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 Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]

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MessageSujet: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Mer 11 Juin - 1:10



Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter.


Refermant mes bouquins, journaux et magazines, je décidai d'abandonner les recherches pour aujourd'hui. Sean semblait plus d'attaque que moi, mais je prenais le picotement dans mes yeux comme un signal envoyé par mon corps pour l'envoyer au repos. D'autant que cette nuit serait probablement courte, comme tant d'autres d'ailleurs, et mon programme était déjà tout tracé.

D'abord il fallait que je redouble d'ingéniosité pour me glisser hors du château. J'admirais le fait que malgré des années d'expérience le concierge ne soit pas capable d'empêcher les élèves récidivistes comme moi de se faufiler hors de leurs dortoirs et pire, hors des murs du château. Alors qu'il n'avait fallu que quelques jours ou semaines à Callum pour coincer la plupart d'entre nous. Mais bon, j'avais coutume de dire qu'il fallait un expert de l'évasion pour en coincer un autre, et ce brave Callum n'avait pas du être le plus sage en son temps. Et justement, j'étais sur le point de retrouver ma figure d'autorité préférée.

Armé de mon sac en bandoulière dont je ne me séparais quasi jamais, j'avais réussi à tromper la vigilance de l'équipe de garde, et je me dirigeais tranquillement vers le lac, traversant le parc à la seule lueur de ma baguette. Cela faisait longtemps que je n'avais plus peur de l'obscurité, et que j'avais presque l'impression d'en faire partie. Je ne m'arrêtai que lorsque je ne pus aller plus loin : j'étais au bord de la grande étendue d'eau.

Qui disait soirée passée en compagnie de Callum disait soirée sans alcool. Il ne supportait pas que je sois saoul, et le manifestait généralement de la façon la plus simple qu'il soit : c'était soit des grognements Callumesques, soit une manifestation physique de sa désapprobation. Parfois les deux, s'ils étaient vraiment mécontent. Malgré tout, je gardais toujours 3 petites fioles dans mon sac en bandoulière. Ne serait-ce qu'au cas où il me planterait, là, tout seul comme un con, à l'endroit où nous nous étions rencontrés pour la première fois.

Je ne doutais absolument pas de lui. Callum était probablement la personne la plus fiable que je connaissais. Non si je pensais qu'il y avait un risque qu'un mardi soir il ne pointe pas le bout de son nez, c'était parce que techniquement nous n'avions pas rendez-vous. On ne s'était jamais dit "tiens mecton, rendez vous mardi 22h au lac". Et pourtant chaque mardi depuis un sacré bout de temps maintenant, 22h arrivant, je me retrouvais au lac, et lui aussi. La première fois, c'était une rencontre du hasard. Les fois suivantes, j'avais cherché sa compagnie, sa présence rassurante, je devais l'avouer. Le rendez-vous était bien là pour moi, mais il était tacite.

Planté devant le lac, j'admirais sa noirceur fascinante par une nuit sombre comme celle-ci. Seul un lumos brillant au bout de ma baguette éclairait les alentours. Je soupirai doucement, jouant du bout des doigts avec les fioles ai fond de mon sac. Une telle noirceur le rappelait que même dans les endroits les plus familiers, les plus proches, il y avait une part d'ombre, et j'y voyais bêtement une allégorie de mon père.

La main tremblante, je m'emparai d'une des fioles. Allez, juste une avant qu'il n'arrive, ça m'aiderait à supporter la rage qui bouillonnait en moi a chaque fois que la pensée de la figure paternelle n'effleurait mon esprit. La fiole était à quelques centimètres de ma bouche lorsqu'une tape ferme, mais pas franchement violente, à l'arrière de la tête me fit sursauter et lâcher le petit contenant qui tomba et alla se vider sur l'herbe. J'aurais reconnu cette salutation muette et pourtant très parlante entre mille. Il fallait dire que je connaissais peu de personne qui exprimait leurs politesses avec leurs mains.


« Callum »

Dis-je en guise de salutation, sans me retourner tout de suite. Mes yeux tombèrent au sol, essayant de distinguer dans l'obscurité si tout le contenu de la fiole s'était vidée ou non. C'est que c'était foutrement chiant à préparer cet élixir mine de rien ! Mais ça, naturellement, il s'en fichait pas mal, puisqu'il avait décrété que je n'en avais pas besoin. Me retournant lentement vers lui, je posais mes yeux bleus plus lucides que jamais -puisque pas la moindre goutte d'elixir n'avait eu le temps d'atteindre mes lèvres- lui offrant un sourire simple.


« J'ai failli attendre »

Fis-je remarquer, ce qui était une aberration dans la mesure où on ne peut pas être en retard à un non-rendez-vous. Qu'importe, c'était mon habituel stratégie de détournement de conversation, pour ne pas s'attarder sur le fait que j'avais essayé de picoler en douce. Et pourtant, quelque chose ùe disait que je n'allais pas passer à côté d'une remarque, ou au moins un regard. L'avantage entre Callum et moi, c'était que j'avais fini par mieux comprendre ses regards, ses mimiques et ses gestes que ses mots. Ce qui faisait d'ailleurs de lui l'unique personne au monde capable de me réprimander sans même ouvrir la bouche. Quoique, Arya et son expertise en regards noirs avait un certain talent également. Maispour sur, Callum était un être assez exceptionnel.


« Je n’te ferai pas l’affront de dire que c’était de l’eau »

Lâchai-je finalement, dans un haussement d’épaules gêné. Je n’étais pas fier d’avoir été pris la main dans le sac, mais je l’étais encore moins d’avoir fait preuve de faiblesse de la sorte. Je pouvais bien lui aligner toutes les excuses du monde, je pense que pour lui, ça ne faisait pas grande différence, quelque part.

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Dernière édition par Jacob A. Jugson le Mar 16 Sep - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Dim 29 Juin - 21:26


 ◈ Jacob & Callum◈
Ca me fout les nerfs de te voir ainsi
Je vais devoir hurler pour que tu réagisses ?





Il avait littéralement passé la journée à courir, à s'énerver, à noter des noms et à se plaindre de l'inutilité du corps enseignants. Une journée ordinaire mais il commençait à avoir les nerfs à vif. Ce bruit. Ce bruit constant fait d’exclamations, de bavardages inutiles et autres conneries qu'il devait supporter. Les élèves qui couraient, qui tapaient dans les murs ou sur les autres, ceux qui inventaient des machines dans les couloirs et ceux qui préféraient lancer des sortilèges. Ceux qui espionnaient, ceux qui venaient le harceler de question ou qui l'évitait comme la peste. Ceux, ceux, ceux ! Putain de bruit qui ne baissait pas, foutu Poudlard qui ne désemplissait pas ! Il aurait pu avoir de l'appréhension à revenir ici, parce qu'autrefois il avait été mal à l'aise et blablabla... foutaise ! Conneries ! C'était le passé, il n'aimait pas l'endroit mais il n'en était pas démoralisé ! Il avait vécu bien pire que subir Poudlard ! Non, ce qui le rendait aussi énervé, aussi à cran, c'était simplement le sentiment d’étouffer dans ces foutus murs ! Trop de monde, trop d'oppression et il ne pouvait pas disparaître ! Pour aller où ? C'est pas comme si aux heures où il se couchait il pouvait voir Marlow !   Sa fille lui manquait affreusement, un mois sans la voir devenait difficile et il ne parlait pas de son inquiétude quant à sa répartition ou simplement sa vie à Poudlard en septembre ! Cette endroit grouillait de mauvaises fréquentations, d'opportunités à ne pas saisir... Pourtant il avait foi en Marlow. Il savait qu'elle avait le talent et l'intelligence pour s'en sortir mais même lui, pourtant si aveugle vis-à-vis d'elle, reconnaissait que sa fille était un peu trop énergique. Elle va se foutre à dos quelqu'un, forcément. Cette pensée, étrangement, le rassura, l'amusa même. Imaginant Marlow calmer sec un de ces gamins qu'il passait son temps à réprimander, il eut l'agréable impression qu'elle lui ressemblait quelque part. Ses nerfs se calmèrent, ses épaules se desserrèrent, il y avait du bon à Poudlard. Il ne voulait pas leur imposer une nouvelle pression, une histoire qui ne les concernaient pas et il aurait aimé ne pas avoir à mélanger travail et vie privée... néanmoins, face à ce qu'il voyait, à ce qu'il côtoyait, il sentait qu'il devait prendre les devants.

Il arriva enfin au point de rendez-vous, un peu en retard malgré lui. La silhouette familière de Jacob se dessinait dans la lumière de la lune et d'un lumos, la silhouette du gamin qu'il avait prit son aile, qu'il avait prit en affection malgré lui. A l'instar d'Aryanaëlle, il s'était attaché à lui, ce n'était pas prémédité, au contraire, s'il avait pu traverser Poudlard sans un regard appuyé sur les élèves il en aurait été plus que satisfait. Mais voilà, il y avait en Jacob quelque chose qui interpellait Callum, qui lui donnait envie de le sortir de sa situation, de son alcoolisme car là où les autres ne voyaient qu'un abruti ou un mec qui avait le sens de l'amusement – laissez le rire – lui, il voyait un gamin meurtrit, paumé, qui s'imaginait qu'en l'alcool il allait trouver la solution. Qu'un masque d'idiot était mieux que l'abominable réalité. Ridicule. Il ne faisait que fuir, encore et toujours, pourtant, malgré tout ça, il avait confiance en Jacob. Comme un père, comme un parrain, il avait confiance en ses capacités, en son jugement, il sentait qu'il était de ceux à qui il pouvait parler de Marlow. Ce soir, le rendez-vous sera différent, ce soir il allait préparer le terrain pour que Poudlard en septembre soit un peu plus confortable pour elle, pour lui, pour eux.

Quel con. La fiole dans les mains il était prêt à remettre ça, encore, était-il vraiment la meilleure personne  à qui parler de Marlow ? Oui, son instinct ne le trompait pas, ils l'ignoraient mais lui n'en doutait pas, Jacob avait autant besoin de Marlow qu'elle aura besoin de lui. Sans s'appesantir sur les raisons, nombreuses, qui le confortait dans cette pensée parce qu'il n'en avait pas le temps, il accéléra silencieusement le pas pour venir le frapper à l'arrière du crâne. Une tape pas méchante, sans violence mais ferme. Il l'appela, les yeux vrillés sur sa bouteille qui se déversait, parfait, qu'elle se vide, ça en fera toujours une de moins à avaler. Observant un bref instant avec un plaisir inexpressif la fiole se vider, il finit par l'éclater en lui marchant dessus. Un coup sec, bref, qu'il n'eut même pas besoin d'accompagner d'une réprimande ou d'un regard noir. Tout était dit. Son honnêteté lui plut, qu'il n'aille pas lui balancer des excuses, ça le vexerait et l'énerverait encore plus.

Car oui, Callum était énervé. Il en avait marre de cette école qui partait en vrille, il en avait marre de les supporter, il en avait marre de le voir se morfondre. Toute sa bonne humeur retrouvée par l'idée que Jacob puisse l'aider s'envola, avec elle il se prit à se dire qu'il misait trop sur ce gosse. Son instinct ne pouvait le tromper et pourtant, clairement, il avait un peu trop anticipé sa maturité, sa nécessité  à avoir Marlow dans sa vie ! Alors il explosa, pour tout et bien d'autre chose, il explosa avec rudesse, dureté, avec ce ton qu'il prenait quand Marlow dépassait vraiment les bornes. Pas l'air furieux, ni hors de contrôle, ce n'était alors que les prémices d'une tempête.

J'espère bien. Un temps, sa semelle quitte feu la fiole pour se rapprocher de lui. Tu vas fuir longtemps ? Y a eu quoi cette fois ? Hein ?! Il le toisait de son être, par réflexe sa main gauche entra dans son poings droit, il ne l'aurait jamais frappé mais son corps parlait, les muscles serrés, les nerfs à vifs. J’attends Jacob Archibald ! Sa voix se fit plus forte, il ne criait pas et c'était peut-être ça le pire, il ne criait pas, sa voix était simplement plus forte, plus dur, plus mordante. La voix d'un homme qui est sortit de maintes galères, qui en a vue et en verra d'autres, des affaires sinistres ; un homme qui élève une fille dans un ménage remplit de secret, qui sait la force néfaste de ces derniers et surtout, qui a une conscience aiguë de l'avenir noir qui se dessine pour son protégé s'il ne change pas. Il n'était pas son père, il n'était rien d'autre qu'un surveillant mais en cet instant nul parrain n'aurait pu être plus soucieux que lui pour Jacob.

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MessageSujet: Re: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Lun 30 Juin - 19:37



Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter.





« Oublie le Archibald »

Grognai-je, grimaçant.

J’ignorais s’il l’avait fait exprès pour me faire sortir de mes gonds ou si c’était parfaitement inconscient. Techniquement, il le savait, que je détestais ce 2eme prénom. Ce n’était pas tant ce qu’il représentait –le nom de mon ancêtre, un type abominable- mais plutôt le fait que mon père s’acharnait à m’appeler par ce prénom là. Jacob n’était visiblement pas assez bien pour lui, à ses yeux seul Archibald avait de la valeur, et je savais pourquoi. Jacob, c’était le choix de ma mère. La relation entre mon géniteur et moi allant en empirant, je supportais de moins en moins mon deuxième prénom, et bizarrement, je le supportais encore moins dans la bouche de Callum. C’était comme si je le perdais aux griffes de mon père, c’était horrible, intolérable même.

Et même face à son sérieux, à son air solennel, presque grave, à son énervement palpable, je ne pouvais pas tolérer ce prénom en fermant ma gueule, c’était plus fort que moi. Ce n’était pas pour autant que l’attitude écrasante, imposante, de mon parrain de cœur, ne m’atteignait pas. Au contraire, de le voir les nerfs autant à vif, je me sentais d’un coup très mal. Ne surréagissait-il pas un peu ? Certes, j’avais déconné. Mais ce n’était pas la première fois, et il devait se douter que ce n’était pas la dernière. J’étais un maillon faible, ce n’était rien de neuf. Alors pourquoi s’énervait-il autant ? Je n’arrivais pas à savoir s’il avait passé une journée particulièrement mauvaise, si ça avait simplement été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase, ou s’il y avait autre chose. J’avais envie de lui demander, mais il semblait tellement à vif que j’avais peur de ne parvenir qu’à le faire exploser.

Je déglutis, lentement, me sentant soudainement particulièrement vulnérable. J’avais l’impression d’être un enfant, une sensation que je n’aimais pas particulièrement. Un enfant était, à mon sens, trop fragile, trop exposé. Trop faible. Faible, c’était sans doute ainsi que Callum me voyait ce soir. J’osais à peine soutenir son regard, j’avais trop peur d’y lire de la déception. Je pouvais tout subir venant de lui : la colère, l’agacement et l’énervement, mais pas la déception. Le regard planté sur le lac, je me demandais combien de temps encore je pourrais garder le silence et fixer l’eau beaucoup trop calme. Prenant une grande inspiration, j’osai enfin relever mes yeux bleus vers lui. A la lumière faiblarde de ma baguette, ils devaient être plus sombres que d’habitude, et j’espérais qu’il n’y lirait pas toute la honte qui explosait en moi.


« Mon père »

Répondis-je finalement, la voix rauque, la gorge asséchée par le stress qui s’y était noué. Deux mots qui pour moi voulaient tout dire, pour lui probablement rien. Rien de neuf sous le soleil : mon père était une enflure, et Callum le savait. Je ne savais pas s’il saisissait à quel point je haïssais cet homme, à quel point il me dégoutait, mais il savait que notre relation était particulière. Il savait que mon père était un homme excessivement exigeant, dur, intransigeant, incapable d’amour, il savait aussi que je le soupçonnais d’être le meurtrier de ma mère sans en avoir la moindre preuve. Ce qu’il en pensait ? Je n’en savais franchement trop rien. A en croire ses positions quant à mon utilisation de l’alcool, je devinais que ce n’était, selon lui, pas une raison suffisante pour céder au soulagement facile de l’alcoolisme.

Mes poings étaient serrés et tremblaient tant je sentais l’énervement et la frustration me rongeaient. Comme à chaque fois que je pensais à mon père, mon sang entrait en ébullition, et des pulsions violentes, presque meurtrières, s’emparaient de mon cerveau. Mais au-delà de tout cela, je ne supportais pas la réaction de Callum. Car je ne la comprenais pas. Je n’arrivais pas à savoir s’il m’en voulait, s’il était déçu, s’il était en colère, s’il s’en voulait lui-même. Je ne savais rien et j’avais presqu’envie de pleurer de frustration. Je me retins néanmoins, songeant que ça n’arrangeait probablement pas mon cas. J’avais terriblement envie de sortir une nouvelle fiole et de l’avaler cul sec juste pour le pousser hors de ses limites, de le voir exploser. Peut être qu’en s’énervant encore plus, il communiquerait ? Là, je ne comprenais pas.


« T’as pas le droit de me dire ça »

Ajoutai-je, grondant plus que je ne parlais, les poings toujours serrés.


« Tu le connais pas, ce type. Tu sais pas ce que c’est de l’avoir dans sa vie. Dans sa tête. Il me rend barj. BARJ »

J’avais crié le dernier mot, ne faisant que prouver ce que je disais : dès qu’il s’insinuait dans ma tête, dans mon esprit, dans mes pensées, je déraillais. La haine m’aveuglait, le désir de vengeance étouffait mon reste de raison, et je devenais con, infiniment con, infiniment plus con que toutes ces brutes que je pouvais parfois mépriser ou prendre en pitié. Et plus je fouillais mon passé, plus je creusais cette sombre histoire, plus j’en parlais, plus la noirceur envahissait mon esprit. Etait-ce cela que voyait Callum ? Etait-ce pour cela qu’il semblait sur le point de ma refaire le portrait ? Pour me ramener à la raison ? Et lui, que se passait-il dans sa tête ? Dans son cœur ? Je voyais bien qu’il y avait plus qu’il ne voulait me montrer, et ça me tuait qu’il ne me parle pas à cœur ouvert.

Et d’un autre côté… Qui voulait ouvrir son cœur à un Barj ?
J’inspirais profondément. Une fois, deux fois, la troisième et je reprenais déjà pied dans la réalité. Le lac, le vent frais de la nuit, l’herbe un peu humide. J’avais la bouche un peu pâteuse, sans doute les vestiges de ma petite montée en émotions.


« T’as raison, je déconne sec en ce moment. »

Lâchai-je, la voix incertaine. Je n’aimais pas l’admettre, mais je n’étais pas dupe. Et j’espérais secrètement que plus vite on clôturerait mon cas, plus vite je pourrais lui demander ce qui le tracassait. Parce que quelque chose le tracassait. Dans l’obscurité ambiante, mes yeux clairs essayaient de percer ses secrets, mais Callum était en ce sens pire qu’un coffre-fort : lorsqu’on se retrouve à l’extérieur, impossible de deviner ce qui se passe à l’intérieur.


« Je crois que je perds un peu les pédales… »
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MessageSujet: Re: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Dim 6 Juil - 18:49


 ◈ Jacob & Callum◈
Ca me fout les nerfs de te voir ainsi
Je vais devoir hurler pour que tu réagisses ?





Ce n'est qu'un prénom, rien de plus cingla t-il quand il lui demanda "d'oublier le Archibald". Un simple second prénom, Jacob Archibald Jugson, voilà comment il s'appelle et il est ridicule de sa part de le renier, de s'effrayer pour un fichu second prénom. Alors oui il n'ignore pas tout ce qu'il y a dans le "Archibald" mais ça l'avance à quoi de renier la moitié de son être ? D'avoir peur d'un prénom, c'était un peu comme s'il avait peur d'une partie de lui. Ridicule. Autant changer d'identité à ce niveau, autant balayer son passé d'un grand coup de balai et repartir à zéro, ce serait plus efficace ! Qu'il arrête d'être entre deux, à moitié Jugson, à moitié lui. Voilà, la colère l'envahie, légitime, pas nouvelle, mais bien plus forte que toutes les fois où il l'a doucement réprimandé d'une tape amicale. Il déglutit et Callum ne s'en formalise pas, il sait que Jacob n'a pas l'habitude de le trouver ainsi, il sent qu'il a complètement franchit la ligne rouge entre "le surveillant et l'élève" pour passer à une implication bien plus personnel. Il est en colère comme un proche, comme l'adulte qu'il est face à ce qui est, finalement, qu'un adolescent à ses yeux. Silencieux, il attend. Il va craquer avant lui, ils craquent tous devant lui, le grand gagnant du Roi du Silence. Et il perçoit qu'il est mal à l'aise, la lumière trop faible pour que son regard lui suffise mais, la voix, lui dit tout. Mine de rien il réussi à l'ébranler et cela le satisfait, peut-être qu'il aura plus de jugeote. Son père, encore et toujours son père. Un homme que Callum n'a jamais rencontré mais qu'il ne porte pas dans son coeur, un être qu'il ne refuserait pas en entretien, oui, un homme qu'il aimerait plaquer contre un mur pour une bonne explication. Parce qu'il détruit son fils, que l'homme de main ne comprend en rien toutes ces histoires de famille qu'on lui raconte, si ce n'est quelles pourrissent l'existence des gamins. De ses gamins. Pas la peine de dire que peut-être Jacob exagère sa situation, il n'y a qu'à le voir pour savoir que sa douleur est réelle. Que son environnement est toxique. Il s'énerve, semble sur le point d'exploser et peut-être cela lui fera t-il du bien, même si dans l'état où Callum est ça risque surtout de partir en vrille si les deux s'y mettent. Puis, aussi vite qu'il avait monté, Jacob se calma, allant jusqu'à avouer que la situation lui échappe.

J'en doute pas mais j'ai surtout l'impression que tu te crées tes démons et, Jacob, si tu ne veux pas de mon avis ne viens pas me trouver.

Encore un peu cinglant même si sa lucidité calma quelque peu Callum. Il n'avait jamais apprécié que l'on lui reproche son avis ou son implication, pas qu'il s'imagine avoir la connaissance - même s'il fallait lui reconnaître un petit côté donneur de leçon - mais parce qu'il trouvait que si l'on recherchait l'appuie d'une personne, il ne fallait pas en prendre seulement ce qui nous arrangeait. D'un geste amical, affectueux, il lui pressa l'épaule puis alla se mettre à côté de lui pour regarder le lac. L'été approche, tu vas faire quoi ? Pas la peine de se lancer dans une énième discussion sur le père, plus enclin à parler avenir que passé, Callum n'eut pas un regard pour son protégé alors qu'il pose l'anodine mais obsédante question : que vas-tu faire cet été ? Retourne là-bas et enfonce toi encore plus dans le mal-être. Mauvaise idée. Rester à Poudlard ? Il ignore si cela est possible, la solitude glaciale du château lui semble une meilleure solution. Sa façon de le dire est, une fois encore, dénué de compassion. Il n'est pas l'homme auprès de qui l'on trouve une épaule attentionnée, pleines de ces paroles réconfortantes ; Callum ne dit jamais des phrases comme "tout va bien se passer" ou "je suis là, rien ne t'arrivera". Non, il pousse l'autre à se battre par lui-même, il est seulement présent, ne croyant pas en ces phrases bateaux et, surtout, ne s'imagine pas un instant que son simple soutien puisse suffire à aider quelqu'un. C'est seul que l'on se relève, lui n'est là que pour faire béquille, et encore. Aussi, quand il demanda à Jacob ce qu'il allait faire, ce dernier pouvait sentir que son parrain de coeur l'invectivait plus à se prendre en main qu'à le plaindre sur sa délicate situation. Il aurait pu lui dire "tu attends quoi pour vraiment te bouger ?" que l'effet aurait été le même.

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MessageSujet: Re: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Mer 9 Juil - 21:19



Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter.


Ce n'était sûrement qu'un prénom vieillot à ses yeux, mais c'était bien plus à mes yeux. Sur ce point là, Callum et moi avions des visions très différentes. Pour lui, c'était le futur qui définissait une personne, ce qu'elle voulait faire et qu'est-ce qu'elle faisait pour y arriver. Et si j'étais plutôt d'accord avec lui, je ne pouvais m'empêcher de penser que nos origines et notre histoire influençaient nécessairement ce qu'on devenait. C'était cette partie que Callum ne semblait pas vouloir considérer.

Souvent, je me demandais à quoi ressemblait son histoire. Par quoi était-il passé ? N'avait-il pas lui aussi des casseroles qu'il se trainait de ses jeunes années ? Il n’en parlait pas ou peu, et je n’avais pas réussi à amasser beaucoup d’informations sur lui. Pourtant il devait bien y avoir quelque chose dans son passé qui justifiait son avis très tranché sur le sujet. Bien conscient que je n’étais pas du tout en position pour poser les questions, je me contentai d’une petite moue peu convaincue. Inutile de rentrer dans un débat « Si »  « Non » « Si » « Non ». Callum et moi nous avions notre obstination en commun. Je préférai donc ne rien dire et laisser couler.

Je savais ceci dit qu’il ne lâcherait pas l’affaire ainsi. Je songeai que la meilleure façon d’apaiser tout le monde était de faire mon mea culpa : après tout, admettre que j’étais sur la pente descendante était la première étape nécessaire à la recherche d’une solution. Et si je préférais généralement me voiler la face par facilité, cette option n’était pas franchement envisageable avec Callum. Je l’imaginais mal gober mes jolies histoires sans rien dire, surtout pas dans l’état d’énervement dans lequel je l’avais mis.


« Comme tu y vas… »

Grognai-je, lorsqu’il me fit remarquer, avec politesse, que si j’n’étais pas content, j’n’avais qu’à aller voir ailleurs s’il y était –à peu de choses près, c’était ça. Le message était clair au moins, mais je devais dire que j’étais un peu vexé de m’être fait envoyer bouler ainsi. J’aurais du m’y attendre, il ne prenait jamais de pincettes. Si on voulait se faire passer de la pommade, pour sûr, ce n’était pas Callum qu’il fallait aller voir.

Quant à savoir si je me créais mes propres démons… Je n’étais pas certain de savoir ce qu’il voulait dire. Je n’inventais tout de même pas mes cauchemars !


« Comment ça je me créé mes démons ? »

Demandai-je, le ton calme, bien décidé à ne pas prendre la mouche et m’emporter inutilement sans lui laisser l’occasion d’expliquer le fond de sa pensée. Je commençai à la connaître, le Callum, mais je n’avais pas encore un décodeur me permettant de comprendre ses commentaires pour le moins concis. Il allait peut être se dire que je jouais au con, mais ce n’était pas le cas. Je n’étais juste pas certain de savoir là où il voulait en venir.

Sa main sur mon épaule me calme un peu plus, me rappelant qu’il n’était pas là pour me défier ou me descendre mais bien pour m’épauler, à sa façon. Il vint s’installer à côté de moi et je reportai mon attention sur le lac. La fiole par terre, je ne savais plus franchement quoi faire de mes mains, alors je finis par croiser mes bras sur mon torse, serrant mes doigts sur mes bras alors qu’il me posait une question sur les vacances d’été. Il avait une façon de m’interroger comme s’il y avait beaucoup plus qu’une simple question de routine derrière ces mots. Et il y avait beaucoup plus. Callum n’était pas un adepte du « small talk ». Discuter de la pluie ou du beau temps, très peu pour lui, il préférait le silence dans ce cas.


« Je viens de signer ma convention pour mon stage au LMRI »

Répondis-je, factuel. Je ne savais pas si Callum savait exactement ce qu’était le LMRI, après tout ce n’était pas franchement son domaine de prédilection, mais je n’étais pas certain que ça l’intéresse non plus. Après tout, ce qu’il voulait savoir, au fond, c’était si je me bougeais le cul. Le reste, j’ignorais s’il voulait des détails. Si tel était le cas, j’étais sûr qu’il ne se gênerait pas pour les demander.


« Et je cherche un appartement… enfin plutôt une chambre à Pré-au-lard. Londres c’est trop cher »

Et puis, je devais admettre que je flippais à l’idée de me retrouver mêlé à des moldus. Les quartiers sorciers de Londres coûtaient une petite fortune, alors à choisir je préférais encore m’installer à Pré-au-lard pour l’été et prendre le train tous les jours. Dans tous les cas, l’éloignement avec mon père était dans mes projets. J’étais prêt à prendre une chambre miteuse, un trou à rat s’il le fallait, pour ne pas passer l’été chez lui. Mon stage serait rémunéré, mais faiblement, et il faudrait compter sur mes économies pour payer le loyer, d’où l’idée de la chambre de bonne, mais dans tous les cas, je me débrouillerais pour ne pas avoir à passer plus de temps en la compagnie néfaste de mon géniteur. J’espérais que ce petit sevrage aurait un effet positif sur mes cauchemars et sur mon humeur en général.

Discuter ainsi de ma vie d’étudiante raviva soudainement ma curiosité à l’égard des aventures de Callum adulescent.
Ce virement de discussion -même si je savais que dans sa tête c'était lié au reste- me semblait l'occasion parfaite pour en découvrir un peu plus sur lui-même. Ce n'était pas que je cherchais à tout prix à changer de sujet, mais j'aurais aimé qu'il ne sache pas tout sur moi alors que je ne savais rien de lui. C’était frustrant.


« Tu faisais quoi toi au même âge que moi ? »

Lâchai-je, sans tourner autour du pot, tournant la tête vers lui, mes yeux tranchant l’obscurité pour essayer de capturer quelque chose sur son visage. J’avais l’impression d’avoir escaladé une barrière pour me promener sans autorisation dans le jardin de Callum, et je m’attendais presque à me faire virer de là à grands coups de pied…. Mais après tout : qui ne tente rien n’a rien !

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MessageSujet: Re: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Jeu 28 Aoû - 22:54


 ◈ Jacob & Callum◈
Ca me fout les nerfs de te voir ainsi
Je vais devoir hurler pour que tu réagisses ?





Il tourna la tête vers Jacob, il ne comprenait pas ? Agacé de devoir s'expliquer, il sut qu'il allait pour autant répondre mais pas tout de suite, il préférait poursuivre un peu la conversation, son explication promettant d'être longue. Parfait, parfait, il se calma à mesure que son protégé parlait. Parfait. Il allait faire un beau stage, dans un endroit réputé qui lui promettait une belle carrière. Qu'est-ce qu'il était fier de lui. Il n'en avait pas l'autorisation, rien ne l'autorisait à un tel sentiment paternaliste mais il était fier de savoir qu'il avait obtenu un si bon stage, qu'il se prenait en main, qu'il réussissait, tout simplement. Une nouvelle tape affectueuse dans le dos, bien joué gamin. Puis il embraya sur la meilleure nouvelle qu'il pouvait lui sortir – après « j'ai lâché l'alcool » - il allait passer l'été loin de son paternel. Jacob avait tout juste et lui, se sentait un peu bourru de l'avoir invectivé. Pré-au-Lard, c'était mieux pour son problème de boisson, quoi qu'il y avait ici deux bars très populaires... Londres étaient une belle ville, il allait devoir transplaner à tour de bras – avait-il son permis ? - et puis, oui, il y avait tellement à découvrir, à vivre, à Londres. Il craignait les mauvaises occasions Londonienne, ces soirées, mais à côté il voyait la vie grouillante, les nouvelles rencontres, la possibilité de vivre un été non pas « stage-appart » mais une vraie découverte de l'existence, une véritable possibilité pour Jacob d'avoir, simplement, un peu de bonheur brute. Une fois n'est pas coutume, il était perdu dans ses pensées, à réfléchir à ce qu'il venait de lui apprendre, à ce que lui-même avait envisagé... Il était perdu dans sa fierté bien placé, dans la concordance parfaite entre ses attentes et l'attitude de Jacob.

Il finit par le sortir de sa torpeur et il lui en fut gré, il n'avait pas à cogiter là-dessus, il n'avait pas à ne serait-ce qu'envisager sa solution. C'était une folie, plus dingue encore que lui mettre Marlow dans les bras et pourtant, à l'instant où Jacob lui avait parlé de son père, Callum avait laissé l'idée faire son nid, petit à petit, dans son esprit jusqu'à ce qu'il ne puisse plus la faire fuir. A l'instar de son envie de lui mettre Marlow dans les pattes, encore une lubie qui ne partait pas. Une question indiscrète le sort de sa torpeur et il se fait la réflexion qu'il ne s'est toujours pas justifié de tout à l'heure. Il veut enfoncer la porte de ses secrets, ce soir ? Depuis quand il est aussi curieux ? Mutique, Callum attrapa un caillou qu'il lança dans le lac, inspira et répondit sans le regarder. A force d'être obsédé par tout ce que ton père t'as fais, tu crées ton mal-être. Ce n'est rien d'autre qu'un prénom. Pareil pour les cauchemars, boire, ça ne te fais qu'entretenir ta haine. Tu lui donne de l'importance. Il se tut, avant de le regarder avec un fin sourire et une fierté non dissimulé dans le regard, félicitation. Il n'ajouta rien de plus, le sourire si rare sur son visage, le regard qu'il n'offrait jusqu'ici qu'à Marlow et, fugacement, à Aryanedëlle, et cette voix devenue étrangement chaude, réconfortante. Pas de mot de compassion, pas besoin, l'homme a un corps expressif.

Je travaillais. Bien, c'était succinct et ça ne voulait absolument rien dire. Callum inspira, expira, il n'arrêtait pas de rabâcher à Jacob qu'il devrait cesser l'alcool et là, il lui vole dans les plumes en lui disant qu'il se complaît dans son malheur... il n'est pas tendre avec lui et, peut-être, Jacob a t-il le droit de savoir pourquoi il supporte aussi mal de le voir s'enfoncer dans son mal-être ? As t-il ne serait-ce que le droit d'effleurer sa pensée ? De se faire comprendre qu'une part de lui à envie de l'aider, parce que lui même a eu la chance d'avoir une main tendue ? Sans le Patron, où est-ce qu'il serait maintenant ?

Tout ce que tu as besoin de savoir c'est que j'avais quitté Poudlard, famille et que si le Patron ne serait pas venu me chercher, je serais encore en taule à l'heure qu'il est. Ou pire. Mort, probablement retourné dans les bottes d'un homme aussi sombre que l'était Victor. D'un homme qui lui aurait apposé d'autres marques, comme ce tatouage qu'il s'était fait en hommage de Vic, marque indélibile de la mule qu'il fut. De tous les crimes qu'il a commit, toutes ces lois violées au nom de la difficulté à sortir des mains hargneuses du crime. Jacob, ne coule pas, le monde d'en bas est bien plus noir que tes cauchemars. Il se tut, sa voix était devenue extrêmement lourde, sombre, un brin vibrante alors qu'il tournait un regard noir sur Jacob. Vient me voir cet été, ma maison est grande. Aucun lien, pas envie de poursuivre sur son histoire, classée secret défense, le peu qui avait filtré était un pas énorme pour lui. Une histoire intime, difficile, une histoire qu'il assumait, mais qu'il chérissait silencieusement. Avouer son idée de l'inviter chez lui était plus simple après ça, une évidence, il avait besoin d'un logement, de prendre de la distance, Callum avait une maison vide. Seul, il errait avec plaisir dans ses grandes pièces, cultivant amoureusement son jardin, avec pour seul compagnie un chaton. Un peu de compagnie ne sera pas trop dérangeante, s'ils gardent leur espace vital, mais d'un autre côté vivre seul peut faire du bien à Jacob. Qu'importe son choix, il sait qu'il a un toit au dessus de la tête. Marlow est à Poudlard le week-end prochain, on ira fêter ton stage, il se tourna, calmé, vers le lac qui disparaissait dans la nuit, c'est ma fille.

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MessageSujet: Re: Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter. [Fini]   Mar 16 Sep - 20:41



Wise men don't need advice, fools won't take it. Until I'm the former, I count on you to help me not be the latter.


Est-ce que je venais d’halluciner, ou Callum venait VERITABLEMENT de me proposer de me loger cet été ? La proposition me semblait improbable… Pourtant il avait toujours été présent pour moi, toujours à m’épauler, même silencieusement ou discrètement. Ses engueulades, ses remontrances, tout ça, je savais pertinemment qu’il le faisait pour moi. Derrière ses airs d’ours grognon, Callum était quelqu’un de particulièrement altruiste. Il plaçait toujours les autres avant lui, et j’aurais voulu lui rendre ne serait-ce qu’un 1/8ème de ce qu’il m’avait donné. Je n’aimais pas le considérer comme mon père spirituel, car pour moi la notion de « père » avait toujours été entâchée par les actes de mon propre Paternel. Le terme de « parrain » était, pour moi, bien plus fort. Il y avait derrière ce concept l’idée de quelqu’un qui se porte volontaire pour veiller sur vous devant Dieu. Alors certes, je n’étais pas croyant, mais je voyais volontairement Callum comme mon parrain. D’ailleurs c’était ainsi que j’avais commencé à le définir auprès de mes amis –ça m’évitait au passage de dire qui il était et de le mettre dans une situation compliquée, car je n’étais pas certain que l’homme de main du ministère était censé babysitter les étudiants….

Cela dit, c’était peut être moi qui m’emportais, aussi. Techniquement il ne m’avait pas dit « emmenage chez moi » il m’avait dit « Viens me voir cet été », ce qui pouvait très bien vouloir dire « on se fera un barbeuc et après tu retourneras CHEZ TOI ». Mais Callum ne disait jamais rien au hasard, et son « Viens me voir cet été » tombant juste après mes projets de recherche de logement c’était… Probablement calculé.


« Avec plaisir »

Répondis-je finalement, un sourire détendu sur les lèvres. Ce n’était pas tant qu’il venait de m’ôter une épine du pied –déjà parce qu’à ce stade c’était carrément une stalactite géante qu’il venait de m’enlever- mais ça me faisait plaisir de voir que nous nous rapprochions, même si c’était à petits pas et pas toujours de manière perceptible. Disons qu’aux yeux de tous nous devions sembler assez distants, mais il fallait connaître Callum pour comprendre quand il tenait à quelqu’un ou non. Dans tous le cas, ça comptait beaucoup pour moi, surtout en ces périodes troubles où je laissais mon Géniteur gâcher mon humeur. Et puis j’avais nettement moins de pression sur les épaules en sachant que quoiqu’il arrive, j’avais un endroit où loger.

Et la suite de ses mots me mit encore plus du baume au cœur. Marlow. Sa fille. Il m’en avait déjà parlé, très brièvement ceci dit, Call n’était pas homme à s’étaler sur sa vie privée. C’était la première fois que j’entendais son nom… Mais je me sentais honoré qu’il veuille que je la rencontre. Mine de rien, ça signifiait beaucoup pour moi : cela voulait dire qu’au fond, malgré mes défauts, malgré mes erreurs, il me croyait digne de rencontrer la personne la plus chère à son cœur. Callum était un homme solitaire, laconique, et pas très démonstratif, mais je l’imaginais comme un père génial.


« J’ai hâte de la rencontrer »

Je me demandais un peu à quoi pouvait ressembler une mini-Callum. Je ne connaissais pas son ex-femme, et sa fille devait probablement tenir d’un peu des deux, je me demandais juste de quelle partie de lui elle avait pu hériter. Glissant mes mains dans mes poches, l’humeur bien plus légère qu’il y a quelques minutes à peine, j’esquissai un sourire amusé.


« Est-ce qu’elle te ressemble beaucoup ? »

Je me demandais d’ailleurs à quoi pouvait ressembler Callum à cet age là… J’avais du mal à l’imaginer en gosse bruyant et agité, lui qui était toujours si stoïque… Mais je savais aussi que les gens pouvaient changer. Beaucoup. Et je n’osais pas vraiment aborder le sujet du passé à nouveau, ça ne semblait pas lui avoir plu la dernière fois..


« Non ne me dis pas en fait… J’aurai la surprise le week-end prochain »

Ca me laisserait le temps de faire mes pronostics, mais quelque chose me disait que peu importe l’image que je m’en ferais, je serai surpris. Quoiqu’il en soit je serai vite fixé.

Inspirant doucement, je constatai que j’étais beaucoup plus calme maintenant qu’à mon arrivée. Même lorsqu’il me brusquait et haussait le ton, Callum parvenait généralement à m’amener une paix intérieure que je n’avais jamais osé espérer jusque là. Il avait cet espèce de don d’apaisement que je n’avais jamais vu chez personne d’autre. J’avais envie de partir me reposer sur cette touche positive, espérant même que, peut être, cette nuit serait calme, dénuée de cauchemars. Ces nuits là se faisaient rares cela dit…


« Je vais tenter un retour aux dortoirs… Demain la journée est longue je vais essayer de rassembler quelques forces »

Déclarai-je, continuant sur ma pensée positive. Je ne voulais pas trahir la confiance qu’il m’offrait en allant me planquer dans un coin du château pour me descendre mes fioles. Pas ce soir. Je ne savais pas exactement combien de temps cette bonne résolution allait durer, mais j’avais au moins envie d’essayer.


« Bonne nuit Callum »

Lui lançai-je, m’apprêtant à retourner vers le château. Je marquai une pause, mes yeux posés sur sa silhouette toujours tournée vers le lac. Il avait l’air pensif, et je me demandais quel genre de pensées le hantait.


« Et encore merci »

Je ne pouvais pas ne pas le remercier. Il y avait trop de sujets pour lesquels je lui étais reconnaissant : l’offre de logement, son aide, ses conseils, sa confiance, le fait qu’il n’ait pas encore lâché l’affaire avec moi-même lorsque je cédais à mes plus bas instincts. Inutile de préciser, il devait se douer du pourquoi de mes remerciements. Et sur ses paroles, je repartis vers le château, étonnamment guilleret pour quelqu’un qui broyait du noir il y a 1 heure à peine. Heureusement qu’il était là pour me maintenir à flot.

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