne serait-ce qu'une once de ce qu'est l'art de ce domaine… Dites-moi, professeur, avez-vous tué votre prédécesseur ? N'était-il pas assez compétent, pour vous ?  »

Un sourire narquois vint dévorer mes lippes, alors que je pivotais pour être totalement face à toi. Je m'approchais lentement, de ce bureau, mon regard se fixant sur les billes. J'aurais pu, je l'aurais envoyé valser au sol, mais j'étais sûr que tu aurais trouvé un moyen pour les faire battre encore. Je m'appuyais légèrement du bois du bureau… Ma pupille sondait ces rares rides sur ton visage, la profondeur creuse de tes iris… Je soufflais, machinalement au compliment : « N'est-ce pas. »
Puis je me redressais de nouveau, m'éloignant définitivement, pour mettre en place les chaudrons, après avoir ranger avec délicatesse bureau et chaise à ma convenance d'un coup de baguette magique silencieuse. « Dites-moi... Que ferrais un homme de telle réputation à laisser traîner quelques fragments de son pouvoir ? » Ces billes. Dans mon passé. Sur ton chemin. Le mien.

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MessageSujet: Re: If You Want Peace, Prepare For War   Lun 7 Juil - 12:43


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Harlow/Jethro & Audric - 13 Septembre

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Harlow restait stoïquement de dos, entendant se mouvoir derrière lui le fils béni des Saddler, l'héritier maudit d'une famille de décadence, le fruit de l'union insipide des Saddler avec la grande famille Bogart. Harlow n'avait jamais eu d'allégeance pour ses géants aristocratiques qui se plaisaient à croire qu'ils avaient le monde magique à leur pied. Non, il servait le Seigneur des Ténèbres et dans ses rangs, le Forth et le Saddler n'étaient pas si inégaux. La seule inégalité demeura dans leurs épousailles car Saddler eut la femme que Forth avait toujours aimé. Quoi qu'il en soit, il n'y avait que le pouvoir, et ceux qui sont trop faible pour le contrôler.

"La vérité n'est offensante que prononcée comme une sentence par plus puissant que soit. Ce n'est néanmoins pas le cas pour l'instant Saddler et ta vérité a le goût acidulé de la plaisanterie d'un débutant un peu simplet. Il ne faut juste jamais oublier le rang qui est le nôtre, tâche de t'en souvenir, mon garçon."


Harlow fit mine d'écouter avec intérêt le discours préparé et maintes fois répétés d'Audric à propos du club. A le voir ainsi, rien ne pouvait filtrer. C'était seulement dans son oeil que Harlow retrouvait la hargne et la détermination d'un futur mage noir, la puissance aussi mais la jeunesse et le manque d'expérience qui le laissait se prendre pour plus adroit qu'il l'était en réalité. Audric était un être fait de perfection et de lacunes. Un jour, l'une prendrait la place des autres et plus rien ne se mettrait sur son chemin, mais aujourd'hui, Harlow en était convaincu, il n'était pas encore prêt. Quoi qu'il en soit, son discours de parfait premier de la classe était très convaincant. Entre menteurs, on retrouve chez l'autre ce petit grain de folie qui fait que l'on se reconnait dans l'ombre et les ténèbres.

Mais sa dernière réplique, prononcé sur le même ton enjoué et monocorde du discours du premier de la classe, eut le mérite d'arracher un sourire amusé à Harlow. Devait-il se ressembler autant pour qu'il parvienne si facilement à lire en lui ? Sans doute un peu. Quoi qu'il en soit, il se retourna pour croiser son regard. Un flash éblouissant et il voyait les deux prunelles tremblantes de Cassandre l'implorant de ne pas abandonner son fils lorsqu'elle ne serait plus. Qu'il était ardus de se retrouver face à cette sensation à chaque fois qu'il plongeait son regard dans celui d'Audric ... La détermination était sans faille chez la mère comme chez le fils. Harlow avança de quelques pas et contourna les bureaux et paillasses jusqu'à se glisser derrière Audric.

"Je crains fort que l'incompétence ne rentre pas dans les critères Ministériels pour excuser un homicide, Mr Saddler. Vous ne réalisez peut être pas l'entière portée de vos accusations. Je pense que vous êtes plutôt chanceux car il est courant qu'on loue mon grand sens de l'humour. Et je crois que je vais prendre votre allégation pour une excellente plaisanterie."


Alternant du ton grandiloquent, plutôt familier, du vieil homme puissant qui s'adresse au fils qu'il aurait du avoir, avec celui du professeur, jeune et vigoureux, qui n'oubliait pas la distance à instaurer avec ses élèves, il voulait s'assurer qu'Audric Saddler comprenait bien à qui il avait à faire. Et que les informations qu'il obtenait, il ne les obtenait que parce que Harlow lui en faisait grâce. Mais c'était à Jethro qu'il s'adressait et cela avant qu'il ne mérite l'engagement du vieux sorcier auprès de lui. Ne rien précipiter. Prendre son temps. De toute façon, Saddler avait fait le rapprochement, il suffisait d'attendre, d'attendre patiemment comme une araignée visqueuse que le petit moucheron vienne se prendre dans sa toile. Une fois qu'il aurait approché suffisamment, Audric comprendrait aloirs tout ce qu'Harlow avait fait.

Mais s'ils allaient trop vite, le moucheron se brûlerait les ailes à chercher de trop près la lumière. Ils étaient des hommes de ténèbres, se prélassant dans l'ombre, grandissant à l'est alors que passait le temps, adepte de la noirceur et de la puissance sans limite. Audric le rejoindrait sur ce chemin dès lors qu'il comprendrait que c'était pour lui le seul moyen de régner. Laisser à d'autre le piédestal et les projecteurs, les vrais vainqueurs de la guerre qui se jouait dans l'ombre, seront ceux qui croissent du côté obscur. Cela viendrait, cela viendrait si Harlow prenait le temps de patienter. Car déjà aujourd'hui, il voulait savoir. Avec un sourire perplexe et la tête penchée, il feignit l'incompréhension la plus totale alors que sur le bureau, les billes accéléraient leur course effrénée vers un choc toujours plus vif, laissant le bruit particulier des éclats de métal qui s'entrechoquent, briser le silence lourd qui s'installait entre eux alors qu'il demanda :

"Dis-moi, mon garçon, de quelle réputation parles-tu ?"


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MessageSujet: Re: If You Want Peace, Prepare For War   Ven 11 Juil - 21:13




Bonjour, Professeur.   

La vérité est offensante seulement prononce par plus puissant que soit… Ou une personne proche. Ce n'était pas le cas pour l'instant… Ce bout de phrase me laissa un goût étrange dans la bouche. Tu jetais dans ton discours des fragments de ce que j'essayais d'entrevoir depuis ton arrivée. Je savais que c'était toi, pourquoi tant de cinéma ? Je ne deviendrais pas ton pion, sombre idiot, je ne serais pas ça, si tu as adoré dépiécer mon cœur en abattant un homme avec quelques mots, je ne te laisserai jamais le plaisir de me mener par le bout du nez. Je vois ton jeu, tu es en train de me tester, de me laisser lécher tes pieds. Apprécie ces quelques minutes d'intérêt, je vais t'abattre à ton propre jeu, pauvre fou. Je suis un débutant simplet, après tout. Mais tes paroles, ta remarque sur notre sang est totalement en désaccord avec ton image… Abandonne cet affreux masque, il ne te sied guère, cesse tes mensonges à présent. Je suis celui que tu cherches, celui que tu as méprisé assez pour l'abandonner lâchement, c'est moi, c'est dans mon intimité que tu largues tes putains de bille de métal, alors bouges-toi, j'en ai marre d'attendre que tu daignes t'abaisser à ce simplet débutant que je suis.

Malheureusement pour toi, il n'y avait aucun mensonge dans mon discours, c'était la pure vérité. Ce club servait à cela et y servirait encore jusqu'à ce que je souhaite en faire autre chose. Ce temps approchait, mais ce n'était pas encore le cas. Tout vient à point à qui sait attendre, mais face à toi, je n'ai pas envie d'attendre. Avec tes grands airs et ton discours incohérent avec ce que tu as laissé derrière toi. Tu n'étais qu'un méprisant personnage. De grâce, attendre ton bon vouloir ! Mais patience, je sais être patient, je l'ai toujours été, je ne suis pas précipité. Je suis simplement agacé.

«  Effectivement, j'ai très bon humour. »  Foutaise. J'étais absolument sûr que c'était toi, ta pupille était étrange. Tu dissimulais derrière tes grands airs cette fausseté, ce mensonge hurlait. Mais laisse-le s'exprimer un peu à la fin, il allait finir par s'étouffer sous l'épaisseur de cette mascarade qui dure bien trop longtemps. Expliques-moi l'intérêt de toutes tes machination, de cette grandiose théâtralité si c'était pour te faire durer un peu plus longtemps encore ? La mise en scène de ton entrée dans ma vie, n'était pas encore assez parfaite à ton goût ? Tu débarquais avec un meurtre, j'en étais sûre, je ne pouvais pas me tromper, tu avais laissé tout, absolument tout pour que je le comprenne ?! Que te manquait-t-il ? Que je découvre qui tu étais ? Cette chevalière est le symbole de ta famille, celui de ton père qui est mort, mais toi, toi, qu'avais-tu à gagner à récupérer l'honneur de cet homme que tu avais déshonoré avec tes gestes ? Tu n'étais qu'un putain d'insecte, une sous-merde qui souillait les honneurs de ta fratrie. Que grand bien te fasse de m'observer si haut de ta pupille hautaine, je n'ai que faire de ton avis.

J'ignore ta question, haussant simplement les épaules. Encore un besoin flagrant de caresser ton égo dans le sens du poil ? Déjà, je ne suis pas d'humeur aujourd'hui à vous lécher les pieds, monsieur.  Vous savez que votre nom est un tant soit peu connu dans l'histoire de la grandiose Résistance qui nous a sauvé. Vous avez gagné une guerre incroyable, parce que le Lord désirait le pouvoir, il s'imposait comme Roi et Dieu de l'humanité, il balayait tout sur son passage, mais il a sous-estimé cette pourriture de Potter et ce lien qu'ils avaient créé… J'ai tant entendu ma mère me narrer cette histoire, je devais être fort, prêt, je devais penser à tout, vois-tu. Et toi, tu ne me sers strictement à rien pour l'instant. Tu m'effleures de ton existence, tu viens entrechoquer mon chemin au tien, mais tu restes là, inerte et semi-énigmatique. Que c'est d'un ennuyant.

Je continue à œuvre pour mes chers camarades, préparant les ingrédients et bien plus encore qui seront utiles lors du déroulement du club. J'étais en train de faire le tri, d'une dextérité incroyable, alors que je soufflais à ton attention : « Sans vouloir paraître désobligeant, Professeur, je ne pense pas que vous serez le bienvenue durant les séances du club de potions… Beaucoup sont là en partis, car il n'y a pas l'autorité d'un professeur, voyez-vous ?  » Je ne t'observais même pas. Tu le sens mon mépris ? Alors, tu comptes quand passez à l'action, papy ?


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MessageSujet: Re: If You Want Peace, Prepare For War   Mer 16 Juil - 23:48


If You Want Peace, Prepare For War

Harlow/Jethro & Audric - 13 Septembre

If You Want Peace... Prepare F by Children of Bodom on Grooveshark

Qu'il pouvait être hâtif. L'âge sans doute. Surement même. Harlow laissa Audric s'activer dans la salle sans le quitter des yeux, se plaisant à faire peser sur lui un étonnant regard lourd et pesant. Le rythme effréné des billes de métal et cet intérêt qu'il percevait, semblait perturber le Saddler de son calme olympien d'apparence. Quelques détails qu'Harlow avait pris la peine de repérer, le trahissait lorsqu'il perdait patiente. Or le manque de patience et le besoin de toujours tout avoir dans l'immédiat était un trait marquant de la jeunesse frivole qu'il portait avec panache. Harlow avait une lueur qui ressemblait à de l'amusement dans le regard, une petite étincelle qui brillait d'un éclat tout particulier quand les derniers mots d'Audric résonnèrent dans le cachot encore vide.

Sans doute avait-il raison, sa présence ne serait pas souhaitable durant la séance du club, mais par ses mots, il mettait aussi fin à leur entrevue. Harlow sentait l'agacement dans la voix grave au son pourtant très maîtrisé. A nouveau une pointe d'amusement s'empara de lui et il afficha presque malgré lui un sourire satisfait. Quoi qu'il en soit, ignorant avec superbe sa question, Audric donnait un indice important à Harlow qui était à présent certain qu'il savait qui il était et sans doute ce qu'il avait fait. Mais un Saddler ne se laisse pas aller à demander à l'autre, il attend que lui donne ce qu'il désire. Harlow en avait décidé autrement. Ce qu'il attendait d'Audric et ce qu'il pourrait lui apporter, se devait d'être construit pas à pas, pierre après pierre, sans la moindre précipitation. Car la confiance qu'il faudrait pour que Saddler apprenne la vérité de sa bouche, ne s'instaurerait pas en un instant.

"Ne soyez pas si hâtif, Monsieur Saddler, je pense que tout vient à point à qui sait attendre, n'est ce pas ? Je pense que notre entrevue est à présent terminée, mais vous savez où me trouver, si besoin ! Bonne soirée, Mr Saddler !"


Harlow avait passé si longtemps à attendre ce moment, tellement de temps à redouter cette entrevue qu'à présent que le temps était venu, que l'occasion de construire quelque chose de solide et indéfectible avec celui qui aurait du être son fils, il se sentait étrangement anxieux. La responsabilité qui pesait sur ses épaules se faisait plus lourde que jamais et les mots du serment qu'il avait fait à Cassandre résonnait en lui comme dans une immense pièce vide pleine d'écho. L'écho de son coeur qui battait à l'unisson avec le sien quand cette fois, elle avait posé doucement ses lèvres sur les siennes en lui avouant qu'une partie d'elle aurait finalement bien voulu de lui. Ce moment l'avait si souvent hanté ... Sans doute était-ce pour cela qu'il n'avait pas recherché à se rapprocher davantage d'Audric. La peur sourde et latente de retrouver en lui la femme qu'il avait tant aimé, la terreur de croiser son regard et d'y lire la même détermination, la même force.

Harlow passa devant le bureau et effleura chacune des paillasses mise en place avec un petit sourire en coin. Audric était derrière lui, et il n'avait pas envie de se retourner pour croiser à nouveau son oeil vif. Non, il s'en irait comme il lui avait suggéré de partir, car ce serait à lui de revenir vers lui, à lui de chercher à comprendre et à résoudre l'énigme dont les indices avaient été sciemment disséminés sur son chemin. A lui aussi de mettre son orgueil aux oublis pendant un temps pour venir réclamer ce qu'il désirait savoir. S'il méritait de connaître la vérité, Harlow n'oubliait pas qu'elle avait un prix. Un prix qu'il faudrait payer avant de se voir révéler ce que le passé cherchait à ensevelir dans ses abysses.

"N'oubliez pas votre histoire, surtout !"


Et Harlow sortit de la pièce en laissant volontairement la porte du cachot ouverte. En quelques secondes, les battements réguliers des billes de métal cessèrent et un oeil attentif aurait pu voir trois d'entre elles suivre lentement le corps de Jethro Forth, professeur de potions à Poudlard, à travers les couloirs du château.

© Yuki Shuhime

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If You Want Peace, Prepare For War

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