Gryffondor
Directeur : Neville Londubat
Nombre d'élèves : 6
Points collectés : 335
Serdaigle
Directeur : Garett Hope
Nombre d'élèves : 9
Points collectés : 380
Poufsouffle
Directrice : Evannah Addams
Nombre d'élèves : 11
Points collectés : 1410
Serpentard
Directrice : Vesper Leigh
Nombre d'élèves : 8
Points collectés : 774
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 • Les stands

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MessageSujet: Re: • Les stands   Jeu 29 Mai - 18:17

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Simon Thaddeus Thornquill
Les regards de haines ne cessaient de poursuivre leur route, ils n’étaient pas les bienvenu, mais pour l’instant il ne faisait rien de mal, du moins à première vue. Se rapprochant doucement d’Ernest, Simon observait le jeune homme, le jeune Serpentard ne semblait pas avoir totalement repris ses esprits après sa première approche de l’alcool, et le Thornquill laissa un nouveau sourire s’étendre sur ses lèvres minces. Ce petit l’amusait beaucoup.
Alors qu’il considérait le reste de l’assembler avec un regard tout aussi venimeux que celui qu’on pouvait leur lancer, Simon sentit un frémissement à sa gauche et tourna ses yeux verts en direction d’Anarchy qui venait d’empoigner de manière tout à fait discrète sa baguette. Un feu passionnel brillait dans les yeux de son ancien camarade. Il préparait quelque chose, Simon ne connaissait que trop bien ce regard qui était celui-là même qui prévenait des grandes actions d’éclats dont il avait pu faire preuve dans l’école. Ecarquillant les yeux, arrondissant ses sourcils, le vert et argent eut envie de protester, mais aucun son ne sorti de sa  bouche, car déjà Anarchy le devançait.
Ils n’avaient rien fait de mal, jusque-là. Mais déjà un puissant feu prenait possession des stands, un sortilège habile, personne ne pourrait découvrir d’où venait l’action, car la bête enflammée se déplaçait avec une rapidité et une agilité des plus agressives. Serrant les dents, Simon se tourna vivement vers Anarchy, prêt à le sermonner, mais son acolyte pointait déjà sa baguette vers lui et d’un sortilège lissa ses cheveux habituellement bouclé.

« - Espèce de strangulot ! » éructa le Thornquill en passant une main désespérée dans sa crinière soudainement bien étrangère à ce qu’il connaissait.

Autour d’eux les sorciers courraient en tous les sens, s’affairaient à essayer d’endiguer cette profusion de flammes. On semblait soudain ne plus remarquer ce trio étrange qui avait débarqué au milieu des festivités, et tant mieux pour eux.
Faisant irruption d’ils ne savaient où, un jeune homme dans une tenue d’un rouge tout aussi flamboyant que la couleur pourpre de sa maison s’interposa. Simon le connaissait, du moins de nom et de vu, il était le jeune Gryffondor qui faisait tant parler de lui, autant sur les terrains de Quidditch que dans ses rapports houleux qu’il entretenait avec les enfants des mangemorts, et plus particulièrement avec Ernest. C’était aussi un proche de Lexie, et Simon jura intérieurement de se faire voir ainsi au milieu de ce capharnaüm, le brun était certes un idiot de fils de héros, mais il semblait avoir fait le lien plus rapidement que le reste de l’assemblée, et cela ne plaisait guère au sang-pur.
Contre tout attente, sous ses yeux presque ébahit, Ernest leva sa baguette, la pointant sur son camarade, et prononçant une formule aussi complexe que controversé. Se mordant la lèvre inférieur Simon attendit de voir le résultat, et cela s’avérait efficace, mais déjà une jeune fille rousse s’interposait, et paniqua rapidement face à l’état d’hébétude du garçon, puis une autre rousse, bien connu de tous car étant la gérante des Trois Balais arriva face au trio. Ernest déjà prenait la fuite, ses longues jambes l’emmenant dans une direction que Simon avisa comme n’étant pas vraiment la bonne.
La barmaid leur ordonna de rester là où ils étaient, et par reflexe Simon attrapa le bras d’Anarchy au niveau du coude.

« - Désolé Miss, mais il y a le feu ici ! » tentant d’esquisser un sourire presque compatissant, Simon restait crispé, bien décidé à les sortir de cette situation délicate dans laquelle son comparse les avaient mis.
Partant dans la direction qu’avait prise Ernest, Simon augmenta la pression de sa prise sur le bras d’Anarchy, serrant les dents, tout cela n’était pas prévu.

« - Tu ne pouvais pas t’en empêcher hein ! Si on apprend que c’est toi, ça risque de compromettre tous nos plans pour la pierre, tu te rends compte de ça ? »

Arrivant à l’endroit où Ernest semblait s’être arrêté, Simon chercha un instant, ne trouvant pas la silhouette du jeune homme avant de remarquer deux ombres cachées dans l'interstice d'une petite rue, semblant se cacher du regard de tous, avisa un nouveau sorcier non loin de son nouveau petit protégé. Vincent Shepherdson, il ne manquait plus que lui. Le Thornquill avait bien souvent entendu parler de lui, il le considérait comme un idiot à qui on aurait dû confisquer la baguette depuis bien longtemps, mais il était un proche d’Eugenia, ce qui n’était pas vraiment du gout de Simon.
Lâchant Anarchy, le vert et argent fit deux grandes enjambées et attrapât alors le bras d’Ernest, son regard était dur, presque angoissé, le Thornquill n’avait pas l’habitude d’être ainsi au cœur des choses, c’était un intellectuel, il n’avait rien d’un guerrier. Et en vérité il ne savait pas comment agir.

« - Ernest, on ne reste pas là ! On rentre au château, immédiatement ! » Son ton était sans appel, il ne donnait habituellement pas d’ordre, Simon était un véritable serpent, il jouait ses coups en douces, il faisait attention à tout, tous les détails, il était la tête pensante, Anarchy était la force active, trop active même parfois.

« - Anarchy, tu fais ce que veux, mais traine pas dans le coin, je voudrais pas avoir à te passer de la pommade parce que t’as joué avec le feu … » le regard appuyé du garçon sur son camarade était à la fois inquiet et décidé, il n’avait pas envie de déplorer l’arrestation de la personne avec qui ils étaient à présent complice, mais ce qui était certain, c’est que Simon n’allait pas en rester là en ce qui concernait Anarchy, au contraire, il fallait qu’ils établissent un plan au plus vite afin que l’ancien Serpentard ne ce dispersent trop et ne fasse de nouveaux dégâts, ce n’était clairement pas le moment.
S’engageant dans une ruelle sur sa droit, le bras d’Ernest toujours dans sa main, Simon se rassura en se persuadant qu’ils avaient évité le pire, personne ne leur était tombé dessus, et ils avaient été visiblement assez longtemps au milieu de toute celle foule à découvert pour ne pas qu’on les accuse. Mais il fallait encore rester sur leurs gardes, ils devaient rentrer au château sans encombre et surtout se mettre d’accord avec son jeune ami sur la version à donner des événements, car à présent tous les détails comptaient.









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MessageSujet: Re: • Les stands   Jeu 29 Mai - 20:14



Event#5 - Commémoration du 2 mai
Nicholas et Pénélope bougèrent donc de leur emplacement, le Gryffondor gardant les yeux rivés sur le dos des trois garçons. Son petit doigt lui soufflait qu'ils préparaient quelque chose pour oser se montrer ainsi, sans même aucun respect pour ce jour de deuil envers les personnes mortes durant la grande guerre.
Pénélope obligea Nicholas à les quitter quelques secondes du regard car elle avait décidé d'aller salut l'inquisiteur. Ce dernier n'avait pas encore convoqué le Bellastrom, meilleur ami de Guillem, celui qui s'était agressé à son tour. Nicholas le salua à son tour avec tout le respect qu'il devait à Mr Hillard. Il ne manquerait plus qu'il se fasse mal voir par l'homme envoyé du ministère.
Pénélope semblait vouloir lui demander quelque chose au vue du regard qu'elle posa sur Nicholas, comme si elle voulait son autorisation. Ce dernier haussa les sourcils mais sa petite amie abandonna finalement.
S'éloignant de quelques pas après avoir dit aurevoir, Nicholas s'apprêtait à demander à Pénélope ce qu'elle voulait poser comme question à l'inquisiteur lorsque soudainement les stands se mirent à brûler. Un véritable serpent de feu traçait sa route. Immédiatement Nicholas songea que cela devait être les trois serpentards les responsables. Pour le moment il ne pouvait pas s'occuper d'eux, éteindre l'incendie était une priorité.

Il remarqua Melchior et Emily, puis Megara qui renversait son bac a glaçon et le professeur d'astronomie créer un mini orage de pluie. Il vit Rosenwald partir discrètement dans la foule.
La tenancière des Trois Balais était aussi là et envoya Emily chercher du renfort avant de dire aux deux garçons de ne pas bouger.  Il accourut rapidement auprès de son coéquipier de quidditch qui avait un air complètement abruti sur le visage. Thornquill se moqua de l'ordre donné et fila avec Selwyn. Nicholas voulut les poursuivre mais il ne pouvait pas laisser Melchior tout seul.

- L'un des trois lui a lancé un sort, Rosenwald, Thornquill ou Selwyn, j'en suis certains

Nicholas claqua des doigts devant le visage de son ami pour le faire réagir.






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MessageSujet: Re: • Les stands   Jeu 29 Mai - 21:34

Commémoration du 2 Mai


TOUT LE MONDE
Ces flammes, ces gens qui s’affolent, d’autres qui se précipitent pour éteindre le feu. J’affiche un sourire en coin mais qui disparait bien vite, il ne faut absolument pas que je me fasse arrêter ou autre, pas maintenant. Pour le coup je lance un sort sur les cheveux de Simon afin que si on contrôle les baguettes, je n’ai pas de problèmes. Lorsque Simon me traita, je me mets à rire. Pauvre petit garçon aux cheveux lisses, ça lui passera au bout d’un lavage qu’il ne s’inquiète pas. Je regardais autour de moi, tout le monde s’affole et plus personne ne fait attention à nous. Au moins, j’ai pu détourner toutes les attentions que les gens nous apportaient puis voir cette pagaille, ça ne peut que me faire sourire. Soudain, un élève attira mon attention. Je me tourne vers Melchior, un élève ingrat et qui mérite toutes les tortures du monde, les plus horribles d’ailleurs. Sans trop le voir venir, Ernest leva sa baguette et jeta ensuite un sort d’oubliettes à Melchior qui marcha relativement bien. Tant mieux pour nous ! Sauf qu’évidemment quelqu’un vient nous chercher les noises. Je me tourne en direction de la rouquine, puis de la deuxième qui ne tarda pas à arriver. Un rassemblement, ou ? Ernest prend la fuite, je comptais faire de même sauf que Rosmerta nous ordonna de rester ici. Oh, elle sait que des êtres inférieurs ne donnent jamais d’ordre à un Selwyn ?!

J’ouvre la bouche pour répliquer sauf que Simon m’embarque avant que je ne l’ouvre et que je ne foute encore plus le bordel. Je suis boucle d’or et il augmente la pression sur mon bras. Je le fais me lâcher violemment ensuite et lui lance un regard noir. « Personne ne saura que c’est moi ! Personne ne m’a vu si ce n’est toi ou Ernest ! Puis si je t’ai lancé ce sort, c’est exprès pour que si jamais on contrôle ma baguette, on ne sache pas que c’est moi ! » J’ai comme une envie de le balancer contre un arbre, de me le faire mais non, calm down. Je serre les dents et tente de me calmer, me sentant bouillir. Ce n’est pas le moment de se prendre la tête et de commencer à lancer des noms d’oiseaux, il vaut mieux pour le moment se sauver les miches. Il rejoint Ernest puis il revient ensuite à moi après avoir repris Ernest. J’affiche un sourire amusé ensuite à ce qu’il me dit. Simone s’inquiète pour moi ? « Wouh, maintenant tu t’inquiètes pour moi, princesse ? Ne t’en fait pas, je ne trainerais pas trop … dépêchez vous de rentrer plutôt. » Et son regard m’en dit long, quelque chose me dit que je vais avoir le droit à des reproches, à des engueulades, des explications. Quoi ? Il vaut mieux se manifester et montrer que la paix ne durera pas aussi longtemps qu’ils le pensent.

J’observe mes deux acolytes préférés partir avant de pincer mes lèvres entre elles. Je ne peux pas m’assurer qu’il ne leur arrivera rien vu que je pense qu’il vaut mieux que je m’en aille avant que cela ne me retombe dessus. Je finis par transplaner ensuite arrivant près du manoir Selwyn, le seul endroit que j’ai pensé en premier, même si je pense qu’ils ne viendront pas jusqu’ici, ils ont bien mieux à faire éteindre le feu pour ne pas que pré-au-lard brûle ou même chercher les noises à mes deux pauvres petites soumises préférées.









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MessageSujet: Re: • Les stands   Ven 30 Mai - 0:01

Event#5 - Commémoration du 2 mai

Emily F. Mortimer
Trop d'émotions pour un premier rendez-vous !

- Melchior ? Melchior, tu m'écoutes ? MELCHIOR !

La pluie commençait à tomber drue.
Emily agita la main devant le visage de son petit ami. Aucune réaction. Son visage restait dans le vide. Elle n'y lisait même plus l'expression de colère qu'il avait affichée à la vue d'Ernest. Follement inquiète la poufsouffle colla ses lèvres à celles du gryffondor aussi fort qu'elle pouvait. Rien. Nada. C'était comme embrasser un morceau de viande inerte. Et elle était certaine que Melchior n'aurait jamais pu résister à l'appel du baiser.
Elle avait besoin d'aide.

- Ernest, s'il-te... !

Mais Ernest avait déjà disparu lorsqu'elle tourna la tête. Elle ne vit qu'un garçon aux cheveux lissés et Anarchy. Et à lui elle n'oserait jamais demander de l'aide.
Heureusement Annette Rosmerta arriva à ce moment-là, pleine d'assurance, et intima à la petite rouquine l'ordre de chercher l'aide du Grand Inquisiteur ainsi que du professeur Primrose. Emily hésita à laisser Melchior, puis obtempéra. Elle n'avait aucune idée d'où trouver Leopold ou Mr. Hilliard, mais elle déduisit du manque d'instructions qu'ils devaient être à proximité, ou tout du moins dans Pré-au-Lard.
Annette avait-elle parlé de "filleul" en désignant Melchior ? Leopold était-il donc le parrain de son petit ami ? De mieux en mieux. Décidément on ne lui disait jamais rien, dans cette école ! Mais elle n'avait pas le temps de s'en préoccuper.
Elle était trempée lorsqu'elle sortit enfin du champ d'action du nuage magique, mais au moins son champ de vision devint plus clair. Et heureusement, car en portant ses pas vers la Tête de Sanglier elle avisa presque tout de suite son meilleur ami adulte à proximité du professeur Emmett et de Feodora Sveltana. Tous avaient leurs baguettes au clair.

- PROFESSEUR PRIMROSE ! Cria-t-elle. Professeur Primrose ! Vous devez venir, s'il-vous-plaît ! C'est... c'est Melchior ! Il va... il va mal, je ne sais pas ce qui lui arrive ! Il est comme paralysé ! Il faut vous dépêcher !

Elle retint son souffle un instant. Devait-elle le lui dire, ou pas ? Le professeur Primrose était tout-à-fait le genre de personne à beaucoup s'inquiéter du moindre détail, ou pour pas grand chose. Mais elle lui devait la vérité.

- Anarchy, lui glissa-t-elle plus bas lorsqu'elle fut près de lui afin qu'il soit seul à entendre, il était là. Je l'ai reconnu... A... Anarchy Selwyn.

Rien que parler de l'ex-serpentard l'effrayait, sachant qu'il avait ébouillanté Leopold plusieurs mois auparavant et marqué sa mémoire au fer rouge, pour ainsi dire.
Il n'en fallut pas plus pour que le preux professeur d’Étude des Moldus pique un sprint droit sous le nuage de pluie. Emily, pour sa part, n'avait accompli que la moitié de sa mission. Après la fuite générée par le début d'incendie, c'était désormais les curieux qui s'amassaient vers le lieu du sinistre. La poufsouffle dut fendre la foule pour trouver un banc sur lequel monter pour obtenir une meilleur vue.
Il ne lui fallut pas longtemps pour repérer le crâne dégarni du Grand Inquisiteur qui essayait de se frayer un passage vers la scène.

- Mr Hilliard ! Euh,... M... Monsieur l'Inquisiteur... s'il-vous-plaît !

Comme la plupart des sorciers adultes celui-là l'intimidait. D'autant plus qu'elle n'avait pas encore été interrogée dans le cadre de l'enquête sur l'agression de Guillem. Il se murmurait beaucoup de choses sur son compte, notamment qu'il allait prendre le contrôle de l'école, mais elle savait au moins qu'il était une personne très importante au Ministère de la Magie.
En tout les cas il l'avait impressionnée lorsqu'il s'était adressé pour la première fois à l'ensemble des élèves.

- Euh, pa... pardon, je... je... M... Miss Rosmerta m'a... m'a demandé de vous ch... chercher, si... si vous p... permettez... euh, quelqu'un a provoqué un incendie... et il... il y a un élève ensorcelé. On ne sait pas ce qu'il a ! S'il... s'il-vous-plaît, venez !

Et sans attendre une réponse de sa part (elle n'osait pas soutenir son regard, de toute façon), elle repartit au pas de course sous le nuage et espérant qu'il la suivrait. Elle ne réalisait que maintenant à quel point elle était inquiète pour Melchior, et cela lui remémora le jour de leur premier baiser, lorsqu'il avait feint une chute grave de balai et qu'elle s'était inquiétée pour lui pour la première fois, reconnaissant au passage qu'il comptait pour elle, contrairement à ce qu'elle affirmait alors.
Les choses avaient bien changée, depuis. Alors qu'elle redoutait sa présence auparavant, elle redoutait aujourd'hui de le perdre. Elle jura entre ses dents.

- Si je trouve celui qui a fait ça à mon Melchy, je le casse en deux !









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MessageSujet: Re: • Les stands   Ven 30 Mai - 2:28

La commémoration du  2 mai


Penelope Mordoch
Cette journée se déroullait vraiment à merveille, le soleil, Nicholas, ces deux choses suffisaient à la brunette pour qu'elle savoure pleinement son bonheur, ou tout du moins, le boheur de l'instant parce qu'après tout, on ne peut jamais être totalement heureux quand les problèmes se succèdent dans l'école, et nous touchent de près. Le nouveau petit couple se dirigea vers les stands lorsqu'un serpent de feu apparut dans le champ de vision de la Mordoch, lui faisant faire un sursaut par réflexe. Le serpent flamboyant rendait une visite loin d'être amicale, à chacun des stands qui se trouvaient là. Tout le monde criait, et Penny poussa un bref cris de stupeur en voyant les dégats, avant de lancer ses yeux dans toute les direction. La panique s'était emparée du village, les gens courraient dans un sens et dans l'autre, certains évitant les flammes, d'autre y allant au devant. La brunette était jeune, peu douée en sortilège, bien qu'elle n'était pas catastrophique, mais elle pouvait tout de même faire quelque chose pour aider, il était hors de question qu'elle suive les fuyard, on ne fuit pas lorsqu'il y a un problème chez les Mordoch, on affronte, sur l'instant sans soucis des conséquences, quitte à se brûler les ailes. Elle jeta un bref coup d'oeil à son gryffondor, il allait bien c'était déjà ça, et se lança aux stands en feux où elle se sentirait plus utile qu'ailleurs. Elle aida une jeune fille à se relever quand elle entendit quelqu'un appeler à l'aide. Penny se précipita pour rejoindre la voix, le feu était indomptable, pas le temps de se demander qui avait lancé le sort, qui était coupable, en ce moment. Guidée par le son, elle fut vite aux côtés de Megara qu'elle ne connaissait que de vue seulement, et d'autres personnes arrivées dans le même temps. A l'unisson ils poussèrent le bac, et la petite poufsouffle y mettait toute ses forces, celles-ci décuplées par l'adrénaline, dans l'espoir que l'effet soit positif, mais peu de réaction de la part des flammes. Puis, cherchant d'autres personnes à aider, Penny entendit la jeune fille appeler Rubens, et une peur soudaine envahi la jaune et noire qui jusque là pensait ses amis en sécurité. Sans réfléchir, elle attrapa fermement la gryffondor par les épaules, le front froissé d'inquiétude.

« Quoi ? Rubens était là ? Non, non ! »

Immédiatement, la culpabilité s'empara de Penny, c'était en partie à cause d'elle qu'il était parti vers les stands, il était bien avec elle et Nicholas, et eux avaient à se parler seul à seul, une discussion personnelle qui avait mené son ami à les laisser seuls. Non, pas un autre de ses amis à l'infirmerie ! Elle se l'était promis, promis de prendre soin de ceux qui comptait pour elle, Rubens était l'un d'entre eux, et il était peut-être en danger ! Elle lacha la petite brune qui faisait exactement sa taille, et l'aida à chercher dans toute cette agitation, le jeune brun.

« Rubens ! »
La pluie lancée sur le feu atténuait peu à peu les flammes, permettant de se mouvoir avec un peu moins de danger autour des stands.








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MessageSujet: Re: • Les stands   Ven 30 Mai - 2:56

Event#5 - Commémoration du 2 mai

It's not fun anymore

Chaud. Froid. Chaud. Froid. Bordel elle était douée à ce jeu ! Un coup il croit qu'elle complimente les goûts en matière d'homme de Philly, le coup d'après il comprend qu'elle parle de fringue. Très clairement il la gavait et la voir aussi impassible, ne daignant même plus répliquer à ses piques, s'était lui enfoncer un couteau dans la poitrine. Elle le rembarra même en beauté quand il l'interrogea sur sa situation sentimentale, paf, elle tourne le couteau dans la plaie. Vexé d'être ignoré, inquiet et jaloux à l'idée qu'elle cache un amant sous son lit, il regardait ses lèvres pincées, son air sérieux, attendant une réaction. N'importe quoi ! Le nom du mec ou que t'es seule mais réagit bordel !  Mais non, en professionnelle, Megara préparait son petit paquet et finit par lui tendre le tout, plus qu'à payer et ce sera terminé. Evidemment !, grommela t-il, ne pouvant cacher la mauvaise humeur qu'elle lui avait déclenchée.

Un mouvement de foule attira son attention, se reculant pour mieux voir, s'attendant comme elle à une célébrité. Ce fut l'odeur qui le fit tiquer, puis les cris et enfin le bruit. Se reculant d'un bond alors que les autres clients détalaient loin de l'incendie, il eut le réflexe idiot de regarder stupéfait le feu avancer et, de fait, se fit prendre par la masse. Bousculé de part en part par les badauds effrayés, Rubens joua des coudes pour se rapprocher de Megara. Il ne pensait qu'à l'incendie et à elle. Les coupables, la pluie qui tombait d'il ne savait où, la foule, ça n'avaient absolument aucune importance. Elle, c'était tout ce qui lui importait. Elle collée à son putain de stand, elle qui pourrait se faire happer par le feu, elle qui serait peut-être assez idiote pour essayer d'intervenir ! MEG ! Poussant comme il pouvait, il finit par se mettre aux coups de coude, à écraser des pieds, jusqu'à enfin la retrouver. Elle allait bien ! Poussant un soupir de soulagement il ne s'arrêta pas sur cette bonne nouvelle et sans même un regard pour son stand, sa collègue ou les hommes qui l'entouraient, il lui attrapa la main et la tira contre lui. Je suis là, Meg, je suis là. Il avala difficilement, son cœur battait à la chamade mais c'était que dalle face à ce qu'il éprouvait. Fallait se casser d'ici, se barrer loin, très loin, n'importe où mais fallait pas rester là. C'est là qu'il entendit la seconde et son cœur bondit, Starsky ! La surnommer était un soulagement, c'était dingue, ça n'avait pas duré longtemps mais le peu avait suffit à lui foutre les nerfs en pelote tant et si bien qu'il la serra également contre lui. Elle allait bien, elles n'étaient pas blessées, bon les autres ils vont comment ?

Il est où Nicho ? Faut qu'on se barre, qu'on trouve les autres et qu'on se casse. Ces abrutis seraient capable d'être intervenu et j'veux pas qu'ils soient comme... Il se tut, son regard dans celui de Penelope qui avait sûrement comprit sans qu'il n'ait besoin de finir sa phrase, comme Guillem, lâcha t-il tout de même. Sa main tenait toujours celle de Megara, fallait les mettre en sécurité, toutes les deux et, avant que Penelope soit également happé par la foule effrayée, il lui attrapa la main. C'était pas esthétique, il n'avait rien d'un Gryffondor mais c'était le cadet de ses soucis, la sécurité avant tout. Se tournant dans tout les sens pour trouver une sortie, il repéra très rapidement l'attroupement autour de Melchior. Son visage se décomposa, pourquoi Nicholas claquait des doigts devant son pote ?

Putain Starsky c'est quoi ce délire ?

Il en avait rien à cirer du feu, il ne voulait sauver personne, tout le courage de Goldric était dans son besoin de protéger ses deux amies et, maintenant, de vérifier qu'un de ses meilleurs amis n'allait pas aussi mal qu'il le semblait. On y va ! Vous me suivez hein ?! Il dû les lâcher car il était difficile de courir en leur tenant la main et rejoignit en courant le petit groupe. Il va s'en sortir ?! Il était à des années lumières d'être calme, la voix tremblante, les mots presque étranglés, il regardait le professeur Primerose qui venait d'arriver comme s'il avait réponse à tout, qu'il allait trouver une solution miracle pour sortir son ami de sa torpeur. La culpabilité monta en lui, il aurait dû laisser les filles en retrait, la mettre en lieu sûr ! Il leur jetait des regards paniqués et désolés à la fois, dire qu'à côté de lui Nicholas restait tellement calme, lui, il continuait même à jeter des regards vers les flammes par crainte que – on ne sait jamais – le feu décide de se réveiller et de bondir vers eux.




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MessageSujet: Re: • Les stands   Sam 31 Mai - 18:25

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Leopold E. Primrose
Un saut dans le passé. La scène qui se découpait sous ses yeux le renvoyait très directement aux heures sombres du monde magique. La chaleur des flammes lui rappelait celles qui avaient consumé les installations faites cet été ou l'Angleterre avait accueilli la coupe du monde de Quidditch. Ses yeux cherchèrent comme dans un réflexe des silhouettes encapuchonnées, les mêmes qu'il avait pu observer du haut de ses dix-huit ans ce soir ou les mangemorts avaient investis les environs du stade, mais ils ne rencontrèrent que des visages terrifiés aux bouches déformées par les cris qui réclamaient désespérément un proche disparu dans la foule. Du plus aguerri aux plus jeunes des sorciers, tous cédaient à une forme de panique car nul n'ignorait ce que ce message-là signifiait : on en voulait à la paix et celle-ci n'aurait bientôt plus de sens s'ils n'arrêtaient pas à temps l'horloge qui s'était mise en route et dont les aiguilles allaient bientôt annoncer le retour de terribles conflits.

Emmett et Feodora étaient là, à quelques mètres d'eux. Brandissant sa baguette vers le ciel, son ami avait convoqué les astres pour que la pluie ait raison du feu et déjà des gouttes fines commençaient à tomber sur la scène. Sentant alors qu'Annette lâchait sa main, Leopold détourna rapidement son attention et ne tarda pas à croiser le regard décidé de sa compagne. Avant même qu'elle ne les formules il connaissait déjà ses intentions et il ne serait en mesure de l'arrêter quant à ce choix. Ce qui fut imprévu, qui vrilla son cœur en l'espace de quelque secondes, ce furent ces mots qui conclurent sa décision avant qu'elle ne lui échappe.

Ces courtes secondes d'absence l'empêchèrent de rattraper d'une quelconque sorte la jeune femme, déjà elle avait disparu de son champ de vision, engloutit par la foule qui se bousculait mais qui devenait plus maigre à mesure que certains transplanaient vers un lieu plus sûr. Maintenant seul, Leopold eut l'entière possibilité de se rendre compte qu'il était terrifié à l'idée qu'il lui arrive quoi que ce soit. Il la savait en mesure de se défendre contre tout, mais il ne pouvait avoir raison de cette anxiété qui vint dévorer ses entrailles. Par Merlin, il aimait cette femme. Qu'on jette aux chartiers sa crainte de l'exprimer à voix haute, de mettre des mots sur cette émotion si particulière qui le condamnait quelque pas à délaisser la part de liberté qu'il chérissait tant. L'urgence ou la peur, qu'importe ce qui l'avait motivé à faire face à ce fait, il était éperdument fou d'elle et il était hors de question qu'il l'a perde. C'était sa réponse et il ne souffrirait qu'il lui arrive quelque chose avant qu'il ne lui ait dites.

Bousculé par un groupe qui venait se réfugier à La tête du sanglier, le professeur sortit de la torpeur dans laquelle l'avait laissé l'aveu de la tenancière avant de se saisir de sa baguette et de venir se poster près d'Emmett, imitant son geste pour décupler le phénomène météorologique. C'était maintenant une véritable averse qui s'abattait dru sur Pré Au Lard et en l'espace de quelques secondes, ils se retrouvèrent dans un état semblable à celui qu'ils auraient abordé s'ils avaient plongé tout habillé dans le lac. Bénie sois la pluie anglaise ! Jamais n'avait-on sûrement été aussi heureux qu'elle tombe. Tournant la tête vers ses deux amis, grimaçant, il articula alors qu'il rabattait ses cheveux en arrière.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous avez pu voir quelque chose ?


Il ne semblait pas y avoir de ripostes, pas d'autres attaques, il pensa à un acte individuel isolé, mais si tel était le cas ce dernier avait réussi à semer la plus grande des pagailles au milieu des festivités. Cette idée, loin de le rassurer, lui permit tout de même de se calmer un minimum. Pas de mangemorts, peut-être pas plus de saccages que ceux déjà causé, la plupart des sorciers avaient rapidement contre-attaqué, couper le mal à la racine et cela prouvait bien que tout n'était pas encore perdu. Pivotant pour observer l'ampleur des dégâts, son regard fou scruta les moindres recoins pour s'assurer qu'autour de lui tout allait bien. Il n'aurait su décrire la force du tableau qui se dressait sous ses yeux, élèves et adultes mains dans la main pour éteindre les dernières flammes et soutenir les plus choqués par ce qu'il venait de se passer. Se détachant alors de la foule, se dessina la silhouette d'Emily Mortimer qui fonçait droit vers lui en criant son nom.

Sa première réaction fut d'être profondément rassurée de la voir. Si seulement il avait été en mesure de détailler son visage à travers ce rideau de pluie, il aurait pu tempérer ce premier sentiment et comprendre qu'il n'allait en aucun cas se réjouir de ce qui allait suivre. S'avançant vers elle, posant une main sur son épaule, la nouvelle tomba, implacable. On avait fait du mal à Melchior. Le visage de Leopold se ferma en un rien de temps, ses doigts se resserrèrent et le dernier détail qu'elle lui délivra eut tôt fait de lui faire perdre toute forme de contenance. Dernier échange de regard avant qu'il ne se fraye à toute vitesse un chemin vers la direction que lui indiqua sa protégée. Quelques mètres, jusque quelques mètres durant lesquels le professeur tenta de retrouver tout son sang-froid bien que son visage trahisse toute l'inquiétude que lui avait inspirée l'information. Il aperçut rapidement le petit groupe, rencontra le regard d'Annette qui était là, rien sinon de l'inquiétude dans ses prunelles bleues, rien à quoi se raccrocher. Incitant sans la moindre délicatesse les camarades agglutiné autour de leur ami à se disperser, Leopold se retrouva face à son filleul et attrapa son visage entre ses mains.

- Melchior ?

Aucune réponse évidemment, il ne semblait même plus avoir conscience de ce qui se passait autour de lui. Regard lointain, perte des repères, si son regard n'était pas vide, il n'en restait pas moins dépourvu de sa petite étincelle de vie. Près de lui, Rubens demandait s'il allait s'en sortir et Leopold hocha machinalement la tête.

- Ca va aller, il faut seulement qu'il se remette du choc.


Glissa-t-il entre ses dents serrées, cherchant à tout prix le regard de son filleul. Sortilège d'amnésie ou de confusion, il n'y avait aucun doute à avoir là dessus. Tout se mettait en place doucement dans son esprit échauffé, Melchior avait dû être témoin de quelque chose de compromettant et on le lui avait fait payer. Gorge nouée, les doigts tremblants du professeur resserrèrent doucement le visage du garçon alors qu'il l'encourageait inlassablement voix basse de se reprendre. Faire bonne figure autour des autres devenait de plus, en plus complexe et il se retenait au possible pour ne pas céder à l'angoisse. Relevant la tête vers sa compagne, il tacha d'articuler le plus distinctement possible sans laisser l'anxiété le dépasser.

- Il vaux mieux lui trouver une place au calme, est-ce qu'on peut occuper Les trois balais ?










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MessageSujet: Re: • Les stands   Mar 3 Juin - 12:44


Good Friends and a Bottle of Pills

Public - 2 Mai

Good Friends and a Bottle of Pills by Pantera on Grooveshark

Feodora tenait fermement la main d'Emmett et ne comptait pas la lâcher en sentant la poigne de son compagnon se resserrer alors qu'en gentillette vengeance, Annette lui envoya également quelques piques suggérant que lui non plus n'avait toujours pas d'enfant à son âge. Feodora voulut le défendre en signalant que bientôt, ce serait tout comme, mais les sous-entendus que laissaient Leopold et Annette concernant la relation qu'elle partageait avec Emmett, lui fit se rétracter et finalement, elle resta silencieuse. Rapidement, une tablée d'hommes dans le fond de la taverne commençait à grogner et ce fut ce moment que Emmett choisit pour se lever et emmener Feodora danser un peu.

La rousse enceinte n'était pas fâchée de se dégourdir un peu les jambes et elle accompagna avec plaisir son cavalier après avoir dit au revoir à Leo et Annette. Sa meilleure amie rousse lui lança un petit regard entendu en lui enjoignant de profiter des talents de son amis danseur pendant quelques danses avant de le libérer de sa tache. Feodora posa une bise sur sa joue et s'éloigna dans les ruelles bondées. Progressant au milieu des stands, elle aperçut plusieurs élèves qu'elle connaissait, ainsi que l'Inquisiteur qui flânait au milieu de la foule, une cigarette moldue au bec.

Main dans la main avec Emmett, elle était plutôt enjouée et gardait une paume câline sur son ventre tout en promenant son regard sur les stands quand Emmett lui proposa d'aller danser, chose qu'il n'avait pas pratiquer depuis le bal de Noël. Il ajoutait qu'il aurait été très plaisant de l'y voir, quand un hurlement de panique provint de derrière eux. Feodora chercha des yeux la cause de cette agitation soudaine et quand elle se retourna à nouveau vers Emmett, l'astronome était à deux doigts d'un immense serpent de feu qui le frôla pour dévaster dans son dos, les stands qui prirent feu comme des torches. Le brasier s'étendit bientôt à toute la rue où les sorciers commençaient à prendre peur.

Certains couraient, certains fuyaient, d'autres avaient déjà commencer à lancer des sortilèges pour éteindre le feu. Feodora, elle, resta pétrifiée et n'osait bouger. Ce fut Emmett qui ne cessant de tenir sa main crispée par la peur et l'angoisse, son bras difficilement croisé sur son ventre, qui la protégea en se mettant rapidement devant elle. Jamais elle n'avait vu son ami dans un tel état d'angoisse. Elle se dissimula dans l'ombre de sa silhouette longue et fine quand il sortit sa baguette pour la pointer vers le ciel. Feodora ne pouvait quitter des yeux les mouvements de poignets que faisait son ami pour faire tomber sur l'incendie une pluie de plus en plus drue.

Bien décidée à agir elle aussi, elle ne lâcha pas une seconde la main d'Emmett et fit front au feu avec une détermination sans faille, la même que celle qu'elle arborait pendant la guerre. Fermant les yeux, la baguette pointée vers les nuages qui faisaient tomber de plus en plus de gouttes, elle laissa sa magie l'envahir et s'évacuer d'elle avec une puissance qu'on ne lui connaissait que très rarement. A la pluie d'eau se mêla une pluie de sable qui recouvrait les décombres en cendre mais aussi les flammes vivaces pour les étouffer. Si elle s'était retourné à ce moment là, elle aurait aperçut Anarchy, son employé, s'enfuir avec deux autres élèves de Serpentard. Mais elle restait concentrée sur le feu et sur le sable qu'elle faisait couler du ciel.

Sans doute pour cela ne vit-elle pas les supports de bois du stand derrière elle vaciller, et aussi qu'elle ne put les éviter quand ils la heurtèrent violemment à la tête et au flanc. La douleur était lancinante, la brûleur du bois sur sa peau la déchirait de l'intérieur mais c'était surtout son bras presque calciné duquel elle protégeait désespérément son ventre portant la vie qui la consumait de l'intérieur. Folle de peur, incapable de bouger ou de se dégager alors que tout brûlait autour d'elle, la morsure du feu agressant ses chairs pâles et menaçant d'enflammer sa robe tout entière, elle ne put que hurler avant de s'évanouir, inconsciente.

"EMMETT !!!!!"


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MessageSujet: Re: • Les stands   Mar 3 Juin - 15:34

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Ernest Elphias Rosenwald
Ernest avait l'impression de suivre ce qui défilait sous ses yeux sans que le son des clameurs et des cris de la foule ne lui parvienne, tous étouffés par le bruit des martèlements intempestifs de son cœur affolé. Le sang lui battait aux tempes, son crâne allait imploser, il restait pourtant mystérieusement spectateur du chaos qu'avait créé Anarchy sans pouvoir amorcer le moindre mouvement. Un geste, un seul geste avait fait perdre la tête à tous ces sorciers, la sienne comprise. Il ne réalisait pas encore ce qu'il venait de se passer ni les conséquences de son acte.Non, non, il en était hors de question. Ses mains tremblaient, son corps entier ne répondait presque plus et il restait là, tétanisé par une forme de peur alors qu'une voix lui criait pourtant de déguerpir au plus vite. On allait forcément remonter à eux après ça, personne ne les laisserait tranquille.

Non, non, il en était hors de question. Il ne voulait pas être mêlé à ça, il ne voulait pas qu'on lui tombe dessus et qu'on lui fasse payer. Tirant sur ses manches, serrant ses mains en poing, comme un enfant terrorisé il se surprit à vouloir que son père ne vienne lui dire quoi faire. Il en avait honte, ressentir ce manque à cet instant critique, songer qu'il l'avait peut-être déçu alors qu'il ne serait jamais témoin de ce qui venait d'arriver ni peut-être jamais mis au courant des faits. C'était aussi stupide que cruel, quelque part. L'alcool avait décidément altéré son esprit et toutes ses capacités, le rendant presque infantile et incapable d'agir, creusant de manière drastique ses failles. C'est alors qu'on posa une main sur son épaule. Retour à la réalité. Plus pâle que la mort Ernest tourna instinctivement son regard vers celui qui venait de le saisir et, à travers sa vision floue, il découvrit le visage de Vincent Shepherdson.

L'espace de quelques secondes il avait cru qu'on venait l'emporter et que s'en était fini de lui. Impossible de se calmer alors, il tremblait de la tête au pied, ses yeux étaient exorbités et ses mains moites. Secouant la tête, passant sa manche sur son front alors qu'il était agité de tics nerveux, il observa la bouche de Vincent se mouvoir et compris qu'il parlait mais tout ne lui parvint pas. Bousculade, Aurors, le garçon hocha frénétiquement la tête avant de la secouer comme pris de démence. Il fallait que ça s'arrête, il ne le supportait plus, agrippant le bras du Poufsouffle le dernier des Rosenwald plongea son regard dans le sien et bredouilla de manière si faible qu'il n'était pas certain que Vincent entend sa pauvre requête.

- Tout le monde va dire que c'est nous, il faut que tu me crois Vincent, c'est pas le cas. On a rien à voir avec cette histoire... ! Il faut... D'accord... ? Je... Je n'ai rien fait.

La peur donnait à sa voix le ton d'une sincérité des plus déconcertantes, Ernest se surprenait pour la première fois à mentir de manière admirable. Il ne savait pas pourquoi il avait eu ce besoin de faire croire à Vincent qu'ils n'étaient pas mêlés à cette affaire, il était peut-être finalement juste à la recherche de soutien et il espérait que son camarade le lui fournisse et lui prouve que certains se rangeraient de leur côté en les jugeant innocent malgré leurs statuts de parias. Seulement, il n'eut jamais l'occasion d'entendre le retour du garçon, une autre main venait de l'agripper et l'attirait déjà au loin sans qu'il ne puisse y résister, ordonnant un retour immédiat au château. Simon Thonrquill était là et jamais encore Ernest n'avait lu dans ses yeux cette lueur de frayeur. Jamais il n'aurait voulu la voir. Il aurait tant préféré y lire de la confiance, croire qu'il avait une solution, mais visiblement, il était tout aussi dépassé que lui vis-à-vis des derniers évènements et son anxiété s'en vis tout sauf amoindris. Emboitant le pas, Anarchy était derrière eux et ils s'engouffrèrent dans une des ruelles du village. Encore une fois, il se laissa trainer par son compère tout en imaginait les pires des scénarios.

Mutique, le plus jeune de la bande garda les yeux rivés au sol alors qu'il continuait d'entortiller le bout de ses manches entre ses doigts rachitique pendant que les deux autres échangeaient. Anarchy finit par leur réclamer de rentrer et Ernest eut juste le temps de relever les yeux vers lui avant que Simon ne s'exécute et l'entraine à sa suite. Qu'allait-il faire maintenant ? Ernest restait persuadé qu'on allait chercher Anarchy, que les Aurors allaient l'interroger et ne plus le lâcher. S'ils pouvaient s'estimer heureux de s'en être sorti cette après-midi, il doutait sincèrement que cette histoire n'ait pas de suite.

- Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ?


Encore une fois, une phrase prononcée si bas qu'il doutait que Simon ne l'ait entendu. Pâteuse, anxieuse, le ton de sa voix trahissait son état. Leurs pieds finirent par foulé le sentir qu'ils avaient occupé plus tôt, ils croisèrent l'arbre contre lequel il s'était appuyé et les fourrés dans laquelle il avait plongé. Plus aucune trace des émeraudes qui l'avait observé. Déglutissant avec difficulté, Ernest ferma un instant les yeux en fronçant les sourcils et serra les dents. Continuer à avancer, il fallait qu'il rentre à Poudlard. Comme si cette vieille bâtisse allait leur permettre de retrouver un semblant de sécurité...

Autant ne pas se voiler la face, il y aurait des conséquences. Durant les jours à venir il allait raser les murs et tenter de sa faire oublier mais plus que jamais cet exercice dans lequel il avait excellé jadis lui paraissait des plus inabordable.









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MessageSujet: Re: • Les stands   Jeu 5 Juin - 11:01


We are Stars now, in the Dope Show

Public - 2 Mai

The Dope Show by Marilyn Manson on Grooveshark


Malgré la présence apaisante d'Alistair à côté de lui, Heath ne put résister au besoin de retourner sur les lieux où il avait vu Thornquill et Rosenwald ensemble. Le parchemin d'Eugenia n'avait pas renvoyé de réponse de sa belle blonde, et il était facile de déduire qu'elle était surement hors d'elle et que Heath ne recevrait pas de nouvelles aujourd'hui. Qu'importe, son instinct ne le trompait jamais et son instinct lui ordonnait de quitter le théâtre pour retourner sur les hauteurs du village, là où il avait vu les deux compères en transplanant. Sa dernière conversation avec Ernest ne laissait que peu de doute quand au potentiel de ce garçon, mais il aurait préféré qu'il cherche à l'approfondir dans une autre direction ...

Rapidement, des bruits attiraient son attention et Heath se mit à prendre la direction du village en se tenant à bonne distance d'un groupe de trois sorciers qu'il ne mit que peu de temps à identifier. Thornquill était là bien sur et semblait surveiller un Rosenwald loin de son état normal. En arrière, ... Anarchy Selwyn. Heath eut le coeur qui se serra et de lointain souvenirs d'une étreinte fugace, puis d'une conversation plus profonde à propos d'une prophétie, et enfin cette dernière entrevue alors que Anarchy s'était introduit dans le château. Heath n'avait jamais voulu douter du sorcier, malgré sa naissance, malgré son passif. Mais le voir aujourd'hui en si mauvaise compagnie avait tendance à ébranler son indéfectible volonté de croire en lui.

Heath suivit les pas du groupe qui se dirigeait vers le village et les stands dans les ruelles. La piste fut plus difficile à suivre au milieu de la foule mais Heath tenait fermement sa baguette en main et resta bien en arrière pour observer la suite des événements. Ernest semblait soul et Thornquill lui courrait après comme une nounou s'occupant d'un enfant trop turbulent. C'était risible, mais Heath se concentra sur son protégé qui admirait la scène autour de lui, sa baguette entre ses mains avant de la pointer sur un stand de bougies -ahahahaah- avant de laisser grossir une flamme jusqu'à ce qu'elle dévore le support en bois et tout ce qui l'entourait, se répandant dans toute la rue. La panique envahie bientôt la foule et les élèves comme les professeurs présents se mirent tous à essayer de protéger leur proche, et d'éteindre le feu.

Mais Heath avait bien décidé de ne pas laisser filer les trois fauteurs de troubles et encore moins Thornquill qu'il avait dans le collimateur. La cohue qui se déplaçait en vague de foule et envahissait toute la rue rendait difficile la poursuite que Heath tâchait de mettre en place et ce fut heureusement grâce à Rosenwald qui revint en arrière pour il ne savait quelle raison, qu'il put les repérer à nouveau dans la foule alors qu'il les avait perdu de vue. Apparemment, Stanhope venait de s'interposer et Rosenwald l'avait dessoudé d'un sort. Heath observa l'arriver d'une autre élève et d'Annette. Il croisa son regard un instant alors qu'elle avait hurler aux trois compères de rester là. Ce que bien évidemment, ils ignorèrent pour couper la foule et tenter de s'échapper.

"Annette, bouge pas, occupe toi de lui, je vais les ramener. Je te le jure je vais les ramener ! Envoie moi du renfort, Annette, juste au cas où !"


Heath fendit le monde pour retrouver leur trace. Ils n'étaient pas aussi malins qu'ils pouvaient le croire, et au moins trois personnes les avaient à présent vu s'en fuir sans compter que le professeur était témoin de toute la scène. Loin, dans un groupement d'élèves, la silhouette haute de l'Inquisiteur semblait aussi perdue que le reste des sorciers. Le simple fait de songer qu'il pourrait apporter lui même les coupables de cette attaque et ainsi prouver que ses dires concernant Thornquill étaient vrais, Heath en jubilait d'avance. De loin, Ernest avait tourné dans une rue et les deux autres le suivaient. Encore un témoin que croisa Heath en continuant de courir dans leur direction, Vincent Sherpherdson. Tout cela commençait à devenir intéressant.

Reprenant son souffle, le professeur vit les trois compères discuter un moment et il resta tapi dans l'ombre, baguette en main, attendant de voir ce qu'ils allaient décider. Rapidement, Anarchy transplana, mais Heath n'en avait que faire, il aurait une discussion avec lui un autre moment. Pour l'instant, il voulait Thornquill et Rosenwald. Et ils venaient de partir dans une ruelle proche, décidés à rentrer au château. Mais Heath ne les laisserait surement pas faire. Il les suivit à distance jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent pour reprendre leur souffle et se mit en travers de leur route, baguette en main. Son visage était fermé et peint d'une expression figée de haine et de victoire mêlée. Un rictus fendit sa bouche et il pointa sa baguette sur eux deux.

"Ce qu'il va se passer Messieurs, c'est que vous allez avoir de gros ennuis, faites moi confiance. PROTEGO"


Par sécurité, il lança un charme du bouclier qui l'entoura immédiatement, le protégeant de toute réplique. Maintenant, il fallait tenir. Tenir jusqu'à ce que les renforts arrivent !

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MessageSujet: Re: • Les stands   Jeu 5 Juin - 12:16

Intrigue#5 - Les stands


Commémoration du 2 mai.

Le 2 mai. Encore une belle occasion de fêter ce qui hier encore n'était que sang et larmes. Adossé à l'une des poutres à l'intérieur du mémorial, Alan avait passé, comme c'était le cas chaque année, le plus clair de son temps à ressasser encore et encore les durs combats de la résistance, l'ultime duel entre Harry Potter et le mage noir. Parfois, quelques journalistes originaux le sollicitait pour évoquer les émeutes de 2002 qui lui avaient valu le plus gros de sa popularité et son surnom de fils de guerre, mais ces derniers étaient bien rares et le désormais professeur d'occlumancie de Poudlard regrettait alors amèrement d'avoir à endosser des responsabilités qui incomberaient mieux à celui qu'on nommait l'élu. Enfin, c'était là l'occasion de revoir de nombreux visages amis quand les noms de ces derniers n'étaient pas déjà trop occupés à briller sur son passage devant le mur des victimes de la Grande Guerre.

Bien que les derniers événements ayant rapproché ce dernier de Becky Barnes aient pu les éloigner, en ce jour mêlant deuil et festivité, le leader de la résistance était alors bien heureux de pouvoir retrouver Garreth Hope, son ancien mentor après Kingsley Shackelbot. Sans doute l'un des rares dans cette foule monstrueuse à pouvoir sincèrement comprendre ce sentiment étrange bouillonnant en lui. Un moment, l'homme eut même la chance d'apercevoir le fils de Baltus Stanhope accompagné d'une jolie rousse, sans doute elle aussi à Poudlard. L'homme sourit à voir son visage. Ce garçon dégageait tant de cette force vaillante qu'on décelait déjà chez ses parents. Mais ces derniers n'étaient pas là, du moins, n'avait-il pas croisé Baltus, quant à Ramona... Son nom brilla devant l'apparition de son fils. Un épisode que l'ancien résistant ,que cette mère désormais aux cieux avait tant chahuté à l'époque de leur rencontre, aurait préféré oublier. Oui une victime de plus. Un fils désormais orphelin de mère. Tu en serais si fière pensait-il pour elle chaque fois que ses yeux se posaient sur le filleul de Leopold, et c'est qu'il y avait de quoi être fier. Ce garçon était solide, il allait de l'avant. Si tous les gosses de Poudlard pouvait se vanter d'une telle hardiesse... Mais enfin, la journée suivit son cours. Alec passa un moment, Evannah en fit de même. La conférence qu'ils devaient donner n'était prévue que pour la fin de journée, ainsi, tous avaient plus ou moins le temps de traîner dans Pré-au-Lard jusqu'à l'heure fatidique. Alan dérogea à la règle. La piste de danse n'était généralement occupée que le soir, la scène ouverte sans doute bondée. Et il n'osait même pas imaginer la marée humaine qu'on pouvait retrouver dans les stands ou à la tête de sanglier. Il les avait assez fréquenter pour savoir que l'air y était irrespirable, notamment par cette chaleur suffocante, et qu'on ne pouvait pas faire un véritable pas sans risquer de marcher sur quelqu'un. Le mémorial, frais et moins fréquenté était finalement la meilleure planque. Cependant, alors que l'après-midi suivait son cours, des cris se firent entendre. Des cris, de ceux provenant d'une foule en panique et qui bientôt furent ponctués par la découverte d'un nuage de fumée noire venant faire suffoquer l'air ambiant jusque sous la bâtisse du mémorial.

Sortant en trombe de la bicoque, Alan découvrit avec horreur le spectacle qui se tramait non loin au niveau des stands et remonta à contre courant la foule s'échappant du brasier pour venir rejoindre le cœur de la catastrophe. Pousser et crier aux passants sur son chemin de s'écarter était totalement vain, mieux valait courir tête baissée, ce qu'il fit jusqu'à tomber soudain un petit attroupement posté contre un mur. Au sol, le regard livide, ce visage qu'il avait tant caressé du regard quelques heures plus tôt se trouvait là, étendu dans les bras d'Annette Rosemerta. La seconde qui suivit, le cœur du professeur d'occlumancie entama un tambourinement aliéné. L'adrénaline fit battre son pouls à ses tempes, le rendant livide à mesure que ses nerfs s'aiguisaient sur la situation analysée. D'une voix rugissante mêlant la force à l'anxiété, il cria à l'intention de la gérante des trois balais et actuelle compagne de Leopold :

« Qu'est-ce qu'il s'est passé !? Qu'est-ce qu'il a !? »

La flamboyante fut réactive. En quelques mots elle expliqua le cas inquiétant de Melchior, la prochaine arrivée de son parrain et de Robert Hilliard, mais par dessus tout, lui fit savoir qu'il fallait arrêter un certain Thornquill que le professeur Wilkes-Rosier prenait déjà en chasse. Indiquant la direction prise à Alan, ce dernier ne prit pas une seconde pour la remercier, ne se tardant de ce genre de politesse qu'à travers le dernier regard qu'il lui offrit et sans plus tarder reprit sa course effrénée jusqu'à la sortie du village. Le feu semblait être doucement contrôlé, et bien que l'ancien résistant se serait volontiers ligué aux quelques courageux se débattant contre les flammes, sans doute y avait-il plus urgent à faire. En l'espace d'un court instant, toutes les pièces de l'enquête qui avait été menée jusque là pour découvrir l'auteur des crimes de Poudlard vinrent se fixer dans son esprit, formant un puzzle terrible auquel manquait encore la majorité des pièces. Et si ce Thornquill était celui qu'ils avaient tant cherché ? Si enfin, le mystérieux criminel ayant étendu son voile de terreur sur l'école avait enfin fait une erreur en cherchant à créer une panique au-delà des murs de la Glorieuse ? Là était sans doute leur meilleure chance, il ne fallait pas la louper ! Bientôt, la nuée de la foule se dissipa à mesure qu'il gagnait la sortie de la ville jusqu'à enfin la route ne fut plus salie que par ses pas. Un détour, puis un autre, et enfin, alors que son champs de vision n'avait pas encore eu l'occasion de voir le visage de l'homme qu'il cherchait la voix de ce dernier lui parvint dans un sort de protection qu'il lança. Arrivant dans le même temps, le professeur d'occlumancie tarda la situation. Un Thornquill et un blondinet qu'il ne connaissait pas, les deux faisant face à Heath. La conclusion était claire, Alan ne tarda pas plus longtemps, tirant sa baguette de la poche intérieure de sa veste. Entrant enfin dans le champs de vision du professeur Wilkes-Rosier, se glissant derrière le dos des deux jeunes garçons, la voix d'Alan Davis retentit, sèche et intraitable.

« INCARCEREM ! »

Ces mots prononcés, des cordes sortirent aussitôt du sol immobilisant les deux élèves en fuite sur place. Qu'importait que cela ne fut pas éthique aux yeux de la loi de malmener ainsi des enfants, la méthode douce n'avait jusque là jamais su porter ses fruits. Il était temps d'employer d'autres moyens.

« En tant que garçons bien sous tout rapport et évidemment innocents, je suppose que vous ne verrez aucun mal à ce que l'on vous pose quelques questions et à ce qu'on vous ramène en sûreté du côté de Pré-au-Lard n'est-ce pas?  »

Attrapant le premier des deux lui tombant sous la main, le blondinet dont il ne connaissait le nom, Alan le fouilla brièvement, confisquant l'objet convoité à savoir sa baguette avant de venir répéter le même geste sur le désormais célèbre Simon Thornquill. Le petit blond n'avait pas l'air bien en reste, mais celui-ci dégageait quelque chose qui décidément ne plaisait pas à l'occlumens. Levant le visage vers Heath, Alan lui fit un signe de tête, l'invitant à prendre en main le garçon à la chevelure corbeau tandis que sa main fermement accrochée au cordage retenant Ernest Rosenwald, l'homme le força à se tourner vers la route ramenant au village.

« On les ramène auprès d'Hilliard et des témoins.
Pas de bavure. ».







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MessageSujet: Re: • Les stands   Jeu 5 Juin - 19:15

Event#5 - Commémoration du 2 mai




Annette Rosmerta
La rousse injuria copieusement les deux serpentards qui n'avaient bien entendu que faire de l'ordre qu'elle leur avait donné et saisirent la première occasion pour prendre leurs jambes à leurs cous, tenaillée entre son désir de les suivre pour les confronter et la nécessité de s'occuper de Melchior elle fut soulagée de croiser le regard de Heath qui lui demanda d'envoyer des renforts avant de s'élancer à leur poursuite. Elle jeta un regard angoissé autour d'elle, tous couraient dans tous les sens, des cris retentissaient de ça de là et l'épaisse fumée provoquée par l'incendie avait posé un voile sur Pré-au-lard, elle ne pouvait décidément pas envoyer des enfants seconder le professeur d'arithmancie, elle regarda le gryffondor qui semblait toujours confus, le laisser seul n'était pas non plus une option. Elle aperçut alors Martin Duchêne non loin d'elle qui avait apparemment aidé à éteindre le feu, sans hésiter elle s'élança à sa rencontrer et agrippa son bras.

- Martin, c'est Heath, il faut que tu te dépêches il a besoin d'aide il est partit seul à la poursuite des incendiaires !

Le doyen se rua dans la direction qu'elle venait de lui indiquer, quand Alan arriva à son tour la pressant de lui donner des explications, elle s'exécuta le priant de se joindre à son collègue pour aller aider Heath. Sans prendre le temps de répondre le héros de la résistance se mit à courir, il disparut de sa vision en dépassant Martin, son cœur se serra en pensant qu'elle venait peut-être d'envoyer ces deux hommes courir de grands risques, tous étaient de bons sorciers mais il n'était pas dit que les serpentards soit seuls, peut-être avaient-ils eux aussi des renforts près à venir à leur rescousse. Annette se força à se calmer, il n'y avait rien qu'elle pouvait faire d'autre pour eux que d'essayer de trouver plus d'aide et de s'occuper de l'élève qui avait été attaqué.

- Ça va aller Melchior, ne t'en fais pas il payeront pour ce qu'ils t'ont fait

Au regard étonné qu'il lui lança elle lâcha un soupir, il était victime d'un sort de confusion ou d'amnésie à n'en pas douter, il fallait au garçon du repos et s'il s'agissait d'un sort d'amnésie il était plus que probable qu'il doive faire une croix sur ses souvenirs effacés, restait à espérer que ceux la ne soient pas trop nombreux.
Emily revint avec Leopold sur ses talons, après avoir dispersé l'attroupement d'élèves inquiets pour leur camarade leurs yeux se croisèrent brièvement, elle y lu la même inquiétude qui dominait ses émotions, elle aurait voulu avoir des paroles pour le réconforter mais rien ne venait, elle songea avec amertume que c'était lui d'ordinaire qui lui donnait de l'espoir.
Il inspecta rapidement son filleul avant de demander à Annette s'il leur était possible de l'emmener au calme aux Trois-Balais, elle regarda tour à tour les visages qui se trouvaient près d'elle, Emily le visage blême qui semblait si inquiète pour celui qui était apparemment son petit-ami, Melchior toujours aussi perdu, Leopold qui malgré son air calme devait-être aux cent coups, oui le mieux était probablement de s'éloigner de ce chaos, l'incendie semblait en passe d'être maîtrisé et certains c'étaient déjà lancé à la poursuite des fuyards. Après avoir acquiescé elle se clarifia la voix et annonça :

- Écoutez-moi tous, que tous ceux qui le peuvent rentrent au château et que les blessés soient emmenés aux Trois-Balais ! Je ne donnerais pas la satisfaction aux auteurs de cet acte me laisser dominer par ma peur, nous devons agir pour le mieux et nous aider les uns les autres !

Elle fit un signe à Leopold lui enjoignant de l'aider à attirer Melchior à la taverne, arrivée devant l'établissement elle fut soulagée de constater qu'il n'avait pas été touchée par l'incendie. Après avoir déverrouillé la porte elle fit signe d'entrer à son compagnon et Emily puis poussa  doucement le gryffondor à leur suite. Pas de trace de Robert Hilliard, il avait sans doute dû être retenu ailleurs, elle espérait du fond du cœur que ce ne soit pas pour une raison plus grave s'il en était. Maintenant qu'ils se trouvaient à l'écart de la cohue restait à savoir l'étendue du sort dont avait été victime le jeune garçon.

- Melchior, je vais te demander de te concentrer, quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?

Elle le fixa de ses prunelles azurées, retenant son souffle.  










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MessageSujet: Re: • Les stands   Lun 9 Juin - 17:48

Event#5 - Commémoration du 2 mai

Robert Horace Hilliard
Assis simplement sur ce banc qui était devenu bien plus confortable qu’il n’aurait pu le penser à premières vues, Robert continuait de garder un œil sur les festivités, souriant et échangeant quelques mots avec les passants, gardant toujours ce visage aimable et pourtant hautain en toutes circonstances. Sur ses genoux se trouvait toujours le petit fanion bien impacté dans le sac en carton qu’il venait d’acheter. L’envie de se fumer une deuxième cigarette se fit pressente mais le langue de plomb du se retenir sentant bien que sa femme serait de retour d’une minute à l’autre et lui ferait certainement une réflexion sur cette drogue moldue.
Un bruit, un cri et un jaillissement de flammes se firent entendre. Mais que ce passait-il encore ? Pourquoi ne pouvait-on pas passer un seul moment tranquille dans le monde des sorciers. Sortant par un réflexe et une vitesse exceptionnelle sa baguette de son veston, l’Inquisiteur fronça les sourcils sur ses petits yeux perçant, son teint habituellement blanc palissant à vue d’œil. Un 2 mai, qui oserait ainsi venir perturber un 2 mai ?
Jetant un regard vers le dernier endroit où il avait perçu sa femme, il vit que cette dernière avait sortie elle aussi sa baguette magique et qu’elle semblait courir vers un groupe de jeunes gens, il ne fallut pas plus d’une seconde pour reconnaître la tignasse rousse de Petronille au milieu de tous ces étudiants et Robert sentit son cœur se desserrer quelque peu, sa femme prendrait soin de leur fille, il n’avait aucun doute à avoir là-dessus, elle était une sorcière redoutable bien qu’elle n’utilisait que peu la magie, il pouvait donc dès à présent se concentrer sur d’autres choses plus importante.
Mais par Cornélius Agrippa où était donc Callum lorsqu’on avait besoin de lui ? Et Theobald ?
Se maudissant soit même intérieurement d’avoir donné congé à ses deux hommes de confiance le même jour, Robert brandit son parapluie, l’ouvrant avec une élégance peu commune avant de le passer sur son épaule se protégeant ainsi de tous les sortilèges de pluie et d’eau qui étaient lancés de toutes part afin d’éteindre le feu. Comme quoi, comme à son habitude il avait encore une fois raison, un gentleman ne devrait jamais sortir sans son parapluie.
Se dirigeant vers les flammes, Robert ne prit pas part à l’arrêt de l’incendie mais réceptionna plusieurs jeunes sorciers en paniques, leur indiquant les endroits sur, les aiguillant vers les aurors qui s’empresserait de les faire transplanter le plus près possible du château afin qu’ils puissent rentrer en toute sécurité.
Tandis qu’il s’afférait à cette tâche, cherchant à redonner un semblant de calme à la situation afin que les esprits ne s’enflamme et qu’une quelconque rixe n’éclate dans l’assistance, Robert fut intercepté par une jeune fille rousse au regard déboussolé et aux paroles si hachées qu’il eut bien du mal à comprendre ce qu’elle lui voulait. Réussissant à recoller tous les morceaux de son discours décousus, Robert tapota amicalement l’épaule de la demoiselle avant de s’élancer en de grandes enjambées vers le groupe qu’il venait de remarqué où se trouvait visiblement au centre de l’attention le fils de Baltus Stanhope. Grimaçant le sorcier observa l’agitation qui se calmait autour d’eux et lança un regard compatissant au professeur d’étude des Moldus connaissant très bien les liens qui l’unissait avec le jeune homme.

« - Oui vous feriez mieux de l’emmener à l’écart, j’ai peur que si on le voit ainsi cela ne mette un peu plus de désordre.  Je vais immédiatement prévenir l’infirmerie de Poudlard pour qu’il le prenne en charge au plus vite ! »

Le groupe parti en direction des Trois Balais sous le regard attentif et fermé de l’Inquisiteur, une fois que Rosemerta eut ouvert et qu’il les vit disparaître, Robert forma un imposa patronus, sa forme caractéristique d’hiboux grand-duc se déployant de tout son halo pale dans les airs, Robert lui donna l’ordre qui était destiné à l’infirmerie avant d’un former un autre qui se dédoubla en deux et qui étaient destinées à Theobald et Callum. Puis un troisième tout aussi imposant qui devait aller prévenir tous les aurors présent en ville de se réunir dans la soirée pour faire le point sur ce qu’ils avaient vu ou non.
C’est alors qu’il venait de terminer de donner ses ordres par patronus interposé que deux professeurs et deux élèves se présentées à lui. Robert faillit en lâcher son balai, c’était presque indécent de voir des élèves ainsi ligoté, surtout par ces temps si trouble, que cherchaient les professeurs en faisant ça ? Déclarer une nouvelle guerre ?
Le sang de Robert ne fit qu’un tour et tout en essayant de garder le plus possible sa droiture et son professionnalisme, il sortit sa baguette et déligota les deux élèves, Thornquill et Rosenwald, évidemment des noms qui signifiait beaucoup de choses pour beaucoup de monde. De voir ainsi le plus âgé des deux aux côtés du professeur Rosier ne l’étonnait pas plus que cela, le sorcier n’avait-il pas déjà accusé le jeune homme sans preuves, le premier soir où il avait été investi du rôle d’Inquisiteur d’ailleurs.

« - Pouvez-vous m’expliquer clairement les raisons qui vous poussent à ligoter des élèves dans un moment où l’on aurait certainement besoin de vos baguettes ailleurs ? Non en fait je ne veux même pas les entendre. »

Toisant du regard les deux professeurs qui l’avaient grandement déçu, Robert reporta son attention sur les deux jeunes vert et argent qui semblaient tout deux bien mal en point, était-ce à cause des évènements, de ce qu’ils avaient fait de la journée, ou de la panique ? Il n’aurait su le dire, mais leur mine pitoyable lui arracha une mimique réprobatrice, ses lèvres se pinçant et ses narines se dilatant.

« - Jeunes gens, si deux professeurs vous ont amené à moi ce n’est pas sans raisons. Vous serez convoqués ensemble à 14h dans mon bureau demain ? Est-ce que c’est bien clair ? En attendant que vous rentriez au château immédiatement, je vous préviens je saurais si vous n’y êtes pas d’ici les vingt prochaines minutes. »

Formant un nouveau patronus, il le fit partir au-devant des deux garçons, les guidant ainsi jusqu’à l’enceinte du château afin de les dissuader de ne s’égarer en chemin. Reportant son attention sur les deux professeurs, Robert les jugea du regard l’un après l’autre. Il était à la fois déçu et meurtri de voir qu’ainsi la panique générale pouvait influencer aussi bien l’équipe éducative du château que n’importe quel sorcier lambda, et lui qui avait tant voulut créer une équipe soudé malgré ses méthodes parfois bien éloignées de celles des locataires de Poudlard, il voyait ce doux rêves s’échapper quelque peu de lui. Néanmoins il savait qu’il pouvait compter sur son équipe et elle était efficace.

« - Messieurs, le devoir m’appel ailleurs. »

Laissant un dernier regard à Rosier avant de regarder de manière plus appuyé Davies, qui des deux lui avait semblé pourtant le plus sage en raison de son passé. Ils auraient certainement une discussion, mais plus tard, car le temps n’était plus au blabla mais bien à l’action, ou du moins à la compréhension et la réparation. S’éloignant son parapluie toujours sur l’épaule, Robert rejoignit un petit regroupement de sorcière qui discutaient avec véhémence des évènements donnant chacune leurs points de vues. Il était important pour l’Inquisiteur de laisser ainsi ses oreilles traîner.












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MessageSujet: Re: • Les stands   Mar 10 Juin - 13:14

Event#5 - Commémoration du 2 mai

Callum Hodgson
Liberté, que ta douce sonorité m'avait manqué. Callum avait eu droit à un jour de congé et son Patron n'aurait pu lui offrir plus beau cadeau. Enfin ! Enfin, il allait pouvoir s'échapper du château ! Enfin il n'allait plus supporter la masse bruyante, subir le bavardage incessant de sa plus grande fan et s'il arrivait à reconnaître que certaine petites têtes allaient lui manquer, il était trop heureux de pouvoir s'échapper pour ne pas en profiter. L'idée d'aller à Londres l'avait chatouillé mais il avait jugé plus professionnel de rester tranquillement dans un coin du parc, un bon livre moldu à la main. Même quand il avait quartier libre, il ne pouvait s'empêcher de garder dans un coin de sa tête qu'il avait un travail plus important à faire que s'amuser. Surtout qu'il ne pouvait pas vraiment s'enfuir à Londres étant donné qu'il avait de la visite... Elles l'avaient prévenu par hibou qu'elles seraient à la commémoration, sa fille Marlowe étant friande de ce genre de fête et son ex femme, June, ne manquait jamais une occasion d'approcher le ministère. Il était l'heure des joyeux retrouvailles, la mort dans l'âme il rangea son livre dans sa poche pour se rendre à Pré-au-Lard.

"Tu es venu pour effrayer ces pauvres élèves ? Vérifier que les enseignants obéissent bien au ministère ? Je suis inquiète, on devrait peut-être envisager de repousser la rentrée de Marlowe... Arrête de m'ignorer, Callum !"

Il le savait, à peine les avaient-ils trouvé qu'elle lui avait mit le grappin dessus, repoussant même Marlowe en l'invitant à se balader parmi les stands. Son regard noir se fit plus pressant, quitte à la subir il voulait au moins voir sa fille... L'amour les avait habité mais il n'était plus qu'un lointain souvenir, le temps les avait éloigné, leurs idées aussi, tant et si bien que même le lien ténue que formait Marlowe ne suffisait plus à les rapprocher. Sa voix autrefois si douce était nasillarde, exaspérante, détestable même. Il ne l'écoutait même pas, son ancienne conjointe parlait et tout ce qu'il faisait, c'était chercher leur fille des yeux mais dans la masse c'était difficile. Il y eut alors un cri, puis un second et devant leurs yeux effrayés de June les stands prirent feu. Cela ne l'étonna même pas. Il aurait dû être plus pressant, dire au Patron qu'il était pas enthousiaste à l'idée d'une telle fête... Callum ne critiquait pas, n'avait pas d'avis car il n'avait pas à en avoir. Il pensait, entendait, mais tout ce qui importait c'était ce que le Patron avait décidé. Il n'avait pas à aller contre, il n'avait pas à discuter pourtant là il aurait dû glisser un avis. Après la lettre qu'il avait lu, après deux agressions, que le 2 mai – fête ô combien symbolique – soit attaqué n'était que dans la logique des choses. Sans regret car c'était une perte de temps et d'énergie ; sans aider à éteindre le feu car d'autres s'en chargeaient, il se mit en quête des aurors qui n'avaient pas fait leur travail et, surtout, de Marlowe. June le collait, partagée entre l'effarement et la curiosité, cherchant sa fille sans pour autant réussir à s'éloigner de lui, tant mieux, il allait avoir besoin d'elle pour emmener Marlowe.

Il aurait dû aider ses collègues, se mettre en chasse des coupables mais, voilà, sa gamine était quelque part là dedans. C'était exactement pour ce genre de situation qu'il ne voulait pas que sa famille se mêle à son travail ! Comment il pouvait gérer deux crises en même temps ?! Déléguer la sécurité de Marlowe à sa mère ? Idée ridicule. La pluie les trempaient, le sable s'y mettait, en un rien de temps elle allait cesser de grincer des dents pour retrouver du courage, pour se battre afin d'obtenir la première interview exclusive du Patron sur « l'incendie du 2 mai ». Il voyait d'ici les gros titres, non, laisser une journaliste ici c'était ajouter du petit bois au feu. Attrapant sans ménagement le bras de June, Callum se mit en chasse de sa fille et, à chaque auror qu'il croisait, lui hurlait d'aller aider les visiteurs. Il n'était plus qu'une masse en tension, rembarrant sans ménagement les malheureux qui lui demandaient ce qui se passait, il balayait les lieux en transplanant à tour de bras. Je vais finir par vomir, Call. Rien à foutre de ton état June.

Enfin il la trouva. Elle était cachée derrière une des maisons, observant de ses petits yeux fouineurs ce qui se passait et, au loin, il vit les aurors patrouiller. Bien, très bien. Ca va, princesse ? Sa voix ordinairement rude était d'une douceur étonnante, un genoux à terre pour lui faire face il lui dégagea le visage et déposa un bisou sur son front. Tu as très bien réagit, se cacher et observer, c'est parfait Marlowe. Tu as vu quelque chose ? Elle haussa des épaules, par certaine que ce qu'elle avait vu soit important alors que dans son dos, June s'exclamait qu'il n'avait pas à interroger leur fille et, parfait, elle voulait l'emmener loin d'ici. Il attrapa sa princesse dans ses bras et la lui refila après lui avoir ébouriffé les cheveux, il était déjà partit quand June lui dit qu'elle reviendrait pour en savoir plus. Qu'elle vienne, il avait Marlowe à interroger.

Libéré, Callum put se donner sans retenue à sa tâche. A chaque auror qu'il rencontrait, il l'invectivait soit à aider aux stands, soit à repérer les individus suspects. Il ne donnait pas de consignes, ce n'était pas non plus vraiment des ordres, plutôt une obligation, une menace à peine voilée que s'ils ne faisaient pas leur job correctement ils allaient avoir à faire à lui. Qu'ils étaient incapables et que ça, ça passait pas. Ils n'étaient pas là pour les réjouissances mais pour assurer la sécurité, ils l'avaient oublié alors il se faisait un plaisir de leur rappeler leur devoir. Certes il radotait ce qu'il leur avait dit quand il cherchait Marlowe mais ça lui était égale, peut-être qu'ils allaient même mieux imprimer qu'ils devaient se bouger. Le Patronus du Patron l'appela et, rapidement il le trouva avec deux autres enseignants et élèves. Ces derniers furent relâchés, il nota l'heure du rendez-vous en se demandant s'il y serait convié avant de reporter son regard sur les deux professeurs. Le résistant et l'autre qui pouvait pas blairer le Patron. Depuis son arrivée il se retenait d'user de méthodes, disons, agressives pour régler les problèmes de Poudlard. C'est sûr que balancer des oubliettes, des silencio ou confisquer des baguettes iraient bien plus vite mais il avait à cœur de faire du château un lieu décent où le ministère y aura une bonne réputation. Vous, vous emprisonner sans nous consulter, vous dégrader l'image qu'on essaie d'installer... Au moins, ils avaient agis, ça changeait. Sans plus s'attarder sur l'impression mitigée qu'ils avaient fait, Callum continuait de fixer les deux professeurs, avant de suivre son employeur dans l'attendre d'un ordre quelconque. Je me suis permis de demander aux aurors de vérifier que tout danger était écarté. Que fais-ton maintenant, Patron ?








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