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 • Le reste de la ville

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MessageSujet: Re: • Le reste de la ville   Lun 19 Mai - 21:14

Event#5 - Commémoration du 2 mai


Ernest Elphias Rosenwald
Il ne pouvait pas l'avoir imaginé. Il l'avait clairement vu de ses propres yeux, tapis là à la fixer. Il aurait reconnu l'animal entre mille et il refusait l'idée qu'il l'avait inventé de toutes pièces ou qu'il s'agisse là d'une vulgaire hallucination. Cependant, ses bras brassaient le vide, ses mains ne rencontraient que les branches du buisson dans lequel il s'était perdu et doucement, il commençait à douter de ce dont il avait été tant persuadé quelques minutes plus tôt. L'idée que son père ait pu entendre ses propos continuait cependant de le terrifier profondément sans qu'il ne puisse le justifier. Pour rien au monde il n'aurait voulu le décevoir et il s'en rendait drastiquement compte. Quel avis aurait Elphias sur ce qui était sorti de sa bouche un peu plus tôt ? Et pourquoi diable devait-il encore être si accrocher à l'opinion de celui qu'on appelait le traitre ? Après tout plus le temps passait plus Ernest avait la sensation que son père l'avait abandonné et bien qu'il ne veuille lui en tenir rigueur, se défaire de son image aurait pu être un chemin logique à parcourir, et pourtant... Encore une dualité en lui qui le brisait toujours un peu plus, il n'était pas certain de réussir un jour à se défaire de l'influence qu'avait son paternel sur lui.

Las, il se débattu avec une hargne enivrée et donc bien peu convaincante contre les branches qui s'étaient accrochées à sa veste dans l'espoir de s'extirper de cet abri. Une poigne le tira alors d'affaire rapidement et à l'image d'un pantin désarticulé, il se laissa totalement faire sans la moindre résistance. Dur retour à une réalité étrange. Le soleil lui fit battre des paupières et il avait la sensation que tout basculait autour de lui, aussi sa main vint s'agripper mollement à la veste d'Anarchy après avoir tâtonné le vide tandis qu'il cherchait à se redresser. Secouer la tête pour tenter de chasser cette sensation de vertige n'eut autre effet que de lui faire un peu plus perdre l'équilibre. Des mots, il crut entendre vaguement des mots qui lui étaient adressé avant que l'ainé ne vienne lui offrir quelques tapes viriles sur l'épaule qui le secouèrent plus que de raison. Lâchant sa prise en se résignant à rester assis pour le moment, le Serpentard ferma les yeux en grimaçant, cherchant à retrouver un minimum de dignité. L'odeur caractéristique du cacao lui fit rouvrire les yeux et il découvrit qu'on brandissant devant son nez une de ces barres chocolatées qui faisait le bonheur des plus gourmand. Il ne savait plus très bien s'il avait un jour aimé le chocolat, mais il se saisit du biscuit en hochant bien vaguement la tête, ne la portant pas pour autant tout de suite à sa bouche. Il sentit alors qu'une main qu'on avait posée jusqu'alors sur son épaule quittait son appui, il releva la tête vers Simon Thornquill et aurait juré lire dans ses yeux une pointe d'inquiétude.

C'était tout à fait étrange. On était en train de s'occuper de lui, il était au centre d'une certaine attention et on semblait soucieux de son cas... C'était nouveau. Nouveau et agréable ? Il n'eut pas vraiment le loisir de se poser la question, tout lui semblait difficile et il avait perdu tout moyen de réfléchir convenablement à toutes les questions qu'on aurait pu lui poser. S'il en avait eu la capacité, il aurait presque pu les remercier, mais à défaut de pouvoir formuler cela à voix haute, il croqua difficilement dans la barre de chocolat qu'on lui avait légué plus tôt. Jamais il ne prit dans sa vie autant de temps pour mâcher des pauvres miettes.

Le regard plongé dans le vague, le peu de raisons qui lui restait lui soufflait maintenant de se reprendre en main, lui assurait que cette position était tout à fait ridicule et son attitude minable. Il n'avait pourtant aucune force, aucune volonté, il ne releva même plus la tête quand Simon lui demanda s'il avait autre chose à regarder dans les buissons. Secouant vaguement la tête, il maugréa d'une voix roque.

- Non, rien... On peut bouger...


L'évocation de cet épisode lui serra cependant les entrailles et il ne put s'empêcher de tourner légèrement son visage vers les buissons, ignorant si il voulait y rencontrer une nouvelles fois les yeux de la couleuvre qu'il était persuadé avoir vu.

On marchait vers leurs directions, le bruit si caractéristique des pas sur les gravillons l'en informait et quand il reconnut la silhouette de leur honorable professeur de Soins aux créatures magique, la honte lui brula les joues. Il ne supportait pas l'idée qu'il était en train de se ridiculiser devant un professeur, non pas qu'il tienne rigueur à leur opinion seulement... S'il voulait qu'on le prenne enfin au sérieux, cela serait difficile au vu de sa posture actuelle. Se redressant légèrement alors que Martin lui tendait une peinte d'eau qu'il attrapa en manquant de peu d'en renverser le contenu, ses sourcils se froncèrent quand l'homme s'adressa aux deux autres comme s'ils étaient ses nourrices.

- Je vais bien !


S'écria-t-il agressivement, la mâchoire serrée, rangeant la barre chocolatée dans sa poche et posant la peinte sur le sol sans y avoir trempé ses lèvres. Il ne voulait plus longtemps se ridiculiser en risquant de verser la moitié de la boisson sur ses vêtement à défaut de pouvoir correctement situer sa bouche. Se redressant enfin sur ses jambes, il remit sa veste en place avant d'hocher vaguement la tête pour saluer son professeur.

- On a plus rien à faire ici, on devrait y aller.

Reprit-il plus doucement avant de s'éloigner d'un pas ridiculement hasardeux des trois autres, rangeant ses mains dans ses poches et espérant que ses acolytes suivraient le pas. Ses acolytes... Et depuis combien de temps était-il celui qui amorçait un départ ? Refusant de se poser plus de questions, il jeta un coup d'œil derrière son épaule vouté pour vérifier, tout de même, qu'il n'était pas seul sur ce coup-là. Bizarrement... L'idée de retrouver un simili de solitude devenait presque terrifiante maintenant.









Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: • Le reste de la ville   Jeu 5 Juin - 22:30



✖Silver & Japhet ✖
EVENT 5✖ 2 Mai 2014






La tirade de Japhet à propos du léger malaise qui subsistais du fait que nous ne nous sentions pas à notre place me laisse sans voix. Il avait parfaitement résumé mes pensées, plaçant des mots là où je n'y parvenais pas. Je l'avais toujours pensé et toujours dis Japhet ferait un merveilleux orateur. Pour soutenir son propos que je trouvais absolument juste, nous fîmes claquer nos verres en concert. Puis mon ami se cala sur moi, on s'imbriquait presque, j'avais l'habitude de cette position. Lui collé à moi et moi me resserrant contre lui, tout en passant négligemment ma main dans ses cheveux. Je
Je scannais la salle du regard et remarquait le départ assez précipité de mon professeur d'Aritmancie. Là je vis l'air de Ja se transformer, je fis comme si de rien n'était continuant de jouer avec ses cheveux mais je n'en pensais pas moins. Il me fit par du fait qu'il s'en fichait et que le plsu important était que nous étions à deux, mais je savais qu'il mentait. Je le sentais, Ja était mon ami depuis des années, je le connaissais mieux que je me connaissais moi même. Et s'il y avait bien une chose que je ne ferais jamais, c'était le forçait à se confier. S'il ne me disait rien, c'est qu'il avait ses raisons et je les respectais. Japhet savait pertinemment que s'il souhait se confier, je serais toujours là pour lui. Il se serra un peu plus contre moi et je lui embrassais le haut du crâne avant de me reconcentrer sur la pièce, que je trouvais ennuyante à souhait.

Qui avait eu l'idée de cette horreur ? Le strict avait été écrit pas des trolls aveugles ? Les regards béats et presque admiratifs de ceux qui m'entouraient me faisaient lever les yeux au ciel. Il en fallait peu à ces idiots pour les contenter. J'étais presque entrain de m'endormir blottit contre mon ami lorsque un hurlement strident me fit violemment sursauter. Les bruits qui accompagnaient ses hurlements n'étaient pas là pour me rassurer non plus, bien loin de là. Mon regard parcourut chaque recoin de l'endroit où nous nous trouvions, mais visiblement cela ne venait pas d'ici. Et la plupart des gens d'ici n'avait pas entendus ou fait attention à cela. Japhet me claque une bise sur la joue avant de disparaître. Super.. Je savais qu'il voulait seulement vérifier la cause de tout ce raffuts mais j'étais plus rassuré lorsqu'il était à mes cotés.



Bon il fallait que je trouve quelque chose à faire pour ne pas le suivre et combattre ma curiosité. Alors que je guettais un signe de Ja, ou une quelconque anomalie ici mes yeux se posèrent sur un couple de rouge et or,non loin de moi, entrain de se lécher les amygdales. Je grimaçais franchement dégoûtée. Lorsqu'une idée brillante me vint à l'esprit. Je braquais ma baguette, le plus discrètement possible sur la fille. Car elle avait l'air d'un niais qui pousserait n'importe qui au suicide. J'avais dans l'idée de lui colorer les cheveux en rose fluo. Mais lorsque j'allais lancé mon sort Japhet arriva en trombe, je sursautais et mon sort atteint son petit-ami. Je n'eus pas le temps d'y penser, puisque Ja m'annonça qu'il y avait le feu. Mes yeux s'écarquillèrent et je le suivis sans rechigner ne voyant même pas que je venais de renverser l'intégralité du contenu de mon verre sur la personne présente devant moi.

Il me tirait par le bras, mon cœur battait à tout rompre le feu faisait partit de mes pires peur. Si je n'avais pas si peur de réussir et de voir mes ambitions réduites à néant, les flammes ardentes auraient été mon épouventard. J'essayais de penser à autre chose, mais c'était impossible. Mon rythme cardiaque c'était emballé et mes mains qui tremblaient sans que je puisse les contrôler. Des souvenirs désagréables remontait à la surface. La fine cicatrice symbole de mon ancienne brûlure sembla s'embraser de nouveau, comme réanimer par mes souvenirs et la catastrophe d'aujourd'hui. Je ravalais mes larmes, pas question de me montrer faible devant quiconque, ni laisser mes peurs faire ce qu'elles voulaient de moi.



Nous finîmes par atteindre l'extérieur du théâtre, il n'y avait effectivement personne comme l'avait prédis Japhet. Mais un imposant nuage de fumée noire s'élevait dangereusement au dessus de Pré-Au-Lard,  comme s'il désirait toucher les nuages. L'odeur de âcre de la fumée et du bois qui se consume s'infiltra dans mes poumons. Cette fois le tremblement secoua l'intégralité de mon corps alors qu'une série d'image de mon passé remonter à la surface. Ma respiration se fit saccader, j'avais sous estimer ce traumatisme. Je tentais par tout les moyens de me calmer, alors que nous continuions de nous éloigner. Je ne voulais pas que Japhet se rende compte de mon trouble. Mais lorsque j’entraperçus une flamme ma peur revint, et l'effet fut le même que celui d'une violente gifle en plein visage. Je me stoppais en pleine rue et me ruais dans les bras de Japhet pour me calmer. Ma main trouva automatiquement le médaillon en pierre de jade, ma Némésis. Elle eut un effet salutaire, bien que je ne savais pas si sa provenait d'elle ou de mon ami à vrai dire, mais je me sentis me détendre et une effluve de calme s'emparait de moi.

« Ja je ne sais pas ce qu'il se passe ici, mais éloigne moi de ces flammes s'il te plaît ! Je..j'ai..peur du feu ! »

Durant toutes ces années je n'avais jamais parlé de cela à Japhet, personne à part mon frère ne le savait, pas même Théa ma cousine avec laquelle j'étais très proche. Je n'arrivais pas à parler de mes craintes, et surtout pas de cette peur obsessionnel que me provoquer la vue d'un incendie. Pour moi le faire c'était avouer ses faiblesses et donc ce rendre faible et vulnérables. Mais j'avais été l'une des personnes dans lesquelles j'avais le plus confiance, alors je baissais les barrières que je m'étais créé.


Je scannais la pièce du regard, lorsque ce dernier tomba sur mon professeur d'Aritmancie, assis avec un élève de ma maison.

« Ja' il...se passe quoi ici ? Ça recommence, on est condamner à revivre les horreurs qu'on connut nos aînés ? A y participer ? »


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MessageSujet: Re: • Le reste de la ville   Lun 9 Juin - 15:02


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Japhet avait lui aussi observé que le professeur Rosier leur avait faussé compagnie mais il ne releva pas outre mesure. Son instinct prenait rarement le dessus et le jeune homme n'était pas franchement adepte de l'action, mais parfois le fallait-il plus qu'autre chose. Les flammes progressaient avec une telle vigueur et une telle vitesse qu'il était dangereux de rester là. Alors que Silver se levait, l'air catatonique, sans doute dévastée par la nouvelle, Japhet fit brièvement le tour de la salle des yeux. Au premier rang, il reconnut la préfère des Serdaigle, Rosemary, avec qui il aimait étudier à la bibliothèque. Laissant Silver quelques secondes, il se glissa vers elle et lui secoua brutalement l'épaule.

"Rosemary, il faut que tu t'en aille, que tu aille te mettre à l'abris, il y a le feu dehors, ça va devenir dangereux. Trouve quelqu'un, ne reste pas seule."


C'était bref et brusque mais Japhet n'était pas égoïste au point de laisser dans l'ignorance du danger quelqu'un qu'il appréciait. Il rejoignit rapidement Silver et ils quittèrent le théâtre par la porte de derrière. De là où ils étaient, on voyait tout le village dissimulé en partie par un gros nuage noir qui dégageait l'odeur âcre du bois et du plastique qui se consume. Japhet mit quelques minutes à trouver le chemin qui serait le plus approprié pour s'éloigner et se mettre à l'abris mais quand il fit volt-face pour prendre Silver par le bras, il la trouva toute tremblante, le visage pâle comme la mort, la bouche entrouverte, le souffle court. La panique saisit Japhet à la gorge et avant qu'il ne puisse réagir, Silver s'était enfoui dans ses bras et le serrait fortement, ses bras enroulés dans son dos.

"Oh Sil, calme-toi, calme-toi, ça va aller. Je vais t'emmener loin, je vais te protéger, calme-toi."


Japhet prit la décision de ne pas lâcher Silver et glissa une main derrière ses genoux ainsi qu'un bras dans son dos avant de la soulever et la garder contre lui. Il n'était pas très fort, ni très musclé, mais suffisamment pour lui permettre de s'éloigner du danger avec son amie terrifiée. Japhet n'avait aucune idée que Silver craignait le feu en terme presque phobique, elle ne le lui avait jamais dit. A vrai dire, il ne savait pas beaucoup d'elle, seulement ce qu'ils pouvaient échangés vaguement. S'ils se connaissaient, c'était plutôt par l'expérience de vivre ensemble au quotidien que par leur connaissance du passé de l'autre. Ce n'était pas plus mal ainsi. Silver était l'une des rares personnes à qui Japhet n'avait que très peu à mentir au final.

Lorsque Japhet estima qu'ils étaient suffisamment éloignés de l'incendie, il déposa doucement Silver et pointa sa baguette magique vers le château. Ils s'étaient dirigés vers la forêt et il était hors de question de reprendre un balais ni d'emprunter le chemin habituel. Il y avait un détail que le jeune homme avait compris, c'est que ce crime ne resterait pas impuni et qu'on finirait bien par se lancer à la poursuite des coupables. Une fuite par la voie des airs était bien trop exposante pour les deux Serpentards qui devraient déjà endosser les soupçons liés à leur maison. Rejoindre le chemin principal signifiait traverser le visage et se retrouver à la fois parmi les flammes, et aussi parmi les témoins potentiels. Japhet ne voulait prendre aucun risque. Il pensait évidemment à Silver, mais aussi à lui. Il ne devait en aucun cas risquer de compromette Audric en attirant l'attention sur leur petit ... groupe.

Au bout de quelques minutes alors que la blonde reprenait ses esprits et ses émotions, Japhet réceptionna la pierre qu'il avait attiré du château et s'approcha de Silver pour qu'elle pose la main dessus. C'était un grenat très puissant qui propageait un charme autour de ceux qui le touchait en prononçant une formule. Ce serait parfait pour leur marche dans la forêt jusqu'au château, ils seraient à l'abri non seulement du feu, mais aussi des regards et des dangers de la forêt. Ce serait parfait.

"Répète après moi "protectoris maximus" ! Protectoris Maximus ! Voila, maintenant je suis désolé mais il va falloir qu'on marche, et plutôt vite. Il faut rejoindre le château le plus rapidement possible. Et si jamais tu veux me raconter d'où te vient cette phobie, tu sais que je t'écouterais. Allons-y !"


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MessageSujet: Re: • Le reste de la ville   Mer 11 Juin - 15:37






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Japhet tenta vainement de me calmer, mais on ne pouvait pas si facilement apaiser une phobie comme la mienne. Surtout quand elle n'était pas du qu'à une simple crainte mais surtout à un épisode sanglant de mon existence. Il me murmura des paroles réconfortante au creux de l'oreille me promettant de me tirer de ce mauvais pas. Sa voix. Elle arrivait à m'apaiser, pas autant que je ne l'aurais voulus mais elle y arrivait c'était comme si accouplait au douce sensation que me procurer la pierre de jade qu'il m'avait offert j'étais protéger de cette peur qui me retourner l'estomac et m'enserrait la poitrine. Je ne savais pas exactement les pouvoirs qu'avaient la pierre, ma Némésis. Mais j'étais certaine d'une chose, elle était désormais relié à lui, autant qu'à moi. Lui pour l'avoir choisis et offert, ensuite moi pour l'avoir nommé et reçue. Cette gemme semblait puissante, je me maudissais de ne rien n'y connaître à ce moment précis.

Sans que je ne m'en rende vraiment compte Ja me souleva et me colla contre lui de manière à nous éloigner plus rapidement de l'incendie. Je bénie Salazar pour m'avoir permis de rencontrer durant cette courte vie un amie tel que lui. J'avais réellement était chanceuse de tomber sur lui, et je profitais de chaque jour en sa compagnie. Je lui avais absolument tout confié sur moi, tout dans les moindre détails, je m'étais mise à nue prenant quelques risques parfois. Mais cette histoire sordide je n'avais jamais réussis à lui en parler même en essayant des dizaines de fois. C'était trop enfouis, trop compliqué d'y mettre des mots.





Il finit par me déposer sur le sol, je m'étais calmé grâce à lui et Némésis. J'étais désormais totalement honteuse de m'être monté si faible face à mes tourments. Je me recomposais un visage neutre et impassible. Comme si aucune grief de douleur interne n'était venu entamer la beauté presque surnaturelle que j'avais hérité de mes gênes de vélanes. Je gardais la tête droite, secouant mes cheveux pour la forme comme si de rien n'était. La forêt se dessinait devant moi, je fronçais quelque peu les sourcils, je n'ai pas vraiment une adepte de ce genre d'endroit et de la nature en général. Mais Japhet avec bien fait, nous exposer alors que nous étions entrain de fuir aurait envoyé le mauvais message. Celui de notre culpabilité. Étant donné notre position il ne valait mieux pas jouer avec le feu, nous étions les cibles idéals pour ceux qui voulaient faire porter le chapeau aux sang purs.

Mon ami, si ce n'est celui dont j'étais le plus proche dans ce bas monde, s’approcha une nouvelle fois de moi avec une pierre dans les mains. Il attrapa ma main et la posa dessus. Les yeux écarquillaient j'observais avec intérêt cette magnifique pierre d'un rouge sombre tirant sur le violet. Elle était sublime,même pour moi qui détestait plus que tout cette couleur. Il me fit répéter après lui une formule, qui je le compris rapidement était là pour nous protéger. Je le fis sans rechigner suivant au mieux ses indications. Il m'apprit ensuite que nous allions devoir marcher vite, s'en excusant au passage. Il termina en m'invitant à lui parler des origines de cette phobie. J'allais bien devoir le faire un jour et puis peut-être que cela m'aiderait...



Je rejetais mes cheveux en arrière l'ai décidé, je plantais mon regard dans le sien, le mien habité par une lueur de défi. Baguette en main je m'avançais sans aucune once d'hésitation vers la forêt.

« Tu sais je n'ai pas peur de la marche Ja, même avec ce genre de chaussures. Je ne suis pas douillette et je suis persuadé que je marche plus vite que toi ! Allez viens et essaie de ne pas crier quand tu verras un insecte ou une grosse bébête. »

Je réprimais difficilement un rire et en lui faisant un clin d’œil provocateur. Ce premier se coinça dans ma gorge lorsque je repensais à ses premiers mots. Lui parler... Cruel dilemme. Je détournais le regard en continuant de marcher, je ne pouvais même plus le regard en face.

« J'ai voulus t'en parler, des dizaines de fois, mais je n'ai jamais réussis. Le vrai fond du problème c'est le regard que tu as sur moi. Tu n'es pas comme la plupart des autres garçons. Tu m’apprécie pour ce que je suis et pas seulement pour mon physique. Avec les autres j'ai l'impression d'être un simple objet de désir, ça sera au premier qui mettra la vélane dans son lit. Je suis vu comme une coquille vide, une cruche bonne qu'à être belle. Une fille superficielle, une marie couche toi la. Mais pas avec toi, tu es l'un des seuls à m'écouter... Tu dois me prendre pour une idiote pleurnicharde maintenant ! »

Je lâchais un rire désabusé avant de lâcher une dernière phrase.

« C'est pour ça que je ne t'en ai jamais parlé, pour que rien ne change. »


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MessageSujet: Re: • Le reste de la ville   Lun 16 Juin - 10:52


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Japhet était content de l'entrain avec lequel Silver s'enfonça dans la forêt et la détermination qu'elle semblait avoir retrouver. C'était une bonne chose car malgré sa carrure plutôt agréable et sa force décuplée par son poste de batteur dans l'équipe, il n'aurait pas pu la soutenir jusqu'au château. De plus il n'aimait pas la voir vulnérable, son amie était l'exemple même de la force de vaincre et sa panique, son angoisse, étaient vraiment contagieuses. Japhet espérait avant tout qu'elle se confie à lui et qu'elle marque cette confiance qu'il avait tout deux l'un pour l'autre. Une petite voix au fond de Japhet lui rappelait qu'il était fort mal placé pour demander de la confiance sachant qu'il mentait sciemment à absolument tout le monde à Poudlard.

Quoi qu'il en soit, la détermination de Silver était telle qu'on aurait dit qu'elle cherchait à le distancer. Elle marchait d'un pas presque militaire et effectivement Japhet commença à forcer l'allure pour parvenir à la suivre. Il avait peu de souffle car mine de rien, le prince des cailloux était l'un d'être un sportif endurant quand il s'agissait d'autre chose que de taper dans un grosse méchante balle en fer. Pressant sa hanche pour comprimer un point de côté, il s'activa aussi vite que possible pour gagner du terrain sur son amie.

"Je n'ai pas peur des bestioles mais si tu continues à marcher aussi vite, je pense qu'il n'est pas insensé de penser que je vais crever. J'ai plus de souffle là, Sil !"


Ne souffrant qu'une seule parole et la fierté l'empêchant de s'arrêter alors que son amie continuait de marcher, Japhet passa outre la douleur et poursuivit sa route à travers les bois. Lui aussi gardait sa baguette fermement serrée dans son poing, près à réagir si un quelconque danger apparaissait. Mais pour l'instant, la seule qui semblait être d'une dangereuse humeur, c'était Silver.

Elle lui confia qu'elle ne voulait pas lui parler de ce détail pour que jamais leur relation ne change. Japhet aurait voulu être près d'elle pour pouvoir tenir son bras quand elle lui avoua avoir peur de se confier, peur de son regard à lui. De si loin que remonte ses propres souvenirs, il avait toujours vécu avec terré au fond de lui, cette angoisse latente, celle de la peur et de la culpabilité, celle de la violence de son père et le dédain de sa mère lorsqu'il n'agissait pas comme ils le désiraient. Il connaissait mieux que personne cette impression de ne pouvoir être soit même, envers personne, devoir cacher ce que l'on était au plus profond de soit pour n'afficher qu'un masque d'apparence.

"Je te comprends mieux que personne tu sais, il y a aussi quelque chose que je voudrais te dire depuis toujours et que je ne peux pas car ton image de moi changerait totalement. Je comprends la pression que tu peux ressentir. Alors soit nous pouvons chacun oublier que nous ne connaissons pas un morceau de l'autre et tourner la page, soit trouver un chacun de nous le courage de faire confiance à l'autre et un moyen de se confier en gardant le secret ... C'est comme tu préfère, Silver."


Japhet avait rattrapé l'allure de son amie et lui avait pris le bras pour l'empêcher de fuir plus longtemps. Elle avait beau avoir un petit rire désabusé, il n'empêche qu'elle avait l'air mal à l'aise et que le prince des cailloux ne voulait pas rester dans cette situation de gène, surtout pas avec l'une des rares avec qui il pourrait être pleinement honnête.

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MessageSujet: Re: • Le reste de la ville   Jeu 26 Juin - 22:42



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Malgré le fait que je commençais doucement à être de plus en plus d'une humeur massacrante, voir Japhet qui essayait de rester à ma hauteur malgré son manque de souffle me faisait rire intérieurement. Pas un rire sadique, un rire de véritable amusement. Tellement rare chez moi. Quoi qu''il en soit j'étais certaine que mon meilleur n'avait certainement jamais pensé que je pouvais être si à l'aise dans des talons de cette taille. Il n'imaginait sûrement pas toute les situation que j'avais vécu avec des aiguilles de quinze centimètres au bout des talons. Même le Whisky Pur Feu n'avait pas raison de mon équilibre dans ce genre de cas. Il finit par m'avouer qu'il n'avait plus de souffle, mon rire intérieur s'accentua mais je n'en laissais rien paraître. Loin de moi l'idée de faire crever mon cher Japhet mais c'était assez risible, alors je décidais de poursuivre un peu ce manège. Je me mordis l'intérieur de la joue en le voyant comprimer un point de côté, sûrement pour épancher un point de côté. Il continua néanmoins sa marche à mes côtés sans rechigner, que dire à part que mon meilleur ami n'était pas un Poussoufle.

Je repartis dans un sujet un peu moins, risible, qui me fit perdre immédiatement toute envie de rire. Mes démons intérieurs, qui remontaient un peu trop à la surface en ce moment et me m’était constamment en danger. Jusqu'ici je n'avais jamais rien dis à personne, sauf à mon frère, je ne faisais confiance qu'au lien du sang, et encore juste au lien fraternel. A personne d'autre, mais parfois vos cachotteries, vos mensonges, vos dissimulations, vous rattrapent, vous enserrent, vous étouffent. Pour vous forcer à parler, à vous confier ou alors à sombrer avec eux.



Je ne le voyais pas, je lui tournais le dos, cela m'aider aussi, à parler d'une voix si détaché. J'attendais sa réaction comme une condamnation, une preuve que je m'étais piégé. Il n'allait pas me comprendre, je le sentais, enfin c'est ce que j'avais pressentis. Mais bien loin de là, il eut une tout autre réponse, qui me cloua le bec et me laissa un moment sans voix.

Il me comprenait... Il arrivait à le faire, parce que lui même me cacher un secret, lui même renfermé un côté encore inconnu de l'autre. Comment avais-je pus ne rien voir pendant tant de temps ? Comment avais-je pus être si aveugle durant toutes ces années ? Moi qui pensais être passé reine dans l'art des mensonges et des manipulations, j'avais trouvé un adversaire à ma taille. Ma vision de lui changer ? Jamais. Il pouvait avoir fait les pire choses que je serais toujours auprès de lui. Je ne pense pas que je pourrais lui tourner le dos ou le voir d'une autre manière même après la pire des révélations. Je comptais mes amis sur les doigts d'une main, ceux là j'étais totalement loyale envers eux, et seulement eux. C'était l'une des rares qualités que l'on pouvait m'attribuer.

Il me laissa face à un dilemme, j'étais la seule à choisir, à décider, j'avais toutes les cartes en main. Soit nous faisions comme si les dernières minutes n'avaient jamais existé, comme si nous n'avions jamais rien laissé entendre. Ou alors je choisissais l'autre option, j'avouais ce que je lui cachais et il faisait de même. Quelle était la meilleure chose à faire ? Faire tomber les masques, au risque de se brûler les ailes.




Le doutes me ronger je ne savais que répondre, que faire. Qui était la personne la plus sage que je connaissais ? Théa sûrement. Et que me conseillerait-elle ? De m'ouvrir, d’arrêter de mentir certainement après tout je l'avais emmené avec moi dans ce mensonge. Je l'avais contraint à mentir pendant plus de huit ans.. Et elle l'avait toujours fait, elle m'avait toujours protéger, elle ne m'avais jamais trahis. Comme elle savait que moi je ne la trahirait pas.

Je ne m'étais pas rendus compte que dans ma réflexion je m'étais totalement stoppé et que Japhet m'avait rattrapé. Je sentis sa paume attraper mon bras, et en levant mon regard vers mon meilleur ami, je sentis mes armes tomber, ma défense s'effondrer.

« D'accord... »

J'avais lâché ce mot naturellement, sans le contrôler, et j'allais suivre cette marche, cette idée. Nous allions tout nous dire, nous allions pour la première fois être franc l'un envers l'autre.

« D'accord ! Nous allons nous faire mutuellement confiance comme nous aurions dus le faire il y a des années déjà. Je te fais confiance. »

Voilà c'était dis, c'était décidé, plus de retour en arrière possible.


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• Le reste de la ville

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