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 I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)

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MessageSujet: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Sam 24 Mai - 22:03


I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth
ft Callum & Meg





Megara grimaça une nouvelle fois en regardant l’Hippogriffe engloutir le cadavre de furet. Sérieusement ? Avait-on inventé le concept de cette retenue dans l’unique but de la faire braire ? Ca y ressemblait foutrement ! Aller nourrir les Hippogriffe, ouais, ok. Meg adorait les animaux, mêmes ceux qui faisaient 3 fois sa taille, avaient des griffes acérées et la possibilité de la piétiner avec leurs sabots. Rentrer dans leur enclos, s’approcher d’eux, tout ça, aucun souci. Mais les nourrir avec D’AUTRES bestioles… ça par contre, non.
On ne lui avait pas franchement demandé son avis. On lui avait donné des seaux remplis de cadavres de furets et autres animaux plutôt mignons lorsqu’ils ne sont pas morts et entassés, et la voilà partie à l’aventure. C’était…. Répugnant. La lionne avait le cœur bien accroché, et ne tournait pas de l’œil facilement, mais pour le coup, l’envie de vomir était bien présente.

Lorsque le dernier seau fut vidé, la brunette quitta l’enclos, le cœur au bord des lèvres. Elle devait avoir le teint presque vert car même ses comparses de retenus lui demandèrent si tout allait bien. Elle pinça les lèvres, espérant que ça suffirait à dissuader le contenu de son estomac de faire marche arrière, hochant péniblement la tête. Elle avait besoin d’air, de marcher. Ils rangèrent les seaux près des serres botaniques, et la Gryffondor en profita pour se laver les mains au tuyau d’arrosage. Pourtant, même après les avoir passées sous l’eau 5 fois d’affilé, elle avait l’impression que l’odeur des cadavres de bêbête persistait.

C’est donc avec la nausée qu’elle traversa le parc de Poudlard, se dirigeant vers le château. Elle essaya de penser à des choses appétissantes pour se changer les idées : des gateaux, du jus de citrouille, un délicieux brunch avec du bacon, mais ça passait difficilement.

~   Jamais je n’aurai d’Hippogriffe


Décida-t-elle, parlant toute seule tout en grimaçant. Ou alors, elle les élèverait à devenir végétarien. Oui, un gentil Hippogriffe se goinffrant  de paturage, ça lui allait foutrement bien.
Elle se demanda un instant si elle avait toujours l’air d’être à 2 doigts de rendre son repas, mais au moins ça allait un peu mieux. L’air frais du début de soirée lui faisait du bien, et le temps de rejoindre la cour du château suffit à la remettre d’aplomb.

Tant et si bien que lorsque ses yeux ambrés tombèrent sur la silhouette familière de l’Ours le plus mignon de Poudlard, elle n’hésita pas 2 secondes avant de braire son prénom :

~   Heeeey Caiiiillooooum ! Qu’est-ce que tu fiches là ?


Cailloum. On pouvait toujours compter sur Meg pour trouver des surnoms ridicules. Cailloum lui était venu tout seul lorsqu’elle avait appris le prénom de ce drôle de bonhomme. Aux yeux de tous, il était solide comme un roc –d’où le caillou-m- mais elle était persuadée qu’il y a plus à découvrir sous ses airs de gros dur. Pour sûr, il n’était pas très loquace, préférant faire parler ses actes –et de préférence ses poings- plutôt que sa bouche… C’était d’ailleurs en grande partie pour cela qu’il était si sympathique aux yeux de la brunette. Elle se reconnaissait un peu en lui… même si niveau carrure il la battait à plates coutures ! Lui, avec sa grande taille et son corps bien bâti, elle, toute petite et plutôt maigrichonne… c’était un peu comme comparer et associer Sulli et Bouh de Monstre et Compagnie.

Retrouvant soudainement son énergie et sa bonne humeur, Meg trottina jusqu’à lui avant qu’il n’ait pu réaliser quelle tornade s’abattait sur lui et surtout, avant qu’il n’ait la bonne idée de s’enfuir. Arrivée à sa hauteur, elle croisa les bras, le dévisageant avec un air inquisiteur particulièrement ridicule avec le visage très expressif de la jeune femme.

~   Minute… c’est pas ton patron qui t’envoie m’espionner hein ?


Demanda-t-elle, plissant les yeux et tordant sa bouche dans une mimique soupçonneuse. Depuis qu’elle avait croisé l’inquisiteur le jour de la commémoration, la demoiselle devait admettre qu’elle n’avait pas la conscience tranquille. Ce que lui avait dit Hilliard lui semblait fort suspect et la brunette craignait d’avoir confirmé sa place sur la liste des suspects de cet homme. Elle savait que Callum bossait pour lui, et le trouver soudainement sur son chemin ne la rassurait pas du tout.

Feignant le détachement, elle ajouta, le ton léger :

~   Non parce que j’ai rien fait, rien du tout…


Elle fronça un instant les sourcils, reconsidérant ce qu’elle venait de dire. Ce n’était pas tout à fait exact… alors si elle voulait prouver sa bonne foi, autant montrer patte blanche et se montrer parfaitement honnête, ça poserait de meilleures bases !

~  Bon ok je sors d’une retenue, mais … j’ai rien fait de grave quoi


Non, ce n’était jamais très grave. Ok, le type à qui elle avait fichu un coup de boule devait avoir sacrément mal au nez, peut être même qu’il était pété mais…. Merde quoi, elle, elle avait une bosse sur la tête ! Et elle avait du sacrifier des furets –déjà morts mais c’est un détail. D’ailleurs le simple fait de repenser à cela et un frisson de dégoût lui secoua l’échine. Pas les furets, ne pense pas aux furets, s’intima-t-elle. Pourquoi fallait-il qu’elle ait un esprit qui sautait aussi facilement du coq à l’âne ?

~   Rien qui ne justifie qu’on me soupçonne. De quoique ce soit. A part de ce que j’ai fait. Bref… t’as compris !


S’il avait compris ? Rien n’était moins sûr. Si ça se trouve, il avait déjà passé ses oreilles en mode « off » à la minute où il avait vu la furie débouler dans sa direction. Mesure préventive, on ne pouvait pas lui en vouloir…




Dernière édition par Megara Hendrickson le Mar 9 Sep - 9:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Lun 9 Juin - 20:20


 ◈ Wallace & Eugenia ◈
Je ne suis pas sensé
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C
ailloum. Oh non. L'homme de main hésita à accélérer, en toute sincérité il eut même envie de passer cette foutue cour, claquer la porte du château sur le nez de la gosse mais il savait que ça ne l'arrêterait pas. Elle était déjà là, à le regarder avec ses yeux curieux, la sale fouine qui adorait lui tourner autour. La petite Hendrickson n'était pas une mauvaise bougre, mais allez savoir pourquoi, elle avait décidé de le harceler de questions. Plus tenace que le plus curieux des journalistes, elle était constamment dans ses pattes. Et que je te parle de la délégation, et que j'enchaîne avec ta vie privée, c'était épuisant. La rembarrer était une merveilleuse idée, l'effrayer, l'ensorceler avec un silencio le faisait rêver, cette douce pensée le chatouillait mais ce n'était pas professionnel alors il se retenait. Il avait des consignes, faire que tout roule dans le château, s'il se mettait à ensorceler les élèves forcément les parents allaient leur tomber dessus et il ne pouvait se le permettre... même si, en l'occurrence, la rendre muette était totalement justifiée.

Qu'est-ce qu'il fichait là ? Il allait planter des choux. Que s'imaginait-elle qu'il fasse de ses journées, elle le collait assez pour deviner qu'il était en charge de la sécurité du château. Elle l'avait vu séparer des élèves en mal d'action, menacer les plus tenaces... il était même intervenu une fois dans une de ses bagarres. Ce jour-là, il aurait dû l'ignorer, ne pas faire son devoir car en la réprimandant, il s'était offert une fan des plus incompréhensibles. Depuis il jouait l'indifférence, la laissant bavasser ou passant son chemin quand il le pouvait, mais plus elle insistait et plus il lui était difficile de l'ignorer. Au moins, à défaut de le faire parler, elle réussissait à faire ressortir son humour cynique et ça, c'était pas donné à tout le monde.

Elle lui bloquait le passage et force était qu'il devait l'écouter, faire marche arrière était tentant mais improductif, elle allait bien finir par se lasser et lui foutre la paix. Il venait de terminer sa pause de l'après-midi, quinze minutes de quiétude dans un coin tranquille du parc, maintenant il était temps de se remettre à ses obligations... à l'intérieur du château. Il ne lui répondit pas, non il ne l'envoyait pas l'espionner - ça ne lui serait même pas venu à l'idée, elle n'avait rien d'une criminelle - mais il n'avait pas envie d'en parler. Il commençait à la connaître, hors de question qu'il lance le sujet, s'il le faisait elle allait le tanner pour savoir ce qu'il faisait là ou sur les agissements du Patron et il ne voulait parler ni de ce dernier, ni révéler son oasis, elle serait capable de l'y attendre ! La suite, par contre, le fit sortir de son ennui. Elle a conscience que plus elle parle, plus elle a l'air coupable ? Ses mimiques la trahissaient, curiosité, inquiétude puis affirmation de soit doublé d'un truc qui la tracasse. Cette gosse est un livre ouvert. T'as fais quoi ? Ou plutôt, qui avait-elle frappé cette fois ? Elle était un peu étrange et, à la voir aussi peu sûre d'elle, une idée lui vient. S'il pouvait l'effrayer en douceur – faudrait pas la traumatiser - peut-être qu'elle allait cesser de le coller aux basques ?

Il planta ses yeux noirs dans les siens avant de la dévisager, comme s'il voyait en elle toutes les fautes qu'elle avait pu commettre. Pivotant légèrement pour bien lui faire face et, sachant que ça lui donnait un air plus impressionnant, il croisant les bras sans la quitter des yeux. Callum n'était pas quelqu'un d'aimable ou de souriant, il n'était jamais invité aux soirées et tous s'accordaient pour dire que le peu d'humour qu'il avait était à revoir, mais tout cela lui permettait d'afficher naturellement une certaine austérité. Une aura plus lourde, impressionnante, dont il avait conscience, s'en servant pour ses diverses missions et, quand l’interlocuteur lui résistait – comme le faisait Megara – il avait quelques astuces pour asseoir son autorité. Des trucs évident, qui paraissaient simple quand on le savait mais auquel on ne pensait pas. D'un signe de tête il montra le banc et, avançant vers elle, lui fit comprendre qu'elle avait intérêt à s'y rendre avec lui. On va prendre un peu d'intimité pour s'expliquer, gamine. Toujours debout, campé sur ses deux pieds, il prit la parole d'un ton plus bas, pour l'obliger à être attentive, mais sans perdre de sa rudesse.

T'as fais quoi ?


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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Mar 10 Juin - 19:10


I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth
ft Callum & Meg





Il l’ignorait, indubitablement. Mais ça ne semblait pas perturber la jeune lionne. Qu’est-ce qui la perturbait, au fond ? Il était amusant de constater que toute l’école pouvait l’ignorer, la moquer, la bafouer même, et que sa bonne humeur ne sourcillait pas. En revanche, Cassidy pouvait montrait une demie-seconde d’indifférence à une de ses remarques, et le ciel s’effondrait sur sa tête.
Cela dit, ça ne voulait pas pour autant dire que Megara aimait se sentir invisible pour autant… Callum était pour elle un exemple, presqu’un mentor –sans qu’elle ne lui ait franchement demandé son avis- et c’était une véritable déception de ne pas avoir plus d’effet qu’un vent un peu trop bruyant. Il en fallait plus pour que Meg renonce, naturellement, et à force d’acharnement –ou plutôt à force d’agiter un drapeau « coupable » sous son nez- elle finit malgré tout par capter son attention.

La brunette ne put retenir un sourire victorieux, même si elle savait aussi que ça voulait probablement dire qu’elle s’était encore mise dans de beaux draps. Elle suivit néanmoins Callum jusqu’au banc, comme hypnotisé par ses yeux sombres et son air sévère qui n’appelait aucun refus. Avait-on déjà vu Megara si docile ? Pas sûr. L’admiration pouvait faire beaucoup de chose. Elle se laissa tomber sur le banc en soupirant, sentant que dans quelques secondes à peine, on allait débuter son procès.
Elle essaya d’ignorer autant que possible l’air presque menaçant de Cailloum, mais ce n’était pas chose évidente tant il maîtrisait l’attaque « ambiance lourde et pesante ».
Magré tout, à sa question on ne peut plus sérieuse, la demoiselle ne se gêna pas pour jouer de son habituel humour décalé.

~ Ce que j’ai fait ? J’ai donné des furets morts aux Hippogriffes


Répondit-elle, levant les sourcils avec l’air le plus innocent au monde. Honnêtement, Callum l’impressionnait un peu… Mais c’était Meg tout craché que de faire la maligne quand elle commençait à flipper. C’était même proportionnel : plus on lui faisait peur, et plus elle ouvrait grand sa gueule. A croire que la lionne espérait effrayer son adversaire avec son rugissement pathétique. Ca ne marchait pas toujours, mais ce qui était certain, c’était que ça ne manquait JAMAIS de la mettre dans la panade. C’était même un peu son pouvoir spécial, à la Megounette : s’attirer des ennuis.

Sentant le regard lourd et de plus en plus sombre de Callum s’appesantir sur ses frêles petites épaules elle fit une légère moue.

~ Ah, tu veux dire ce que j’ai fait POUR en arriver à sacrifier des bêbêtes toutes mignonnes sur l’autel de la barbarie Hippogriffienne…


Et c’était elle qui parlait de barbarie… Elle la brute de service. Le troll, comme aimait à l’appeler Rubens, ce qui ne manquait jamais de la vexer. Honnêtement, Meg n’était pas honteuse de ce qu’elle était. Elle savait que ce n’était pas très féminin, ni très malin, ni très séduisant, ni très constructif, ni très…. Bref qu’elle n’était pas un modèle à admirer, mais elle s’assumait. Ok, elle passait pour une brute écervelée, mais elle était fière d’elle, fière de protéger ses amis, fière de ne pas avoir besoin de protection d’un tiers, fière de se débrouiller toute seule. Généralement parlant. Quand quelqu’un qu’elle admirait, comme Callum, venait lui faire les gros yeux, elle se sentait nettement moins fière. Elle déglutit lentement, fuyant son regard.

~ J’ai juste mis un coup de boule à ce type là…


Elle soupira, avant de relever le regard vers lui, un regard plein de défi et volonté, comme si sa peur de se faire réprimander venait de s’envoler.

~ Mais il l’avait mérité ! Sérieusement ! Je pige pas pourquoi le mec de 7eme année qui n’a rien de mieux à faire que d’emmerder les p’tiots de 2eme année s’en sort sans rien à part peut être le nez en sang alors que moi je finis en retenue pour lui avoir appris la politesse


D’ailleurs, le simple fait d’en parler la mettait dans une rage mal contenue. Elle lui avait probablement pété le nez… bon sang ! Il aurait mérité qu’elle lui torde le cou, ce crétin de grand dadet ! Dans ce genre de moments, Meg se sentait particulièrement incomprise. Tout le monde lui jetait des regards désapprobateurs ou accusateurs, et elle était certaine qu’il y en avait pour poser des yeux pleins de compassions sur la soit-disant victime de l’histoire. Ne sachant pas comment canaliser son énergie négative, la brunette chercha des yeux un caillou dans lequel shooter. Il n’y en avait pas. De rage, elle donna un coup de pied mollasson dans le pied du banc.

Les mains enfoncées dans les poches de son gilet, elle les écarta sur le côté, à la manière d’une chauve-souris, jetant un regard provocateur à Cailloum.

~ Tu vois que j’ai rien fait !


Oui, bon. Tout était relatif. D’un point de vue « autorité de Poudlard », elle n’était probablement pas toute innocente. Elle avait l’impression d’être Zorro aux yeux du Sergent Garcia, même si pour sûr Zorro était bien plus malin qu’elle dans l’art de ne pas se faire choper… et ce n’était pas difficile puisque à date, pour chaque connerie qu’elle avait effectuée, Megara avait payé la retenue en conséquence. Son principal souci était que là où certains privilégiaient la discrétion et la fuite, elles assumaient parfaitement ces actes. Un peu trop, vous diraient certains. De toute façon si les neurones de Hendrickson surpassaient sa témérité, ça se saurait.

~ Oh et puis tu peux prendre tes grands airs, hein, j’suis sûre que quand t’étais élève ici t’étais pas le top 10 des grands sages de l’école


Ajouta-t-elle, un air de défi sur le visage. Ce n’était pas un pari très risqué ceci dit, car Callum ne dégageait clairement pas l’aura de l’élève modèle… Mais ce n’était peut être qu’une impression. Les apparences étaient souvent trompeuses, Meg en savait quelque chose, et elle était la première à donner une chance à ceux contre qui les apparences jouaient. Mais quelque chose lui soufflait à l’oreille que Callum avait eu son lot de castagne, lui aussi. Elle l’espérait presque, sinon elle allait juste passer une énième fois pour la brute épaisse de Poudlard. Elle y était habituée, mais enfin… c’était agréable, de temps à autre, de tomber sur quelqu’un qui regardait plus loin que les évidences.


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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Dim 6 Juil - 15:09


 ◈ Megara & Callum◈
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P
remier échec : elle aurait dû le trouver impressionnant et effrayant, elle le regardait admirative, hypnotisée, allant docilement vers le banc. Megara 1 – Callum 0, ça commençait mal. Elle s’amuse, fait de l’humour et même s’il devine qu’elle est – quand même ! – un peu déconcertée, il aurait préféré la voir tétanisée. C’était injuste pour elle… pourquoi était-il aussi… sadique ? Megara était agaçante à le coller partout, à toujours lui poser des questions et à le regarder comme si chacune de ses actions étaient merveilleuses mais, quand même, contrairement à Euphemia qu’il avait tendance à fuir, elle, il la trouvait adorable. Oui, le mot était lâché, il l’aimait bien quand même cette peste. Masochiste, il l’observait de loin, ne pouvant s’empêcher de commenter mentalement sa façon de se battre avant d’intervenir. L’ennui c’était qu’elle était bavarde et curieuse, aussi attachante pouvait-elle être, ça ne suffisait pas : il avait un boulot, une vie à cachée, s’il lui donnait un peu d’attention elle allait encore plus s’immiscer dans son existence ! Du coup, en réaction à son paradoxe, il se montrait beaucoup plus agaçant avec elle qu’avec les autres.

Regard noir, aura pesante au maximum, allez crache le morceau que je t’effraie, gamine…. Et le morceau ne manqua pas d’arriver. Un coup de boule, rien que ça ! Le plus étonnant n’était pas ce qu’elle avait fait mais la réaction qu’elle eut en le lui racontant. Toute sa peur s’envolait, elle restait assise mais se dressait face à lui, persuadée d’être dans son droit, d’avoir fait une bonne action et, peu importe que Poudlard n’approuve pas, elle, elle savait qu’elle avait eu raison. Et en effet elle avait eu raison, pas la meilleure technique qui soit mais pour savoir qu’il aurait fait de même, il ne pouvait qu’approuver. Un nez pété, carrément… Retenant un sourire amusé, Callum se fit la réflexion que s’il s’était s’agit de sa fille, il l’aurait félicité pour son courage. Savoir se dévouer pour les autres, les protéger, c’était noble ! Une tape sur l’épaule, un câlin, et le voilà qui aurait été fier de dire « ma fille a rabattu son caquet à cet abruti et elle a eu raison ! ». Sauf qu’il ne s’agissait pas de Marlow mais d’une élève, qu’il ne pouvait pas la féliciter mais devait la punir… Comment il allait être crédible à l’effrayer si au fond il ne faisait qu’approuver ? Bordel, elle ne  pouvait pas se contenter de frapper un mec au hasard, juste pour le fun ?

La demoiselle s’emballait, s’énervait toute seule, semblant revivre la scène, en voilà une qui avait le sang chaud et était particulièrement téméraire. Ce que j’aime chez toi c’est que tu semble agir sans réfléchir alors que tu ne fais que suivre ton instinct. Pour les autres tu es une brute, moi, je vois un homme qui protège ceux auquel il tient, qui défend sa « meute », ahaha, c’est un compliment ne prend pas cette tête ! Tu sais que tu as raison et ça te rend confiant, solide, comme ça, moi, je sais que je peux me reposer sur toi quand plus rien ne va. Elle lui ressemblait un peu, en plus hargneuse cependant, elle lui ressemblait et avoir ce flash des paroles de June le rendait encore plus maussade. Elle l’attaque, se défendant comme elle pouvait et, lui, était déstabilisé. Une gamine de quinze ans qui le perturbe, foutu Poudlard, foutu brassage humain où on peut tomber sur des mini-moi.

Une seule retenue. Ce qui était étonnement vrai, il avait pourtant l’air du type qui a passé sa scolarité à agresser ses petits camarades mais non. Une bagarre et ça avait suffit à ce qu’on lui fiche la paix, même si son amitié avec Levi avait surement contribué à sa tranquillité. La voix lourde, sans rien perdre de son attitude pesante, il reprit la parole pour lui entrer dans le crâne qu’il n’était pas admirable ou il ne savait quoi, bordel ! En première année un mec s’en est prit à moi, je l’ai attrapé par l’arrière du crâne que j’ai frappé de toutes mes forces contre le mur. Problème réglé. Il s’épargna d’ajouter qu’il avait abandonné sa scolarité en cours de route pour aller vivre de magouilles, alternant logement improvisé dans un squatte et maison de redressement. Peut-être devrait-il le lui dire ? Que ça lui serve de leçon, voit ce que ça donne quand on suit mon chemin, on finit en tôle. Un long silence s’imposa ente eux et puis…Pense légitime défense. Il ne dit rien de plus, peu enclin à expliciter sa pensée. Elle ne réfléchissait pas, comme lui elle était plus téméraire que courageuse mais à force de se retrouver dans de sales draps il avait fini par chopper la solution : la légitime défense façon Callum Hodgson. Provoquer l’autre jusqu’à ce qu’il pète un câble et frappe le premier, alors là, tout ce qui s’ensuit n’est rien d’autre que de la légitime défense. Est-ce qu’elle allait comprendre ? Aucune idée, si ça échouait, s’il ne pouvait pas rendre ses bagarres un peu plus productive (elle n’avait pas tord, c’est le septième année qui devrait être en colle, pas elle) alors il trouvera un moyen de l’effrayer malgré son attachement…  

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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Jeu 11 Sep - 19:20



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Meg le provoquait, c’était assez évident. Elle s’attendait à ce qu’il l’ignore. A ce qu’il roule des yeux, exaspéré, et se mure dans le silence, comme il aimait le faire, jusqu’à ce qu’elle se fatigue de parler. Mais à sa grande surprise, elle obtint une réponse. Et une réponse plutôt surprenante.

    ~ Une seule retenue ?

Répéta-t-elle, cachant à peine sa surprise. Avec le tempérament de Callum, elle l’imaginait facilement avec son lot de punitions… Un peu comme Rubens ou elle. Un genre d’abonnement. A croire que le Caillou de Poudlard était bien moins fougueux qu’elle ne le pensait.
Se reprenant, elle haussa les épaules dans une moue désinvolte, l’air de dire que ce n’était pas un argument valable.

    ~ Ouais enfin techniquement je suis presque sûre que le top 10 des sages de l’école avait zéro retenu à son actif, tu n’en fais donc toujours partie

Déclara-t-elle, essayant de réprimer son sourire amusé. Meg pouvait être très douée au jeu du « j’ai toujours raison »… niveau maturité, la demoiselle avait encore du chemin à faire, et admettre qu’elle avait tort ne faisait pas partie de ses points forts. Rubens et elle étaient d’ailleurs particulièrement talentueux pour ce petit jeu là. Et le pire, c’est que la plupart du temps, ce n’était même pas de la mauvaise foi : Megara était VRAIMENT persuadée d’avoir raison. Là, par exemple, elle était convaincue que Callum n’était pas le futur Maître Yoda de l’école…. Et quelque chose lui disait que l’adulte lui-même n’avait pas cette prétention là.

Elle l’écouta développer son histoire sur LA fameuse retenue avec un air impressionné. Avec lui, de toute évidence, on ne plaisantait pas. La brunette était certaine que lorsqu’il disait quelque chose ou menaçait quelqu’un, tout le monde devait le prendre très au sérieux. C’était le ton, et l’expression du visage, essentiellement. A côté, elle…. On lui riait au nez. Naturellement, les rires venaient AVANT que son poing ne vienne les étouffer et casser quelque chose –un nez, un doigt, une clavicule- au passage. La Gryffondor gagnait beaucoup en crédibilité après avoir agi. Elle aurait préféré en imposer, comme lui, forcer le respect par un simple regard, mais quand on est une pile électrique taillée comme une petite souris, il est difficile d’impressionner l’ennemi.

Elle ne commenta pas –chose rarissime chez cette pie bavarde- se contentant de l’observer avec un air presqu’ému, comme si elle était devant son idole rockstar. Oh que Callum ne se fasse pas de mourron : Meg était très très loin d’être une groupie… Mais elle devait admettre qu’elle se sentait presqu’honorée qu’il partage cette information avec elle, lui d’ordinaire si peu bavard.

Il la sortit de ses pensées alors qu’il reprenait la parole. La brunette avait quelque peu perdu le fil de la conversation et elle fronça les sourcils, essayant de comprendre le message crypté qu’il lui envoyait –encore un qui avait passé trop de temps au ministère, le voilà qui parlait en langage codé ! Il fallut quelques secondes à la demoiselle pour comprendre, et ses yeux s’illuminèrent : un conseil, il lui donnait un conseil !

    ~ Ha !

Lâcha-t-elle, l’air presque triomphant

    ~ Je savais que je m’adressais à la bonne personne !

Oui, quelque part, elle le savait. Là ou d’autres l’auraient réprimandée ou aurait essayé de la raisonner, Callum lui donnait un conseil bien plus pratique et utile. Elle n’avait pas besoin d’entendre des inepties comme « la violence n’est pas la solution » , « il faut parler avant de frapper » et tous ces machins théoriques qui, elle le savait, ne fonctionnait pas dans 90% des cas. Réveillez les vous les mecs ! Est-ce que vous pensez qu’Harry Potter aurait survécu en essayant de lancer les négociations avec Voldemort ? Certainement pas. Frapper avant d’être frappé.

    ~ Est-ce que tu n’es pas censé me faire la morale ? Ou essayer de me dissuader d’agir ainsi ?

Demanda-t-elle, surprise que Callum prenne en quelque sorte son parti. S’il y avait bien un adulte à Poudlard qui pouvait la comprendre, c’était lui, elle le savait. Ce n’était pas pour autant qu’elle ne s’était pas attendue à ce qu’il lui remonte les bretelles. N’était-ce pas le rôle des adultes ? Pas vraiment le sien, techniquement. Son rôle était de préservé l’ordre. Mais l’ordre, Meg, elle le chamboulait, presqu’au quotidien. Elle ne savait pas exactement ce qui se passait dans la tête de ce drôle de Caillou qu’elle admirait, mais elle était contente, au fond, qu’il la soutienne…. D’une certaine façon.

    ~ Tu n’as pas un super conseil pour maîtriser son impulsivité par hasard ? Parce que la légitime défense je veux bien, mais généralement mon poing décolle avant même que mon cerveau n’ait le temps de finir de penser « lé-gi-time dé-fense » donc bon….

Un troll. C’était ainsi que Rubens l’avait appelée. Il n’avait probablement pas tort : Meg n’était finalement pas si différente de ces grosses brutes épaisses avec un unique neurone. Elle n’était pas bête… Elle était même assez maligne dans son genre, mais son impulsivité n’avait que peu de limite. La colère lui montait à la tête avant que le peu de raison qu’elle possédait ne se manifeste. Résultat : Meg frappait, et seulement après, elle se disait qu’elle allait avoir de sacrés ennuis. Alors si Callum avait une formation de maître zen pour apprendre à se maîtriser, la demoiselle était preneuse ! Peut être en demandait-elle trop –à près tout l’adulte s’était déjà montré très patient avec elle- mais elle ne pouvait pas s’empêcher de sauter sur sa chance… Pour une fois qu’elle arrivait à lui parler sans qu’il ne s’enfuit au pas de course !

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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Ven 19 Sep - 16:57


 ◈ Megara & Callum◈
Je ne suis pas sensé
être un adorable nounours






E
nfin un peu de déception dans sa voix mais, tenace, accrochée à SA vérité, Megara trouva une excuse pour le classer dans la catégorie Bad Boy. Il ne comprend pas... enfin, si cela lui fait plaisir... il poursuit le récit, pour appuyer qu'il est peut-être le bad boy qu'elle imagine, il n'en reste pas moins dangereux. Allez, comprend gamine... raté, encore une fois, c'est les yeux admiratifs qu'elle l'écoute raconter sa petite anecdote. Finalement il a bien fait de ne pas faire sa biographie expresse, elle lui aurait sans aucun doute demandé l'adresse de ses squattes préférés et se serait fait tatouer le même symbole de gang que lui. Tu ne comprends rien gamine, faut que t'évite cette voie. Piquante, elle souligna qu'il aurait du la disputer, oui sans aucun doute mais à quoi bon ? Clairement il avait en face de lui la gamine la plus obstinée de Poudlard, elle n'apprenait rien, butée, elle s'acharnait à agir comme elle l'entendait sans même chercher à changer ou à réfléchir. Aucune jugeote, simplement de l’instinct et une obstination qui forcerait presque le respect. Au moins elle agit pour le bien de tous même si ses méthodes ne sont pas du bon goût de la morale et sa jeunesse fait qu'elle a encore des difficultés à gérer ses pulsions... néanmoins, il n'avait aucune difficulté à voir comment elle allait évoluer si elle s'acharnait à ne pas changer. Un jour viendra où elle rencontra une personne bien plus forte qu'elle, une personne qui saura de ses poings, de ses mots, ou de sa magie, l'envoyer plus bas que terre. Saura t-elle se relever ? Perdra t-elle le goût de vivre comme il l'a parfois vu chez ceux qui défendait corps et âme autrui, mais, percuté en plein sauvetage, perdre l'envie de se battre... perdre ce qui fait leur nature. Sera t-elle alors plus hargneuse ? Violente ? Il doit intervenir, la sermonner mais il sent que cela est inutile, il va à la place lui donner les armes pour contrôler son instinct qui lui rend la vie impossible.

Outre l'inutilité de la sermonner, il ne voulait pas sabrer ce qu'il voyait en elle. Il refusait que parce que le règlement et la morale ordonnait de parler avant d'agir, imposait la passivité, qu'elle perde son tempérament défenseur. Elle a quoi ? Quatorze-quinze ans ? C'est qu'une gamine, si à cet âge là elle a déjà envie de se battre pour ce qui lui semble juste – et qui est en plus juste – il se doit de l'encourager. Avec tous ces gosses qu'ils croisent dans les couloirs, avec ces monstres qui se déchirent et dans ce milieu sombre qu'il cotoie depuis ses dix-neuf ans, pour une fois qu'un gosse fait ce qu'il faut, il ne va pas l'engueuler. Alors oui, le surveillant va encourager l'indomptée et agaçante Gryffondor, sans se justifier, sans même paraître amical ou ne serait-ce que plus aimable, il va lui ouvrir son manuel d'astuces pour instinctif passant pour des brutes.

Regarde. Il écarta ses deux mains l'une de l'autre et fit ensuite le geste de mettre son poing gauche dans la main droite, puis serra. Chaque fois que ça me démange, je serre mon poing. Silence, il serre un peu plus la pression sur son poing gauche, les veines de sa main droite ressortent et, bien planté sur ses pieds, le regard fixe et décidé sur elle, il en impose. Non parce qu'il a du charisme, quoi que cela puisse jouer, mais tout simplement parce que ce geste est, dans l'imaginaire collectif, jamais synonyme de bonne nouvelle. T'es bavarde, provoque l'autre. Technique qu'il a eu plus de mal à maîtriser que la première, à chacun ses difficultés mais elle restait pratique, après tout, on ne pouvait rien reprocher à quelqu'un qui ne fait que se défendre. Tout est dans la posture, si l'autre est assis, met toi debout. S'il est plus grand, reste droite, immobile et regarde le toujours dans les yeux. L'image des petits Serpentards agaçants lui vint en tête, un dernier conseil qu'eux n'ont pas encore appliqué. Être narquois c'est bon pour les gamins, ne souris pas, ne t'énerve pas, parle calmement, tu en imposeras plus. Garde l'envie de frapper en toi, ils vont la sentir. Silence, il détend ses mains, ses bras se recroisent alors qu'il termine son discours. Si tu réfléchis à tout ça, tu t'énerveras moins vite, après ce sera une habitude, tu n'auras peut-être même plus besoin d'intervenir pour défendre les autres.

Il venait de donner un rapide cours d'autorité à une élève... cela semble aberrant, inconvenant et pourtant il sentait qu'il le fallait, à chaque maux sa solution. Callum attendit sa réaction, les questions qu'elle risquait de lui poser l'agaçaient un peu moins que d'ordinaire et, pire, il s'était plu à lui parler de la sorte. Sans oublier à qui il avait affaire, se rappelant qu'il allait veiller à ce qu'elle n'aille pas tabasser n'importe qui pour s'entraîner – ce qui l'étonnerait – il avait pour autant apprécié d'évoquer ce sujet. Pas tous les jours qu'il a l'occasion de partager son savoir sans passer pour une brute. Néanmoins il fallait qu'elle comprenne dans quoi elle mettait les pieds... Fais gaffe gamine, un accident est vite arrivé. Sa voix s'était faite plus grave, plus sombre, un accident est vite arrivé quand on se frotte à plus dangereux que soit. Tous n'ont pas que des poings, certains préfère user de la magie.

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Qu’importe j’irai où bon te semble. J’aime tes envies j’aime ta lumière, tous les paysages te ressemblent quand tu les éclaires. J’irai où tu iras, mon pays sera toi. J’irai où tu iras qu’importe la place, qu’importe l’endroit.
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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Dim 12 Oct - 10:47



I never met nobody like you,
It ain’t no compliment, that is the truth


Si on lui avait dit un jour qu’elle aurait le droit à une formation personnalisée avec le Grand Cailloum, Meg ne l’aurait tout d’abord jamais cru… Et si elle l’avait cru, elle aurait sauté de joie. Naturellement, maintenant que ça arrivait, elle pouvait difficilement sautiller sur place en couinant d’excitation au risque d’encore plus passer pour une dégénérée aux yeux de Callum –et de toute l’école d’ailleurs. Elle intériorisa donc ses réjouissances, essayant de maintenir un visage calme et concentré, une expression que peu de gens pouvaient se vanter d’avoir vu.

Elle écouta donc un à un les trucs et astuces de Callum plongée dans un silence quasi religieux, ne l’interrompant pas une seule fois, reproduisant occasionnellement ce qu’il lui montrait comme pour s’approprier ses conseils. Elle avait l’impression d’être une actrice amateur apprenant des plus grands. Et si n’importe qui à part elle trouverait cette comparaison démesurée et sa réaction excessive, cela n’enlevait en rien son enthousiasme. Elle était passée de celle qu’on ignore à celle que l’on coache, c’était un honneur pour elle. Elle ne pouvait d’ailleurs pas retenir ses fragments de sourire de temps à autre, entre deux exercices.

Ne pas sourire, justement. Avoir l’air menaçant. Le sourire de Meg était accroché à ses oreilles quasiment H24… Cela dit, elle savait aussi que quand elle était VRAIMENT en colère, ce sourire automatique pouvait laisser place à un air furieux particulièrement effrayant selon certains de ses camarades. Là où ça devenait une autre paire de manche, c’était sur la partie « parler calmement ». Ca, clairement, ce n’était pas son fort à la petite furie. Meg avait plus tendance à hurler qu’à essayer d’impressionner en parlant de manière posée et menaçante.

Son mentor acheva sa petite leçon par un dernier avertissement, qui aurait presque pu sonner comme une menace dans d’autres circonstances. Mais dans le cas présent, Meg savait que c’était bien intentionné.


    ~ Je sais

Répondit-elle, pragmatique. Elle était bien placée pour le savoir : des accidents, elle en créait à la minute. En fait, elle était même un accident à elle toute seule ! Une catastrophe ambulante, une tornade humaine. Mais elle voyait ce que le Caillou essayait de lui dire… Il y avait un pas entre faire déborder les toilettes avec un aguamenti loupé et se faire sérieusement blesser, ou pire : blesser gravement quelqu’un d’autre. Meg pouvait sembler insouciante parfois, et à bien des égards elle l’était, mais quelque part en elle, elle savait que son comportement lui attirerait un jour des ennuis sérieux, elle ne savait juste pas quand, et à quel point.

En attendant, la demoiselle préférait voir le côté positif des gens. « Always look on the bright side of life », c’était un peu sa philosophie de vie, et elle s’y accrochait comme un Scrat à son gland. C’était ce qui faisait sa force, et peut être un jour sa perte.


    ~ Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Ajouta-t-elle dans un sourire à Callum. Elle était certaine que ce dernier avait chuté, plusieurs fois, qu’il avait échoué, sûrement, aussi, quelques fois, mais n’était-ce pas cela qui avait fait de lui ce qu’il était aujourd’hui ? Un genre de héros, à ses yeux. Un bon toutou, aux yeux de certains, un homme dangereux pour d’autres. Qu’importe, il s’était construit sur ses défaites, comme tout le monde, l’important était de se relever.


    ~ ... C'est un moldu cérébral qui l'a dit, et il avait sacrément raison

On pouvait sentir à sa façon d'en parler que les cérébraux et Meg, ça faisait 2, 3 peut être même vu qu'elle était discutablement douée en maths. Ce n'était pas qu'elle les maîtrisait, au contraire, elle savait qu'il fallait des gens comme cela pour faire avancer les choses, mais elle avait un mal fou à communiquer avec eux. En fait elle ne les comprenait pas la plupart du temps, et ils le lui rendaient plutôt bien.

Cela ne voulait pas dire que Meg sous-estimait les risques -bon, peut être que si, un peu- mais elle savait aussi qu’on ne devenait rien sans rien. Rester tranquillement dans sa zone de confort, c’était certes plus sûr, mais ça ne menait, selon elle, nulle part. Ces gens là, la brunette avait envie de les secouer. L’ennui, c’était que quand la demoiselle secouait quelqu’un, ça ne menait généralement à rien de bon.

Pour autant, la parole de son mentor était d’or, et s’il se donnait la peine de lui préciser cela, ce n’était certainement pas une parole en l’air. Elle imaginait mal le rocher le plus muet de l’école gaspiller sa salive pour des paroles vides de sens.
Il y avait bien une situation critique qui lui venait en tête si elle reprenait tous les bons conseils de Callum. Une situation dans laquelle elle ne saurait probablement pas quoi faire et à laquelle elle n’avait jusque là, pas sérieusement été confrontée.


    ~ Ok et... Si je les énerve tellement qu'ils me lancent un sort ?

C'était les risques du métier de brute. Mais c'était aussi pour ça que Meg préférait généralement frapper la première : elle n'avait pas peur des coups rendus, mais elle savait qu'un bon coup de poing bien placé pouvait déstabiliser suffisamment pour ralentir l'énonciation d'un sort potentiellement dangereux. Si elle laissait l'opportunité à l'autre d'attaquer le premier avec ses poings, elle lui laissait celle de passer à l'offensive magique également. Et s’il y avait bien un domaine dans lequel la demoiselle était déplorable, c’était la magie. Ironie du sort pour une sorcière. Et contrairement à ce que certains professeurs semblaient croire, ce n’était pas de la mauvaise volonté. Elle essayait, elle s’entraînait, elle s’acharnait, mais ses sorts finissaient toujours par mal tourner. Ce n’était pas qu’elle n’arrivait pas à produire le sortilège, au contraire, ses incantations finissaient toujours par être dévastatrice en puissance, mais elle n’arrivait pas à le contrôler, voilà tout.


    ~ J’ai… des petits soucis avec la magie

Ajouta-t-elle, fronçant les sourcils, pour qu’il comprenne en quoi ce dernier point pouvait l’inquiéter. Elle ne savait pas si Callum fréquentait beaucoup les professeurs, et même si c’était le cas, elle doutait que leur sujet de conversation soit ses déboires en magie –même si certains étaient franchement drôles à raconter. Il ne savait donc probablement pas à quel point elle pouvait être une catastrophe dans le domaine, autant l’en avertir, qu’il ait toutes les billes pour lui répondre.

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MessageSujet: Re: I never met nobody like you, it ain’t no compliment, that is the truth (ft. Cailloum)   Jeu 23 Oct - 12:19


 ◈ Megara & Cailloum◈
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N
ietzsche, répondit-il simplement en approuvant d'un bref mouvement de tête ces paroles sensées. Il en avait côtoyé des chutes et à chaque fois il avait su s'en ressortir. Puiser dans ses échecs la force de rebondir, c'est la clef pour ne pas sombrer. Ceux qui se laissent couler sont ceux qui en ont le temps. Qu'est-ce qu'elle y comprenait à cette phrase, cette petite ? Pour la première fois il la regarda d'un air plus interrogateur, s'interrogeant sur ce qu'elle avait bien pu vivre. Trop jeune pour la douleur. Elle frappe tout le monde. Sans plus s'interroger sur une histoire dont il peut avoir la réponse en ouvrant un dossier, ce qu'il ne fera cependant pas si l'envie lui vient de parler d'elle un jour il était certain qu'elle s'offrirait le plaisir de s'imposer. Il râle intérieurement. Il adore râler. Elle reprend la parole, une dernière question pour la route car le temps passe et il en a déjà bien assez fait. La réponse est assez évidente, elle poursuit, justifiant le problème et une fois de plus leur ressemblance lui saute aux yeux même si clairement le soucis n'est pas le même. La magie n'est pas son alliée principale, ses poings, son corps, si et bien qu'elle continue donc à l'utiliser. Il faut observer petite, observer et alors avec ou sans magie tout devient plus simple. Concentre toi, sa voix un peu plus dure sonne comme s'il lui disait de continuer à faire des efforts, ne jamais abandonner car un jour viendra où elle trouvera l'équilibre avec sa baguette. Ta baguette, faut que vous apprenez à travailler ensemble. Pas de beau discours alambiqué sur le fait que la baguette choisissait son possesseur et que c'était un coup de foudre, feu d'artifice et partenariat à la vie à la mort en deux trois sortilèges. Il a trahit, déçu, maltraité sa propre baguette. Il a fait opérer son allié, l'a transformée et ils se sont retrouvés, se sont adaptés à nouveau car certaines baguettes ont tellement de caractère que des concessions, explications sans mots, doivent avoir lieu.  Il ne sait pas comment expliquer tout cela, il pourrait, le sujet l'a passionné pendant un temps. Sa propre baguette qui n'agit plus, même pour un mauvais sorcier au répertoire limité, c'est un choc. Les sorts commencent par ne plus fonctionner convenablement, ils perdent en puissance pour finalement ne plus exister. Sa baguette est comme morte entre ses mains. Commence par te renseigne toi sur son contenu, son bois. C'est ce qu'il avait fait et bien lui en avait prit, il avait non seulement appris sur lui-même mais il avait fini par cerner l'étendue du problème. Le marchand de baguette avait fini d'assouvir sa soif de réponse, le crin de licorne avait été changé et Callum avait compris comment ces morceaux de bois fonctionnaient. Il a l'impression d'en avoir trop dit sur lui, d'avoir laisser transparaître qu'il en savait plus qu'il ne le disait mais comment savoir ? Elle ne le connaissait pas, n'avait pas ses codes comme Maureen ou Phoenix. Il était tranquille, elle n'avait rien cerné. Sans plus attendre, Callum retourna à la clef du problème : comment gérer une attaque magique sans magie.
 
Observe l'adversaire, y a des mouvements qui ne trompent pas. Poche poitrine, pantalons, chaussures, veste, c'est là que sont la plus part des baguettes. Ces gestes, il fit celui de prendre quelque chose à l'intérieur de sa veste, puis il ramena sa main sur sa poche et enfin bougea ses doigts comme s'il serrait quelque chose avant de vite relâcher la pression, c'est significatif que l'autre a envie de lancer un sortilège. Tu en as d'autres, à toi de les remarquer, à toi d'être attentive aux humeurs, ça se sent. Il poussa un peu sa jambe droite en arrière, leva le talon, prenant appuie sur la gauche qui servit de pivot avant de lui permettre de se déplacer avec fluidité sur le côté. Pas de côté rapide. Toujours le talon relevé, il avait les genoux légèrement pliés et n'avait pas un instant quitté Megara du regard. Tu as juste à bouger sur le côté, question de réflexe, un sort ça se lance devant. Tu connais les moldus non ? C'est comme éviter une balle ou un coup de couteau, suffit de pas rester dans sa ligne de mire. Il eut un sourire doux, paternaliste, qui fut bref avant qu'il ne passe à côté d'elle, s'arrêtant simplement au niveau de son épaule. Sois souple sur tes jambes et écoute ton instinct. Il en avait beaucoup trop dit, avait franchit la frontière mais ne le regrettait en rien. Callum lui serra l'épaule comme il le fait chaque fois qu'il est pris de ces émotions de père protecteur, de donneur de leçon de vie, il se ramollit. Sans prendre le risque que tout cela ne finisse en cours particulier encore plus pratique, l'homme de main rejoignit en grandes enjambées le château où son quotidien reprit son cours. Pourtant, il sera plus attentif aux racontars de couloirs, quand son prénom reviendra dans des conversations, il écoutera pour savoir comment elle évolue, si elle s'en sort. Sans l'envahir, il gardera l'oeil et l'oreille sur cette Gryffondor qui a tant de potentiel.

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