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 I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]

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MessageSujet: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Lun 10 Mar - 21:59


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★ Mikaela & Haimon





L’ennui lorsque l’on se lie avec des gens qui ne sont pas de notre maison, c’est qu’on ne sait pas toujours où les trouver. Pour les Serpentards, ma meilleure chance était encore d’aller rôder dans la salle commune : si la personne que je cherchais n’y était pas, quelqu’un pouvait généralement me renseigner sur sa localisation. Mais lorsqu’il s’agissait de personnes d’autres maisons… ça se complexifiait. Naturellement, il y avait toujours la possibilité de se donner rendez-vous, mais l’envie de voir quelqu’un n’est pas toujours prévisible….

Avec Mikaela, j’avais fini par accepter que lorsque nous nous voyons, c’était généralement par hasard. Une ou deux fois, nous nous sommes croisés dans un couloir, et avons convenu de nous revoir le soir même ou le lendemain, histoire de mettre les chances de notre côté. Mais la plupart du temps, c’était juste un heureux hasard : moi passant dans le parc, elle s’y trouvant justement, ce genre de rencontres imprévues. Ca ne me gênait pas fondamentalement même si, une fois deux, il m’était arrivé de vouloir rechercher le réconfort d’une épaule amie, et Mikaela avait toujours été très douée pour me changer les idées…

L’ironie du sort voulait que lorsque j’avais justement besoin de voir un visage ami, je tombais généralement sur… Eugenia, toujours prompte à vouloir me faire tourner en bourrique, Simon, dont la simple présence m’agaçait ou Eren et ses sourires aussi fourbes qu’hypocrites. Que des gens destinés à ruiner mon humeur.
Aujourd’hui, je n’étais pas particulièrement de mauvaise humeur, mais j’avais définitivement besoin de me relaxer. Entre la confrontation avec Serena, Eugenia qui collectionnait les rumeurs comme on collectionnerait les cartes postales, mon « règlement de compte » avec le professeur Rosier, les devoirs qui s’accumulaient, Oulianov qui me fichait une pression folle… Il fallait que je décompresse d’urgence.

Alors que je m’attendais à devoir affronter tous mes démons aujourd’hui, je fus plus que positivement surpris de croiser, au détour d’un couloir, ma jolie petite migale. Je m’arrêtais net dans ma marche saccadée, un petit sourire se dessinant sur mes lèvres. Pour une fois que je tombais pile poil sur la personne que je voulais voir… C’était parfait. A ceci près que la demoiselle n’était pas toute seule. Elle était entourée de quelques autres jeunes filles que je ne connaissais pas, mais ce n’était pas ce qui allait m’arrêter. Contrairement à ma relation avec Charlie, que nous tentions plus ou moins de dissimuler, je ne m’étais jamais vraiment caché de fréquenter Mikaela, et je n’avais pas non plus que la jeune fille s’encombrait de secrets. De toute façoon, notre règle d’or était plutôt claire : pas de prise de tête. Alors sans me prendre la tête, je débarquais dans son cercle d’amies/connaissances/groupies, ou peu importe leur statut, un sourire sur les lèvres.

▬ Mesdemoiselles

Déclarai-je en guise de salutation, accompagné d’une petite inclinaison de la tête. Certaines me lancèrent un regard de travers m’ayant sûrement identifié comme « L’héritier des Bogarts ». Je n’avais, de manière générale, pas la meilleure des réputation à l’école, pas tant pour mes propres exploits, mais plutôt par la réputation de ma famille. Je m’en fichais. Maintenant. Ca m’avait longtemps touché, j’avais appris à les ignorer. S’ils se basaient sur des histoires de famille pour décréter que je ne valais rien, alors il ne valait pas beaucoup mieux que ceux qu’ils détestaient : les sangs-purs haïssant les moldus. Je n’avais pas envie de m’énerver maintenant que j’avais trouvé ma princesse migale.

▬ Mika, est-ce que je peux te parler ?

Enchaînai-je sans plus me soucier de la présence des autres filles. Je n’avais, en vérité, rien de spécial à lui dire. Rien que je ne puisse dire devant les autres en tout cas. Je cherchais juste une excuse pour me retrouver seule avec elle. J’avais envie de passer une après-midi tranquille, de me détendre, et j’étais sûr que la jolie brunette était la partenaire idéale pour cela. J’espérais juste que je n’interrompais pas une après-midi entre fille… Non, en fait je m’en foutais pas mal. Tant que je ne dérangeais pas Mikaela, mais j’étais sûr que si tel était le cas, elle ne se gênerait pas pour me le faire savoir : entre nous, il y avait peu de non-dits. Juste des secrets, mais ça ne gâchait pas notre relation, ça ne faisait que la protéger.



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MessageSujet: Re: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Mer 26 Mar - 21:09

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Mikaela H. Von Rosen & Haimon J. Bogart

C’est fou comme les choses changent à l’approche des matches de Quidditch. Je suis une pestiférée dans cette école, un titre que j’ai gagné grâce à de longues années de tortures psychologiques et physiques sur mes camarades de classe. Oh, rien d’officiel, car la peur que j’inspire empêche mes victimes de me dénoncer aux professeurs quand bien même je ne leur cache pas ma haine profonde pour tout ce qui se rapporte aux moldus. Dans les faits, on sait que je suis un peu « folle », que je menace à tour de bras, mais je choisis avec de plus en plus de soin ceux qui subissent mon courroux. Pas que je sois lâche, oh ça non, mais j’ai encore des choses à faire dans ce château, si je devais partir, ce serait un outil précieux qui glisserait des mains d’Audric.

Et pourtant, malgré tout, malgré mon sadisme, malgré mon sale caractère et les insultes qui sortent de ma bouche quand je ne suis pas de bonne humeur, les matches de Quidditch sont, d’après un accord tacite, l’occasion d’admettre que je suis utile à ma maison, alors ils commencent à me galoper autour. Si on parle peu de Quidditch, je sais pourtant que c’est à lui que je dois ces accès soudains et brefs de popularité. C’est ainsi que je sors de ma salle de cours, flanquée de quelques bavasseuses qui débriefent le cours que l’on vient d’avoir. Deux d’entre elles semblent perdues, ce qui leur donne une autre raison de me coller, puisque je collectionne les bonnes notes autant que les vifs d’or. Je les écoute néanmoins pépier sans répondre, bon je n’écoute pas vraiment que je prends l’air intéressé et, quand je sens qu’une réponse est nécessaire, je hoche la tête en souriant. Tenir une conversation est si facile, si je n’étais pas aussi portée sur la méchanceté et la violence, je pourrais sûrement être populaire… enfin m’écraser pour plaire, ce n’est pas mon genre. On me prend comme je suis ou on me laisse. Je dois avouer qu’ils sont légion à avoir choisi la seconde option, mais aucun que je ne regrette réellement.

On s’arrête dans un couloir, certaines doivent partir à leurs options tandis que les autres – dont moi – n’ont plus rien à faire de la journée. Je les entends planifier notre fin d’après-midi avec une certaine horreur. Accepter de leur tailler le bout de gras quelques minutes est une chose, passer des heures complètes avec elles, non merci. Mais une voix les interrompt dans leur planification :

« Mesdemoiselles. »

Je tourne la tête vers cette voix que je connais bien et je me retiens de lui sauter au cou. Leurs réactions et leurs regards peu amènes me font néanmoins tiquer légèrement et je dois me tenir également de leur ordonner le respect qu’un sang plus pur que le leur exige. Mais elles risqueraient de le prendre mal, en outre je crois que je n’ai jamais eu ce genre de réaction devant Haimon, cela pourrait amener des questions embarrassantes, donc je serre les dents.

« Mika, est-ce que je peux te parler ? »

Je laisse cette fois mon sourire apparaître, plus teinté de mauvaiseté que du plaisir de voir mon ami cependant, et je pousse la fille qui se trouve entre Haimon et moi en m’excusant d’une voix plate et sans conviction de ne pouvoir passer l’après-midi avec elles. Pour qu’elles n’aient pas le temps de me proposer de les rejoindre plus tard, je glisse mon bras autour de celui du Serpentard pour l’entraîner avec moi un peu plus loin. J’attends d’avoir disparu de leur champ de vision, car je n’ignore qu’elles vont probablement essayer de voir par où nous partons puis je soupire lourdement en renversant ma tête contre son épaule, lasse.

« Tu n’as pas idée de ce dont tu viens de me sauver. »

Ce garçon a vraiment le chic pour arriver au bon moment, sans compter qu’il fait plutôt partie de ces gens avec qui j’aime passer du temps, peu importe le moment. Au moins avec lui je sais que je peux dire ce qui me passe par la tête, je peux être totalement honnête, il ne s’en formalisera pas, et puis il sait comment je suis de toute manière, à défaut de savoir exactement qui je suis.

« Alors dis-moi, le serpent, tu n’as pas ta tête des bons jours, qu’est-ce qui t’arrive ? »

Je lève les yeux vers lui et esquisse un nouveau sourire, plus doux. Haimon est chanceux sur ce point, peu de gens peuvent affirmer que je les apprécie assez pour leur sourire avec sincérité. Mais c’est que moi aussi, je sais comment il est, et malgré son apparente décontraction, je vois sur son visage que quelque chose le tracasse. Je ne suis pas sûre qu’il me parlera, mais s’il le désire, au moins je suis là pour l’écouter.

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MessageSujet: Re: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Mar 8 Avr - 18:36


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J'ignorai pourquoi voir Mika me mettait toujours de si bonne humeur mais c'était un fait : elle avait un impact impressionnant sur mon moral. Un peu comme Mafalda au fond... Même si pour cette dernière j'avais toujours ce sentiment persistant d'inquiétude.

Il fallait aussi dire que ma petite Maitikaela -comme j'aimais la surnommer, avec ou sans son accord- et moi avions un certain point commun : l'effet répulsif qui par notre seule présence sévissait. Les raisons pour lesquelles on nous évitait étaient d'ailleurs relativement similaires : on faisait peur. Et on aimait ça. Pour ma part, on m'avait toujours évité. Quand j'étais plus jeune, c'était parce que comme beaucoup de gens issus de familles de Sangs Purs bafouées, j'étais un pestiféré. Rapidement, j'avais compris que je ne pourrai pas changer la donne, et m'étais donc dit que quite à ce que les gens fassent un détour pour m'éviter, je préférais que ce soit par mon propre fait, et pour cela ... Quoi de mieux qu'inspirer la crainte ?

Ce qui m'étonnait, c'était que Mika soit entourée de greluches. Entourée tout court en fait. Mais comme toujours, j'étais doué pour dissimuler mon étonnement sous une couche de politesse.
Je ne mets cependant pas bien longtemps à parvenir à l'extraire du groupe, la laissant m'entraîner à l'écart, elle accrochée mon bras, moi lui jetant un regard amusé alors qu'elle m'avoue que je viens de la tirer d'un faux pas.

▬ Qui aurait cru qu'Haimon Bogart serait un jour un sauveur ?


Ironisai-je, un sourire fin se dessinant sur mes lèvres. Pour sur, certainement, pas moi. D'ailleurs je n'aimais pas trop les sauveurs. Le dernier que l'histoire avait connu n'avait pour sur pas sauvé tout le monde, il avait aussi jeté certaines familles, dont la mienne, dans la déchéance. Où qu'il soit, il était probablement très fier de lui, se fichant bien de savoir dans quelle décrépitude certains vivaient. Je fis une moue, chassant le fameux sauveur de mes pensées. Pourquoi les noircir ainsi alors que je pouvais profiter de la charmante compagnie de Mika.

Mika qui, comme toujours très perspicace, semblait remarquer mon humeur passablement morose. Je souris, amusé du surnom qu'elle me donne.

▬ Tu as un œil de lynx pour une Migale


Commentai-je, sourire au coin des lèvres alors que je confirmais ses doutes quant à mon moral. Inutile d'essayer de prétendre. Je n'en avais même pas l'envie, après tout, s'il y avait bien une personne à qui je n'hésitait pas pour me confier, c'était Mika. Elle avait beau m'appeler le serpent, j'étais humain, et j'avais par conséquent moi aussi mes états d'âme.

▬ Toujours la même chose : histoire de famille


Précisai-je, fronçant un peu les sourcils, signe que ça me turlupinait bel et bien. Mika savait que lorsque je disais "histoire de famille" ça pouvait soit concerner Mafalda, soit Eugenia. En général, les deux, même si le souci que je me faisais pour Mafalda ne dépendait pas franchement d'elle, il était juste constant, alors qu'Eugenia était pleinement responsable de mes sautes d'humeur la concernant. Les rumeurs voyageaient vite et Mika ne devait pas les ignorer plus que les autres, elle devinerait donc sûrement à quoi je faisais référence. Ce n’était pas que je ne voulais pas lui en dire d’avantage, c’était que je n’étais pas super partant pour une discussion à cœur ouvert en plein milieu d’un couloir plein de passage…

▬ Écoute...


Murmurai-je, me tournant vers elle.

▬ J'ai vraiment pas envie de voir leurs sales tronches aujourd'hui ... Ça te dirait qu'on aille dans la salle sur demande ? Au moins on sera tranquilles


Je lui adressai un sourire complice, m'apprêtant déjà à l'entraîner avec moi vers la fameuse salle. Cette dernière n'était pas très loin de là où nous étions, nous y serions en 5 ou 10 minutes à peine. Je n'étais clairement pas un homme du peuple, encore moins lorsque le peuple altérait ma bonne humeur, et ces temps-ci peu de gens pouvaient se vanter de ne PAS me mettre le moral dans les chaussettes. Mika faisait partie de ces rares là. Et si elle voulait entendre d’avantage mes soucis, je serais tout disposé à les partager avec elle lorsque nous ne serons que tous les deux.



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MessageSujet: Re: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Lun 21 Avr - 0:27

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Mon sourire s’agrandit. Le serpent et la mygale, tu parles d’un duo venimeux. Avec ça inutile de se demander pourquoi, l’un ou l’autre, ne sommes pas populaire. Même si je me surprends toujours à l’être épisodiquement et bien malgré moi. Et que je sois plus populaire qu’Haimon me choquera toujours, les gens sont idiots de ne pas se disputer la compagnie d’un garçon comme Haimon. Oh, bien sûr, j’en tire une certaine fierté – même si c’est clairement pas pour ça que je le fréquente, je le respecte bien trop – mais la façon dont les choses évoluent me rend malade et j’espère bien que nos projets porteront bientôt leurs fruits. Et en attendant, en opérant dans l’ombre, je dois bien supporter l’infamie qui se répète encore et encore, voyant les sangs-purs comme Haimon se faire mépriser par des insectes… parfois je craque, mais la plupart du temps je dois prendre sur moi, sinon cela ne ferait que porter préjudice à notre cause.

Je l’observe, soucieuse, et il me répond finalement. « Histoire de famille », je fais la moue et détourne la tête pour regarder de nouveau devant moi, bien que les gens aient tendance à s’écarter lorsqu’ils nous voient arriver. Je soupire faiblement, c’est ce que je redoutais, même si je préfère ne jamais trop me fier à ce qui peut sortir de la bouche des élèves de cette école – de la bouche des gens en général pour être honnête – je suis obligée de prendre note de tout ce qui peut se passer ici. Après tout, tout est susceptible de me servir, puisque je suis capable de tout. Mais quand il s’agit des personnes que j’apprécie, j’aime encore savoir par eux-mêmes ce qui leur arrive… surtout quand je vois Haimon avec cet air préoccupé. Je crois que la prochaine personne à dire du mal de lui devant moi paiera pour toutes les autres.

Haimon me propose alors de filer à la salle sur demande, pour parler en privé, j’accepte sans attendre en lui rendant son sourire, et je le laisse m’entraîner dans cette pièce qui a déjà été le théâtre de beaucoup de nos discussions. Comme toujours, le trajet se fait dans un silence qui n’est habituel que lorsque nous ne sommes pas seuls, comme si nul autre que nous ne méritait d’entendre davantage nos paroles, nos conspirations.
On arrive finalement devant la porte qui se matérialise devant Haimon, il la pousse pour que j’entre et la chaleur de la pièce m’étreint aussitôt. Cela ne vient même pas de la température, non, c’est cette pièce qui est chaleureuse. Mon regard court rapidement sur le plancher ancien qui recouvre le sol, sur les pierres apparentes des murs, sur l’âtre flamboyant et les cadres qui le surplombent. J’avance vers le tapis noir au milieu de la pièce et me retourne vers Haimon.

« Encore cet endroit ? souffle-je, feignant l’agacement. Est-ce que tu essaierais de me faire passer un message ? »

Ce n’est pas la première fois que la salle sur demande prend l’apparence du salon du manoir de ma famille, en fait depuis quelques temps, elle la prend toujours, que cela vienne de moi ou bien d’Haimon. Et c’est une réplique presque parfaite. Les cadres, par exemple, ne sont pas les mêmes, chez moi, ce sont des photos d’Andréas et de mon père, ici ce sont des photos d’Haimon, de moi… ah tiens, il y a en a même une de Mafalda. Je réprime un sourire.
Bien sûr, j’ai été la première à la faire venir, et j’ai mis du temps pour ça, pour avoir assez confiance en quelqu’un pour montrer ça. Et je crois que ça n’aurait pu être personne d’autre qu’Haimon, il est le seul devant qui ne compte plus le fait d’être faible ou forte… que je lui montre que j’ai parfois le mal du pays , que mon frère me manque, n’a pas d’importance. Il serait le seul à qui j’accepterais de montrer ce manoir qui compte tant pour moi.

Je m’appuie finalement à l’accoudoir du canapé rouge sang.

« Enfin… vas-y, vide ton sac. »

Je souris de nouveau, pour l’encourager à se confier, quoique je sache que ce n’est pas vraiment nécessaire.


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MessageSujet: Re: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Dim 27 Avr - 16:09


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Alors que nous entrons dans la salle sur demande, je jette un regard pétillant du côté de Mikaela, curieux de voir sa réaction quant à mon « choix » de lieu. « Choix » n’était pas le mot exact, puisque c’était plutôt mon instinct qui avait fait appel à ce lieu que j’associais au calme et à l’intimité. Un lieu chaleureux selon moi malgré ses airs un peu classieux et solennels.
Mes lèvres s’étirèrent en un sourire amusé alors qu’elle jouait la demoiselle agacée.

▬  Tu sais bien que je fais toujours passer mes message de manière très directe voyons…


Répondis-je , sans me départir de mon air taquin. Ce n’était pas si vrai que ça… Je ne m’encombrais, il est vrai, généralement pas de ronds de jambe ou de détours pour communiquer avec Mika, mais dès qu’il s’agissait de ma famille, et à plus forte raison de mes tantes, c’était le concours de celui qui prendrait le plus de pincettes. C’en était même agaçant.

Je me dirigeai vers le même canapé rouge –dont la couleur était vraiment hypnotisante- pour y prendre place à côté de Mika, un peu en contrebas puisque cette dernière avait décidé de se percher sur l’accoudoir, et je poussai un petit soupir de bien être. Oui, je me sentais bien ici. Je n’y avais pourtant pas grandi, et rien vécu de spécial, mais je m’y sentais presque chez moi. C’était l’univers de ma petite Maitikaela, qu’elle avait bien voulu partager avec moi. J’y avais amené la seule chose qui comptait vraiment dans mon enfance : Mafalda. Le rendu final était plutôt convivial.

Abandonnant l’analyse des lieux, la jolie rouquine m’invita à me livrer à elle. J’en avais tellement gros sur le cœur que ce fut sans me faire prier que je me mis à parler, moi d’ordinaire si  discret sur mes états d’âme. Il fallait croire qu’une goutte d’eau avait fini par faire déborder le chaudron.

▬  J’ai l’impression que ma famille est un ramassis de rapaces guettant le meilleur moment pour venir dépouiller mon cadavre


J’esquissai un sourire plein d’ironie en direction de Mikaela. Elle savait tout comme moi que mon patronus était un Balbuzard, donc un rapace, et l’idée de devenir moi-même la cible de vautours, c’était un peu l’ironie du sort. Et quand je disais « ma famille », j’avais essentiellement deux noms en tête. Deux noms qui, les choses étaient bien faites, s’associaient de plus en plus souvent. Eugenia, ma cousine et future femme, si tout se passait comme prévu, ce dont je doutais de plus en plus, et Eren, mon cousin, faux derche 1er du nom, qui attendait –et complotait probablement- ma chute pour me remplacer au pied levé. Ah qu’elle était belle notre famille. Ces deux là passaient de plus de temps ensemble, ce qui coïncidait parfaitement avec mon éloignement grandissant avec Eug’. Je n’avais cela dit jamais été un grand fan des coïncidences.

▬  Mon cousin est de moins en moins discret dans ses combines à deux ronds pour essayer de me discréditer auprès de ma famille dans l’espoir de prendre ma ‘place’, et ma cousine, soit disant future femme, passe un sacré bout de temps avec lui. Le temps qu’elle ne passe pas avec lui, elle le passe à m’humilier en faisant la collection de toutes les raclures de l’école sans manquer de fanfaronner quand elle me croise au détour d’un couloir


Je soupirai un peu, visiblement soulagé d’avoir un peu déballé mon sac. Ce n’était pas quelque chose que j’avais l’habitude de faire, au contraire, j’étais plutôt du genre à encaisser et conserver. Mais Mika savait me mettre en confiance et me mettre suffisamment à l’aise pour que j’ai envie de parler.

▬  Comme tu peux le voir, l’esprit de famille c’est sympa chez nous


Ajoutai-je, un sourire empli d’amertume sur les lèvres.

▬  Et moi j’en ai un peu marre de me décarcasser pour tout ce petit monde


Je lève le nez vers elle, avant de poser ma tête contre sa hanche –ce qui est à mon niveau étant donnée qu’elle est assise plus haute que sur moi sur l’accoudoir. J’esquissai un petit sourire en l’observant. Si j’avais voulu avoir une grande sœur, ou même une sœur de mon age, j’aurais voulu qu’elle soit un peu comme Mika. Sa douceur était apaisante… Je pense que mal de gens de l’école ne seraient pas d’accord avec moi, ne voyant pas de « douceur » en elle, mais c’était juste ça le meilleur : apprivoisez une mygale, et vous verrez que lorsque vous n’aurez plus peur de son venin, elle n’est que douceur au toucher. Fermant un peu les yeux je restai immobile et silencieux avec pour seul contact avec elle ma tête sur son flanc.

▬  Je ferais mieux de venir plus souvent ici, personne ne peut m’atteindre ici


Hormis Mika elle-même, bien sûr, mais elle ne me causait pas de tort, elle. Je rouvris mes yeux, semblant reprendre vie. Je levai mon regard clair vers elle, lui offrant un sourire sincère. Maintenant que j’avais tout sorti, Je me sentais bien moins oppressé. Je me rendais compte que je pouvais me soulager avec elle sans pour autant devoir tout dire.

▬  Inutile de ressasser ceci dit…  Comment vas-tu, toi ?  Tu survis  à la surexcitation générale dans l’école ?


J’avais un peu peur de l’avoir ennuyée ou assommée avec mes histoires de famille, et je ne voulais surtout pas la priver de pouvoir s’exprimer elle aussi. Le problème avec Mika, c’était que je n’étais jamais tout à fait sûr de savoir quand elle allait bien ou mal. Lorsque je la croisais, à la sauvette, dans les couloirs, elle ne laissait jamais rien paraitre. Elle était comme ça, Mikaela : forte à l’extérieur. Elle n’avait certainement pas envie que le moindre cafard de l’école connaisse ses pensées les plus profondes. Mais dans l’intimité rassurance de ce salon, j’espérais qu’elle pouvait se livrer. S’il y avait des choses à livrer, naturellement. Tout le monde ne peut pas sans cesse vivre des drames familiaux, amicaux, ou amoureux après tout….
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MessageSujet: Re: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Jeu 8 Mai - 22:01

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Je croise les bras alors que Haimon vient lui aussi s’asseoir sur le canapé. Parfois, quand je le vois ainsi, je me demande si j’ai vraiment bien fait de lui faire découvrir cet endroit. Oh bien sûr, j’adore mon manoir – d’autant plus maintenant que j’en ai fait disparaitre toute trace de ma moldue de mère – je le trouve magnifique, et avoir réussi à faire une réplique de la pièce principale grâce à la salle sur demande me réconforte assez, néanmoins je ne peux m’empêcher de me dire que l’endroit n’est pas digne de lui. Je me rassure en me disant que, au moins, il aime être ici, mais enfin quand même.

Je le regarde alors qu’il commence à me parler et je serre doucement les dents. Je le connais depuis assez longtemps – et ai déjà pratiqué assez de sangs-purs – pour savoir que leur ambition ne permet pratiquement aucune limite. C’est assez désolant lorsque je vois que leur intérêt par les temps qui courent serait plutôt de cesser de se tirer dans les pattes. Sans compter que savoir que quiconque souhaite du mal à Haimon me hérisse passablement le poil. Je ne suis pas l’impartialité personnifiée et mon affection pour lui m’influence sans doute grandement, mais je ne comprends pas que l’on puisse s’en prendre à lui de cette façon. Également je me demande comment une fille comme Eugénia – que je ne connais certes que de ce que me disent Haimon et Serena – peut être destinée à lui. Cela n’a rien à voir avec de la jalousie, je serais moi-même indigne d’Haimon et bien incapable de lui offrir l’amour qu’il mérite – ne pouvant en éprouver que pour Andreas et feu notre père – mais il est clair à ce stade, ce n’est même plus de l’irrespect mais du mépris pur et simple. Comment peut-il seulement le supporter sans le lui faire regretter amèrement ? À sa place, il y a longtemps que je me serais vengée.

Je voudrais pouvoir lui dire qu’il me suffirait d’un mot pour m’occuper de toute cette affaire et alléger le poids qui pèse sur ses épaules. Cela me ferait vraiment plaisir de leur faire payer le tourment qu’ils lui infligent malgré la déférence que je peux avoir pour sa famille.
L’esprit de famille, moi aussi je connais ça, même si je n’ai plus vraiment de famille depuis longtemps, mais je savais déjà que ma famille n’était pas la pire.

Je m’autorise une petite moue attendrie quand il s’appuie contre moi puis il ferma simplement les yeux. Je ne suis pas habituée à ce genre de geste, même si je dois avouer que ça me gêne de moins en moins venant de lui, et je n’ai même pas l’impression de l’utiliser comme un banal substitut à Andreas, non c’est juste que ça devient naturel… et ça, ça me fait un peu peur. Sa voix me surprend quand il se remet à parler, et mon sourire s’agrandit malgré moi. Alors, il aime vraiment cet endroit...
Il me demande finalement comment je vais et j’échappe un petit rire en secouant la tête. « Surexcitation générale », le mot est faible, peut-être pas autant que je le désirerais cela dit. D’un geste machinal je pose ma main sur sa tête et caresses ses cheveux blonds, ils sont plus foncés que ceux d’Andreas, cela m’aide à ne pas faire l’amalgame.

« Oh, c’est à peine si je vois une différence, réponds-je d’un air détaché. On m’évite peut-être plus qu’avant mais dès qu’il y a des matchs de Quidditch les supporters s’agglutinent autour de moi comme des moucherons… c’est pathétique. À croire qu’il n’y a plus que ça dans leur tête. »

C’est assez impressionnant la façon dont tout le reste semble disparaitre de leurs esprits dès qu’il est question de Quidditch. Mais cela ne fait que confirmer que, bien qu’ils semblent se défier davantage de moi, ils ne sont pas assez intelligents pour avoir de vrais soupçons sur mon compte. Chat échaudé craint l’eau froide, comme on dit. Ils ne m’évitent que parce que mon comportement jette du sel sur leurs plaies, pas parce qu’ils ont plus peur de moi.
Je pousse légèrement Haimon pour pouvoir me glisser à côté de lui et poser ma tête contre le dossier, je soupire.

« Ceci dit, ce n’est pas comme si je ne m’y attendais pas, ils le faisaient déjà quand j’étais simplement une joueuse, mais maintenant que je suis capitaine, on dirait que le nombre de groupies a explosé. … et tu sais comme je les estime. »

J’esquisse un rictus pour souligner le sarcasme et secoue la tête une nouvelle fois. Parce que ça en arrive au point que même mon humeur glaciale ne les dissuade plus et que les sales tours que je leur fais deviennent soudainement des « bonnes blagues »… pourtant je ne me souviens pas les avoir entendues rire quand leurs cheveux sont devenus verts et filasses.

« Vraiment, heureusement que tu es venu me voir pour me sortir de leurs griffes manucurées, sinon j’en aurais tué une. »

En tapant avec sur les autres, probablement, ça m’aurait soulagée.

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MessageSujet: Re: I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]   Mar 20 Mai - 18:00


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even when I'm down
★ Mikaela & Haimon





Ce que j’apprécie avec Mika, c’est que nous n’avons pas nécessairement besoin de dire les choses pour savoir ce que l’autre pense. Et si elle ne me témoignait pas oralement son soutien, je savais qu’elle était derrière moi, et ça me rassurait, en un sens. Elle savait aussi quand j’avais besoin de conseil, et quand j’avais juste besoin qu’on m’écoute. La moitié de l’école pouvait bien penser ce qu’elle voulait de Mikaela, elle était pour moi une amie précieuse, et si elle se refusait à faire preuve d’empathie avec la plupart des guignols de Poudlard, je la trouvais particulièrement patiente avec moi. Je la remerciai d’ailleurs par un sourire.

Je finis cependant par détourner le sujet vers elle. Inutile de détailler d’avantage mon cas, elle sait de quoi il s’agit, et ressasser n’amènera rien de bien, je le sais. Son petit rire confirma ce que je pensais, et je fermai à nouveau quelques instants les yeux alors qu’elle passait sa main dans mes cheveux. J’avais la sensation particulièrement agréable d’être un chat, à deux doigts de ronronner confortablement.

▬ C’est sûr que ça pue l’hypocrisie à chaque détour de couloirs en ce moment… J’admire ta patience


Vraiment. Je ne pouvais qu’être admiratif, moi qui luttais tant pour conserver mon sang froid alors que parfois mon instinct m’intimait juste d’exploser. C’était extrêmement fatiguant, ce travail sur soi, ce contrôle permanent. Mika était-elle aussi épuisée que moi à force de se contenir ? Si tel était le cas, elle le cachait remarquablement bien. Quand je l’observais, ainsi, je me sentais parfois si faible. J’avais beaucoup à apprendre d’elle,

Je me décalai en la sentant se faufiler entre l’accoudoir et moi, lui laissant une place préchauffée sur le canapé. Mes yeux bleus se posèrent sur elle alors que je souriais, amusé de la voir les dédaigner. Je ne pouvais que comprendre son dédain vis-à-vis de ces crétins par millier.

▬ Certains nous méprisent parce nous sommes calculateurs, mais au final ils se font une joie de nous imiter le moment venu


Ajoutai-je dans un haussement d’épaule dédaigneux. Ce genre de comportements faux me débectaient.
Je n’avais pas la prétention d’être irréprochable, mais enfin, les gens savaient au moins à quoi s’en tenir avec quelqu’un comme moi.

▬ Je regretterais presque de t’avoir tiré de leurs griffes… Le spectacle de toi leur faisant la peau serait sans nul doute très intéressant


Répondis-je, souriant d’un air presque rêveur. Oh, détrompez vous, je n’avais pas la fibre meurtrière, et je ne prenais pas mon pieds dans la mort des autres, mais il y avait clairement des gens qui ne me manqueraient pas sur cette terre s’ils venaient à disparaître. Généralement parlant, je pense que Mika et moi étions allergiques au même type de personnes, ce qui rendait plus facile nos sessions langue de vipère.

▬ Ne nous attardons pas davantage sur ces bons à rien ... Ils ne méritent ni notre temps ni notre salive


Finis-je par dire, balayant l'air de ma main comme si j'essayais de les chasser virtuellement. Car si ma famille et mes proches pouvaient me tourmenter à bien des niveaux, je n'aimais pas laisser les autres pions sans importance me gâcher la santé. L'indifférence était quelque chose qui se travaillait et j'avais fait de gros efforts pour véritablement me fermer aux nuisances alentours. Ça marchait plutôt bien... Sauf lorsque comme pour Mika, ils commençaient à me tourner autour comme de petits satellites.

▬ Parlons de choses plus gaies !


Dis-je finalement, visiblement décidé à laisser de côté mes humeurs noires. Je voulais un peu profiter de ma petite Maitikaela mais pour cela il fallait aussi savoir ranger ses coups de gueule -même si pour sur elle et moi on pourrait passer des heures à médire sur le monde pour nous soulager mutuellement.

Glissant mon bras autour du sien tel un serpent, mes lèvres d'étirement en un grand sourire inquisiteur.

▬ Maintenant qu'on a parlé des gens qu'on n'aime pas, parlons des autres


Transition parfaitement subtile... Ou pas du tout. J'avais très envie de me perdre dans une discussion triviale qui laisserait mes neurones et mes humeurs au repos.

▬ La Migale n'est elle toujours pas éperdument amoureuse ?


La taquinai-je, me complaisant dans le rôle de l'adolescent en mal d'histoires d'amour. Finalement je n’en étais pas si loin que ça, à ceci près que je n’étais plus vraiment un adolescent –si tant est que j’en avais été un un jour- et que je ne courais clairement pas après l’amour. C’était à mon sens une perte de temps puisque je ne pourrais dans tous les cas jamais m’y consacrer.

▬ A part de moi, je veux dire


Ajoutai-je immédiatement, mon sourire se tordant en une mimique mutine alors que je balançai ma connerie à laquelle je ne croyais, naturellement, pas du tout. Si notre relation pouvait sembler ambiguë pour des yeux extérieurs, elle était plutôt simple pour Mika et moi. C’était ce qui faisait le charme de notre complicité, en un sens. Et, je devais l’avouer, ça me faisait beaucoup rire de voir certains nous inventer des histoires rocambolesques.


To be continued ...


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I can make you feel good even when I'm down [Maitikaela]

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