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 No Woman No Cry

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MessageSujet: No Woman No Cry   Ven 7 Mar - 20:57


   
No Woman No Cry

   
Néron & Arya - 22 Février

No Woman No Cry by Bob Marley & The Wailers on Grooveshark


   Une fois n'était pas coutume, Néron se rendait à la volière. D'habitude, il s'arrangeait pour emprunter ça ou là, un hibou en service sans être obligé de ramener sa couenne dans cet endroit affreux. Lui rêvait de grand air et d'espace, la petite pièce mansardé dans la tour, glacial et pleine de courants d'air, puant la fientes de volatiles et la bouffe à hiboux, était un enfer. Légèrement claustrophobe, il n'aimait pas s'y rendre, mais la lettre qu'il tenait dans sa paume était urgente. Il fallait qu'il l'envoie à sa grand-mère sinon il se ferait décapitée par beuglante la prochaine fois qu'elle enverrait une enveloppe rouge à son intention. Sa Mamie était tellement caractérielle ... Elle avait décrété que faute de venir les voir régulièrement, elle voulait au moins une lettre détaillée par semaine. Et ça faisait presque trois semaines que Néron n'avait rien envoyé.

Petit fils indigne plus flemmard que réellement peu concerné, il adorait ses grands-parents et puis il fallait qu'il renouvelle son stock d'herbe. Mais il ne voyait toujours pas quoi raconter dans sa lettre ... Pour se motiver, le grand black était monté dans la volière avec parchemin encre et plume à la recherche de l'inspiration. La froideur et la puanteur du lieu luttèrent contre sa paresse pour l'aider à se dépêcher de trouver quelques conneries à raconter. De toute façon, sa harpie de grand-mère avait d'autres petits enfants à harceler ! Il ne voyait pas pourquoi c'était toujours à lui d'envoyer trente mille lettres alors que ses cousins étaient tranquilles. D'après Blaise, c'est parce qu'il était encore à Poudlard et surtout toujours pas caser que la Mamie s'inquiétait. Quelle merde !

Néron griffonna quelques mots sur un vieux bout de parchemin racornis, signa d'un gros mamour qui le ferait peut être éviter le coup de rouleau à pâtisserie à la gare l'été prochain et trouva un hibou pas trop paumé pour l'envoyer droit en Jamaïque. De toute façon, Papy Zabini récompensait très bien les volatiles menant les missives de son petit fils et plusieurs hiboux de l'école de portèrent volontaire en sachant la récompense qu'un si long voyage leur apporterait. Il finit par en choisir un avec l'air plutôt sympathique et accrocha à sa patte le message avant de lui indiquer l'adresse.

éVa mon brave, et n'oublie pas de grattouiller les orteils de Papy Zabini pour avoir ta récompense !


   Délesté de sa responsabilité, Néron attrapa au fin fond de sa coiffure afro un petit cylindre de papier qui traînait depuis il ne savait quand. L'odeur des herbes de son grand-père parvinrent à ses narines et le black anticipait déjà ses effets délicieux. Il se déplaça jusqu'à la fenêtre et se cala contre les pierres anguleuses. Il n'y avait pas de barrière et il crut entendre hululer furieusement plusieurs hiboux qui pensaient qu'il allait finir par basculer dans le vide tellement il se penchait. Il alluma d'une pointe de sa baguette le bout de son joint et le glissa doucement entre ses lèvres. La première bouffée fut délicieusement salvatrice et il soupira lourdement en expulsant la fumée dans le ciel vers la forêt interdite. Rien n'était meilleur que cela.

S'il fermait les yeux, il se retrouvait presque en Jamaïque aux côtés de son Papy qui fumait près de lui. Ils étaient tous les deux sur la vieille balançoire tendue entre deux arbres au fond de la propriété des Blue Moutains, derrière la maison où il avait grandi. A la fenêtre, sa Mamie faisait des grands signes réprobateurs car ils restaient là vautrés au lieu de l'aider à nettoyer ... Devant eux s'étendait l'immense champ de canne à sucre et de chanvre où son grand-père cultivait ses herbes. Par delà, d'autres tribus possédaient d'immenses maisons coloniales et les sept se partageaient ainsi le territoire de l'île. Au loin, la silhouette de son père qui lessivait à grandes eaux la terrasse sous les ordres de sa mère tyrannique, maugréant son père et son fils de le laisser seul dans sa tâche, les pointait du doigts l'air féroce.

Il se sentait tellement bien, mais alors qu'il laissait son songe s'épanouir dans son esprit, Néron entendit un horrible craquement. L'escalier de la Volière. Quelqu'un venait. Il aurait pu se dépêcher d'éteindre son joint et prendre un air décontracté, mais il n'en avait pas envie. Dans un sens, il en voulait beaucoup à l'inconnu qui venait d'entrer de le déranger en pleine rêverie. Il tourna la tête vers la porte et aperçut la silhouette filiforme et gracile d'Arya McMillan. Aspirant encore dans son cylindre de tabac, Néron lui offrit un sourire tendre.

   
"Salut, Miss, ça baigne ?"


   
© Yuki Shuhime


Spoiler:
 
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