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 Tout mais pas toi [Terminé]

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MessageSujet: Tout mais pas toi [Terminé]   Mer 26 Mar - 10:49


 ◈ Megara & Rubens ◈
Déjà être ici ça craint
mais alors là c'est royal !







L
e regard vide, il fixait les livres devant lui sans une once de motivation. Il était tard, le couvre-feu venait juste de prendre effet et pourtant, le jeune Gryffondor se retrouvait ici, dans la bibliothèque, à devoir ranger tous les bouquins rendus depuis le début de la journée. Qui aurait pensé que les élèves de Poudlard lisaient autant ? Avec flegme, traînant les pieds, il en prit un sous le regard impassible du bibliothécaire et alla chercher sa place dans les rayonnages. Sa punition n'était pas totalement injuste mais elle était bien trop sévère, au moins il reconnaissait l'humour de son directeur de maison qui lui avait envoyé un « puisque tu aimes tant le papier, tu vas aller aider monsieur McGregor au lieu de t'amuser avec tes camarades ». Rubens soupira une énième fois, dire qu'à cette heure-ci il devrait être dans son dortoir...

Ce matin, Rubens s'était appuyé nonchalamment à une fenêtre pour y relire la dernière lettre de sa jeune sœur. Elle y racontait leur vie quotidienne, les déboires de leur père à son travail, le championnat de Cece qu'elle avait gagné haut la main ou encore comment elle avait réussi à sauver les plantes du potager grâce à ses conseils. Évidemment Olive avait joint une seconde lettre, une belle liste de questions à poser aux enseignants mais étrangement, ça, il n'avait pas envie de le relire. Tout sourire Rubens replia la lettre qu'il cacha dans sa veste, le printemps allait bientôt pointer le bout de son nez et avec lui l'anniversaire des jumelles. Seize ans, cela se fête et dignement ! Il avait déjà l'idée des cadeaux mais il souhaitait quelque chose de plus incroyable pour vraiment marquer le coup, un truc étonnant dont elles se souviendront. Il se détourna de la fenêtre pour mieux réfléchir alors qu'un piaf gazouillait au dessus de lui. Une liste d'objet lui vint mais, à force de se faire réprimander pour avoir tenté de ramener des objets ensorcelés, Rubens se dit qu'il devrait éviter d'en envoyer par la volière... Non, les miroirs ensorcelés qu'il prévoyait allaient rester bien planqué dans sa valise pour que personne ne voit le coup venir, cette fois il allait ramener ses création en douce. L'oiseau continuait de chanter alors que le jeune lion s'efforçait de trouver une idée pour rendre leur anniversaire magique sans que cela soit trop illégal. L'oiseau ! Rubens se redressa d'un bond un large sourire aux lèvres, l'oiseau bien sûr ! Il allait leur envoyer sa chouette accompagnée d'oiseaux messagers ! Tout excité par son idée, il sortit sa baguette à même le couloir et lança un parfait « Avis ». Il eut un hoquet de joie en voyant les petits oiseaux de papier voleter autour de lui, ça fonctionnait ! Bon étape numéro deux : envoyer les oiseaux à son destinataire mais pas trop violemment ! Enflammé par sa réussite, il se concentra et, hop, d'un tour de main il lança le seconde sort en prenant soin de choisir le Serdaigle pour cible.

Mixer des sorts étaient sa spécialité, bien que le mot soit probablement mal choisit étant donné qu'il n'avait jamais réussi à inventer quoi que ce soit. Ainsi l'épisode des oiseaux messagers ne fit pas exception, Rubens tenta de combiner le sort de ralentissement avec celui de l'attaque des oiseaux et en soit cela fonctionna, les êtres de papier volèrent bien au ralentit vers leur cible mais cela ne les empêcha pas de l'attaquer. C'était une scène assez étrange que de voir ces oiseaux piquer lentement ce pauvre élève puis le pourchasser tout en douceur, s'il n'en avait pas été l'auteur Rubens en aurait éclaté de rire. Tapotant son menton d'un air méditatif, il observa sa création en se demandant comment il pourrait rendre ces oiseaux sympathiques. Ou au moins les arrêter, ce serait pas mal. Il existe sûrement un sort pour stopper les ensorcellement à un moment précis, comme un minuteur, il haussa les épaules et se détourna de la scène – le Serdaigle ayant prit les jambes à son cou – pour se rendre à sa salle commune. Une fois là-bas il se changea les idées en bavassant avec ses camarades et ce jusqu'à ce que son directeur de maison vienne le chercher pour « une explication rapide mais efficace ».

- Sale cafteur... grommela Rubens en revenant chercher un livre. Le Serdaigle avait fini par tout raconter à son directeur de maison, qui en avait parlé au sien... et inévitablement il se retrouvait en retenu malgré ses justifications. Alors qu'il trouvait la situation au plus bas, celle-ci descendit d'un cran quand la dernière personne sur Terre avec qui il voudrait être coincé se pointa. Le regard dur et agacé, il grogna un «  Il ne manquait plus que toi ! journée pourrie », en guise de salut à la nouvelle venue. Comme à chaque fois qu'il se retrouvait nez à nez avec elle, il éprouvait un mélange de nostalgie et d'agacement qui rendait la situation difficile. En faite, s'il pouvait ne plus jamais la croiser, la faire changer de maison, ou la rendre invisible, il n'hésiterait pas. Au moins elle ne pouvait pas le sentir, c'était mieux qu'avant... Avant c'était trop simple, trop parfait et, surtout, c'était trop sérieux. Ils étaient tellement complémentaire malgré leurs différences, tout avait coulé naturellement entre eux, leur histoire avait été un fleuve calme, sans perturbation et ils auraient pu être heureux pendant longtemps s'ils n'avaient pas été jeune. Trop jeune. Tu t'es encore battue, c'est ça ? T'as déjà pensé à être batteuse remplaçante pour l'équipe ? Ils sont comme toi, ils adorent prendre des coups et frapper des truc, tu devrais super bien t’entendre avec eux. Si je dis ça c'est pour que t'évites de nous faire perdre des points, on est que troisième je te rappelles, alors trouve toi un défouloir, Hendrickson. A peine sa phrase terminée qu'il reportait son attention sur la pile de livre, non parce qu'il souhait terminer rapidement sa punition, mais pour ne plus sentir son regard sur lui.

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Dernière édition par Rubens Cassidy le Dim 11 Mai - 13:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Mar 8 Avr - 18:18


Tout mais pas toi !
★ Rubens & Megara



Meg et les retenus c'était une très belle histoire d'amour. Un peu comme une groupie et son boysband préféré, la demoiselle avait un passe droit spécial qui l'autorisait à consommer les colles à volonté, et elle ne se privait jamais pour user et abuser de ce passe droit.

Et si Rubens était un as dans le ratage de sort mixé, la brunette était une pro du foirage de sort tout court. Ce n'était pas faute de prendre des cours particuliers avec ses camarades pour rattraper le niveau pourtant ... Mais Miss Hendrickson était juste trop étourdie. Ce coup ci elle avait essayé de lancer un sortilège de Bloclang sur un cretin qui s'en était pris à Vincent, et par elle ne savait quel mystère, le pauvre type, loin d'avoir la langue collée au palais s'était mis à cracher des kilos et des kilos de poils de chat. Meg avait d'abord trouvé ça très drôle - même si clairement le résultat escompté n'y était pas- jusqu'à ce que l'imbécile commence à s'étouffer et ne soit transporté à l'infirmerie en urgence. Meg avait ensuite eu droit aux remontrances de son directeur de maison -qui, elle ne le savait pas encore à ce moment, venait d'envoyer un autre rouge et or en retenue. D'une pierre deux coups, il avait sans doute trouvé opportun d'envoyer Megara le rejoindre dans son tri. Mais pour ne pas écourter la tâche, le but n'étant pas de leur rendre la vie facile après tout, il ne l'assigna pas au rangement des livres rendus mais à l'époussetage des étagères des rangées. Encore plus fascinant, si c'était possible.

Alors que les yeux de la demoiselle se posèrent sur la dernière personne de la galaxie- oui, derrière Dark Vador- qu'elle souhaitait voir, elle ne sut dire ce qui la contraria le plus : voir la tête de Rubens, ou le commentaire extrêmement sympathique qu'elle reçut en pleine figure. Les deux concouraient pour la médaille du pénible.

Quelqu'un de mature aurait probablement ignoré superbement Rubens, mais Meg et la maturité c'était ... Une histoire un peu tumultueuse. La demoiselle roula des yeux pour signaler son agacement -comme si ce n'était pas déjà évident.

~ Le ravissement de te voir est mutuel cockerface


"Cockerface" était un surnom que Meg lui avait trouvé pour je taquiner à l'époque où ils étaient encore ensemble, une parodie de poker face en référence aux yeux de chien battu que le jeune homme savait si bien imiter et qui l'avait toujours fait rire en plus de la charmer. Les bonnes habitudes ayant la vie dure, le surnom lui échappait encore trop souvent quand elle relâchait sa garde. Elle s'insulta mentalement, levant les yeux au ciel tout en tordant sa bouche dans une grimace habituelle chez elle à chaque fois qu'elle faisait de l'auto-flagellation psychologique -soit souvent.
Elle décida de faire comme si de rien n'était, empoignant un des chiffons laissés à son attention dans l'idée de s'atteler à la tâche. Ça lui ferait oublier la présence du plus grand briseur de cœur de tout le far west... Enfin surtout de Poudlard.

Il arrivait -assez rarement- que la demoiselle en vienne à regretter leur relation. Il fallait aussi dire que le pourquoi du ratage lui échappait encore... Un jour c'était l'amour fou -du moins c'était ainsi qu'elle l'avait ressenti- le lendemain il la fuyait et la trompait, le surlendemain il la haïssait. Sans plus de raison. Oh, des raisons, il y en avait probablement, mais le jeune ne s'était jamais donné la peine de les lui donner. Ça n'empêchait pas la brunette de parfois se laisser à la nostalgie du temps où ils étaient presqu'inséparableq. Cette nostalgie s'évaporait à chaque fois qu'elle se retrouvait face à Rubens, qui ne manquait jamais de lui jeter toute sa haine et son hostilité en pleine face. Comportement qui frustrait Meg au plus au point : que elle s'acharne sur lui par vengeance était une chose ... Mais lui, qu'y gagnait-il ? Ne pouvait-il pas l'ignorer comme n'importe quelle personne saine d'esprit le ferait ? Son comportement était une véritable torture pour la Gryffondor. Heureusement, Meg n'était pas le genre de fille à pleurer lorsqu'on l'attaquait, elle réservait ça en tout dernier recours pour son oreiller. Non, si l'on grognait sur elle, elle rugissait, de plus en plus fort, et finissait parfois par mordre. Ça lui semblait une réaction plus saine que geindre dans son coin... Mais tout le monde n'était pas du même avis qu'elle.

Alors lorsqu'il revint à l'attaque, visiblement pas décidé à la laisser tranquille dans son coin, la brunette fit demi tout -elle avait commencé à s'éloigner- pour retourner se planter devant lui, lui assis derrière le bureau, elle debout. Plaquant ses mains sur le meuble, elle se pencha en avant, laissant sa cascade de cheveux bruns glisser devant ses épaules alors qu'elle plissait les yeux.

~ C'est marrant, j'ai souvenir que y a pas si longtemps mon côté bagarreur t'arrangeait plutôt bien quand des grands types te cherchaient les crosses et que JE les faisais fuir


Le "pas si longtemps" était très relatif... Mais Meg ne pouvait pas s'empêcher d'avoir l'impression que c'était récent. Sans doute parce qu'elle avait encore ce foutu pincement au cœur dès qu'elle le voyait. Et même lorsqu'il était parfaitement odieux -soit systématiquement- elle ne pouvait pas s'empêcher de lui trouver un côté mignon. C'était d'ailleurs terriblement agaçant et la demoiselle se maudissait d'être aussi faible.

~ Fais gaffe Cassidy, à défaut de defouloir je pourrais bien avoir envie de me défouler sur toi si tu m'énerves un peu trop


Ajouta-t-elle, levant un sourcil moqueur alors qu'il évitait délibérément de la regarder. Elle haussa les épaules, et, torchon à la main, chercha des yeux par où commencer avec le dépoussiérage. La masse de boulot à accomplir la démoralisait alors qu'elle se voyait déjà toute la nuit ici. Elle enviait presque le travail de Rubens qui pour sur ne serait pas aussi long.



To be continued ...






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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Mar 15 Avr - 15:19


 ◈ Megara & Rubens ◈
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I
l haussa les épaules à ce surnom qui fut sympathique. Dire qu'avant il trouvait amusant qu'elle l’appela ainsi, lui rappelant par là qu'il arrivait à déclencher ce rire si éclatant qui l'avait charmé. Maintenant, cet agréable souvenir était un coup de couteau en plus dans sa nostalgie et une raison supplémentaire de lui faire oublier leur histoire commune. Toujours le même leitmotiv, qui ne marchait pas très bien en y regardant mais Rubens croyait que les efforts payaient toujours : s'il la faisait fuir, excitait sa colère, alors il pourra l'oublier complètement et ne plus ressentir ce mélange d'envie et d'agacement. Heureusement, le nez plongé dans sa tâche, il ne vit pas sa grimace qu'il aurait vite compris, ça, le surnom, ça l'aurait un peu trop ramené en arrière pour qu'il apprécie. Le silence s'installa, pesant, le jeune Gryffondor était à l’affût des moindres mouvements de Megara et s'en frapperait pour ça. Elle était en train de prendre un chiffon, il avait envie de relever ses yeux mais se foutant un bon coup de pied mental, il lui envoya son second pique sur le Quidditch puis il se remit à trier les livres par rayons.

Ça fait combien de temps qu'ils s'engueulaient ? A chaque fois qu'ils en avaient l'occasion, ils s'envoyaient des piques plus mordant les uns que les autres, enfin, il lui envoyait des piques et elle répliquait. C'était terminé, emballé, pesé, entre eux alors pourquoi il avait envie de l'observer en douce, de savoir ce qu'elle allait faire de ce torchon. Il ne put s'empêcher de noter la façon dont elle tenait le morceau de tissu et ça l'exaspéra. Quand ils étaient ensemble il avait prit la mauvaise habitude de lui faire une surprise par jour, un truc souvent con, en lien avec un souhait ou une remarque qu'elle avait formulé, parfois avec une façon de se coiffer ou s'habiller, et même ici, il continuait à noter tout ce qu'il aurait pu faire pour lui rendre ses journées plus excentriques. Là, il aurait fait le coup du cocker au bibliothécaire pour l'entendre rire, il aurait continué jusqu'à ce qu'elle en ait mal au ventre. Putain, mais pourquoi il pensait à ça ? Les mauvaises habitudes ont la vie dure ! D'ailleurs il va lui envoyer une nouvelle insulte dans la face pour enfoncer le clou... Ou pas, la demoiselle revint se planter devant lui, hargneuse et choisissant bien ses mots pour le blesser.

Il baissa les yeux, soudainement passionné par la couverte verte et rose d'un livre de magie archaïque, et n'osa les relever que lorsqu'elle eut terminée. La douche était froide, vexante et insultante, mais pas fausse. Elle l'avait si souvent tiré d'affaire qu'il s'était amusé à la qualifier de garde du corps, quand il allait provoquer des Serpentards elle était toujours là pour lui sauver la mise et alors que certains hommes auraient trouvé dégradant de se cacher derrière une fille, Rubens avait toujours trouvé ce courage admirable. Elle s'enflammait vite, tapait du poids, s'excitait toute seule contre des plus grands qu'elle et ça lui avait plu. Il ne saurait dire pourquoi il avait un faible pour ce genre de fille, en tout cas il ne comptait plus le nombre de bagarre qu'il avait déclenché juste pour le plaisir de la voir s'emporter.

Oh mais vas-y, fais toi plaisir ! Ça me confirmera juste dans l'idée que t'as famille est affiliée au Troll.

Elle l'avait vexé, ça se voyait. Son regard était noir, sa gorge serrée et il mit du temps à reprendre la parole avec un ton moqueur et presque léger qui sonnait faux. Rubens n'avait jamais été un bon menteur, il parlait toujours sans réfléchir et n'était pas doué pour cacher ses émotions. Ses rares mensonges crédibles – comme sa rupture avec Megara ou certaines excuses auprès des prof – étaient préparés à l'avance, il y repensait tellement qu'il finissait pas y croire. Quand il avait décidé de rompre, il ne lui avait pas sortit l'habituel discours du « je ne t'aime plus, c'est pas toi, c'est moi mais je te souhaite de trouver quelqu'un de meilleur que moi, qui saura t'aimer comme je n'ai pas pu le faire ». Non, Rubens l'avait poussé vers la sortie à grand coups de « t'es lourde », « j'avais jamais fais gaffe que tu parlais aussi fort » et quand elle avait découvert qu'il avait trompé (et on ne peut pas dire qu'il fut discret), il avait sortit un royal « en même temps j'ai de bonnes raisons de l'avoir fait, tu vas pas m'en vouloir ! ». Tout ça, tous ces piques, avaient si longuement mûris qu'il avait réussi à se persuader qu'en effet elle était exaspérante, bruyante et pas assez jolie.

Et ça va hein, « y a pas si longtemps » date de plusieurs mois... ou année ? J'sais plus, excuse moi, j'ai pas fais une croix sur mon calendrier à chaque jour qui passait depuis notre rupture !

Elle l'avait vexé à lui rappeler qu'il n'était qu'un pauvre lâche incapable de s'en sortir tout seul. Qu'il n'était qu'une grande gueule qui avait peur de prendre les escaliers tournant. Un lion sans courage, une blague dans la maison des courageux, voilà ce qu'il était. Ils étaient coincés ensemble pour un bon moment, il devrait au moins l'ignorer ou -mieux- faire preuve d'un peu de respect, un début de réconciliation pour ne pas que la colle tourne au vinaigre, mais elle l'avait vexé et c'était un tel réflexe que Rubens en rajouta une couche :

Oh, tu cherche une étagère à épousseter ? Allez, Cendrillon, courage ! Tiens, le rayon « vieux sortilèges » t'appelle, j'ai pas envie de mettre mes livres dans un nid à poussière alors tu veux bien accélérer ? Hop, hop !

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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Sam 19 Avr - 19:39


Tout mais pas toi !
★ Rubens & Megara





Ce mec était impossible… Et pourtant : impossible n’était pas Rubens, de toute évidence. Et si la demoiselle arrivait à le vexer avec une facilité déconcertante, lui-même était plutôt doué pour la blesser. Ses remarques lui pinçaient le cœur, heureusement elle arrivait à dissimuler ses vraies émotions derrière un énervement quasi-continu en présence du jeune homme. Et si elle regrettait souvent leur relation, elle n’en laissait rien voir. Même avec leurs amis communs, elle essayait de faire comme si ces méchancetés quotidiennes ne lui faisaient ni chaud ni froid.

La demoiselle se bouffa la lèvre, s’interdisant de lui laisser voir que son commentaire lui faisait mal au cœur. Sans mettre des croix sans le calendrier, elle n’avait aucun mal à savoir depuis combien de temps ils n’étaient plus ensemble. Leur rupture l’avait marquée au fer rouge, et ce même si elle en était l’instigatrice. Techniquement, avant même de se séparer, le rouge et or lui en avait fait voir de toutes les couleurs pendant un sacré bout de temps. Chaque jour, elle s’était attendue à ce qu’il la rejette, et voyant que ça n’arrivait pas et que les humiliations continuaient, elle avait fini par sauter le pas elle-même, sans s’imaginer tout ce que ça lui couterait. Les choses se seraient-elles arrangées si elle avait enduré un peu plus longtemps ses coups fourrés ? Probablement pas. Elle ne savait toujours pas ce qu’elle lui avait fait, mais probablement quelque chose de sérieux pour qu’il s’acharne de la sorte avec elle. Elle n’osait cependant pas lui poser la question, sachant que tout ce qui sortirait de sa bouche seraient des vacheries qu’elle n’avait pas le courage d’entendre. D’autant que Rubens était nul lorsqu’il s’agissait de mentir, et elle avait sacrément peur de lire de la sincérité dans ses yeux de cockers lorsqu’il enfoncerait ses couteaux.

Le cerveau turbinait à toute allure pour trouver quelque chose à répondre. Le but était de ne pas le laisser voir qu’elle était touchée, et la meilleure défense restait toujours l’attaque dans ce genre de situation.

~  Fais comme tu veux Cassidy, moi je compte et je savoure les jours où j’ai été épargnée de ta compagnie


Fut la seule chose qu’elle trouva à dire, dans un haussement d’épaule volontairement très snob. Meg pouvait être une vraie biatch quand elle s’y mettait, à croire qu’elle avait fait ça toute sa vie ! Sa phrase était pourtant on ne peut plus mensongère. Elle ne se souvenait pas d’un seul moment où elle s’était véritablement dit : C’est cool, c’est fini, tu n’endureras plus ses tromperies et ses reproches, maintenant tu peux passer à autre chose. Au contraire, elle ne faisait que ressasser.  Il avait beau être odieux, particulièrement con et blessant, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il y avait forcément une raison à tout cela. Le garçon avec qui elle s’entendait si bien et qu’elle avait tant aimé n’avait pas pu muter en super-connard en quelques mois à peine… si ? Elle n’arrivait pas à s’en persuader, c’était affligeant à ce stade de s’entêter dans cette voie masochiste. Oh bien sur, ça ne l’empêchait pas de le maudire, de le détester, de vouloir lui refaire le portrait, et de vouloir lui rendre en 1000 ce qu’il lui avait fait mais…. Pas suffisamment pour qu’elle se résigne à l’ignorer, à l’oublier. A passer à autre chose. Elle avait essayé, mais ce n’était pas exactement un franc succès. Le dernier garçon qu’elle avait embrassé, elle ne lui avait plus reparlé depuis, comme traumatisée. A l’occasion, il faudrait quand même qu’elle donne quelques explications à Melchior, mais elle n’avait pas envie de parler de sa relation avec Rubens.

Elle fut tirée de ses pensées par la voix narquoise de Rubens qui avait visiblement décidé qu’il ne la laisserait pas tranquille dans son coin. Ce type était en fait un véritable tortionnaire !
Se retournant vivement vers lui, on pouvait voir qu’elle était à deux doigts à peine de lui exploser à la figure. Dans sa tête, elle se demandait déjà à quelle sauce elle allait le manger. Dans son idée, elle se voyait tout à fait lui retourner le bureau à la figure, mais un simple coup d’œil du côté du meuble lui indiqua qu’elle n’avait pas la force nécessaire. Meg était agile, rapide, précise, elle savait mettre une droite et savait faire mal, mais faire voler les meubles ne faisait pas encore partie de sa panoplie de la bastoneuse, dommage.  Sans trop réfléchir elle s’empara de premier bouquin sur l’étagère sans trop s’occuper du sujet du livre –tant qu’il était suffisamment lourd- et le balança de toute ses forces en direction de son ex petit ami. La trajectoire était presque parfaite –elle visait définitivement mieux lorsqu’il s‘agissait de balancer des objets que de lancer un sort- mais malheureusement à une telle distance, Rubens eut plus que le temps d’anticiper la collision et donc de l’éviter. Elle grogna –au temps pour la féminité hein- pour manifester sa déception avant de rebrousser chemin pour la 2eme fois déjà, contourner le bureau, et profiter du fait qu’elle était debout et lui assis pour le surplomber. Ses petites mains s’emparèrent du col du vêtement de rubens, le tirant vers elle alors qu’elle se penchait vers lui. Elle essaya de ne pas penser que la dernière fois qu’elle avait fait cela, ils étaient encore ensemble et cela s’était fini par un baiser. Chut chut chut, mémoire sélective de merde, rappelle toi plutôt de la fois où tu as découvert qu’il te trompait avec une autre fille, et qu’en plus il l’assumait parfaitement Oui… mais cette fois là tu ne l’as pas empoigné par le col ! Désolée ma chérie, je fonctionne par association d’idées, bisous de moi ! Ouais, c’était folklo dans la tête de la brunette….

Le secouant comme un prunier –ce qui était l’alternative la plus sympa, l’autre étant de lui mettre un coup de boule- elle lui jeta un regard foudroyant.

~ Fais pas ton malin Cassidy ! Si déjà on doit passer la soirée ici ensemble, je pense qu’elle sera nettement plus agréable pour toi si tu ne te trimballes pas un vilain œil au beurre noir.


Elle esquissa un petit sourire : parler de castagne la détendait toujours car c’était clairement le terrain sur lequel elle était le plus à l’aise.

~ Et puis penses-y : au-delà de la douleur sur le coup, ça reste très longtemps, et c’est très très moche. Imagine toutes les pétasses que tu ne pourras pas choper avec une tête d’elephant-man


Et merde. Elle sonnait beaucoup plus jalouse qu’elle ne l’avait voulu… En même temps, elle était jalouse. Ce qui était parfaitement grotesque. Elle n’avait jamais voulu le montrer car si Rubens l’apprenait, elle savait qu’elle allait en bouffer matin midi et soir. Fallait-il qu’ils soient dans la même maison aussi ! Pire ! Qu’ils aient des amis en commun…. Non clairement, ce n’était pas le genre d’information qu’il fallait laisser dans les mains de ce sacripant ! La brunette essaya de dissimuler sa faiblesse sous un air particulièrement menaçant. Sa logique était la suivante : s’il était trop occupé à flipper à cause d’elle, il ne ferait pas attention au reste.

Pour les réconciliations, en tout cas, c’était un peu mal barré. Ce qui l’embêtait nettement plus, c’était qu’à chaque fois qu’elle avait du contact avec lui, même si c’était pour lui refaire le portrait, elle sentait cette espèce de tension presque sexuelle. C’était plus fort qu’elle, même des mois après, des insultes et des échanges peu cordiaux plus tard, elle était encore attirée par lui. Ce qu’elle pouvait être conne parfois…. Elle fut limite tentée de lui péter le nez directement, songeant qu’une tête de mutilé de guerre l’aiderait peut être à la repousser. Au lieu de cela, elle ne fit rien, ses petits doigts toujours crispés sur le col de Rubens –pour sur, ses habits auraient des faux plis après ça. Elle fronçait toujours les sourcils, espérant  que ça cacherait au mieux ce qu’il pourrait éventuellement lire dans ses yeux. Mais elle ne se faisait pas trop de souci : quand Rubens avait décidé de faire l’autiste et de ne rien remarquer, il passait à côté même des signes les plus évidents.

En attendant, les étagères ne se nettoyaient pas toutes seules, et les livres ne se rangeaient pas non plus comme des grands un peu comme dans Merlin l’Enchanteur. Bref, la soirée de retenue s’annonçait plutôt longue.
 
~ Alors t’en dis quoi ?


Concrètement, de sa réponse dépendrait très fortement l’état de son visage ce soir et demain matin. Le souci avec Cassidy, c’était qu’il faisait rarement des choix selon le principe de prudence et de bon sens. C’était ce qui, à l’époque, elle s’en souvenait, faisait aussi son charme.


To be continued ...






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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Jeu 24 Avr - 21:08


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I
l ne répondit rien, il l'avait peut-être vexé, en tout cas il l'avait assez perturbé pour qu'elle mette du temps à répondre, mais ses propos étaient assez mordant pour lui clouer le bec. Et Poudlard savait que ce n'était pas aisé. Il baissa une nouvelle fois son regard, incertain. Elle était sincère ? Elle avait réfléchit et décidé de dire la vérité, elle jubilait vraiment de chaque instant depuis leur rupture ? Il avait été un vrai con avec elle, il le méritait sans aucun doute mais l'idée qu'elle fasse un feu de joie en se remémorant leur rupture ça passait difficilement. Enfin, c'était ce qu'il voulait, qu'elle le maudisse assez pour le fuir, pour passer à autre chose. L'air lui manqua, il se sentit oppressé à ces pensées mais n'en fit pas grand cas, il ne pouvait pas se mentir, ça l'emmerdait sacrément qu'elle s'éclate ou qu'elle soit avec d'autres mecs. D'ailleurs elle avait quelqu'un ? Il se frappa mentalement une nouvelle fois, il obtenait ce qu'il voulait il n'allait pas en plus se la jouer possessif ! Rubens soupira lourdement pour se changer les idées mais il était vexé. Vexé qu'elle l'ait rabaissé, vexé qu'elle soit si épanouie de les voir séparé, qu'il en rajouta une couche. La comparer avec Cendrillon s'était petit mais c'était tellement défoulant. Et plus fort que lui. Il avait fait mouche et il n'en était pas mécontent, si bien qu'un puéril « t'avais qu'à pas me dire ça » se baladait dans sa tête. Hendrikson 1, Cassidy 1, balle de match ! Elle fut rapide à réagir et pourtant il le savait qu'il ne fallait pas la pousser à bout ! Il le savait mais il avait l'apprentissage difficile, le livre et le bibliothécaire, eux, apprirent la leçon à la dure. L'ouvrage vola droit vers sa tête mais il réussi à l'éviter, devinant ce qui allait se passer dès qu'elle avait armé son bras.

Mais ça va pas ?! Megara avait perdu toute sa féminité avec son grognement, Rubens s'était sa virilité qui s'était enfuit en courant quand il avait fait un bond sur le côté en se protégeant le visage. Il entendit le bibliothécaire leur sommer de se calmer, que c'était pas une cour de récréation ici, qu'ils devraient payer ou pire chaque ouvrage abîmé, bref, le baratin habituel. Rubens l'entendait bien mais il s'en foutait complètement. Megara venait de revenir en flèche pour l'agripper par le col. Elle aussi, elle parlait mais ça aussi ça lui passait au dessus. Elle était vraiment très proche de lui. Son oeil au beurre noir, les filles qu'ils ne pourra pas chopper à cause de ça... Elle le tenait par le col, il pouvait sentir d'ici l'odeur de son parfum, voir la pliure de son uniforme, la courbe de son visage énervé. Il suivit des yeux la ligne que formait sa main à son visage, s'arrêtant sur son menton, sa bouche, ses yeux, revenant à cette bouche.

Rubens se leva d'un bond, renversant sans le remarquer sa chaise au passage. Il agrippa le visage de Megara d'une main pour l'embrasser avec passion, tout à son désir. De l'autre, il balaya le bureau de ces vieux bouquins et, en lâchant à regret son beau visage, il la déposa sur le meuble. A peine avait-elle touché le bois qu'il reprenait ses embrassades.Alors t’en dis quoi ? Hein ? Il secoua la tête pour sortir de sa rêverie, revenir à la dure réalité où elle le tient par le col. Il s'était décidé à lui pourrir sa vie pour l'éloigner et ça marchait, elle pouvait pas le voir, elle le vexait à la vitesse de la lumière, c'était génial alors pourquoi c'était encore pire ? Que venait faire ici cette foutue tension qu'il ressentait ?! C'était dans sa tête, la tension, ou alors s'était parce qu'elle était proche de lui, ce parfum c'était la boîte aux souvenirs. Oui, elle, elle en avait rien à cirer de lui, elle était à mille lieux d'être dans le même état et pour preuve son air furieux. Il eut envie de se pincer alors que son regard déviait sur sa nuque.

T'abîme ma chemise, voilà ce que j'en dis, grogna t-il. Ouais, on va la jouer calme, j'arrête les comparaisons foireuses et toi, tu fous la paix aux bouquins. Ça me ferait mal de louper des occas' à cause de toi, enfin ça va, j'ai pas à me plaindre de ce côté là ! Mentit-il plus ou moins, il y avait bien eu des histoires d'une semaine ou deux mais ça avait été tellement insipide qu'il avait tendance à penser qu'il n'avait eu personne depuis Megara. Et toi, ce serait tellement dommage que tu te choppes des rides à force de froncer les sourcils.

Il se leva tout en tirant sur sa chemise pour l'obliger à le lâcher, attrapa dans la précipitation la pile de bouquin qu'il n'avait pas trié et se rendit d'un pas lourd dans les rayonnages. Caché, il put soupirer, se reprendre et entreprendre de ranger ces fichus livres. Il fallait désamorcer la bombe, faire quelque chose car à l'heure actuelle dès qu'ils allaient se recroiser elle allait l'égorger ! Sauf si je m'excuse... Il plia les genoux pour l'observer par dessus les livres. Comme si ça changerait quelque chose ! Toujours à l'affût, Rubens entreprit de peser les pours et les contres d'une bonne explication avec son ex. D'un côté cela lui permettrait de faire cette colle sans craindre de se manger un livre. D'un autre, il allait se prendre un coup dès qu'elle saura les raisons de leur rupture. Oui mais bon ça éviterait aussi qu'elle le vexe constamment. Mais lui envoyer des piques ça avait quelque chose d'addictif... Et il avait obtenu ce qu'il voulait : elle le détestait !.. Oui enfin bon si c'était pour revivre le coup de la chemise, la colère de Meg était plus un problème qu'autre chose. Allez... Oh ! S'il lui rendait un service, elle serait obligé de lui être reconnaissante et de ne plus l'embêter ! Adieu le lancé de livre pour la soirée ! et il n'aura même pas besoin de s'expliquer ! Satisfait, Rubens sortit sa baguette pour lancer un sort qui fit tomber quelques livres sur la tête de Megara.

Enfin ça aurait dû se passer comme ça. Rubens lança le sortilège mais ce fut une bonne trentaine de bouquin qui tombèrent sur la lionne. Le tout dans un vacarme mêlant le bruit des livres, le « CRAC » de la baguette de Rubens, jamais discrète quand il le fallait et les cris du bibliothécaire. Oh non ça devait pas être aussi violent ! La culpabilité grimpa en lui, s'infiltra, tenace, alors qu'il courait auprès d'elle. Meg ! Ca va ?! T'as rien ? Je... Elle est vivante ! Vous inquiétez pas je range ! Cria t-il au bibliothécaire pour ne pas qu'il les dérange. T'étais dégoûtée que j'ai moins de boulot que toi alors tu m'en as rajouté, hein ? Il était inquiet ça se voyait et sa blague, ou pique, il n'en savait rien, était une façon bien faible de le cacher.

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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Dim 27 Avr - 18:57

Spoiler:
 


Tout mais pas toi !
★ Rubens & Megara



Il était vrai que ça allait fort entre eux deux : c’était à qui vexerait ou blesserait le plus l’autre. Et dès que l’un marquait un point, l’autre redoublait d’ingéniosité pour égaliser. Autant dire qu’ils n’étaient pas sortis de l’auberge. Megara décida donc de faire pencher la balance dans son sens en utilisant son atout principal : sa force… et son impétuosité. Pas de bol, elle manqua Rubens et s’attira les foudres du bibliothécaire. Il ne pouvait pas se barrer celui-là non ? Les laisser régler leurs problèmes tranquillement ? Ou –plus intelligent encore- intervenir clairement pour les séparer ? Rester spectateur et rouspéter un peu quand les livres commençaient à voler était la réaction facile –et inutile- par excellence. Dans la famille pénible le bibliothécaire venait de marquer beaucoup de points…. Sauf que Meg pouvait difficilement lui jeter des livres à lui-aussi –dommage.

Ce n’empêcha cependant pas la demoiselle de débouler comme une furie pour venir s’en prendre directement à Rubens. Monsieur Biblio n’avait visiblement aucun problème à ce qu’ils se mettent sur la gueule en face à face tant que les livres n’étaient pas pris à parti. Ca arrangeait plutôt la demoiselle qui avait envie de régler ses comptes là tout de suite. Elle sentit un instant qu’elle avait perdu Cassidy, alors que ses yeux étaient dans le vague. Putain c’était bien lui ça ! Elle essayait d’avoir une conversation sérieuse pour lui énoncer les règles du jeu et lui ? LUI ? Il ne l’écoutait pas. Du foutage de gueule poussé à l’extrême. Cela ne donna que d’avantage envie à la brunette de mettre sa menace à exécution, mais s’armant de patience, elle attendit sagement qu’il réponde à sa question –même si dans la mesure où il n’avait pas écouté la question, la réponse risquait d’être un peu… à côté de la plaque. Ca ne changerait pas tellement de d’habitude cela dit.

Et ça ne manqua pas. Meg ne put retenir un roulement de yeux alors qu’il se plaignait que sa chemise soit froissée. Bien fait pour toi eut-elle envie de répondre, mais elle se retint, parce qu’il reprit la parole, et qu’il avait l’air presque disposé à coopérer. Lentement, la brunette déserra ses doigts, rendant sa liberté au pauvre bout de tissus, fronçant les sourcils d’un air méfiant. Elle avait bizarrement du mal à croire que Rubens saurait retenir ses commentaires moqueurs. C’était un peu une seconde nature chez lui. Elle pinça les lèvres, refusant de laisser voir sur son visage que l’idée d’un Rubens qui « n’avait pas trop à se plaindre de ce côté-là » c’était comme passer son petit cœur à la broyeuse à documents. Elle faillit répliquer qu’elle aussi se démerdait plutôt pas mal et qu’il lui avait rendu service en la larguant, mais renonça au dernier moment. Ca sonnait beaucoup trop comme la nana jalouse –ce qu’elle était, définitivement. Et puis c’était un gros mensonge, sa vie sentimentale étant particulièrement désastreuse quand elle n’était pas inexistante. Être encore amoureuse de son ex qui la détestait et qu’elle était censée détester ne l’aidait pas franchement à passer à autre chose.

Elle lui jeta un regard noir lorsqu’il lui balança le commentaire suivant. Et voilà, c’était plus fort que lui.

~ Comme si ça t’intéressait


Répliqua-t-elle, s’efforçant néanmoins de ne pas froncer ENCORE les sourcils. Et comme ça, il partit. Pas bien loin cela dit, il était toujours en retenue après tout. Il mettait juste en application leur accord : ignorons nous pour le bien de tous. Enfin « le bien », c’était vite dit. Plantée devant le bureau, Meg mit un certain temps à bouger elle aussi. Pourquoi était-elle encore plus frustrée maintenant qu’il avait agréé son plan d’entente cordiale ? Elle aurait dû être satisfaite. Elle avait obtenu ce qu’elle voulait, non ? Mais elle n’était pas du tout satisfaite. Et elle savait pourquoi : l’ignorance est de loin le pire des maux. Se faire insulter ? Pourquoi pas. Subir ses moqueries ? Habituel ! L’entendre remuer le couteau en parlant de leur relation comme s’il s’agissait d’une nuisance et fanfaronner sur ses nouvelles copines ? Difficile, mais… acceptable. Tout tant qu’elle avait encore du contact avec lui…. C’était malsain, presque masochiste comme approche, mais ça lui faisait tenir le coup. Être transparente, invisible à ses yeux, ça elle ne le supportait pas.

D’un pas lent, presque errant, elle se dirigea vers une étagère, songeant que si elle voulait un jour finir sa punition, il fallait déjà la commencer.
Frustrée, énervée, Meg frottait tellement bien l’étagère qu’elle était à deux doigts de faire un trou dans le bois.  Pour sûr, il n’y aurait plus un gramme de poussière après son passage, mais s’il n’y avait plus d’étagère non plus ça pouvait être un peu problématique. Elle se maudit au passage de ne pas maîtriser les sortilèges de nettoyage que sa mère utilisait pourtant régulièrement et qui lui seraient particulièrement utiles dans le cas présent. Mais non, son cerveau de Troll avait décidé de tout oublier. Et même si elle se souvenait du sort à lancer, avec sa nullité en sortilège, elle arriverait probablement à mettre encore plus de poussière … si c’était seulement possible.

Complètement absorbée par sa nouvelle tâche, elle ne parvint pourtant pas à s’ôter Rubens de la tête. Mais ses pensées, loin de patauger entre deux eaux, la colère et la peine, étaient plutôt orientées vers des stratagèmes pour rétablir le contact entre eux sans passer pour la nana accroc –même si, elle le réalisait plus que jamais, c’était totalement ce qu’elle était. Elle fronça les sourcils, songeant qu’il fallait vraiment qu’elle consulte ou se foute un coup de pied au derrière pour sortir de cette situation, mais le commentaire précédent du Gryffondor lui revint en tête, et elle se força à relâcher les traits de son visage. Elle allait vraiment finir par choper la ride du lion à ce rythme là….

Trop occupée à bousiller le bois de l’étagère et construire un plan du tonnerre, elle n’entendit pas le petit ramdam au dessus de sa tête annonçant que la météo ne serait pas clémente et prévoyait des tempêtes de livres au rayon Métamorphose. Elle ne réalisa que trop tard ce qui lui arrivait, impossible de lancer un sort de bouclier –qu’elle aurait de toute façon probablement loupé- ou de se décaler. La demoiselle eut tout juste le temps de rentrer sa tête dans ses épaules et de tenter de se la protéger avec les bras. Par réflexe, elle poussa un cri alors que la chute de livres s’abattit sur elle. Le poids des ouvrages accentué par la gravité fit céder ses jambes et elle se retrouva rapidement par terre, avec une nuée de bouquins sur elle. Elle fut soulagée de réaliser que globalement, elle avait l’air d’aller plutôt bien, bien qu’elle commençait déjà à sentir les hématomes se formaient deci delà. Super, l’œil de Rubens avait été épargné, mais son corps tout entier en revanche venait d’être repeinturlurer en vert, jaune, mauve, et autres couleurs d’echymoses. Elle ne les verrait apparaitre que demain, mais elle se doutait déjà que ça ne serait pas joli joli. Elle s’était aussi méchamment cogner l’épaule dans la chute. Elle se redressa malgré tout, s’extirpant des livres en grimaçant.

Elle ne put retenir un air de surprise en se retrouvant nez à nez avec Rubens. Comment avait-il réagi aussi vite ? Et surtout…. N’était-il pas censé l’ignorer en théorie ? La demoiselle ferma les yeux un moment, plissant le front en sentant qu’elle s’était quand même pris un pavé sur la tronche. Bon sang ! Et après on s’étonnait qu’elle ne soit pas un rat de bibliothèque ?
Un peu déstabilisé par l’accident, elle ne put retenir un petit sourire à la blague de Rubens. En temps normal, elle l’aurait parfaitement snober, et il aurait même eu droit à un regard de travers. Mais là, trop désorientée, elle en « oubliait » presque de tenir son rôle. Elle ne mit pas bien longtemps cependant à se rappeler qu’elle n’était pas censée glousser comme une midinette à ses plaisanteries. Plaquant sa paume sur son front, elle le dévisagea longuement, songeant qu’elle pourrait toujours utiliser le « choc » comme excuse pour le regarder. Il avait l’air inquiet. Sincèrement inquiet. C’était ce genre d’air sur son visage –toujours diablement expressif- qui la faisait douter, flancher. Pouvait-on haïr quelqu’un et s’inquiéter pour lui ? Pas à son sens…

~ C’est malin…


Grogna-t-elle, balayant les livres de la main pour libérer ses jambes et son ventre. Elle hésita à s’inspecter pour vérifier si elle allait avoir des traces un peu partout… mais à moins de se déshabiller en plein milieu de la bibliothèque, ça semblait compris. Elle souleva son t-shirt, jetant un œil rapide à son ventre, puis à ses bras. Pour le moment, elle avait mal un peu partout, donc inutile d’essayer de localiser les impacts.

~ Maintenant c’est moi qui ne vais pas pouvoir choper !


Ajouta-t-elle dans un rire jaune. Ah, les gens qui ne l’aimaient pas allaient beaucoup rire le lendemain. Meg était connue pour être une castagneuse, quand ils la verraient avec des bleus un peu partout, nul doute qu’ils s’imagineraient tous qu’elle s’était faite refaire le portrait. Les paris iraient probablement bon train sur « Qui a réussi à casser la gueule de Hendrickson ? ». La brunette avait généralement pas mal d’autodérision, mais ça marchait tout de même mieux quand elle ne ressemblait pas à un patchwork de couleur. Ca sentait les t-shirts à manches longues et les pantalons à plein nez !

~ Putain ! Qui aurait cru qu’une bibliothèque pouvait être dangereuse ?


Ajouta-t-elle en secouant un peu la tête. Dans ces moments là, elle oubliait presque que Rubens et elle n’étaient plus en couple, ni même amis. Elle s’adressait à lui comme elle le faisait par le passé, ou aujourd’hui avec son groupe d’amis. Elle était détendue, même si elle venait de se manger des encyclopédies sur le coin de la figure.
Et surtout, elle était à des années lumière de s’imaginer que le coupable de cette petite blague n’était autre que celui qui se tenait à côté d’elle, inquiet. Avec la confusion de l’accident, elle n’avait pas identifié le bruit de baguette magique pourtant caractéristique. Elle était encore un peu sonnée par l’attaque des livres –ça sonnait comme un très mauvais film d’horreur. Nul doute qu’en y réfléchissant à tête reposée, elle arriverait peut être à retracer les évènements… Pour le moment, non. Elle leva tout de même le nez vers le haut de l’étagère d’où les livres s’étaient suicidaient. Avait-elle frotté tellement fort qu’elle avait ébranlé le meuble ? Elle s’en serait rendue compte tout de même… non ? A moins que Rubens n’ait raison. Peut être n’était-elle qu’une brute dégénérée issue d’une famille affiliée au Troll…

Cette dernière pensée la ramena à la réalité. Elle n’était pas censée faire du copinage avec Rubens… C’était une très mauvaise idée. Elle ne comprenait même pas ce qu’il fichait là, à la dévisager avec ses yeux soucieux.

~ Hey ! N’utilise pas mes propres emmerdes pour échapper à ton boulot Cassidy !


Voilà. C’était sans doute ça. Une bonne excuse pour ne pas continuer son rangement rébarbatif. Rien de plus, inutile de se faire des films...




To be continued ...






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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Mer 7 Mai - 0:16


 ◈ Megara & Rubens ◈
Déjà être ici ça craint
mais alors là c'est royal !







E
lle lui sourit et il se sentit rayonner. Elle allait bien. Elle allait bien ! Il esquissa un sourire maladroit, étrange, où se mêlait l'inquiétude, la culpabilité et la joie. Elle avait même paru s'amuser de sa blague. Tout gêné de ce petit instant de complicité, Rubens se passa la main sur la nuque, prêt à sortir n'importe quelle blague foireuse pour briser le moment magique mais elle passa sa main sur son front et il fut de nouveau prit par l'inquiétude. Mal de crâne ? Commotion ? Elle n'allait peut-être pas si bien que ça finalement... Il chercha du regard le bibliothécaire avant de se raviser, faudrait qu'elle aille à l'infirmerie quand même mais... Il lui sourit alors qu'elle l'inspectait, silencieuse et il se dit qu'il allait attendre encore un peu avant de l'envoyer à l'unité de soin intensif. Un tout petit peu, pas longtemps. Meg se mit à s'inspecter, commençant par soulever son tee-shirt et il crut qu'il allait défaillir. Oh putain. Rubens se retourna d'un coup, plongeant presque littéralement dans les livres qu'il se mit trier frénétiquement. S'il continuait sur cette lancée, en dix minutes il avait bouclé sa colle. Mais elle ne va pas se désaper ici quand même ?! Son imagination jamais en panne lui rappela d'agréables souvenirs au point qu'il se pinça le poignet, étouffant un "aïe" silencieux. Okay je le connais son corps mais, heu, ça va, c'est pas la peine d'être aussi... enfin... Elle n'avait donc plus du tout de considération pour lui ? Tranquille, elle soulevait son tee-shirt, p'têt même qu'elle l'avait enlevé et était en train de compter le nombre de bleu qu'elle avait. Elle n'était plus pudique, plus impressionnée, plus... plus rien du tout. Il était entré dans la friend zone. Rubens releva la tête à s'en faire mal au cou. Il était entré dans la friend zone ? Après tout ses efforts, elle était tellement passé à autre chose qu'il était devenu un bon copain ? Elle ne voulait ni l'aimer, ni le tuer, il n'était plus rien du tout ? Invisible man ? C'était comme prendre une douche froide, puis se faire écraser par un camion et enfin être ratatiné par un rocher.

Sa phrase fut un coup de couteau. Il se releva, rangea en vrac les piles de livres qu'il avait pu faire et se retourna, moins fier qu'il y a deux minutes et encore un peu inquiet pour sa santé. Elle continua de blaguer et ça le fit sourire, mais jaune, elle était même complice avec lui... Un pote, je ne suis rien qu'un pote. Un pote même pas assez attirant pour qu'elle me demande de me retourner. Enfin, si elle ne peut plus chopper à cause de sa connerie ça voulait dire qu'elle n'avait personne en ce moment... Bah ! Qu'est-ce que ça changerait ? C'était pas comme si elle allait le regarder ! Tu le voulais, tu l'as eu, lui souffla sa détestable conscience. Voilà. Il avait réussi à obtenir ce qu'il voulait : elle était passée à autre chose. Il aurait dû sauter de joie mais il avait trop le sentiment d'avoir avalé une pierre pour sautiller.

Elle fut de nouveau agressive et il frissonna, ouais, bouge toi mon gars. Silencieux, il se mit à obéir comme un pantin, rangeant tout ces livres qu'il avait fait tomber. Allez bordel, dis quelque chose, n'importe quoi mais parle. Il avait le sentiment d'être invisible, de ne plus compter et la pierre sur son coeur pesait de plus en plus lourd alors que sa respiration devenait difficile. Rien qu'un pote. Un ex. Rangé au placard le Rubens. Il l'avait voulu, il l'avait obtenu mais Merlin que c'était difficile. Il avait fait une connerie. Une belle connerie en la larguant, enfin même si techniquement... c'était lui, tout était de sa faute et il avait fait une bêtise monumentale. Il l'aimait encore. Il était au même stade qu'il y a deux ans, quand il l'avait rencontré, quand il l'avait vraiment vu. La haine. Il n'avait pas évolué d'un iota, il s'était contenté de l'aimer de plus en plus, de laisser ses sentiments prendre toute la place dans sa vie et après la rupture, il les avait laissé grandir. L'engueuler n'avait fait que souligner sa délicieuse colère. Il adorait la voir s'énerver, cette rage dans les yeux, ces mots mordants. Il se vexait, souffrait, mais il y avait un lien entre eux. Un putain de lien qui disait, "hey si tu veux revenir Ben, je serais là". Un putain de lien et il avait été assez con pour la laisser le couper ! C'était terminé, finit, archivé. Rubens avait l'impression de rompre une nouvelle fois mais cette fois c'était lui qui se faisait plaquer.

Il était trop tard pour regretter, alors que faire maintenant ? S'il continuait à être aussi silencieux elle allait comprendre que quelque chose clochait. S'il cessait d'un coup les piques, méchancetés, elle allait s'interroger. Il avait envie qu'elle s'inquiète, qu'elle se demande pourquoi il l'ignorait et en même temps il ne voulait pas du silence. Même si ça ne voulait plus rien dire, même si c'était ridicule, il avait envie qu'elle continue à se moquer de lui, il voulait faire encore un peu partit de sa vie, même si c'était dans le rôle de l'ex relou. Peut-être qu'il arrivera à s'éloigner, à mettre une distance entre eux mais pas maintenant. Pas tout de suite, ça ferait beaucoup d'un coup.

Mais je bosse, moi. Regarde c'est tout beau ! Comme si rien ne s'était passé ! Dit-il en écartant les bras pour lui montrer, tel un fier vendeur, les livres pas du tout classé et pas forcément à l'endroit. Allez ! Je vais ranger les retours et ensuite dodo ! Il partit mains dans les poches, dans une nonchalance surjouée, j'espère qu'il y a un lit de camps car toi, t'es pas prête de finir ! Fais gaffe à pas frotter trop fort !


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MessageSujet: Re: Tout mais pas toi [Terminé]   Dim 11 Mai - 12:36


Tout mais pas toi !
★ Rubens & Megara



Devant le silence de Rubens, Megara se sentait parfaitement impuissante. Elle détestait ce silence, détestait ne pas savoir ce qui se passait dans sa tête. Au moins, lorsqu’il lui crachait des vacheries à la figure, elle savait plus ou moins ce qu’il avait à l’esprit. Là, c’était le néant. Et si la brunette était généralement plutôt douée pour cerner les gens, réussir à lire dans les pensées de son ex –et accessoirement du mec qu’elle aimait toujours- c’était une autre paire de manche.

Alors elle parlait, déblatérait, balançait des conneries dans l’espoir de combler le silence et de se changer les idées. Lorsque finalement elle lui fit remarquer qu’il ferait mieux de bosser plutôt que de rester planté là, elle fut surprise de le voir s’exécuter sans lui lâcher une petite crasse au passage. C’était plus que perturbant à ce stade. Mais elle venait quasiment de lui ordonner de bosser, elle n’allait pas revenir sur ses paroles.

Et lorsque finalement il reprit la parole, son cœur se serra un peu. Toujours pas de moqueries. Pourquoi ne se moquait-il pas d’elle ? Au moins, lorsqu’il s’acharnait sur sa personne, la vexant parfois, la blessant souvent, elle sentait qu’il lui portait de l’attention. Pas celle qu’elle aurait souhaité, c’était vrai, mais c’était mieux que rien. Maintenant, il semblait ne même plus vouloir se donner la peine de la charrier. Meg tourna la tête, pinçant les lèvres, ne souhaitant pas lui montrer à quel point elle était perturbée et déconfite.

Elle ravala son malaise, enfilant son masque d’indifférence, se tournant à nouveau vers lui, un sourire insolent sur les lèvres.

~  Mêle toi de ton pieux Cassidy, et laisse moi gérer celui dans lequel je dormirai cette nuit


Elle y avait mis ce qu’elle pouvait, mais il y avait certainement moins de mordant que d’habitude. Elle n’avait pas vraiment le cœur à ça, et elle avait encore un peu mal à la tête et…. Partout en fait. Il aurait mieux valu qu’elle aille faire un tour chez Cédric, mais en bonne tête brûlée qu’elle était, la lionne préférait éviter l’infirmerie. Elle n’y allait qu’en dernier recours.

Elle soupira, se redressant avec des gestes prudents. A première vue, elle n’avait que des bleus. Beaucoup de bleus, mais rien de grave, ni de permanent. C’était juste dommage que l’incident ait eu lieu alors que le beau temps revenait… les débardeurs et les shorts, ça ne serait pas pour elle tout de suite, au risque de se manger les moqueries de ses détracteurs. A travers les rayons de livre, elle suivit des yeux Rubens. Il avait effectivement presque fini sa tâche. La brunette eut, l’espace d’un instant, l’idée de renverser une étagère pour lui redonner un peu de travail… mais quel bien cela ferait-il ? Certes, elle ne serait pas toute seule dans la bibliothèque, mais à quoi bon être avec lui s’il l’ignorait superbement ? Ca ne ferait que la faire souffrir d’avantage. Il n’y avait rien de pire que de se sentir seule lorsque l’on est entourée. Définitivement, Megara préférait être véritablement seule. Elle renonça à son idée saugrenue, attrapant le chiffon avec toute la lassitude du monde.

S’il était vrai qu’elle ne voulait pas retenir Rubens contre son gré, elle n’avait pas non plus franchement envie de rester là comme une pauvre ère. Megara détestait la solitude, essentiellement parce qu’elle n’y était pas habituée, et c’était aussi valable pendant les retenus. Dommage que Loki ne soit pas là pour égayer sa punition, le jeune homme avait toujours l’art et la manière de la divertir avec ses airs de grand méchant loup… Un peu comme Rubens à l’époque.

Soupirant, la lionne finit par poser son chiffon sur l’étagère et se diriger vers le bibliothécaire qui était resté là pour surveiller que le travail était bien fait. Prenant son air de chien battu le plus convaincant possible, elle se planta devant lui, une main collée sur son front, l’autre crampée sur son ventre.

~  Monsieur… je suis désolée de me défiler de la sorte, mais j’aimerais bien passer à l’infirmerie pour m’assurer que je n’ai pas de séquelle


Elle avait presque honte d’utiliser la santé pour se sortir de ce mauvais pas mais… n’était-ce pas ce que quelqu’un de raisonnable ferait à sa place ? Certes, Megara n’était pas une fille raisonnable, mais il n’était pas obligé de le savoir. Elle prit l’air hébété le plus crédible possible, jouant de ses yeux ambrés sur l’adulte. Ce dernier ne semblait pas franchement attendri par son état, mais il devait aussi se dire que s’il lui arrivait malheur dans sa bibliothèque, c’était sur sa tronche que ça allait retomber.

Entendu, vous pouvez y aller


Concéda-t-il, l’invitant à partir d’un geste vague de la main. Meg dut retenir son sourire de victoire, et se força à maintenir le masque de la grande malade encore quelques minutes.

 Mademoiselle Hendrickson


L’appela-t-il, la stoppant dans son départ. Elle se retourna, l’air toujours passablement souffrant.

Je veux vous voir demain matin, ici, aux aurores. Ce n’est pas parce qu’une pile de livres vous a assommée que vous êtes exemptée de finir votre travail


Ben voyons. Le contraire l’aurait étonnée. La lionne hocha cependant la tête, n’ayant pas le courage de le contredire. Techniquement, travailler ici toute seule de bon matin la dérangeait moins que de le faire en pleine nuit. Après une bonne nuit de sommeil, elle serait probablement de nouveau d’attaque, tandis que là, elle avait encore le cœur qui palpitait de sa proximité avec Rubens, impossible de se concentrer. En partant, elle jeta un dernier regard à son ex petit ami. Finalement, elle partait avant lui, même si elle ne doutait pas qu’il ne tarderait pas à suivre. Elle resta quelques secondes à l’observer s’affairer à gauche et à droite, se demandant ce que leur réservait leur avenir. Allait-il continuer à l’ignorer avec obstination ?

Chassant cette idée maussade de sa tête, elle se dirigea vers la salle commune, visant son lit sans passer par la case infirmerie. Et tant pis si le bibliothécaire vérifiait avec Cédric le lendemain.




This is the end ...

Hold your breath and count to ten






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Tout mais pas toi [Terminé]

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