Gryffondor
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Serdaigle
Directeur : Garett Hope
Nombre d'élèves : 9
Points collectés : 380
Poufsouffle
Directrice : Evannah Addams
Nombre d'élèves : 11
Points collectés : 1410
Serpentard
Directrice : Vesper Leigh
Nombre d'élèves : 8
Points collectés : 774
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 EVENT#4 - De mots et de sang

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MessageSujet: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 23 Mar - 0:12

Event#4 - De mots et de sang


ADULTES
Le professeur McGonagall vous a annoncé la nouvelle en début de soirée : Robert Hilliard a prévu de se rendre à Poudlard afin de redresser, selon ses propres termes, cette situation de crise, et arrivera le soir même au sein de la noble Poudlard. Accompagné d'un groupe d'Aurors, le rigide bras droit de Kingsley Shackelbot va donc s'immiscer dans le fonctionnement de l'école de magie. Une nouvelle plus ou moins bien accueillie par le corps professoral car la plupart ont connu les déboires qui ont suivi la dernière intervention du ministère à Poudlard, en la personne de la tristement célèbre Dolores Ombrage. Et autant dire que personne ne tient à revivre cela.

Vous n'aurez cependant pas le choix. En effet, tandis que les élèves sont reconduis par leurs préfets vers leurs différentes salle commune et gardés au secret de cette arrivée, vous, professeurs et sorciers convoqués pour l'occasion vous retrouvez désormais réunis dans la grande salle d'étude du 3e étage pour une réunion de grande envergure dans laquelle vous devrez faire preuve d'autant de patience que d'astuce afin garder un tant soit peu de contrôle sur cette école qui est également votre foyer et afin de découvrir si possible, une piste pouvant vous conduire à ce mystérieux agresseur.






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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 23 Mar - 1:33

Event#4 - De mots et de sang


Vitali Gracchus Oulianov
L'orage était tombé, les portes avaient été scellé, les mains qui tenaient les baguettes étaient moites et fébriles, les yeux s'affolaient, rodaient, ou fixaient le sol, ne voulant pas voir l'épais nuage gris qui stationnait et lançait des éclairs au dessus de leurs têtes. La Grande Salle avait rarement été aussi calme, quelques groupes d'élèves parlaient par-ci par-là, mais aucun éclat de rire, aucune bousculade intempestive, et cela inquiétait grandement le professeur de Duel. Son regard d’ébène n'avait pas lâché des yeux le ciel magique du réfectoire, attendant un changement de temps inattendu qui pourrait être un bon présage, mais rien ne se fit. La douleur dans sa jambe était plus présente que jamais, il pouvait sentir ses os le brûler, le sorcier avait littéralement l'impression de brûler de l’intérieur.
Depuis l'agression de ce pauvre élève de Poufsouffle, qu'il avait par souvent croisé dans les couloirs et qui lui avait semblé fort sympathique, Vitali n'arrivait pas à maintenir son humeur guillerette qu'il arborait habituellement, il c'était assombris, des poils drus et blanc avaient poussé sur ses joues qu'il ne prenait plus vraiment peine à raser. Son costume, toujours impeccable et sans un pli, paraissait pourtant légèrement trop grand, et quiconque le connaissait bien, aurait pu remarquer sa fulgurante perte de poids. Ses collègues l'avaient interrogés sur le sujet, car cette métamorphose ne datait pas d'hier, elle avait commencé progressivement depuis l'agression de Charlie McCarthy, de moins en moins groumant, de plus en plus fatigué. Mais les récents événements, semblaient avoir vieillit le professeur et lui donnait facilement une dizaine d'année de plus en quelques jours.
L'image de ces mots, écrit en lettres écarlates sur le mur ne voulait pas disparaître de son esprit, le sens de ces mots le brisait. Le sorcier russe avait toujours voulut se montrer comme un exemple solide, en qui on pouvait avoir confiance, surtout auprès des élèves, et il s'en voulait de son propre état. Mais personne ne pouvait vraiment comprendre ce qu'il endurait, du moins presque personne...

Tendis que les élèves rejoignaient leurs salles communes sans préavis, la Directrice invita les professeurs présents au souper à la rejoindre. Tous montèrent les marches, les uns à côté des autres, les uns avec les autres. Au côté du professeur se tenait Alan Davis, un collègue, un ami presque et surtout une personne qui avait certainement autant souffert des affres de la guère que lui. Vitali posa sa main libre sur le bras du sorcier le retenant à l'écart un cours instant. Stoppant net sa progression et s'appuyant avec force sur sa canne, ce qui lui donna un peu l'allure de la Tour de Pise.

« - Mon ami, n'oubliiez pas de rrrester prroche de vos amiis. Surrtout ce soirr, le temps semble ne pas vouloiirr s'adoucirrr. »

Et sans un mot de plus, le professeur de Duel continua sa marche, montant les escaliers, et laissant en suspend cette phrase étrange qui brûlait pourtant ses lèvres depuis quelques joues. Vitali appréciait Alan, il voyait ses efforts et son investissement, mais il le trouvait jeune et parfois il se demandait si ce n'était pas un gâchis de s'enfermer dans l'enseignement si tôt alors que lui aussi avait tant de choses à vivre à l’extérieur de Poudlard. Et c'était pourquoi il tenait à lui dire cela, il n'était plus temps pour lui vieux sorcier russe qui semblait se flétrir sur place d'avoir espoir en un avenir plus doux, il n'était là que pour faire un passage aux générations futur, mais Alan avait encore de belles choses à vivre malgré son passé douloureux, et il était certainement bon de lui rappeler qu'en ces temps de troubles il n'était pas seul. Ils n'étaient pas seuls, les uns et les autres.
Arrivant au niveau de la grande salle d'étude, Vitali entra, évitant soigneusement de croiser le regard inquiet et réprobateur de Tallula O'Carroll qui se tenait à distance, bien loin des autres professeurs présent. Voyant une place de libre aux côtés de Léopold, le duelliste allât s'y asseoir avec pesanteur, le bruit de sa canne l'emmenant vers sa chaise ayant raisonné dans toute la salle.

Minerva prit la parole et toute l'assemblée sembla retenir son souffle, Vitali n'avait pas connu la grande inquisition de Poudlard, il ne pouvait comprendre cette frayeur soudaine de l'équipe éducative lui qui pensait justement qu'ils avaient besoin d'aide. Ne voulant couper la parole à la directrice, le professeur leva cependant une main impérieuse une fois qu'elle eut terminé son discours et se leva, légèrement tanguant sur sa canne avant de s'adresser à la cantonade à tous ses collègues.

« - Je vous voiis en ce jourr tous meurrtrriis, et je le suiis moi même. Mais pourrquoi tant rredouter une aide extérrrieur. Iil faut penser à la securrité des élèves avant tout, ne crroyez-vous pas ? »

Cherchant le soutiens de ses collègues dans leurs regards, Vitali tournât légèrement sur lui même avant de se rasseoir, une nouvelle fatigue l’asseyant. Il lutterait si il le fallait, jusqu'à la dernière goutte de son sang pour ses élèves, mais il savait aussi pertinemment qu'il ne pourrait rien faire dans cette état, rien faire sans un peu d'aide, et peu importe d'où elle venait.






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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 23 Mar - 19:17

Event#4 - De mots et de sang


   
Ses mains plaqué sur ses genoux, Alec fixait le contenu de son assiette comme si quelque chose allait en sortir. Une réponse peut être à ce qui se passait en ce moment à Poudlard ou bien dans sa vie. Au fur et mesure ses nuits étaient plus courtes et cerise sur le gâteau une nouvelle agression avait été faites, une nouvelle menace peinte sur le mur. Il n'était cependant pas le seul affecté par les évènements, vu l'état de Vitali il ne devait pas vraiment bien vivre le présent.

L'ambiance de la grande salle avait radicalement changé, plus de rires, plus de grande discussion ce n'était que murmure entre les élèves. C'était encore plus plombant pour le moral. La directrice à la fin du repas congédia les maisons à rejoindre leur dortoir sans aucune exception. Petit à petit la salle se vida, ne laissant plus que le corps professorale. McGonagall indiqua à ses collègues de la suivre pour une réunion d'urgence.  Alec pensait que c'était une perte de temps de vouloir discuter à une solution, encore plus si maintenant il y avait des pigeons dans l'établissement.

Le professeur de runes prit place loin de Léopold à côté de Heath. Même si ils ne partageaient pas tous les deux la même opinion sur la même personne. Bien que Alec avait croisé Anarchy l'autre jour et que celui ci ne l'avait pas laissé mourir, sa position n'avait pour autant pas changé.

Vitali se leva de son siège pour parler le premier après le discours de la directrice. Alec n'avait pas non plus vécu Dolorès mais il en avait entendu parler, et pas que en bien. Il comprenait parfaitement ce que ses collègues appréhendaient.

- Une aide extérieure ? Et à qui ? Aux Aurors ? Dès que le vent tourne ils tournent avec...De toute façon on ne peut faire confiance à personne, ça fait la deuxième fois qu'une agression a lieu. Si ça se trouve c'est le même que pour McCarthy ou bien un autre...On ne sait pas qui c'est ! C'est même peut être l'un d'entre nous dans cette salle après tout





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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 23 Mar - 20:02


Des Mots et du Sang

Team Violet -22 Mars

The Ride of the Valkyries (Royal Philharmonic Orchestra) by Wagner, Richard on Grooveshark


Heath venait de terminer de dîner sur l'annonce de la Directrice qui convoquait tous les professeurs à se rendre en salle d'étude au troisième étage pour une annonce fondamentale quant à la terrible agression qui avait eu lieu sur la personne de Guillem Von Hammerschmidt. Guillem était un garçon de Poufsouffle qui n'était pas son élève mais qu'il connaissait comme le cousin d'Alina et Titania. Il imaginait le choc pour la jeune femme qui avait déjà subi la perte récente de sa soeur jumelle, même si elle ne semblait pas excessivement proche de son cousin. Heath était proche de l’anéantissement. Ses doutes étaient pourtant clair : le responsable de tout cela ne pouvait être que Thornquill.

Depuis leur altercation le mois dernier au sujet d'Eugenia Bogart, la méfiance du professeur envers le jeune arrogant était passé à la suspicion. Il avait assez de malfaisance en lui pour orchestrer ce genre de violence. Il était fourbe et perfide, agissant toujours en sous-marin avec une discrétion mielleuse qui réussissait sans doute à en berner plus d'un, mais pas Heath. Leur dispute où il avait été rendu à sérieusement bousculer l'élève, avait ouvert les yeux au professeur sur la nature de son étudiant et il se montrait d'autant plus méfiant à son égard. De toute façon, cette discussion, il l'avait déjà eu avec Alec qui vint d'ailleurs le rejoindre dans la salle de réunion et s'assit à sa gauche alors qu'il se tenait lui même à côté de sa soeur du Nord, Zabeth.

Saddler, Lake, Thornquill et Selwyn étaient les noms qui revenaient sans cesse comme suspects, mais pour Heath Selwyn était déjà hors compétition. Saddler, il éprouvait toujours le même ressenti pour lui mais son intuition se dirigeait vers l'insupportable bouclé à la tête de chien battu. Seul un esprit aussi tordu que celui d'un élève capable d'aller presque jusqu'au chantage avec un professeur, en utilisant un tableau pour espionner leur entrevue, était parfaitement à même d'agresser un allié de sang pour semer le doute. Et puis, vu l'histoire de sa famille, de ses parents, et son esprit de vengeance, aucune hésitation n'était possible pour Heath.

Lorsque le discours de la directrice commença dans la salle où les professeurs étaient tous arrivés, Heath se montra attentif, sans néanmoins perde de vue son idée de base. L'annonce fut aussi percutante qu'une droite en pleine mâchoire : Heath n'avait rien vu venir. Lui qui connaissait par ses parents, les dommages de cette délation propre à un ordre tyrannique et des funestes dégâts qu'elle pouvait provoque, il fut tout de suite outré par l'arrivée d'un grand inquisiteur qui viendrait mettre le bordel dans les affaires internes du château. Ils n'avaient pas besoin de ça ! Ils avaient justement besoin de se sortir un peu les doigts du cul et de chercher par eux même le ou les coupables, et les punir ! C'est comme ça que ça aurait fonctionné à Durmstrang !

Déjà, les réactions fusaient parmi les professeurs de Poudlard. D'abord, le vieux russe Oulianov se leva et prit la parole, canne en main, pour annoncer son soutien envers cette manoeuvre du ministère. Puis Heath sentit frémir Alec à côté de lui et bondir à son tour pour mettre comme lui, l'accent sur le manque d'action et l'importance de ce que l'équipe enseignante avait sous les yeux. Il ajouta même cyniquement que le coupable de tout cela était peut être dans cette pièce. N'en tenant plus, Heath se mit debout à son tour, et s'exprima en tâchant de rester calme malgré l'indignation qu'il ressentait activement.

"Je soutiens Hudson, je ne suis pas que que nous nécessitions une aide du ministère, si prompt, dois-je vous le rappeler -ce n'est d'ailleurs pas si vieux- à épouser les idées de l'un ou l'autre camps en fonction de ses prérogatives. Par le passé, Poudlard a été l'un de ses seuls refuses des élèves face aux abjectes conspirations du Lord Noir. C'est grâce au courage et à la vaillance des professeurs inflexibles -dont Minerva bien sur ici présente- que le château a tenu malgré les assauts. Une guerre s'est déroulée ici, je vous le rappelle aussi car vous semblez avoir bien vite oublié. La guerre est de retour à présent, et elle commence déjà en créant la discorde parmi nous. Il faut nous allier, il nous faut faire front pour repousser cette menace en cherchant par nous même le coupable ! Si vous demandiez ici, maintenant, à chacun des enseignants, de désigner ses suspects, sans doute seriez-vous surprise du résultats, Madame la Directrice. En tous les cas, je refuse de me soumettre à la toute puissance du ministère quand je sais la destruction et la ruine qu'il a déjà pu engendrer. Il faudra me passer sur le corps !"


© Yuki Shuhime


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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 23 Mar - 21:39

Event#4 - De mots et de sang


Garreth Hope
Comme tous les autres professeurs, Garreth avait gagné le troisième étage et sa salle d'études. Il gardait le silence, et considérait la menace qui pesait sur la tête de chacun avec un sentiment de déjà-vu qui avait un goût amer de sable grinçant entre ses dents.
Déjà très affecté par l'attaque donc avait été victime une de ses élèves, Charlie McCarthy, voilà qu'un nouvel élève avait été attaqué. Tout le monde était sur le qui-vive. Les plus séreins du corps professoral se crispait au moindre bruit dans l'enceinte de ce château qui perdait petit à petit son côté rassurant et synonyme de sécurité.

Hope regarda Vitali prendre Davis à part un instant sans dire mot. Il continua à grimper les marches. Tout le monde avait le droit d'être inquiet. Pour sa part, il chercha Becky du regard, la vit un peu plus haut devant lui, mais n'osa pas monter jusqu'à elle au souvenir de leur dernière entrevue.

En entrant dans la salle d'étude, il alla s'asseoir à côté d'Emmett, avec lequel il s'était toujours bien entendu, même si dans la situation présente, s'asseoir à côté d'une personne qu'il n'apprécierait guère n'aurait rien changé. Ils étaient tous concernés.

Il écouta Vitali, Alec et Heath – qu'il ne vit qu'en dernier – et poussa un profond soupir qui attira quelque peu l'attention. Peut-être avait-il soupiré plus fort qu'il ne l'aurait dû. Maintenant que les regards s'étaient tournés vers lui, il déclara en tendant une main devant lui comme si elle venait appuyer la véracité de ses propos :

« Heath a raison. Une menace qui vient de l'intérieur ne peut être éradiquer que de l'intérieur. Et je crois que notre équipe, » il désigna l'assemblée d'un geste circulaire de la main, « si on peut appeler ça une équipe, est assez compétente comme ça. Mr. Hilliard n'ira pas plus loin que nous avons déjà été. C'est à nous de résoudre ce problème. »

Il se leva, profitant d'avoir l'attention de l'assemblée ainsi que celle de la directrice pour ajouter, de plus en plus à l'aise dans ses propos :

« Nous ne sommes peut-être pas les meilleurs pour cette chasse, mais nous avons les moyens de faire quelque chose. Que les Aurors pleuvent dans Poudlard, cela n'y changera rien. J'aimerai sur ce citer un de mes illustres prédécesseurs : ʺC'est de la force des convictions que dépend la réussite, pas du nombre de partisans. ʺ »

Et il se tut, se rasseyant dans la même occasion.






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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Lun 24 Mar - 0:32

Event#4 - De mots et de sang


Emmett Thornquill
Oh, misère !

Emmett Thornquill vivait un véritable cauchemar.
Après toute une vie de craintes et de fuite, il pensait avoir enfin trouvé la paix à Poudlard, où il pouvait consacrer son érudition à l'éducation des futures générations sans s'inquiéter d'être persécuté par ses semblables. Mais il avait fallu que le sombre passé du monde des sorciers les rattrapent, une fois encore, brisant tous ses espoirs de vie paisible.

Le professeur d'Astronomie se trouvait dans sa tour, après son dernier cours de la journée, lorsqu'un hibou de Minerva était venu le prier de laisser tomber toute affaire en cours pour rejoindre l'équipe professorale et les élèves dans la Grande Salle. Le ton du message était sans appel et, bon gré mal gré, Emmett s'était forcé à rompre encore une fois son isolement.
L'enfer s'était ouvert sous ses pieds à l'annonce de la nouvelle. Une nouvelle attaque d'un partisan Mangemort, une réapparition de la Marque des Ténèbres, Guillem Von Hammerschmidt mutilé. Le pauvre Guillem ! Un jeune poufsouffle peu doué en Astronomie mais tellement désireux de corriger ses lacunes, et à qui Hemmett avait consacré beaucoup de temps dans des leçons particulières !
Suite à cette nouvelle, le bien peu courageux Thornquill avait passé le repas à lutter contre l'envie de partir se barricader dans sa tour, n'avalant pas une seule bouchée de son assiette.

Le repas terminé et les élèves ayant regagné leurs salles communes respectives, toute l'équipe professorale suivit la directrice jusque dans la grande salle d'étude du troisième étage. Emmett était blême, et avançait à contrecœur les yeux rivés au sol, traînant des pieds.
Il se retrouva assez rapidement dernier de la procession et, avant d'entrer en salle d'étude, prit un dernier temps pour s'adosser au mur et calmer les palpitations de son cœur, une main posée crispée dessus. Il étouffait, se sentait oppressé, déboutonna son col de chemise mais demeurait aussi essoufflé que s'il avait couru un marathon. D'une main tremblante il sortit un flacon de calmants qu'il n'avait plus employé depuis des mois, et en tira deux gélules qu'il avala aussi sec.
Enfin il s'engouffra dans la salle d'étude et ferma la porte derrière lui. Tous ses collègues n'étaient pas encore installés. Il s'empressa de se trouver un siège assez en retrait des principaux collègues dont il redoutait le jugement, Alan notamment, et fut rapidement rejoint par Garreth Hope, dont la présence confiante lui apporta un apaisement presque négligeable, mais un apaisement tout de même.
Mais il n'était pas au bout de ses peines.

L'annonce de la directrice eut un double effet sur Emmett.
D'abord le professionnel en lui, l'ami de Minerva McGonagall, prit la nouvelle avec méfiance. Il ne savait que trop bien comme sa tendre amie avait souffert des ingérences du Ministère à Poudlard en 1995, et la perspective de leur école contrôlée d'une main de fer par Robert Hilliard et ses aurors ne l'enchantait guère.
Mais le lâche en lui, celui qui était en train de prendre le contrôle de sa rationalité et contre lequel il luttait, applaudissait des deux mains. Pour lui, confier cette horrible affaire aux personnes compétentes était l'occasion de se décharger d'un poids et d'une responsabilité déplaisante, de dormir tranquille.

Bien sûr les réactions de ses collègues ne se firent pas attendre. Comme on pouvait s'y attendre Vitali était le plus pragmatique, mais il ignorait tout de l'affaire « Dolores Ombrage ». Nettement plus passionnés, Alec et Heath se montrèrent assez véhéments, sous-entendant même qu'ils avaient des soupçons quant à l'identité de l'agresseur de Charlie McCarthy et Guillem Von Hammerschmidt.
Déjà des dissensions dans les rangs des professeurs apparaissaient, ce qui ajouta au malaise d'Emmett.
À côté de lui Garreth prit la parole à son tour, plus mesuré que ses deux prédécesseurs, mais soutenant lui aussi que c'était à eux, et à eux seuls, de gérer cette crise. Cette idée-là non plus, malgré tout son bon sens, ne rassurait guère le poltron qu'était Emmett.

Prendre la parole, et prendre parti, était la dernière chose qu'il souhaitait faire en cet instant. Pourquoi fallut-il qu'il croise le regard de Minerva à ce moment-là, alors ? Ce regard dur, impérieux, qui lui commandait d'être le professeur d'Astronomie de Poudlard et d'agir en tant que tel.
Emmett maîtrisa à grand peine les tremblements de ses mains, mais ses jambes se répondaient plus, aussi prit-il la parole en restant assis.

- Hem... je... je suis d'accord, nous sommes une équipe compétente, mais... mais j'aurais tendance à abonder dans le sens du professeur Oulianov... Nous aurions tort de refuser toute aide, quelle qu'elle soit, la sûreté des élèves passant avant tout... Et puis... il me semble... que les récents événements démontrent assez que nous n'avons pas été... que nous ne sommes pas... à la hauteur.

Il ne voulait pas en ajouter davantage, sentant déjà la désapprobation d'Alan ou Alec. Mais un autre regard vers sa chère amie le poussa à ajouter :

- Bien sûr... bien sûr je ne souhaite pas voir quiconque prendre le contrôle de l'école, mais... puisque la décision a été prise sans nous et serait apparemment irrévocable, j'estime qu'il vaut mieux réserver bon accueil aux agents du Ministère, dans l'intérêt de nos élèves, sans nous emporter... mais cela ne veut pas dire que nous devons nous reposer sur ces hommes, nous aurons toujours le pouvoir de faire changer les choses au... au mieux.







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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Lun 24 Mar - 16:02

Event#4 - De mots et de sang


Alan Davis


Des mots peints en lettre de sang sur un mur, un avertissement en guise de menace et un nouvel élève conduits aux soins de Cédric Lewis, l'infirmier de Poudlard, après que ce dernier ait été la victime d'un sort inconnu le laissant inconscient et le bras mutilé de la mention « purblood ». Voilà où ils en étaient six mois après la première catastrophe que personne n'avait su encadrer au sein de l'équipe pédagogique de la fameuse école de sorcellerie, et autant dire que le bilan n'était pas sans faire grincer le fougueux professeur d'Occlumancie. Ils avaient pourtant enquêtés, avaient cherchés sans fin et lui-même en compagnie de quelques autres s'était laissé la liberté d'observer en silence les quelques cas lui paraissant suspect, s'obligeant à répertorier avec soin pour lui-même chaque détail qui aurait pu apporter un nouvel élément à l'affaire, mais il fallait se rendre à l'évidence. Malgré tout leurs efforts communs, ces derniers étaient restés vains et leur seule victoire consistait en le fait d'avoir su faire revenir la paix dans l'esprit de leurs élèves à l'aide d'animations bien plus nombreuses qu'à l'accoutumée. Du moins en apparences...

Alors, accoudé à la table des professeurs de la Grande Salle, les mains jointes et son menton posé dessus, Alan écouta patiemment la très droite Minerva McGonagall ordonner à tous de regagner leurs dortoirs, une forte amertume lui entravant la gorge. Par Merlin, fallait-il conclure que le monde magique ne verrait jamais la fin de ce conflit ? Tout les adultes présents à cette table étaient des gens bien, l'occlumens en avait la certitude. Même ce foutu Emmett Thornquill dont il ne pouvait souffrir la présence n'était pas un mauvais bougre au fond, il le savait. Tout comme il savait que parmi eux, plus d'un avait versé son lot de larmes, s'était battu contre la noirceur que les maux de la guerre vous grave dans la peau à jamais. Certains à cette table avaient perdus leurs familles, leurs amours, leurs amis. Certains avaient sans doute même perdu les trois, mais malgré tout, ils étaient encore là, à devoir se battre, encore et encore. Jetant un regard discret à Becky, Alan tenta d'y puiser la force qu'elle seule était capable de lui donner pour affronter l'adversité, mais obnubilée par le discours de leur directrice, la jeune femme ne croisa pas son regard et déjà, une sensation de fatigue et surtout d'accablement le tenait au ventre.

Enfin, ils se levèrent, presque dans un même mouvement, suivant les directives de Minerva qui le conduisit jusqu'au troisième étage. Marchant à un rythme bien moins soutenu qu'à l'accoutumé, Alan eut un léger sursaut en sentant soudain une main se poser sur son bras et tourna alors les yeux pour découvrir les traits épuisés d'un homme qui avait plus encore que son estime au sein de Poudlard : le professeur de duel Vitali Oulianov. Ce dernier lui adressa alors quelque mots de son fort accent russe. Des mots que le fougueux professeur ne comprit sans doute qu'à moitié. Rester proche de ses amis ? Était-ce une chose qu'il avait négligé sans même le voir ? Le conseil sembla s'appliquer surtout pour ce soir et celui que l'on avait si brillamment surnommé le fils de la guerre se contenta de hocher la tête, tendant à son aîné un regard entendu en guise de réponse. Sur ce, celui-ci le dépassa et tous deux reprirent leur marche jusqu'à gagner la salle d'étude qui serait le lieux de leurs débats ce soir.

Alors que tous s'installaient de façon aléatoire, le jeune homme accentua son pas pour attraper vivement la main de Becky Barnes, la désormais nommée professeur de vol, avant de lui murmurer d'un ton bien trop dur pour tenter de dissimuler son inquiétude

« Reste prêt de moi », une façon d'appliquer le conseil de Vitali sans doute. Et sur ce, l'homme s'en vint prendre place entre elle et Leopold Primrose, lequel se tenait déjà aux côtés du professeur Oulianov. Et la voix de Minerva résonna à nouveau pour leur apprendre une nouvelle qui fit se crisper l'ancien lion sur place.

Coup de théâtre : voilà à présent que celui qui avait été son aîné au sein de l'ancienne résistance lâchait sa hyène et ses sbires sur Poudlard. L'affaire mettait Alan mal à l'aise, et pour cause, si l'ancien Gryffondor avait une confiance aveugle en Kingsley Shackelbot, son bras droit, Robert Hilliard, ne lui avait jamais vraiment inspiré confiance. Alan considérait cet homme comme trop rêche et calculateur pour qu'il y ait derrière ses airs sévères plus qu'un homme juste et strict. Oui, tout dans ses lèvres pincées, ses petits yeux en amande et ses sourcils froncés incitait Alan à s'en méfier, et ce ressentiment ne datait pas d'hier puisqu'à l'époque de sa première année, l'indiscipliné qu'il était avait eu plus d'une fois à faire avec le préfet de la maison Serdaigle, lequel ne se privait pas de le prendre en grippe à la moindre occasion. S'il avait été plus âgé alors, peut-être que le lionceau n'aurait pas tant souffert de ses à priori, mais du haut de ses onze ans, le jeune Davis avait développé une sorte de crainte discrète mêlé de mépris à l'égard de son aîné que peu à l'école semblait apprécier, un ressentiment qui depuis lors ne l'avait jamais quitté. Ainsi donc, tandis qu'il se trouvait là, assis négligemment dans son fauteuil et les bras croisés sur sa poitrine avec la désinvolture lui étant propre, l'occlumens écouta patiemment les paroles de chacun de ses collègues. Le premier, Vitali Oulianov, semblait ne pas comprendre les réticences de l'équipe à laisser le ministère se mêler à eux pour trouver le coupable. Il fallait dire que l'honorable professeur à l'accent à couper au couteau n'avait rien connu de l'inquisition de Dolores Ombrage. Alan était en deuxième année quand cette dernière était arrivée pour mettre à malle château et cela, le jeune homme ne l'oublierait jamais.

Les décrets sur décrets qui avaient orné le rez-de-chaussée, les collaborations malsaines de certains élèves à l'encontre des autres, cette drôle d'ambiance inquiète et sourde mais surtout, les punitions. Celles que délivraient Dolores Ombrage et qui vous restait dans la peau et que le jeune Davis avait pu voir de ses propres yeux sur la peau opaline du célèbre Harry Potter. Et tout cela n'avait été que le début des hostilités, de quoi rendre réticent le plus impliqué des professeurs, ce qui, de fait, semblait être le cas car l'un après l'autre, tous s'offusquait, notamment le professeur Rosier qui s'indigna plus que d'autres, jurant qu'il faudrait lui passer sur le corps avant que les aurors ne viennent mettre leur grain de sel à Poudlard. Enfin, une voix se détacha parmi les autres, une voix qui fit arquer un sourcils surpris à l'occlumens qui ne s'était pas attendu à ce que ce vieux hibou de Thornquill range sa lâcheté légendaire pour donner son avis et contre toute attente, alors que ce dernier finissait son discours, le miracle s'opéra lorsqu'Alan ouvrit la bouche à son tour :


« Cela me coûte de le dire, mais ce que viens de dire Thornquill est juste, ce n'est pas comme si nous avions le choix d'accepter de les accueillir ou non, cependant... » Se penchant légèrement vers le premier à avoir prit la parole, Alan continua. « Vitali, vous n'avez rien connu de l'horreur qu'a été la vie à Poudlard à cette époque, mais Vesper, Becky, Fergus et moi-même l'avons vécu en tant qu'élève et je puis assurer avec fermeté que jamais Poudlard ne fut plus invivable. Pour l'amour de nos élèves et celui de la tranquillité que nous défendons tous à cette table, nous devons faire bonne figure et surtout, montrer à ces messieurs du ministère que peu importe la décision de Kingsley, nous ne sommes pas à écarter »

Fidèle à son habitude et bien qu'il fit parti des plus jeunes présents autour de la tablée, le professeur d'occlumancie parla alors avec encore plus de force et justesse pour proposer sa marche à suivre, ornant son discours d'une gestuelle forte. Le tout était désormais de convaincre les plus sceptiques de ne pas s'opposer directement au ministère.

« Je vais être franc, je ne porte aucun bon sentiment à l'égard de ce monsieur Hilliard, je puis même vous dire qu'il y a peu de personne que je trouve plus antipathique que lui, cependant, nous devons nous montrer plus malins que lui. Nous opposer directement au ministère serait très mal considéré tant par ces derniers que par l'avis public. Je pense donc que nous devons les accueillir avec courtoisie mais en leur rappelant bien une chose : leurs jolis titres ne leur permettront pas de trouver seuls ce que nous même cherchons depuis six mois. Ne perdons pas de vue qu'ils ont plus besoin de nous que nous n'avons besoin d'eux et cependant, si nous voulons mettre un terme à tout ça, ce travail d'équipe pourrait s'avérer fructueux. Le tout est de ne pas se laisser distancer et surtout, de ne pas leurs laisser les rênes comme ce fut le cas autrefois. Gardons une main sur la bribe et imposons-nous plus que jamais, c'est là ce que je préconise. »








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"I feel so lonely sometimes..."
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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mar 25 Mar - 10:29

La Grande Salle était des plus silencieuses une fois la triste nouvelle annoncée. Quelques murmures de temps à autres parmi les élèves mais c’était tout. Ils rejoignirent tous leur salle commune à la fin du repas, sans exception aucune, alors que nous, les professeurs, devions nous rendre dans la salle d’étude au troisième étage pour une réunion. Le corps professoral quittait la Grande Salle et restait silencieux pour la plupart avant d’arriver dans ladite salle. Le professeur Thornquill fermait la marche et chacun prenait place à côté des autres. Pour ma part je pris une chaise avec personne à mes côtés, sans rester pour autant à l’écart.

Minerva McGonagall nous annonça que le Ministère avait prévu de nous envoyer Robert Hilliard et des Aurors pour régler le problème régnant ces derniers mois à Poudlard, ce soir même. A partir de là allait s’entretenir un débat, pour et contre la venue de ces personnes, c’était sûr. Cela commençait sans tarder, avec le professeur Oulianov, qui fut d’un tout autre avis que le professeur Hudson, soutenu par Wilkes-Rosier et Hope. Les professeurs Thornquill et Davis quant à eux rejoignaient l’avis du russe.

Je ne savais réellement quoi penser. On m’avait raconté ce qui était advenu de Poudlard lorsque le Ministère avant envoyé Dolores Ombrage, et à vrai dire, en sachant cela, il était préférable d’éviter toute autre « aide » de leur part dans les affaires de l’école. Cependant, cela pourrait grandement aider d’avoir des Aurors à nos côtés pour retrouver le ou les coupables. Je m’éclaircissais la voix.

« - Pour ma part je ne vois pas de bonne ou mauvaise action dans tout ça. Certes on pourrait se débrouiller seuls, mais cela fait déjà six mois que la petite McCarthy s’est faite attaquée et on ne connait toujours pas son agresseur, et rien ne dit qu’il s’agit de la même personne qui à agressé le jeune Von Hammerschmidt. Et puis, si j’en crois ce qu’on m’a dit, la dernière fois que le Ministère s’est mêlé à l’école, les élèves subissaient un sort similaire aux agressions qui ont lieu dernièrement. Mais l’aide des Aurors pourrait nous permettre de mettre fin à tout cela, où du moins d’avancer grandement. Je rejoins ce qu’à dit le professeur Davis, on peut les laisser nous aider, sans pour autant leur laisser trop de liberté. »


Dernière édition par Martin Duchêne le Ven 28 Mar - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mar 25 Mar - 15:47

Event#4 - De mots et de sang


Annette Rosmerta


Annette se glissa discrètement dans la pièce, tous les professeurs étaient présents et les discussions semblaient animées. A la réception du hibou de Minerva McGonagal elle s’était ruée toutes affaires cessantes au château, elle observa l'assistance, tous avaient le visage grave. Elle avait l'impression d'être revenue 20ans en arrière, des groupes semblaient déjà se former, son regard s'attarda quelque peu sur Leopold assis à côté du professeur Oulianov et d'Alan, plus loin Alec affichait une mine renfrognée aux côté de Heath, le professeur Thornquill ainsi que Garreth Hope étaient légèrement en retrait , pour sa part elle choisi de s'adosser contre un mur de la salle, préférant se faire discrète et écouter ce que les autres avaient à dire.

La directrice avait été brève dans son message évoquant uniquement l’arrivée imminente de membres du ministère au sein de Poudlard et son désir de voir Annette se joindre à une réunion exceptionnelle du corps professoral afin d'aviser de la position qu'ils adopteraient quand à cette manœuvre du gouvernement. Elle ne pu s’empêcher de frémir à cette pensée, elle même avait échappé de peu à Dolores Ombrage, sa scolarité c'était terminé une année plus tôt, en revanche certain de ses amis plus jeune lui avaient raconté leur enfer, la censure, la pression morale, les châtiments corporels, et pourtant ils s'en était trouvé qui avaient trouvé le courage de lui tenir tête a contrario encore une fois des serpentards qui avaient choisi de s'en faire une alliée.

Alan ainsi que le professeur Duchêne venaient de déclarer qu'ils ne s'opposeraient pas à la venue de ces futurs intrus à Poudlard ce qui laissait sous-entendre que tous ne l'entendaient pas de cette oreille-la, ayant manqué le début des hostilités elle ne pu que faire des suppositions sur qui étaient contre leur venue. L'air maussade d'Alec laissait supposer qu'il n'était pas franchement ravi de leur venue, Heath vu son caractère parfois un peu emporté partageaient sans doute ses idées, Leopold toujours diplomate soutiendrait sans doute la manœuvre tout comme les professeurs Thornquill et Hope, Annette serait bien allée se poster aux côtés de Becky pour savoir ce qu'elle pensait de la situation mais elles auraient toujours le temps plus tard de se retrouver seules pour en parler. Pour sa part elle voyait d'un mauvais œil leur arrivée et ne leur accordait aucune confiance mais elle estimait que si l'ensemble de l'équipe étaient en accord avec cette décision elle ne tenterait pas de leur mettre des bâtons dans les roues, d'autant plus qu'elle ne résidait pas à Poudlard à proprement parler.

- Je sais que certains d'entre vous se dirons que tout ceci ne me regarde guère n'étant pas un membre du personnel de Poudlard mais Minerva m'a demandé de venir ce soir car les Trois Balais est le lieu où vous le savez circulent beaucoup de rumeurs. Je n'aime pas l'idée d'avoir un grand Inquisiteur dans les parages, je n'ai aucune confiance en leurs capacités et si j'entends quelque rumeurs pouvant aider à la résolution de cette affaire c'est à Minerva que j'en référerait en premier lieu.

Elle s'arrêta quelques instant pour observer l'assemblée, certains semblaient surprit de sa présence, ne l'ayant sans doute pas vue arriver

- Toutefois si votre désir est de soutenir l'action du ministère il est évident que je me rangerai à vos côtés








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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mar 25 Mar - 20:29

Event#4 - De mots et de sang


Leopold Primrose


Coude posé sur la table, mains liés devant lui dissimulant la moitié de son visage, le regard anxieux de Leopold s’était promené vers les figures fermées des élèves attablés devant eux.  A plusieurs reprises il avait croisé les yeux de son filleul et il avait été incapable de lui renvoyer le moindre réconfort… Il lui avait promis tant, lui avait assuré à plusieurs reprises que tout allait rentrer dans l’ordre et qu’il fallait qu’il fasse confiance au corps professoral, aujourd’hui Leopold avait la sensation d’avoir failli sa promesse, d’avoir trahis quelque part ceux à qui il avait fait de pareil serment et cette vérité l’anéantissait. Tout cela le surpassait, comment en étaient-ils arrivés là ? Comment tout cela avait-il pu se tramer sous leurs yeux sans que personne ne le remarque ?  Faillir à son devoir de professeur était une véritable honte pour lui et pour la deuxième fois depuis la dernière rentrée Leopold Primrose était descendu violement de son piédestal.  

Des jours sombres allaient assaillir le monde des sorciers, même le plus optimiste des hommes ne pouvait que faire face à cette triste réalité. Chaque mot écrit dans cette lettre de menace qu’il avait reçu en janvier brulait son esprit, ces mots qui annonçaient le retour au chaos auquel il n’avait voulu croire. Il avait décidé de ne pas prendre au sérieux tout cela, quand bien même la seule femme au courant de cette histoire l’avait mis en garde et sûrement était-ce là une grave erreur qu’il allait longuement se reprocher ce soir. Certes il avait avertis la directrice des rumeurs qui se tramaient à Pré-Au-Lard, ces rumeurs qu’il avait apprise de la bouche d’Annette ce soir ou il lui avait montrée cette maudite lettre et qui voulait qu’un petit groupe d’élève se réunissent régulièrement avec le même dessein de créer une nouvelle génération de mangemorts. Seulement les recherches avaient été infructueuses, le temps avait passé et il n’avait jugé nécessaire de se pencher plus longtemps sur ce parchemin qu’il avait usé de long en large. Ce n’était après tout pas la première lettre de menace qu’il recevait, ni la dernière, mais sûrement aurait-il dû suivre cette première impression qui l’avait poussé à sincèrement s’inquiéter de celle-ci en particulier.

Il avait été un des premiers professeurs à s’installer dans la salle d’étude, promptement rejoint par Vitali Oulianov qui prit place à ses côtés. Leopold s’était sincèrement inquiété pour son ami ces derniers temps, sa perte de poids drastique n’avait échappé à personne et malgré que son collègue continue de se montrer jovial lors de leurs rendez-vous habituel autour d’une tasse de thé, leurs conversations avaient souvent prise des tournures bien plus graves et sérieuses. Leopold n’avait pas manqué de souligner à Vitali qu’il se souciait de son état mais il n’avait eu cesse de lui répondre avec ce sourire mélancolique qui lui était propre que le ciel d’une vie était parfois teinté de nuage, quel le soleil parfois peinait à traverser la brume mais qu’il finissait toujours par briller. Posant sa main sur l’avant-bras de son collègue et appuyant légèrement son geste, le professeur d’Etudes des moldus voulait en l’accomplissant montrer qu’il était présent et qu’ils affronteraient tout cela ensemble. Bien vite chacun se trouva une place, il ne manqua pas de remarquer qu’Alec s’était assis loin de lui, Alan Davis s’assit lui bientôt à sa droite et quand tout le monde eu trouvé un siège, Minerva McGonagall annonça la nouvelle.

Robert Hilliard. Ce nom résonna longtemps dans ses oreilles avant qu’un soupire adolescent ne lui échappe. Robert… Lui qui pensait en avoir fini avec cet oiseau la… Il avait été l’un de ses cauchemars à l’époque. Elèves de la même promotion, brillamment insupportable et nommé préfet à sa place contre toutes les attentes de ses camarades, Robert avait jouis de ce pouvoir qu’on lui avait conféré sans scrupule lui qui avait toujours été mis de côté par nombreux de ses condisciples. Nul ignorait ou l’homme se trouvait aujourd’hui, occupant une place de choix au ministère, travaillant dans l’ombre de Shakelbolt dont il était devenu le conseillé, tous avaient son nom dans la bouche. Autour de lui le débat s’animait déjà. Sourcils froncé, yeux clos comme s’il cherchait à mettre de l’ordre dans son esprit, certaines paroles lui paraissaient aberrante tandis que d’autre plus sage trouvait grâce dans son esprit.

- Personne ne peut oublier.

Murmura-t-il pour lui-même quand Heath suggéra que ses collègues semblaient avoir oublié l’horreur de la guerre. Aussi Leopold cacha un instant son visage sous sa main qu’il fit glisser sur sa figure comme pour chercher à retrouver constance, raclant sa gorge en retrouvant une position sur son siège. Les arguments fusaient, les avis divergeaient, le professeur d’Etudes des moldus observait les visages, les gestes, attendant son tour de parole jusqu’au moment où Annette Rosmerta surgit dans la salle de classe. La situation l’empêchait d’avoir la moindre intentions pour elle, pourtant dieu sais combien son apparition lui faisait du bien. Sa place ici était légitime et il saluait l’initiative de Minerva d’avoir convié une personne de l’extérieur à se joindre à eux, son regard balaya l’assemblée comme pour s’assurer que tous lui porterait attention avant de se reposer sur elle. Il brulait d’envie de parcourir les quelques mètres qui les séparaient, il avait envie de retrouver ces bras qui étaient les seuls à lui donner le réconfort qu’il réclamait ces derniers temps mais la décence encore une fois le l’en empêchait. Leopold détourna alors son regard, évitant ceux de certains collègue jusqu’au moment où Annette conclut qu’elle se rangerait à leurs côté si ils décidaient de soutenir l’opération du ministère bien qu’elle y soit plutôt réticente. Leopold pris enfin la parole, relevant ses yeux vers l’assemblée.

- Il me semble que nous ne sommes pas en mesure de refuser de l’aide, comme l’a souligné Emmett nous avons failli à notre devoir et nous n’en serions pas là si nous avions réussi à éviter cette agression. Cette situation nous a dépassé.


Remettant ses lunettes, croisant les bras sur le bureau il continua.

- Le ministère n’est plus ce qu’il était à l’époque, je pense sincèrement que par cette initiative ils recherchent la même chose que nous à savoir protéger nos élèves. Il n’est pas temps de se diviser, sincèrement c’est bien aujourd’hui qu’il faut prouver que l’on peut travailler ensemble et quand Robert Hilliard passera le cadran de cette porte, car il le fera c’est certain et Merlin sait combien il y prendra un certain plaisir, il faudra qu’on discute avec lui pour se mettre d’accord sur le mieux à faire pour le bien des élèves avant toute chose et ensuite sur sa place et la notre qu'il est hors de question de céder. Il a beau être ce qu’il est ensemble nous pouvons faire du bon travail si tout le monde y met du sien j’en suis certain. Je rejoins donc le discours d’Emmett et d’Alan, il me parait plus judicieux de travailler en équipe plutôt que de créer de nouvelles discordes alors que nous avons les même intentions.







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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Ven 28 Mar - 22:12

Event#4 - De mots et de sang


Becky Barnes


Les élèves quittent la Grande Salle, arborant une mine inquiète pour certains, terrorisée pour d'autres, suspicieuses encore pour les restants. Je les observe un à un, me demandant si, demain, lorsque les questions viendront, je serai capable de les rassurer et de leur apporter les réponses dont ils ont besoin. Les Poufsouffles sont les plus marqués. La nouvelle leur a visiblement fait l'effet d'une gifle : on s'en est prit à l'un des leurs. Guillem, un jeune homme que je pensais sans histoires et sans problèmes, en dehors de ceux qu'un adolescent de cet âge peut connaître. Les gosses se dévisagent, s'examinent. Cherchent-ils du réconfort dans les regards familiers de leurs camarades, ou sont-ils au contraire en train de laisser la place au doute, et à la suspicion ? Certains ont l'air totalement effondrés, et je me demande si il est bien sage de les laisser tout seuls sans une présence adulte pour les encadrer. Ces gamins ont entendu parler de la guerre, s'en souvienne un peu pour certains. Mais aucun d'eux ne l'a vécue comme nous l'avons vécue, nous, le corps enseignant. Sur leurs visages déboussolés, je vois mon propre regard alors que j'était moi-même adolescente. Cet air ahuri, perdu, effrayé et choqué. Ce regard que vous avez le jour où vous comprenez que les méchants n'existent pas que dans les livres pour enfant. Devant moi, c'est l'innocence et l'insouciance de ces enfants qui s'envole peu à peu.

Tout le monde se met soudain en branle autour de moi. Le professeur McGonagal nous enjoint de la suivre immédiatement vers la salle d'Etude. Je prend la suite de Léopold, non sans jeter un dernier coup d'oeil aux Gryffondors, derniers à quitter la salle. Moi qui pendant des mois ai pesté comme une furie contre la puérilité de ces mômes, j'ai maintenant le coeur lourd de les voir partir seuls ainsi avec toutes leurs peurs et leurs interrogations. Comme si ma place n'était pas ici, dans la salle d'étude avec les autres professeurs, mais avec eux, près d'eux. Je deviens de plus en plus mère poule, il faut que je fasse attention. Une main me saisit soudain le poignet et me tire légèrement en arrière, me sortant de mes pensées dans un sursaut. Alan. Nous ne nous sommes plus parler depuis bien des jours. Reste près de moi, me dit-il sur un ton qui n'a rien d'affectueux. Le malaise est toujours là, mais nous le laisserons de côté pour ce soir. Je glisse la main dans la sienne, et acquiesce d'un simple hochement de tête, comme un soldat répondrait à un ordre.
A l'annonce du professeur McGonagal, je me raidis. Des Aurors à Poudlard. Le gouvernement va revenir au château. Les images d'une petite meringue rose à la voix sifflante et aux yeux couleur azur me revienne en mémoire et me glacent le sang. Elle n'est pas, dans les fait, ce qui est arrivé de pire à Poudlard, et pourtant, Dolores Ombrage est peut-être l'un de mes plus grand traumatismes d'enfant. Je prend une grande inspiration par le nez pour ralentir les battements de mon coeur. Dolores Ombrage ne reviendra pas. Mais qui nous dit que ceux qui arrivent ne feront pas pire ? Doit-on craindre de voir notre directrice évincée pour la gloire et l'ambition ridicule d'un ministère complexé par la notoriété d'une école ? Je sens en moi une bouffée de loyauté à l'égard de ma patronne m'envahir, associée à une envie farouche de défendre mes étudiants.

C'est seulement là que je me souviens. Pirrhyus. L'Auror fera-t-il parti de ces agents gouvernementaux envoyés dans l'enceinte de Poudlard ? Je revois notre dernière rencontre, aux Trois Balais, alors qu'il exigeait de moi, en échange de renseignements sur la mort de mon mari, que je les aide à entre à Poudlard. Je n'en ai finalement rien fait, et je ne suis plus retournée à un seul de nos rendez-vous nocturnes, mais l'idée de le revoir ici, chez moi, m'emplit d'une appréhension qui me fait serrer la main d'Alan et jeter un coup d'oeil inquiet à Garreth. Il est le seul à m'avoir surprise avec Pirrhyus ce soir là, et le seul à savoir ce que le bureau des Aurors attendait de moi. Pense-t-il que l'intervention du gouvernement dans les affaires de Poudlard est mon fait ? L'idée me révulse mais je ne peux pas lui en parler pour le moment. Une culpabilité incohérente m'envahit et me fait fixer le sol comme une enfant honteuse. Mais je n'ai rien fait. Peut-être aurais-je dû prévenir Minerva. Peut-être que si je l'avais fait, elle aurait pu réagir en conséquence ? La vague de culpabilité me submerge.

La voix d'Alan résonne alors dans la salle, forte, autoritaire, la voix d'un chef donnant des ordres et des directives. Il m'impressionne, m'inquiète. Je ne l'ai jamais vu dans ce rôle là, mais je sais quel effet il a sur lui. J'écoute chacun de mes collègues un à un, chacun y allant de son avis personnel sur la question, jusqu'à ce que certains regards se tournent vers moi, attendant que je prenne position moi aussi. Alors, je lâche doucement la main d'Alan et m'avance timidement. "Je n'ai pas grand chose à ajouter... La dernière fois que le Ministère est entré à Poudlard, les conséquences ont été... traumatisantes, et désastreuses. Mais nos prédécesseurs n'étaient pas avertis comme nous le sommes. A nous de veiller à ce que l'épisode Ombrage ne se reproduise pas."

Je passe de l'un à l'autre, plongeant mon regard dans le leur avec une assurance et un calme que je n'avais pas il y a encore une minute. Après un instant de silence, je reprend. "Comme dit Léopold, nous ne sommes pas en position de refuser l'aide du ministère. Pas quand nos étudiants tombent comme des mouches et que nous n'avons aucune piste pour y mettre un terme. Nous devons protéger ces enfants, c'est tout ce qui compte, et pour cela, il faudra peut-être ranger notre fierté au fond d'un tiroir pendant un temps." Nouvelle pause. "La priorité aujourd'hui, ce sont les élèves, et peu importe le Ministère. Ces gosses sont terrorisés, inquiets, et loin de leur famille. Ils ont besoin de nous, besoin qu'on soit là pour eux. Nous avons déjà échoué à trouver le responsable des agressions, nous ne pouvons pas échouer sur ça. Demain, ils se réveilleront tous avec des pensées différentes. Certains voudront des réponses. D'autres viendront dénoncer leurs voisins. Certains réclameront vengeance. Et d'autres écriront à leurs parents et rentreront chez eux. Certains mèneront leur propre enquête. D'autres trouveront plus de réconforts dans les bras des Aurors que dans les nôtres. Et là, que dirons-nous ? Que ferons-nous ? Il faut que nous soyons prêts. Nous ne pouvons rien faire pour empêcher l'arrivée des Aurors, alors concentrons nous sur les élèves, et faisons notre travail."

Je ne suis pas sûre d'avoir dit les choses comme je le voulais, j'ai tendance à paniquer et à m'embrouiller dès que je dois m'exprimer devant un groupe de gens, ça ne me réussissais déjà pas à l'époque des conférences de presse après les matchs de Quidditch. Le fait est que nous devons faire front, avoir un discours crédible et qui ne varie pas d'un prof à l'autre. Mettre en place une cellule d'assistance psychologique peut-être ? Peu importe que les Aurors envahissent le château, ces gamins sont pour la plupart en pleine crise d'adolescence, il ne faut surtout pas les lâcher maintenant.








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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Sam 29 Mar - 19:36

Event#4 - De mots et de sang


Comment pouvaient ils penser un seul instant que le ministère resterait sagement dans leur coin si les professeurs leur demandait. Deux agressions avaient eu lieu, certes c'était déja une de trop mais Alec refusait de laisser Poudlard aux mains des aurors ou de quique se soit extérieurs à cette école. Il pariait déjà fortement que Hillard ne se dérangerait pas pour mettre son nez monstrueux dans les affaires qui ne le regardait pas. C'était un véritable corbeau et le professeur de runes se méfiait de lui. Cependant ses collègues avaient raisons sur un point, si le ministère avait décidé d'envoyer des personnes ils ne pourraient pas les empêcher de rentrer. L'intérêt des élèves passaient en premier comme le soulignait Becky mais Alec doutait que de voir des aurors se balader dans les couloirs les rassureraient. Cela ne ferait qu'augmenter le fait que quelque de terrible est en train de se passer.

- Ok laissons Hillard et ses sbires faire leur ballade, mais je ne veux pas voir d'auror dans ce château...Déjà cela ne ferait qu'empirer les pensées des élèves que quelque chose ne va pas et je pense que voir cette défense arriver ne fera que faire rire les coupables

Si ils étaient arrivés à taguer des murs et à attaquer des élèves au sein du château sans que personne ne les voient, ce n'étaient pas une arrivée de d'aurors qui allait les effrayer. Non au contraire cela ne ferait que les jubiler d'avoir réussi à mettre en désarroi les corps professorales.

- Nous devons montrer que nous maitrisons la situation peut être même feindre que nous avons une piste





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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Sam 29 Mar - 22:34


Des Mots et du Sang

Team Violet -22 Mars

The Ride of the Valkyries (Royal Philharmonic Orchestra) by Wagner, Richard on Grooveshark


Heath écouta son parrain aller dans son sens, puis Alan Davis qui tempérait aussi ses propos, suivi d'Annette qui était rentrée en douce et évidemment, Primrose. A la fin Becky avait donné son opinion et puis Martin. Tous revenait à la même chose : se méfier du Ministère mais accepter leur aide. De toute façon, la Directrice n'était pas venu leur demander leur avis pour la présence ou non de l'Inquisiteur. C'était une annonce. Ils n'auraient pas le choix que d'accueillir Hillard, qu'ils le veuillent ou non. Et Heath ne le voulait pas du tout l'accueillir. Que ce soit clair, si on lui imposait un connard du ministère pour surveiller ses agissements, sa pédagogie ou n'importe quoi d'autre qui ne concernait que lui et ses élèves, Heath se montrerait agressif. Peu importait qu'il soit fils de mangemort et que sa réputation pouvait basculer d'un jour ou l'autre, qu'il défende Anarchy Selwyn ou même plusieurs autres sang-purs de familles louches, Heath refusait de supporter dans sa vie la dictature d'autrui.

Alors les belles excuses de la sécurité des élèves ... La dernière fois, la présence d'Ombrage prétendument pour les protéger, n'avait servi qu'à propager la haine et la terreur parmi les élèves. Etrange façon de les protéger, n'est-ce pas ? Heath n'oubliait pas, même s'il n'avait pas vécu lui même l'Inquisition de la vieille folle. Il avait assez entendu parler de cette histoire. Et puis Durmstrang était une institution rigide et il connaissait assez l'impact que pouvait avoir la direction sur les élèves si besoin. De là à être certain que Hillard venait bel et bien pour enquêter sur le coupable et non pas pour "remettre l'école sur le droit chemin" et administrer le tout comme il le voulait, il y avait un énorme pas. Heath n'avait pas confiance en le ministère. Pas du tout, et il ne s'en cacherait pas.

"Je ne suis pas d'accord. On parle d'agir pour le bien des élèves, mais qui nous prouve que cet Inquisiteur ne reproduira pas les erreurs de sa prédécesseur ? Je suis désolé mais je ne vois absolument pas comment un homme du ministère serait capable de réussir là où nous avons tous échouer. Enfin, échouer est un grand mot, car je ne suis pas sur que l'on est vraiment essayer tout ce qui était possible pour arrêter le coupable. Vous êtes tous lâches, vous voulez vous débarrasser du problème en le refilant au ministère. Tout ça en pensant qu'Hillard viendra pas vous faire chier dans votre petite classe pépère. Bah moi je ne suis pas d'accord. Poudlard est fort, nous connaissons nos élèves, nous avons tous à notre échelle, leur confiance, nous vivons avec eux ! Becky a raison, il faut se focaliser sur nos élèves et ce qu'on peut leur apporter. Que leur apportera un Inquisiteur qui traînera avec lui la réputation d'un casseur ? Comment obtiendra-t-il le soutien et les confidences de nos élèves ? Par la peur et la menace, comme Ombrage ?"


Heath se leva pendant tout son discours, quitte à faire face aux foudres de ses collègues. Mais pour lui, il ne faisait fasse qu'à une immense vague de lâcheté. Laissons faire le ministère, laissons les envahir notre château, laissons les maltraiter nos élèves, le tout en plongeant bien profond la tête dans le sol en faisant mine de ne rien voir. Ombrage avait déjà fait de même et tout le monde semblait redouter Hillard. Alors pourquoi donc cette bande d'enseignants se laissaient faire sans protester ni montrer les dents ? Pourquoi seules Becky, Annette, Garreth et Alec paraissait voir la menace que toute cette affaire présentait ? Il fallait se battre, par Merlin !

"Vous êtes tous les mêmes, vous voyez ? Tous les mêmes, et y'en a marre!"


© Yuki Shuhime
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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Sam 29 Mar - 23:28

Event#4 - De mots et de sang


Vitali Gracchus Oulianov
L'ambiance était tendu, voir plus que tendu et Vitali n'appréciait pas cela, lui qui soutenait depuis toujours l'entente au sein du corps professorale, lui qui n'avait de mauvaise relation avec personne, il se retrouvait accablé par les propos que ses collègues tenaient. De plus il n'avait pas la force de réagir avec véhémence à cette discussion, d'ailleurs ce n'était pas son genre, il n'était pas quelqu'un d'emporté. Le sorcier russe avait toujours été d'un calme olympien, en toute circonstance, souriant et amical envers tous. Mais aujourd’hui, il se peignait un tout esprit sur son visage, le fantôme de la guerre et de la torture le poursuivait, comme une ombre pale depuis ces temps difficiles auquel il avait échappé il ne savait encore comment. Vitali avait été un jouait aux mains des mages noirs, un jouet pour assouvir leurs pires exactions et attendant de lui qu'il pli comme le roseau sous le vent. Mais toujours il était resté droit, espérant parfois mourir mais gardant la tête haute et ne revenant pas sur ses idéaux bien que la vie lui ai tout enlevé. Peu de personnes savaient qu'entre les murs de Poudlard son propre sang se trouvait, un sang qui ne lui prêtait aucune attention ne sachant pas qui il est. Cette douleur maligne et sourde qui lui raidissait la jambe était devenu trop violente aujourd'hui pour qu'il n’empêche ses souvenirs de remonter à la surface en de violentes vagues. Des baguettes braquées sur lui, des voix brutales et des rires qui ne cessaient de transpercer ses tympans. En voyant tous le monde agir en élevant la voix et en portant haut et fort des paroles hargneuse, le sorcier ne pu que se résigner à se rasseoir. La présence de Léopold l'aurait en d'autres temps certainement soulagé. Mais aujourd'hui il n'y avait aucun remède à sa peur et à sa tristesse. Portant un instant son regard sur la directrice, le duelliste baissa les yeux vers sa main qui tenait plus fermement qu'à l'accoutumé le pommeau de sa cane. Tous le monde craignait une intrusion, oui il n'avait pas connu la précédente inquisition, mais les temps avaient changés, et il ne s'agissait pas d’événement que l'on pouvait prendre à la légère. Nombreux étaient les professeurs qui défendaient le faite qu'ils devaient protéger seuls les élèves, qu'il était hors de question qu'on puisse interférer dans les affaires de l'école et le sorcier ne prit cet entrain que pour de l'orgueil mal placé, personne n'avait réussit à faire quoi que ce soit, personne n'avait vu quoi que ce soit et aujourd'hui tous ce révoltaient. Finalement certains de ses collègues lui parurent soudainement bien ridicule.
Le professeur Hudson choqua Vitali en insinuant que cela pourrait être quelqu'un dans la salle qui avait fait le coup. Puis ce fut au tour du Professeur Wilkes-Rosier de réagir assénant qu'il avait des noms à donner, de la délation comme si c'était la bonne réaction à avoir, et qu'ils semblaient tous avoir oublié les horreurs de la guerre. Par Merlin comment pouvait-il dire cela ? Qui était-il pour pouvoir dire si ils avaient oubliés ou non ? Tous ils avaient perdu quelqu'un, tous il avait perdu quelque chose dans cette guerre sans noms entre les sorciers. Ses propos étaient à la fois choquant et infondés, mais Vitali ne dit rien, fronçant simplement les sourcils et accentuant son masque de glace.
Le professeur Hope, ne voulait pas de l'intervention de l'extérieur, encore un qui était bien trop orgueilleux, certainement du à son poste remarquez... Enfin le Professeur d'Astronomie, Emmett Thornquill eut des paroles censées, enfin un professeur qui pensait avant tout aux enfants avant de penser à son petit statut au sein de l'école. Certes Vitali ne c'était pas beaucoup exprimé, mais en avouant qu'il acceptait et encourageait l'aide du ministère il n'avait pas non plus abondé dans le sens de laisser une place entière à ces derniers dans le château, il lui semblait normal de garder un regard sur leurs agissements entre les murs, sans pour autant s'emporter contre ces derniers. Alan prit alors la parole, oui il ne cautionnait pas non plus une action du ministère mais il l'a comprenait lui au moins. Le jeune homme eut le droit à un léger sourire de la part du sorcier russe, avant que son attention ne ce porte sur le Professeur Duchêne qui exposa son point de vu à son tour. Le petit professeur de soin aux créatures magiques avait toujours attiré beaucoup de sympathie au professeur de Duel et une fois encore ses paroles étaient censées.
Annette Rosemerta déboula alors, dans toute sa féminité, elle avait été invité par la Directrice et comme par reflexe Vitali se leva pour saluer la jeune femme tendis qu'elle s'adressait à l’assemblée. Se rasseyant alors que Léopold prenait à son tour la parole, il ne put s’empêcher de remarquer le regard que son ami et collègue portait sur la belle rousse, à si les temps étaient moins difficile pour tous, le printemps aurait certainement été une bonne période pour l’éclosion des bourgeons de l'amour dans le monde des sorciers.
Visiblement ils étaient plusieurs à connaître Robert Hilliard, un ancien élève certainement, et certes Vitali n'avait jamais entendu parlé de ce dernier mais aux vu des paroles et des chuchotement que tous s'échangeaient il ne pouvait que se tendre à l'idée que cet homme n'était pas des plus sympathique pour beaucoup. Enfin Vitali n'était pas du genre à avoir des aprioris sur des personnes qu'il ne connaissait pas, et il ne voulait pas commencer à en avoir. Becky, douce et gentille Becky qui avait aussi une place particulière dans le cœur du vieux sorcier, prit la parole pour avertir et soutenir son point de vu. Tous enfin commençait à comprendre que quoi qu'il en soit ils ne pourraient empêcher au ministère de venir installer leurs agents dans le château. Alec repris la parole, emporté et surtout sur les nerfs. Vitali avait envie de lui taper sur la tête avec sa cane pour qu'il se calme et surtout qu'il arrête de dire n'importe quoi à propos d'une potentielle piste qui serait évidemment fausse, mais il était aussi persuadé que ce n'était pas du tout la bonne chose à faire.
Heath Wilkes-Rosier repris alors la paroles et ses mots firent tourner le sang de Vitali, le regard d'ébène du duelliste devenait de véritables pierres sombres, dardant un regard à la fois méprisant et défiant face à son collègue, il fallait qu'il garde son calme, sa santé ne lui permettait pas de s'emporter ainsi.
Se levant doucement tout en faisant claquer une fois sa cane sur le parquait Vitali toisa Heath, son visage aux traits tirés se crispant à mesure qu'il se redressait.

« - Vous devrriiiez avoiirr honte de porrter de tels parroles iicii, devant toutes ces perrsonnes quii tiiiennent aux élèves et surrrtout quii ont vécu comme tous le monde des moment trragiiques et diiffiiciile. Quel est le problème avec le miiniistèrrre ? Vous avez peurr qu'iils viiennent dans votrre classe et qu'iiils vous jugent, aurriiiez vous des choses à vous rreprrocher Monsiiieurr Wiilkes-Rrosiier? Ouii c'est cerrtainement ça le prroblème, vous ne vous voyiiez que comme quelqu'un de supérriiieur aux élèves, comme un « prrrofesseurr », cela vous apporrte un tiiitrre, mais face aux rrécent événements vous n’êtes riiien. Nous ne sommes riiien, la prreuve nous n'aviiions rriien pu fairrre. »

Portant son regard sur toute l'assemblée Vitali ne chercha plus de regards amicale de la part de ses collègues, il se fichait bien de ce que tous ils pouvaient penser de lui à ce moment précis.

« - Des événements iiinadmiissiibles ce sont dérroulés dans le château, je m’étonne même que le miiniistèrrre n'ai pas agiis plus tôt. Biiien sur nous sommes les professeurs, nous devrriions agiirr comme tel, et pas nous déchiirrrer pour l'orgueiil personnel que ce poste nous donne. Vous rréagiissez comme des enfants gâtés face à un pouvoiirr quiii est soudain supérrriiieur au votrre. Et même sii l'anciienne inquiisiitiion a été mauvaise pour l'école, aujourd'huiii le mal n'est plus derriiière les murs mais à l'intérrriieur de ceux-ciii et un rregard neuf sur les choses nous apporrterra peut-êtrrre des rréponses auxquels nous ne songiiions pas. »

La voix puissante, teinté d'un fort accent et de détermination du professeur Oulianov résonna une dernière fois dans le lieu. C'était certainement la première fois qu'ils le voyaient ainsi, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé comme cela il fallait dire.






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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mar 1 Avr - 14:26

Event#4 - De mots et de sang


Annette Rosmerta


Robert Hillard... Annette ne pu retenir un frisson, arrivée à la fin de l'allocution d'Alan elle n'avait pu saisir le nom de celui qui avait été désigné comme Grand Inquisiteur. Bien que de maisons différentes elle avait eut l'occasion d'échanger avec lui dans leur jeunesse, elle se remémorait sans peine les grands airs qu'il se donnaient et l'arrogance sans bornes dont il avait fait preuve après sa nomination comme préfet. Elle l'avait plusieurs fois surprit en train de la regarder de ses petits yeux fouineurs et comme tous à l'époque elle s'était contentée de l'ignorer, la compagnie de ce tyran en devenir n'avait rien d'attrayant pour la jeune fille qu'elle était à l'époque. L'idée de le revoir entre les murs de Poudlard, et peut-être même aux Trois-Balais la révulsait au plus haut point.

Pourtant... Pourtant après l'intervention de Leopold elle regretta quelque peu de s'être exprimé si durement, comme toujours il avait raison, il fallait qu'ils fassent preuve de cohésion puisque la décision avait été prise et tenter de mettre des bâtons dans les roues du ministère ne saurait donner une bonne image aux élèves du genre d'actions qu'ils se devaient d'adopter en temps de crise. Aussi quand elle entendit Alec suggérer qu'ils devraient peut-être feindre d'avoir une piste elle ne pu retenir un soupir d'exaspération, il devenait de plus en plus irrationnel, bien sûr les choses étaient tendues entre-eux depuis quelques semaine mais c'était plus que ça, il semblait que plus rien ne réussissait à lui arracher un sourire et qu'il se complaisait dans son état, le voir comme ça lui fendait le cœur mais elle savait qu'elle était bien la dernière personne à qui il aurait envie de parler aussi glissa t-elle un regard en coin à Leopold, espérant pouvoir lui parler seule à seul un peu plus tard, décidément se dit-elle la liste des personnes à qui elle devait parler ne cessait de s'allonger.

Elle ne fut pas surprise d'entendre la voix d'Heath s'élever pour soutenir le professeur de runes, elle ne l'avait que peu vu depuis la soirée qu'il avait organisé en février, elle aimait profondément son ami et comme lui elle éprouvait des réserves quand à la venue de l'Inquisiteur mais il ne fallait pas en douter à parler ainsi il s'attirerait les foudres de ses collègues. Comme pour corroborer ses pensées la voix teintée d'un fort accent russe de Vitali Oulianov retenti alors qu'il se levait, il semblait plus faible que jamais et pourtant ses mots n'avaient jamais étés aussi durs, client régulier des Trois-Balais le vieux professeur c'était toujours posé en exemple de calme parfait et de diplomatie, ce soir il semblait tout simplement à bout de nerfs.

- Heath j'entends bien ta colère mais qui te prouve à toi qu'il « reproduira les erreurs » d'Ombrage ? Loin de moi l'idée de le défendre, s'il est bien une personne dont j'aurai aimé ne jamais recroiser le chemin c'est bien lui, mais le fait est comme d'autre l'ont dit qu'il viendra que cela nous plaise ou non, et tu ne saurais lui faire plus plaisir qu'en t'attirant l'inimitié de tes collègues et amis.

Son regard survola ses amis, Becky, Alan, Vitali puis Leo chez qui elle puisait le courage de continuer, quitte à mettre en péril son amitié avec Heath.

- Personne ici n'est content qu'il arrive mais nous allons tacher de faire avec ce que nous avons, oui nous sommes tous les mêmes, nous nous soucions tous de préserver les jeunes sorciers de Poudlard tout comme toi et si tu crains tant que cela qu'ils ne veuille se confier à lui eh bien donne l'exemple plutôt que de songer à comment tu vas créer une rébellion au sein de l'école, travaillons tous ensemble à résoudre cette affaire pour le voir déguerpir au plus vite.

La situation commençait réellement à mal tourner et elle ne pouvait s'empêcher de se dire que les retombées de cette action du ministère aurait des conséquences terribles sur leurs vies respectives, elle appréhendait plus que tout l'arrivée d'Hillard mais elle n'était plus la jeune fille qu'elle était à l'époque et les enjeux étaient trop importants.








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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mer 2 Avr - 14:23

Event#4 - De mots et de sang


Leopold Primrose


Peu après lui la douce Becky avait pris la parole et quelque part il avait été rassuré d'entendre qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes, le poussant un peu trop vite à croire que l'intégralité du corps professoral finirait pas trouver rapidement un terrain d'entente. Après tout il semblait évident que pour tous la priorité était et devait rester les élèves, aussi le discours de la nouvelle enseignante était sage et il l’approuvait dans son intégralité. Leopold craignait ce lendemain ou tous se réveilleraient avec ce sentiment cuisant d’insécurité qui les pousserait chacun à adopter un comportement différent… Avant tout il fallait donc leur faire entendre qu’ils étaient présents et s’il n’existait pas au préalable une cohésion de groupe au sein des professeurs il craignait que ce sentiment de confiance, qui avait déjà dû être ébranlé avec ces évènements, soit bien précaire et qu’ils perdent toute crédibilité aux yeux des élèves. Pour rien au monde il ne voulait que ces enfants connaissent les horreurs d’une nouvelle guerre, sûrement ne se pardonnerait-il jamais de ne pas avoir tout mis en place pour eux si quelque chose devait arriver.

Leopold observa les visages de toutes les personnes attablé autour de lui, tendus, inquiets, jamais ils n’avaient été aussi fermés. Sonnaient les heures sombres de l’école, il ne put s’empêcher de penser aux réunions qui avaient dû se tenir au même endroit lorsque que quelques années auparavant, on avait dû aussi convoquer les professeurs à cause d’une situation qui les dépassaient tous. Ils étaient à leur place maintenant et ils n’avaient aucun droit à l’erreur. Il préféra un instant fermer les yeux, passant ses doigts fin sur ses paupières closes en relevant légèrement ses lunettes comme pour remettre de l’ordre dans ses pensées. Il voulait sincèrement croire en la démarche du ministère, c’était une décision de Shacklebolt et il avait un respect immense pour cet homme qui avait fait ses preuves, jamais ce héros de guerre ne permettrait que les erreurs du passé se répètent. Aussi il trouvait la peur d’un retour au régime qu’avait instauré Ombrage infondé et ridicule, il avait côtoyé Robert Hilliard assez longtemps pour savoir qui il était, son sens de la justice et du devoir, il allait tout mettre en ordre pour remettre l’école sur « la bonne voie » mais l’entendre tenir un discours à ce propos le fatiguait déjà. Il n’avait rien à craindre de lui sinon qu’il affiche orgueilleusement sa réussite devant leurs yeux puisqu’il avait atteint tous ses objectifs de l’époque. Robert n’avait plus rien à prouver et Leopold savait qu’il ne leur ferait pas payer bêtement sa scolarité difficile en ces lieux, il ne tomberait pas aussi bas, il se contenterait de faire son travail avec application en usant sûrement de son pouvoir et en les prenant de haut mais il mettrait tout en ordre pour qu’avant tout les élèves puissent s'épanouir en sécurité.

Alec venait de reprendre la parole, défendant avec véhémence qu’il ne voulait pas voir d’Auror débarquer dans l’école. Leopold l’observa longuement, ces yeux clairs et pourtant si sombre ce soir, ses gestes et le son de sa voix, comme s’il avait voulu entrer dans ses pensées. Il continuait de s'inquiéter pour lui, cette situation n'allait en rien arranger la fragilité de son ami. Il comprenait sa crainte que les élèves, au travers de cette démarche singulière, comprennent la situation et la craigne, entendent que le corps professoral avait échoué dans leurs devoirs et perde totalement confiance en eux. Peut-être les coupables se réjouiraient ils d’avoir fait entrer le chaos dans l’école, mais il espérait aussi que cette joie soit de courte durée, qu’ils mettent la main sur ceux qui avaient causé ses incidents et que ce climat d’angoisse disparaissent enfin. Mais encore une fois il fallait rassurer les élèves, leur parler, tout mettre en ordre pour qu’ils comprennent que tout cela était mis en place pour leur bien. Il serait naïf de penser qu’ils le comprendraient tous, il était évident que certains se dresseraient contre cette nouvelle autorité mais elle ne serait que de passage si ils arrivaient à travailler ensemble avec efficacité.

Annette avait poussé un léger soupire quand Alec avait soumis l’idée de faire croire aux élèves qu’ils avaient une piste pour appuyer le fait qu'elle la désapprouvait. Légèrement gêné, Leopold ne pensait pas non plus que cela soit nécessaire, si il fallait leur faire entendre qu’ils avaient les choses aux mains leur mentir ne lui paraissait pas vraiment honnête. Il n’eut cependant le temps d’exprimer ce point de vue à son ami, Heath venait de se lever pour appuyer son désaccord. Si cela était possible, le visage de Leopold se décomposa un peu plus… Ou diable avait-il entendu qu’il léguait le problème au ministère ? Il était question de travailler main dans la main, ils avaient besoin d’aide il était ridicule de cracher sur une possibilité d’enfin faire avancer les choses ! Un petit bruit sourd se fit entendre près de lui, le bruit d’une canne contre le sol qu’il aurait reconnu entre milles, lentement Vitali venait à son tour de se redresser…

Quelque chose vint à se briser dans le corps de Leopold, une douleur indéfinissable en voyant l’honorable professeur russe perdre son sang-froid légendaire. Jamais il n’avait vu son collègue dans un pareil état et sûrement jamais n’aurait-il voulu le voir comme tel. Sa gorge se serra alors que l’ombre devenait de plus en plus imposante, quelque chose venait définitivement de s’effondrer ce soir. Ce fut ensuite au tour d’Annette de tenter de raisonner Heath, les yeux de Leopold se posèrent alors sur la seule personne ici qui pouvait percer l’obscurité de ses pensées, croisant rapidement ce regard qui le rendait un peu plus dépendant d’elle de jour en jour. A l’aube du jour où il ressentait ce besoin monstrueux d’être avec elle, fallait-il que leur histoire débute dans un contexte aussi noir ?

D’un mouvement las Leopold recula légèrement sur son siège avant de continuer.

- Est-il vraiment nécessaire de poursuivre cette discussion sans connaitre les intentions de celui qui est au centre de ce débat ? Nous parlons en son nom depuis le début mais il nous expliquera mieux que quiconque ce qu’il en est de son travail ici. J’imagine qu’à l’heure qu’il est Robert doit être en route, il me parait absurde de continuer à spéculer à son propos tant qu’il ne sera pas avec nous dans cette pièce.

Il ne voulait pas prêter plus d'attention aux remarques acerbes de Heath qui le décevait, Vitali s'était chargé de le remettre en place et il n'avait rien de plus à ajouter. Le soucis était bien qu'à se prêter des mots et des pensées à autrui qui n'avaient pas lieu d'être ils allaient se perdre. Marquant une pause, il croisa ses bras en tournant la tête vers la porte avant de rencontrer à nouveau le regard de la propriétaire des trois balais auquel il se raccrocha quelques instants.

- Annette à raison, travaillons ensemble pour mettre un terme à cette histoire au plus vite et attendons de pouvoir débattre avec lui et ses collègues avant d’avoir des jugements infondés. Mais par Merlin cet homme est envoyé par Shacklebolt, réfléchissez un peu, nous partageons la même crainte du retour au chaos, il a confiance en notre alliance pour trouver une solution.

«Nous ne sommes rien, la preuve nous n’avons rien pu faire. »
cette phrase prononcé plus tôt par Vitali continuait de tourner en boucle dans son esprit. Il avait raison et il était si difficile de se sentir si impuissant. Aassaillis par une fatigue monstrueuse, Leopold regarda  son ami, inquiet, mais il savait qu'il ne pourrait ce soir puiser dans le regard du vieux professeur aucune force car ils étaient tout autant terrassé par l'inquiétude d'un retour de l'horreur.








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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 6 Avr - 8:57

Event#4 - De mots et de sang


Robert Hilliard


La journée était à graver dans les annales, cela faisait presque vingt ans qu’un Inquisiteur n’avait pas été nommé dans Poudlard, Robert était tout à fait conscient que sa présence ne serait pas bien vu par tous le monde, mais la réalité faisait qu’ils n’avaient pas le choix, tous autant qu’ils étaient, élèves, professeur et même ce chère Minerva McGonagall, ce droit ne leurs appartenaient plus désormais.
Lorsque la nouvelle était parvenu au ministère en fin d’après-midi, une réunion exceptionnel avait été convoquée, il n’avait pas fallut plus d’une heure aux délégués de la commission pour prendre ce choix d’envergure. Robert Hilliard avait donc été nommé sans surprise, et à vrai dire il c’était lui-même proposé pour assumer ce poste difficile en toute conscience de la chose. Il n’était pas sourd à ce que l’on pouvait murmurer à son sujet, certains le trouvaient opportunistes, d’autres ambitieux, mais peu s’avaient qu’au fond il n’y avait qu’une chose qui comptait aux yeux du sorcier, l’ordre, le travail et surtout jamais, au grand jamais, ce retrouver en première ligne.  Mais la réputation ne faisait pas la qualité du travail et au fond tous le monde savait qu’il était le plus qualifié pour ce poste. Personne ne marchait sur les chaussures de Robert Hilliard, surtout quand il venait de les nettoyer, et tout ce foutu pétrin de  Poudlard reposait à présent entre les mains du plus pointilleux, observateur, tatillon, et directif sorcier de sa génération, et à présent toute l’Angleterre le savait.
Il n’était pas arrivé depuis une heure dans le château, que déjà ses pas le menaient vers sa première entrevu avec l’équipe enseignante, il n’appréhendait en rien cette rencontre, marchant simplement, le dos droit, un léger sourire se dessinant sur son visage aux proportions étrange, il n’arrivait pas à cacher ce malin plaisir d’arriver ainsi avec cette simplicité extrême, non pas que les évènements lui aient plu, bien au contraire, mais ses souvenirs qui jonchaient certains de ces corridors lui rappelaient à quel point prendre l’accédant aujourd’hui faisait taire toutes ces années de solitudes.
A ses côtés, son secrétaire et son homme de main semblaient ne pas vraiment prendre part à cette réjouissance de retrouver l’enceinte de leur ancienne école, il fallait dire que le premier avait un air lunaire affiché en permanence sur sn visage et qui interdisait à quiconque de savoir vraiment ce qu’il pouvait penser, quand au deuxième ses souvenirs n’étaient pas des plus fameux ici, et il n’avait certainement jamais eu aucune envie de revenir. Enfin ils faisaient à eux trois, une petite escouade du ministère à l’apparat disparate qui rendait leur présence quelque peu drôle et angoissante à la fois.
Le trio avait eu juste le temps de s’installer, mais les choses sérieuses commençaient, ils n’allaient pas réussis quoi que ce soit entre les murs en restant dans leur petit bureau, il fallait agir et la meilleur façon de commencer était de prendre les devants. On les attendait mais on ne les avait pas encore vu, c’était à eux de ce faire voir.
Arrivant au niveau de la porte de la salle d’étude, des voix fusèrent de l’intérieur, rompant le silence monotone des lieux, la discorde semblait se rependre tel la poudre de cheminette et Robert arrêta ses camarades d’un signe de tête, restant là un instant, à écouter ce qu’il se disait. Certaines remarques le firent sourire, d’autre lui provoquèrent une moue boudeuse et acerbe, enfin, ce n’était pas en parlant que l’on pouvait trouver une quelconque solution ce soir et visiblement les professeurs ne semblaient pas l’avoir compris de leur coté, aucun d’eux n’avaient le moindre pouvoir sur lui et sur son travail ici, ils pouvaient bien échafauder tous les plans qu’ils souhaitaient, ou lui montrer leur désapprobation, cela ne le dérangerait en rien pour faire son travail, et lui-même était prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre.
Après avoir entendu une voix des plus familières s’élever dans la salle, Robert laissa un léger sourire se dessiner sur ses minces lèvres. Puis il poussa le loquet de la porte, laissant le bois lui laisser le passage grand ouvert avant de mettre un pied à l’intérieur de la salle. Ses pas résonnèrent, dans son costume gris étriqué, il avait l’air d’un pain de sucre, mais ce n’était pas cela l’important. Non le plus important à ce moment ce devait être le silence assommant qui se rependit dans la salle tendis que tous ils le regardaient.
Avec un sourire tous ce qu’il y a de plus diplomatique, Robert fit un signe de tête aimable en étirant sa fine bouche tel un chat prêt à sauter sur une souris.

« - Bien le bonsoir. »

Son regard s’attardât quelques instants sur de visages familiers, et plus particulièrement sur celui de Léopold Primrose, qui avait été élève dans sa promotion et dans sa maison en même temps que lui et avec qui il avait partagé ses années d’études dans la maison des bleu et bronze.

« - Primrose, ravit de vous retrouver, malgré les circonstances … n’est ce pas. Je vous ai entendu, tous je vous ai entendu, depuis tout à l’heure, c’est très éloquent et charmant, mais je tiens à vous prévenir tout de suite, je ne suis pas votre ennemi, alors tachez de ne pas devenir les miens. »

Sa voix quelque peu grinçante et son regard perçant au travers de ses deux petits yeux clairs, se posa sur l’assemblée, s’attardant cette fois-ci sur les visages hostiles qui s’affichaient sous ses yeux.
Il n’y avait pas que des professeurs dans cette assemblée, et Robert nota un premier point de discorde avec l’équipe enseignante, une tenancière de bar, aussi charmante soit-elle n’avait rien à faire ici, sa présence pouvait d’ailleurs dévier les pensées raisonnables, et il n’était pas certain même qu’il faille qu’elle puisse jamais avoir accès au château. Le sorcier connaissait Rosemerta, et la réputation qu’elle c’était faite en étant élève, son enclin à la débauche alcoolisé ne lui plaisait déjà guère à l’époque, mais la voir à présent ce mêler d’affaires plus hautement placée que sa place était à juste titre déplacé.
Essayant de ne pas prêter plus d’attention que cela à la présence de la rouquine, il nota dans son esprit de régler cette affaire plus tard. Le regard de l’homme se posa alors sur un autre professeur, ridé, fatigué, et visiblement mal en point qui se trouvait tout à côté de Léopold, si il en croyait les dossiers qu’il avait épluché il s’agissait de Vitali Oulianov, ce héros qui avait si longtemps survécu à la torture, les affaires de Poudlard semblaient d’autant plus l’affecter, une nouvelle chose que l’Inquisiteur nota dans son esprit, à régler en temps et en heure de nouveau.

« - Bien, je ne pense pas avoir besoin de faire plus avant les présentations, et je prierai les directeurs de maison de bien vouloir rejoindre d’ici peu les salles communes de vos maisons afin de rassurer vos élèves, en ces temps de trouble ils auront plus que jamais besoin d’adultes compétents. A moins bien sur que vous ayez des questions, dans ce cas allez vite je vous pris, mon équipe et moi-même avons beaucoup de choses à faire ce soir. »

Joignant ses mains derrière son dos, Robert redressa sa tête, allongeant son grand coup disproportionné par rapport à son visage, et fit un regard circulaire sur l’assembler. A présent tous le monde savaient à quoi s’en tenir.









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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Dim 6 Avr - 21:41


Des Mots et du Sang

Team Violet -22 Mars

The Ride of the Valkyries (Royal Philharmonic Orchestra) by Wagner, Richard on Grooveshark


Heath ne se calma pas vraiment même lorsqu'il eut terminé son éloquente exposition de son opinion, certes un peu franche et virulente. Sa respiration restait erratique et anarchique, son coeur battait la chamade et la réaction de Oulianov après lui n'était pas pour l'aider à se détendre. Cette fois, c'était personnel, il lui parlait à lui, l'accusait lui même de proférer d'honteuses paroles alors qu'il ne faisait qu'exprimer son opinion, comme chacun d'entre eux avait pu le faire tour à tour. Il n'avait aucune envie de se retenir ou de se montrer politiquement correct. Ce qui était arrivé avec ses parents dernièrement et les nouvelles du ministère qu'il avait obtenu ne l'aidait pas à se montrer serein et confiant quand il s'agissait de mettre les choses entre les mains du ministère.

Heath échangea un regard appuyé avec Annette qui était la seule à être au courant de la raison principale de sa rage contre les institutions d'Angleterre en règle générale. Elle répondit d'ailleurs à son tour en restant volontairement évasive, et il lui en fut reconnaissant. Bien sur qu'il fallait qu'il se calme, bien sur qu'il allait devoir s'en remettre au Ministère et à cet Hillard, mais ça ne lui plaisait pas, pas du tout, et il ne se privera pas pour le dire. Elle pouvait bien dire qu'il ne serait pas comme Ombrage ni les autres glandus de ce foutu ministère, lui en doutait complètement et il allait rester sur ses gardes. Son regard se perdit vers Alec à côté de lui qui semblait tout aussi remonté et peu désireux de se soumettre. Il posa sa paume fermement sur son bras, une façon muette de se comprendre et se dire qu'ils n'étaient pas seuls.

Lorsque Léopold prit la parole à son tour, ce fut pour aller dans le sens du calme. Evidemment, ce n'était pas lui qui allait entraîné le débat et chercher à envenimer les choses. Heath ne croisa même pas son regard, se contentant de serrer les dents, la main crispée sur l'avant-bras d'Alec. Aucune raison de faire confiance au Ministère, aucune raison, pas même celle que ce Ministre soit celui issu de la dernière guerre, qui connaissait la souffrance provoquée par les mages noirs et leur retour au pouvoir. Pour autant, Fudge avait aussi connu l'ascension des Mangemorts, avait-il été à la hauteur pour autant ? Pas vraiment, et Heath n'avait pas plus confiance en ce ministre-ci, surtout pas étant donné ce qu'il avait pu faire, ou plutôt ne pas faire pour sa famille.

Et puis contre toute attente, ce fut un homme discret, petit et un peu dégarni qui entra dans la pièce sans faire de bruit, encadré de deux personnes, deux hommes manifestement du Ministère lui aussi. Heath fronça durement les sourcils. La première chose qu'il leur dit en s'adressant à l'assemblée, ce fut qu'il avait écouté aux portes. Pas évident que ça soit un détail qui joue en sa faveur pour que le professeur d'Arithmancie lui accorde autre chose que sa méfiance -au mieux- sa défiance -moyennement- ou sa haine -au pire-. La suite, il n'y en avait pas. Car Monsieur l'Inquisiteur ne pensait pas avoir besoin de se présenter à eux, ni qu'ils se présentent à lui. Il voulait aller se "mettre au travail" -comprenez surement, allez se coucher- et les priaient de faire vite si les professeurs avaient quoique ce soit à lui demander avant qu'il s'en aille.

Ce fut suffisant comme éloquence pour qu'Heath montre toute la sienne. Il se leva alors au milieu du silence, toisa pendant quelques secondes le petit chauve rabougris et ses deux lionceaux, leur adressa un sourire goguenard et, slalomant entre les chaises bondées de tout ceux qui formaient l'assemblée, Heath s'en alla, tout simplement. En arrivant à la porte, il marqua une pause, mais ne se retourna même pas, en signe de défi. Il actionna la poignée et sortit en laissant ostensiblement la porte ouverte. Hillard ne voulait pas se faire d'ennemis ? Ca tombait bien, Heath non plus ! Et sur ses braves paroles, le professeur d'arithmancie rentra se coucher.

© Yuki Shuhime
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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Lun 7 Avr - 13:53

Event#4 - De mots et de sang


Becky Barnes


Les paroles de Heath et Alec firent hérisser les poils de mes bras. Je ne comprenais pas. Leur ego était-il vraiment si développé pour qu'il puisse primer sur la sécurité des élèves ? Je connaissais suffisamment Heath pour savoir que sa colère cachait sans doute autre chose, et je ne lui en tint pas rigueur. Je le savais profondément blessé par la vie, et je ne voulais pas le juger sur des paroles dites sur le coup de la colère. Mais Alec ! Je ne l'aimais décidément pas. Il avait une façon de tout juger de travers en rapportant les évènements à sa propre vie et à son propre nombril qui me rendait folle. Je savais qu'il ne m'aimait pas non plus, depuis cette fois où il m'avait surprise dans cette même pièce, à fouiller dans les dossiers des élèves à la recherche d'indices sur la mort de mon mari. Je voyais bien tout le mépris et toute la suspicion dans son regard, mais il n'avait pourtant rien dit au professeur McGonagal, et pour cela je lui en était reconnaissante. C'est uniquement pour ça que, devant sa brillante idée de mentir aux élèves pour leur faire croire que nous étions maîtres de la situation, je me contentais de lever les yeux au ciel avec un air à la fois consterné et attéré. Je trouvais l'idée parfaitement grotesque et irrespectueuse en plus d'être égoïste. A quoi cela nous servirait-il de prétendre avoir le contrôle de la situation alors que nos étudiants se font agresser ? Et si il y avait des morts la prochaine fois, notre ego et notre fierté nous auront-ils servi à quelque chose ? Scandalisée de le voir mettre sa réputation et la notre avant la sécurité des élèves, je ne peux m'empêcher de ruminer mon dégoût dans le plus grand silence, me mordant l'intérieur de la joue jusqu'au sang pour m'empêcher de parler. Heureusement, ce cher Vitali laisse libre court à sa colère pour moi et me soulage d'une épine dans le pied. Je lui envoie un regard plein de soutient, et hoche la tête pour lui dire que j'approuve entièrement ses mots. Vitali en a également contre Heath, et j'en suis désolée, mais à l'heure actuelle, et dans le cas qui nous occupe, je ne peux malheureusement pas cautionner les paroles de mon ami et me range du côté de Vitali, de Léo, et de tous ceux qui sont prêts à accepter la présence du ministère dans nos locaux, pour faire à nouveau de Poudlard, l'endroit le plus sûr du monde. Evidemment, comme eux, je ne m'en réjouis pas, loin de là. Le souvenir d'Ombrage et le chantage des Aurors hantent encore ma mémoire et ce n'est pas de gaieté de coeur que je m'attends à recevoir ces types du gouvernement. Je me méfie de leurs grands sourires, de leur assurances et de leurs réponses vaseuses de politiciens qui vous retourne le cerveau et vous font croire en leurs promesses. Nous les accepterons, nous ls tolérerons, nous les aiderons et accepterons leur aide. Mais nous ne leur ferons pas confiance. Nous ne devons pas leur faire confiance. Ces agressions ne doivent en aucun cas devenir le prétexte pour une infiltration du Ministère dans les affaires de Poudlard. Jamais. Plus jamais.

C'est alors que les portes de la salle d'étude se sont ouvertes, laissant entrer Robert Hilliard lui-même. Il nous avait écouté, bien sagement tapis derrière le mur, comme un rat attendant son heure, épiant les bruits des hommes embusqué dans l'ombre. En me remémorant chacun de mes mots, je fus soulagée de constater que je n'avais rien dit que le Ministre puisse interpréter comme une rébellion de ma part. Je n'avais fait que parler au nom des étudiants, et j'en étais fière. Cependant, la présence soudaine de ces Aurors dans la pièce m'emplit d'effroie. Je me fige sur place et recule d'un ou deux pas. Parmi eux, je reconnais un proche de Pirhyus, chargé de l'enquête sur la mort de Mike. Fait-il partie de ceux qui voulaient m'utiliser comme taupe pour le Bureau ? Vont-ils revenir vers moi pour me forcer à d'autres bassesses ? Je n'ai pas obéis à leur chantage, j'ai refusé d'agir en espionne, vont-ils me tomber dessus, maintenant que je ne suis plus à l'abri derrière les haut murs de Poudlard ? Une peur mordante m'envahit alors que je fais mine de m'asseoir tranquillement sur un bureau pour écouter dans le plus grand silence ce qui se dit.
Robert Hilliard n'est pas là pour négocier. Il est là pour s'imposer. Et le silence qui règne dans la pièce. Le silence de la directrice elle-même, nous fait comprendre à tous notre soumission au Ministère. Nous les avons acceptés dans l'école. Nous devons maintenant jouer le jeu. Je ravale ma fierté, mon envie de lui dire que ça n'est pas lui qui commande, mais je reviendrais alors sur tout ce que j'ai pu dire jusqu'ici. Ma fierté et mon ego ne doivent plus intervenir ici, dorénavant. Je ne dois plus penser qu'aux élèves. Et, que je le veuille ou non, nous avons besoin de l'intervention des Aurors pour que cessent les agressions... Et je prie le ciel pour que nous n'ayons pas à nous en mordre les doigts...








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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Lun 7 Avr - 20:18

Event#4 - De mots et de sang


 
A côté de lui Alec pouvait sentir Heath bouillonner de l'intérieur. Il ne savait pas pourquoi son ami en voulait autant au ministère mais peu importe, ils pensaient tous les deux a même chose. Ce Hillard et ses acolytes n'apporteraient rien de bon dans les couloirs de Poudlard. Les autres pensaient qu'ils étaient des sales égoïstes qui ne pensaient qu'à leur petite personne mais ils avaient tort. Du moins pour Alec, c'était justement pour éviter un vent de panique qu'il ne voulait pas qu'une telle chose se mette en place. Mais de toute façon peu importe ce qu'il dirait c'était déjà fait. Le mieux serait donc de faire tête basse et de suivre le mouvement pour que la "coopération" se passe pour le mieux.

Il n'avait jamais vu Oulianov en colère et cela faisait ressortir ses traits fatigué et son visage pâle. Peut être que l'évènement Rosmerta ne se reproduira pas, peut être que si. Mais en tout cas en ayant supporté pendant des années Bobby le coincé Alec savait que les jours à venir ne serait pas une partie de plaisir. Son nez de fouine irait partout et dieu sait que le professeur de runes avait horreur que l'on fouille dans ses affaires. Il avait d'ailleurs vu le regard que lui jetait Becky mais il l'ignora tout bonnement. Le gentil Léopold prit la défense de Hillard et Alec retint un soupir. Se souvenait il comment les années avaient été vraiment amusantes entre lui et le nez de fouine ?

La porte de la salle s'ouvrit alors sur l'homme qui faisait tant parler et celui ci les salua avant d'avouer comme si c'était normal qu'il avait écouté à la porte. A son arrivée tout le monde s'était tue et le Robert devait bien jubiler face à cela. Il demanda aux directeurs des maisons d'aller s'occuper de rassurer leurs élèves.

Heath se leva alors de son siège et sortit de la salle, comme ça sans rien dire. De toute façon il avait rien raison, la décision avait déjà été prise. Alec se leva à tour mais contrairement à son collègue il ne prit pas la poudre d'escampette.

- Et bien laissons Mr Hillard travailler...Je vous souhaites une bonne nuit mesdames, messieurs

Il sortie à son tour sans un dernier regard derrière lui et partie rejoindre son appartement. La nuit s'annonçait extrêmement longue.




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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Lun 7 Avr - 21:14

Event#4 - De mots et de sang


Garreth Hope
Garreth écouta tout ce petit monde se chamailler en se disant que cela n'arrangerait rien. Ils étaient très peu à penser qu'il fallait ignorer les agissements du ministère dans le château, et cela le révoltait. Mais, pour faire bonne mesure, il ne dit rien. Il se contenta d'observer. Noter les réactions des uns, des autres. Heath était particulièrement remonté. La plupart parlait sur un ton calme qui trahissait néanmoins une certaine tension.

L'intervention de Leopold retint son attention. C'est vrai, Hilliard n'était toujours pas là. Sans doute cherchait-il à jouer les diva, à arriver en beauté. Oui, sans doute... Il étira un sourire facétieux, réprimant l'envie de lancer une petite pique à l'encontre de ce cher Robert, lorsque ce dernier fit son entrée, entouré de ses sbires. Garreth se félicita d'avoir retenu sa langue. Il était vrai que depuis le temps ou Hilliard étudiait à Poudlard, les choses avaient bien changé. Une comparaison lui vint à l'esprit. Celle de la chenille de la chenille devenue papillon. Oui, Robert Hilliard s'était bel et bien transformé aux yeux de Garreth. En une machine à dicter des ordres, antipathique et rigide.

Le discours d'Hilliard le laissa indifférent autant qu'il le captiva. À d'autres. La politique n'était plus d'actualité. L'entente que cherchait à maintenir Hilliard ne durerait certainement pas, du moins, c'était ce qu'il pensait. Un simple coup d’œil du côté de son filleul réussit à le convaincre que non, elle ne durerait pas. D'ailleurs, Heath quitta la salle, de même que Becky et Alec. Comment ça, personne n'avait quelque chose à réclamer ? Garreth aurait bien voulu dire quelque chose, mais l'inspiration lui manquait, et Hilliard n'était sûrement pas d'humeur à supporter ses railleries, de même que le reste du corps professoral. Il se rappela alors ce qu'il avait dit au sujet des directeurs de maison. Ou diable avait-il la tête. Ses élèves avaient besoin de lui.
Il se leva à son tour et salua Minerva d'un signe de la tête, et se contentant de jeter un regard neutre à Hilliard. Sans doute était-il trop fatigué pour opposer quelque chose à l'Inquisiteur. Oui, ça devait être ça. Il s'en retourna donc vers la porte, qu'il referma avec précaution, au cas ou quelqu'un l'aurait suivi. Il se frotta le visage un moment, arrêté près de la porte, puis prit la direction de la salle commune des Serdaigle, en haut d'une des tours du château. Ses élèves devaient être assez bouleversés comme ça, et puis, ils avaient le droit de savoir ce qui se passait dans le château. Lui-même, s'il avait été à leur place, aurait demandé des explications, alors il ne se trompait pas quant aux réactions qui fuseraient lorsqu'il entrerait dans la salle commune.

Soudain gonflé d'un profond sentiment de protection envers la maison qu'il chapeautait, Garreth pria secrètement pour qu'ils aient la patience de l'écouter. La jeunesse avait changé depuis le passage d'Ombrage, et elle était devenue de plus en plus en colère. Ces agressions en étaient les preuves formelles.
Il arriva à la salle commune des Serdaigle en réalisant que cette sommation d'Hilliard aux Directeurs de chaque maison était véritablement le premier ordre qu'il donnait dans l'enceinte du château. Et que cela ne faisait vraisemblablement que commencer...






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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mar 8 Avr - 18:47

Event#4 - De mots et de sang


Alan Davis


Si l'auteur de ces crimes atroces se perpétrant au sein de Poudlard souhaitait y voir régner le désordre et la discorde, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce dernier s'en tirait avec brio. Ainsi,bien que tous furent d'apparence d'accord pour dire qu'il fallait agir, très vite, le ton monta encore d'un cran. En effet, les propos du professeurs Hudson notamment avaient été véritablement choquants, et ce dernier pouvait s'estimer chanceux que le professeur Oulianov ait réagit le premier à ses paroles, calmant ainsi dans le même temps l'esprit tendu de son cadet prêt à bondir. Oublier la guerre, empêcher l'intervention du ministère pour s'empêcher d'être la risée du coupable... Quelques années plus tôt, l'avis du sang-pur aurait sans nulle doute poussé le leader de l'ancienne résistance à l'assaut, mais contre toute attente, ce dernier n'en fit rien, préférant tapoter durement l'accoudoir de son fauteuil pour signaler son avis. Quant à Heath... Ce dernier soulevait un détail important : le règne d'un inquisiteur à Poudlard n'était en effet pas de bonne augure, mais devaient-ils pour autant monter les barricades contre le ministère ? Pour travailler main dans la main avec celui-ci depuis des années, Alan pouvait affirmer avoir une parfaite confiance en Kingsley Shackelbot. Si ce dernier estimait la présence d'Hilliard à Poudlard, très bien, qu'il vienne, mais bien loin de se soumettre, l'ancien rouge et or se promit qu'il n'hésiterai pas à faire rappeler le chien de garde à ses fonctions premières si les choses venaient à dégénérer. Entre les réticences du professeur Wilkes-Rosier et ses propres dispositions à l'indiscipline, le fameux Robert Hilliard aurait bien du mal à imposer un régime de terreur si telle était son intention. Ce dont, de fait, Alan doutait beaucoup.

Du moins, en douta-t-il jusqu'à ce qu'à la surprise générale, le centre de toutes les présentes discussions ne fasse interruption dans la pièce. Le professeur d'occlumancie le premier leva un sourcil décontenancé devant l'arrivée en trombe du chef du département des mystères, devant son apparent petit sourire poli, mais surtout, devant le flot de ses premières paroles. Ainsi donc, après un mince bonsoir, monsieur le grand inquisiteur n'avait rien trouvé de mieux comme introduction à sa présence déjà fort peu désirée que de révéler avoir écouté de dehors toute la conversation. Un petit rictus mêlant la moquerie au mépris étira doucement les lèvres du jeune homme. Et ben... Si c'était avec ça qu'Hilliard pensait pouvoir se mettre les enseignants dans la poche... Un rapide coup d’œil au sanguin professeur d'arithmancie confirma son intuition : ce dernier semblait fulminer sur place ! Et le spectacle n'était pas prêt de s'arrêter car déjà, voilà que Robert Hilliard, aussi sec qu'un vieux pruneau laissé à l'abandon au fond d'une corbeille de fruits préférait écourter les présentations pour balancer ses premiers ordres, lequel cependant n'était pas dénué de sens jugea Davis. Le hic, pour le coup, vint alors plutôt des derniers propros. Ainsi donc, Monsieur et son équipe avait du travail et il valait mieux qu'eux, pauvres professeurs incompétents qu'ils étaient de toute évidence, se pressent de poser leurs questions s'ils en avaient afin de ne pas faire perdre son temps au grand (dans tous les sens du terme) Homme que voilà. Se passant une main sur le menton, c'est sans pouvoir se retenir qu'Alan laissa son sourire s'étirer davantage. Ça n'avait rien de drôle en apparence, tout au contraire, les petits airs de chef supérieur de Robert Hilliard aurait plutôt dû le glacer sur place, mais le fougueux professeur d'occlumancie n'avait jamais eu cure de ce genre de comportement bien droit et trouvait dans ce masque de bonne conduite et de sainte autorité toute l'étendue du pathos qu'un tel personnage pouvait présenter. Pour preuve, Heath fut ainsi le premier à se lever et à partir, semblant défier le nouveau venu dans sa façon de rester droit devant la porte. Ce dernier fut bientôt suivi d'Alec, puis de Garreth et des trois autres directeurs de maison. Un à un, les membres du corps enseignant semblaient prêt à quitter les lieux, offrant à leur nouvel inquisiteur le choix de leurs paroles fielleuses ou de leur silence. Au bonne nuit d'Alec, Alan passa la langue sur les lèvres, appuyant sa tempe à son index en regardant la scène.

« Et bien, ces prochaines semaines de collaboration promettent d'être palpitantes ! On peut dire que d'entrée de jeu vous savez trouver les mots pour annoncer le climat ! »

Malgré son large sourire et son ton sympathique, c'était bel et bien une sorte de reproche que l'on pouvait lire dans les paroles du jeune professeur. Pire, une pointe de provocation. Mais à dire vrai, Alan n'était pas assez naïf pour croire que cela étonnerait l'inquisiteur qui, contre toute attente, avait déjà eu plus d'une occasion de le voir à l’œuvre dans les couloirs du ministère et lors de divers événements mondains. Cependant, ne rien dire aurait été un crime et jouer les parfaits opposants n'auraient rien arranger, d'autant qu'en vérité bien qu'il ne l'apprécie guère, Alan ne lui portait pas non plus le ressentiment que l'on avait pu lire dans les gestes du porfesseur Rosier alors, se levant, le fils de la guerre fit quelques pas, se rapprochant lentement du nouveau venu avant de s'arrêter prêt du siège laissé vide de Heath, lequel n'était ni trop loin, ni trop prêt de l'Inquisiteut. S'asseyant alors négligemment sur l'accoudoir , le professeur Davis joignit un signe de main dans la direction de Léopold avant de remarquer de son ton toujours aussi sarcastique.

« Au moins Léopold auras-tu eu le privilège d'être dignement salué toi, profite-en c'est un honneur venant d'un monsieur aussi important que notre invité» Un sourire, encore, puis ce dernier tomba pour laisser place à un ton bien moins enjoué quoi que toujours calme, laissant plus de place au conseil qu'à la menace. « Voyez Hilliard, si vous ne voulez pas vous faire d'ennemis ici, commencez par ne pas vous conduire comme tel. Parler est une chose, et je suis certain que vous êtes ici dans le même but que nous, sans compter sur le fait qu'il doit vous importer peu de vous faire l'ami de qui que ce soit ici, mais tâchez de ne pas oublier, vous et votre équipe, qu'une école sans ses professeurs n'a plus vraiment lieu d'être et qu'il vous sera difficile d'avancer dans vos investigations si dès le départ vous ne gagnez pas un minimum la confiance des enseignants présents ici, témoins des derniers événements. C'est là mon conseil de coopérant, libre à vous de le suivre. »










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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mer 9 Avr - 3:16

Event#4 - De mots et de sang


Leopold Primrose


Ce gout de la mise en scène... Robert Hilliard et lui partageaient au moins ce point commun de soigner leur entrées, et aussi pompeuse soit celle de son ancien camarade elle n’en était pas moins réussite. Le passé venait de lui sauter à la gorge et s’il avait été tenu au courant de l’évolution du fraichement nommé Inquisiteur via les journaux, le revoir en chair et en os devant ses yeux était une chose très étrange. Les photographies ne rendaient pas justice à la carrure de l’homme qui, et il l’aurait presque oublié, le dépassait de quelques centimètres lui qui était pourtant de grande taille. Pourquoi ce seul détails futile fut sa première pensée en le voyant débarquer dans cette salle ? Sincèrement il l’ignorait et il se décevait quelque peu sur le coup. Encadré par deux hommes, si le premier lui laissait un souvenir vague et qu’il restait frustré de ne se rappelé ou il l’avait croisé le second lui était familier. Théobald Bishop, il n’avait pas eu la chance d’être son professeur mais lui avait vendu des livres lors de sa scolarité à l’époque où il était encore vendeur chez Fleury & Bott. Oh il n’était pas étonnant que Robert ait mis la main sur ce petit génie, une perle ce garçon, cela aurait été une erreur fatale de le laisser filer et il avait dû le comprendre mieux que quiconque.  

Cette voix… Il l'avait toujours associé à un agacement profond et il eu le même ressentit que quinze ans auparavant. Elle réanimait bien des souvenirs en quelques secondes et si le temps était à la noce il aurait presque pu en sourire. Robert Hilliard… Son phrasé respirait l’orgueil mais il n’était pas pour autant condescendant, habilité du langage oblige, il avait toujours brillé dans ce domaine. Alors qu’ils se toisaient mutuellement après qu’il ne l’ait salué et que le professeur Primrose réponde par un léger haussement de sourcils en répétant à voix basse « n’est-ce pas...» il leur apprit qu’il avait écouté à la porte depuis le début. C’était... Oh c'était tellement Bobby ! Encore une fois il aurait pu en rire. Ainsi n’avait-il pas changé et ce côté fouineur qui faisait tant parler à l’époque restait l’un de ses principal défaut ? Moyen peu recommandé pour acquérir la confiance des personnes ici présente mais au moins de cette manière il n’avait plus vraiment besoin de se dévoiler et tous savaient à quel genre de personnage ils avaient à faire. Le regard, aussi bref soit-il, qu’il jeta à Annette ne laissait d'apparence rien transparaitre mais il crut deviner, puisqu’il l’ignorait un peu plus que les autres, que sa présence était à ses yeux tout à fait dispensable. Croisant les bras et s’adossant un peu plus contre le dossier de sa chaise après avoir replacé ses lunettes rectangulaire, Leopold ne lâcha plus des yeux la figure si particulière de son ancien camarade.

Prier les directeurs de rejoindre leurs maisons respectives étaient une bonne initiative, aussi observa t’il quatre silhouette se lever doucement en répondant à la requête de l’Inquisiteur. Leopold ne manqua pas de relever le termes compétent dans la tirade de Robert qui jugeait très certainement certaines personne attablé ici comme indigne de porter le titre de professeur. C’était un vrai bonheur de tenter d’interpréter le moindre mot dans le discours de quelqu’un qui maniait si bien la langue, le moindre geste pour quelqu’un qui ne laissait rien transparaitre au hasard et il prenait un certain plaisir coupable à examiner le tout alors que les temps étaient loin d’être au jeu de l’observation.

Sous un silence de plomb, Heath se leva à son tour. Et pourtant… Pas un mot. Le professeur qui avait été si véhément à l’encontre de la présence de personnes venant du ministère n’adressait pas la moindre parole au petit groupe qui se dressait devant lui. Certes il avait plus tôt exprimé une opinion qui avait été entendu par les concerné au travers de la porte, c’était autre chose tout de même de les dire en face. Les yeux du professeur d’étude des moldus s’écarquillèrent légèrement alors qu’il arquait un sourcil perplexe. Pourquoi diable opter pour un comportement aussi puéril ? S’il avait quelque chose à dire qu’il s’exprime par Merlin, ils avaient toute la nuit pour ça ! Il ne savait pas vraiment l’intérêt d’une sortie aussi dédaigneuse qui n’allait rien arranger à la situation et qui plutôt d’avoir un impact serait sûrement ignoré par le personnage visé. Aussi fut-il un peu plus atterré quand Alec opta pour la même initiative, quittant la salle après les avoir salués et sans demander de reste. Que comptaient-ils donc faire ? Ignorer royalement Robert durant son séjour dans le château ? Ne porter aucun intérêt à son travail, à sa manière de procéder ? Soit, cela restait leurs choix mais Leopold était loin d’être assuré que cela soit la meilleure des options et il craignait que cela ne creuse un peu plus un fossé entre les deux partis.

Alan, à ses côtés, ne cachait pas un certain plaisir à suivre la scène et opta bien vite pour le sarcasme.

- Oh je t’en prie Alan, range donc cette jalousie mal placé que je ne saurais supporter plus longtemps.


Répondit-il en souriant, légèrement théâtrale, ne pouvant s’empêcher d’opter pour le ton de la plaisanterie peut être pour chercher à apaiser cette atmosphère étrange. Mais le sourire fut bref et il fut bien rapidement ramené à la réalité du présent. Pendant qu’Alan parlait, il ne put s’empêcher de songer que de toute évidence Robert n’était pas plus là pour se faire des ennemis que des amis aussi devait il se moquer éperdument de froisser l’ego de quelques professeurs qu’il devait juger incapable et cette pensée le fit soupirer doucement.

- Tachons d’être efficace c’est tout, réglons cette affaire avec soin pour que chacun retourne à son poste au plus vite et surtout que les élèves soient hors de danger. Si tout le monde garde en tête son emploi dans cette affaire sans chercher à nuire à l’autre… J’imagine que tu nous exposeras au plus vite le tiens ici en détails d’ailleurs, Robert ? Il faut que tout soit clair et que l'échange viennent des deux sens.

Il n’avait pu s’empêcher de s’adresser à lui avait une certaine familiarité d’un ton dégagé, nullement par provocation imbécile mais juste pour lui rappeler qu’ils étaient, malgré les grades et autre titres, au même niveau. Après tout si il avait poussé le vice plus loin l'aurait il affublé du surnom Bobby qu'il ne supportait pas mais il se réservait ce plaisir pour plus tard. Toujours est-il qu’il fallait vraiment que Robert les informe de sa tâche précise ici, l’ordre qu’il avait reçu et ce qu’on attendait de lui exactement. Si cela devait s’arrêter aux recherches des coupables ou à une réorganisation complète du système de l’école que le ministère avait peut être jugé défaillant… Le soucis c'est qu'en quittant si promptement la salle, Heath et Alec avaient commis une première faute quand à "l'échange" qu'il évoquait et qui lui paraissait plus que nécessaire. Aussi cela lui paraissait superflus de s’exprimer à ce propos ce soir alors qu'une partie du corps professoral s’en était allé. Il aurait fallu que tout le monde participe, en particulier ceux qui était refroidis par cet intrusion dans l'école.

Se levant, il jeta un coup d’œil circulaire à la salle, appuyant un peu plus son regard sur Annette au passage. Il fallait qu’il lui parle, il le fallait vraiment. Reconcentrant son sujet d’attention sur Robert et ses deux employés, il reprit.

- Mesdemoiselles, Gentlemans, que la nuit nous porte conseil.


Hochant la tête, il rangea alors sa chaise sous sa table, esquissant ainsi le premier geste d'un départ imminent mais restant encore debout, une main appuyé sur le dossier de l'objet pour souligner que l'heure de sa sortie n'avait pas encore tout à fait sonné. Il avait encore des réponses à entendre et la réaction des collègues l’intéressait, il n'était cependant pas certain qu'ils réussissent autant qu'ils étaient à retenir sa majesté Hilliard encore très longtemps, quelque chose le poussait à croire, peut être à tord, que tout devait être calculé à la seconde près dans son esprit... Et bien qu'il ne doutait pas qu'il réponde à leurs interrogations, il peinait à croire qu'il allait s'asseoir parmi eux et leur livré toute ses informations ce soir.









Dernière édition par Leopold E. Primrose le Dim 13 Avr - 9:49, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mer 9 Avr - 16:13

Event#4 - De mots et de sang


Emmett Thornquill
Pénible soirée. Pénibles jours en perspective.

Grande fut la surprise d'Emmett en entendant Alan Davies partager son opinion et la défendre, lui arrachant au passage un haussement de sourcils record. Les interventions suivantes de ses collègues exprimèrent grosso modo la même pensée et confirmèrent le caractère unique des emportements d'Alec et Heath. Seule Minerva demeurait imperturbable, d'un calme qui suscitait le respect.
Le professeur d'Astronomie n'écouta ses confrères que d'une oreille distraite, estimant avoir déjà fait plus que sa part et impatient que le ministère, ou le fameux Robert Hilliard en personne, leur fournisse de nouveaux éléments. Mais grande fut sa terreur lorsque Vitali Oulianov éleva sa voix de stentor. En cinq années de cohabitation c'est la première fois qu'il le voyait ainsi, qu'il le voyait quitter sa réserve habituelle pour redevenir le redoutable sorcier que décrivaient les livres sur la deuxième guerre.
Plus que les mots de son ami russe, ceux-ci ne visaient pas Emmett en particulier, c'est son état physique qui était effrayant. Une terrible lassitude semblait avoir gagné le brave Oulianov. Ou bien était-ce son brusque éclat de colère qui lui drainait toutes ses forces ?

Emmett crut que la réunion avait atteint son point final lorsque Leopold rappela qu'il était inutile d'ergoter à ce stade et qu'ils devaient travailler de concert. Calcul ou non ? C'est ce moment que choisit l'intrigant Robert Hilliard pour se révéler.
Le professeur d'Astronomie n'avait pas pour habitude de juger les gens, mais sa première impression sur le personnage fut des plus mauvaises. Écouter aux portes ? Voilà qui était de la plus grande impolitesse ! L'envoyé du ministère aurait au moins pu avoir le tact de n'en rien dire. À moins qu'il eut souhaité leur faire comprendre quelque chose ? Qu'ils étaient imprudents et pouvaient facilement être espionnés par la première personne venue, les agresseurs de McCarthy et Von Hammerschmidt inclus ? La leçon valait la peine d'être méditée.

Dès lors Emmett s'appliqua à écouter et étudier leur nouvel interlocuteur. Ses premiers mots ressemblaient à des menaces voilées, ce qui ne fit rien pour effacer la première impression du professeur, et ses suivants étaient des ordres expéditifs.
Bien sûr il n'en fallait pas davantage pour échauffer les esprits déjà passablement bouillants d'Alec et Heath. D'une impolitesse égale à celle du Grand Inquisiteur, ils firent clairement comprendre ce qu'ils pensaient du nouveau venu et tirèrent leur révérence.
Emmett redoutait déjà la future cohabitation entre les professeurs de Runes et Arithmancie avec Robert Hilliard. Cet échange était certainement loin d'être terminé. À côté de lui Garreth quitta sa chaise à son tour, pour des motifs autrement plus légitimes. Puis ce fut au tour d'Alan de se lever et d'apostropher l'imperturbable Inquisiteur.

Mais qu'avaient donc ses collègues à se jeter ainsi dans un combat aussi inutile et stérile que perdu d'avance ? Si ce Robert Hilliard était vraiment la nouvelle Dolorès Ombrage qu'ils redoutaient ils venaient de se compromettre gravement et de se dessiner une cible bien voyante dans le dos.
Bien sûr, en tant que lâche invétéré, il n'avait jamais eu d'ego à défendre, et il n'était pas à leur place. Mais, toute absence de courage mise à part, il lui semblait bien plus raisonnable d'observer et d'écouter en silence. Les questions de fiertés auraient dû être le cadet de leurs soucis, en une telle situation !

Bien plus raisonnable fut Leopold lorsqu'il voulut tempérer Alan et s'adressa à Hilliard en termes courtois sans l'ombre d'un sarcasme. Il était d'ailleurs intéressant de noter qu'il tutoyait l'individu, ce qui n'était pas réciproque. Mais le brave professeur d’Étude des Moldus avait loupé une occasion, et commettait peut-être une erreur en amorçant si vite sa sortie.
Pendant tout ce temps Emmett avait continué d'observer l'homme rigide et imperturbable qui leur faisait face, guettant la moindre chance de réviser sa première opinion. Soit ce Robert Hilliard était effectivement la menace que soupçonnaient certains de ses collègues, soit il souffrait d'un vrai problème relationnel.
Le Grand Inquisiteur leur avait bien demandé s'ils avaient des questions à lui adresser, non ? Surprenant, qu'aucun de ses collègues n'ait pensé à le faire. Ils n'en auraient peut-être pas la chance plus tard, et mieux valait apprendre un maximum de choses dès à présent pour éviter les mauvaises surprises.

- Monsieur Hilliard ? Lança-t-il depuis son siège. Puisque nous ne sommes pas ennemis, ainsi que vous dites, auriez-vous l'obligeance de nous exposer les premières mesures qui nous attendent ? Vous vous souciez de la sécurité des élèves autant que nous, c'est entendu, mais... mieux nous serons informés de l'incidence qu'aura votre action sur notre travail, et mieux les choses se passeront, vous ne croyez pas ? Je suppose que vous ne comptez pas poster un auror à chaque dortoir pour écouter à la porte...

Il regretta instantanément cette dernière parole et faillit s'en mordre la joue. Il n'avait pas voulu paraître sarcastique ou hautain.
Ce n'était certainement pas le moment de s'aliéner le Grand Inquisiteur Robert Hilliard.







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MessageSujet: Re: EVENT#4 - De mots et de sang   Mer 9 Avr - 16:47

Event#4 - De mots et de sang


Annette Rosmerta


Un silence de mort s’abattit dans la salle alors que Robert Hilliard y pénétrait. L'homme semblait somme toute avoir peu changé, de grande taille les années semblaient l'avoir quelque peu asséché et son front s'était légèrement dégarni mais il conservait cette apparence soignée et ce sourire satisfait de lui même qu'il arborait déjà des années plutôt quand il avait l'occasion de prendre un élève en faute, il ne fallait pas en douter Robert était bel et bien de retour.

Le petit discours qu'il leur servit était édifiant, vraiment. Écouter aux portes, n'avait-il donc pas changé, compris que s'attirer l'animosité du corps enseignant à peine arrivé n'était sans doute pas la chose la plus brillante à faire? Il les dévisagea tour à tour et Annette ne pu s’empêcher de lire la désapprobation dans son regard quand il se posa sur elle, le fixant à son tour elle posa ses mains sur ses hanches et releva le menton dans l'attente d'un quelconque commentaire qui pourtant ne vint pas. Aucun doute n'était permit Bobby ne comprenait pas l'utilité de la présence de la tenancière en ces lieux et il prendrait probablement des mesures pour lui en limiter l'accès.

Il enjoignit les directeurs des maisons à rejoindre les salles communes afin de s'entretenir avec leurs élèves, c'était une sage décision on ne pouvait le nier, en ces temps ils avaient besoin de sentir qu'ils n'étaient pas seuls et que les adultes seraient là pour eux et pour les soutenir, ses pensées s'attardèrent particulièrement sur les poufsouffles qui devaient être aux cent-coups après l'agression de leur camarades. Les quatre professeurs partirent donc suivit d'un Heath étrangement silencieux, l'occasion lui avait pourtant été offerte d'exprimer son point de vue et débattre avec celui dont il désapprouvait tant la présence mais il se contenta de le toiser avant de disparaître, Alec se leva à son tour tout en employant un ton théâtral pour leur souhaiter une bonne nuit. Restait à espérer que ces deux-là c'étaient bel et bien calmés et qu'ils n'escomptaient pas ouvrir les hostilités dans les jours à venir.

C'est Alan Davis qui s'adressa le premier à Robert Hilliard en lui disant de manière à peine cachée ce qu'il pensait de sa façon de faire, avec un sourire plein de morgue il le remit en place lui rappelant qu'il aurait besoin de la collaboration des enseignants pour résoudre cette affaire. La rouquine aimait le culot dont faisait preuve le jeune professeur mais elle doutait qu'il soit au goût du Grand Inquisiteur, aussi adressa t-elle un hochement de tête en signe de soutient au professeur d'occlumancie, il était bon de lui rappelé qu'il n'était pas tout puissant. La voix de Leopold retentit à son tour il répondit d'un ton sarcastique à la boutade d'Alan puis rappela au nouveau venu sa volonté de coopérer. Cette fois-ci ce fut un franc sourire qui s'afficha sur le visage d'Annette alors qu'il le tutoyait délibérément, c'était sans doute sa manière à lui tout pacifiste qu'il soit de lui rappeler qu'il ne leur était aucunement supérieur. L’œillade appuyée qu'il lui adressa était on ne peut plus claire, il désirait lui parler, désir qu'elle partageait également, elle avait besoin de connaître le fond de sa pensée sur les derniers événements et de s'assurer qu'il allait bien, ces dernières semaines avaient étés mouvementées et il n'avait eu que trop peu l'occasion d'échanger, elle ressentait le besoin brûlant d'être avec lui et lui seul ne serait-ce que pour quelques instants, aussi alors qu'il leur souhaita une bonne nuit et amorçait un geste de départ se décida t-elle à prendre congé.

- Ce fut un réel plaisir Robert, comme toujours tu le sais, je pense que nous aurons l'occasion de nous revoir très vite, professeur McGonagall merci de m'avoir fais participer à la discussion, bonne nuit à tous.

Elle était restée cordiale, après tout elle n'avait aucune raison de ne pas l'être et si elle n'avait pu retenir cette pointe d'ironie dans sa voix elle estimait qu'il la méritait bien. Elle passa ses mains sur sa robe afin de la lisser puis regarda Leopold afin de lui signifier qu'elle l'attendrait à l’extérieur de la salle quand il serait prêt à la rejoindre. Du moins c'est ce qu'elle s’apprêtait à faire quand la voit si timide professeur Thornquill s'éleva à son tour demandant des explications sur les mesures prévues par l'inquisiteur allant même jusqu'à s'autoriser un sarcasme, c'était une soirée pleine de surprise. Jetant au diable la retenue elle vint se placer aux côté de Leopold et glissa discrètement ses doigts entre les siens prête à écouter ce qui serait dit.








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EVENT#4 - De mots et de sang

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