Gryffondor
Directeur : Neville Londubat
Nombre d'élèves : 6
Points collectés : 335
Serdaigle
Directeur : Garett Hope
Nombre d'élèves : 9
Points collectés : 380
Poufsouffle
Directrice : Evannah Addams
Nombre d'élèves : 11
Points collectés : 1410
Serpentard
Directrice : Vesper Leigh
Nombre d'élèves : 8
Points collectés : 774
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 • La tête de sanglier

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MessageSujet: • La tête de sanglier   Jeu 1 Mai - 22:47

Event#5 - Commémoration du 2 mai

La tête de sanglier
Le très célèbre établissement d'Abelforth Dumbledore est aujourd'hui reconnu comme l'établissement qui fut à la fois un QG et un refuge pour la résistance ayant mit fin aux agissements du mage noir. Inutile d'être un savant pour comprendre alors pourquoi dès l'ouverture, les lieux se trouvent prisés de toute part par les sorciers de tout âges en ce jour du 2 mai.

Endroit rêvé pour faire une pause, manger ou simplement prendre un verre, pour peu qu'on y trouve une place, la tête de Sanglier a également fait installer à l'occasion des tables et des chaises à l'extérieur de l'établissement.


Règle de l'event
________________________________________

- A la fin de votre post, indiquez les actions importantes faites par votre personnage en une phrase très courte si vous pensez que cela peut influer sur les réponses des joueurs suivant dans une balise
Code:
[spoiler][/spoiler]

- Indiquez de la même façon lorsque votre personnage quitte un secteur pour se rendre dans un autre.





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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Sam 3 Mai - 23:28

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Leopold E. Primrose
Le deux mai. Date symbolique pour le monde des sorciers, un jour de commémoration où l'on célébre la plus belle victoire du monde magique.

Tôt ce matin, se prêtant à ce rituel annuel qu'il respectait depuis seize ans, Leopold s'était rendu sur la stèle des disparus à une heure ou encore peu de gens s'y présentait. C'était un instant qu'il avait toujours désiré partager seul et à l'image de cette guerre qu'il avait enterrée et sur laquelle il ne revenait presque jamais, il faisait partie de ceux sur lesquels il n'aimait guère s'entretenir par la suite. Il ne jugeait pas important de justifier ce choix, il était seulement de ces moments où il était nécessaire de se retrouver face à sois même et ses souvenirs. Debout devant les noms de ceux qu'il avait connus, c'était là l'unique moment de la journée où il s'octroyait la permission de se laisser aller à une certaine forme de mélancolie. Le professeur voyait ça ainsi : avant de célébrer la vie, il était bon d'honorer les disparus, ceux qu'il n'avait jamais vraiment oubliés quand bien même il fuyait souvent leurs évocations douloureuses. Cette année, plus que jamais, il espérait que leurs combats ne sois pas vain. Comme toujours, il finit par quitter les lieux quand le cimetière commença à se remplir.

Leopold prenait ensuite soin de ne se laisser dévorer ni par les fantômes du passé ni par le chagrin. Être profondément optimiste, il était le premier à vouloir que cette journée soit synonyme de fête et d'espoir et tous les ans, il cherchait à l'honorer comme il se doit. Et quel plus beau moyen de célébrer la vie cette année, qu'en se laissant aller à l'amour ? L'amour qui prenait les traits d'une magnifique et pulpeuse rousse, assise à cet instant à une table dans la taverne de La tête du sanglier et que Leopold dévorait presque inconsciemment des yeux en attendant leurs commander près du comptoir.

Ils avaient eu de la chance en voyant se libérer une petite table, ils avaient aussitôt occupé les lieux et Leopold s'était chargé de faire la navette entre le bar et la place où ils s'étaient installé. Annette et lui s'étaient retrouvées un peu plus tôt dans la journée et après avoir fait le tour des stands, ils avaient tenté la véritable expédition qu'était de trouver une place ici, amusé par la tache comme deux adolescents qu'il semblait parfois être ensemble. L'endroit était plein à craquer et l'ambiance y était chaleureuse, c'était sans conteste l'un des coins les plus adéquats pour célébrer comme il se devait le deux mai, mais réussir à y trouver une table en ce jour particulier relevait souvent de l'exploit. "À faire au moins une fois dans sa vie !" S'exclamait-on souvent gaiment en soulignant la difficulté de la tâche et en aimant cultiver l'idée que peu de monde pouvait se vanter d'avoir trouvé une place dans l'établissement durant les célébrations au cours de ces années.

On venait de poser avec précipitation et sans la moindre précaution leur commande sur le comptoir et déjà le pauvre homme surpassé chargé du service s'en allait répondre à quelqu'un d'autre. Plutôt que de s'en énerver, le professeur avait ri en voyant une partis de la boisson venir tâcher la veste de son costume, un costume, d'ailleurs, sombre et sobre qu'il avait revêtu à l'occasion et qui contrastait avec son apparente bonne humeur et sa garde robe habituel. Leopold s'improvisa alors serveur, tachant de se frayer un chemin entre les circulations et les chaises en prenant soin de ne pas renverser l'autre moitié du verre. Arrivé à bon port, il posa leur commande avec une délicatesse théâtrale avant que son regard ne glisse vers Annette.

- Avec les compliments du serveur qui vous trouve tout à fait ravissante.

S'amusa-t-il en jouant de son nouveau statut avant d'embrasser la jeune femme. Cela faisait maintenant un peu plus d'un mois qu'ils étaient officiellement ensemble et que cette relation le comblait. Il tachait de ne jamais se faire dévorer par ses craintes pour profiter de chaque instant qui lui était donné au côté de cette femme, se laissant entièrement consumer par sa passion pour elle qui devenait plus brûlante de jour en jour. Au diable ses peurs personnelles, il voulait les faire taire une par une depuis qu'il s'abandonnait au bras d'Annette. Et bien que la réalité le rattrape souvent, que cet attachement sincère et profond qui le conduisait à croire qu'il ne pourrait plus se passer d'elle aurait, en temps normal, du l'inquiéter et le pousser à prendre une certaine distance, il voulait pour l'une des premières fois de sa vie tenter de se donner cette chance d'aller plus loin qu'il ne l'avait jamais fait avec quiconque. Le temps des responsabilités, murmurait une petite voix moqueuse, ce temps qu'il avait toujours décalé à plus loin et qu'il semblait plus ou moins réussir à affronter aujourd'hui. Parfois, cette même voix lui murmurait avec un accent tristement réaliste qu'il en serait incapable et qu'il s'en rendrait compte bien trop vite. Elle aussi, il tachait de la faire taire.

Quelque part, ce rendez vous pouvait être considéré comme une nouvelle étape. C'était la première fois qu'ils se montraient ensemble aussi ouvertement aux autres, eux qui jusqu'alors avaient été plutôt discret à ce propos. Évidemment leur liaison n'avait pu échapper au corps professoral de Poudlard, mais, sans compter leurs proches, peu savaient ou ils en étaient à l'heure actuelle. Il ne doutait pas une seconde que la nouvelle ferait aussi le tour des élèves maintenant, mais il se sentait d'affronter cela aujourd'hui. A cet instant cela ne l'aurait pas dérangé que la terre entière soit au courant de sa relation avec Annette Rosmerta, il en était profondément fier et surtout heureux.

Prenant place au côté de la jeune femme et desserrant légèrement le col de sa chemise, il caressa fugacement la main d'Annette avant de la porter à ses lèvres et finit par lever son verre.

- A nos victoires ?

Suggéra t'il, sourd aux bruits autour d'eux et ne pouvant manifestement porter intérêt à autre personne qu'à son interlocutrice. Un fin sourire se dessina alors sur ses lèvres tandis que son verre était toujours en suspension.

- Combien de temps selon toi, avant qu'une de nos connaissances débarque et ne profite que l'on ait réussi à se trouver une table ?

Il semblait profondément diverti par cette perspective, puisque, réaliste, il fallait être bien naïf pour penser qu'ils ne croiseraient personne dans ce lieu far de Pré Au Lard...








Spoiler:
 


Dernière édition par Leopold E. Primrose le Lun 5 Mai - 2:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Dim 4 Mai - 11:02

Avant de m’éloigner beaucoup trop loin, je me retournais pour apercevoir le rouge et or dans les bras d’une jeune fille ravissante aux cheveux flamboyants. Le sourire aux lèvres, je continuais ma route, en plongeant dans la poche intérieure de mon veston le brin de muguet qu’il me restait. La foule commençait à se faire entendre, des musiques à certains endroits, mais on la remarquait surtout par la difficulté que je rencontrais pour circuler. Je montais parfois en haut de plusieurs marches pour essayer de voir dépasser la tête du professeur d’étude des Moldus, sans succès. Après avoir déjà fait plusieurs tours dans la ville, luttant pour me frayer un chemin à certains endroits, étant passé plusieurs fois devant les stands ou la scène, j’avais la gorge asséchée. Je prenais donc la direction de la tête de sanglier, histoire de me désaltérer un peu.

L’intérieur de l’établissement était bondé et très bruyant. Heureusement que je m’y étais déjà rendu lorsqu’il était un peu plus vide, sans quoi je n’aurais su distinguer où se trouvait le bar. Me faufilant au travers d’une jungle formée de personnes joyeux, bavardes et chantantes, j’arrivais devant le comptoir, mon béret rangé dans une poche de ma veste, étant tombé plusieurs fois durant la difficile traversée de la salle. C’est après avoir attendu que le barman finisse de servir les personnes m’ayant devancées que je passais commande d’une pinte de bierraubeurre. Attendant qu’il me serve, je montais sur un tabouret en observant les visages que je connaissais. A une table, je revoyais encore une chevelure flamboyante, et à ses côtés, celui que je cherchais depuis déjà un bon moment.

La pinte à la main, je me frayais un chemin dans la cohue, en reversant sur mes mains et mes chaussures. Peu importe, le sol commençait déjà à coller un peu ! Arrivant à la table où les deux tourtereaux roucoulaient, je posais ma bierraubeurre sur leur table délicatement, j’en avais déjà perdu assez en route. Faisant un baise main à la délicieuse Rosmerta, je serrais la main du francophile en lui souriant. Haussant la voix, je criais presque pour me faire entendre.

« - Je vous embête pas longtemps les jeunes, j’ai cependant quelque chose à vous dire mon cher. Si vous voulez bien m’accompagner un peu plus loin. Annette, je vous confie ma pinte, prenez en soin ! » lançais-je en riant.

Je m’en allais à quelques pas de leur table, suivi du professeur Primrose, tournant le dos à la gérante des trois balais. J’ouvrais la porte de ma veste pour en sortir la fleur, la tendant à mon collègue.

« - Je suppose que vous connaissez la tradition française qui a eu lieu hier ? Je vous la confie pour votre chère et tendre. J’avais un autre brin qui vous était destiné, mais je l’ai offert à un jeune Gryffondor qui attendait une autre rousse bien jolie, comme quoi vous n’êtes pas le seul ici ! »

D’une tape sur l’épaule, je retournais à leur table, saisissant la pinte dans ma main.

« - Ce fut un plaisir ma chère. » Je m’inclinais en m’éloignant du couple, me frayant un chemin jusqu’à la porte. Une fois à l’extérieur, je respirais bien mieux, et je me posais sur une rambarde non loin du pub, sirotant ma bierraubeurre, observant les personnes qui passaient devant moi, en saluant certaines.
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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 5 Mai - 2:05

La commémoration du  2 mai


Penelope Mordoch
Ces jours-ci, Penelope trainait les pieds, les évènements qui avaient eu lieu dernièrement n'y étaient pas pour rien. Pourtant aujourd'hui, elle était bien décidée à faire comme ces deux dernières années : s'amuser. Cette année par contre, elle prenait vraiment conscience de la signification de cette commémoration, ce n'était pas complètement une fête contrairement à ce qu'elle s'était mis en tête d'autres fois. Elle tenta désespérement de mêler Guillem à son entrain, mais d'aucune manière que ce soit il n'accepta de venir s'aérer un peu l'esprit. Dépitée, Penny s'en alla seule, en unique compagnie de son appareil photo auquel elle prenait un soin particulier. En effet, il fait partie de ces objets sacrés qui ont une importance sentimentale primordiale à ses yeux. Cela faisait déjà trois ans que son parrain le lui avait ramené de l'un de ses voyages, et quand la brunette le sortait de ses affaires, c'était pour en faire bon usage. Les photographies qui en résultaient n'étaient pas d'une qualité extraordinaire, mais elles étaient les preuves des bons moments passés en compagnie de ses amis.
A Pré au Lars, Penelope prit directement la direction de la Tete de Sanglier. Elle savait qu'elle y trouverait de bon sujets de photographies, bon nombre de ses plus vieux camarades, ou même des professeurs, peut-être même en de mauvaises postures, sait-on jamais ce que pouvaient provoquer les souvenirs de la guerre. Dès son entrée dans la taverne, Penny esquiva la première bousculade pour ne pas échapper à certaines autres. A croire que cette année, il y avait une plus grande fréquentation du lieu. La brunette n'avait pas la chance d'être très grande, on aurait cru qu'elle passait inaperçu parmi les sorciers qui allaient et venaient dans la salle, mais elle réussit à se frayer un chemin jusqu'au comptoir qu'elle avait en idée d'atteindre pour en faire son point de vue, allez savoir pourquoi. C'est alors que son regard se posa sur des visages connus, le professeur Primrose, et Annette ? Le plus gros de la surprise fut lorsqu'elle les vit se tenir la main avec tendresse. Yeux grands ouverts, elle ne put les détacher de ceux qui étaient pour elle apparemment, un nouveau couple. Aussi, peut-être n'était-il pas si nouveau ce couple ! Alors qu'elle pensa que le professeur regardait vers elle, elle se cacha derrière un homme qui la regarda d'un mauvais oeil, avant qu'elle ne s'asseoit  à une table déjà occupée par trois sorciers. Alors que l'un d'eux allait dire quelque chose, Penny posa son index sur ses lèvres pour lui demander de ne rien dire, tandis qu'elle, se baissait presque couchée sur la table, cachée par les têtes de ses nouveaux compagnons à qui elle venait d'imposer sa présence.

“Cet homme, c'est mon père, je pense qu'il trompe ma mère !”

Elle n'écouta pas la conversation qui se tourna sur ce sujet, attrapa son appareil photo pour commencer les clichés, et fut interrompue par un autre de ses professeurs. Décidément !
Ce qu'elle n'avait pas râté, c'était le baise main de monsieur Primrose, et leurs échanges de regards langoureux, et au vue de la non réaction de leur part, ni l'un ni l'autre n'avait entendu l'éternuement de l'appareil photo, ni vu la fumée violette qui s'en échappait. Les deux professeurs de ses matières optionnelles revinrent, et tandis que monsieur Duchene les quittait, Penny débarrassa la table qu'elle occupait, de sa présence, sous les encouragements de ses amis improvisés, pour les rejoindre. Lui, son professeur qu'elle aimait voir dépité de sa non attention, et mademoiselle Rosmerta qu'elle connaissait comme coatch en séduction dans l'unique but d'atteindre un garçon en particulier, chose qu'elle ne lui avait pas précisé bien évidemment.
L'idée d'un nouveau couple la mettait en joie, et puis elle espérait bien être comme ça un jour avec Nicholas. Son dernier pas près d'eux fut un saut, troublant à nouveau leur intimité.

« Un p'tit bisou pour la photo ? »

Elle les prit en photo une fois de plus, par un autre éternuement accompagné d'un nuage de fumée. Son entrain retrouvé, elle ne doutait pas un seul instant que ces deux là soient ensemble, elle ne se trompait jamais en matière de reconnaissance d'amour, tant que cela ne la concernait pas. Appareil pendant à son cou, elle joignit ses mains dans son dos.

« Vous être trop mignons ! Annette, tes techniques de séduction ont bien marché on dirait ! Vous ne pourriez pas vous embrasser pour que je prenne une petite photo ? J'en ai déjà pris une quand vous vous teniez la main de toute façon ! »

Elle fit mine de les supplier faisant les gros yeux dans l'espoir de les attendrir.




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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Mar 6 Mai - 7:40

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Annette Rosmerta
Le jour c'était levé sur Pré-au-lard en ce 2 mai offrant au monde sorcier un soleil radieux propice à la célébration de de la victoire de la grand guerre.

Une sensation étrange avait envahit Annette ce matin là en se rappelant qu'elle n'avait pas à ouvrir ses portes comme chaque année à la même date, c'était pour tout dire le seul jour de l'année où les Trois-Balais étaient fermés. Elle s'était même offert le luxe de se prélasser de longues minutes dans son lit avant de se préparer pour aller rendre hommage aux disparus puis rejoindre son cher Leopold.
Elle avait opté pour une robe bordeaux et avait rehaussé sa chevelure couleur feu d'une couronne de feuilles de chêne dorées, ainsi apprêtée la tenancière s'était dirigée comme tout un chacun et comme chaque année vers le mémorial de la grande guerre pour s'y recueillir et penser à tous ses amis qu'elle avait perdus et qui avaient contribué à cette magnifique victoire qui était la leur. Céder à l'émotion était plus que tentant mais elle ne voulait pas se laisser aller à quelque effusion que ce soit, quel plus bel hommage aujourd'hui que de célébrer une vie qu'ils avaient aussi chèrement défendue.

Laissant la place à d'autres sorciers désireux de se recueillir elle quitta finalement le cimetière pour aller flâner au travers des stands, regardant distraitement les étoles, s'arrêtant parfois pour essayer un bijou et prodiguant à ses amis des sourires chaleureux. C'est là quel retrouva l'homme qui faisait battre son cœur depuis plusieurs semaines déjà, elle resta quelques secondes en retrait s'accordant le plaisir de voir sans être vue, vêtu d'un costume noir il était d'une prestance sans égale et elle était plus qu'heureuse qu'il ait suggéré qu'ils passent la journée ensemble, l'idée qu'une nouvelle étape venait d'être franchie lui plaisait autant qu'elle l'angoissait ne pouvant s'empêcher que plus leur histoire deviendrait sérieuse moins il serait évident de l’empêcher de prendre ses jambes à son cou. Ne pouvant finalement plus résister à l'envie d'être à ses côtés elle rejoignit bien vite et poursuivit sa ballade à son bras.

Quelque temps plus tard ils décidèrent d'un commun accord de tenter leur chance à la Tête de Sanglier, espérant que la chance soit de leur côté et qu'ils trouvent une table. Annette entretenait de bonne relation avec les propriétaires du bar et elle appréciait d'avoir l'opportunité d'aller partager un verre en dehors de ses propres murs, trouver une table ne fut pas des plus aisé, chaque fois qu'une se libérait ils étaient plusieurs à tenter de s'en emparer, se devint une sorte de jeu qu'ils remportèrent finalement après quelques essais, ravis de leur exploit. Toujours aussi gentleman le professeur se chargea d'aller chercher des boissons, pour le plus grand plaisir d'Annette une joyeuse cacophonie régnait dans l'établissement et elle tentait avec amusement de reconnaître des visages parmi les autres clients. Leopold revint et posa de manière grandiloquente les verres sur leur tables, elle sourit à sa remarque et lui rendit son baiser.

- Je dois dire que le serveur n'est pas mal non plus

Elle le trouva terriblement séduisant alors qu'il desserrait nonchalamment son nœud de cravate et n'était pas peu fière de partager sa vie, il semblait en tout point parfait et l'osmose entre eux était indéniable, alors qu'elle le regardait elle ne pouvait s'empêcher de vouloir croire en leur histoire qui était encore toute fraîche, elle ne pouvait déjà plus se passer de lui et il avait le don d’apaiser ses craintes les plus profondes.

Ils trinquèrent, insensibles au reste des clients de la tavernes qui pourtant semblaient décider de devenir en chaque instant de plus en plus bruyant et quand Leopold lui demanda combien de temps elle pensait qu'ils seraient seuls elle désigna un sorcier tentant de se frayer un chemin dans la foule.

- Voilà ta réponse, tu crois que ce bon vieux Martin va réussir à nous rejoindre?

Ce fut le cas, le français fidèle à la réputation de son peuple fut des plus courtois et la gratifia d'un baisemain qu'elle accueilli pour sa part d'une accolade amicale. Il s'excusa et lui emprunta son partenaire quelques instant, loin de s'en formaliser elle discuta avec son voisin de table quand les deux professeurs revinrent, étonnée par la rapidité de la chose elle n'eut pas le temps de proposer à Martin Duchêne de s'asseoir que déjà il repartait, fendant la foule avec une étonnante facilité.

- Te voilà enfin à moi seule, que te voulait Martin?

Elle se mordit la langue, pestant contre son automatisme de se mêler de tout et lui adressa un regard d'excuse certaine qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur.

- Penses-tu que Robert nous fera le plaisir de se joindre à nous?

Elle affecta une moue moqueuse se demandant pourtant bel et bien quels étaient les plans du Grand Inquisiteur en ce jour si particulier, elle savait qu'il n'approuvait pas la relation qu'elle entretenait avec son ancien camarade et n'en avait cure, c'était même une sorte de plaisir pour elle que de l'ennuyer ainsi, si elle ne doutait pas de ses compétences et ne comptait pas lui mettre des bâtons dans les roues elle ne pouvait s’empêcher de ressentir le même plaisir mutin que lors de son adolescence à avoir un comportement qui pourrait lui déplaire.

Un nuage de fumé violette accompagné de la voix de Penelope Mordoch la fît sursauter, la jeune poufsouffle tenait dans ses mains un appareil photo et semblait bien décidée à tirer le portrait de ce couple qu'elle venait sans doute de découvrir. Prenant un air qu'elle espérait sans doute des plus innocente elle les pria de s'embrasser afin qu'elle puisse immortaliser l'instant, ne pouvant retenir un éclat de rire Annette fit un clin d'oeil à son apprentie en séduction avant de se tourner vers Leopold dont elle saisit la cravate pour l'attirer doucement mais fermement vers elle et l'embrasser fougueusement pour le plus grand plaisir de la jeune fille.

- J'espère que vous avez de la matière mademoiselle la journaliste, dans le cas contraire je serais ravie de vous refaire une démonstration








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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Mar 6 Mai - 20:03


Good Friends and a Bottle of Pills

Public - 2 Mai

Good Friends and a Bottle of Pills by Pantera on Grooveshark


Feodora s'éveilla ce matin là et l'idée qu'il ne lui ait fallu que trente deux minutes avant d'aller vomir toute la bile de sa digestion nocturne, lui laissa à penser que cette journée serait bonne. Après tout, il y avait seize ans aujourd'hui que la guerre était fini et bien que le soir avant de s'endormir, le visage de Rowan venait la hantée d'un délicat sourire pour lui rappeler que le combat n'était sans doute pas autant gagné que prévu, elle était plutôt heureuse de célébrer ce jour. Le deux mai ... Dire que l'année précédente, elle avait profité de l'événement avec Rowan. Une ombre au tableau, elle avait encore fait une fausse-couche quelques semaines auparavant, et ce détail leur avait quelques peu gâché la fête. Aujourd'hui, elle aurait tout donné pour être à nouveau auprès de lui et pouvoir marcher dans la rue à son bras, poser sa tête contre son épaule et siroter une bièreaubeurre dans le même verre que lui. Mais c'était fini ...

Feodora s'était pourtant habillé le mieux possible pour être présentable et surtout honorer l'homme qui avait bien voulu l'accompagner. Il lui avait proposé directement, prenant son nouveau rôle de futur parrain totalement à coeur. Emmett Thornquill, le brillant astronome, cet homme formidable qu'elle aimait de tout son petit être chétif et blessé, lui avait fait l'honneur d'accepter son fils comme filleul. Et lorsqu'il s'engageait, il ne le faisait pas à moitié. Tout le monde sorcier pouvait bien le regarder d'un mauvais oeil et critiquer la lâcheté de son comportement, la russe voyait seulement un cinquantenaire célibataire et sans enfant qui avait accepté la charge d'un enfin orphelin de père. Et cela représentait à ses yeux tout le courage et la valeur du monde. C'était donc en compagnie de Emmett qu'elle se rendrait à la fête du village et il fallait qu'elle soit aussi radieuse que ses courbes ventrales le laissait supposer.

Elle releva ses cheveux roux en chignon lâche avec sa frange et quelques mèches volages autour de son visage. Quelques touches de khôl sous ses yeux bleus fatigués, un peu de rouge à lèvre carmin pour avoir bonne mine et elle fut plutôt satisfaite de son teint. Comme quoi, tout n'était peut être pas à jeter chez elle, elle ne s'était pas encore transformé en baleine ! Elle revêtit une robe bleu saphir, serrée à la taille et à la poitrine par une couture. Des plis tombaient le long de ses hanches et laissaient dessiner les courbes de son ventre rond. Elle ne sembla pas satisfaite en se regardant dans le miroir et finalement, elle relâcha ses cheveux et préféra les laisser libres.

Une fois prête, elle sortit de sa maison en descendant l'escalier le long de la boutique fermée pour l'occasion. Emmett devait la rejoindre devant chez elle à onze heures et il était onze heure dix quand elle sortit enfin, espérant ne pas faire trop apprêtée pour l'astronome. Elle le retrouva qui attendait près d'un arbre et se précipita vers lui en se tenant le ventre. Elle colla une bise sur sa joue et leva les épaules de joie en souriant sincèrement. Cette journée allait être agréable, elle en était sur mainteant qu'elle croisait le regard du parrain de son futur enfant. Elle le laissa effleurer son bidon pour saluer son filleul avec un petit air mutin.

Ils avaient prévu de se promener un peu avant de rejoindre la Tête du Sanglier pour manger un morceau en espérant s'y faire une place, puis se rendre un peu aux stands avant de faire un tour à la piste de danse où Feodora espérait bien que Emmett l'invite pour une petite danse. Et à 17h, elle devrait se rendre au mémorial pour la conférence de commémoration. Alan l'avait invité à témoigner son vécu de résistante de l'ombre et elle avait accepté avec plaisir. Feodora prit le bras d'Emmett et ils partirent d'un bon pas alors qu'elle gardait une paume négligemment posée sur son ventre rond.

"Comment va Katy ? Et sinon, tu as un peu réfléchi à un prénom pour mon petit bébé ? Je crois que je me suis décidé pour ma part. Il y en a tellement, j'en garde quelques uns en tête et je pense que lorsque je verrais sa frimousse pour la première fois, je saurais."


Ils arpentèrent un peu les rues et il fallait dire que Feodora ne faisait pas vraiment attention à ce qu'il se passait autour d'eux. Elle était tellement contente de pouvoir passer un peu de temps avec son ami, ça n'avait pas de prix de le voir sourire et profiter d'une fête ainsi. Finalement, ils arrivèrent à la Tête du Sanglier. Le monde était dense et Feodora se mit par réflexe dans l'ombre du grand professeur d'astronomie. A lui d'ouvrir le chemin. Elle se tenait agripper à son bras en couvrant son ventre. Elle n'était jamais vraiment tranquille dans la foule, surtout avec les derniers événements qu'il s'était produit à Poudlard et aux environs. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si la disparition de Rowan la mettait elle et son enfant en danger. Mais son angoisse se dissipait déjà, car elle savait que Emmett prendrait soin d'elle quoi qu'il arrive.

Elle suivit donc Emmett jusqu'au bar où elle commanda un jus de fruit sans alcool. Ils ne s'entendaient pas trop au milieu de tout ce bruit, et ils cherchaient des yeux une place pour s'asseoir. Feodora ne comptait pas sur sa grossesse pour se faire une place, aussi allait-elle proposer de sortir au grand air quand elle croisa le regard d'Annette qui était à table avec ... Leopold ! Merlin tout puissant, le sourire que décrocha Feodora en les voyant s'embrasser alors qu'un flash et une épaisse touffe de fumée se diffusait autour d'eux. La russe tira le bras d'Emmett et l'entraîna saluer le couple. Pas question de les déranger, mais il semblait fort mal élever de sortir sans leur dire bonjour. L'astronome et la marchande rousse arrivèrent à la hauteur de leurs amis et Feodora se pencha vers Annette pour lui poser une bise sur les deux joues avant de se tourner vers Leo avec un sourire complice.

"Leo ! Annette ! Mon dieu, joyeux deux mai à vous deux ! C'est fantastique de vous voir au milieu de tout ce monde. Comme je suis contente, oh oui, je suis si contente !"


© Yuki Shuhime
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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Mer 7 Mai - 23:30




event #5 - noraimon biture

« Trognes bouffies à force de ribotes, de beuveries, de boustife et d'excès de putes ! » ► PATRICK GRAINVILLE

Le deux mai. La barbe. C'était quoi cette connerie de fêter la victoire d'un binoclard et l'établissement d'un monde qui puait ? Après tout, par ce monde de paix et d'amour, Nora avait été élevée avec une mère atroce qui l'avait prostituée pendant des années jusqu'à ce que la progéniture ne se révolte et ne veuille lui planter un couteau entre les deux yeux. Toute cette histoire n'était que foutaises et hypocrisie et il n'était pas question que la beauté de porcelaine n'y participe. Son dortoir était vide. Toutes les pimbêches qui l'occupaient étaient parties se faire belle pour aller fêter le sauvetage des moldus et un monde remplit de paillettes et d'arc-en-ciel. Il y avait bien Serena mais elle ne savait pas où son âme sœur étaient partie. Tant pis ! Elle allait bien trouver quelque chose à faire mais il était hors de questions qu'elle reste enfermée. Tout le monde allait être à la fête, c'était le soir parfait pour faire le mur et prendre du bon temps sans que personne ne vienne l'importuner. Quittant son lit, elle posa ses pieds sur le plancher et alla s'asseoir en tailleur devant sa valise. Il faisait beau aujourd'hui et cela annonçait une soirée douce. Il était temps de quitter l'uniforme scolaire et de mettre des vêtements qui la représentait mieux et la mettait plus en valeur que cette jupe immonde. C'est là qu'elle la trouva la perle. Une robe * noire tellement moulante qu'elle lui faisait une seconde peau. Avec un décolleté carré qui lui donnait une poitrine généreuse, elle s'arrêtait juste en dessous de ses fesses. Se chaussant d'escarpins gris, en accord avec les motifs sur la robe, elle attrapa son petit sac de la même couleur et y fourra dedans tout ce dont elle pourrait avoir besoin. Quant à sa baguette, elle la laissa, elle n'avait aucun endroit où l'a dissimulé. Si quelqu'un la soulait ce soir, il se frotterai à ses poings faute de subir ses sortilèges.

Le regard charbonneux, du rouge à lèvre rouge sang sur ses lèvres, elle était fin prête pour profiter de sa soirée. Descendant dans la salle commune, elle la trouva déserte à l'exception d'une personne. Haimon Bogart. Le serpentard était en train de déprimer dans son coin, noyant son chagrin de fillette dans un alcool de mauvaise qualité. Soudain un éclair de génie vint frapper la beauté de porcelaine. Haimon lui avait laissé sous entendre qu'elle l'intriguait durant leur dernière entrevue. Profiter de lui sous alcool était le moyen parfait pour la vipère de savoir ce qu'il voulait réellement et s'il allait lui être utile pour son plan de vengeance avec la pureté de son sang. S'approchant doucement, elle toussota pour signifier sa présence. Le laissant comprendre qui se trouvait en face de lui, elle attendit quelques secondes avant de l'attraper par le bras sans aucune délicatesse. « Viens Bogart, on va boire de l'alcool de qualité. » Elle ne lui laissait pas le choix. Elle décidait, il exécutait. Autant qu'il s'habitue, cela allait toujours être comme ça s'il continuait de côtoyer Nora Jane. Elle ne recevait pas d'ordre mais adorait se servir des gens et jouer avec eux comme avec des marionnettes. Marchant d'un pas pressé, elle alluma une cigarette lorsqu'il était dehors et en route pour leur destination. Elle lança un regard noir à Haimon, qu'il ne s'avise pas d'essayer de lui éteindre cette fois encore. Ils étaient arrivés ! La tête de Sanglier, le QG de la résistance de mon cul ! Il n'y avait pas meilleur endroit pour ne pas fêter la fin de la bataille et se prendre une biture monumentale ! Poussant la porte de la taverne, Nora Highfields marqua un temps d'arrêt pour sentir tous les regards masculins qui venaient de se poser sur elle. Dieu qu'elle aimait être le centre des désirs de ce sexe faible. Un léger sourire diabolique au bout de ses lèvres, elle traîna Haimon pour aller à une table qui était encore libre. Elle héla un serveur qui ne se fit pas prier pour venir servir le glaçon. « Deux whisky purfeu. On va commencer en douceur, Bogart ».

La nuit promettait d'être délicieuse et pleine de vice comme elle les appréciait. Apercevant au loin un homme plus âgé qui lui adressait un sourire et lui demandait si elle était avec Haimon, elle pointa l'intéressé du doigt avant de secouer la tête avec une petite moue de dégoût. Alors que l'homme était prêt à se lever pour venir à sa rencontre, elle esquissa un sourire puis exécuta le même manège en le pointant, cette fois, lui de son doigt parfaitement manucuré. « Alors Bogart, tu déprimes ? » Elle attendait patiemment que leurs consommations arrivent pour commencer le début de leurs festivités un peu particulières.


Noraimon & others

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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Jeu 8 Mai - 11:27

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Emmett Thornquill
Boudiou !

Emmett n'en menait pas large. Il était un solitaire, avait l'habitude de vivre en marge des autres sorciers, et le 2 mai était justement une date à laquelle il mettait un point d'honneur à rester le plus à l'écart possible. Quoi de plus inapproprié, à cette cérémonie rendant hommage au courage des sorcières et sorciers tombés à la guerre, qu'un lâche tel que lui qui n'avait pris aucun parti et s'était contenté de sauver sa propre peau ?
Mais alors d'où venait qu'il était en train de descendre de la tour d'Astronomie en ajustant sa cravate sur son plus beau costume ? Personne ne l'avait invité, pour une fois. C'est lui qui s'était proposé d'accompagner Feodora, pas l'inverse.
Mais il était responsable d'elle, désormais, d'une certaine façon. Il avait accepté de devenir le parrain de l'enfant à naître de son amie, après tout, chose qu'il avait encore du mal à croire. En tant que tel il tenait à veiller sur Feodora et s'assurer que sa grossesse se passe sans anicroche.
Il s'était surpris lui-même en faisant passer cette responsabilité avant sa lâcheté.

Le vieux professeur d'Astronomie avait traversé Pré-au-lard en catimini, presque gêné, priant Merlin pour que personne ne le reconnaisse, et était arrivé à l'heure devant l'enseigne de Dervich & Bang.
Il fut transporté de voir Feodora radieuse dans sa robe bleue, assumant pleinement sa grossesse à la vue de tous.

- Katy se porte aussi bien que peut se porter une cigogne chérie et choyée par nos soins, c'est-à-dire à merveille. Quant au prénom... eh bien, j'épluche encore mon immense base de donnée, mais je ne désespère pas de trouver la perle rare d'ici fin octobre !

C'est vrai. En tant que parrain il était tenu de choisir le troisième prénom de l'enfant, si celui-ci s'avérait être un mâle. Cette seule responsabilité lui aurait déjà donné des cheveux blancs s'il ne les avait pas déjà tous, ou presque, aussi pâles. Il avait déjà passé des heures à éplucher ses livres pour trouver un prénom digne de l'enfant de Feodora et Rowan, et pour l'instant rien ne le satisfaisait.
Il ne se souvenait même pas de ses propres deuxième et troisième prénoms, si tant est qu'il en eut. Il était tellement jeune lorsqu'il avait coupé les ponts avec sa famille.

Ils marchèrent côte-à-côte dans les rues bondées. En temps normal Emmett n'aurait pas aimé la foule, mais elle avait aujourd'hui quelque chose de rassurant puisqu'elle lui permettait de se montrer discret. Il entraîna Feodora, délicatement accrochée à son bras, vers la Tête de Sanglier. Pour l'instant il tenait à éviter le mémorial rendant hommage aux sorciers défunts. Il ne tenait pas à devoir expliquer à quiconque, là-bas, que lui aussi avait perdu des proches à la guerre, mais dans l'autre camp. Les choses seraient autrement plus compliquées lorsque Feodora devrait participer à une conférence avec Alan Davies et d'autres anciens membres de la résistance. En dépit de son affection pour elle il n'était pas sûr de vouloir l'y accompagner et lui porter préjudice.
Le bar était bondé. Malgré la chaleur du printemps et de la masse de clients Emmett commanda un thé et, une fois servi, se tourna pour suivre son amie russe à la recherche d'une place. En lui tirant le bras elle lui signala avoir découvert à une table deux de leurs connaissances communes : Annette et Leopold. Non loin d'eux, armée d'un appareil photo, il avisa une jeune élève qu'il affectionnait particulièrement : Penelope Mordoch.
Il ne résista pas à l'envie de la surprendre à revers alors qu'elle était focalisée sur la tenancière des Trois Balais et le professeur d’Étude des Moldus.

- Eh bien, eh bien ! Miss Mordoch, j'espère que vous passez une bonne journée et que vous nous ferez profiter du fruit de votre travail de reporter.

Même elle ne devait certainement pas s'attendre à croiser le professeur d'Astronomie là où il y avait foule. Quant à lui il n'était guère surpris de la voir s'amuser à jouer les photographes. Elle était bien fidèle à elle-même, et digne de son parrain le romancier Chris Morane.
Il prit ensuite la peine d'aller saluer les autres sorciers adultes qui étaient là.

- Miss Rosmerta, vous êtes radieuse ! Leopold, ça fait plaisir de te voir, vraiment ! Lança-t-il en posant une main ferme sur l'épaule de son ami.

Leopold était la seule personne avec qui il se reconnaissait un lien du sang, et Annette partageait une grande responsabilité avec Emmett. Elle était désignée pour devenir la marraine de l'enfant de Feodora.
Cette heureuse rencontre à la Tête de Sanglier prenait des allures de réunion de famille, songea Emmett, amusé. Et cette pensée, loin de le mettre mal à l'aise, lui réchauffait le cœur.










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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Sam 10 Mai - 0:20

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Leopold E. Primrose
Le jeu des chaises musicales pouvait commencer ! Après avoir été question de trouver une place, il était maintenant celle de compter combien de temps ils allaient pouvoir rester assis. Quand Annette l'invita malicieusement à se tourner vers Martin qui se frayait avec peine un chemin vers eux, un large sourire fendit les lèvres de Leopold qui se redressa pour serrer chaleureusement la main du professeur enfin parvenu à leur table. La bonhomie du personnage était contagieuse, le français avait toujours eu ce je ne sais quoi qui rendait l'ancien Serdaigle profondément heureux, comment à vrai dire être insensible à la joie que le vétéran distribuait toujours avec générosité ? Quand ce dernier lui apprit alors qu'il avait une confidence à lui faire, il tourna la tête vers Annette avec une mine surprise et curieuse avant de lui faire signe qu'il revenait tout de suite. Le doyen ne fit que quelques pas avant de tirer de sa veste un brin de muguet intact, sûrement préservé par un sortilège qui lui donnait l'impression d'avoir été fraichement coupé à l'instant.

- Vous êtes fantastique Martin ! Définitivement vous les Français et vos coutumes êtes charmants, nous aurions bien des leçons à en tirer.


Lança-t-il alors que le professeur de Soin aux créatures magiques lui remettait la précieuse fleur. Ainsi il avait remis le sien à un Gryffondor et sa charmante amie rousse...? Il songea alors qu'il pouvait aisément mettre deux visages sur ce portrait là, et penser que le second brin de muguet était maintenant peut être en possession de la petite Emily Mortimer l'amusa grandement. Le gratifiant d'un sourire reconnaissant, il inclina la tête avant de lui faire un clin d'œil.

- Ma chère et tendre, prononça t'il en français, sera conquise par cette intention, je n'en doute pas une seconde. N'hésitez pas à rejoindre notre table si le cœur vous en dit, vous savez que vous serez toujours le bienvenu !

Le duo retournait déjà vers Annette, Martin les salua avec distinction et trottina vers la sortie après avoir repris possession de sa bierraubeurre. Leopold suivit son départ du regard avant de reprendre place auprès de la jeune femme qui demandait déjà ce que le curieux personnage lui avait demandé. Ménageant un instant le suspens, il finit par sortir le brin de muguet avec un air de magicien particulièrement fier de son tour et, se rapprochant d'elle, il glissa la fleur entre la broche accrochée à sa robe.

- Tradition française, on raconte que cela porte chance.

S'il était doux de croire en ce genre de rituel, il n'était pas forcément dupe, seulement, il trouvait le geste beau et l'intention charmante et il se surprenait presque à espérer que ce simple petit brin de muguet leur porte effectivement chance dans cette aventure qu'ils avaient entamée ensemble. Glissant une main dans la chevelure rousse de la jeune femme, il se délecta de ce panel d'émotions que provoquait chez lui le moindre de ses sourires, murmures ou frissons. Partager une vie avec elle était sans nul doute un délice sans nom, il avait une chance fabuleuse de l'avoir près de lui et il en avait profondément conscience. Par Merlin, s'il arrivait à gâcher cette union... Il n'était pas certain de se le pardonner.

Annette évoqua alors Robert et poussant un soupir quelque peu tragique, Leopold délogea la main qu'il avait glissée dans ses cheveux pour la poser sur sa main.

- Je n'ai aucun doute la dessus, ce n'est pas le genre à rater l'occasion de nous honorer de sa haute présence dès qu'elle se présente, attends-toi à le voir arriver d'un moment à l'autre...

Il n'avait pas encore eu l'occasion de croiser l'inquisiteur dans les rues de Pré Au Lard, mais comme tout le monde ici Leopold était certain qu'il s'était octroyé un jour de congé et qu'ils tomberaient forcément sur lui d'un moment à l'autre. Il imaginait d'ici son regard critique et le sourire faux qu'il aborderait s'ils étaient amenés à se voir, mais il en tirait avant l'heure une profonde satisfaction et il savait qu'Annette était loin d'être en reste... Ils appréciaient bien trop tous les deux de se jouer de ce que les autres dépréciaient, oui sur ce point ils s'étaient bien trouver, aussi ne manqueraient ils aucune occasion de tourner cette possible rencontre à la dérision et à leur avantage. Il n'eut pas l'occasion d'y songer plus longtemps, un nuage de fumée violette venait de les éblouir et quand elle se dissipa, Leopold découvrit le regard rieur et implorant de son élève Penelope Mordoch.

Oh Penelope ! Jamais cette enfant ne manquait l'occasion de s'immiscer dans ce qui ne la regardait pas, cela l'avait toujours amusé. Indomptable adolescence, il avait toujours été sensible à la fougue qui habitait les plus jeunes et tout à fait enclin à sympathiser avec ceux qui débordaient d'énergie. S'il n'oubliait jamais son rôle de professeur, parfois, il oubliait celui d'adulte en leur compagnie. Le premier rôle l'aurait donc normalement poussé à faire preuve d'une certaine réserve et de ne pas se laisser aller à une effusion de sentiments pour sa dulcinée en présence d'une élève dont il avait la charge... Mais Annette ne l'entendait pas de cette oreille, et se saisissant de sa cravate, elle l'invita à parcourir la distance qui séparait leurs lèvres. Oh, il n'appréciait que trop ces instants où elle faisait preuve d'initiatives et de persuasion, il n'avait jamais été déçu sur ce point avec elle.

Un nouveau nuage de fumée violette. Alors qu'Annette suggérait qu'elle n'était pas contre une deuxième démonstration si le besoin le réclamait, que sa bouche se trouvait encore si près de la sienne, Leopold tourna à nouveau le visage de la jeune femme vers le sien en annonçant.

- Tu vas y être contrainte, j'en veux un exemplaire.


S'emparant à nouveau de ses lèvres avec passion et plus de douceurs que précédemment, sa main s'en alla rencontrer sa joue et en rompant leur baiser, son pouce vint la caresser alors qu'il la regardait avec une certaine malice. Ce même geste tendre qu'il avait pour elle depuis le soir où ils s'étaient embrassés pour la première fois, il n'était pas rare qu'il le réitère régulièrement, il avait la sensation que ce simple mouvement en disait long sur tout ce qu'il pouvait ressentir pour elle et parlait pour lui. À défaut de pouvoir formuler à voix haute la teneur de ses sentiments, il tentait de les faire entendre au travers de toutes les intentions qu'il pouvait avoir pour elle. Une femme, cependant, finissait toujours par réclamer qu'on les formule plus explicitement, mais les mots prenaient parfois des allures de sortilèges et une fois qu'ils étaient prononcés, aucun moyen d'effacer cet instant, de regretter plus tard. Si pour le moment, il se gardait bien de dire quoi que ce soit, c'était par peur de la décevoir par la suite. Peut-être était-ce lâche, idiot même, mais il craignait plus que tout de rompre le charme de l'osmose entre eux d'une quelconque façon.

Se levant alors pour aller à la rencontre de Penelope, il se permit d'emprunter son appareil avec la mine d'un expert en la matière, s'affublant même de ses lunettes à l'occasion.

- Merveilleux cet engin, splendide, vraiment ! Où avez-vous dégoté un trésor pareil ? On en fait plus de ce calibre-là.

Certes, les photos devaient avoir une teinte de nostalgie et leur qualité moindre que celles que l'on faisait aujourd'hui, mais il avait toujours apprécié avoir entre les mains un vieil objet qui avait vécu et celui-ci était sincèrement intéressant. Il releva la tête en entendant qu'on l'interpelait, Feodora, radieuse, venait les rejoindre au bras d'Emmett qui s'interessa lui aussi à l'appareil de la jeune Mordoch.

- Souriez !


Annonça-t-il en guise de bienvenue, brandissant l'appareil pour prendre ses deux amis en photo.

- Joyeux deux mai à vous deux aussi !

Reprit-il gaiment alors qu'Emmett posait une main amicale sur son épaule et qu'il répondait en lui offrant une petite tape sur le bras.

- Mais asseyez-vous un moment, asseyez-vous ! Feodora prend ma chaise je t'en prie, j'ai à m'entretenir encore cinq minutes avec mademoiselle Mordoch, je vous reviens tout de suite. Laisse-moi juste te dire que tu es ravissante, Dora. Emmett tu es un chef pour rendre les femmes heureuses à ce que je vois !

Dans cette robe bleue qui la mettait si bien en valeur, le petit ventre rebondi de son amie ne laissait plus la moindre trace aux doutes. Portant le dos de la main de la jeune femme à sa bouche, il lui sourit avant de lever son doigt en signe d'attente et se tourna vers Penelope dont il tenait toujours l'appareil entre ses mains.

- Excusez-moi, je me suis laissé emporter par une vocation de journaliste que je me découvre à l'instant, mais je pense que vous faites les plus beaux reportages.


Rendant l'objet à la petite Poufsouffle, il se pencha légèrement pour être à sa hauteur, l'observant à travers le verre de ses lunettes.

- Vous me promettez de garder tout ça pour vous n'est-ce pas ? Pas de débordements avec les tirages à venir. Et j'étais très sérieux vous m'en garderez un, je compte sur vous pour ça.

Conclut il en voulant se donnant un genre sérieux, mais le sourire qu'il aborda alors trahis ses premières intentions. Rien, décidément, ne semblait pouvoir avoir raison de sa bonne humeur.








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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Sam 10 Mai - 17:48


Who said “Binge drinking” ?

I say Bitch drinking
★ Event





Le 2 mai. Je m’étais promis, et ce depuis longtemps, que je ne foutrais pas un pied aux festivités ce jour là. Fêter le 2 mai, c’était comme fêter un décès, autant dire quelque chose dans lequel on ne met pas tellement d’enthousiasme. L’option « rester enfermé dans la salle commune loin des idiots du village » était de loin la plus enviable. Je ne supporterais pas de voir l’allégresse ambiante, ces bouffons de nés moldus sautillant dans tous les sens, transpirant l’arrogance de la victoire… vomitif. J’avais mis un certain temps à émerger du dortoir, craignant de tomber sur des étudiants piétinant d’enthousiasme à l’idée d’aller danser et chanter leur victoire. Chose rarissime, j’avais donc fait la grasse matinée. J’avais pour ce fait avalé une potion de sommeil, sachant que sinon je serai debout dès l’aurore, comme à mon habitude.

Lorsque je m’extirpai enfin de mon lit pour rejoindre la paix de la salle commune, je regrettai rapidement de ne pas avoir prévu quelque chose d’un peu plus constructif de ma journée, histoire de ma changer les idées. J’aurais du proposer à Ara d’aller faire un tour dans le parc, loin des festivités. Rester ici n’était définitivement pas un sort enviable, car si j’échappais  à l’agitation de Pré-au-lard, ça me laissait surtout en proie à ces fameuses cogitations qui vous minent le moral plus qu’autre chose. Heureusement pour moi, j’avais un allié de premier choix pour m’alléger l’esprit, et cet allié s’appelait Alcool. Un alcool dégueulasse, car concocté par moi-même, mais le goût importait peu si les effets fonctionnaient –et ils fonctionnaient.

Si j’étais saoul ? Non, le mot était probablement fort pour mon état… Je n’avais pas encore eu le temps d’assommer ma conscience, et c’était bien dommage, car l’inconscience m’aurait évité de devoir faire face à ce qui allait venir, ou plutôt qui allait venir. Le toussotement me signala que je n’étais plus seul, et je tournai ma tête en direction du bruit avec toute la lassitude du monde. Mes yeux clairs tombèrent sur Nora Highfields, et je ne pus m’empêcher de ricaner. Décidément, un vrai oiseau de mauvaise augure celle là.

 Highfields, quelle bonne surprise. Tu es venue me refourguer des pustules ? Ou alors tu varies les plaisirs, ça sera quoi, les morpions cette fois ?


A la place d’une réponse, j’eus droit de me faire attraper le bras avec la délicatesse d’un mamouth épileptique. Je poussai un grognement pour la forme, tout en sachant qu'e’le n’y prêterait aucune attention, m’apprêtant à me dégager jusqu’à ce qu’elle prononce la formule magique. Je ne sais pas si ce fut l’alcool qui décida à la place de mon cerveau, mais soudainement l’idée de sortir pour aller boire me parut excellente, et ainsi nos partîmes bras dessus bras dessous – façon de parler, évidemment.

Son regard de travers après avoir allumé sa cigarette me rappela notre rencontre, et je ne pus m’empêcher de sourire. Délicieux souvenir, pour ainsi dire. J’avais hérité des dits pustules après notre entrevue, mais m’en débarrasser n’avait pas été aussi compliqué que prévu. Le trajet fut rapide… à moins que ça ne soit l’alcool qui me fasse perdre la notion du temps.
A peine avait-on mis un pied dans la tête de sanglier que déjà les mecs se retournaient sur le passage de Nora avec des têtes de crapauds baveux. Je ne pus m’empêcher de rouler des yeux, songeant que la soirée allait être très longue si je devais subir cela.

Il fallait voir le côté avantageux : à peine installé et le serveur rappliquait déjà. Je laissais Nora passer commande sans trop me formaliser, songeant que plus vite la liqueur arrivait, mieux les choses seraient. A son commentaire, j’haussai une épaule, faisant la moue.

 J’emmerde la douceur aujourd’hui Highfields


Et visiblement, j’emmerdais aussi la politesse. Je n’avais pas spécialement envie de faire des efforts, il fallait bien le dire. Me redressant un peu sur mon tabouret, je laissai la demoiselle faire son petit manège et en profitai pour vérifier s’il y avait des visages familiers dans le coin. La plupart de mes amis proches devaient être comme moi, confinés dans une salle du château à prier pour qu’une pluie de météorites ne s’abatte sur pré-au-lard, éradiquant ainsi tous ces petits fêtards orgueilleux mais… on ne savait jamais. A part quelques professeurs réunis dans un coin et beaucoup de première et secondes années, je ne repérai personne en particulier, et me retournai donc de nouveau vers Nora, alors que celle-ci communiquait à distance avec un prétendant qui louchait fortement sur son décolleté. Haussant un sourcil, je croisai les bras sur mon torse.

 Je vais avoir droit à ce cirque toute la soirée ?


Non parce que…. Si c’était le cas, autant dire que le whisky pur feu ne serait carrément pas suffisant. Et puisqu’on parlait du loup, le serveur était de retour avec nos consommations. Je m’emparai de la mienne sans tergiverser et cognai mon verre à son jumeau en inclinant la tête en direction de Nora :

 A la victoire. Au succès des abrutis au grand cœur et de ce monde où les trop bons trop cons sont les nouveaux héros


Et hop, je descends le whisky. La sensation brûlante dans ma gorge me réconforte bizarrement, effaçant mes mots sur son passage.
Esquissant un petit sourire, je me souvins que la belle m’avait posé une question, tombée dans l’oubli suite à l’arrivée divine des boissons.

 Pas encore. Par contre si tu m’as traîné ici pour être le témoin des attaques baveuses de tes prétendants et de tes petites biatcheries, là, ouais, je vais commencer à dépérir


Répondis-je, un grand sourire sur les lèvres. Bah, au pire, je pouvais toujours jouer aux auto-tamponneuses avec la table et le front des prétendants en question, mais ça risquait de péter un peu l’ambiance, non ?


To be continued ...


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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 12 Mai - 2:18

La commémoration du  2 mai


Penelope Mordoch
Les petites touches de fumées violettes venaient parsemer l'auberge d'une joyeuse ambiance. Annette entrait dans le jeu de Penny comme presque toujours depuis qu'elle la connaissait, et le professeur Primrose ne contesta pas cette effusion de tendresse de la part de sa dulcinée. La brunette était toujours attendrie par les démonstrations d'amour et ne cachait qu'involontairement son sourire derrière le vieil appareil. Elle déclencha autant de prises de vue que possible, et se satisfait de l’exploit d'avoir été assez fouineuse pour découvrir le nouveau petit couple de tourtereaux, de qui plus est, celle qu'elle estimait comme experte en séduction. Elle comptait aussi sur le fait que le professeur Primrose soit un peu plus distrait pour ses cours pour ne pas remarquer les inattentions fréquentes qu'elle faisait.
Tout était dans la boite, la brunette avait ce qu'elle voulait, et elle savait déjà ce qu'elle allait en faire. Le professeur d'études de moldus semblait s'intéresser à son appareil photo, ce qui ne pouvait que la rendre plus fière de le montrer à tout le monde.

« C'est mon parrain qui me l'a offert, vous devez le connaître, Chris Morane ! »

Plus fière que ça, elle ne pouvait l'être. C'était plus agréable de croiser les professeurs en dehors des cours que durant. Focalisée sur son appareil photo et Léo, et dans le même temps, assaillie par le bruit tout autour, elle n'avait pas entendu monsieur Thornquill derrière elle, et c'est en sursaut qu'elle se surprise de voir le seul professeur qui captait si bien son attention et qu'elle portait dans son cœur comme s'il était un grand oncle bienveillant. Il était hors de sa tour  si peu souvent qu'il avait un air changé, presque rajeuni sous ce nouveau décors.

« J'y compte bien professeur Emmett ! L'extérieur vous va bien en tout cas. »

Elle tenait à le lui faire remarquer tout de même. Elle fit un sourire en guise de bonjour pour Feodora qu'elle ne connaissait pas. Vue que le professeur d'astronomie se promenait avec une jolie dame à son bras, peut-être qu'il serait plus souvent hors de sa tour. Est-ce qu'elle était enceinte du professeur Thornquill ? Penny ne préféra pas penser à ce genre de choses. Pour ces deux là, aucun besoin de les prendre en photo, le professeur Primrose l'avait fait à sa place. Il la fit attendre un instant et revint vers elle pour une petite discussion en privé. Elle n'avait rien à craindre, il semblait de bonne humeur, et même lorsqu'il ne l'était pas, il était vraiment rare de le voir s'énerver, et pourtant souvent il en aurait eu de bonnes raisons avec la brunette.

Il voulait juste qu'elle lui promette de garder ce qu'elle avait vu pour elle, et ce serait difficile, mais elle allait le faire. Elle reprit son appareil en mains en hochant la tête.

« Promis juré ! Je vous garderais la meilleure, et l'autre je l'amènerais en cours, comme ça si vous m'engueulez, je viendrais vous la montrer et vous serez trop attendri pour me gronder ! Je vous ai eu ! Bonne journée avec votre chérie. »

Elle lui avait dévoilé son plan construit sur le moment, et sans doute qu'elle le ferait pour de bon. Elle alla vite déposer une bise sur la joue d'Annette, fit un signe de main au petit groupe qui venait de se former, pour leur dire au revoir, et elle se détourna de la joyeuse assemblée pour retrouver la porte de sortie. Elle allait se promener pour flasher tout ses petits camarades et bien d'autres, après tout, c'était une journée de fête.







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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 12 Mai - 4:37

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Annette Rosmerta
Annette regardait avec ravissement le brin de muguet que Leopold avait passé dans sa broche, elle aimait décidément beaucoup les traditions françaises et se promit de s'octroyer un jour le temps de visiter leur capitale. Alors qu'elle était plus jeune elle s'était fortement désiré de faire le tour du monde, elle n'avait eu hélas cette chance, l'attaque de sa mère et les années passant lui avait fait mettre de côté son rêve, peut-être était-il temps d'y songer à nouveau?

Les cliquetis de l'appareil retentirent alors que Leo la prenant au mot l'embrassait de nouveau, elle savoura chaque instant de se baiser comme si c'était le premier, le regard mutin qu'ils échangèrent par la suite était tout aussi délectable que le baiser en lui-même de même que le pouce de Leopold caressant son visage, doux rappel de leurs premiers égarements. Si tous deux s'étaient toujours bien entendu l'évolution de leur relation avait donné une toute nouvelle dimension à la chose. Le professeur d'Etude des moldu était le partenaire rêvé, son habileté linguistique allié à son côté théâtral et à sa fougue ne cessait de charmer la rouquine et ils n'étaient pas sans se laisser aller parfois à des enfantillages qui ne faisaient rire qu'eux et leur donnaient l'impression d'être dans un monde à part.

Un autre sourire apparut sur le visage d'Annette alors qu'elle apercevait Feodora et Emmett qui venaient dans leur direction, la russe plus radieuse que jamais posa deux bises sur les joues de la serveuse qui admirait son ventre dont la forme ne cessait de s'arrondir, Leopold qui tenait entre ses mains l'appareil de la jeune Mordoch en profita pour immortaliser le couple avant de laisser sa chaise à la femme enceinte pour aller échanger quelques mots avec la jeune poufsouffle, Annette dégota une chaise pour le professeur Thornquill qui tenait encore entre ses mains une tasse de thé fumante et les pria de s'asseoir à ses côtés ravie d'avoir de la compagnie.

- Alors mon cher Emmett il semblerait que nous ayons tous deux été désignés parrain et marraine du petit ange à venir !

Sa remarque était anodine et n'attendait pas réellement de réponse, elle avait juste tenu à souligner une fois de plus son émotion face à la confiance qu'avait pu placer Feodora en elle et à voir Emmett aux petits soins pour elle on ne pouvait douter qu'elle ait fait un choix des plus judicieux quant au choix du parrain.

- Feo ta grossesse te réussit tu es des plus ravissantes

Annette tenta de cacher l'air envieux qui semblait s'être peint sur son visage, elle ne voulait pas que Leopold s'en rende compte, ils n'avaient après tout jamais abordé le sujet, c'était bien trop tôt et surtout ce n'était le jour le plus adéquat, tous deux prenaient leur temps et la situation semblait convenir aux deux parties.
Penelope revint accompagnée de son professeur puis s’éclipsa après avoir posé une bise complice sur la joue de la tenancière qui la regarda s'éloigner avec bienveillance, elle aimait décidément beaucoup la jeune fille qu'elle jugeait pleine de promesses et leurs réunions occasionnelles étaient toujours de nombreux éclats de rires et de confidences qui faisaient parfois oublier à l’aînée l'âge qui était le sien.

Tous les quatre semblait former une heureuse petite famille et l'ambiance était bon enfant, la rouquine appréciait d'autant plus que ces instants se faisaient de plus en plus rares ces derniers temps, cette journée semblait être hors du temps et tout portait à croire que rien ne saurait venir la ternir.
Le duo formé par Emmett et Feodora était parfaitement accordé et Annette se prit à espérer qu'un jour peut-être dans des mois ou des années quand elle aurait fait son deuil la belle russe trouve l'amour et pourquoi pas dans les bras du si doux professeur d'astronomie.

- Je crois que je n'aurais pu rêver en ce jour meilleure compagnie que vous trois, trinquons à une journée pleine de surprises

Son éternel sourire aux lèvres elle planta ses yeux dans ceux de Leopold un court instant avant de lever son verre dans l'attente que ceux des autres viennent à sa rencontre.








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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 12 Mai - 21:54

Commémoration du 2 mai


« Slow down the world »

Le 2 mai, jour de fête. Du moins était-ce là ce qu'on voulait bien en dire car à franchement parler, il n'y avait rien de plus triste que tous ces sourires enjoués et naïfs rayonnant pour célébrer un jour de deuil. Et quel jour que celui-ci ! Un jour commun, un jour banal, mais qui à bien y regarder était l'élément déclencheur de sa descente en Enfer. Le cheminement n'était pas bien difficile à suivre en somme : Si Voldemort avait triomphé, les Bogart, et Faust le premier n'auraient jamais eu à fuir la justice, et de ce simple fait, le seul désagrément qu'elle aurait jamais eu à vivre aurait été de ne pas être née sur la bonne branche de la famille. Oui, si ce satané et imbécile de mage noir avait su tenir sa barque d'une main plus ferme, jamais pareille souffrance n'aurait formé son lot, et son père ne serait pas prisonniers de murs froids et humides dans l'attente de son propre trépas. Et que célébrait-on aujourd'hui si ce n'était les geôliers eux-même ?

Non, toutes ces festivités n'avaient pas de sens, tout cela était à vomir, et le soleil qui brûlait au dehors ne faisait rien pour ternir un peu cet ensemble mièvre et ridicule. De tous les visages amicaux qu'elle croisa, Serena Bogart ne prit jamais un instant pour saluer. Son humeur était massacrante, son bras... A quoi bon en parler, elle finirait par devenir folle à cause de la douleur, inutile de s'étendre. Et en parlant de marque, le souvenir du visage muré de l'héritier Von Hammerschmidt s'en vint lui revenir en mémoire. Partez avait-il dit le jour où l'on avait enfin ouvert sa porte aux visiteurs. Là encore tout était très simple : elle l'avait longtemps mis en garde, n'avait rien écouté, et à présent qu'il payait douloureusement les frais de leur amitié, la tendresse qu'ils avaient toujours profondément ressenti l'un envers l'autre s'était mué en haine. Voilà, c'était fait. Il était l'une des personnes les plus chères à ses yeux, et maintenant lui aussi la détestait. Certainement comme Eugénia. Comme Japhet. Comme Charlie. Comme Mika. Comme Audric. La jeune femme fit claquer sa langue contre son palet : à quoi bon s’apitoyer sur cela ? C'était mieux pour eux et encore mieux pour elle. Chaque personne qu'elle devait se trimbaler était un poids en plus, un boulet dont, étant donné sa situation actuelle, elle n'avait nulle besoin. Ainsi, c'est donc seule qu'elle joua des coudes pour pénétrer au sein de l'établissement déjà bondé de la tête de sanglier. Y espérer une place assise était désormais vain, mais elle avait clairement besoin d'un remontant, et au moins, au milieu de cette foule, personne ne viendrait s'exclamer devant elle en l'invitant à se joindre à tout ce cirque. Se glissant entre deux corps au bar, la brune attendit que le serveur en termine avec les boissons qu'il servait déjà. Une minute, deux minutes. Alors qu'enfin le regard du bonhomme se posa sur elle, ce dernier eu la mauvaise initiative de vouloir prendre la commande d'un homme bourru et à la taille gigantesque posté non loin. Dans la cohue, le brasseur fit répéter à son client. Un détail qui fit tiquer la belle pour de bon. Plaquant sa main contre le bois de l'établis, faisant vibrer ce dernier sous le coup, ramenant ainsi l'attention du gérant sur sa personne, la sang-pur prononça haut et fort l'intitulé de sa commande. Ne se faisant pas prier, le serveur s’exécuta et encaissa avec une rapidité proportionnelle à la noirceur du regard que lui tendait la jeune courroucée. Dieu merci il n'y avait là personne de prompt à entrevoir cette scène et la rapporter au plus vite dans l'école. Elle soupira, grimaçant contre elle-même. Si cela n'avait tenu qu'à elle, elle se serait bien gardée de toute sortie en ce jour et aurait préférée le silence de sa salle commune vide de toute présence humaine à cette heure à cette foule en liesse qui lui retournait violemment les tripes.

Soudain, du monde bouge et s'extirpe vers elle. Une table va sans doute se libérer. Parfait, sans plus demander son reste, voici la Serpentard qui s'engouffre dans la brèche, prête à bondir pour obtenir cette table et ne plus la lâcher, cependant, dans le dessin de tous ces corps, s'en trouve un qui tout à coup la fait sursauter. Une silhouette. Une silhouette magnifique et élancée dans le dos de laquelle baigne une cascades de boucles entre brun et or. Le bruit des conversations agitées entoure cette apparition voluptueuse qui réchauffe instantanément le cœur de la Bogart qui vire de bord pour s'en aller retrouver Nora Highfields. Son amie. Sa sœur. Sa moitié. Aucun mot n'aura jamais assez d'impact pour résumé ce que cette femme représente à ses yeux, cependant, ce qui a une véritable impact sur elle, c'est cette sensation de tomber d'une chaise la prenant à la gorge quand alors que sa main se pose sur l'épaule de son amie, ses yeux se posent sur le garçon qui lui fait face.

A croire que le destin la considère comme sa comédienne préférée en ce moment... Par ailleurs, ce dernier a, quoi que cela puisse paraître surprenant, un grand sourire planté sur les lèvres. Et alors que l'héritier achève par ses mots, se disant prêt à dépérir, voici que sa Némésis officialise son entrée d'une pique portée fièrement par un sourire équivoque.

« Fais donc, que l'on puisse enfin fêter quelque chose de digne en cette putain de journée ! »

Elle le taquine. Oui au fond, cela ne s’apparente sans doute qu'à une plaisanterie visant à ramener sur le devant les rapports que furent les leurs. Cependant, depuis cette nuit passée près de lui à le veiller, il lui fallait être honnête : détester Haimon Bogart ne faisait plus parti de ses loisirs. Elle avait même eu l'audace insensé de le lui avouer mot pour mot. Cela n'avait de prime abord pas changer grande chose, mais était sans doute suffisant pour avoir éloigné le trop plein de rancœur. Quoi que de toute façon, quand bien même cela serait toujours d'actualité, la journée était bien assez pourrie comme ça pour ne pas en plus aller chercher des noises à monsieur l'héritier Bogart !

« Je plaisante jeune prince, le prend pas mal ! Après tout, paraît que c'est jour de paix aujourd'hui... »

Derrière elle, un homme se leva pour se diriger au bar. Sans doute pensait-il y revenir une fois sa boisson commandée. Qu'il aille au Diable, sans cérémonie, la brune tira sur la chaise en bois et la ramena à elle pour venir s'accouder à la tablée, profitant de leur proximité commune pour laisser reposer sa tête sur l'épaule fraîche et osseuse de sa moitié tandis que dans le même temps, la jeune femme portait l'eau de vie à ses lèvres.  

Dans cette position, elle avait tout le loisir de planter ses yeux dans ceux identiques aux siens d'Haimon tout en se laissant enivrer par le parfum de Nora. Une situation nettement plus agréable que ne l'était la sienne quelques instant plus tôt.






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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Mer 14 Mai - 18:48


Good Friends and a Bottle of Pills

Public - 2 Mai

Good Friends and a Bottle of Pills by Pantera on Grooveshark


Feodora fut bien contente de voir tous ses amis regroupés ainsi à la même table et son sourire ne semblait pouvoir être chasser par rien au monde. Elle apprécia l'attention quand Leopold se leva pour lui laisser la place, et s'empressa de dupliquer la fameuse et rare chaise pour que son ami puisse s'asseoir en revenant de parler avec Miss Mordoch, une élève de Poudlard. Apparemment, elle prenait un plaisir particulier à immortaliser cette journée et Feodora eut un point au coeur quand la fumée violette s'échappa car Leopold venait de prendre une photo d'elle et Emmett. Tout le monde était ravi qu'il soit venu d'ailleurs, lui d'ordinaire si renfermé semblait se sentir bien au milieu des autres. Il prit place à côté d'Annette qui lui avait trouver une chaise à une table un peu plus loin et les quatre amis furent bientôt réunis à table.

La remarque de Leopold sur le soin qu'Emmett lui portait, ainsi que le regard que Annette posa sur eux la fit se sentir presque mal à l'aise et dans un sens, rompre le contact ténu de leurs bras entremêlés lui fit respirer un peu mieux. Elle se sentait proche d'Emmett, d'une façon qui était peut être un peu déplacé même si personne n'en faisait la remarque, la russe repérait chez les autres sorciers qu'elle croisait, ce regard bienveillant et envieux à la fois, celui qu'on accordait aux couples. Elle en avait parler avec Howard et l'avis de son meilleur ami était très tranché : personne n'avait à la juger. Si elle trouvait son réconfort en Emmett, ils n'avaient rien à dire car au final, la souffrance qu'elle connaissait, peu de monde pouvait se targuer de dire qu'ils l'avaient vécu. Alors tant pis si les mauvaises langues supposaient, Feodora se sentait bien avec Emmett et elle avait cruellement besoin de cela en ce moment.

Feodora regarda Annette et Emmett échanger un regard fier en parlant de leur futur responsabilité de parrain et marraine. Elle sentait son coeur s'alléger en se disant que si le futur de son enfant semblait bien morose, il serait au moins entouré d'amour et d'affection. Bien vite, la rousse rechercha le contact d'Emmett et prit sa main par dessus la table et la serra entre ses doigts. La tenancière avait raison, ils étaient une fine équipe et rien n'était plus agréable pour cette journée que de se sentir entourée de personnes si exceptionnelles.

"Je suis totalement d'accord avec toi Annette, rien n'est plus réjouissant que de se retrouver tous ensemble ici."


Ils levèrent tous leurs verres et trinquèrent à cette journée. Feodora savoura son jus sans lâcher la main d'Emmett. C'était incompréhensible, mais le contact avec l'astronome avait un effet apaisant. Sans aucun arrière sentiment ou aucune pensée déviante, elle aimait la chaleur de sa paume sur la sienne et le sourire bienveillant qu'il lui offrait à chaque fois qu'elle croisait son regard. Sa présence tout entière était tout simplement bienfaitrice.

"Oh radieuse radieuse c'est vite dis, je me sens comme un hippopotame et je me dis que c'est loin de s'arranger. Les nausées c'est toujours pas ça mais depuis quelques jours, je sens le petit bouger. C'est une sensation extraordinaire, je suis tellement comblée. Je te souhaite de pouvoir éprouver ça un jour Annette, vraiment. Ca doit être la plus extraordinaire émotion que je n'ai jamais ressenti, c'est incroyable. Je suis tellement impatience qu'il soit là. Et sinon, j'ai enfin prévu de refaire la maison, avec Howard, on s'y met ce week-end. Je pense que je vais me sentir beaucoup mieux après ça."


La grossesse n'aidait pas son défaut et elle était décidément très bavarde. Elle ne pouvait s'en empêcher mais tâchait de se maîtriser pour ne pas assommer ses amis avec ses histoires de femmes enceintes. Des fois, elle se disait qu'elle devrait peut être s'inscrire à un club -Sainte Mangouste en proposait- pour préparer l'accouchement, et ainsi trouver d'autres femmes de sa condition avec qui échanger et parler bébé. Elle but une autre gorgée de jus de fruit et regarda le monde qui gravitait autour d'eux. Ils avaient l'impression d'être tous les quatre dans une bulle, isolés malgré le bruit et l'activité dans le pub. Un peu d'accalmie ne faisait pas de mal.

"Et vous alors, les nouveaux amoureux ? Qu'est ce que vous nous racontez de beau ?"


© Yuki Shuhime
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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Ven 16 Mai - 0:09

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Emmett Thornquill
Ils n'auraient pas pu avoir meilleure compagnie. Assurément.

On s'était donné le mot pour l'embarrasser, aujourd'hui ! Entre Penelope Mordoch lui soulignant que sa présence hors de Poudlard était des plus rares et Leopold le faisant passer pour un tombeur. Il était tout de même curieux de voir le cliché que le professeur d’Étude des Moldus avait pris de lui et Feodora à l'aide de l'appareil de la jeune poufsouffle.
Annette sut lui rappeler, alors qu'il prenait un siège et aidait son amie russe à s'asseoir, qu'ils avaient tout deux la responsabilité d'être les parrain et marraine du futur nouveau-né. D'ailleurs ce devait être la première fois depuis qu'il était officiellement désigné comme parrain qu'Emmett recroisait la belle tenancière des Trois Balais.

- C'est tout-à-fait exact, très chère ! Je ne doute pas que nous saurons former une bonne équipe. À ce propos, j'ose espérer que vous rencontrez moins de difficulté que moi dans la recherche d'un troisième prénom pour notre filleul, lui glissa-t-il.

Puis il prit le temps de savourer enfin le confort procuré par la position assise sur sa chaise. Enfin Leopold revint auprès d'eux après avoir pris congé de la jeune et pétillante Mordoch (une élève dont Emmett n'avait de cesse de se féliciter). Ils purent alors, les quatre réunis, deux rousses et deux professeurs, trinquer ensemble au toast proposé par Annette. La tasse de thé chaude du professeur d'Astronomie rencontra le jus de fruit de Feodora et les boissons d'Annette et Leopold dans un « Tinc ! » retentissant. L'ambiance était détendue, la compagnie agréable, et Emmett ressenti un profond regret en réalisant qu'il s'était privé pendant des années de tels moments en se confinant dans sa tour.
Un peu surpris de l'irruption de la main de Feodora dans la sienne, il se laissa faire et profita du contact chaleureux. Ce contact humain auquel il n'était pas familier le conforta dans les récentes grandes résolutions qu'il avait prises : descendre de son abri, devenir parrain. Sa charmante amie lui redonnait confiance.
En sirotant de petites gorgées de thé le professeur d'Astronomie écouta calmement Feodora se réjouir de sa condition de femme enceinte et la vanter à son amie. Un autre genre de conversation auquel il n'était pas habitué. Étrange, tout de même, qu'elle ne pensa déjà plus au décès du pauvre Rowan. L'annonce de sa mort était pourtant encore récente. Mais Emmett se garderait bien de le lui rappeler.
Ça avait semblé une véritable tragédie, pour tout le monde, que Feodora se retrouve privée de son mari à fortiori alors qu'elle était enceinte. À présent il semblait à Emmett que cette grossesse était justement ce qu'il fallait à son amie pour se focaliser sur un sujet autrement plus important que son deuil.

Le doyen de la tablée nota distraitement les présences dans la salle de trois de ses élèves de Serpentard, un garçon et deux jeunes filles. Il chassa aussitôt ce détail de son esprit pour se focaliser sur les deux tourtereaux en face de lui, alors que Feodora s'intéressait justement à leur cas.

- La vie de couple semble vous réussir. Je ne vous ai jamais vus si épanouis, l'un comme l'autre ! À croire que les récents événements et la présence de notre grand inquisiteur ne sauraient vous faire broncher, et cela je ne peux pas vous le reprocher.

Puis il se souvint comme Leopold l'avait gentiment embarrassé. Pour une fois il ne put résister à l'envie de lui rendre la pareille.

- J'y pense, vous devriez sérieusement songer à avoir un enfant, tout les deux. Annette, j'en appelle à vos sentiments de marraine. Notre filleul devrait avoir le plus rapidement possible des amis de son âge, ne pensez-vous pas ? Lâcha-t-il avec un petit sourire.










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Dernière édition par Emmett Thornquill le Ven 16 Mai - 0:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Ven 16 Mai - 0:13




event #5 - norenamon biture

« Trognes bouffies à force de ribotes, de beuveries, de boustife et d'excès de putes ! » ► PATRICK GRAINVILLE

De toute évidence, Haimon avait encore moins envie de fêter cette commémoration que la beauté de porcelaine. Après tout, dans cette immense bataille, nombre de familles de sorciers avaient perdus des leurs et ce, dans les deux camps. Il emmerdait la douceur et c'était une bonne chose. Les évènements dernièrement s'étaient compliqués pour la vipère. En plus de sa vie privée précaire, elle avait vu le retour de Stephen ce qui accentuait sa peur que son affreux petit secret ne soit révélé dans l'enceinte du château magique. Les recherches sur son père n'avançait pas et c'est aussi pour cette raison qu'elle n'avait aucune envie de célébrer cette fête. Peut-être avait-elle perdue des membres de sa famille dans cette guerre ou peut-être que son sang s'étaient positionné dans le camp défaitiste. L'absence d'éléments sur son arbre généalogique commençait à la poser fortement, la rendant encore plus froide et mesquine qu'elle ne l'était usuellement. Elle voulait s'amuser, profiter de la vie et sentir le poids de sa jeunesse sur le monde. Son jeu avec l'inconnu du bar ne sembla pas plaire à son compagnon de route qui lui balança une remarque acerbe au visage. Haussant les épaules, elle n'y fit guère attention. Sa boisson venait d'être posée sur la table, et elle n'avait de yeux que pour le liquide qui transformerait son cœur fatigué et noir en un festif et insouciant du monde qui l'entourait. « Fais donc, que l'on puisse enfin fêter quelque chose de digne en cette putain de journée ! » Soudain, la vision de la poupée de cire devint floue. Elle n'avait pas besoin de se retourner, elle savait qui venait de les rejoindre. La joie qui traversait son cœur était sans égal. Serena. Sa Serena. Son âme sœur, son alter ego, la personne sur qui elle se reposait et sans qui elle n'arriverait sûrement pas à avancer dans la vie. La vipère n'avait pas crois son ange de la journée ou c'est avec elle qu'elle aurait passé cette journée maudite. Sachant les secrets l'une de l'autre, la brune aux yeux noisettes savait à quel point cette journée était une période difficile pour sa moitié, signant la déchéance de sa famille et la perte de son père. Elle aurait tellement aimé faire pour elle, mais dans des moments comme ceux là, Nora comprenait tout l'handicap qu'elle avait d'avoir été élevée dans le monde moldu sans que l'on ne lui parle jamais de ce monde auquel elle appartenait vraiment.

Serena avait chambré son cousin, mais tentait à présent de faire office de paix. Les relations dans cette famille étaient compliquées et si Nora Highfields avait compris quelque chose, c'était qu'il ne valait mieux pas s'en mêler et boite son whisky en toute sérénité. Terminant son verre dans un cul sec, elle posa son regard sur ses deux compères. D'un côté, il y avait Serena en qui elle avait une confiance absolue et pour qui elle était prête à donner sa vie. De l'autre, Haimon. Elle n'était pas certaine de ce que pouvait lui apporter ce farfadet étrange bien qu'intelligent au vu du mini duel qu'ils s'étaient improvisés dans les cachots du château il y a quelques jours. Entre eux se trouvait le tyran de Poudlard, celle qui devrait bientôt faire une retenue avec le professeur d'étude des moldus, qui se trouvait également dans le bar, pour avoir été surprise en train d'apprendre à nager à un poufsouffle, la tête la première dans les toilettes afin de commencer le chapitre de l'apnée. Ce trio improbable venait de se former et promettait de créer des étincelles dans la soirée. Serena emprunta sa chaise à un homme qui avait fait l'erreur de se lever pour aller passer commande au bar. Posant sa tête dans le creux de l'épaule de son amie, celle-ci chercha le contact de sa main pour serrer la sienne dedans. Elle n'était pas tactile d'ordinaire mais avec Serena c'était différent. En présent de sa personne, son tout, elle était dans l'obligation d'établir un contact avec elle. Cela avait quelque chose de rassurant pour la sang-mêlé. « Bien, pour diverses raisons, nous semblons être les seuls dotés d'un cerveau qui comprenons qu'il ne faut pas fêter ce jour. » Son regard s'attarda sur la table des professeurs ainsi que sur la poufsouffle qui se trouvait dans le pub. Ils étaient si souriants et joyeux qu'Highfields ne pu réprimer une mine de dégoût, prise de nausée. Secouant légèrement la tête, elle décida de se ressaisir. Claquant des doigts, le serveur qui avait prit un fin plaisir à prendre sa première commande rappliqua presque immédiatement malgré la foule de client. Un sourire enjoliveur au bout de ses lèvres, Nora Highfields savait user de ses charmes pour arriver à ses fins. « Deux bouteilles de vodka. » Elle posa ses iris noisettes sur l'héritier Bogart puis sur la chevelure de sa personne qui se reposait tendrement, niché dans son cou. Elle ne savait pas quels étaient exactement leurs plans, mais l'idée de boire lui plaisait fortement et elle était certaine qu'ils seraient de la partie. « La soirée va être longue. Voici les règles. On parle, on ne fête pas et... Oh personne ne pleure sur les malheurs de la vie ou je le tue. Je déteste les personnes qui se plaignent. » Si elle était venue ici et avait exigée de la compagnie en traînait, quelque peu de force, Haimon Bogart ici c'était dans le but de s'amuser et d'oublier ses propres problèmes personnels, il était donc hors de question qu'elle se retrouve transformée en assistante sociale. Si l'un deux avait l'alcool pleureur, il serait mis de ce pas au jus de citrouille ou laissé au bord de la route. Ce soir, elle disait adieu à ses recherches, à son plan de vengeance, et à la tempête que Stephen Maxwell avait semé dans son esprit. Il était temps qu'elle redevienne une adolescente normale et insouciante le temps d'une nuit.


Norenamon & others

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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Dim 18 Mai - 14:47

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Leopold E. Primrose
Aucune occasion de pouvoir rattraper la tempête Penelope Mordoch ne se présenta. À peine eut-elle finit de lui faire ce qui avait tout l'air d'un malin chantage et de les saluer qu'elle s'était éloignée en se frayant avec agilité une route vers la sortie entre les clients qui arrivaient avec beaucoup plus de difficultés à se déplacer dans la taverne. Il lui aurait bien réclamé des informations sur la nouvelle qu'elle lui avait faite plus tôt, mais il ne manquerait pas d'occasions pour s'y intéresser de plus près plus tard. Ainsi donc sa petite élève était la filleule de Chris Morane ? Heureuse coïncidence ! Cette découverte ne manque pas de réalimenter un peu plus sa bonne humeur, l'interpellant à l'occasion sur le fait que cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas entretenu avec son vieil ami. Cette piqure de rappel n'était pas un fruit du hasard et il se promettait de lui envoyer un hibou dès ce soir. En attendant, il laissait filer la jeune fille avec les trésors que contenait son merveilleux appareil, il ne doutait pas une seule seconde qu'elle allait accomplir le méfait qu'elle lui avait promis au moindre faux pas, mais pour le moment, cette perspective le faisait rire...

Se retournant donc vers la table occupée par ses proches, Leopold arriva idéalement à l'instant ou Annette levait un toast. Attrapant son verre en répondant par un sourire à l'œillade appuyé de la maitresse de ses sentiments, il leva l'objet qui rencontra les trois autres dans tintamarre de joyeuse collision. Cela faisait bien longtemps que son cœur n'avait pas été aussi léger et il savoura pleinement cette sensation si délicieuse. Prenant place près d'Annette, sa main se glissa autour de sa taille alors qu'il reposait son verre sur la table après y avoir trempé ses lèvres. Il avait rarement été aussi avide de contact physique, il aurait pu confesser ne plus pouvoir réussir à se priver du moindre qu'il pouvait avoir avec elle. Il admirait la sensualité de sa partenaire, combien elle usait si fièrement de ses charmes et assumait intégralement tout ce qu'elle était. Si pour sa part, on pouvait le juger de doux et raffiné, on ne pouvait foncièrement le qualifier au premier abord de sensuel, pourtant bien des choses avaient changé depuis qu'il la fréquentait et il se surprenait lui-même à se découvrir plus charnel qu'il ne l'aurait pensé. À croire qu'il fallait donner raison au fait qu'une certaine forme de métamorphose arrivait toujours quand on se laissait aller à l'amour, après tout comme il l'avait souligné avec malice le soir où ils s'étaient embrassé pour la première fois, elle avait réussi à troquer son thé contre de l'alcool, aussi était-elle capable de bien des miracles. Une première qu'il aborde aussi cela avec tant de sérénités...

Un autre contact ne lui échappa pas : les deux mains liées de Feodora et Emmett. Il était profondément rassuré de savoir que ces deux-là veillaient l'un sur l'autre, ils avaient beaucoup à s'apporter et il ne doutait absolument pas sur fait qu'il soit l'homme de la situation pour réussir à lui faire surmonter la terrible épreuve qu'elle vivait. Elle lui avait elle-même confiée lors de cet entretien qui s'était terminé sur une note bien sombre, Emmett arrivait à la détendre, à trouver les mots justes et sa simple présence la réconfortait. Il était persuadé que cette responsabilité qu'elle lui avait confiée en le nommant parrain aiderait aussi son ami à trouver confiance et aplomb, le fait qu'il soit sortis en ce jour particulier était en sois déjà une avancé qu'il avait tôt fait de souligner pour lui-même. Personne encore n'avait réussi à faire sortir le sorcier de sa tour le 2 mai, à croire que Feodora serait donc elle aussi capable de bien des miracles chez son collègue. Mais déjà la conversation prenait une tournure dangereuse...

Feodora parlait de sa grossesse, du bonheur que lui procurait cet état et souhaitait déjà la pareille à son amie. Le cœur de Leopold s'affola légèrement alors qu'il se forçait à continuer d'aborder un sourire radieux. Pourquoi fallait-il que... Par Merlin ! Il évitait à tout prix de le regard d'Annette à cet instant, craignant y lire de l'envie ou pire, de la peine. Feodora savait pertinemment le sujet délicat et il la trouva presque cruelle un court moment bien qu'évidemment, il ne puisse lui en vouloir. Seulement tout cela le plongeait dans une situation bien délicate et il avait l'impression d'être prisonnier au milieu d'une conspiration féminine qui aurait raison de sa peau. Cherchant un appui masculin dans le regard d'Emmett qui semblait étrangement amusé par la tournure de la chose, il comprit bien rapidement que son ami allait se ranger du côté de ces dames. Son intuition ne lui fit pas défaut, au moment même où il ouvrit la bouche, il sentit le sol se dérober sous ses pieds. C'était officiel, il n'allait pas pouvoir s'en sortir.

- Emmett, vieil hibou...

Commença-t-il en riant nerveusement, passant une main embêtée dans sa nuque et abordant un sourire des plus crispé. Il ne pouvait répondre aux compliments qu'il leur avait faits plus tôt ou s'esquiver en rebondissant sur le sujet de l'inquisiteur qui aurait pu lui sauver la mise. À cet instant, il ne pensait qu'à une chose : faire bonne figure devant Annette, ne rien laisser percevoir de cet embarras qui pourrait la blesser. Sa crainte principale à cet instant, c'était de la perdre.

- Il est un peu tôt pour évoquer le sujet, vous ne pensez pas tous les deux ?

Continua-t-il la gorge serrée, se retenant de desserrer un peu plus sa cravate. Un simple geste qui n'aurait échappé à personne à cette table et qui aurait été le témoin idéal de sa gêne, il voulait éviter qu'on voie clair dans son jeu. Seulement, il avait la détestable impression de manquer d'air et que les murs se resserraient autour de lui sans qu'il ne puisse rien y faire. Progression sur le fil, le moindre faux pas et il tombait dans les abimes. Il avait pourtant avancé sur le sujet, l'idée lui était de moins en moins inconcevable et de plus en plus envisageable, seulement... Pas encore si facilement abordable. À vrai dire Annette et lui n'en avait pas encore parlé, après tout chacun connaissait les intentions de l'autre sur la question, sûrement attendaient ils seulement l'instant idéal pour en discuter. Il n'aurait jamais pensé que cela se ferait ouvertement devant leurs amis, mais il fallait bien jouer cartes sur table maintenant, ce serait être terriblement lâche que d'esquiver le sujet maintenant.

- Je voudrais pouvoir profiter d'Annette encore un moment avant que l'on ne soit trois. J'espère que vous serez indulgent et que vous nous laisserez un peu de temps avant que l'on ne réponde à cette demande... Bien qu'elle... Soit prise en considération.

Finit-il avec plus ou moins de difficultés, ne sachant pertinemment pas s'il s'en était bien sorti ou non.

Non, non il ne s'en était pas bien sorti. Il ne voulait pas qu'elle croit que c'était un discours qu'il avait répété, qu'il avait tenu le même lorsque son entourage à l'époque lui posait la question sur un possible heureux évènement à venir quand il était avec Evannah. Qu'il maudissait Feodora et Emmett à cet instant ! Passe encore pour la jeune femme, mais il retenait que son ami avait chercher à donner suite à la conversation et il lui rendrait tôt ou tard !

- C'est un travail de dur labeur que de s'y préparer, mais... Nous pourrions être de bons parents, n'est-ce pas ?

Enfin il osa regarder Annette, espérant lire dans ses yeux autres chose que du reproche, se rendant compte qu'il était presque terrifié d'avoir pu la froisser en prononçant un mot de travers. Seulement son regard fut attirer aussi par ceux braquer sur leur table de plusieurs sorciers aux mines fermé et désapprobatrice.

- N'ayez surtout pas l'impression que je cherche à détourner la conversation, mais est ce quelqu'un sait pourquoi ces charmants gentlemen nous regarde de la sorte ? Car je ne pense pas que ce soit parce qu'ils nous envient d'avoir occupé cette table.

Il ignorait évidemment que la tempête Mordoch était passé par là, et qu'en leur rapportant de fausses informations pour se tirer elle même d'affaire, elle leur avait peut être attirer quelques ennuies.








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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 19 Mai - 4:45

Event#5 - Commémoration du 2 mai




Annette Rosmerta
Le bras de Leopold c'était tout naturellement placé autour de la taille de la rouquine qui chérissait comme toujours les initiatives chaque jour un peu plus nombreuses que prenaient son partenaire. Elle était heureuse que cette date ne soit pas placée sous le signe de la tristesse et si elle n'oubliait en rien ceux qui les avaient quittés des années plus tôt elle souhaitait pour l'heure jouir de cette journée en compagnie de ses amis et de l'homme qui était maître de son cœur. La foule ne désemplissait pas à La tête de sanglier et elle se prit à songer qu'elle n'aurait pour rien au monde souhaité ouvrir sa propre taverne à une telle cohue, adultes et adolescents s'étaient retrouvés pour partager un verre et profiter de cette magnifique journée de printemps, les visages étaient si nombreux qu'il lui était difficile de prêter attention à tout ce beau monde et elle percevait parfois un salut joyeux sans réussir à associer la voix à un nom, elle suivit distraitement le regard d'Emmett Thornquill qui regarda fugacement un groupe de serpentards installés un peu plus loin, captant au passage les regards sévères d'un groupe de sorciers qui les regardaient d'un air désapprobateur. Bien décidée à ne rien laisser obscurcir sa journée elle choisit pour sa part de ne pas y prêter attention et  lâcha un éclat de rire quand le professeur d'Astronomie lui avoua ses difficultés à choisir un prénom pour l'enfant de Feodora.

- Rassurez-vous Emmett vous n'êtes pas le seul à être dans l'embarras, je crois que je ne réussirai jamais à prendre une décision définitive en la matière

La magie du moment sembla se briser quand Feodora répondant au compliment de son amie quant à sa condition lui souhaita « de pouvoir éprouver ça un jour ». Le coup fut dur, elle n'en tint absolument pas rigueur à la russe qui ne voyait pas à mal mais ne put rien répondre d'autre qu'un sourire contrit. Elle écoutait tout en hochant la tête de manière machinale, son esprit semblait avoir décidé de faire barrage à ses propos qui avaient pour unique résultat de lui faire ressentir à quel point l'ensemble de sa vie n'avait été qu'un immense échec. Bien sûr elle avait combattu aux côtés de la résistance et s'il aurait été bien malvenu de dire qu'elle avait apprécié la chose elle avait pourtant le sentiment d'avoir été utile à sa manière mais une fois la guerre finie qu'avait-elle accompli qui puisse mériter d'être cité? Elle avait fait ce qui lui avait paru le plus approprié en reprenant le commerce familial et en forçant ainsi sa mère à prendre une retraite méritée mais de quoi pouvait-elle bien se targuer après des années dans le métier, son seul talent avait été de préparer des boissons de manière très acceptable, et d'attirer des hommes dans son lit sans toutefois jamais réussir à les retenir. Les années passantes avaient mit de côté ses espoirs de fonder un jour une famille avec un homme qui souhaiterait passer le restant de ses jours à ses côtés, et parfois quand elle se laissait un peu trop aller à une certaine forme de  mélancolie elle s'imaginait entendre le TIC-TAC de son horloge biologique qui lui rappelait cruellement que le temps commençait à lui manquer.

Le professeur Thornquill bien loin de détourner la conversation renchérit les propos de la patronne de Dervich & Bang en leur déclarant sur une note quelque peu plus légère qu'ils formaient un couple des plus assorti et les complimenta sur le bonheur apparent qui semblait être le leur. Annette lui sourit nerveusement, tachant de se détendre, il était après tout vrai qu'elle était heureuse aux côtés de Leopold, plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été. Chaque instant qu'elle passait à ses côtés la faisait se sentir un peu plus vivante et le manque qu'elle ressentait parfois lorsqu'il n'était pas à ses côtés se faisait parfois des plus cruels. Elle tourna légèrement la tête en sa direction, le scrutant du coin de l’œil, par Merlin qu'il était séduisant son anglais! Elle aimait la manière qu'il avait de passer sa main dans ses cheveux quand il était perdu dans ses pensées, les décoiffant ainsi et lui donnant un air légèrement débraillé, elle aimait les pattes d'oie qui ornaient le coin de ses yeux, témoins discrets de son empressement à rire et sourire de tout, elle aimait la barbe naissante qu'il se laissait parfois pousser, elle aimait l'air attentif qu'il avait quand il s'adressait à une personne, lui donnant ainsi l'impression d'être le centre du monde le temps d'une conversation.

Elle glissa sa main sur la cuisse de l'homme qui la chamboulait tant écoutant toujours les paroles de leur ami.
Que n'avait-il pu se contenter de les complimenter sur leur couple! Il avait ainsi fallu qu'il s'engage apparemment amusé par l'exercice sur la voie de leur propre très hypothétique progéniture.  
Annette vit le visage de son conjoint se décomposer petit à petit et le rire nerveux qu'il laissa échapper ne pouvait tromper personne.
Si elle ne pouvait que le rejoindre sur la nécessité de prendre leur temps avant d'évoquer la question, l'entendre distiller ses paroles au compte-gouttes la mettait au supplice et elle en venait à se demander s'il lui était si intolérable que cela de songer à un jour avoir un enfant avec elle. Il mettait une telle adresse à éviter son regard que la situation en devenait ridicule, elle n'allait tout de même pas le quitter car il demandait un peu de temps avant d'aborder le sujet de manière sérieuse! Invoquant toute l'indulgence dont elle était capable elle tacha de se rappeler à quel point la peur de l'engagement était quelque chose qui pouvait tenailler Leopold, et l'entendre dire qu'il considérait la chose était bien plus qu'elle n'aurait su espérer.
Quand enfin il consentit à laisser leurs regards s'entrecroiser Annette vit à quel point la réponse qu'elle formulerait à sa question si timide pourrait changer le court de leur relation.

- Je n'ai aucune crainte en la matière, je sais qu'un jour si tu le décide tu seras le père le plus merveilleux qui soit

Elle lui attrapa doucement le visage au creux de la main et l'embrassa tendrement, tachant de mettre en ce baiser toute la confiance en lui qu'elle avait, pour lui elle était prête à avoir toute la patience du monde. Se rappelant la présence de ses amis la tenancière mit fin au baiser espérant avoir effacé toutes les craintes qui auraient pu subsister entre eux et s'adressa au professeur Thornquill sur un ton qui se voulait mi-enjoué mi-réprobateur.

- Vous devriez avoir honte mon cher de mettre votre ami dans un tel embarra, vous êtes après tout avant nous sur la liste de ceux qui se doivent d'avoir une progéniture et je ne doute pas qu'il vous serait aisé de trouver une charmante sorcière qui en serait fort aise!

La conversation fut ramenée sur les sorciers qui avaient tenu compagnie un peu plus tôt à Penelope Mordoch et les propos de Leopold corroboraient ce qu'avait pensé la tenancière un peu plus tôt, les regards mauvais qu'ils avaient semblaient directement adressé à leur couple. Se promettant de s'expliquer avec la jeune poufsouffle quand elle en aurait l'occasion Annette leur rendit leur regard de manière ostentatoire.

- Je n'en ai pas la moindre idée mais je serais bien tentée d'aller leur demander encore que l'idée d'aller flâner le long des stands une fois nos verre fini soit plus tentante. Qu'en dis-tu?









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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Dim 25 Mai - 10:04


Who said “Binge drinking” ?

I say Bitch drinking
★ Event





J’étais trop occupé à mettre les points sur les i avec Nora pour remarquer qu’un visage très familier venait de se glisser dans mon paysage. Je ne la reconnus que lorsqu’elle vint se glisser derrière Highfields, et encore. Ma boisson occupait toute mon attention pour le moment. Ce fut finalement sa voix qui m’indiqua sa présence, et je relevai immédiatement la tête, mes yeux bleus tombant sur un visage que je connaissais bien : celui de Serena dite Pendragon.

Sa petite pique gratuite me tira un sourire : les joutes verbales avaient été notre hebdomadaire, si ce n’est notre quotidien, pendant de longues années. Je ne m’en formalisais plus, d’autant moins depuis cette fameuse nuit dans la salle commune où nos rapports avaient… changé.
Wow. Qui l’aurait cru ? Serena et moi capables de plaisanter de manière détendue sans attaque personnelle c’était… probablement inattendu. Pour les autres, déjà, mais avant tout pour nous. Après tout, notre relation avait toujours été très compliquée,  et si nous avions déjà du mal à l’appréhender nous-mêmes, je doutais fortement que les autres soient capables d’en saisir la complexité.

 Si tu m’appelles encore une fois Jeune Prince, je te provoque en duel de Whisky pur feu


Répondis-je, un haussement de sourcil provocateur venant se joindre à l’ombre de sourire obscurcissant mes lèvres. Des duels à la baguette magique, j’en avais eu ma dose récemment, entre celui avec Eugenia qui s’était très mal passé –pas de grands blessés, à par peut être nos fiertés- et celui de Nora suite auquel j’avais hérité de magnifiques pustules… Je me sentais plus à l’aise avec le whisky. Et puis il fallait bien avouer que dans une taverne, les affrontements à l’alcool étaient plus désignés que les combats magiques.

Esquissant un sourire en voyant les deux jeunes femmes se rapprocher sous mes yeux, je décidai de faire un sort à mon verre, faisant place nette pour la suite.

  J’ai du mal à savoir si je suis hyper chanceux d’être entouré de deux jolies jeunes femmes reptiles ou si je suis au contraire particulièrement malchanceux


Et si j’avais l’ombre d’un sourire sur les lèvres, je me posais véritablement la question. Serena et Nora étaient deux jeunes femmes très particulières : ambitieuses, déterminées, l’une était une peste sans pareil, l’autre était… ma cousine, et ça en disait déjà beaucoup.

  Par contre si j’avais su que j’allais tenir la chandelle, j’aurais moi aussi ramené un peu de bonne compagnie, on aurait pu faire un double-date, ça aurait été plus sympa quand même


Je n’avais malheureusement pas eu le temps ou l’occasion de convier quique ce soit, puisque Nora m’avait presque kidnappé pour m’emmener ici. Sinon, pour sûr, je me serais fait une joie d’emmener Ara avec moi. Sa présence m’aurait pour sûr apaisé, et ça aurait fait au moins une personne en qui j’avais totalement confiance autour de moi. Je ne pouvais pas vraiment dire que je faisais confiance à Highfields, et si ma confiance en Serena était bel et bien existante, je me méfiais de ce duo qui me faisait face.

Je ne pus retenir une moue lorsque Nora décida d’établir les règles de notre soirée. Ne pas pleurer sur son sort, ouais, ok, je pouvais faire. Enfin j’espérais pouvoir faire… ma dernière cuite s’était finie en règlement de compte avec Eugenia. Je ne me souvenais pas de TOUT ce qu’on s’était dit, et j’espérais sincèrement qu’il en était de même pour ma jolie blondinette, sinon j’avais probablement du souci à me faire.

  Mouais


Murmurai-je, m’emparant d’une des bouteilles de vodka à peine furent elles posées sur la table. Je la débouchai, et commençai à re-remplir tous les verres vides. La secret dans ce genre de soirées, c’était de toujours avoir quelque chose dans son verre, et je comptais bien veiller au grain pour m’en assurer.

  Je ne peux faire aucune promesse à la place de mon double du futur complètement bourré… Il se peut qu’il ait l’esprit à la fête celui-là, il se peut même qu’il ait envie de danser


Je conclus ma phrase par un grand sourire, levant mon verre vers Serena, puis Nora.

  Cheers mate !


La seconde qui suivait, la petite eau, comme l’appelaient les russes, venait brûler ma gorge, répandant une chaleur agréable en moi. J’avais encore toute ma tête, mais à cette vitesse-là, je sentais que la déraison allait bientôt s’inviter à la fête. En tout cas, Nora et Serena étaient maintenant prévenues : lorsque j’étais ivre, je ne répondais plus de rien. Et si en temps normal jamais Haimon bogart ne foutrait les pieds sur une piste de danse –à part peut-être pour danser la valse à un mariage ou une réunion de famille- avec l’aide de l’alcool, tout était possible.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Dim 25 Mai - 12:49


Commémoration du 2 mai - Tête de Sanglier

Commémoration du 2 mai
James E. Aylen

James avait quitté les stands pour éviter de parler de ses problèmes à ses amis. A vrai dire, il en avait déjà beaucoup trop dit. Il leur avait avoué que c’était à cause de Philomena Lestrad s’il se sentait ainsi. Secouant la tête pour oublier ce qu’il venait de se passer, il marcha doucement entre les gens qui venaient en sens inverse. Le 2 mai était un rassemblement de sorciers qui venaient se rappeler ce qui c’était passer il y a seize maintenant. Le Poufsouffle adorait ce moment, mais aujourd’hui, il n’avait pas le moral. C’était les choses de la vie.

Il fit le trajet entre les stands et la tête de Sanglier en quelques minutes seulement. Perdu dans ses pensées, il ne s’était pas rendu compte qu’il avait parcouru une grande distance. Heureusement, il n’avait heurté personne. Ce n’était pas le moment de se prendre la tête avec quelqu’un. Soupirant, il poussa la porte du bar. L’obscurité l’envahi lorsqu’il pénétra dans le bâtiment. Il y avait beaucoup de sorciers qui étaient en train de boire. Se glissant entre les sorciers qui discutaient, il arriva finalement à comptoir et commanda une Bierraubeurre. Contrairement à la plupart des gens qui se trouvaient là, il n’avait pas envie de se bourrer la tronche. Il essaya de se trouver un endroit pour s’asseoir. Il n’avait pas envie de croiser des gens qui allaient le plaindre… Enfin, tout en soupirant, il trouva finalement une place vers une fenêtre. Il déplaça la chaise et y prit place. Il balaya du regard la pièce. Il y avait des élèves de toutes les années. Puis son regard se posa sur Nora Highfield. Bien sûr, la jeune femme était accompagnée d’un homme. Il y avait aussi Serena Pendragon. Haussant un sourcil, le Poufsouffle se demanda ce qu’elle faisait avec les deux autres Serpentard. Mais après tout, il n’avait rien à dire. Il avait connu Serena pendant un cours d’aide aux Potions. Ils avaient un peu discuté ensemble, plus par respect que par envie. James la croisait quelques fois dans les couloirs, mais les deux jeunes gens ne se parlaient pas.

Pour Nora, c’était pareil. Ils avaient couchés ensemble une fois et ça avait été merveilleux. James avait gardé un bon souvenir de ce moment. Il n’avait rien dit à personne parce que c’était le deal. De peur que sa réputation en prenne un coup, Nora avait décidé qu’elle n’adresserait pas la parole à James et elle lui avait dit qu’elle ne se gênerait pas pour l’humilié si l’occasion s’y prêtait. Pour le Poufsouffle, c’était tout à fait normal. Si on devait apprendre qu’une Serpentard et lui avaient couché ensemble, il serait sans doute la cible de moqueries et de choses encore pire.

Buvant sa Bierraubeurre, James garda un œil sur les trois Serpentard comme si leurs sorts l’intéressaient. Pourquoi est-ce qu’il s’était retrouvé ici ? Parce qu’il avait envie d’être seul. Tout simplement. Tout en gardant un œil sur les sorcières et les sorciers présent, il vit une jeune femme s’approché de lui…



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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Dim 25 Mai - 17:31

Commémoration du 2 mai


« Slow down the world »

Comment décrire ses rapports à Haimon Bogart ? Ce garçon, on avait voulu la voir inclinée devant lui à plusieurs reprises durant son enfance, mais l'expérience s'était toujours soldée par un échec pour les gouvernantes du manoir ayant à leur charge l'unique enfant de la branche secondaire. En dehors de ces grandes fêtes de famille et du gala Pencroff, elle ne l'avait jamais vu, se contentant de dédaigner ce qu'il représentait. A Poudlard, la valse n'avait pas changé pour autant. Ils ne se parlaient pas, et la découverte de l'amplitude du mensonge de son aînée par l'héritier n'avait sans doute pas aider à ce que lui-même accepte de se rapprocher d'elle. Pour autant une certaine entente s'était forgée dans leur indifférence mutuelle, mais que l'on puisse évoquer l'idée d'un rapprochement et sans doute qu'à l'époque, l'un et l'autre aurait fuit, niant avoir le moindre intérêt à trouver chez l'autre. Pourquoi cela avait-il changé alors ? Etaient-ils seulement arrivé à l'âge où la raison l'emporte sur la rancœur ou bien était-ce l'altercation avec Eugenia qui avait déclenché la mise en marche de leur accord ? Ni l'un ni l'autre ne le savait, pour autant, de leurs démêlés ne restaient pour ainsi dire plus rien. Doucement, par petites touches, ils s'étaient à nouveau mis d'accord. Par des regards. Par des mots. Par des gestes. Serena n'avait jamais témoigné que du dégoût à l'égard de ce que l'on appelle famille et avait toujours tourné le dos au grand nom qu'elle portait. Pouvait-elle pour autant toujours vivre ainsi, sans aucune attache ? La protection qu'elle avait témoigné à Mafalda et Ernest était une preuve que non. Sa relation avec Haimon, l'accomplissement de cette évidence. De famille, elle n'avait qu'un père emprisonné, qu'une mère dénigrée, et le reste d'une longue lignée de membres disparus ou sur la liste de ceux à qui elle souhaitait le pire. Ne restaient à aimer finalement que les enfants, que ceux de son âge, excepté Eren sans nulle doute. Alors oui, aujourd'hui, à l'heure où les machinations d'Audric étaient venues troubler plus que de raison les murs de Poudlard, elle-même, prisonnière du bourreau, avait bien besoin d'une racine à laquelle se rapprocher, à laquelle témoigner de la bienveillance, fusse à l'encontre de son orgueil. Ainsi donc, lorsque Haimon lui intima le début d'une nouvelle guerre entre eux si elle venait à réemployer le terme qu'il avait en horreur, la tentation fut trop forte. Glissant ses doigts sur le verre d'alcool qu'était le sien, c'est d'un air faussement provocateur que la brune plongea ses yeux océan dans ceux jumeaux de son cousin, lui intimant les mots qui détéreraient la hache de guerre :

« Alors attend toi à finir sous la table car je te promet que tu vas perdre... Jeune prince ! »

Un sourire amusé lui étira les lèvres, et l'évidence lui sauta à nouveau aux yeux, comme ça avait été souvent le cas depuis quelques mois. Si Haimon Bogart n'était pas né sous ce nom, sans aucun doute l'un et l'autre auraient pu être inséparables. Cela viendrait-il un jour ? Cette pensée qui auparavant l'aurait dégoûtée l'amusait aujourd'hui. Qui sait, nous verrons bien. Prête à se faire surprendre par la vie, la renommée Pendragon fit glisser la liqueur amère aux effluves alcoolisées le long de sa gorge. La vie d'étudiante et notamment celle que l'on vivait lorsque l'on pouvait jouir de la popularité qu'était la sienne avait au moins l'avantage de vous apprendre à boire. A le faire souvent, et par ce fait, de finir par se forger une belle endurance à la boisson. Défier Haimon lui semblait être un jeux d'enfant alors. Les paroles qui suivirent mirent en avant le fait que le Bogart se sentait esseulé face au duo de vipères entremêlées l'une à l'autre. Sa remarque fit rire la brune, lui faisant lever les yeux au ciel. Ils levèrent leurs verres, mais elle ne put s'empêcher de nouvelles piques moqueuses à son égard.

« Oh pauvre petit prince, tu as vraiment besoin qu'on s'occupe de toi hein ? » Se redressant, la jeune femme glissa ses doigts dans les cheveux de son amie, imprimant sur sa nuque une courte caresse de celles qui signifiait je vais m'éloigner. Par ailleurs, dans le même temps, la silhouette de la Serpentard se leva et tira sa chaise pour venir rejoindre les côtés de son parent esseulé.

« Là, ça va mieux ? »

Attrapant la bouteille posée à sa portée, la brune vint remplir les verres de la tablée de façon à ouvrir pour de bon les hostilités. Tous levèrent leurs verres à l'unisson, l'ambiance redevenue soudain bien chaleureuse. Croisant le regard de son amie, Serena lui glissa :

« Je te laisse juge de ce duel ! » Elle croisa le regard d'Haimon à nouveau. « Mais tu peux encore te rétracter si tu le souhaites. »




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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 26 Mai - 0:59

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Emmett Thornquill
Était-il allé un brin trop loin ?

Toujours est-il qu'Emmett fut surpris du qualificatif de « vieil hibou » employé par Leopold à son encontre, et pourtant il avait l'habitude que nombre de ses élèves le désignent en cachette avec le même animal.
C'était tout lui, ça. Lancer une petite pique et la regretter aussitôt en voyant qu'il avait embarrassé son ami (alors que c'était le but initial). Très vite le professeur d'Astronomie ne s'amusa plus de la gêne de Leopold et se mit à craindre les représailles. Représailles verbales contre lesquelles il serait impuissant, étant donné son peu d'adresse en matière de répartie.
Le professeur d’Étude des Moldus s'en tira plutôt bien, du point de vue d'Emmett, tout en se montrant doux envers sa compagne. Dans un silence gêné, Feodora et Emmett attendirent la réaction de l'intéressée. Heureusement Annette su tirer parti de la situation réaffirmer sa confiance en Leopold et en profiter pour lui prendre un baiser.
Mais Emmett, lui, n'était pas tiré d'affaire.

Le vieil homme se sentit fondre sur son siège lorsque la belle tenancière des Trois Balais lui fit savoir qu'il aurait dû avoir honte et le plongea dans l'embarras à son tour en évoquant le fait qu'il était en quelque sorte tenu, à son âge, d'avoir des descendants.
Il n'avait plus que la main de Feodora à laquelle se tenir.
Qu'y pouvait-il, s'il n'avait jamais eu d'enfant ? C'était faute de ne pas avoir eu de femme, évidemment, et il ne pouvait décemment blâmer aucune représentante de la gente féminine pour ne jamais s'être sentie attirée par le vieux lâche qu'il était. D'un autre côté il pouvait très bien se blâmer lui-même, lui qui commençait à peine à sortir de son repaire et à reconnaître qu'il avait passé sa vie à négliger ses liens affectifs. Il avait négligé l'amitié comme l'amour et s'était dévoué corps et âme à la science sans trop de regrets, du moins jusqu'à ce que Feodora le choisisse comme parrain de son enfant et qu'Annette le gratifie de sa petite pique bien sentie.

Heureusement que Leopold fit dériver le sujet de la conversation sur les occupants d'une table proche ! Emmett aurait été bien incapable de répliquer à Annette.
Il profita de ce que les regards de ses trois compères étaient attirés par la table désignée pour s'essuyer le front avec un mouchoir et reprendre une bonne lampée de thé. Puis il scruta à son tour de son regard de rapace nocturne dans la même direction. En effet un petit groupe de personnes jetait des regards en coin dans leur direction et s'appliquait à parler bas.

- Je ne voudrais pas t'alarmer, Leopold, mais leur attention semble entièrement fixée sur toi en particulier. Où as-tu encore été chercher la bagarre ?

Sa plaisanterie ne fit pas long feu, contrairement à la précédente. Et heureusement.

- Je subodore un coup de notre pétulante petite Miss Mordoch. Enfin, ces gentlemen n'auront pas à souffrir notre présence encore bien longtemps, fit-il en jetant un œil à sa montre à gousset après qu'Annette eut évoqué la possibilité de se lever de table. De notre côté nous allons certainement profiter de la fête pour faire un tour vers la scène ou la piste de danse.

Il savait que sa belle amie russe souhaitait au moins une danse. Mais ce que lui s'était bien gardé de dire, c'est qu'il souhaitait à tout prix éviter de s'approcher du mémorial. Voir s'illuminer à son approche les noms de tous les Thornquill, son frère cadet et ses cousins, tombés au combat pour Voldemort, non merci !
Il vida rapidement sa tasse de thé et garda sa main dans celle de Feodora pour l'aider à se lever.

- Leopold, Annette, j'ai été ravi de vous trouver aujourd'hui. Passez un agréable 2 mai !









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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Lun 26 Mai - 1:04



 


Commémoration du 2 mai


Le 2 mai, la Commémoration, voilà encore une fête sur le point de la ralentir dans ses études, pourtant, il fallait qu'elle y aille, dans sa tête, cette date sonnait presque comme une obligation, un devoir envers son père. Elle ne l'avait jamais connu, mais le souvenir de cet homme qui les quittait, elle et sa mère pour faire son devoir pendants la guerre était bien là, dans sa tête. Il n'a pas voulu laisser ses amis se battre seuls et mettre sa famille en danger, selon ce que lui avait dit sa mère, mais il n'était jamais revenu, et Adrusia n'avait pas le courage de demander à qui que ce soit qui l'aurait connu, ce qu'il était devenu, elle aimait avoir l'espoir d'avoir encore son père vivant, bien qu'il n'y ait qu'une faible chance pour que ce soit possible. Adrusia ne pouvait donc pas s'isoler au château, dans sa salle commune comme elle le faisait chaque fois qu'il y avait une fête. De plus, depuis la soirée du bal de Noël, depuis l'humiliation qu'elle avait subit par la faute de Fawley, elle évitait au mieux les lieux où elle pouvait croiser la brune en public. D'accord, la verte avait fait un pas vers elle, presque gentiment, ce qui était plutôt effrayant de la part de cette petite peste., mais Adrusia ne voyait pas cela comme une trêve, Perly cherchait quelque chose, mais elle ne savait pas encore ce qu'elle pouvait calculer.  
La blonde remonta ses cheveux en un chignon presque parfait, ne laissant s'échapper que quelques mèches blondes, puis elle enfila une petite veste par dessus sa robe, pour se protéger du léger air frais qui flottait à l'extérieur. Pré au Lars était plus peuplé qu'en d'autres jours, et une certaine appréhension la prit au tripes. La foule ne la dérangeait pas tant qu'elle pouvait passer inaperçu, ou du moins, se confondre dans la mêlée. Pour elle ne savait quelle raison, elle s'engouffra dans la Taverne où elle se retrouva dans un toute autre atmosphère. La Tête de Sanglier attirait toujours du monde à cette date, et il était difficile d'avancer face aux gens qui s’amassaient devant ses pas. Un regard vers une table de professeur lui indiqua de prendre l'autre direction, elle n'avait pas envie que l'un d'eux ne fasse une remarque sur le fait de la voir dans un lieu de fête, mais lorsqu'elle vit les serpentards droit en face d'elle, elle crut que sa meilleure ennemie était de la troupe. Ne la voyant heureusement pas, elle commanda une bierraubeurre, paya son du et chercha des yeux une table qui pourrait l'accueillir, mais toute étaient prises, il était hors de question de s'incruster à la table de personnes qu'elle ne connaissait pas... sauf celle qu'elle prit pour cible, n'ayant à son bord qu'un jeune sorcier assurément élève à Poudlard. Son verre à la main, le bruit de ses talons recouvert par les voix des sorciers, elle avança vers la table en évitant les heurts.

« Est-ce que la place est libre ? »

Elle s'assit dès qu'elle su que la réponse était positive, et regarda alentour un peu gênée de prendre place à une table sans rien dire à son premier occupant. Celui-ci ne lui était pas totalement inconnu, à vrai dire, elle était certaine de l'avoir déjà croisé quelque part, il fallait juste qu'elle se souvienne du contexte dans lequel c'était. Adrusia était physionomique, si elle ne trouvait pas très vite, elle allait commencer à stresser de par elle-même. Elle le fixa quelque secondes, tenant sa bierraubeurre d'une main, elle plissa ses yeux et passa sa main dans le dessous de sa chevelure, son coude toujours ancré sur la table.

« Tu ne serais pas l'un de ces garçons avec qui Perly Fawley se prend la tête ? »

Il lui semblait finalement l'avoir vu avec la vile serpentard, en mauvais rapport. Qui sait, peut-être était-il son petit ami et elle le faisait taire ?  Adrusia ne s'était pas trop intéressée à la chose pour une fois que ce n'était pas sur elle qu'elle répandait son venin..

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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Mar 27 Mai - 14:18

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Leopold E. Primrose
Leopold avait toujours prétendu ne pas aimer les répétitions, juré qu'il était le premier à toujours vouloir que le quotidien ne le devienne pas, pourtant il fallait qu'il voit la réalité en face : avec les femmes le même schéma se reproduisait sans cesse. Quand on réussissait à mettre le grappin sur lui, toutes pensaient toute avoir trouvé leur prince charmant. Elles déchantaient pourtant avec le temps car si Leopold restait cet homme délicieusement doux et gentleman, il fallait faire face au fait qu'ils s'éloignaient à mesure que la relation devenait sérieuse. Ce n'était pas faute de vouloir donner une chance à l'amour, mais le problème résidait certainement dans le fait qu'il avait toujours été bien plus épris de la liberté. Quand le piège semblait se resserrer sur lui et qu'on attendait bien plus que ce qu'il n'avait à donner, il savait que c'était le début de la fin. Le gout de ses idylles perdait alors en saveur et les questions qu'il avait alors jusque-là rejetées s'imposait à lui. Suis-je prêt à m'engager auprès de cette femme ? À construire le restant de mes jours avec elle ? Il se surprenait parfois à penser qu'il était en fait pire qu'elles, qu'il cherchait sûrement quelque chose d'impossible dans un couple et que pour cette raison, il semblait incapable de se donner le temps dans une relation et de laisser la possibilité à quiconque d'être celle qui arriverait à lui faire assumer ses responsabilités. Ainsi, il accumulait les amers échecs et ne semblait résolu à se remettre en question pour autant.

Mais Annette était arrivée. Au moment où il semblait se persuader que tout ça était fini pour lui, que l'opportunité de construire quelque chose de sérieux ne se présenterait plus, il s'était surpris à éprouver des sentiments forts pour elle et d'avoir envie de leur donner une chance. Elle qui avait pourtant toujours été là, une amie chère avant de devenir une amante. Il n'avait jamais été insensible à ses charmes, il est vrai, mais il restait persuadé qu'elle était tout aussi étonnée que lui à propos de ce qu'il leur arrivait. Et c'était délicieux. Il s'était lancé à corps perdu dans cette relation sans plus réfléchir et ne le regrettait absolument pas, aussi lors de cet instant où elle se saisit avec tant de délicatesses de son visage en faisant preuve de toute l'indulgence du monde, il aurait voulu s'excuser d'être cet idiot qui pour le moment ne pouvait pas lui offrir tout ce qui aurait fait briller un peu plus son regard. Il avait pourtant cette envie absolue de la combler et il n'avait pas menti ce soir où ils s'étaient donnés l'un à l'autre pour la première fois quand il lui avait assuré vouloir construire quelque chose avec elle. Emmett l'avait après tout souligné, jamais n'avait on semble-t-il vu ces deux-là plus épanouies que depuis qu'ils étaient ensemble et c'était juste. Il ne voulait pas gâcher ça.

Il jugea alors que le sujet était clos, il le reprendrait en temps voulu ensemble mais pour le moment il était inutile de remuer plus longtemps tout cela. Posant sa main sur celle d'Annette qu'elle avait laissée sur sa cuisse, il resserra ses doigts entre les siens et partis à la recherche de son entrain perdu en cours de route. Un peu ailleurs, il comprit tout de même que sa compagne avait décidé de gentiment réprimander Emmett et si sa remarque le fit sourire et qu'il ne manqua pas de louer sa jolie répartie, il le perdit quelque peu en voyant la mine déconfite de son ami. Oh, pauvre homme, ils étaient maintenant quittes et il refusait de le mettre plus longtemps mal à l'aise. Aussi ne manqua-t-il pas de détourner la conversation en soulignant les regards plutôt malveillants d'une table assez proche. Alors que les femmes tournaient leur regard vers les désigné, il observa du coin de l'œil son pauvre collègue complétement défait. Ils n'avaient que rarement pu aborder ensemble ce sujet délicat, bien plus enclin à échanger autour de la science, de leurs dernières découvertes et de leurs lectures et si bien sûr ils s'étaient souvent penchés sur des conversations personnelles, certaines semblait tabou autant pour l'un que pour l'autre et ils ne s'y étaient pas appesantis.

Son collègue poursuivis en ajoutant que la tablé semblait le viser très personnellement et Leopold fronça légèrement les sourcils en recroisant le regard sombre d’un des clients qui semblait être à tout moment prêt à lui régler son compte.

- Tu serais surpris de savoir dans quelles folles aventures je suis impliqué parfois, visiblement même dans certaines dont j'ignore la nature.

Plaisanta t'il en attrapant son verre pour en finir son contenue, il retrouva alors son sourire en comprenant que Penelope était mêlé à cette affaire... Bien sûr ! Que diable cette petite était allée leur raconter ? Elle avait une imagination débordante et à n'en point douter, elle avait dû l'utiliser aujourd'hui. Annette suggéra alors d'aller s'expliquer avec eux ou de quitter les lieux pour partir du côté des stands, Emmett se leva avec Feodora en les informant qu'ils rejoignaient la piste de danse avant de leur souhaiter un joyeux deux mai.

- De même, tachons de faire honneur à cette date ! Nous nous recroiserons peut-être dans la journée. Profitez bien tous les deux, prends soin de toi Dora.

Se levant pour embrasser Feodora sur la joue et serrer la main d'Emmett, il en profita pour lui glisser un regard entendu afin de dissiper tous malaises entre eux et leur adressa un dernier signe avant qu'ils ne s'éloignent. Se retournant alors vers Annette, il glissa ses deux mains autour de sa taille avec la mine de celui qui avait à se faire pardonner.

- Je suis désolé si je t'ai blessé plus tôt.


Il ne voulait pas survoler la chose, là avait été sa faute tant de fois dans le passé et bien qu'elle lui ait parfaitement fait entendre qu'elle ne lui en tenait pas rigueur, il voulait tout de même l'en informer clairement.

C'est alors qu'il sentit une main puissante le dégager de sa prise et il se retrouva face à face avec un sorcier massif qu'il avait eu l'occasion d'observer assis à la table des dupé par Penelope, baguette en main, entourer de deux autres compères. Oh cela le désespérait d'avance...

- T'as pas honte, devant ta gamine ?
- Pardon ?

Répondit-il, interloqué, formulant rapidement dans son esprit un petit nombre d'hypothèses avant de soupirer bruyamment en secouant la tête, décidant de prendre cela de manière légère et de répondre cliché pour cliché.

- Écoutez tout cela me semble être un terrible mal entendu et je pense que nous serons amenées à en rire si vous me laissez l'occasion d'en discuter avec vous autour d'une peinte, seulement si vous pouviez abaisser cette...


Mais il n'eut jamais l'occasion de terminer cette phrase. Des cris retentirent autour d'eux alors qu'on discernait un véritable vent de panique à travers les fenêtres de la taverne. Des stands avaient pris feu et au vu de l'intensité des flammes, c'était un acte tout à fait délibéré, résultat de la magie. Son cœur rata un battement en songeant qu'Emmett et Feodora venaient tout juste de quitter les lieux et biens que des sorciers s'acheminaient déjà à éteindre l'incendie, il attrapa la main d'Annette pour se frayer une route vers la sortie de la taverne. Stupides qu'ils avaient été de croire qu'en ce jour qui marquait la paix tous allaient respecter cette date ! Nul n'avaient pourtant pu ignorer le nombre d'Aurors postés partout dans la ville aujourd'hui, peut être avaient ils déjà mis la main sur le coupable ou peut être cet acte allait il déclencher une véritable guérilla dans Pré-Au-Lard et qu'il serait bien difficile de retrouver le calme. Resserrant un peu plus la main d'Annette dans la sienne, décidé à ne pas la lâcher, ils réussirent enfin à sortir de l'établissement.








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Poufsouffle
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MessageSujet: Re: • La tête de sanglier   Jeu 29 Mai - 15:35


Commémoration du 2 mai - Tête de Sanglier

Commémoration du 2 mai
James E. Aylen

Si James était venu dans l’espoir d’être un peu seul, c’était peine perdu. Il y avait tellement de monde qu’il lui était difficile de penser. Il regarda autour de lui, une main posé contre son verre. Il y avait quelques professeurs qui discutaient ici et là. Il y avait le professeur Primrose et le professeur Thornquill. James les regardait discuter pendant un peu moment. Puis, son regard dériva vers trois sorciers qui semblaient être intéressé par l’un des deux professeurs… C’était bizarre. James haussa les épaules : Cela ne le regardait pas. Les deux professeurs étaient assez grands pour savoir ce qu’ils faisaient. C’est alors qu’il vit une jeune femme blonde s’approché de sa table. Elle devait chercher un endroit où s’asseoir. Le Poufsouffle regarda autour de lui et vit qu’il n’y avait plus aucune place de disponible. Alors qu’elle arriva à sa hauteur, la jeune femme lui demanda si la place était libre. James la regarda de haut en bas et ne décelant aucune animosité, il lui répondit :

« Oui, tu peux t’asseoir si tu le veux. »

Il s’efforça à lui sourire. Il ne voulait pas passer pour un insociable même si parfois, c’était le cas. Aujourd’hui, il avait parlé avec beaucoup de ses amis et il leur avait révélé qu’il était ne parlait plus à Philomena… James avait baissé les yeux après avoir invité la jeune femme puis il sentit son regard sur lui. Il releva la tête de nouveau et plongea son regard dans le sien. Apparemment, elle l’avait sans doute vu parce qu’elle lui demanda si il n’était pas l’un de ces garçons avec qui Perly Fawley se prenait la tête. Instinctivement, James tourna la tête vers les Serpentard pour s'assurer que Perly n'était pas dans les parages. Il but une gorgée de Bierraubeurre et se concentra sur la blondinette devant lui. C’était peut-être une Serpentard. Il avait tendance à les attirer depuis quelques jours…

« Pourquoi cette question ? Je crois savoir que Perly se prend la tête avec pas mal de monde… »

Il lui avait répondu un peu sèchement. Il n’aimait pas qu’on l’accuse ou qu’on lui demande quelque chose concernant ses ennemies. Ces derniers temps, il avait l’impression qu’il attirait plutôt le mal que le bien et il commençait en avoir marre. Il continuait de regarder les traits du visage de la jeune femme et en vient à la conclusion qu’il pouvait lui dire la vérité même si elle était une Serpentard.

« Excuse-moi pour mon ton sec… Je ne suis pas dans mon assiette depuis quelques jours. Oui, je suis l’un de ces garçons avec qui Perly se prend la tête… J’espère que tu n’es pas l’une de ses amies ? »

Il avait posé la question bien malgré lui. Il avait envie de savoir et il aurait sans doute ses réponses assez rapidement. En attendant qu’elle lui réponde, il lui dit :

« Je m’appelle James Aylen et je suis en septième année à Poufsouffle… Et toi ? »

Il aurait dut commencer par se présenter, c’était la moindre des choses. Il faisait tout à l’envers ces derniers temps… Il fallait qu’il se reprenne en main. Il sourit faiblement à la jeune femme en attendant sa réponse.



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• La tête de sanglier

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